Afin d’assurer sa mission de
prévention à la violence voire à la délinquance, le collège Anne
Frank Paris 11è, en zone d’éducation prioritaire, encourage,
parmi les dispositifs alternatifs à l’exclusion, la médiation
par les pairs.
A la rentrée 2004, a été créé, à
l’initiative de Ida Naprous, professeur d'éducation civique,
pendant sa formation universitaire à la médiation, un atelier
hebdomadaire Jeux et médiation, avec la participation d’élèves
volontaires de la 6ème à la 3ème. De plus, elle a introduit la
médiation au cœur du Dispositif de Socialisation et
d’Apprentissages (DSA). Enfin, à la demande de la directrice de
l’école Saint Bernard, un atelier Jeux, théâtre et médiation,
ainsi qu’une permanence a été établi depuis 2005.
Ateliers et permanences médiation :
Le cycle de formation se déroule sur
une année (20h) avec des séquences d'une heure hebdomadaire,
basées sur des jeux de rôles afin d’appréhender les réactions
des jeunes face à la violence, la démarche et les règles de la
médiation. A l’issue de cette formation, les apprentis
médiateurs ont une approche et une pratique qu’ils peuvent
utiliser au collège et dans leur vie quotidienne. Les élèves qui
souhaitent devenir médiateurs doivent suivre ces séances pour
participer à des médiations au sein du collège et à l’école
élémentaire Saint Bernard qui utilise cet outil afin de faire de
la prévention en amont.
DSA et Médiation :
Le DSA, qui répond à
une demande institutionnelle, a été créé au collège par des
professeurs volontaires. Ce dispositif est une tentative de
prévenir la rupture scolaire et donc les risques de violences et
de délinquance. Cette expérimentation académique concerne
actuellement 22 collèges sur 109 à Paris.
Un cadre d’organisation et de
fonctionnement est piloté à l’échelle académique mais chaque
établissement peut développer ses propres innovations : au
collège Anne Frank, Ida NAPROUS, coordinatrice du projet DSA, a
choisi la médiation afin d’aider les jeunes à s’ouvrir au
changement, dans le sens d’une plus grande acceptation de soi et
d’autrui, adultes en particulier, pour construire leur projet
personnel et d’orientation. Cette approche participe d’une
éducation à la citoyenneté, en lien avec le projet
d’établissement.
Conflit, Violence, Prévention du décrochage
scolaire et de la délinquance, Médiation par les pairs, Vivre
ensemble.
Contexte et problématique
1.
Quelle est la nature de la cause d’insécurité ou
du type de délinquance que l’on veut résoudre ?
La violence dans les
établissements scolaires, malgré des faits divers graves hyper
médiatisés, est en général constituée de bagarres, brimades,
humiliations..., ou de « micro violences » (rumeurs,
bousculades, insultes, moqueries, incivilités). Ces faits
engendrent un climat d’insécurité nuisible aux apprentissages et
au vivre ensemble. Si la médiation ne va pas s’occuper de faits
de violences scolaires graves relevant plutôt de la compétence
du conseil de discipline, voire de la police, elle constitue
l’outil le plus adapté pour résoudre ou prévenir les « micro
violences ». Cependant, dans tous les cas, la médiation qui
intervient après la sanction, est une étape indispensable pour
rétablir de nouvelles relations, la « reliance », comme
l’indique le fondateur de l’ingénierie éducative André de
Peretti. Parallèlement d’ailleurs, on assiste au développement
la médiation pénale.
2.
Quels outils de connaissance ont été utilisés
pour choisir cette problématique ?
La médiation est un processus
coopératif qui tend à faciliter la résolution non violente
d'un conflit ou à le prévenir par l’intermédiaire
d’un tiers appelé médiateur. Le médiateur aide les parties
(appelées médiés) à communiquer, favorise les conditions du
dialogue afin qu’elles recherchent une issue constructive (un
accord gagnant-gagnant). La médiation « par les pairs » en
milieu scolaire signifie que les médiateurs sont des jeunes du
même âge ou à peine plus âgés, formés à la médiation, mais avec
le même statut d’élèves. Les élèves-médiateurs vont proposer
leur aide lors de disputes ou de bagarres, ou à des victimes de
violence.
3.
Quels sont les éléments ou constats qui
justifient la priorité donnée à l’action décrite ?
La multiplication de conflits entre
élèves a justifié l’utilisation de ce nouvel outil dans les deux
établissements scolaires. En surmontant les désaccords, on
s’efforce alors d'établir de nouvelles relations, de nouvelles
solidarités, en un mot de reconstruire du lien social et donc de
pacifier le climat.
Ce que retiennent les jeunes dans ces médiations,
c’est qu’ils ont pu passer par le médiateur pour renouer un
dialogue, c’est qu’ils ne se sont pas senti jugés mais compris.
Dans la médiation en effet, le tiers n’est pas un juge. Son seul
pouvoir est d’aider les parties à trouver la solution à leur
conflit. Il s’agit donc d’une forme de justice réparatrice.
-
Quels
sont les objectifs de l’action ?
Pour contribuer
à une véritable éducation à la citoyenneté, il s’agit de :
-
Apprendre à se connaître, à connaître l’autre et
à développer des compétences relationnelles.
-
limiter les situations de rupture de
l’adolescent (absentéisme, déscolarisation, conseil de
discipline …) tout en lui faisant prendre conscience de la
nécessité des règles, donc d’intégrer le rapport à la Loi.
-
Apprendre à prévenir et gérer les conflits en
s’appropriant les valeurs, les méthodes et pratiques de la
médiation, et donc contribuer à la prévention de la
délinquance.
-
Quel a
été le processus de mise en œuvre de l’action ?
Professeur, Ida
Naprous s’est interrogée sur l’éducation à la citoyenneté au
collège : comment transmettre une réflexion qui puisse être mise
en acte plutôt qu’enseigner la doxa républicaine souvent vide de
sens et de contenus pour des adolescents? Dans sa formation,
elle a présenté un mémoire :
Vers une éducation à la médiation
Paris : inédit, 2005.
Mémoire. En s’appuyant sur les pionniers, elle montre
en quoi la médiation par les pairs constitue un véritable projet
pédagogique nécessitant une formation et un changement des
mentalités vers «une école de la démocratie». Différents
éléments sont à l’origine de la mise en place des Dispositifs de
Socialisation et d’Apprentissages voir Annexe 2). Le collège
Anne Frank, toujours à la pointe des innovations pédagogiques a
été choisi par l’institution pour instaurer ce dispositif pour
répondre à l’augmentation de l’absentéisme et des exclusions par
le conseil de discipline.
6.
Quel est le public ciblé, espaces ou
installations visés (type, nombre)?
Au collège
(salle de classe),
des élèves volontaires, garçons et filles, de la 6è à la 3è pour
l’atelier médiation par les pairs: depuis 2004, environ 75
élèves ont suivi l’atelier, une dizaine ont accepté de devenir
médiateurs et de faire des médiations à l’école Saint Bernard.
Dans le cadre du DSA (Dispositif de
Socialisation et d’Apprentissages): 72 adolescents ont été
suivis en médiation. Une cellule médiation, mise en place en
2007 a répondu à une vingtaine de demandes de médiation lors de
conflits entre adolescents.
A l’école élémentaire
(salle du centre de loisirs pour l’atelier et salle d’adaptation
pour les permanences médiation) : tous les élèves ont reçu une
information et une sensibilisation à la médiation. 35 élèves du
cycle 2 et 3 volontaires participent à l’atelier Jeux, théâtre
et médiation. 57 élèves en conflit ont eu une médiation par des
élèves médiateurs du collège sous la supervision de la
médiatrice.
7.
Le projet comporte t’il une approche
de genre [1]?
Certains types de conflits peuvent opposer
garçons et filles comme le montrent les études de cas en Anncxe
1. Dans cette approche de genre, une action est menée en
partenariat avec l’Association « Je, tu , il… » qui intervient
dans les collèges sur les différents stéréotypes conduisant aux
violences sexistes. La médiation a permis une prise de
conscience de ces situations.
A
l’école primaire, le conflit s’est exprimé plus ouvertement à
propos dans l’attribution de l’espace de jeux et de la balle
pour le football : la médiation a permis de travailler sur les
sentiments et les besoins pour aboutir à une solution négociée.
8.
Est-ce que d’autres partenaires ont
été impliqués dans la planification et/ou le développement et/ou
l’exécution de l’action?
Des partenaires institutionnels sont impliqués
dans le projet médiation : en interne, le Comité d'éducation à
la santé et à la citoyenneté du collège ZEP Anne Frank. Dans le
cadre de la politique de la ville de Paris, le Centre de
Ressources Citoyenneté et la Mairie du 11è arrondissement. Au
niveau académique, le Rectorat de Paris et la Cellule Innovalo
de l’Académie (François Muller), le Réseau d’Education
Prioritaire.Le Centre Patay. Enfin le CNDP (Centre National de
Documentation Pédagogique). Des partenaires associatifs sont
aussi impliqués: L’Association du quartier Saint Bernard et
l’association Solidarité Roquette, l’association La Corde Raide,
l’Association « Je, tu , il… »…
9.
Si oui, qui étaient-ils, et quels
étaient leurs rôles ?
Le CESC, qui selon les circulaires
ministérielles, met en place des actions de prévention :
conduites à risques, lutte contre la violence en milieu scolaire
en renforçant des partenariats avec la justice, la police et les
organismes de santé. Il se réunit, sous la présidence du chef
d’établissement, les personnels d’éducation, l’équipe
médico-sociale, des représentants de parents, ainsi que de la
commune. Le Centre de Ressources Citoyenneté a animé (Patrice
Sow) et financé un atelier Jeux, théâtre et médiation à l’école
de la rue Saint Bernard de 2005-2007. La Mairie du 11è a formé
les délégués de classe en 2007-2008. La Cellule Innovalo s’est
impliquée pour la valorisation de l’action et le financement des
heures de médiation à l’école Saint Bernard. Le CNDP a mis en
ligne du site de la médiation par les pairs et financé l’auteur
(Ida Naprous). Le Centre Patay accueille temporairement des
élèves décrocheurs.
L’Association du Quartier Saint Bernard et
l’Association Solidarité Roquette qui visent à créer des liens
entre les habitants du quartier en développant des projets
scolaires, sociaux et culturels. La première soutient l’action
de médiation et accueille ponctuellement les élèves décrocheurs
ou exclus temporairement. L’Association « Je, tu , il… »
intervient pour sensibiliser à la violence garçons-filles.
Enfin, la Corde Raide œuvre pour prévenir les conduites à
risques, en particulier la toxicomanie
Calendrier de mise en œuvre
10.
Quelles sont les échéances
significatives : mise en place des moyens budgétaires,
signatures de conventions ?
La complexité du financement est à la charge du
chef d’établissement. Les moyens budgétaires pour l’atelier et
la permanence sont accordés annuellement sur la base d’un projet
en début d’année et d’un bilan à la fin de l’année scolaire, sur
les crédits du Réseau d’Education Prioritaire. Ces projets et
bilans sont votés en conseil d’administration au collège et en
conseil d’école à Saint Bernard ; Idem pour la cellule Innovalo
de l’Académie de Paris. Les moyens budgétaires sont renouvelés
chaque année avec les partenaires institutionnels sous forme de
HSE (Heures supplémentaires effectives : 33,66€ de l’heure brut)
11.
Quel est le budget annuel de
l’opération ?
L’atelier ne fait pas l’objet d’un budget annuel
global. Il est néanmoins financé par l'Inspection académique
(chapitre indemnitaire 3195) en heures supplémentaires
effectives hors suppléances (20h annuelles). Le financement par
la Caisse des Ecoles Paris 11è arrondissement, grâce au soutien
et à l’accompagnement de Fabien Lecointre, coordonnateur REP Le
budget fournitures s’élève à environ 300€ par an. La cellule
Innovalo finance, depuis la rentrée 2007, 20 h annuelles la
permanence médiation en HSE à l’école Saint Bernard.. Le DSA
auquel le collège a souscrit, bénéficie d’une dotation
forfaitaire de 12 HSA hebdomadaires (Heures supplémentaires
annuelles) qui sert essentiellement à des heures d’enseignement.
La médiation représente 2 heures sur cette dotation. Ces heures
sont insuffisantes pour une réelle opérationnalité : le collège
y agrège donc des heures supplémentaires prises sur sa DHG
(Dotation Horaire Globale). Des crédits pédagogiques ont pu être
alloués les trois premières années (pour chaque DSA : 1 000
euros en 2003/2004 et 2004/2005, 650 euros en 2005/2006). La
réduction de l’enveloppe globale ne permet plus de les accorder.
La Ville de Paris accorde des subventions (< 1 000 euros) dans
le cadre de l’opération « projet collège ». Le CNDP a accordé
800€ à l’auteur pour la rédaction du site de la médiation et sa
mise à jour.
12.
Quel est le plan de financement et sa
répartition entre les différentes sources ?
Pas de plan de financement mais un renouvellement
de l’action par les partenaires institutionnels chaque année.
Pour le DSA, action sur 5 ans, renouvelée au
collège Anne Frank. Annualisation en 2009-2010
13.
Comment a été établie l’action pour
en mesurer la performance ?
Dès l’origine de l’action médiation, un suivi des
élèves en rupture scolaire par la Conseillère Principale
d’Education chargée de la Vie scolaire, du chef d’établissement,
de l’infirmière, de la Conseillère d’Orientation Psychologue,
par les parents a permis d’observer un changement de
comportement. A l’école élémentaire, ce changement a été
constaté par la directrice, les enseignants, les animateurs de
la vie périscolaire et la psychologue, sans oublier certains
parents dont leur enfant a eu à faire avec la médiation.
14.
L’action a-t-elle été évaluée ?
L’action a été évaluée en interne par les
différents intervenants au collège et dans l’école ainsi que
par les autorités académiques (inspecteurs de la vie scolaire
en particulier).
15.
Quel type d’évaluation a été effectué
(par un tiers, par le conseil municipal, devant les habitants) ?
Les ateliers et la permanence médiation
ont donné lieu à une évaluation qualitative réalisée par la
médiatrice, après consultation des chefs d’établissement, des
enseignants, des assistants vie scolaire, des parents sous forme
d’échanges (conseils d’administration, conseils d’école,
questionnaires écrits), sans oublier les enfants et adolescents.
L’évaluation quantitative s’est faite à partir de la
fréquentation des ateliers et des permanences médiation.
Dans le Dispositif de Socialisation et
d’Apprentissages, une évaluation formative grâce à une
grille de co-évaluation de compétences, bâtie sur le socle
commun du collège. Les entretiens individuels avec l’élève et
les parents, les bilans de l’équipe permettent déjà de mesurer
l’impact du DSA. Une appréciation globale est inscrite sur le
bulletin trimestriel afin d’officialiser le dispositif. Après le
DSA, les indicateurs sont nombreux : résultats scolaires, par
l’évaluation des acquisitions (connaissances et compétences),
des progrès dans le comportement (apaisement, réassurance), la
volonté de l’élève de poursuivre le cursus scolaire, les
appréciations des enseignants de la classe d’origine,
l’orientation de fin de 3ème, une démarche de projet
professionnel qui peut s’amorcer ou s’intensifier, le suivi de
la Conseillère d’Orientation Psychologue.
16.
Quels sont les résultats de
l’évaluation ?
Résultats positifs de la médiation par les
pairs : Le chef d’établissement du collège constate que
la médiation contribue à un climat de relative sérénité.
La directrice de l’école élémentaire reconnaît le l’apaisement
du climat de l’école. Les parents des jeunes concernés par des
ateliers ou des permanences sont très satisfaits. Ils le
manifestent en conseil d’école et conseil d’administration du
collège. Les élèves de l’atelier médiation du collège ont
été demandeurs de maîtriser les outils et techniques, les
approches de la médiation. Une dynamique de groupe s’est
maintenue depuis la création de l’atelier. Idem pour l’atelier
de l’école Saint Bernard.
Il semble difficile d’évaluer l’impact d’un DSA
sur l’établissement. On sent quand même que la remise en
confiance des élèves d’un DSA, le regard qui change entre
enseignants et enseignés, apaise le climat au sein d’une classe,
d’un établissement, l’orientation des élèves semble plus
positive et le dialogue avec les familles rétabli.
La médiation de l’action témoigne de sa réussite
(voir Annexe
Voir Annexe 4
17.
Les objectifs du projet ont-ils été
atteints ? Si oui, à quel degré ?
Les objectifs de socialisation et
d’apprentissages ont été atteints. En s’intéressant au domaine
de la médiation, l’innovation participe à la conduite du
changement au collège et à l’école élémentaire en favorisant le
dialogue entre les adolescents ou les enfants, le dialogue
adultes-enfants, donc un climat favorable aux apprentissages.
L’atelier et les médiations ont permis à quelques
élèves (en difficultés de verbalisation qui pouvaient expliquer
une certaine forme de violence), de développer leurs capacités
langagières, leurs capacités de verbalisation de leurs
sentiments et leurs besoins. Voir Annexe 5 : les paroles de
jeunes
18.
Quels sont les indicateurs
disponibles pour le suivi de l’action ?
Au collège, les performances des élèves du DSA
sont révélés par les résultats scolaires (conseils de classes),
résultats aux contrôles communs, au diplôme national du brevet
(contrôle continu et aux épreuves) : des élèves ont reçu des
encouragements au trimestre suivant.
Orientation : choix d’orientation, orientation
plus choisie que subie, en particulier en lycée professionnel,
adhésion des familles (diminution du nombre des appels après le
conseil de classe du 3è trimestre).
A l’école élémentaire, la médiation a aidé les
élèves à verbaliser leurs sentiments et leurs besoins, à mieux
gérer leurs conflits, donc ont amélioré leurs apprentissages et
leur socialisation.
19.
Quels ont été les obstacles
rencontrés dans la mise en œuvre du projet ?
Les adultes du collège et de l’école élémentaire ont montré au
début une certaine indifférence ou une réticence, sans doute par
manque d’information. Mais se familiarisent à la médiation, ces
appréhensions ont été levées. L’un des obstacles est de faire
accepter aux adultes que la médiation peut être un outil de
dialogue entre eux et les jeunes sans remettre en question leur
positionnement.
Mais surtout l’absence de module de formation à la médiation
dans les IUFM et à la DAFOR est à déplorer. En entreprenant
cette formation, Ida Naprous espérait avoir des propositions de
formation de formateurs. Après une présentation récente à 22
collèges parisiens, des enseignants se sont montré très
intéressés par la démarche. La concrétisation de l’offre de
formation par la DAFOR est attendue par la médiatrice.
20.
Le projet est-il innovant ? Quels
sont les éléments novateurs ?
En
créant une structure médiation par les pairs qui n’existait pas
auparavant, le projet, qui a suscité des changements dans les
pratiques pédagogiques dans le cadre institutionnel, est
innovant. Ce projet qui engage les élèves assure le lien collège
école, du CP à la Troisième. Ensuite, l’introduction de cette
approche pour des élèves en difficultés de socialisation et
d’apprentissages, en début de décrochage scolaire, voire de
rupture, constitue un axe de prévention du risque délinquance.
Le dispositif au collège, piloté par l’académie et accompagné
par les chefs d’établissement repose sur la mise en réseau
interne et externe.
21.
Le projet est-il durable ?
Le
projet mis en place en 2004 se poursuit en 2009. Les ateliers et
les permanences médiation sont reconduits au collège et à
l’école élémentaire l’année prochaine.
Il
aura des prolongements en 2009-2010 : des équipes dans des
collèges parisiens qui ont introduit le DSA (dispositif de
socialisation ont demandé d’avoir des formations dans le domaine
de la médiation. La médiation par les pairs sera intégrée dans
un module de formation des délégués d’élèves du collège, à la
demande de la Principale. Une intervention auprès des
enseignants de classes élémentaires est inscrite dans le projet
de l’année suivante. L’académie de Paris décide de pérenniser ce
projet dans les années à venir.
22.
Le projet est-il transposable ailleurs ? A
quelles conditions ?
A
quelle(s) condition(s) ? Le projet est transposable ailleurs à
condition : que les services de la médiatrice, professeur à
temps plein, soient aménagés afin qu’elle puisse développer le
projet. Que les équipes scolaires soient formées à la médiation,
Que les chefs d’établissements soient convaincus que la
médiation est une réponse pour diminuer la violence et la
délinquance. L’éducation à la non-violence et à la médiation
pourrait s’inscrire dans les programmes et les formations IUFM
et DAFOR (Délégation à la Formation continuée), et contribuerait
alors à l’État de Droit.
23.
Cette action a-t-elle été inspirée
par une autre action, ou a-t-elle déjà été partagée par d’autres
(au niveau français ou européen) ?
La
médiation par les pairs est inspirée par des pratiques nées et
développées en Amérique du nord, particulièrement aux Etats-Unis
et au Canada où elle est enseignée comme un matière à part
entière. Elle a été rapportée dans les années 90 en France par
deux enseignantes, Babeth Diaz et Brigitte Liatard, auteures de
Contre violence et mal-être : la médiation
par les élèves, cofondatrices de Génération
Médiateurs. Cette action est aussi étendue en Europe du
nord (Royaume Uni, Belgique, Pays Bas, Pays scandinaves,
Suisse).
Aux Pays Bas existe aussi une autre forme de médiation : la
Sociocratie, modèle de gouvernance créé par M. Endenburg, qui
peut s'appliquer à toutes les formes d'organisations y compris
au système scolaire. Il intègre les besoins des individus et
ceux de la classe ou de l’établissement, et vise à favoriser la
coopération entre élèves et professeur, donc à répondre aux
situations de tensions.
24.
Quelle est la plus-value du projet au
niveau européen ?
Les approches de la violence dans les pays du
Nord de l’Europe visent à intervenir au niveau des structures et
de l’organisation de la vie dans l’école et en dehors de
l’école, le quartier par exemple.
La médiation par les pairs repose sur une
démarche séquentielle : d’abord les adultes en formation doivent
s’approprier les techniques pour pouvoir former les élèves.
Ces deux approches sont complémentaires : l’une agit sur le
développement des organisations, l’autre sur le développement
des individus. Ce qu’il y a de commun dans ces deux approches,
c’est l’idée d’un projet éducatif reconnaissant que la violence
et la délinquance est l’affaire de tous, que leur maîtrise passe
par une meilleure qualité de dialogue et une meilleure
intégration sociale.
« Le plus beau métier du monde est de réunir les
hommes », ainsi parlait Jean Monnet, le fondateur de l’Europe.
25.
En quoi cette action contribue t-elle
à la promotion des droits de l’homme et des libertés
fondamentales ?
La médiation par les pairs contribue à l’égalité
des chances pour tous, entre jeunes de niveaux scolaires
différents, entre filles et garçons. Elle permet à chacun de
trouver une place, de restaurer son identité et de valoriser ses
qualités, donc d’assurer le respect et la relation de confiance.
Elle participe à la promotion de la liberté et de la
responsabilité de chacun au service de la communauté. En
permettant l’expression de ses sentiments et de ses besoins
légitimes, elle participe à la « sûreté », la première des
libertés et à la justice réparatrice. Ces droits et libertés
constituent les fondements de notre république démocratique.
ANNEXE 1 : ETUDES DE CAS DE CONFLITS
Au collège:
·
un cas de harcèlement moral pendant
plusieurs semaines d’un adolescent sur une jeune fille fragile
qui a conduit celle-ci à prendre des médicaments (tentative de
suicide). Une fois la sanction posée par le chef d’établissement
et à la demande de celui-ci, la médiation a permis au jeune
homme de mesurer sa part de responsabilité dans ce geste grave.
Il a pu, en reconnaissant la souffrance de l’autre, en faisant
des excuses sincères, reçues par la jeune fille, établir un
accord qui l’engageait à avoir un comportement respectueux ; ce
qu’il a tenu. La jeune fille qui a réalisé grâce à la médiation
qu’un travail thérapeutique devait être entrepris, a pu
progressivement soulager son mal être et rétablir des liens avec
son camarade de classe, en souffrance lui aussi.
·
Un conflit entre deux adolescents de 3ème
amis en début d’année scolaire et dont l’un a mis « un coup de
boule » à l’autre, ce qui a entraîné un traumatisme physique et
psychologique. Après sanction de l’agresseur, la médiation a
permis aux deux jeunes de se reparler et de s’expliquer pour la
première fois depuis l’incident violent. Chacun a pu comprendre
ce qui s’est passé pour l’autre et une relation saine a pu être
rétablie.
A l’école élémentaire :
·
5 petites filles de CP qui ont fait boire à une
plus jeune, nouvelle élève, les yeux bandés, une « potion » avec
de la colle, des mines de crayon écrasées, de la craie mélangées
à de l’eau. Après la sanction posée par la directrice, la
mobilisation des parents qui ont appris l’affaire, la médiation
a permis de verbaliser la gravité de l’acte et de faire prendre
conscience à la « victime » qu’il faut apprendre à dire « non »
quand elle n’est pas d’accord.
·
10 garçons de CP qui ont fait pression sur une
petite fille pour qu’elle leur donne les « mikado » (biscuits de
son goûter). La médiation a permis aux garçons de se rendre
compte de la violence que la petite fille qui n’a pas su dire
non face au groupe a ressentie. Chacun est reparti soulagé
d’avoir pu donner sa version.
ANNEXE 2 : LES ELEMENTS DECLENCHEURS DES DSA
·
Le constat avéré du nombre de « perdus de vue »
et de l’augmentation de l’absentéisme et des exclusions par le
conseil de discipline au collège
·
des demandes d’aide de chefs d’établissement
recherchant un engagement plus marqué de leurs équipes
·
la « pression » des autres institutions
parisiennes (ASE, PJJ…) à l’égard de la déscolarisation et
l’engagement au titre du nouveau schéma départemental conjoint
de protection de l’enfance
·
l’observation sur le terrain par les conseillers
DAFOR de l’attente des enseignants quant à la prise en charge
des « décrocheurs »
·
devant la difficulté à trouver des implantations
pour les dispositifs relais, il était nécessaire d’offrir une
réponse alternative, à la fois pour répondre aux besoins de
certains collèges mais aussi pour éviter le recours systématique
à la relégation et faciliter l’adhésion des familles souvent
hostiles à un traitement hors du collège
·
une académie, bien que sensibilisée, un peu moins
bien préparée que d’autre à l’égard de ce public compte tenu des
postures des enseignants plutôt axées sur la discipline et la
pédagogie « frontale »
·
la volonté d’un pilotage académique sous la
responsabilité de l’IA-DSDEN chargé du second degré en lien
avec le corps d’inspection.
ANNEXE 3 : LES INDICATEURS DE REUSSITE
§
Vie scolaire : absences, exclusions de cours,
nombre des conseils de discipline, nombre et nature des
incidents et des sanctions ont diminué.
Au collège Anne Frank, des changements ont été
constatés par la CPE chez chaque adolescent. En revanche, ils
ont été plus ou moins flagrants et plus ou moins durables.
Lorsque l’élève cumule de lourdes et anciennes difficultés
(insolences, absentéisme, échec scolaire), la trop courte
période du DSA ne peut tout résoudre.
Cependant, le dispositif participe du cheminement de l’élève
vers une prise de conscience de ses difficultés et aussi de ses
capacités.
Dans notre service (bureau CPE), nous notons une
moindre fréquentation de ces élèves pendant la session du DSA :
aucun incident type violence verbale ou physique n’a été relevé.
Il s’agit donc pour eux d’une réelle période d’apaisement.
Nous constatons que pour certains élèves, comme
K., qui a repris confiance en lui parce qu’un regard
bienveillant a été porté sur lui, ou encore pour M. dont les
exclusions de cours ont quasiment disparu, le bilan est très
positif sur le plan vie scolaire.
ANNEXE 4 LES INDICATEURS EXTERNES
Médiatisation de l’action
Le Nouvel Observateur - 27 novembre 2008 ... Ida
Naprous a longtemps cherché un moyen de dépoussiérer la
doxa républicaine. Un atelier de «médiation par les
pairs». ...
parisobs.nouvelobs.com/hebdo/parution/p406_2299/dossier/a389415-colleges__ballons_dessai.html
-
Pages similaires
Revue Animation & Education Mars-Avril 2008 n°203 : Oser
l’expérimentation, l’atelier Théâtre et Médiation ouvert à
l’école St Bernard est présenté dans le cadre du projet plus
global comprenant une permanence médiation, un atelier juridique
et un atelier philo. Un deuxième article est consacré à
l’articulation de l’atelier médiation avec l’expérimentation
effectuée au collège Anne Frank dans le cadre périscolaire et le
cadre scolaire, dans le Dispositif de Socialisation et
d’Apprentissages (DSA).
Revue Le Pèlerin 13 mars 2008 dans le dossier intitulé Si
jeunes… et déjà citoyens, l’atelier médiation du collège Anne
Frank est évoqué comme une des formes de l’engagement et de
l’exercice du sens civique.
ANNEXE 5 : PAROLES DE JEUNES
Zoé :
j’ai bien aimé les jeux. Ca m’a apporté de me
contrôler. La présence de la médiation fait que personne se
frappe, personne s’énerve et qu’on se dit les choses.
L’engagement, c’est important. Sans engagement, on peut pas
faire grand-chose. Il y a moins de conflit que l’année dernière.
Cordelia :
Ce qui me donne le goût de l’école, c’est
l’atelier médiation.
Soidrou :
Avec la médiation, c’est qu’on apprend à être
ensemble.
J’ai fait une médiation en début d’année car
j’avais eu un conflit à la cantine. J’en ai pas fait une
deuxième. Ca montre que la médiation a servi à quelque chose.
Julia qui avait été victime dans ce conflit :
les garçons ont arrêté de prendre ma nourriture.
Dans les matchs de foot, la médiation a servi. En faisant
l’arbitre, je fais de la médiation quand les garçons commencent
à s’insulter. Ca permet de régler les conflits.
Jeremy :
depuis que je suis en médiation, je me bats plus.
C’est mieux de régler les affaires sans bagarre et discuter.
Janar, ancien élève de St Bernard, élève de 5è
formé la médiation au collège Anne Frank :
J’ai fait des médiations à St Bernard pour retrouver mon école
d’avant…Vivre l’engagement est un nouveau point de vue sur la
vie. Quand on est médiateur, on peut pas laisser les autres
régler leurs problèmes tout seuls. Quand on est impartial, ça
nous aide.
Elliot, élève de DSA
Bilan catastrophique
avant le DSA :
comportement surtout (je réponds en cours, je me fais exclure,
j’oublie mon matériel), mais aussi le travail (je fais pas mes
devoirs…). J’ai pas vraiment de raison, j’étais conscient mais
j’ai pas fait attention, j’ai pas réfléchi. Je regrette plus ou
moins car maintenant j’assume.
Après le DSA :J’essaierai
de faire mieux, car je veux pas donner une mauvaise image du DSA
(avant, je pensais que c’était un truc pour handicapés). Mais
j’ai aimé le travail en groupe, les jeux, ne pas être jugé, se
faire confiance, les règles du jeu sur l’école ». J’utilise des
fois le mandala (mon lieu de calme). La médiation m’a aidé
aussi. En fait, j’ai appris sans m’en rendre compte.
LA
MEDIATION : UNE PRATIQUE QUOTIDIENNE :
A ce
jour, 5 élèves-médiateurs ont été désignés et formés. Un exemple de médiation.
Par binôme, les médiateurs reçoivent les plaignants puis les "mis en cause". Ils
proposent ensuite des contrats verbaux –pour l’instant- de médiation.
Les élèves reconnus et encouragés dans leur rôle par l’ adulte de
l'établissement, s'investissent volontiers dans l'exercice de cette
responsabilité.
Au collège, quinze élèves en moyenne, de la 6ème à la 3ème,
apprennent à se connaître à travers des questionnaires et des jeux de rôle et
mises en situation, puis ils remplissent un questionnaire afin de prendre
conscience de leur rapport aux conflits et la violence, leur façon de réagir.
Ensuite, ils sont sensibilisés à la médiation au cours de plusieurs séances qui
ont abouti à deux véritables médiations de conflit début juin 2005.
OBJET
:
Dans
le cadre du Comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté et du projet
d’établissement du collège Anne Frank, s'est mise en place une expérience
originale de médiation scolaire.
L'ORIGINE DU
PROJET
Mme NAPROUS, Professeur d’Education civique, achevant un
Diplôme Universitaire de Médiation auprès de l’IFOMENE et ayant reçu le soutien
de M. Le Directeur de la DAFPEN, M. le Principal, de la C.P.E, des parents
d’élèves et la participation active des élèves de la 6è à la 3è, a décidé
d’apporter à l’établissement l’esprit et les méthodes de la Médiation.
LES
OBJECTIFS DU PROJET :
Enrayer la violence verbale et parfois physique entre élèves par la méthode de
la médiation sociale.
Permettre une véritable éducation à la citoyenneté.
Favoriser une communication où les mots retrouvent leur place.
LA
FORMATION :
La
sensibilisation et la formation des élèves sont assurées par Mme NAPROUS, formée
par l’IFOMENE (Institut de Formation à la
Médiation et la Négociation)
et le
CMFM (Centre de Formation à la Médiation) et encouragée par Babeth Diaz et
Brigitte Liatard, fondatrices de Génération Médiateurs (Médiation par les
pairs) : une quinzaine d’élèves ont été sensibilisés à raison d’une heure par
semaine. 4 élèves ont même effectué deux véritables médiations entre des élèves
en conflit.
LES
FINALITES :
La
médiation est un moyen pour apprendre aux élèves à ne plus réagir dans une
situation de conflit par la violence mais par le dialogue et la négociation.
L'idée
n'est pas de faire disparaître les conflits qui peuvent être nécessaires dans un
processus éducatif mais d'apprendre à gérer ces conflits pour qu'ils deviennent
constructifs.
En verbalisant leurs problèmes, les élèves acquièrent des notions de
communication qui permettent la prise de conscience des difficultés rencontrées
dans une relation qui dérape vers la violence.
La médiation permet de développer le concept de citoyenneté car les élèves
intègrent des règles qu'ils auront eux-mêmes élaborées et qui garantissent leur
liberté voire leur vraie sécurité. Ils deviennent plus responsables et
acquièrent un état d'esprit qui devrait se généraliser dans leur vie quotidienne
au collège et sur les quartiers.
LA
MEDIATION EN MILIEU SCOLAIRE :
La
médiation est une façon de réguler des conflits par l'utilisation de techniques
de communication et de négociation. Au niveau scolaire, cette méthode est
expérimentée depuis 1993 dans un collège de Vénissieux (69), dans un collège et
une école primaire de St Etienne du Rouvray (76).
Depuis quelques années nous avons constaté dans tous les collèges une
recrudescence d'une certaine forme de violence et une détérioration des
relations. Peut-être faut-il voir là des symptômes liés au fonctionnement de
notre société ? Le collège Anne Frank a fait le choix d'agir tant au plan de la
sanction éducative que de la prévention.
La médiation scolaire est un outil qui vient, en complément d'autres actions,
comme le Tutorat ou le DSA (Dispositif de socialisation et d’Apprentissages),
fabriquer davantage de citoyenneté et de liens. Comment apprendre à nos élèves à
devenir les citoyens responsables de leur devenir ?
La médiation scolaire représente une alternative au "modèle disciplinaire". Elle
repose à terme sur la délégation par les responsables de l'établissement
scolaire, aux élèves médiateurs, d'un certain pouvoir de gérer les conflits.
Deux types de médiation peuvent être mis en place :
. La médiation mixte, où sont médiateurs, des adultes et des élèves.
Elle est pratiquée - soit en modèle restreint : ne prenant en charge que des
conflits opposant des élèves. - soit en modèle élargi : qui peut prendre en
charge des conflits opposant des élèves et des adultes. Ce mode de médiation n’a
pas encore été pratiqué en, 2004-2005 au collège Anne Frank mais pourrait
s’avérer utile dans l’avenir.
. La médiation par les "pairs" où sont médiateurs uniquement des élèves qui ne
prennent en charge que des conflits entre élèves. C'est ce dernier qui est visé
au collège Anne Frank qui en est à ses tout débuts.
LA
MEDIATION : UN OUTIL ADAPTE A NOTRE SITUATION :
Dans
le cadre du Comité d’Education à la Santé et la Citoyenneté,.le collège Anne
Frank développe la concertation malgré une seule réunion
Les
faits recensés pouvant susciter des interventions en Médiation concernent
essentiellement des incidents sans gravité (insultes entre élèves, coups sans
blessure). Cela ne veut donc pas forcément dire qu'il y a plus de violence dans
cet établissement. Les élèves viennent cependant facilement faire part de leurs
problèmes. Ils demandent souvent aux adultes en qui ils ont confiance
d'intervenir pour gérer des conflits qui sont en train de dégénérer et qui les
dépassent.
Il est important de prendre en considération ce phénomène car nous savons par
expérience qu'un problème qui n'est pas traité resurgit ultérieurement d'une
manière amplifiée.
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
La
médiation scolaire vient avec d'autres projets s'inscrire dans le cadre de la
politique de l'établissement. Dans un souci de cohérence et de respect mutuel,
elle vise à donner aux élèves des outils leur permettant de découvrir et
d'affirmer leur personnalité. On peut faire le pari qu'on leur donne ainsi,
l'envie de réussir mieux leur scolarité et de se préparer à devenir des adultes
plus conscients et plus responsables.
L’atelier rouvrira ses portes à la rentrée 2005. Un projet a été déposé afin de
développer la sensibilisation et la formation des élèves, sur la base de jeux
coopératifs et mises en situation, au cours desquelles, les élèves déjà formés
s’attacheront à former les plus jeunes dans la démarche.
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