| Ecole Maternelle La Goutte d’Or | La danse : espace de création et de rencontres inter-générations | |
| 57 bis rue de la Goutte d’Or, 75018 PARIS | Tél.: 01 42 62 95 00 - mél : dir-em57gouttedor.paris18@mairie-paris.fr |
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contact: |
Régine BRAMNIK, Directrice de l’école Maternelle |
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| Etat de l'action (octobre 2004) | ||||||||||||||||||||||||||||||||
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"ARTENDANCES SOLIDAIRES" danse / arts plastiques: espaces d'éducation,de création et de libertés citoyennes Classes concernées 6 classes de l’école de petite, moyenne et grande sections soit 150 enfants Public visé Élèves et leurs familles, anciens élèves, adolescents du quartier ,enseignants et danseurs
Face à des enfants issus de milieux socioculturels défavorisés et rencontrant des difficultés de comportement, de relation à l’autre, des enfants parfois habitués très tôt à établir des contacts sur un mode violent, il nous est apparu urgent et légitime de redonner à la culture sa puissante valeur de lien social. Nous avons pour objectif de transformer des comportements de rejet en attitude civique d’empathie et de tolérance par le biais d’activité d’expression tant dans le domaine des arts plastiques que dans celui de la danse. Le projet s’inscrit dans la continuité d’actions pédagogiques initiées en 2000 à l’école maternelle de la Goutte d’Or,pérenne depuis 5 ans pour un public de 150 enfants de petite, moyenne et grande sections et aussi leurs aînés-anciens de l'école qui reviennent danser lors des ateliers du soir.
Il a pour vocation de : - Remettre du Corps au coeur des apprentissages scolaires - Pérenniser la recherche et création chorégraphiques en milieu scolaire, à la lumière croisée d'autres champs artistiques. - Inventer de nouvelles formes de travail et de production "finalisée "avec les enfants. - Approfondir notre réflexion sur l’idée de partenariat (enseignant- danseur - structure culturelle associée).
Ce projet participe aussi d’une stratégie de création d’évènements ayant trois objectifs essentiels : - Inciter à une pratique diversifiée des modes d’expression corporelle et des activités artistiques à l’école. - Inscrire cette pratique pédagogique dans un projet social favorisant la rencontre, l’échange et la confrontation.( travail inter-générationnel). -Établir une interaction entre le travail des enfants et celui des professionnels par des ateliers de pratique artistiques où les regards sont croisés.
Cette année, fort des premières expériences positives et réussies menées depuis 5 ans, l’équipe pédagogique a le désir de pérenniser les actions danse pour toute la communauté scolaire (élèves de 2 à 6 ans répartis sur 6 classes) ainsi que les modules de formation professionnelle destinés aux enseignants qui s'articulent cette année autour d'un axe Danse/ Arts plastiques.( sous la forme de cycle de travail les samedis matin à l'école et un jeudi soir /mois au musée). L école est d'ailleurs partenaire officiel du centre Georges Pompidou, pour l'année 2004/2005. Outre les actions reconduites, le travail en ateliers devrait aboutir à une création collective festive, sous la forme d'un bal moderne donné en juin 2005 dans la cour de l'école et associant les enfants, les danseurs, les enseignants et les familles ( +une seconde édition dans le cadre d'un festival parisien des arts de la rue avec le public). En amont, seront reconduits cette année des ateliers de rencontres enfants- parents- danseurs- enseignants autour d'un objet culturel commun,l a danse, à raison d'une fois par semaine sous la conduite d'une danseuse professionnelle (avec Claire DE MONCLIN,le mardi de 17h à 18h). Dans une même optique "inter-génération", seront initiés cette année des ateliers d'arts plastiques enfants-parents- adolescents, animés par une plasticienne (avec Muriel VENET, le jeudi de 17h à 19h). Ce travail organisé sous la forme de cycles d'octobre à mars 2005 permettra une approche plastique et historique de 4 œuvres d'art contemporain avec visite gratuite pour les familles au MAM. Le travail inter-génération avec les personnes âgées séjournant à l'hôpital Bretonneau initié l'an dernier avec une moyenne section devrait être reconduit cette année avec une autre structure d'accueil de proximité(maison de retraite de la rue Caplat) et l'engagement des petites sections. . Un projet de sensibilisation (enfants danseurs, enfants spectateurs) permet aux élèves d'acquérir une vraie culture danse, en allant au théâtre voir des spectacles vivants sur scène ; 5 Abonnement au théâtre Dunois). De fait, il se crée une complicité entre le danseur et le spectateur : cette approche transforme le rapport à la culture en "lien apprivoisé". LA LANGUE DU CORPS : Le corps est le premier outil d’expression et de communication de l’enfant avec le monde qui l’entoure. L’aisance corporelle est une condition de sa réussite à l’école mais aussi dans sa vie. Elle conduit à un prise en charge de l’individu par lui-même, une autonomie qui peut favoriser le désir d’apprendre. C'est dans cette optique que nous avons choisi la danse comme champ d'investissement pédagogique. Au-delà d’une simple initiation en danse, il s’agit bien d’amener les enfants à s’approprier la démarche artistique, à comprendre de l’intérieur celle de l’artiste pour aboutir à un objet chorégraphique réalisé ensemble. Un objet culturel commun en somme. Donner une place au sensible, au monde des émotions comme une part importante de l’intelligence et de la construction personnelle est un choix pédagogique, voire politique résolument en rupture par rapport à une norme à produire ou à reproduire.
L’atelier danse : trame et déroulement DEMARCHE PEDAGOGIQUE : - Foisonnement ludique, éveil, découverte, appropriation puis choix par l'enfant lui-même - Donner à l'enfant les moyens de s'exprimer et de communiquer, de prendre confiance tout en affirmant peu à peu ce qu'il cherche à dire pour lui-même d'abord, puis pour l'autre. - Permettre à l'enfant de laisser affleurer ses émotions, l'accompagner dans ses traductions gestuelles, faire advenir son histoire de sujet. - Mettre en place des situations alternées "enfant -acteur / enfant -spectateur " : accepter le regard de l'autre, se mettre en jeu, oser agir et montrer ; observer, développer le sens critique et la qualité du regard. - Travailler sur la trame de variance : rapport à soi, aux autres, au temps, à l'espace.
L'enfant au fil des ateliers découvre différents rouages du corps en mouvement. Quittant le geste quotidien pour devenir autre, prêt à inventer, rebondir, créer une nouvelle forme de communication avec lui-même et les autres, il peut alors entrer dans la danse, être en état de danse. Nous lancerons des pistes de recherche dans les domaines que sont l'espace, le rythme, la musicalité du mouvement ; explorer une consigne et plonger dans le mouvement :,temps d'improvisation, temps de partage qui font place à l'imaginaire. Enfin de manière ludique, un enchaînement précis dans l'espace met en jeu l'habileté corporelle, la mémoire, la relation à l'autre, le plaisir de danser ensemble.
La durée de l'atelier est variable de 30 à 45 minutes environ selon la disponibilité corporelle et d’attention des enfants. Son organisation est ritualisée : - Un temps d’ouverture (ou rituel d’ouverture) où le groupe entier est sollicité lors d’un enchaînement de phrases dansées proposées par la danseuse et que les enfants s’approprient au fil des séances. Il s’agit, lors de cette première phase de se rendre disponible corporellement, à l’écoute de soi-même et des autres. - Le corps de séance ensuite s’élabore autour d’une thématique de travail, selon une trame de variance qui prend en compte et chemine entre ces 4 points cardinaux : Le rapport au temps. Le rapport à l’espace. Le rapport à soi-même (découverte et expérimentation de ses propres possibilités motrices et d’expressions). Le rapport aux autres (aller à la rencontre de l’autre, se décentrer, échanger, modifier son point de vue) - Enfin la séance se referme sur un rituel de fin où le groupe entier s’engage à nouveau, temps de décompression et de relaxation nécessaire avant de renouer avec le rythme et les activités de la classe.
QUALITÉ DES PARTENAIRES
Le projet s'articule autour des interventions de 3 artistes sur 6 classes (travail en binôme) , pour lesquelles nous essayons de diversifier les sources de financement (Caisse des dépôts et consignations, Mairie du 18è pour 2 classes, DRAC Ile de France, Associations de quartier, projet d'autofinancement, classe PAC).Les modalités et la fréquence de ces interventions sont variables. Cette année, nous favoriserons les liens interdisciplinaires, à la croisée des arts : danse- art plastique, danse- musique, en faisant appel à une plasticienne (Muriel VENET, Centre Georges Pompidou) et une historienne de l'art (FLORENCE GABRIEL conférencière).
Intervenants culturels en danse contemporaine/ Intervenant en Arts Plastiques : - Claire de Montclin ,Compagnie "Une main dans le chapeau / Delphine Parée Compagnie A Marée Danse / et Roberto Vidal - Muriel Venet / Florence Gabriel - centre Georges Pompidou PRODUCTIONS ENVISAGÉES (œuvre, dossier, exposition, spectacles.. performances...) - Participation aux auditions “Danse au Cœur” en mai 2005 à Chartres (une classe demoyens) - Ateliers /semaine portes ouvertes 2 fois l'an - Organisation d'un "Bal Moderne "à la goutte d'or en Juin 2005( et festival des arts de la rue) - Classe transplantée "Résidence dansée" pour tous les grands de l'école en Avril 2005(danse en milieu naturel) - Travail sur la danse en zone urbaine: la danse"hors les murs"et dans des lieux insolites - Fête de Noël 2004 :Brèves de danse et musique offertes , sous la forme d'un spectacle , aux familles - Musée Halle Saint Pierre pour exposition des travaux d’enfants - Production vidéo et photographique, mémoire du travail réalisé( Expo-Photo à la mairie et à la biblio. du quartier et dans le hall du CND à Pantin)
L'école , pour la seconde année est engagée dans un processus de recherche- action-réflexion , dans le cadre du dispositif ministériel INNOVALO. Annie Sébire, CPD EPS, personne ressource, coordonne les temps d'échange et de travail. Notre hypothèse de recherche: "comment s'opèrent les transferts de compétences et de savoirs de la danse aux apprentissages fondamentaux "donne le cadre de notre réflexion collective.
Par ailleurs l'équipe a initié depuis 3 ans la passation d'évaluations en fin de moyenne et de grande section, dont nous avons élaboré les protocoles au terme d'une réflexion collective. Les résultats sont communiqués aux familles lors d'entretiens individuels.
Ce double mouvement de recherche devrait nous conduire à objectiver les possibles transferts de compétences de la danse aux autres apprentissages, de façon à valider et légitimer pleinement nos choix et options pédagogiques et politiques.
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6 classes de l’école de petite, moyenne et grande sections soit 150 enfants
Face à des enfants issus de milieux socioculturels défavorisés et rencontrant des difficultés de comportement, de relation à l’autre, des enfants parfois habitués très tôt à établir des contacts sur un mode violent, il nous est apparu urgent et légitime de redonner à la culture sa puissante valeur de lien social.
Nous avons pour objectif de transformer des comportements de rejet en attitude civique d’empathie et de tolérance par le biais d’activité d’expression tant dans le domaine des arts plastiques que dans celui de la danse.
Le projet s’inscrit dans la continuité d’actions pédagogiques initiées en 2000/ 2001 à l’école maternelle la Goutte d’Or puis en 2001/ 2002 et 2002/ 2003 au sein du dispositif des classes PAC touchant alors un public de 150 enfants de petite, moyenne et grande sections. Il a ainsi pour triple vocation de :
- Pérenniser la recherche et création chorégraphiques en milieu scolaire
- Inventer de nouvelles formes de travail et de production finalisée avec les enfants.
- Approfondir notre réflexion sur l’idée de partenariat (enseignant- danseur - structure culturelle associée).
Ce projet participe aussi d’une stratégie de création d’évènements ayant trois objectifs essentiels :
- Inciter à une pratique diversifiée des modes d’expression corporelle et des activités artistiques à l’école.
- Inscrire cette pratique pédagogique dans un projet social favorisant la rencontre, l’échange et la confrontation.
- Établir une interaction entre le travail des enfants et celui des professionnels par des ateliers de pratique artistiques où les regards sont croisés.
Cette année, fort des premières expériences positives et réussies menées depuis 3 ans, l’équipe pédagogique a le désir de pérenniser les actions danse pour toute la communauté scolaire (élèves de 2 à 6 ans répartis sur 6 classes) ainsi que les modules de formation professionnelle destinés aux enseignants (3 samedis par mois consacrés à une pratique corporelle et analyse théorique).
Outre les actions reconduites, le travail en ateliers pédagogiques devrait aboutir à une création collective, une production finale sur la scène d'un théâtre parisien (juin 2004) associant les enfants, les danseurs, enseignants et parents. En amont, seront initiés cette année des ateliers de rencontres enfants- parents- danseurs- enseignants autour d'un objet culturel commun ,la danse, à raison d'une fois par semaine sous la conduite d'une danseuse professionnelle(chaque jeudi soir de 17h à 18h). De plus,cette année,, des ateliers ont lieu à l'hôpital Bretonneau (spécialisé en gérontologie) dans le cadre d'un partenariat avec les services d'action culturelle pour donner corps à l'idée de solidarité inter génération.
Un projet de sensibilisation (enfants danseurs, enfants spectateurs) permet aux élèves d'acquérir une vraie culture danse, en allant au théatre voir des spectacles vivants sur scène. De fait, il se crée une complicité entre le danseur et le spectateur : cette approche transforme le rapport à la culture en "lien apprivoisé".
LA LANGUE DU CORPS : Le corps est le premier outil d’expression et de communication de l’enfant avec le monde qui l’entoure. L’aisance corporelle est une condition de sa réussite à l’école mais aussi dans sa vie. Elle conduit à un prise en charge de l’individu par lui-même, une autonomie qui peut favoriser le désir d’apprendre.
C'est dans cette optique que nous avons choisi la danse comme champ d'investissement pédagogique.
Au-delà d’une simple initiation en danse, il s’agit bien d’amener les enfants à s’approprier la démarche artistique, à comprendre de l’intérieur celle de l’artiste pour aboutir à un objet chorégraphique réalisé ensemble. Un objet culturel commun en somme.
Donner une place au sensible, au monde des émotions comme une part importante de l’intelligence et de la construction personnelle est un choix pédagogique, voire politique résolument en rupture par rapport à une norme à produire ou à reproduire.
DEMARCHE PEDAGOGIQUE :
-Foisonnement ludique, éveil, découverte, appropriation puis choix par l'enfant lui-même
-Donner à l'enfant les moyens de s'exprimer et de communiquer, de prendre confiance tout en affirmant peu à peu ce qu'il cherche à dire pour lui-même d'abord, puis pour l'autre.
Permettre à l'enfant de laisser affleurer ses émotions, l'accompagner dans ses traductions gestuelles, faire advenir son histoire de sujet.
Mettre en place des situations alternées "enfant -acteur / enfant -spectateur " : accepter le regard de l'autre, se mettre en jeu, oser agir et montrer ; observer, développer le sens critique et la qualité du regard.
Travailler sur la trame de variance : rapport à soi, aux autres, au temps, à l'espace.
L'enfant au fil des ateliers découvre différents rouages du corps en mouvement. Quittant le geste quotidien pour devenir autre, prêt à inventer, rebondir, créer une nouvelle forme de communication avec lui-même et les autres, il peut alors entrer dans la danse, être en état de danse. Nous lancerons des pistes de recherche dans les domaines que sont l'espace, le rythme, la musicalité du mouvement ; explorer une consigne et plonger dans le mouvement :,temps d'improvisation, temps de partage qui font place à l'imaginaire.
Enfin de manière ludique, un enchaînement précis dans l'espace met en jeu l'habileté corporelle, la mémoire, la relation à l'autre, le plaisir de danser ensemble.
La durée de l'atelier est variable de 30 à 45 minutes environ selon la disponibilité corporelle et d’attention des enfants. Son organisation est ritualisée :
- Un temps d’ouverture (ou rituel d’ouverture) où le groupe entier est sollicité lors d’un enchaînement de phrases dansées proposées par la danseuse et que les enfants s’approprient au fil des séances. Il s’agit, lors de cette première phase de se rendre disponible corporellement, à l’écoute de soi-même et des autres.
- Le corps de séance ensuite s’élabore autour d’une thématique de travail, selon une trame de variance qui prend en compte et chemine entre ces 4 points cardinaux : Le rapport au temps. Le rapport à l’espace. Le rapport à soi-même (découverte et expérimentation de ses propres possibilités motrices et d’expressions). Le rapport aux autres (aller à la rencontre de l’autre, se décentrer, échanger, modifier son point de vue)
- Enfin la séance se referme sur un rituel de fin où le groupe entier s’engage à nouveau, temps de décompression et de relaxation nécessaire avant de renouer avec le rythme et les activités de la classe.
QUALITÉ DES PARTENAIRES
Le projet s'articule autour des interventions de 2 artistes sur 4 classes pour lesquelles nous essayons de diversifier les sources de financement (Caisse des dépôts et consignations, Mairie du 18è pour 2 classes, DRAC Ile de France, Associations de quartier, projet d'autofinancement). Les 2 autres classes travaillent de façon autonome en danse (concertation enseignants et directrice) .Cette année, nous favoriserons les liens interdisciplinaires, à la croisée des arts : danse- art plastique, danse- musique, en faisant appel à une plasticienne (Muriel VENET, Centre Georges Pompidou).
Intervenants culturels en danse contemporaine/ Intervenant en Arts Plastiques :
-Claire de Montclin ,Compagnie "Une main dans le chapeau / Delphine Parée Compagnie A Marée Danse / -Muriel Venet -Atelier des enfants du centre Georges Pompidou
-Yves Massardié , pour l'Action Culturelle de l'Hôpital Bretonneau
PRODUCTIONS ENVISAGÉES (œuvre, dossier, exposition, spectacles.....)
- Participation aux auditions “Danse au Cœur” en mai 2004 à Chartres
- Représentation sur la scène du théatre de l'hôpital Bretonneau, Paris 18.(Juin 2004)
- Inauguration du Centre National de la Danse à Pantin -JUIN 2004-
- Musée Halle Saint Pierre pour exposition des travaux d’enfants
- Production vidéo et photographique, mémoire du travail réalisé(projet de film -diffusion ARTE)
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ÉTAPES DE RÉALISATION (Menées en parallèle) |
CALENDRIER ET TEMPS CONSACRÉ |
INTERVENANTS |
DESCRIPTIF SUCCINCT DES ACTIVITÉS CORRESPONDANTES |
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- ATELIERS HEBDOMADAIRES DANSE CONTEMPORAINE
- ATELIERS DANSE CONTEMPORAINE
VISITES - Au Musée d'Art Moderne du Centre Georges Pompidou - Au Musée Rodin - À la Halle Saint Pierre
Spectacles de danse "l''art d'être spectateur" - CND/ CHAILLOT - THÉÂTRE DUNOIS - LE REGARD DU CYGNE |
D’octobre 2003 à juin 2004
D'octobre 2003 à juin 2004
Visites annuelles entre Novembre 2003 et Mai 2004 avec conférencier + ateliers
Spectacles vivant sur scène + Vidéo de danse |
Delphine PARÉE, Danseuse
Claire de Montclin Danseuse
Travail en complémentarité avec les enseignant(e)s :
Nathalie MASSON Laurence DUBREUIL Christine BARQUERO Arnaud LACOSTE Anne MEYNIER Hélène ROGER
Et la directrice Régine BRAMNIK (Coordinatrice du projet) |
Mise en place du rituel d'ouverture et de clôture de la séance dansée
Corps de séance : Travail sur : - L'espace - Rapport à l'autre Constitution du groupe - Le temps - Travail sur le schéma corporel - Improvisations sur propositions des adultes et des enfants - Travail sur le rapport Musique- Mouvement
- Travail sur un axe danse et citoyenneté (conseil d'enfants) |
| BILAN D'ETAPE (juin 2004) |
Bref état des lieux de l’avancement de la réflexion de l’équipe 57 rue de la Goutte d’or à l’issue des réunions de travail dans le cadre de l’accompagnement « Inovalo »
Rappels des objectifs initiaux de l’équipe :
- titre du projet d’accompagnement : « se mouvoir et s’émouvoir pour penser le monde : la danse comme espace des savoirs fondamentaux »
- objectifs de travail : en prenant appui sur les expériences réussies dans ce domaine à l’école, approfondir une réflexion d ‘équipe en matière d’évaluation des effets de la pratique de la danse dans tous les apprentissages.
- Rq : Un travail d’écriture sera nécessaire pour formaliser la démarche initiée, le rapport sera remis en juin 2004.
- La présentation résumée de l’action dans le dossier de candidature à entrer dans le dispositif « Inovalo » contresigné par l’IEN précise ce qui est entendu sous les termes « la danse , vecteur des apprentissages fondamentaux » : « la danse comme choix pédagogique n’est pas qu’une piste de travail anecdotique et esthétisante. C’est une activité à part entière qui produit du sens et dont les objectifs propres percutent de façon convergente ceux des domaines fondamentaux comme le français et les mathématiques. Elle est à ce titre un vecteur d’apprentissage pertinent et dont l’ancrage aux IO est complètement légitime. »
Entrer dans le dispositif « inovalo » devrait nous permettre :
- d’étoffer notre réflexion en matière d’élaboration d’outils d’évaluation
- de réaliser un travail d’écriture pour formaliser la démarche
- d’obtenir une aide financière pour la formation professionnelle des enseignants
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La question est donc d’évaluer les effets de la pratique de la danse sur les autres apprentissages, la contribution de la danse au développement des compétences attendues en fin de GS. Il s’agit bien là de ne pas confondre la danse comme but ( ce qui le propos de l’école de danse) et la danse comme moyen, aide aux apprentissages.
Seule une évaluation peut permettre de juger s’il y a transfert d’apprentissages de la danse vers d’autres champs en termes de compétences attendues.
Quels outils d’évaluation ( / des critères pertinents ) permettent d’objectiver les progrès des élèves ?
A ce jour, les réunions ont conduit l’équipe à énoncer qu’elle a l’intuition d’un transfert de compétences. Elle s’est par ailleurs engagée dans un processus d’analyse de ses pratiques.
A partir d’échanges sur le travail en danse et dans d’autres champs disciplinaires :
- l’équipe a listé certaines compétences transversales mises enjeu : écoute, mémoire, coopération, autonomie, socialisation ( diminution de la violence verbale, physique ; augmentation du respect des de l’autre, de soi, des lieux….) ainsi que des compétences langagières : enrichissement du vocabulaire, lexique, syntaxe…
- l’équipe a abordé une réflexion sur les démarches, processus qui traversent les différents champs….réflexion à poursuivre…
- l’équipe s’est ensuite questionnée sur ce que recouvre le termes « écoute »
Voir résultat de ces réflexions en annexe 1
L’année de danse, les moments de spectacle dans le cadre des rencontres à Chartres ( vidéo ), au CND, à l’hôpital Bretonneau…peuvent également être support à réfléchir à la question posée…
La mission nationale Inovalo a choisi de réaliser un « zoom » sur le projet de l’école ( 10 X 2 minutes qui paraîtront sur le site national ) autour de 2 ancrages : le projet intergénérationnel et l’incidence de la danse sur les apprentissages.
Les éléments du tournage réalisé à cette fin par Etienne Récamier en vue du montage qui sera fait en concertation avec l’équipe ont été donnés à l’équipe : l’équipe dispose donc de l’ensemble des rushs ( entretiens des élèves, des enseignants, des parents et travail dans les classes …) et du tournage intégral du spectacle présenté au CND : autant de traces qu’il serait intéressant d’analyser …
Ces supports sont bien évidemment des indicateurs mais permettent difficilement d’objectiver des apprentissages.
Le travail me semble à prolonger en s’appuyant sur les compétences attendues définies dans les programmes pour analyser les effets de la pratique de la danse à l’école maternelle, en s’appuyant sur :
- les outils d’évaluation institutionnels existants (évaluations nationales CE2)
- les outils d’évaluation élaborés par l’équipe cf projet d’école…
pour mettre en œuvre une évaluation ( items, situations, protocole…) et ainsi en s’ancrant sur le dispositif institutionnel, être acteurs au sein de l’institution de la réflexion pédagogique…..
Remarques
- En ce qui concerne les évaluations , ont été réalisées :
- 1 évaluation en fin de MS ( à l’exception de l’évaluation / langage qui a lieu en début de GS étant donné la lourdeur de la passation qui se fait individuellement, réalisé par la directrice )
- évaluation de fin de GS ( environ 50élèves )
Cette dernière évaluation fait l’objet d’un commentaire et d’un échange avec l’élève et les parents reçus en rendez vous en juin.
Les résultats étant conservés par l’équipe devraient faire l’objet d’une analyse par l’équipe.
- l’équipe a pris connaissance des travaux d’analyse réalisés par la circonscription sur les évaluation de CE2. Analyse qui a permis de relever qu’un certain nombre de compétences sont plus rarement atteintes. Ces résultats interrogent entre autres les maternelles sur leurs pratiques…
àl’équipe de la goutte d’or pourrait accentuer son travail de mise en œuvre et d’évaluation sur ces compétences avérées « déficientes »
- l’équipe envisage l’an prochain de s’appuyer sur la danse et les arts plastiques pour prolonger le travail visant l’acquisition des compétences fondamentales attendues.
- l’analyse des vidéos ( Chartres , CND ) ainsi que des rushs du « zoom » d’inovalo devrait représenter une matière pour affiner l’ observation des compétences mises en jeu.
- Puis,
a longuement été évoquée la pertinence de s’appuyer sur l’analyse des
évaluations de CE2 des élèves ayant fait leur cursus maternel à la goutte d’or
…en effet, de nombreux paramètres interfèrent…
ANNEXE : réflexion de l’équipe
S’accorder sur la notion d’écoute :
L’écoute, que l’équipe défini comme une mise en état de disponibilité, de vigilance, de présence à soi, aux autres et à l’environnement est préparatoire à l’action qu’elle soit motrice ou cognitive.
L’équipe retient comme postulat que cette attitude d’écoute représente une posture de réussite pour tous les élèves.
L’écoute engage l’individu dans sa globalité et tous les sens y participent, c’est pourquoi la danse représente un levier, une « entrée » privilégiée, facilitante pour développer cette « compétences transversales » sous-jacente à tous les apprentissages ( notons que ce terme n’est jamais employé dans le vocabulaire de l’institution).
Par ailleurs en danse et dans le champ moteur en général , le résultat, l’action peut être observé directement….
Relation au rituel…..
On pourrait retenir un certain nombre de composants de l’écoute comme points de repère à l’élaboration de critères d’observation, d’évaluation :
- Attention, concentration, présence….
- Ecoute / soi ; / l’autre, / au groupe, / l’enseignant, / consignes….
Parallèles entre la danse et les autres champs disciplinaires du point de vue des démarches..:
- Rituel
- écoute
- pédagogie de la découverte
- pédagogie de mise en situation de problème à résoudre
- construire ensemble du sens
- on participe selon ses possibilités
- ….
Incidence de la danse sur les autres champs disciplinaires :
- connaissances du corps, des parties du corps
- repérage dans l’espace
- repérage dans le temps
- vocabulaire enrichi
- ….
à travail à poursuivre / langage…./ synonymes…. / forme que cela prend en danse, dans d’autres champs disciplinaires……./ classement…
Questionnement sur les soubassement des apprentissages fondamentaux :
- désir
- prise de risque
- mémoire
- mise en relation des choses…donner du sens
- construction espace/temps
- écoute
- être en projet
- …..
Activités menées à partir du travail de danse :
- connaissance du schéma corporel : évolution du dessin du bonhomme
- verbalisation
- arts plastiques
- lecture d’images
- chronologie/des photos
ANNEXE 1 réflexions de l’équipe
L’écoute
I Ecoute
Les enseignants soulignent la possible confusion entre écoute réelle et ce qui est peut être perçu ou attendu comme des signes extérieurs d’écoute.
Dans le cadre de la danse une écoute sans immobilisme est mieux acceptée par les enseignants, les mouvements du corps étant alors perçus comme un signe d’écoute et d’investissement non comme un parasitage.
La danse permet aussi une réponse immédiate à la consigne, de chaque enfant, lisible et simultanée à l’intérieur du groupe.
Définitions l’écoute est perçue comme un synonyme d’attention :
- attention à soi
L’écoute en danse dépasse la simple attente d’une restitution mais implique un investissement affectif déclencheur d’une réflexion et d’une action de l’enfant dans son intégralité.
- attention à ses pairs
Prise en compte de l’espace occupé et des actions simultanées des autres danseurs.
Enrichissement par l’observation des autres dans la position de spectateurs.
- attention à l’adulte en tant que dépositaire de l’institution
l’adulte reste la force de proposition et le garant de la cohésion du groupe.
Apport de la danse sur la capacité d’écoute/différences par rapport aux autres situations de classe
MOTRICITE :
Différences :
Aucune prise de risque physique
Pas de limite à la recherche dans la proposition
Investissement émotionnel
Pas de performance attendue, survalorisée par une hirachisation normative des enfants par leurs performances d’où validité de toutes les propositions.
L’ensemble de ses différences permet de valider l’hypothèse selon laquelle la danse ouvre pour chaque élève la possibilité de rentrer dans les différents types d’écoute chacun étant placé dans son champ de réussite.
La question posée est alors de savoir si ses avantages ne sont pas simplement liés au caractère artistique de l’activité.
Avantage par rapport aux ARTS PLASTIQUES
L’implication du corps primordiale à cet âge reste souvent superficielle dans les activités d’arts plastiques.
L’écoute est elle constitutive de l’apprentissage ?
Perspectives pour l’an prochain
Année scolaire 2004-2005
· Reconduction du partenariat artistes- enseignants sur des interventions hebdomadaires ou bi-mensuelles ( ateliers de pratique de 45 minutes par semaine pour chaque enfant et par demi groupe classe) . Trois danseurs / six classes
· L’école devient lieu de ressource pour le centre Georges Pompidou :
Muriel Venet, plasticienne, interviendra sur la formation professionnelle des ensignants le samedi matin, sur des propositions Danse/Arts plastiques , à partir d’œuvres choisies dans les collections permanentes du MAM. Le travail s’organisera en cycles d’octobre 2004 à mars 2005 :
- Deux samedis matins d’affilée , chaque matinée construite sur deux heures de pratique plastique et une heure de réflexion collective ‘retour sur une pratique’, pour un public mixant danseurs et enseignants.
- Le troisième samedi est un samedi dansé où les artistes chorégraphes font des propositions corporelles à l’ensemble de l’équipe, en s’appuyant sur ce qu’ils ont vécu les deux samedis précédents : regards croisés d’artistes danseurs.
- Le cycle se clôt avec un rendez vous conférence animé par Florence Coquelet, partenaire, pour découvrir, dans le musée, l’œuvre qui a été travaillée plastiquement et corporellement en amont.
· Perrenisation des ateliers danse parents/enfants/enseignants, animés par claire de Monclin (chaque mardi soir)
· Initiation, à l’identique, d’ateliers d’arts plastiques parents/enfants/enseignants le jeudi soir, avec possibilité pour ce public, de poursuivre le travail au musée.
· reconduction du projet solidarité intergénérations avec l’hôpital Bretonneau
· Initiation d’un partenariat danse école/ collège avec l’expérience du collège de Villiers le Bel