Lycée Lurçat (coord.)121 rue de Patay

75013 Paris

http://www.radiocampusparis.org/   voir le site dédié à l'action http://radio-clype.scola.ac-paris.fr/
 
C'est à cette adresse que vous pourrez désormais vous abonner pour le podcast de nos émissions, Voir en page d'accueil de Radio Campus cette semaine dans les news!
Contact :

Gwénaële Guillerm  : 06 14 45 61 16 / 01 45 88 33 67 (lundi et jeudi)

Victor Belin  : 06 83 06 66 32

la radio des collèges, lycées et écoles de l’Académie de Paris s’adresse potentiellement à tous les établissement de Paris (et de la proche banlieue),  de la maternelle au lycée, situés en Zep ou non, toutes disciplines

Un centre de ressources pour la radio scolaire
Depuis janvier 2004, le centre de ressources consacré aux activités de radio scolaire (de la maternelle au lycée) sur l’Académie de Paris est installé dans l’annexe du lycée Lurçat dans le XIIIè arrondissement, 121,  rue de Patay. Il est équipé d’un studio d’enregistrement pour les enseignants et les élèves qui désirent  réaliser des émissions radiophoniques dans le cadre de projets pédagogiques.

Une enseignante à mi-temps et un technicien du son (assistant d’éducation) sont mis à disposition des équipes éducatives par l’Académie de Paris. Ils coordonnent les actions, apportent une aide logistique et technique et servent d’interface entre les producteurs d’émissions et les diffuseurs que sont les radios associatives. Le rectorat de Paris et Radio Campus ont signé une convention de partenariat qui permet la diffusion sur les ondes d’émissions produites en milieu scolaire à raison d’une heure tous les quinze jours. La diffusion aura lieu  le samedi de 18 h à 19h  sur Radio Campus 89.3

Objectifs
·S’engager dans un projet de production d’émissions de radio, c’est à la fois travailler sur la maîtrise des langages, acquérir une discipline de travail rigoureuse, donner une autre dimension- d’engagement actif- à la vie scolaire.

La radio est en effet un média exigeant qui impose des règles très strictes de respect de chacun des participants et offre ainsi un bon terrain d’apprentissage de la citoyenneté. Qualité d’écoute, ouverture d’esprit, partage des compétences, apprentissage du travail collectif…

Communiquer des informations demande en outre un bon esprit critique et la connaissance des lois qui régissent le métier de journaliste.

Il faut souligner tout particulièrement, à l’heure où la question de l’oral se pose au monde de l’éducation dans son ensemble, la formidable ressource que constitue la radio. En particulier dans le rapport étroit qu’entretiennent l’écrit et l’oral.

Enfin, la radio arrive en tête des médias fréquentés par les adolescents, bien avant la télévision. Ce qui constitue un terrain favorable pour progresser vers l’identité d’une radio jeune et scolaire. L’analyse des radios, celles qu’ils écoutent habituellement et celles qu’ils n’écoutent pas spontanément, sera également riche d’enseignements…et indispensable à leur propre travail de producteurs.

 

La radio : un outil pédagogique efficace
De nombreuses compétences sont nécessaires au jeune producteur en  radio :

Comment participer ?
Projet d’Ecole, PPCP (projet à caractère professionnel), TPE (travaux pratiques encadrés), IDD (Itinéraires de découverte), Atelier artistique, Classe radio, Clubs hors temps scolaire, autant de dispositifs qui peuvent donner lieu à des projets de longue haleine.

Des dispositifs plus légers peuvent également convenir. Un projet ponctuel dans le cadre d’une discipline (littéraire, linguistique, scientifique, artistique…) ou interdisciplinaire (préparation ou compte rendu d’un voyage scolaire, …)

De nombreuses possibilités s’offrent aux jeunes producteurs, accompagnés de leurs enseignants. Revue de presse, agenda culturel, tous types de reportages (les sujets en sont inépuisables), interviews, informations pratiques (orientation, bonnes adresses…), enquêtes (sur une profession, un quartier, un pays…), participations à des débats, critique littéraire ou artistique, séquences scientifiques, mais aussi création de jingle, d’habillages sonores, d’annonces publicitaires (non commerciales !).

Il est préférable, dans un premier temps, de privilégier les formats courts (de 1 à 20 minutes), d’autant que le temps de diffusion imparti par les radios partenaires doit être partagé entre tous les participants, selon une grille que nous élaborerons ensemble, selon les propositions des uns et des autres.

Le centre de ressources est là pour vous aider à monter votre projet, pour vous mettre en contact avec d’autres enseignants engagés dans une action et avec des professionnels de la radio, et aussi pour vous prêter du matériel.

Enfin, pour tous ceux qui organisent des manifestations dans leur établissements (exposition, concerts, représentations, débats…) et qui souhaiteraient qu’elles fussent médiatisées, ils peuvent envoyer un descriptif de leur action et la radio viendra en faire un reportage.

 Comment ça se passe ?
Vous avez envie de monter un projet radio et de l’inscrire dans le projet inter-établissements. Vous contactez l’équipe au(x) numéro(s) ci-dessous et nous prenons rendez-vous avec vous pour établir un plan de travail. Nous venons en classe  travailler avec les élèves sur les pratiques et les  techniques radiophoniques selon vos besoins et nos disponibilités. S’il s’agit d’une émission pré-enregistrée, on passe à l’enregistrement et au montage, toujours accompagnés par le technicien du son. Puis, quand l’émission est prête , elle est diffusée. S’il s’agit d’une émission en direct on prépare tout et on passe à l’antenne au  jour J, déterminé dès le départ.

Pour les enfants de l’école élémentaire, les modalités sont adaptées selon l’âge des enfants.

 Quelle grille ? Quels thèmes de travail ?

Une radio en milieu scolaire a des exigences et des rythmes  sensiblement différents de ceux d’une radio « professionnelle ». Cependant, il est important de se donner des cadres et des axes de travail  qui donnent une cohérence à l’ensemble des productions des élèves dans le cadre de l’émission hebdomadaire.

Généraliste et culturelle, la production est ouverte à tous les thèmes et à toutes les mises en ondes possibles.

Pas de grille figée mais des propositions régulières : flashs d’infos, agenda culturel des établissements et des quartiers de la Ville, suivi d’un projet (classes de découverte, déroulement d’une classe à Pac, par exemple), orientation/connaissance des métiers, débats et reportage sur des thèmes d’actualité (suivi d’un événement, montée des communautarismes, Egalité filles/garçons, Europe et International -économie, géographie, histoire, culture-), productions musicales et artistiques des établissements, participation au débat sur l’Education (connaissance des différents métiers de l’EN, par exemple). En maternelle, des séquences courtes sur la vie quotidienne (un de nos collègues a réalisé pendant un an une séquence hebdomadaire de 5 minutes sur le thème « c’est quoi la vie », en direct)

Si l’on peut : privilégier les liens entre les différents niveaux : Que des élèves du primaire travaillent avec des élèves du secondaire, des collégiens avec des lycéens…

Bref, beaucoup de possibilités qui prendront corps grâce à nous tous.


 

Un centre de ressources pour la radio scolaire

A la rentrée 2004-2005, le centre de ressources consacré aux activités de radio scolaire (de la maternelle au lycée) sur l’Académie de Paris reprend ses actions dans l’annexe du lycée Lurçat dans le XIIIè arrondissement, 121 rue de Patay. Il est équipé d’un studio d’enregistrement pour les enseignants et les élèves qui désirent  réaliser des émissions radiophoniques dans le cadre de projets pédagogiques. Il est opérationnel depuis janvier 2004.

Une enseignante à mi-temps et un technicien du son (assistant d’éducation) sont mis à disposition des équipes éducatives par l’Académie de Paris. Ils coordonnent les actions, apportent une aide logistique et technique et servent d’interface entre les producteurs d’émissions et les diffuseurs que sont les radios associatives. Le rectorat de Paris et Fréquence Paris Plurielle ont signé une convention de partenariat qui permet la diffusion sur les ondes d’émissions produites en milieu scolaire à raison d’une heure hebdomadaire de novembre 2004  à  juin 2005. La diffusion aura lieu  le mercredi de 14 h 30 à 15 h 30.

 

Objectifs

·S’engager dans un projet de production d’émissions de radio, c’est à la fois travailler sur la maîtrise des langages, acquérir une discipline de travail rigoureuse, donner une autre dimension- d’engagement actif- à la vie scolaire.

La radio est en effet un média exigeant qui impose des règles très strictes de respect de chacun des participants et offre ainsi un bon terrain d’apprentissage de la citoyenneté. Qualité d’écoute, ouverture d’esprit, partage des compétences, apprentissage du travail collectif…

Communiquer des informations demande en outre un bon esprit critique et la connaissance des lois qui régissent le métier de journaliste.

Il faut souligner tout particulièrement, à l’heure où la question de l’oral se pose au monde de l’éducation dans son ensemble, la formidable ressource que constitue la radio. En particulier dans le rapport étroit qu’entretiennent l’écrit et l’oral.

Enfin, la radio arrive en tête des médias fréquentés par les adolescents, bien avant la télévision. Ce qui constitue un terrain favorable pour progresser vers l’identité d’une radio jeune et scolaire. L’analyse des radios, celles qu’ils écoutent habituellement et celles qu’ils n’écoutent pas spontanément, sera également riche d’enseignements…et indispensable à leur propre travail de producteurs.

 

La radio : un outil pédagogique efficace

De nombreuses compétences sont nécessaires au jeune producteur en  radio :

 

Comment participer ?

Projet d’Ecole, PPCP (projet à caractère professionnel), TPE (travaux pratiques encadrés), IDD (Itinéraires de découverte), Atelier artistique, Classe radio, Clubs hors temps scolaire, autant de dispositifs qui peuvent donner lieu à des projets de longue haleine.

Des dispositifs plus légers peuvent également convenir. Un projet ponctuel dans le cadre d’une discipline (littéraire, linguistique, scientifique, artistique…) ou interdisciplinaire (préparation ou compte rendu d’un voyage scolaire, …)

De nombreuses possibilités s’offrent aux jeunes producteurs, accompagnés de leurs enseignants. Revue de presse, agenda culturel, tous types de reportages (les sujets en sont inépuisables), interviews, informations pratiques (orientation, bonnes adresses…), enquêtes (sur une profession, un quartier, un pays…), participations à des débats, critique littéraire ou artistique, séquences scientifiques, mais aussi création de jingle, d’habillages sonores, d’annonces publicitaires (non commerciales !).

Il est préférable, dans un premier temps, de privilégier les formats courts (de 1 à 20 minutes), d’autant que le temps de diffusion imparti par les radios partenaires doit être partagé entre tous les participants, selon une grille que nous élaborerons ensemble, selon les propositions des uns et des autres.

Le centre de ressources est là pour vous aider à monter votre projet, pour vous mettre en contact avec d’autres enseignants engagés dans une action et avec des professionnels de la radio, et aussi pour vous prêter du matériel.

Enfin, pour tous ceux qui organisent des manifestations dans leur établissements (exposition, concerts, représentations, débats…) et qui souhaiteraient qu’elles fussent médiatisées, ils peuvent envoyer un descriptif de leur action et la radio viendra en faire un reportage.

 

Comment ça se passe ?

Vous avez envie de monter un projet radio et de l’inscrire dans le projet inter-établissements. Vous contactez l’équipe au(x) numéro(s) ci-dessous et nous prenons rendez-vous avec vous pour établir un plan de travail. Nous venons en classe  travailler avec les élèves sur les pratiques et les  techniques radiophoniques selon vos besoins et nos disponibilités. S’il s’agit d’une émission pré-enregistrée, on passe à l’enregistrement et au montage, toujours accompagnés par le technicien du son. Puis, quand l’émission est prête , elle est diffusée. S’il s’agit d’une émission en direct on prépare tout et on passe à l’antenne au  jour J, déterminé dès le départ.

Pour les enfants de l’école élémentaire, les modalités sont adaptées selon l’âge des enfants.

 

Quelle grille ? Quels thèmes de travail ?

Une radio en milieu scolaire a des exigences et des rythmes  sensiblement différents de ceux d’une radio « professionnelle ». Cependant, il est important de se donner des cadres et des axes de travail  qui donnent une cohérence à l’ensemble des productions des élèves dans le cadre de l’émission hebdomadaire.

Généraliste et culturelle, la production est ouverte à tous les thèmes et à toutes les mises en ondes possibles.

Pas de grille figée mais des propositions régulières : flashs d’infos, agenda culturel des établissements et des quartiers de la Ville, suivi d’un projet (classes de découverte, déroulement d’une classe à Pac, par exemple), orientation/connaissance des métiers, débats et reportage sur des thèmes d’actualité (suivi d’un événement, montée des communautarismes, Egalité filles/garçons, Europe et International -économie, géographie, histoire, culture-), productions musicales et artistiques des établissements, participation au débat sur l’Education (connaissance des différents métiers de l’EN, par exemple). En maternelle, des séquences courtes sur la vie quotidienne (un de nos collègues a réalisé pendant un an une séquence hebdomadaire de 5 minutes sur le thème « c’est quoi la vie », en direct)

Si l’on peut : privilégier les liens entre les différents niveaux : Que des élèves du primaire travaillent avec des élèves du secondaire, des collégiens avec des lycéens…

Bref, beaucoup de possibilités qui prendront corps grâce à nous tous.

  

Recensement des projets pédagogiques autour du son et de la radio en cours sur l’Académie de Paris

 

Lycées

·      Lycée Lurçat: Tête de réseau du projet inter établissements

·      Lycée Stanislas

·      Lycée Chaptal

·      Lycée professionnel Chennevières-Malézieux.

·      Lycée professionnel Barrault

 

Collèges

·      SEGPA du collège Mendès France

·      Valmy XIXè arrdt  tête de réseau du projet radio du Rep 3

·      Collège Thomas Mann (XIIIè arrdt)

·      Collège Beaumarchais (XIè arrdt)

·      Collège André Citroen (Xvè)

·      Collège Michelet (XVIIIè)

 

Écoles

·      REP 3: 9 écoles potentiellement impliquées (Xè et XIXè arrdt)

·      XIIIè arrdt: groupe d’écoles (4 ou 5) intéressées par un projet commun, sous l’égide de l’école de la rue L.M. Nordmann.

·      Ecole Binet: réseau interne

·      Vitruve: réseau interne

·      Ecole de la rue de Lesseps (XXè arrdt)

·      Ecole du quai de la Loire (XIX è arrdt)

·      Ecole maternelle de la rue Brantôme (Ivè)

·      Ecole Télégraphe (XIXè)

·      Ecole Planchat (XXè)

·      Ecole à Aires Ouvertes rue du Renard (Ivè)

 

Organismes ressources

·      Studio son de la Cité de la musique

·      La muse en circuit

·      Le Centre Shaeffer

·      La Maison du Geste et de l’Image

 

·     Radios partenaires

·      Fréquence Paris plurielle. Une demi-heure de diffusion par semaine.

·      RFI accueille ponctuellement des émissions produites par les jeunes.

·      Radio Aligre pour projet ponctuel

·      France Inter pour projet ponctuel

                           

Fiche informative

Dotée d’un studio pédagogique et de matériels mobiles en prêt, l’équipe de Radio Clype propose à tous les enseignants de l’Académie de Paris -qui le désirent- de travailler avec leurs élèves sur des programmes de radio scolaire. Radio Clype diffuse chaque semaine une heure d’ émissions sur une fréquence de radio associative (FPP,106.3) depuis le mois de janvier 2004.

 

Radio C.ly.p.e la radio des collèges des lycées et des écoles de paris

Annexe du lycée Lurçat, 121 rue de Patay, 75013 Paris

 

s’adresse potentiellement à tous les établissement de Paris (et de la proche banlieue),  de la maternelle au lycée, situés en Zep ou non

 

Tél. : pas de ligne directe de téléphone à la radio

 standard du lycée Lurçat : 01 44 06 77 50 - fax : 01 44 06 77 60 - mél : lurcatpatay.secretariat@wanadoo.fr

 

Personne contact : Gwénaële Guillerm,  tél: 06 14 45 61 16 gwenaele.guillerm@free.fr ou gwenaele.guillerm@ac-paris.fr

 

Classes concernées : toutes classes de la maternelle au lycée, toutes disciplines

 

Site web en préparation (opérationnel en octobre 2005) :  http://radio-clype.scola.ac-paris.fr

 

Axes nationaux et académiques

·          Relations entre l'école et les parents d'élèves est fondamentale pour le bon fonctionnement du système éducatif et la réussite scolaire des jeunes,

·        Elèves à besoins éducatifs spécifiques"  handicaps physiques, sensoriels, mentaux, mais également élèves en  grandes difficultés d'apprentissage ou d'adaptation, ou encore de publics particuliers : les enfants malades, les mineurs en milieu carcéral, les enfants de migrants, les enfants du voyage...

·        Maîtrise d s langages écrit et oral

·        Découverte professionnelle

·        Education aux médias/par les médias

 

Mots clés

Radio scolaire/1er et 2ème degrés/ interdisciplinaire

 

                           

Analyse de l’action

Une petite fille de 7 ans présente l’émission hebdomadaire de la radio scolaire de Paris : casque sur les oreilles, elle suit du regard le texte posé devant elle tout en jetant de brefs clins d’œil à la vitre de la cabine son, à travers laquelle le technicien lui fait de grands signes approbateurs.

Ils sont dix élèves de 4eme autour de la table et ils ont préparé une émission sur l’alimentation avec leurs professeurs de maths et de français. Présentateurs et  chroniqueurs se succèdent aux micros, lancent les reportages, la musique, reprennent le micro, plaisantent, bafouillent, pouffent de rire… on recommence, la voix du technicien donne les indications dans le casque, les enseignants proposent quelques améliorations et de bonne grâce on reprend là où il y avait eu erreur. L’émission est dans la boîte, on l’écoute, on critique, on refait parfois un enchaînement. Le technicien du son fignolera le montage, mixera les différentes parties -avec ou sans l’accompagnement d’un enseignant ou d’un élève-. A mercredi sur les ondes de FPP (106.3) pour l’écoute « dans le poste » avec les parents ou les amis.

Aujourd’hui, six élèves non-voyants enregistent une émission sur l’atelier théâtre qu’ils pratiquent avec passion : pour eux pas de texte écrit sous les yeux, ils ont tout appris par cœur et tout repose sur le rythme. Leur succèderont 30 écoliers de CM1 qui viendront chanter la chanson qu’ils ont apprise dans le cadre d’un atelier sur l’opéra. Debout devant le chef de choeur, le trac en prime, on enregistre.

Demain, des élèves de seconde recevront, en direct, un invité sur la censure dans le cadre de leur TPE (travaux personnels encadrés). 

Ainsi va la vie de Radio Clype

Depuis novembre2003, le studio pédagogique de Radio Clype permet aux émissions produites par les élèves de l’Académie de Paris, tous niveaux confondus,  d’être diffusées à raison d’une heure par semaine (avec rediffusion d’une heure, également, par semaine) sur FPP, 106.3, de janvier 2004 à juin 2004, vacances scolaires exclues. En 2004-2005, les diffusions ont eu lieu de novembre à juin à raison d’une heure tous les quinze jours avec une rediffusion la semaine intermédiaire. Une émission spéciale primaire mensuelle a également été diffusée le premier vendredi de chaque mois pendant le temps scolaire (11h à 12h) Compte tenu des difficultés inhérentes au démarrage d’un projet d’une telle envergure puis à son développement avec des moyens très restreints, le bilan s’avère extrêmement positif.

Un travail d’équipe…

Outre la toute petite équipe du studio -composée d’une enseignante à mi-temps et d’un assistant d’éducation- technicien du son à plein temps-, la totalité des participants à la radio forme une très grande équipe dont les membres ne se rencontrent pas toujours, en vrai, mais ont quelques chances de se rencontrer sur les ondes à l’occasion d’une émission produite en commun. Une espèce de communauté s’est ainsi créée pendant les deux ans de fonctionnement effectif de la radio.

L’originalité de cette équipe à géométrie variable est liée à sa diversité –tous types d’établissements participent à Radio Clype- à son interdisciplinarité –tous types de sujets sont proposés – à la présence du 1er et du sd degré dans la même aventure. Les annexes jointes témoignent de cette diversité et de ce foisonnement.

…en évolution constante,

Comme tout projet qui se concrétise, l’idéal a cédé le pas à la réalité (qui petit à petit surpassera l’idéal ?).  Dans un premier temps, nous avons tous tâtonné. Ce qui a tout de suite fédéré l’ensemble des participants c’était la diffusion d’une heure d’émission hebdomadaire. Extrèmement lourd à tenir au début : pas assez de productions, une qualité parfois approximative. Il fallait à la fois ouvrir au maximum la Radio à toutes les propositions et construire une identité aux émissions produites. La contribution d’un bon technicien du son a permis de créer des productions « audibles » par le plus grand nombre. Il fallait en effet accepter d’être une radio scolaire, avec ses contraintes et ses imperfections et viser une qualité et des contenus d’émissions professionnels. Ceci par respect des enfants et des enseignants qui préparaient le travail. Très vite, d’ailleurs, les enfants sont eux-mêmes conscients de cette exigence de qualité et la revendiquent. Ils n’aiment guère la médiocrité dès qu’ils ont été sensibilisés à la qualité.

mais jamais achevée !

Chacun, à sa place, s’est frotté aux difficultés et aux merveilles de ce formidable outil pédagogique qu’est la radio. De l’enseignant perfectionniste à l’insouciant, de l’élève timide au tchatcheur-frondeur, tous ont tâté du micro avec la peur au ventre quand l’enregistrement commence et la joie au cœur quand l’émission a été réalisée… et diffusée. Des heures de préparation pour quelques minutes de bonheur ! Une école de  patience, d’exigence et de créativité. Impossible ici d’être uniquement consommateur : il faut s’y coller pour que l’auditeur puisse décoller et si le produit n’est pas aussi bon qu’on l’aurait souhaité, on sait que l’on fera mieux la prochaine fois. Professionnel, oui, mais en apprentissage tout de même ! Et ça marche, la prochaine fois, c’est toujours mieux.  Un argument pour travailler sur le long terme avec la radio aussi !

Des idées pour la suite

Reste maintenant à passer au stade supérieur, et le site internet en préparation nous y aidera. En effet, la question se pose par exemple de l’intérêt pour un auditeur lambda des émissions que produisent les enfants, surtout quand des classes entières proposent une série de contes ou de recettes de cuisine qu’elles ont envie d’écouter en classe entière. Ce qui donne des « tunnels » de recettes de ou de contes dont on décroche-aussi savoureux soient-ils- au bout du deuxième ! Comment se sortir de ce dilemme. Pour l’enseignant et ses élèves : ce qui compte c’est le travail de la classe, tous les élèves doivent participer et doivent s’entendre. Pour l’auditeur, une recette par semaine créerait une rubrique très intéressante…Or, il est également pédagogique de faire passer ce message aux enfants et de les amener progressivement à participer à une « vraie » émission de radio tout en respectant les impératifs pédagogiques. La web radio permettrait donc l’écoute en continu de la série de contes produits par une classe à tout moment choisi par l’enseignant et l’émission diffusée sur les ondes seraient composée selon des règles davantage radiophoniques (rubriquage, formats plus « qualibrés », etc.).

Réflexions

Pour réaliser ces actions, il est indispensable  de disposer de davantage de moyens humains. Cette année 2004-2005 a vu se développer des projets plus soutenus de la part des équipes enseignantes, sur des temps plus longs et d’une exigence plus grande. En particulier de la part de l’enseignement primaire. La petite équipe de Radio Clype ne peut répondre aussi efficacement que nécessaire à des demandes d’accompagnement aussi nombreuses et complexes. D’autant que cette année il a fallu régler en urgence le remplacement du technicien du son Victor Belin qui a quitté sa fonction en avril. Fort heureusement, on a pu trouver une solution rapide mais ce type de situation est assez difficile à gérer surtout à mi-temps en pilotant l’ensemble des projets et leur suivi ainsi que toutes les questions liées au budget… De meilleures conditions de travail garantiraint un meilleur développement du projet . En terme de besoisn finaciers, l’attribution d’un budget de fonctionnement octroyé au lycée qui nous héberge, le lycée Lurçat, permettrait l’installation d’une ligne téléphonique et d’un système internet, ce qui manque cruellement…..

Dans l’ensemble, tous ceux qui ont travaillé avec Radio Clype y ont trouvé un intérêt pédagogique fort et souhaitent continuer. Les témoignages joints en annexe sont là pour éclairer les apports éducatifs et cognitifs d’une telle pratique, en particulier auprès d’élèves en difficulté. Mais il ne faut pas se voiler la face, des actions comme celles-là demandent un investissement très important en temps et en énergie.

Perspectives

                           

Pour évaluer quantativement le travail accompli

Quelques chiffres

12 classes primaires, du CP au CM2,soit 270 élèves

9 classes de collège, de la 6e à la 3e, soit 310 élèves

15 classes de lycée, dont 6 en LP, soit 110 élèves et 7 en lycée classique, soit 170 élèves

Soit 860 élèves au total pour 36 projets en radio

2 écoles primaires en totalité dans le cadre de leur projet d’école

Ecole Martel (10 eme arrondissement) du CP au CM2 (8 classes)

Ecole Torcy (18 eme arrondissement) du  CP au CM2 (8 classes)

8 projets réalisés en classes primaires (écoles Moussy, Tourtille, Sévigné , La Sibelle, La Plaine (Clamart), Parmentier (classe déficients visuels), Maurice Genevoix, St Germain L’Auxerrois)

8 classes de collège, dont un projet sur l’année en partenariat avec le théâtre du Rond Point

7 classes de lycée, dont deux projets sur plusieurs semaines, et 4 en LP

Soit 980 élèves au total pour 39 projets en radio

Ce qui  représente sur deux ans pour l’équipe de Radio Clype (Adrien Fougéras, ingénieur du son, assistant d’éducation à plein temps, et Gwénaële Guillerm, documentaliste à mi-temps)

 

40 heures d’émissions, soit 80 heures d’antenne

plus 6 heures d’émissions spéciales Semaine de la presse

 

Quelques actions

de formation

 

de communication

                           

Observation de Radio C.Ly.P.E dans le cadre d’un DEA d’information et communication

 

Cette année 2004-2005, j’ai observé Radio C.Ly.P.E dans le cadre d’un DEA d’information et communication préparé à l’université Paris III-Sorbonne Nouvelle sous la direction du Professeur Jacques Gonnet, fondateur du CLEMI.

 

J’ai accompagné Gwenaële Guillerm lors de ses visites dans les écoles pour rencontrer les classes qui souhaitaient participer au projet et j’ai également pu assister aux enregistrements au studio du lycée Lurçat.

 

J’ai pu observer que les classes qui n’avaient pas de difficulté voyaient la radio scolaire comme un moyen de s’initier au journalisme et de communiquer sur des événements culturels comme par exemple un prix littéraire lycéen.

 

En revanche, il m’est apparu que les enseignants de classes en difficulté plaçaient d’autres espoirs dans la radio scolaire et c’est cela que j’ai souhaité voir de plus près.

C’est pourquoi, j’ai décidé d’étudier le parcours radiophonique de trois classes de niveaux différents que sont :

-         la classe de CM1 de l’école Maurice Genevoix située en Zone d’éducation prioritaire dans le 18ème arrondissement de Paris,

-         la classe de 4ème d’aide et de soutien du collège Raymond Queneau dans le 5ème arrondissement,

-         la classe de Terminale-BEP du lycée Barrault dans le 13ème arrondissement.

 

Les thèmes évoqués lors des émissions de radio sont variés : il s’agissait pour la classe de CM1 d’impressions sur la catastrophe en Asie et de la présentation d’un livre. Pour la classe de 4ème, les élèves ont fait la lecture d’une pièce de Eugène Durif et ont également écrit une émission entière sur le thème de la radio. Quant aux élèves de la classe de Terminale-BEP, ils ont travaillé avec un poète sur leurs propres productions et les ont ensuite lues à l’antenne.

 

Les observations que j’ai pu faire ainsi que les questionnaires et les entretiens menés avec les principaux participants et instigateurs du projet souhaitent mettre en évidence le rôle spécifique de Radio C.Ly.P.E qui propose à toutes les classes de l’académie de Paris de participer à un projet radio pour un temps relativement court comparé aux projets classiques de radio scolaire (un professeur passionné monte un projet dans un établissement...). Nous entendons montrer que cette spécificité ne contrarie en rien les objectifs de la radio scolaire qu’ils soient pédagogiques (maîtrise de la langue...) ou civiques (écoute de l’autre...) car nous avons pu constater de réels progrès et une certaine remotivation des élèves en difficulté. De plus, la simplicité d’accès de radio C.Ly.P.E - présence d’une technicienne et d’un stagiaire qui réalisent l’émission, mobilité de la coordinatrice qui se déplace dans les établissements pour enregistrer les classes qui ne souhaitent pas venir en studio -  devraient perduader les enseignants encore frileux (...et qui pensent que la radio est un outil complexe), de participer. Ainsi, cette nouvelle forme de radio scolaire qu’est Radio C.Ly.P.E pourra redonner à la radio scolaire cette nouvelle impulsion qu’elle attend depuis quelques années.

                                                                                                           Anne-Caroline FIEVET

                           

Témoignages d'expériences en école et au collège

« UNE RADIO D’ECOLE », Ecole élémentaire 5, rue de Torcy 75018 PARIS

 

v     Le projet

Dans le cadre du projet d’école 2003/2006 intitulé « d’une diversité de cultures vers une culture scolaire partagée », trois grands axes ont été définis.

L’un d’eux : « S’approprier le français comme langue commune » vise à centrer les apprentissages sur la maîtrise de la langue orale et écrite. La volonté de l’école est aussi de favoriser les échanges, la communication, de développer les liens, de fédérer les élèves autour d’une meilleure compréhension du sens de l’école et une prise de conscience d’appartenance à un groupe.

Pour atteindre ces objectifs, des fiches actions très ciblées ont été rédigées nous permettant d’agir dans un cadre commun.

Une de ces fiches action intitulée « Une radio d’école » développe les objectifs suivants :

Ø      Utiliser les différents niveaux de langues, s’exprimer clairement et correctement, communiquer.

Ø      Ecouter l’autre, s’écouter pour mieux s’exprimer.

Ø      Produire des textes comme support de l’oral, lire pour agir.

Ø      Coopérer, travailler ensemble.

Nous sommes alors entrés en contact avec Gwénaële GUILLERM de Radio C.L.Y.P.E, informés par l’Académie. Nous nous sommes rencontrés pour exposer notre projet et en mesurer la faisabilité. Bien évidemment, si l’école était claire sur les objectifs pédagogiques poursuivis, elle ne pouvait faire face sans partenaire à la réalisation technique et à la diffusion.

Le projet s’est donc réalisé cette année et actuellement les émissions sont diffusées deux fois par semaine sur FPP.

 

v     Le Déroulement

En classe :

 

En studio :

En classe :

 

v     Les thèmes de travail

Un thème transversal et commun a servi de support. Chaque classe ou chaque niveau de classe ou plusieurs classes d’un même cycle ont donc fixé leur travail à partir de l’axiome de départ dénommé « Nos histoires ».

Ainsi, les émissions sont les suivantes :

 

v     L’évaluation

Radio C.L.Y.P.E nous a permis de mener à bien notre projet en nous apportant le savoir faire de professionnels et surtout en permettant la diffusion du travail réalisé sur les ondes. Cette dimension est fondamentale et intervient dans l’investissement des élèves dans le projet, dans l’intérêt porté au résultat obtenu.

Les élèves sont très surpris, voire parfois décontenancés par l’écoute de leurs camarades ou l’écoute de leur propre voix.

Ils sont également interpellés par le pouvoir du montage qui sera un axe à développer dans le travail futur.

Nous pensons avoir atteint l’objectif d’un travail commun, mené à son terme et mis à disposition de tout un chacun.

Enfin, dans un quartier difficile où des élèves présentent des difficultés scolaires majeures, nous avons apporté la preuve qu’ils pouvaient mettre en oeuvre des compétences, des savoirs, une articulation réfléchie de la langue orale et de la langue écrite et être acteurs de leurs apprentissages.


 

La radio au service des apprentissages

 

Introduction

Actuellement, les élèves grandissent dans un environnement audiovisuel très prégnant : télévision, ordinateur, 

Depuis deux ans, une enseignante de l’école Moussy s’est lancée dans l’utilisation de la radio comme support à ses apprentissages. Elle travaille aussi bien avec les élèves de sa classe de CE2 qu’avec des petits groupes d’enfants d’autres classes du cycle 3 au moment de l’interclasse de midi.

Un signe de l’intérêt suscité par cette initiative : la liste d'attente des candidats souhaitant travailler tandis que leurs petits camarades jouent dans la cour est longue ! Ceux qui ont eu l’occasion de présenter leur émission n’attendent qu’une chose : recommencer …

Contexte

Présentation de l’école et du fonctionnement de la classe

L’école du 9 rue de Moussy est située dans le 4ème arrondissement, six classes la composent. L’école dispose d’une salle informatique équipée de 15 ordinateurs.

Deux enseignantes se partagent le travail dans ce CE2 de 24 élèves. Madame Dumont Devoge a en charge la classe le lundi et le mardi

La communication orale au cœur des apprentissages

Dans les programmes 2002 l'oral retrouve une place primordiale avec l'introduction d'un débat (réglé) de trente minutes hebdomadaires ainsi que la prise en compte de la maîtrise du langage dans la mise en œuvre des champs disciplinaires à travers le dire.

 

Prendre la parole en public est un acte toujours difficile … La maîtrise du langage oral ne peut être réservée aux seuls élèves à l’aise …

 

Dans le cadre d’un travail sur la préparation d’une émission radio, de nombreuses situations mettant en jeu les processus de communication sont proposées au niveau des échanges verbaux :

Ø      Questionner l’adulte ou les autres élèves à bon escient

Ø      Reformuler l’intervention d’un autre élève

Ø      Commencer à prendre en compte les points de vue des autres membres du groupe

Ø      Commencer à se servir du dialogue pour organiser les productions du groupe

Ø      Commencer à rapporter devant la classe de façon à rendre ses productions compréhensibles

Ø      Lire à haute voix tout texte utile à l’avancée du travail

Ø      Exposer ses propositions de réponses et expliciter les raisons qui ont conduit à celles-ci

Ø      A propos de toute lecture entendue ou lue, formuler une interprétation et la confronter à celle d’autrui

Ø      Oraliser des textes devant la classe pour en partager collectivement le plaisir et l’intérêt

Ø      Formuler dans ses propres mots une lecture entendue

Ø      Participer à l'observation collective d'un texte ou d'un fragment de texte pour mieux comprendre la manière dont la langue française y fonctionne, justifier son point de vue

Les apports de la radio

L'utilisation de la radio comme outil pédagogique permet à la classe d'avoir un projet concret motivant.

S'exprimer à la radio est loin d'être un acte anodin. La transmission du savoir se fait à partir de l'outil humain et passe par le média intermédiaire. Tout de suite, les élèves découvrent les compétences à mettre en jeu pour proposer une émission intéressante et attractive. Il faut :

Ø      Avoir un projet concret

Ø      Savoir s'écouter, avoir un grand respect de soi, de l'autre

Ø      Être exact dans la formulation de sa pensée

Ø      Parler correctement de façon à faciliter l'écoute de l'auditeur : le texte doit à la fois être bien lu et bien dit

Ø      Mettre en valeur le travail effectué

 

Ce travail autour de la radio est l'occasion de développer de nombreuses compétences dans plusieurs champs disciplinaires.

En plus d'un travail autour de l'oral, des acquisitions pour une meilleure maîtrise de l'écrit apparaissent :

Ø      Consulter avec l'aide de l'adulte les documents de référence comme les dictionnaires

Ø      Rédiger à partir d'une liste ordonnée d'informations, un texte à dominante explicative seul ou à plusieurs

Ø      Interpréter correctement les différents mots de liaison d'un texte et les employer correctement

 

L'élève se trouve ainsi en position de transmettre un savoir. L'évaluation de son travail se fait de façon très concrète au moment de l'émission.

Les résultats concrets

·        Les ateliers

Depuis le début de l'année l'enseignante propose des ateliers au moment de l'interclasse du midi. Chaque atelier est composé de quatre enfants et dure de six à sept séances. L'objectif de cet atelier consiste à faire découvrir les différents sens d'un mot.

 

Déroulement d'un atelier

Ø      Séance1

Chaque élève choisit un mot qu'il aime beaucoup. Il l'écrit sur un papier placé ensuite dans une boîte. Un des quatre mots est tiré au sort et sera donc sujet d'étude. Les élèves partent à la découverte de ce mot. Chacun commence par dire ce que ce mot évoque pour lui, il en donne sa définition avant de le chercher dans différents dictionnaires (Robert micro, Robert collège, Larousse…)

Les liens scénographiques pour le présenter dans "Nos mots en vrac" sont enregistrés :

-         Aujourd'hui, nous avons pioché …

-         Réactions par rapport à ce mot …

-         Et si on cherchait dans le dictionnaire (bruits de crayon, de papier déplié, de pages de dictionnaire tournées)

 

Ø      Séance 2

Les définitions sont reprises. Les élèves comparent celles des dictionnaires dont ils disposent. Puis, ils repèrent l'ordre dans lequel apparaissent les différents sens du mot choisi, le vocabulaire utilisé, les synonymes cités… Chacun s'approprie d'abord un sens : celui qui lui parle le plus. Il le lit à haute voix; il s'en imprègne. Enfin, il commence à rendre vivant le sens du mot qu'il a choisi. Il cherche alors un exemple personnel pour illustrer le sens qu'il a retenu.

 

Ø      Séance 3

Les élèves s'écoutent et émettent des critiques constructives sur le texte et la manière dont il a été lu. Chacun fait son autocritique : par rapport au premier enregistrement, qu'est-ce qui s'est amélioré ? Qu'est-ce qui reste à retravailler ?

Une discussion à quatre s'instaure : Le texte manque de rythme. Les différents sens étant lus les uns après les autres, il faut trouver des mots de liaison. La voix doit être plus claire, plus forte, plus ferme. Il ne faut pas que celui qui écoute ait l'impression qu'on lit. Le ton doit être plus naturel. Il faut changer de voix entre la lecture de la définition et l'exemple…

 

Ø      Séance 4

Les mots tirés ont présentés jusqu'à présent huit sens. Les élèves effectuent donc le même travail qu'en séance 2 et 3.

 

Ø      Séance 5

Le texte est écrit en gros sur une feuille fixée au tableau afin de s'entraîner à lire de loin. Ainsi, le son sort mieux. Les élèves s'entraînent auparavant en se promenant dans la classe pour libérer leur voix et pour avoir le ton d'une discussion. (Ils croisent les autres élèves et s'adressent à eux). Maintenant, je n'ai plus de problème car je sais mon texte par cœur ! Un nouvel enregistrement suit. Les élèves font leur autocritique. Comment introduire chaque définition ? Chacun se replonge dans le dictionnaire pour trouver des synonymes à encore, aussi … Et ils trouvent : seulement, déjà, souvent, également, de même, comme, en outre … Il va falloir trouver le meilleur connecteur en fonction de la définition à introduire.

 

Ø      Séance 6

Après un moment de réécoute de leur travail précédent, moment d'autocritique ou de critiques, les quatre élèves se sentent vraiment prêts et sûrs d'eux. Il y a donc un enregistrement ultime qui s'avère être le bon. Il avait été répertorié tout au long de ces séances : des proverbes, des extraits de poèmes, des maximes. Chacun en choisit un. Le ton est encore différent : c'est en quelque sorte la ponctuation finale du travail sur le mot.

 

Ø      Séance 7

Les élèves écoutent un 1er montage sommaire de leurs propos. Ils enregistrent le proverbe ou l'extrait de poème ou la maxime. Ils choisissent ensemble l'ordre de passage. Ils donnent leurs impressions finales sur l'atelier, impressions finales enregistrées, qui clôturent la séance.

Les liens scénographiques sont enregistrés : La prochaine fois, dans "Nos mots en vrac", le mot sera…

 

·        Les interviews sur les métiers

 

En classe entière, les élèves enregistrent des interviews sur les métiers tout au long de l'année. Le but de ce travail est de faire connaître de manière plus approfondie les métiers que certains élèves ont choisis. Après qu'ils aient formulé les raisons pour lesquelles ils "souhaiteraient " devenir …, un professionnel intervient et propose à la classe un travail concret en lien direct avec sa profession et adapté aux élèves. Tout a été enregistré.

 

Exemple 1: le métier de chercheur

"Nous avons mis en place un après-midi de recherche sur les illusions d'optique. Il y avait un groupe d'élèves expérimentateurs et un groupe d'élèves chercheurs. Des illusions d'optique étaient proposées, les résultats des observations notés; s'en est suivie toute la partie d'émissions d'hypothèses recueillies par le chercheure qui les a amenés doucement à découvrir les sources d'erreur. À la suite de cette séance, les élèves l' ont interviewée et ont posé toute une série de questions pour mieux cerner son métier. Puis lors d'une autre séance, l'élève qui désire être chercheure a mené elle-même une séance sur les illusions d'optique."

 

Exemple 2 : le métier de journaliste

"Une journaliste est venue en classe et a proposé de rédiger des textes suite à un récit de fait divers dans l'école. Elle les a guidés dans l'orientation que prendraient leurs textes en fonction de l'impact que ceux-ci auraient sur le lecteur ou l'auditeur. Il leur a donc fallu choisir un titre, des mots précis, un décor, un ton en adéquation avec leur intention."

 

·        Les émissions sur radio CLYPE

 

Dès qu'un travail en atelier est finalisé, les élèves construisent en classe le fil conducteur qui est remis à l'ingénieur du son de radio CLYPE. Il aide au montage. L'enseignante participe au montage de l'émission avant qu'elle ne soit diffusée sur FPP 106.3.

 

Pour avoir plus de renseignements sur radio CLYPE :

http://clemi.scola.ac-paris.fr/radio.html

 


 

Ecole élémentaire Moussy, 75004 Paris

Témoignage de Catherine Dumont-Devoge,

Depuis que je travaille avec un micro et un enregistreur, ma vision et mes perspectives pédagogiques ont pris un autre sens

Tout peut devenir projet avec réalisation concrète et gratifiante pour les élèves.

Que l’on s’attache à une lecture lue à voix haute, alors, le fait d’enregistrer les élèves les oblige à donner le meilleur d’eux-m^mes et à améliorer leur diction, leur intonation, leur respiration, leur compréhension,. Ils s’écoutent, découvrent leur voix, se critiquent et n’ont qu’un but, se perfectionner.

Ils s’impliquent tellement AUTREMENT que leurs progrès sont spectaculaires.

Que l’on s’attache à vouloir faire une interview, alors la prise de parole se fait dans l’échange, l’écoute, les respect de l’autre, l’élaboration d’une formulation plus précise et concise.

 

Que l’on s’attache à vouloir transmettre une recherche sur la langue française ou sur un sujet scientifique, alors la démarche approfondie que cela suscite apporte une connaissance réelle et une appropriation active.

Radio Clype est vraiment le tremplin de cette nouvelle manière d’aborder la pédagogie.

Tous les élèves y trouvent leur place. Ils deviennent acteurs de leurs apprentissages et de leur validation. Toute la remédiation en amont leur donne le goût , l’envie, le plaisir de fournir unr travail efficient.

Il faut voir l’enthousiasme des élèves dans l’élaboration d’un projet radiophonique pour être convaincu que ce media a pour vertu de stimuler, de motiver, de faire agir et de réjouir. C’est d’ailleurs, je pense, un des moyens les plus concrets et authentiques d’évaluation du travail fourni par les élèves.

 

La radio en classe de technologie

Virginie Abate, professeur de technologie, Collège Paul Bert, Classes de 3 eme

A mené l’expérience deux années consécutives

 

Le  projet

Faire une émission de radio avec des classes de troisième en s’appuyant sur un projet technologique différent des projets habituels dans cette discipline qui consistent en général à produire un objet.

L’objectif était double

1-Montrer que la démarche de projet s’applique à n’importe quel projet, qu’il soit de production d’objet technologique ou de service

2-Connaître des métiers : s’impliquer dans le projet radio permettait de connaître les différentes facettes des métiers de la radio

 

Le déroulement

Toutes les phases de la conception au montage. Construire un magazine composé de rubriques variées.

Dans la classe :

Travail sur la voix et la façon de parler au micro.

Sélection dans le groupe des animateurs, des chroniqueurs, des chargés de recherche musicale etc.

Ecriture du conducteur et des chroniques

Reportages à l’extérieur

Au studio radio

Connaissance des outils d’enregistrement et de montage, insertion de musique, mixage, diffusion

Durée totale du travail

En demi-groupe, environ  65 heures pour une émission de 26 minutes

Evaluation

Plongée dans un monde professionnel en partant de leurs centres d’intérêt

Motivation très forte, implication de chacun et du groupe

Approche de la technique plus facile, plus concrète, mémorisation et compréhension plus grandes des fonctions de la technique (qu’est ce qu’un haut parleur, à quoi ça sert, comment c’est fait etc.) Transfert possible d’une technologie à une autre : (le montage son peut conduire à uen  démarche proche : le montage vidéo, par exemple..)

 

Ecrire une pièce radiophonique

Collège Queneau, 75005 Paris

Laurence Sdrigotti, professeur d’éducation musicale

Laurence Fayet, professeur de lettres

 

Le travail radiophonique, expérience menée pendant deux années consécutives-d’abord un reportage réalisé suite à la visite du musée de la mine de Lewarde dans le Nord-Pas-de-Calais, puis avec une adaptation théâtrale de la pièce d’Eugène Durif Mais où est donc Mac Guffin ? qui a ensuite mené les élèves à l’écriture de séquences théâtrales sur le thème de la radio-ce travail spécifique, donc a été particulièrement bien perçu par nos élèves (élèves de 4 eme en difficulté scolaire)

 

L’investissement dans ces projets a été immédiat grâce à ce media proche d’eux mais finalement méconnu. Par ailleurs, s’approprier « l’outil radiophonique » les a rendus véritablement auteurs et acteurs des divers travaux menés.

 

Timidité et passivité ont disparu, même chez des élèves a priori très renfermés ; de plus le travail d’écriture théâtrale exploitant l’idée de  « la radio dans la radio » leur a permis de s’interroger sur ce que cette dernière représente pour eux ; entre autres, s’écouter en studio, avoir ainsi un retour technique immédiat sur sa production, entendre sa voix souvent pour la première fois (expérience peu commune) leur a ouvert tout un univers et un bel espace de liberté. L’intérêt et la curiosité suscités par cette démarche originale ont été constants. Cela leur a permis d’appréhender autrement le passage de l’écrit à l’oral,  leur a donné le goût d’explorer leurs possibilités vocales, enfin, leur a offert l’opportunité de travailler véritablement en un groupe soudé où chacun doit réagir au bon moment, écouter et respecter les interventions d’autrui, où tout le monde est responsable de l’émission produite…

 

Merci à la sympathique équipe de Radio Clype de donner ainsi à des jeunes de créer des émissions variées, de mener à bien des travaux qui prennent rapidement sens par le passage à la pratique et de solliciter de la sorte leur inventivité, tout en les amenant à s’interroger sur :

Qu’est-ce que communiquer et comment bien communiquer. ?

  

Bilan du projet de pièce radiophonique élaborée en collaboration avec Radio C.LY.P.E

 

De janvier à avril 2005 et dans le cadre d’un atelier d’écriture animé par M. Mickaël Batalla, poète, les élèves de terminale MPMI du lycée Barrault (13e) ont pu mener à bien un projet au sein du studio de Radio C.LY.P.E. Il s’agissait d’enregistrer une pièce radiophonique à partir de poèmes rédigés antérieurement. Préparé en partenariat avec le professeur de français, M. José Viera, ce travail comportait donc deux phases : écriture poétique puis enregistrement des productions des élèves en vue d’une émission radio.

 

Outre la découverte du « média radio » et de son mode de fonctionnement, ce projet fut d’abord une occasion d’ouverture sur le monde extérieur et d’apprentissage de la citoyenneté. En effet, l’enjeu de passer sur une fréquence FM donnait non seulement aux élèves la chance de devenir acteurs culturels mais aussi une reconnaissance du travail fourni, dont il découlait indéniablement une réelle motivation.

 

Par ailleurs, les séances en studio nécessitant silence et organisation, il fit appel au civisme des élèves, à leur sens de l’écoute et du respect de la parole de l’autre. A l’apprentissage du silence, chose peu naturelle pour ces élèves et pourtant essentielle, vint s’adjoindre celui du travail d’équipe. La possibilité de réécouter les poèmes lus permettait de reprendre les passages en vue d’une autocorrection. Mais la présence du groupe classe rendait toujours le travail plus fécond. A terme et bien que chacun y ait trouvé sa propre place et y ait accompli une oeuvre personnelle, la production finale s’avéra être le fruit d’une concertation collective.

 

Enfin le temps passé à radio C.LY.P.E fut indéniablement bénéfique aux élèves quant à leur manière de s’exprimer. Peu travaillé dans le cadre purement disciplinaire, l’oral est pourtant primordial pour l’avenir professionnel de ces jeunes en formation dont le langage reste souvent peu clair ou mal élaboré. Grâce au professionnalisme de l’ingénieur du son, Victor Belin, mais surtout aux judicieuses interventions de la coordinatrice de la radio, Gwénaële Guillerm,  les élèves de Terminale BEP ont accompli de réels progrès en terme de diction , prononciation, débit et fluidité de parole. Il en découle une certaine prise de conscience de soi mais aussi de l’interlocuteur auquel on s’adresse. Etant plus confiants en leur propre expression, les élèves en vinrent ainsi à améliorer la présentation qu’ils pouvaient faire d’eux-mêmes comme de leur travail.

 

En conclusion de cette expérience, le projet de réalisation d’une pièce radiophonique a été reconduit pour les deux années à venir de manière plus approfondie. Dans un premier temps, le travail d’écriture serait plus détaillé, tout en gardant un lien avec la radio pour rester focalisé par l’objectif final. La deuxième année serait elle consacrée toute entière au travail en studio, à la mise en voix, à la réalisation d’une émission de radio.

 

 

Johanne Labro, documentaliste stagiaire