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1.
Finalités
Ce projet vise à poursuivre
l’action de soutien à l’éducation au cinéma entreprise dans 3 classes de
collèges parisiens et une classe de lycée professionnel en partenariat
avec l’association Cinémas Indépendants Parisiens depuis 3 ans.
En accompagnement du dispositif Collège au cinéma et
Lycéens au Cinéma, nous organisons donc pour les 4 classes un atelier de
création cinématographique.
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Participants enseignants (2005-2006)
-
LPR Corvisart :
D. DAIEN,
-
Collège Sonia
Delaunay, F. TEILLARD,
-
Collège
Courteline : J.M. Bourguignon
-
Collège Grange
aux Belles
B. CERVONI et M. DARY.
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Partenaires
culturels :
Cinex, l’atelier du
cinéma excentrique 8 av du Général Leclerc 38950 St Martin le Vinoux,
http://www.ateliercinex.org/ame/
Cinémas
Indépendants Parisiens : 135, rue Saint Martin 75004 Paris,
http://cinep.org/index.php |
Financement :
Mission du cinéma,
Ville de Paris. |
2.
Objectifs généraux :
-
Faire découvrir aux élèves
une expérience intime, concrète et pratique de l’acte de création au
cinéma en essayant de susciter l’imagination et l’intuition des
possibles, tout en visant l’acquisition de savoir spécifique.
-
Oeuvrer au développement
de savoir être en opposant aux tendances à la désocialisation une
réponse éducative et culturelle. Cela implique de participer aux taches
d’élaboration d’un film essai en se conformant à la discipline
nécessaire sur un tournage.
-
Préparer oralement les
élèves à présenter leurs réalisations et à rendre compte de leurs
démarches. À la fin de l’année scolaire, à l’occasion d’un
événement, tous les élèves regarderont
l’ensemble des films réalisés et procèderont à une évaluation réciproque
des travaux accomplis.
-
Permettre à des équipes éducatives de
construire et de mutualiser des objets culturels.
3.
Objectifs spécifiques du projet
avec le prototype de l’Atelier du Montage Exquis (AME)
·
Initier à
l’écriture filmique par l’analyse d’extraits, la conception, la
réalisation et le montage d’un film essai.
·
Centrer des
questions de cinéma sur une pratique créative du montage.
(Ce travail s’effectue avec un prototype de l’AME qui
permet de construire des combinaisons et des esquisses aléatoires pour
développer la conscience du montage.)
·
Valider
l’utilisation de l’AME en milieu scolaire en évaluant ses capacités
pédagogiques.
(À cet effet, les professeurs participants élaboreront
un document d’analyse au cours de cette expérience. )
4.
Modalités
La problématique commune qui
guide les ateliers est la question de l’altérité. Dans ce but, le
film commun vu par l’ensemble des élèves est L’Enfant Sauvage de F.
Truffaut.
La contrainte commune
Le montage combinatoire.
Chaque classe réalise une séquence d’une quinzaine de plans
à partir d’une thématique commune ( voir séance 3). Au fur et à
mesure des jeux de montage, ils intègrent des rushes filmés par d’autres
classes ou bien fournis avec le prototype.
L’organisation des séances prévues avec les intervenants :
Séance 1:
Problème du découpage.
Présentation des intervenants et du problème de découpage.
Les élèves sont réunis par groupe de 3. A chaque groupe est remis un
document. Sur celui-ci, 2 colonnes : d’un côté le synopsis d’une séquence,
de l’autre une colonne vierge où ils sont invités à rechercher puis à
écrire ce qu’ils verraient à l’écran.
Question subsidiaire : comment vous y prendriez-vous pour
que le spectateur voit cette séquence?
Chaque groupe rend compte de son projet.
Visionnage de l’extrait de film correspondant à la séquence
du synopsis.
Commentaire de l’intervenant sur la manière de filmer, le
montage, le tournage…
Séance 2 : Présentation du prototype de l’AME et de
ses jeux de montage.
Présentation de la place du montage dans la chaîne de
création d’un film.
Présentation de l’interface de l’AME.
Par groupe, les élèves, devant l’ordinateur, suivent le
déroulé :
- Indexation des plans de la première séquence de l’Enfant
Sauvage
- Commentaire sur les résultats d’action chaos (aléatoire,
inverseur, désynchroniseur)
- Composition sonore avec l’aide de l’Oufipo
Chaque groupe rend compte à l’oral de ses expériences.
Séance 3 : Ecriture.
Chaque classe découvre le plan qui sera le 1er
plan de leur film.
Thème proposé :
L’enfant sauvage, après avoir été éduqué, est affecté dans
l’établissement.
Quelle est la réaction des élèves de la classe ?
Imaginez une séquence tournée en dehors de l’établissement
qui mettra en scène cette réaction.
Contraintes :
- Au moins un plan où toute la classe apparaît.
- L’enfant sauvage n’est jamais représenté, sinon de
manière détournée (ombre, objet, partie du corps qui ne permet pas de
l’identifier…)
- les dialogues sont limités, la priorité est accordée à la
mise en scène.
Séance 4: Choix de l’histoire à tourner, premier préparatif
de tournage.
La séance se déroule après la réception par l’intervenant
des propositions des élèves.
Chaque groupe ou élève lui a adressé son histoire, a décrit
la manière de filmer chaque plan et a indiqué le lieu de tournage qui doit
se trouver à moins de 10mn de l’établissement.
L’intervenant réagit et effectue un choix qu’il justifie à partir des
contraintes techniques.
Éventuellement, pour les classes de 30 élèves, une
histoire par groupe de 15 sera choisie.
Le choix des comédiens s’effectue dans la foulée par un
éventuel exercice de casting.
Séance 5 + 6 + 7 : Tournage & dérushage partiel.
Le tournage se fait avec un groupe dont l’effectif maximum
est de 8 élèves.
Séance 8) : Dérushage et pré-montage.
Les élèves, par groupe de 3, vont découvrir la base rush de
l’AME constituée des plans filmés par les autres classes…
Ils ont une fiche avec une liste de critères (visibilité de
l’image, tremblement, jeux du comédien, compréhension sonore…)
Selon ces critères, ils vont effectuer un tri et retirer du
chutier les plans qui ne sont pas nécessaires.
Puis chaque groupe va effectuer un 1er montage
correspondant à leur scénario : bout à bout des images et calage des sons.
L’intervenant note les variations; les plus notables ou
contradictoires seront mis en débat collectif.
Ceux, dont le film a été choisi, devront justifier leurs
choix.
Séance 9 : De montage en montages.
Les élèves vont perturber leur premier montage en
introduisant de nouvelles ressources images et sons réalisées par d’autres
classes.
Utilisation de l’outil OuFiPo, l’Ouvroir de Film Potentiel.
Découverte du chutier.
Débat collectif et prise de décision sur les critères
engendrant les esquisses ou les types d’associations à tester.
Création de nouveaux films.
Chaque délégué de groupe présente l’effet de ces variations
sur l’histoire et la décision de transformer, améliorer ou non le premier
montage.
Evaluation et choix du film.
Débat collectif comparant le premier montage du nouveau,
sur la matière filmique, les « trucs » de montage…
Choix sur le jour et l’heure de diffusion sur
teleplaisance.org.
Diffusion :
teleplaisance.org
Évaluation:
Les enseignants et les
intervenants rendront compte de leur activité sous forme d’un court
rapport qui sera, lui aussi, mis en ligne sur le site Innovation de
l’académie de Paris :
http://innovalo.scola.ac-paris.fr
Événement final à
l’auditorium de la Ville de Paris (mai 2006, mai 2007, mai 2008)
Présentation bout à bout de tous les films bruts.
Présentation par chaque classe de leur film.
Vidéo projection ludique de nouveaux films avec l’Oufipo.
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