Collège DE STAEL Hypermédias au collège

38, rue Trousseau, 75011 PARIS

 

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Capucine BOURLET et Hélène COUKIDIS
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L’utilisation des hypermédias au sein de l’atelier de Staël :

 

Les Hypermédias : L’utilisation des nouvelles technologies entraîne une véritable mutation  structurelle

- « L’interface»,  entre l’humain et la machine informatique, entraînent de nouvelles formes de cognitions, un bouleversement de l’apprentissage et de l’utilisation des connaissances, mais aussi des comportements relationnels

On peut se demander comment cet outil peut  être un révélateur pédagogique

Où : L’utilisation des médias pour construire un espace d’attention conjointe entre l’adulte et l’enfant…

 

Les nouvelles représentations, _ iconographies et systèmes de classification, les mises en relations sémantiques des données, les nouvelles interfaces, et nouvelles cartographies ; Les architectures réseau et espaces collectifs _, orientent différemment nos représentations mentales et conditionnent notre discours et nos échanges relationnels.

-Par exemple, Les nouveaux systèmes de classification et diffusion du savoir entraînent notamment une véritable mutation du  rapport entre l’individu et les connaissances.

 

En effet, le savoir  étant  désormais à tout moment disponible sur Internet, il n’est plus besoin d’accumuler les connaissances, mais de savoir les extraire, les structurer et les utiliser.Les enfants sont donc très tôt sollicités à organiser, morceler, ordonner les connaissances acquises.Les enseignants et chercheurs ne peuvent ignorer  cela dans leurs recherches d’outils pédagogiques.

Comment et en quoi l’utilisation des nouvelles technologies transforment-elles nos représentations mentales ?

 

L’interface :

Dans tous les cas comment aller vers une  interface conscience ?

C’est-à-dire une interface ou le rapport entre le spectateur et la proposition créée puisse s’établir par un réel échange actif, réfléchit et réfléchissant, interface où la part de l’un transforme l’autre dans une réelle réciprocité.

En Informatique ou dans un assemblage, une interface désigne ce que chaque élément a besoin de connaître de l'autre.

Pour  les géographes, elle est un  plan ou une ligne de contact entre deux systèmes ou deux aires géographiques.« Une forme parmi d’autres de discontinuité spatiale » ; différentes formes de relations et d’échanges naissent de cette discontinuité.

 « Les discontinuités séparent et unissent’ ’  ‘  »(J.C. Gay) –

En physique, l’interface entre deux corps étrangers est l’endroit où ils ne se dissolvent pas ensemble. L’huile et l’eau ont une interface, Le sel et l’eau n’en ont pas. C’est un espace neutre dans lequel chaque entité agit sur l’autre sans se confondre.

 Réfléchir cet espace qui permet « d’autres concepts de rencontres ».

 

Nous savons que :

Se développent donc des modèles de représentations de plus en plus complexes et les structures hypertextes et cartographiques dépassent de plus en plus les capacités de représentation humaine. Surtout après l’apparition de la troisième dimension.Les capacités de représentations évoluent  donc et je pense vont progresser très rapidement dans leur évolution. On peut remarquer déjà que les enfants d’aujourd’hui ont une capacité de synthèse et d’abstraction supérieure de par les outil qu’ils utilisent…

Car ce genre d’interface se développant et se sophistiquant, va  également se sophistiquer leurs apprentissages du côté utilisateurs Elles vont certainement appeler de nouvelles  attitudes navigationnelles, et développer des potentialités à  une iconicité dynamique cognitive, c’est-à-dire une plus grande mémoire visuelle des signes, ainsi que le développement des facultés d’abstraction, de déplacement dans l’espace et mémoire du parcours, mémoire des liens et des structures, syntaxes  et grammaires de motifs, bref,apprentissage d’un nouveau langage.

 

Il y a  un apprentissage à parcourir les connaissances de manière déambulatoire et synthétique. Apprendre à se déplacer et se situer dans un espace en plusieurs points de vue.

Synthétiser, faire des raccourcis, ce qui influe, je pense sur  notre manière même de nous déplacer dans « la réalité’ . Un  soucis d’efficacité dans le temps Une utilisation des raccourcis appliquée à la vie réelle...

Nous avons un nouveau rapport à l’espace et au temps

 

Une pensée en flux :

Aujourd’hui tout est flux, tout est pensé en flux, on imagine des objets se superposant en couche et rentrant en interactions. Plus de standards mais une complexité humaine. Plus de concept linéaire. Tout est mouvant dans  le temps, tout est processus et évolution ;

Peut-on penser l’humain de cette manière ?

De quelle manière l’expérience dans cet espace différent peut-il permettre à l’enfant de construire son altérité, c’est-à-dire, par  projection, d’aménager  et de gérer son espace intérieur et donc permettre la distance donc le rapport à l’autre .

Comment à l’aide de ces outils, qui nous éloignent du tactile donc du corps et du sensible,qui posent le rapport à l’écran comme une distance supplémentaire et demande un apprentissage et une procédure plus structuré qu’un outil habituel, peut-on aider un enfant à se constituer comme être autonome et à construire son imaginaire?

Nous sommes en face d’un nouvel espace à utiliser

,Un nouvel espace de création :

« Vivre un événement en image, ce n’est pas se dégager de cet événement, s’en désintéresser, comme le voudrait la version esthétique de l’image et l’idéal serein de l’art classique, mais ce n’est pas non plus s’y engager par une décision libre... L’image loin de nous laisser hors de cause et de nous faire vivre sur le mode de la fantaisie gratuite ,semble nous livrer profondément à nous même » »elle est limite auprès de l’indéfini »(les deux versions de l’imaginaire ;M.Blanchot l’espace littéraire-coll.idées.nrf,galimard)

 

 

 

L’atelier 2006 :

 

Bien que nous nous améliorions d’années en année notre expérience dans l’apprentissage et l’utilisation de logiciel interactif, chaque année présente ses particularités et nous met face à de  nouveaux questionnements :

Cette année, les enfants nous ont paru plus hermétiques, non à l’apprentissage technique du logiciel flash, qui finalement ne paraît pas la phase la plus difficile,( étant entendu que le but est non d’arriver à une maîtrise totale du logiciel mais à une première approche ,et  de surtout transmettre une envie ,un désir d’utiliser cet outil) mais à l’utilisation judicieuse de cette technique.

 

En effet ,ces enfants  nous ont paru  peu habitués à l’interactivité et sont restés plus attachés à une linéarité dans le scénario…d’où il nous faut les sortir pas à pas …

La difficulté étant, vu le petit nombre d’heure de pouvoir allier apprentissage du logiciel, recherche et compréhension des nouveaux médias, et accompagnement dans une création qui puisse satisfaire à la fois l’enfant et nous permettre d’organiser un événement - rencontre avec un public …

 

Cette année encore nous avons essayé de développer méthode et imagination pour arriver à ces résultats, avec une exigence toujours accrue.

Nous pensons que cette année encore nous essaierons d’organiser un événement  intéressant dans l’enceinte du collège ou à l’extérieur. 

 

 Hélène Coukidis