| Lycée RODIN | UN "DISPOSITIF D'AIDE A LA REUSSITE ": le tutorat sur le niveau Seconde | |||
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BILAN DU DISPOSITIF D’AIDE A LA REUSSITE Juin 2005
A la fin de l’année scolaire qui a vu la mise en place pour les classes de seconde d’un Dispositif d’Aide à la réussite, au lycée Rodin, voici quelques éléments du bilan que l’équipe a pu tirer après les conseils de classe de ce niveau.
Lors de le dernière réunion, l’équipe du comité de pilotage et des tuteurs a essayé de tirer les enseignements de ces mois de fonctionnement et a proposé quelques mesures permettant d’améliorer l’ensemble du dispositif.
I- Les résultats
· Quelques chiffres
a- les bénéficiaires du dispositif.
A la suite des conseils de classe de mi-trimestre, en novembre, 30 élèves ont été reçus par un groupe de 3 professeurs. Un certain nombre d’entre eux, soit a été jugé comme ne relevant pas d’un tutorat ( ayant plutôt besoin d’une aide spécifique dans telle ou telle matière), soit a refusé le tutorat
Au total 12 décisions de tutorat ont été prises mais 3 ont très vite « séché » les rendez-vous. Ils ont été remplacés par 3 autres élèves signalés lors des conseils de classe de fin de 1° trimestre.
A quelques uns, qui semblaient essentiellement manquer de confiance en eux, on avait demandé d’aller au « club du possible de M. Valabrègue et de discuter avec lui, aucun n’a fait cette démarche.
C’est donc 12 élèves qui ont été effectivement « tutorés » cette année
b-avons-nous atteint nos critères d’évaluation ?
Nous désirions réduire le nombre de redoublement, le nombre d’appel et obtenir de meilleurs résultats en 1ière. Ce dernier objectif n’est pas « mesurable » cette année.
Nombre de redoublement prononçé et avant avant la commission :d’appel : 60 sur 312 élèves de seconde. Il faut bien constater que la situation n’est pas meilleure que l’an dernier
Si l’on s’en tient aux élèves « tutorés »: parmi les 12, il y a eu 7 redoublements prononcés, , dont un au moins demandé par la famille. Dans au moins 2 cas les adolescents disent avoir trouver une raison de travailler l’année prochaine et les notes ont remonté dans les matières concernées par les sections qu’ils aimeraient obtenir l’an prochain.
Il semble qu’aucun n’ait baissé les bras en fin d’année ce qui augure toujours bien pour l’année suivante.
Un tuteur a eu la joie de recevoir une lettre d’un parent le remerciant, en termes émouvants, de prendre en considération les difficultés de son enfant et lui demandant de maintenir son encadrement
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Le regard porté par les élèves « tutorés » sur l’action |
Bilan d’une enquête portant sur le vécu du DAR par les élèves concernés.
( 8 élèves ont répondu sur 13 inscrits en début d’activité)
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Avez-vous vécu le tutorat comme une aide ou une corvée |
6 aide 1 corvée |
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Le tutorat ne m’a pas aidé parce que |
1 non répondu -Il a été un suivi mais ne m’a pas apporté de méthode, il ne m’a pas aidé dans l’organisation de mon travail
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Le tutorat m’a aidé dans : |
- 3élèves : la compréhension des attentes des professeurs notamment pour les contrôles - 3 élèves la méthode et à l’organisation du travail - 1 élève l’explication de ce qui n’était pas bien compris. - 1 élève la motivation à travailler régulièrement - |
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Quel rythme vous parait le meilleur |
- 4 tous les 15 jours - 1 tous les 8 jours (au moins) - 2 tous les mois (dont 1 qui estime que le tutorat n’a pas été une aide - 1 non répondu pour lequel le tutorat n’a pas été une aide. |
Ce tableau appelle quelques remarques : tout d’abord, il donne des indications relativement fiable puisque 8élèves sur 12 ont répondu., il souligne aussi les difficultés que rencontrent les élèves de seconde : comprendre ce que les enseignants attendent d’eux, se construire des méthodes de travail efficaces. Il est clair que, même si l’entrée disciplinaire est « facilitante », c’est une aide au travail « en général » qu’attendent les jeunes.
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Le regard des professeurs |
Chacun a le sentiment d’avoir « tatonné », de ne pas avoir su gérer ceux qui se sont « évaporés » sans venir aux rendez-vous fixés, les professeurs estiment que la liaison avec les professeurs principaux n’a pas été satisfaisante, nous n’avons certainement pas aidé suffisamment d’élèves. Le dispositif n’a pas été assez lisible dans l’établissement
II- Doit-il y avoir réécriture du projet ?
Non, constat et objectifs restent les mêmes ; toutefois, il nous semble, que plutôt que de s’en tenir à une évaluation écrite en ce qui concerne le regard des élèves, il faudrait une évaluation orale pratiquée par un tuteur »étranger ». Est-ce bien réalisable en fin d’année ?
Cependant, si nous voulons améliorer les choses non seulement pour les élèves « encadrés » mais pour l’ensemble du niveau seconde, il faut repenser le fonctionnement.
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1ière nécessité |
Il faut repérer les cas plus vite, faire l’entretien avec les élèves plus tôt afin de commencer au 1ier décembre (date limite) alors que nous avons démarré à la rentrée de janvier. Comment faire ?
L’encadrement des redoublants devra commencer dès la mi-septembre.
Pour les autres, le professeur principal sera invité à nous signaler, sans attendre le conseil de mi-trimestre, les élèves qui semblent en difficulté, le conseil de mi-trimestre complétant les élèves déjà repérés.
Il faut éviter que nous ayons à courir après les élèves concernés, ce qui retarde d’une semaine l’entretien. Celui-ci doit être une obligation pour l’élève. A l’issu de l’entretien, mené comme cette année par 2 enseignants, l’élève s’engage dans le tutorat ou le refuse. Mais il s’agit d’un véritable contrat. Des documents officiels ont été construits à cet effet. (v.annexes)
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2ième nécessité |
Il faut une meilleure coordination tuteur/professeurs principaux, une plus grande lisibilité du DAR au sein de l’établissement :
Nous souhaiterions qu’outre une information au cours de l’assemblée générale de la pré-rentrée, un représentant du DAR puisse intervenir lors de la réunion spécifique aux professeurs principaux de seconde
Nous aimerions, comme nous l’avons déjà mentionné qu’une heure soit banalisée (mardi ou jeudi) afin que ,élèves, tuteurs, professeurs principaux, disposent d’un moment où tout le monde est libre pour se rencontrer.
Nous proposons d’autre part que le tuteur assiste au conseil de classe de l’élève ou, si cela est impossible que le professeur principal soit son porte parole officiel, qu’éventuellement sur le bulletin il y ait une petite case DAR.
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3ième nécessité |
Il faut améliorer l’efficacité des tuteurs.
Il nous semble que, après quelques séances, nous pourrions regrouper les élèves partant de l’hypothèse que la mise en commun des méthodes, les échanges entre pairs sont aussi une des bases des apprentissages.. Cela nous permettrai également d’accueillir quelques élèves supplémentaires en cours d’année, ce qui n’a pas été le cas cette année.
Comme cela a déjà été noté, c’est du côté de ce que les élèves appellent la méthodologie que la demande est la plus forte. Nous pensons que la formation au dialogue pédagogique dont nous avons bénéficié dans le cadre de la DAFPEN, devrait nous permettre de mieux faire prendre conscience , en début d’année, aux adolescents,des atouts dont ils disposent pour leur permettre de progresser, des difficultés qu’ils ont à surmonter, des aptitudes supplémentaires qu’ils doivent développer
Conclusion
A cet effet, l’ensemble de l’équipe voudrait pouvoir bénéficier, dès les premières semaines de la rentrée, d’une demi-journée supplémentaire de formation, puis d’un accompagnement plus personnalisé, à raison des quelques séances, par petits groupes.
L’équipe estime que, grâce à la mise en pratique des connaissances acquises lors de la formation, grâce à l’expérience acquise cette année, elle pourra accueillir plus d’élèves en tutorat, ,ce qui semble s’imposer étant donné le taux de redoublement : travailler avec les élèves plus tôt et avec plus d’efficacité.