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ECRITS SUR UNE
PRATIQUE PROFESSIONNELLE:
DEMARCHE D'INNOVATION PEDAGOGIQUE EN CLASSE DE CINQUIEME PAR
LA DECLINAISON DE THEMATIQUES DU DEVELOPPEMENT DURABLE LORS
DE LA MISE EN OEUVRE D'UN AGENDA 21 D'ETABLISSEMENT SCOLAIRE
Les
quelques pages à venir n'ont d'autre ambition et objectif
que faire partager impressions, analyses, satisfactions et
doutes d'une équipe pédagogique engagée dans un processus
assez particulier, celui de l'innovation. Celle fut modeste
car n'inventa rien de réellement nouveau, mais ambitieuse
aussi car associant diverses approches et méthodes connues
dans une tentative d'enseigner, et de travailler, autrement,
quelques heures par semaine. Le prétexte mais aussi le coeur
du processus entamé cette année fut la mise en oeuvre d'un
« Agenda 21 » dans l'établissement scolaire, dont les
exigences de réalisme, d'actions concrètes, de prise en
compte de l'environnement local et de solidarité active vis
à vis de cet environnement (y compris pour sa composante
humaine) furent déclinées à travers différentes priorités
pédagogiques. Ce sont les modalités, et une part de leur
évaluation, de cette tentative d'associer grands principes
du développement durable et petites actions avec les élèves,
futurs citoyens, qui suivent.
Me
Bacon, Me Elgamani, Me Gafsi, Me Gelly, Me Tall, M Brillard,
M Chamboredon,
M
Hamidi, M Vincent |
I.
SYNTHESE : CLASSE DE CINQUIEME « AGENDA 21 » AU COLLEGE H.
BERGSON.
II. RETOURS D'EXPERIENCES.
A. Un exemple de pratique interdisciplinaire et d'activités
en groupes de projet : évaluation de la chorégraphie « un
geste pour notre planète » de la 5ème 2.
B. Un exemple d'activités en groupes de projet : Compte
rendu de séquences de langues avec la classe Agenda 21.
C. Un exemple d'activités en autonomie et groupes de projet
: compte-rendu de deux séquences « agenda 21 » en sciences
physiques.
D. Quelques impressions éparses en séances de SVT :
III. ORGANISATION DE L'ACTION.
I. Structure.
II. Aménagements horaires.
III. Modalités pour l'action des professeurs.
IV. Modalités pour l'action des élèves.
V. Communication.
IV. BILAN.
Apports, points critiques, questionnements.
I. Les apports de l'engagement.
II. Des intérêts à travailler, et regarder les élèves,
autrement.
III. De l'intérêt des compétences.
IV. Les limites (prévisibles ?) de l'engagement...
V. La difficile détermination de la part du profil de la
classe dans la réussite du projet.
V. PERSPECTIVES.
I. Structure et aménagement horaire.
II. Modalités pour l'action.
III. Communication.
ANNEXES.
A. Production : « Un robot de déchets ».
B. production : La chorégraphie.
D. support de séance pour élève : document introductif pour
la préparation du diagnostic « déchets »
E. outil d'évaluation : Fiche annuelle.
F. outil d'évaluation : Fiche de séance.
G. outil de communication : « Le petit 21 » N° 4.
H. outil de communication : affiche sur la démarche « Agenda
21 d'établissement scolaire ». |

Aperçu du dispositif
OBJECTIFS :
–
Participer à l'un des volets de l'agenda 21 d'établissement
scolaire : Sensibiliser et agir pour une meilleure gestion des
déchets.
–
Privilégier une éducation et des apprentissages axés sur des
concepts du développement durable : moindre impact écologique de
l'établissement / comportements individuels responsables /
relations et liens de solidarité scolaire vers les autres
classes et dans la classe.
MODALITES :
–
Implication transversale de l'équipe : Lettres, HG, SVT, EPS,
LV1, Mathématiques, Physique-chimie, et arts plastiques.
– Plages
hebdomadaires (2 à 3h) conçues par l'équipe autour du thème des
déchets et menées en inter ou pluridisciplinarité.
–
Sorties, voyage.
–
Définition, après évaluation initiale, et mise en oeuvre de
groupes de tutorat entre pairs (3 élèves) pour privilégier les
échanges d'apprentissage entre élèves de niveaux de compétence
différents.
ELEMENTS NECESSAIRES A L'ACTION :
–
Inscription et sélection du projet dans le cadre d'un projet
expérimental académique.
–
Mutualisation d'une partie des horaires disciplinaires pour
dégager 2 à 3 h hebdomadaires pour le projet.
– Phase
d'évaluation diagnostic par 6 enseignants sur les savoirs,
savoir-faire et savoir-être des élèves.
–
Concertations formelles et informelles, coordination de projet
pour 1h/semaine.
ACTIONS EFFECTUEES :
–
Participation au jury du festival du film scientifique «
Pariscience ».
– Visite
de l'atelier « la plage, polluée ou pas ? » organisé par des
chercheurs lors de la fête de la science au Muséum national
d'histoire naturelle, en plus de la visite de la grande galerie
de l'évolution suivant une problématique « actions de l'Homme et
production de déchets ».
–
Séquences interdisciplinaires :
¤ «
Déchets dans le monde » [HG, SVT, lettres] (recherche internet,
dossier, présentation orale)
¤ «
Volumes et déchets » [Math, SVT] (calcul de gains volumiques par
des compressions manuelles de déchets banaux)
¤ «
Sport, respiration et qualité de l'air » [PC, EPS, SVT]
(estimation de VO2max, variations, relations possibles avec la
pollution aérienne)
¤ « Les
déchets de l'établissement » [Math, SVT, physique-chimie]
(Estimations et évaluations sur la production quantitative et
qualitative des déchets par les classes, les adultes dans
l'établissement).
–
Créations en arts plastiques à partir de déchets.
–
Ecritures de textes imaginaires de présentation de ces créations
sur le thème des déchets [lettres].
– Visite
à la cité des sciences de l'exposition « changer d'ère ».
–
Participation des élèves à la préparation du voyage et des
activités de pleine nature : Préparation à la course
d'orientation, conception de menus alimentaires équilibrés [HG,
EPS].
–
Diffusion vers les autres classes de l'établissement du film « I
love Paris » (Club cinéma animé par S.Ceyrolles, commande de la
mairie du XIXème arrondissement, sur la thèmatique de la
propreté du quartier).
– Bilans
d'étape sur le fonctionnement des groupes et l'apprentissage
individuel autour des résultats d'évaluation formative.
–
Production de pages WEB pour diffuser une partie des activités.
–
Conception et réalisation d'une chorégraphie
autour des thèmes de la pollution et des déchets
[EPS,
lettres].
Niveau initial des élèves
Pour la
plupart débutants, 3 garçons et 2 filles ont une pratique hip
hop en dehors de l’école et une élève pratique la danse moderne.
Aucun élève n'avait vécu un cycle danse en 6ème.
Lors de
la première séance, ils ont montré une bonne capacité à répéter
les mouvements qui étaient montrés, une bonne motricité, en
revanche, il leur était difficile de se montrer devant les
autres et d’inventer des phrases chorégraphiques seuls.
Objectifs du cycle
- Créer à
plusieurs une chorégraphie à partir d’un thème (les déchets et
la pollution).
-
Interpréter, traduire une émotion.
Les moyens pour y parvenir
Nous
disposions de 6 semaines pour parvenir à terminer cette
chorégraphie afin de la présenter à la fête de l’agenda 21 du
collège, les deux heures d’EPS ainsi que le jeudi après midi
dédié au projet de la classe ont été utilisés soit environ 14
heures.
Les
élèves ont été filmés sur chacune de leur séquence quand ils
jugeaient qu’elle était terminée, ces différents films ont été
ensuite montés par le professeur de SVT et le professeur d’EPS.
Déroulement des séances
Avec
l’aide du professeur de Français, un scénario a été élaboré par
les élèves qui ont distingués 3 temps pour leur chorégraphie :
I.Avant
la pollution : facilité de se déplacer.
II.L’arrivée de la pollution et ses conséquences.
III.La
lutte contre la pollution.
Nous
avons ensuite vu de quel ordre pouvait être la pollution grâce
aux différents travaux réalisés au cours de l’année sur ce
thème, puis comment cela pouvait être retranscrit en mouvement.
A partir
de ce travail, 3 groupes ont été faits, chacun étant chargé
d’une partie de la chorégraphie qu’ils ont créée seuls, avec
l'aide du professeur d’EPS.
Bilan
Deux
groupes se sont montrés très créatifs et autonomes. Deux élèves
ont même aidé le troisième groupe qui avait plus de mal à
trouver des idées pour créer leur chorégraphie. Dans l’ensemble,
tous les groupes ont su gérer la création, la répétition des
phrases trouvées et le passage devant la caméra. Ils étaient
très désireux de créer des chorégraphies libres sans thème, nous
nous en sommes servis pour réaliser le générique final du film.
Le
travail à partir d’un thème est souvent difficile pour des
élèves, en particulier pour des élèves de 6ème, 5ème
qui ont du mal à fixer ce qu’ils sont capables d’imaginer, sur
ces niveaux de classe je travaille habituellement sur la
transformation d’une phrase chorégraphique donnée.
Le
résultat obtenu par ces élèves de 5ème est au niveau
de ce qu’on peut obtenir par une bonne classe de 3ème
avec des élèves qui ont déjà vécu des cycles de danse, qui ont
donc à leur disposition un matériel important et une plus grande
disposition à structurer leurs idées.
Objectifs :
Linguistiques :
Production en plusieurs langues de consignes sur l’économie
d’énergie. Travail en collaboration des professeurs de langues.
Culturels :
Explorer la sensibilisation à l’économie d’énergie dans
plusieurs pays (USA, GB, Espagne, Italie, France).
Fonctionnels :
Travail en petits groupes, recherche d’informations, mise en
commun des résultats de chaque groupe, une meilleure utilisation
des moteurs de recherche internet.
Production d’affiches en plusieurs langues sur 10 gestes pour
sauver la planète qui seront affichées dans l’établissement.
Déroulement de la séquence :
Durée : 3
séances d’une heure en groupe Agenda 21 et 1 heure avec le
professeur d’espagnol pour les élèves hispanisants.
Séance
1 : Travail sur la source : affiche trouvée sur le site Internet
du film « Une vérité qui dérange ».
Réflexion
collective sur ce que l’on peut réutiliser et ce que l’on
considère non adapté ;très
bonne réactivité des élèves beaucoup de discussion et
d’argumentation sur le sujet.
Rédaction
des 10 gestes avec remaniement adapté au besoin et à la culture
de l’établissement.
Les
élèves ont très vite compris ce qu’il y avait à faire, et ont
proposé eux-mêmes de se mettre en groupe pour un travail plus
précis et plus rapide.
Répartition des tâches entre les groupes ;
les
groupes se forment très vite après concertation, tout le monde
se met au travail soit sur les ordinateurs ou autour d’une
feuille pour commencer à rédiger.
1 ou 2
élèves restent à la traîne surtout par oisiveté.
Séance
2 : Travail de traduction, production en français et en anglais
des consignes.
Rédaction : Chaque groupe travaille sur 5 consignes ce qui
mobilise 4 groupes.
Une bonne
entente règne dans chaque groupe, beaucoup d’entraide et d’auto
correction. Quelques bavardages qui restent conviviaux.
Travail
sur l’esthétique des affiches : Les autres groupes sont chargés
de rechercher sur Internet des images pour l’un et d’imaginer
des illustrations pour l’autre qui accompagneront les textes des
affiches.
Ici aussi
beaucoup d’idées fusent de toutes parts, les élèves et moi-même
en sélectionnent pour garder les plus appropriées ; je leur
laisse beaucoup de liberté et je constate leur sérieux quoique
je trouve le déroulement de la séance lent en général et même
fastidieux pour certains.
Les
résultats sont enregistrés et stockés pour la dernière séance.
Séance
3 : Finalisation des affiches.
Les élèves impriment leurs textes, ajoutent les
illustrations et images. Je récupère les textes d’autres
langues, italien, espagnol que les élèves décorent aussi. Une
séance improvisée avec des élèves qui étaient en permanence et
qui m’ont rejoint au CDI pour les dernières retouches.
(Jeudi
après-midi, Mars et Avril 2007)
1ère partie : La pollution de l'air (2 séances).
5 thèmes
/ 5 groupes.
Chaque
groupe a disposé des mêmes documents pour aborder ce thème, et a
du prélever les informations nécessaires afin de répondre au
mieux à 5 questions posées sur ce thème.
Ensuite
leurs réponses devaient être présentées sur une affiche avec la
possibilité de découper et coller des photos qui se trouvaient
sur les documents fournis.
Les
thèmes :
-
Qu'est-ce que l'effet de serre ?
- Quelles
sont les causes de l'effet de serre ?
- Quelles
sont les conséquences de l'effet de serre ?
-
Qu'appelle-t-on une pluie acide ?
- Comment
est mesurée la qualité de l'air ?
Les
affiches produites ont été exposées en salle de cours puis
présentées lors de la journée du 2 Juin.
Séance
positive pour la qualité et l'accomplissement des productions
dans un temps total assez bref, mais qui a demandé pour un
groupe d'élèves un fort recadrage avant la mise en activité
suite à un incident en intercours dans le couloir.
2ème partie : Le recyclage des déchets (2 séances).
Les mêmes
5 groupes avaient cette fois la même activité : A partir de 5
fausses poubelles préparées pour la séance (1 par groupe), il
fallait :
–
Distinguer les grandes familles de matériaux et
faire la différence entre « objet » et « matériau »;
–
Trier le contenu de la poubelle ;
–
Identifier les différents matériaux composants
les objets trouvés ;
–
Tester les matériaux métalliques ;
–
Tester les matériaux organiques, puis les
matières plastiques de la poubelle ;
–
Effectuer une combustion du papier (faite par le
professeur) et mettre en évidence les produits de réaction ;
–
Identifier par les codes conventionnels les
emballages en plastique de la poubelle.
L'objectif était donc la sensibilisation à la nécessité du tri
sélectif à la source pour faciliter le recyclage.
Les
réponses et conclusions ont été restituées et évaluées. Le bilan
en terme d'implication, d'idées personnelles et de dynamisme est
très positif.
Septembre
2006, une classe de sixième devenue classe de cinquième fait sa
rentrée, entre joie et agitation... Elle regroupe 26 élèves
sympathiques, bavards, et plutôt inattentifs pour les souvenirs
que j'en garde de l'année précédente. Leurs niveaux sont
hétérogènes, avec une bonne tête de classe suivant la formule
consacrée... Les premières séances de SVT commencent par la mise
au calme de tout ce petit monde, le rappel des règles de
communication dans la classe, à répéter environ tous les quarts
d'heure...
Mai 2007,
séance de géologie sédimentaire, un lundi de 16 à 17h, en
présence d'un visiteur (stagiaire IUFM) ; la séquence consacrée
aux agents de transport se déroule en toute « efficacité
pédagogique » : Elèves actifs et impliqués, même pour observer
l'unique manipulation, par procuration, qui siège sur ma
paillasse, et réagissent sans désordre et à bon rythme, pour
écrire la dernière phrase du bilan lorsque retentit la sonnerie.
Bien moins de tension et de fatigue, pour moi, qu'il y a 8
mois... Entre temps, un projet, l'implication d'une équipe,
l'acceptation des élèves, pour organiser un espace de temps et
d'activités qui aurait donc amené plus de confiance réciproque,
plus d'autonomie, avec l'acceptation d'une activité scolaire
parfois moins guidée et laissant les élèves avec plus
d'excitation et plus de désordre. C'est à travers cet espace que
certains changements ont sans doute pu se réaliser...Et nourrir
le paradoxe apparent d'une meilleure efficacité dans le cadre
traditionnel juxtaposée à une plus grande autonomie scolaire ;
le paradoxe n'est qu'apparent car l'apprentissage d'une certaine
autonomie a peut-être augmenté le plaisir scolaire, donc la
motivation en général pour l'école, mais a peut-être même accru
l'accès à une plus grande responsabilisation d'élève, la
responsabilité étant la condition finale d'une autonomie assumée
et efficiente.
Juin
2007, impressions autour d'éléments pour un bilan... Le 2, la
cité scolaire « fête son agenda 21 » : Toutes les productions,
tous les travaux, présentés par leurs auteurs, sont là, occupant
4 grandes salles ou couloirs, une salle vidéo, incluant des
éléments des diagnostics environnementaux de la première phase
de l'agenda 21 (énergie, CO2, déchets) et des films. Une partie
des élèves est venue ce samedi matin, avec les parents, les plus
fiers étant sans doute les professeurs... La production visible
pour la 5-2 est consistante : Une chorégraphie filmée, une
vingtaine de robots figuratifs construits à partir de déchets
ménagers (bouteilles, pots, cartons,...) accompagnés chacun d'un
texte de présentation leur donnant vie et contexte imaginaire,
un diagnostic quantitatif et qualitatif de la gestion des
déchets par la cité scolaire, une vingtaine d'affiches de
sensibilisation et présentation de grandes problématiques
environnementales, certaines en anglais, allemand ou espagnol,
une maquette de château-fort tout en matériaux jetables
(assiettes carton, rouleaux papier, etc...).
Il
faudrait y ajouter différentes productions et actions ayant eu
lieu pendant l'année : Organisation et gestion des projections
aux classes de collège du film « I love Paris » réalisé en 2006
par l'atelier cinéma du lycée et consacré à la propreté du
quartier, dossiers sur la gestion des déchets dans différents
pays du monde, compte-rendus de visites (« changer d'ère » à la
Villette, usine de tri des déchets du Syctom à Nanterre),
comparaisons des propriétés des matériaux de différents déchets,
tests de biodégradabilité,... L'ensemble ayant reposé sur une
démarche fédératrice et interdisciplinaire par le projet mais
ancrée sur les apprentissages en EPS, HG, SVT, lettres,
mathématiques, langues, arts plastiques, tout en essayant de
donner un cadre clair à l'exercice d'une autonomie accrue des
élèves, notamment à travers le travail en groupe.
Trois
semaines plus tard, un bilan du dispositif est demandé aux
élèves, simplement via un tableau 3 colonnes : Les points
positifs, négatifs, les propositions d'améliorations. L'une des
réponses redondantes, outre l'intérêt provoqué par la thématique
de l'agenda 21, est le fait «de ne pas travailler le Jeudi
après-midi» (½ journée aux heures mutualisées consacrées au
projet)... Et pratiquement toute la production décrite plus haut
a été réalisée durant ce créneau hebdomadaire (3h par semaine au
maximum) ;
Il
semblerait donc que des élèves ont travaillé, et produit, sans
s'en rendre compte, ou qu'ils distinguent « travail » et « non-travail »
à travers le prisme du cadre traditionnel de la classe
s'opposant à des démarches « alternatives » selon leur
expérience, le volume de production n'entrant pas en ligne de
compte. Tout comme la spontanéïté de certains travaux réalisés
sans demande spécifique des professeurs ou l'autorégulation
majoritaire dans les groupes de travail des élèves (construits
comme des groupes profilés hétérogènes au regard des diagnostics
de début d'année), ces remarques sur, et ce vécu des, séances
« Agenda 21 » nous semblent être un indicateur fort de
motivation, et d'un peu de plaisir passé dans l'acte
d'apprendre, mais apprendre en faisant...
Une
classe de cinquième, choisie sans critère particulier parmi les
classes de sixième de l'année 2005/2006, plutôt homogènes entre
elles et jugées globalement positivement. Typiquement celle-ci
avait montré un niveau global assez satisfaisant, une grande
hétérogénéité des niveaux individuels et appétences scolaires,
un esprit de classe assez positif, une forte tendance aux
bavardages et à la dispersion lors des séances de classe.
Sur le
principe d'une mutualisation partielle des horaires des
disciplines impliquées disposant de plus d'une heure de DHG
(français, anglais, mathématiques, eps, svt, physique-chimie,
histoire-géographie), un volant de 3h hebdomadaires fut dégagé,
traduites en 2,5 heures effectives pour les élèves, incluant des
co-animations, et des concertations de l'équipe. Certaines
heures habituelles de l'emploi du temps furent ponctuellement
consacrées au projet, en français et eps en particulier, et de
façon plus importante en arts plastiques. Une demi-journée
hebdomadaire était attribuée au projet, sous le terme
« d'après-midi agenda 21 », dont les contenus et l'emploi du
temps étaient élaborés par l'équipe et transmis aux élèves
toutes les 6 semaines.
L'interdisciplinarité était un axe majeur, par intérêt
pédagogique propre et comme élément constitutif et inhérent au
concept du développement durable, essentiellement co-construit
par les apports de thématiques sociales, environnementales,
économiques et culturelles. Le projet déclina cette
interdisciplinarité à 4 niveaux :
- « Co-élaborations »
thématiques
-
séquences successives à contenu interdisciplinaire
-
co-animation
-
Evaluation de compétences transversales.
Ces
déclinaisons reposaient sur des concertations régulières,
organisées (2h30 toutes les six semaines) ou non (environ 30mn
par semaine pour certains membres de l'équipe), et trouvaient
leur réalité dans l'action avec les élèves à travers le partage
de l'horaire-professeur mutualisé pour les séances « AGENDA
21 », décidé par blocs de 6 semaines et répartissant les
interventions et co-interventions des uns et des autres.
Les «
co-élaborations » eurent lieu à diverses reprises, cherchant à
croiser des regards de disciplines différentes pour permettre
aux élèves d'approcher certains thèmes avec une méthode plus
globale, plus complète, plus réaliste sans doute par rapport à
des thématiques du dévelloppement durable ; on peut citer par
exemple trois séances consacrées à la recherche d'informations
et la synthèse de dossiers thématiques, présentés oralement,
consacrés à la gestion des déchets dans différents pays et sur
différents continents (USA, Brésil, France, Angleterre, ...) ;
contribuèrent à ces séances 4 disciplines : l'histoire-géographie,
l'anglais, les lettres et les SVT.
Les
collaborations dans l'équipe pouvaient aussi conduire à
l'intervention successive de deux collègues pour enrichir des
contenus et des notions interdisciplinaires ; par exemple 2
séances de physique-chimie alternèrent avec 2 séances de SVT
pour aborder le tri des déchets, ses intérêts, ses modalités et
ses justifications, pas toujours identiques selon la
discipline... (la constitution est primordiale pour un tri
envisagé par la P-C, la biodégradabilité vient en premier pour
les SVT...).
Un
exemple très différent est celui du travail effectué sur une
compétence interdisciplinaire d'évocation et de création à
partir de mots-clés (sur la thématique des déchets et de la
pollution), impliquant d'abord le français puis l'EPS,
préalablement à la réalisation d'une chorégraphie.
Plusieurs
séances furent co-animés, permettant de mieux accompagner les
élèves dans leur activité et d'élargir l'apport enseignant sur
le thème abordé, comme lors d'une séquences de 2 heures mêlant
mathématiques et SVT pour démontrer et mesurer les gains de
volume, et leurs conséquences environnementales, obtenus par
compression de déchets ménagers banaux (briques, bouteilles en
plastique, canettes).
Enfin,
l'évaluation commune de compétences transversales mises en jeu à
différents moments de l'année par les élèves permit d'affiner la
pertinence des évaluations obtenues des performances des élèves
pour ces compétences, puisque mêlant les avis et mesures de
plusieurs professeurs, tout en crédibilisant, pour les mêmes
raisons, la perception des résultats par les élèves, et enfin,
offrant une autre opportunité à l'équipe de collaborer et de
communiquer avec l'objectif de favoriser la réussite des élèves
à travers celle du projet.
Quatre
points essentiels structuraient l'organisation des activités des
élèves, correspondant aux priorités pédagogiques du projet : La
prédominance du travail en groupes, la place laissée à une
évaluation formative et dialoguée, un emploi du temps modulé par
périodes de six semaines, des objectifs de type « projet » à
atteindre et finaliser, tous inscrits dans projet fédérateur
« Agenda 21 ».
–
Les groupes furent constitués en Septembre, après
mise en oeuvre d'une évaluation diagnostic portant sur les
savoirs et savoir faire (en EPS, SVT, HG et mathématiques), mais
aussi sur les comportements en activité, et plus
particulièrement l'autonomie. Des groupes profilés furent
décidés par l'équipe, regroupant 3 élèves, à chaque fois suivant
une typologie, simplifiée mais assez évidente dans cette classe
: Un élève de bon profil scolaire global, un élève moins
performant en résultats mais capable d'autonomie, et un élève
présentant des difficultés scolaires plus globales. L'objectif
était évidemment de favoriser des collaborations entre eux et
une capacité à le faire avec autonomie. Ces groupes ne furent
pratiquement pas remaniés de l'année, à l'exception de départs
(un conseil de discipline et un déménagement) et d'arrivées
(deux intégrations depuis la classe d'accueil d'élèves
non-francophones).
–
Le choix vis à vis de l'évaluation n'était pas
sans rapport avec ce qui précède, en particulier pour prendre le
temps avec les élèves d'analyser et de réguler le fonctionnement
du groupe. Concrètement, une séance par trimestre (au moment des
conseils de classe) était l'occasion pour qu'un professeur passe
environ 15 minutes avec un groupe, pour présenter, commenter et
expliquer les résultats du trimestre, en cherchant un dialogue
et des réactions de la part des élèves, y compris sur le
fonctionnement en groupe donc ; les travaux évalués qui
servaient de supports à ces discussions avaient été faits
uniquement dans le cadre du projet et ne portaient qu'une
évaluation formative, non intégrée dans les moyennes
arithmétiques des disciplines donc.
–
Le créneau horaire du jeudi après-midi dédié aux
séances « Agenda 21 » était occupé suivant un emploi du temps
modulable qui était préparé toutes les six semaines par
l'équipe, en fonction des besoins du projet, de l'avancement des
travaux, des disponibilités des professeurs, des impératifs liés
à des sorties,... . Les intervenants et les séances co-animées
étaient aussi fixés, donnant un emploi du temps complet utilisé
par l'équipe, ou plus succint fourni aux élèves, dans un soucis
de simplicité et pour permettre des modifications tardives sans
perturber les attentes de la classe, ou son assiduité (par
exemple en cas d'absence d'un professeur dont la séance pouvait
souvent être intervertie avec celle d'un collègue). Certaines
séances se déroulèrent cependant sur les créneaux normaux des
disciplines, pour bénéficier de plus de temps, ou pour compenser
le fait que l'après-midi initialement prévue de 3 heures n'en
comptait que 2 dans l'emploi du temps remis à la rentrée.
–
La démarche « de projet » inhérente à la mise en
oeuvre d'un « Agenda 21 » par l'établissement, fixant des
échéances et des objectifs, permit, en l'expliquant aux élèves,
de les mobiliser et de gagner leur participation active dans des
actions qu'ils rattachaient à celles de l'établissement pour une
cause motivante et d'actualité. La plupart des activités qui
leur furent proposées relevaient clairement de cette démarche, à
la fois par le contenu (axé pour cette classe sur la gestion des
déchets dans l'établissement) et par la présentation sous forme
de « micro-projets », variés, occupant de 1 à 3 semaines en
général, impliquant différents collègues, et permettant
manifestement un transfert de motivation du « macro-projet Agenda
21 » aux « micro-projets » conditionnant les activités des
élèves ; parmi ceux-ci peuvent être cités : L'organisation et la
communication autour des projections à toutes les classes de
6ème, 5ème, 4ème du film « I love Paris » (Atelier cinéma, S.
Ceyrolle), les investigations (observations, interviews,
mesures) pour élaborer le diagnostic « déchets » de
l'établissement, la conception et la réalisation de la
chorégraphie « Un geste pour notre planète », la conception et
la réalisation de sculptures-robots en déchets recyclés, la
réalisation d'affiches de sensibilisation dans différentes
langues.
Au sein
de l'établissement elle a principalement profité d'outils conçus
pour la communication autour de l' « Agenda 21 » dans la cité
scolaire Henri Bergson :
- « Le petit 21 », 4 pages trimestriel sur une
feuille A4 résumant l'ensemble des actions et perspectives du
projet, distribué dans tous les casiers, validés par le comité
de pilotage de l'établissement ;
- Quelques annonces micro dans l'établissement, à
l'occasion d'actions ponctuelles comme la mise en place de
réceptacles à téléphones portables et cartouches d'imprimantes
usagés ;
-
Les présentations et explications données en
conseil d'administration à l'occasion du vote des voyages
scolaires ou du projet d'établissement, ou lors des réunions du
comité de pilotage de l' « Agenda 21 » de la cité scolaire, qui
constituèrent aussi de bonnes caisses de résonnance vers les
collègues et les parents d'élèves.
Vers
l'extérieur de l'établissement ce sont aussi des moyens généraux
qui ont été exploités :
–
La journée porte ouverte du 2 Juin 2007, dédiée à
toutes les actions pour « l'Agenda 21 » au collège et au lycée ;
–
Le site internet « Bergson 21 », conçu et
finalisé pour une mise en ligne à la rentrée 2007.
–
La présentation des travaux au salon national
KIDEXPO le 3 juin sur le stand de l’académie de Paris
–
L’étude de cas analysé lors d’un atelier au
séminaire académique « évaluer l’expérimentaiton » en février
2007
Si le
bilan annuel de l'expérience « Classe Agenda 21 » est positif du
point de vue des enseignants, des élèves et de l'administration,
une tentative d'explication des causes et des mécanismes de sa
réussite apparente pourrait être intéressante, d'autant que
l'évaluation livrée dans ce compte-rendu par ceux qui s'y sont
impliqués a difficilement valeur d'évaluation « objective »,
même si les conditions pour une évaluation « objective » en
général restent à poser, tout au moins à débattre...
Le fait
qu'une équipe pédagogique presque au complet s'inscrive dans un
projet commun et porteur d'un sens perçu et compris des élèves a
apporté une cohésion entre adultes qui semble s'être propagée
aux élèves, leur propre engagement venant nourrir en retour
celui de l'équipe. Que cela concerne la motivation, la confiance
ou l'envie de faire, ces échanges réciproques mais aussi
réflexifs, le groupe classe renvoyant une image positive de son
action pédagogique à l'enseignant, ont semblé construire tout au
long de l'année un fonctionnement global de plus en plus
efficace de la classe, en situation de cours « classique » ou en
séances « Agenda 21 ».
Les
indicateurs principaux de cette efficacité pourraient être
l'autonomie des élèves dans leurs tâches et le niveau de
performances scolaires ; pour la première les dernières
activités annuelles liées au projet (chorégraphie, diagnostic
« déchets » et enfin séjour en gîte) montrèrent une capacité,
pour la plupart des enfants, à accomplir des tâches, indiquées
et balisées par un adulte, absolument seuls, ou plus
précisément, et c'est important, en groupes ; par exemple :
Concevoir et ordonner la gestuelle et la coordination de 5 ou 6
élèves en phase avec la musique choisie pendant 2 ou 3 minutes
de chorégraphie, préparer, réaliser et synthétiser l'interview
du chef d'établissement, et enfin préparer le repas pour 25
personnes, dans une cuisine collective ...
Concernant les performances scolaires, le dernier conseil de
classe distribua pléthore de récompenses, souligna les progrès
d'élèves déjà de bons niveaux, et les efforts et l'absence
totale de découragement ou de décrochage scolaire caractérisé
chez les plus en difficulté. Il est néanmoins très difficile de
discriminer des éléments précis qui puissent avoir été les
déclencheurs de cette « spirale positive », autre qu'une
alchimie dans laquelle les énergies des élèves et des
enseignants purent se répondre...
A propos
d'énergie, bruyants et énergiques ils étaient, bruyants et
énergiques ils restèrent...
Mais en 9
mois, des éléments du constat changèrent :
- D'une
part le fonctionnement collectif du groupe classe devint moins
désordonné, un peu plus rapide dans sa mise au travail et dans
sa concentration, ceci quel que soit le contexte, en « Agenda
21 » ou non.
-
Simultanément, il semble que l'aperçu de l'efficacité réelle, et
croissante, de la classe dans sa configuration « petits groupes
autonomes en projet Agenda 21 » a modifié aussi l'impression et
le jugement des professeurs, plus tolérants vis à vis du bruit
et de l'hyperactivité de certains, au vu des productions finales
qui satisfaisaient les objectifs fixés la plupart du temps. Là
aussi, une amplification mutuelle des bénéfices s'installait
parfois, l'attitude plus confiante des uns apaisant quelque peu
les autres.
- Lors du
travail en groupes profilés, dans la plupart des cas, l'écoute
au sein du groupe et la prise en compte des avis de tous
s'améliora, peu ou beaucoup selon les groupes, amenant
nécessairement plus d'attention, donc plus de calme, dans le
fonctionnement collectif.
III.
De l'intérêt des compétences
L'utilisation de compétences, pour la fiche d'évaluation finale
et certaines auto-évaluations intermédiaires, semble profiter à,
et soutenir deux aspects du projet :
- Le
recours à l'interdisciplinarité, qui bénéficie alors d'un outil
supplémentaire de coordination et de croisement entre les
matières ; d'une part la mise en évidence de compétences
communes permet d'en associer facilement certaines (ex :
démarche d'investigation par l'observation du réel en
physique-chimie et svt, par exemple pour déterminer des
caractéristiques des matériaux opérantes pour le tri des déchets
), d'autre part certaines activités peuvent amener une
co-évaluation par deux disciplines d'une compétence au champ
étendu mais difficilement partitionnable entre chacune (ex : la
réalisation d'une chorégraphie dont le résultat final mêle les
qualités de la conception abordée en cours de français et
celles de la gestuelle finalisée en Eps).
- La mise
en oeuvre de savoirs, savoir-faire ou savoir-être très généraux,
relevant plus du socle commun que des objectifs spécifiquements
annuels des programmes disciplinaires, qui n'ont pas toujours
été adaptés aux activités menées par les élèves de cinquième
dans le cadre du projet suivi et des ses liens aux thématiques
du développement durable , certaines notions abordées relevant
par exemple de la classe de quatrième, mais se rapportant bien à
des compétences du socle commun (ex : Les pollutions de l'air en
physique-chimie ne figurent pas au programme du niveau
cinquième, mais entrent bien dans la compétence 3 « culture
scientifique et technologique » du socle commun et aident à
l'acquisition d'une « attitude de responsabilité face à
l'environnement » telle que mentionnée dans l'introduction
générale des programmes de svt au collège).
Particulièrement pour cette première année, les temps effectifs
de concertation pour l'équipe ou une partie de l'équipe furent
conséquents, au minimum 30 mn par semaine, souvent 1h ou plus ;
ils permettaient de piloter et prévoir les actions, d'envisager
leur compte-rendu, d'adapter les emplois du temps et les
contenus aux diverses contraintes d'organisation. Si une
fraction de l'horaire mutualisé permettait ces moments et que
l'appui financier (hse) d'innovalo était une reconnaissance
officielle de l'investissement de tous, la motivation de
l'équipe restait le principal moteur de ces moments,
incontournables dans l'expérimentation mais aussi dans un projet
qui laissait sa place à une certaine souplesse et adaptabilité,
notamment pour la gestion concrète, et souvent individualisée
par groupes, des projets dans lesquels s'inscrivaient les
élèves. Peut-on considérer que cette pratique soit généralisable
et durable ?
Si la
réponse à priori est non, on peut contre-argumenter que les
durées consacrées par la plupart des enseignants à l'évaluation
des élèves étaient plus brefs que dans un cadre classique, se
répartissant sur les travaux écrits, moins nombreux, les
productions et les compétences transversales, évaluées lors des
séances et non sur un temps hors classe ; ceci dégageant donc un
volume horaire pour la concertation.
On peut
aussi avancer que ce temps à dégager sur l'horaire du projet est
celui d'une plus-value pédagogique dont les conséquences finales
ont été une meilleure implication et une meilleure efficacité
globale de la classe en terme d'apprentissages et de vie
scolaire, donc, nécessairement, un gain chronologique sur la
couverture des programmes disciplinaires et sur la « dépense-temps »
des personnels de l'établissement vis à vis de cette classe.
Si à
l'inverse la réponse est a priori oui, elle ne fait que traduire
la prise en compte de la motivation des équipes comme l'un des
facteurs déterminants de l'accomplissement de projets au sein
des établissements, motivation à intégrer dans leur gestion
pédagogique, et soutenir donc...
Si la
classe désignée pour devenir « classe Agenda 21 » en 2006/2007
n'était en rien une classe modèle ou très différente des autres
cinquièmes, elle fut à l'évidence particulièrement propice à
l'installation d'une dynamique positive amorcée par l'engagement
de l'équipe, le contenu du projet, le travail en groupes et la
sollicitation de l'autonomie.
Se pose
donc pour l'analyse de pratique la question de la prédominance
de la proposition pédagogique par rapport au profil de la
classe à qui elle se destinait; et la réponse sans à priori ni
triomphalisme ne nous étant pas accessible pour l'instant, les
résultats obtenus en 2007/2008, avec des classes autres et de
profils assez différents, devrait aider à progresser dans cet
aspect important de l'évaluation de notre
expérimentation.
Projet pour l'année 2007/2008
Sur les
bases du constat positif de l'expérience menée en 2006/2007,
dressé au final par l'équipe, les élèves et l'administration, et
en prenant en compte la pérennité nécessaire de la démarche de
mise en oeuvre d'un « Agenda 21 » dans l'établissement, il a été
décidé de prolonger et d'étendre le projet, donc le nombre de
classes, et d'enseignants, impliqués dans cette mise en oeuvre,
toujours sur le niveau 5ème pour ce qui concerne le collège.
Elle sera
étendue à deux classes, choisie sans critères particuliers parmi
les classes de cinquième, à l'exception de la classe « bilangues »,
déjà associée à un projet spécifique, et à l'hétérogénéité sans
doute moins marquée que celle des autres classes sur ce niveau.
Un créneau d'une demi-journée sera encore dégagé chaque semaine,
correspondant à 3,5h mutualisées pour chaque classe par toutes
les matières disposant de plus d'une 1h hebdomadaire. A ce
moment, les élèves des deux classes seront mêlés et répartis
selon d'autres critères que la structure classe, en particulier
selon les projets et activités des « groupes de travail vers
l'autonomie » constitués en début d'année après l'évaluation
diagnostic.
Elles
différeront peu de celles déjà pratiquées, sauf pour la
déclinaison des enseignements, toujours via des micro-projets en
lien avec l' « Agenda 21 », mais pour partie selon des modules,
certains attribués aux élèves par les professeurs, d'autres
choisis par les élèves. Les premiers seront des modules
« d'appui » ou des modules « d'approfondissement » ; les modules
« d'appui » sont destinés à reprendre, remédier et renforcer des
compétences disciplinaires de fin de sixième essentielles pour
la réussite au collège et peu ou mal maîtrisées par les enfants
concernés. Il s'agira donc d'améliorer des savoir et
savoir-faire correspondant à des points nodaux des disciplines.
On peut
citer en exemple la notion de droites parallèles et
perpendiculaires en mathématiques ou la compréhension d'une
démarche expérimentale en svt. Les modules
« d'approfondissement » seront eux destinés aux élèves
maîtrisant ces notions et capacités, que l'on cherchera donc à
solliciter sur des parties des programmes de cinquième
favorisant des recherches et questionnements ouverts et
cohérents avec les programmes des niveaux suivants du collège ;
s'inscriraient dans cette catégorie par exemple l'apprentissage
de la démonstration en mathématiques ou l'utilisation d'un
microscope à objectif à immersion en svt.
Enfin,
pour tous les enfants, certaines séances mettront en oeuvre des
modules « choisis », ayant pour double objectif de couvrir un
maximum d'actions liées à la mise en oeuvre de « l'Agenda 21 »
et d'amener les élèves à pratiquer un choix sur un enseignement,
ce qui implique pour eux de se questionner d'une part, puis
d'adhérer avec plus de motivation d'autre part ; on pourrait par
exemple proposer simultanément une séquence « écriture de pages
html », une séquence « élaboration d'affiches de sensibilisation
au tri des déchets » et une autre consacrée à la construction
d'un jeu de cartes sur les « 7 familles de déchets ». Ces
propositions pourraient être répétées plusieurs fois, et rien
n'empêcherait un élève de passer de l'une à l'autre, dans une
démarche « exploratoire ».
Ici aussi
les outils déjà exploités sur l'année écoulée seront ré-investis,
avec de la part de l'équipe une communication plus précoce, plus
régulière et peut-être plus fournie vers les familles, mais
aussi très rapide et intégrative vers les collègues nouvellement
impliqués dans le projet, 5 ou 6 en tout, certains nouveaux dans
l'établissement.
Comme
processus vivant et interactif, fruit d'échanges implicites ou
explicites entre collègues et avec les élèves, la mise en oeuvre
d'un dispositif innovant peut difficilement s'arrêter avec la
conclusion d'un compte-rendu ... Pour nous l'année à venir sera
peut-être plus importante que celle que nous avons tenté de
présenter dans les pages précédentes. Il s'agira en effet de
décliner les mêmes axes pédagogiques avec d'autres élèves, tout
en veillant à la continuité du processus propre de l' « agenda
21 ». C'est donc seulement en Juin 2008 que les premières
tentatives d'évaluation et d’observations présentées ici
bénéficieront de plus de recul et de matériel d'analyse.
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CARNAVAL « MINI-PARTENARIAT » : Collège Bergson 19ème/
Ecole maternelle Gustave Doré 17A par Catherine LEGRAND,
professeur des écoles, avec Julien Chamboredon
Avec un projet d’école
sur le thème du développement durable « Devenir un citoyen
responsable du monde – respect de l’autre / respect de
l’enseignement – Approche du développement durable », le
carnaval/fête de printemps organisé au mois d’avril « se
devait » de le respecter…
Depuis septembre,
j’essaie de mettre en place dans ma classe de Moyenne
Section (23 élèves) diverses activités qui permettent aux
jeunes élèves de s’approprier en douceur quelques gestes
écologiques « au quotidien ». Les DVD « Ma petite planète
chérie », chaque épisode étant le support de quelques « mini-expériences »
mises en place pour aider à mieux comprendre le pourquoi
des gestes, un album (en trois parties) « Menaces sur
notre planète » servent de fil conducteur.
Au retour des vacances d’hiver, la préparation du carnaval
allait prendre une place dans les activités de chaque jour
ou presque, mais je n’avais pas envie, cette année, d’y
consacrer trop de temps…J’y avais réfléchi depuis la
nouvelle année, avais bien une « petite idée » sur la
question, mais comment « faire naître » le projet de la
bouche des enfants ? Je suis inscrite dans un module d’auto-formation
du stage filé PE2 (je libère ma classe un jour par
semaine) « Aller voir ailleurs » coordonné par François
Muller (mission innovation et expérimentation) ; aussi la
diversité des actions proposées m’a donné l’opportunité
d’avoir divers contacts et de rencontrer deux professeurs
du lycée/collège Bergson (EPS et SVT) dont le projet
d’établissement est sur le développement durable « Agenda
21 »….Ils semblent prêts à collaborer. Ce premier échange
a lieu début février.
Lors d’un moment de
langage collectif « nos projets pour la période 4
(mars/avril), nous abordons le carnaval ; un enfant lance
l’idée de se déguiser en essayant « de ne pas abîmer plus
la planète Terre ». Quelques-uns enchaînent en disant
qu’ils vont apporter « des choses des poubelles » ; je les
aide à préciser leur pensée et le lendemain, sous la
dictée à l’adulte, nous élaborons une note aux parents à
laquelle j’apporterai quelques précisions.
[PROJET CARNAVAL
Maman, papa,
Pour fêter le
printemps, l’école organise un défilé de Carnaval,
le mardi 15 avril après-midi (vers 15h). Les élèves de la
classe 3 ont choisi de se déguiser en essayant « de ne pas
abîmer plus » la planète Terre !
Règles : -
Chacun apportera de la maison du matériel récupéré, mais
propre (lavé et sec),
le
mardi 25 mars, dans un sac.
Suggestions : pot de yaourt, petit-suisse, yaourt à boire,
coque de fromage, chiffon,
bouchon, capsule, bouteille en plastique, canette, petit
morceau de
tissu, de laine, rouleau (essuie-tout, papier toilette),
éléments naturels,
carton d’emballage (céréales, …)…. Pas de verre !
-
Il devra avoir un « projet » d’utilisation
à proposer :
« Si j’apporte, je
sais pour faire quoi ! »
Laissons vagabonder
l’imagination des enfants et nous nous efforcerons au
mieux, adolescents et adultes, de concrétiser leurs idées
CAR…
Un projet de
partenariat avec le lycée Bergson PARIS 19ème
est organisé : un groupe de collégiens viendrait
dans notre classe jeudi 27 mars (après-midi) et jeudi 10
avril (matin) afin d’aider les enfants.
Thème :
développement durable « Recyclage »
*
Fabrication d’un costume de Carnaval à base de déchets
recyclables*
Fil conducteur :
portraits d’Arcimboldo « Les 4 éléments : eau / terre /
feu /air » élargis au corps.
Merci de votre collaboration]
Par téléphone et mails,
les deux collègues professeurs et moi-même fixons deux
demi-journées d’intervention dans l’école (une collègue
était intéressée et participait au projet avec sa classe
MS/GS). Pour la première séance (environ deux heures),
chaque élève devra « avoir pensé » son projet et apporter
du matériel récupéré propre. Je dois avouer que pendant la
première demi-heure, je me suis demandée où nous
allions…Il me semblait « patauger ». Le professeur
intervenant ce jour était dans la classe de la collègue.
J’ai alors proposé une pause-récré aux élèves ; ce qui a
permis aux quatre collégiens, (deux absents, donc un seul
par groupe) de discuter entre eux et de s’organiser. Je me
suis dit « Aie confiance aux deux profs et en François,
l’expérimentateur… ». A l’issue de ce premier temps,
environ la moitié des projets commençaient à prendre
forme. Après la classe, prof, collégiens et moi avons
effectué un rapide bilan pour savoir où chacun en était et
se mettre d’accord sur notre « travail » jusqu’à la
deuxième et dernière intervention, dans quinze jours (cinq
jours effectifs car je ne suis dans ma classe que trois
jours par semaine) : commencer les découpes des projets
non démarrés et peinture pour tous…
La deuxième partie de
cette première séance m’a permis de prendre du recul,
d’observer les élèves, de voir ceux qui avaient réellement
un projet, des idées, qui réussissaient à le communiquer
aux collégiens et ceux qui attendaient plus ou moins que
l’on « s’occupe d’eux »…à reprendre ultérieurement en
classe ; point positif. En début d’après-midi, j’ai senti
non seulement par les mots mais aussi par l’expression du
visage combien les élèves avaient apprécié les échanges,
et que certains passifs et/ou « bouche cousue » à
l’ordinaire s’étaient « ouverts » ; toujours positif…Ils
ont parlé de remercier ; nous nous sommes mis d’accord sur
un « joli » dessin avec pour thème « qui montre que l’on
protège la planète… ».
J’ai planifié un groupe
en atelier par jour et conservé une journée pour les
absents et/ou retardataires ; les autres groupes étant en
activités autonomes (dessin,…). La rotation sur cinq jours
a permis d’achever ou presque les costumes pendant la
dernière séance d’intervention. Les « retrouvailles »
furent un moment fort ; deux nouveaux collégiens se sont
intégrés au projet et, cette fois, la classe bénéficiait
de la présence de la prof (d’EPS) qui m’a aidée à réguler
(par exemple, apporter plus d’aide aux élèves qui en ont
besoin mais tout en laissant actifs). La plupart des
passifs de la première séance ont participé plus en
donnant du sens à leur projet ; les actifs ont eu le temps
de peaufiner…Tous acceptaient plus les temps d’attente à
leur demande aux collégiens, et je pense que cela leur
était nécessaire et utile pour mieux réfléchir. Les
collégiens, quant à eux, avaient mûri le projet de leur
groupe et furent plus performants.
A la fin de cette
dernière séance, il ne restait que quelques détails à
régler. J’ai alors proposé à ma collègue PE2 du stage filé
de l’accompagner en classe une demi-journée pour achever
les derniers costumes, afin qu’elle participe au projet et
se rende compte de ce que peut représenter la préparation
du Carnaval dans une classe maternelle.
Bilan général :
Mini-partenariat très intéressant qui a permis des
échanges constructifs et fructueux entre élèves et
collégiens, je pense, dus au point de départ « projet »
de chaque enfant donc motivation plus forte. J’ai pu mieux
me rendre compte de l’évolution de chacun. Le « tutorat »
a permis aux petits de prendre progressivement plus
d’assurance, de mieux formuler leurs questions donc de
progresser. Ils ont dû s’adapter au « langage » des
grands ; ces moments improvisés, « sur le vif » (poser des
questions / répondre à une question en faisant comprendre
à l’autre ce que l’on veut faire / …) sont très
enrichissants. Le partage des connaissances est un temps
fort. L’ensemble des participants y trouve son compte.
Costumes
« recyclés » du Carnaval (à partir des idées des
élèves de MS, aidés par 1 à 2 collégiens de 4ème)
Les 4 éléments
AIR : nuage / pomme /
lapin / pâquerette / sorcière / robot [couleur jaune]
EAU : nuage / robot /
pirate / requin / dauphin / poisson / soleil (qui se
couche) dans l’eau [couleur bleue]
TERRE : robot (sous
terre) / princesse / arbre / rose / crocodile [couleur
verte]
FEU : robot « en feu »/
arbre « brûlé » / citrouille / maison « brûlée » / nuage
« en feu » [couleur rouge]
Agenda 21 de la cité scolaire Henri Bergson
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Evaluation du projet |
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Marie Fischer, étudiante en master 1 de sciences de
l’éducation
Aurélie Steiger, coordinatrice du projet au lycée
|
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15/06/2008 |
Le projet
Agenda 21 est actuellement à sa troisième année d’existence dans
l’établissement scolaire Henri Bergson. Selon la méthodologie de
l’Agenda 21, il convient de mener une évaluation pour évaluer
l’impact du projet.
Des
indicateurs tels que l’évolution des consommations d’eau,
d’électricité, de chauffage, de nombre de feuilles
utilisées…sont des moyens simples de suivre le projet et
notamment l’évolution de l’empreinte écologique de
l’établissement.
Or ce
projet est avant tout éducatif et a pour but la formation de
citoyens responsables, respectueux de l’environnement mais
également des différences culturelles et sociales de leurs
pairs.
Le
présent rapport présente l’évaluation du projet tant au niveau
des élèves que des adultes de l’établissement. Il est constitué
de 3 parties complémentaires
:
-
Analyse des réponses au questionnaire Agenda 21,
M. Fischer, A. Steiger
-
Analyse des résultats de l’enquête sur le
ressenti discriminatoire, M.
Fischer
-
Analyse des interviews d’adultes de
l’établissement, M. Fischer, A. Steiger
Analyse des réponses au questionnaire Agenda 21.
Marie Fischer et Aurélie Steiger
L’évaluation présentée ici a été conçue pour les
élèves. il s’agissait d’évaluer leurs connaissances, leurs
comportements et leur éthique citoyenne.
Après avoir exposé la méthodologie employée et
les résultats, nous nous attacherons à en faire l’analyse.
Nous tenterons de répondre à quelques questions :
- les élèves des classes à projet ont-ils
davantage de connaissances sur le développement durable,
l’environnement, la répartition des ressources entre les
peuples, les éléments de diagnostics de l’établissement, … ?
- ces élèves ont-ils davantage de gestes « éco-citoyens »
dans leur vie quotidienne ?
- ces élèves montrent-ils une éthique
environnementale plus développée que les autres classes ?
- les travaux des classes à projet rayonnent-ils
sur les autres classes de l’établissement ?
- les travaux effectués dans une classe à projet
Agenda 21 sur un thème donné conduisent-ils les élèves à élargir
leur sensibilité à d’autres thèmes ? (Les deux thèmes
principalement traités à Bergson sont, en lien avec l’objectif
de « diminution de l’empreinte écologique de la cité scolaire »,
la dépense énergétique et le tri et recyclage des déchets)
Ces différents points permettront d’esquisser une
réponse à une question plus large et globale pour l’évaluation
du projet : est-ce que ce projet
développe simplement des gestes ou des réflexes, ou une vraie
réflexion sur la question citoyenne, une conscience mobilisable
dans tous les instants de la vie quotidienne et sociale ?
Nous tenterons enfin de proposer quelques
préconisations pour améliorer le questionnaire.
I.
Méthodologie
Deux échantillonnages ont été proposés, avec
chacun, des objectifs différents.
·
1er échantillonnage :
Le comité de pilotage a proposé de soumettre aux
niveaux 5e et 2nde le même questionnaire.
A ces deux niveaux existe à la fois des classes impliquées dans
le projet Agenda 21 et des classes non impliquées.
|
Classes à projet DD |
Classes sans projet DD |
|
5ème 1 |
5ème 4 |
|
5ème 3 |
5ème 6 |
|
2nde 7 |
2nde 1 |
|
2nde 2 |
2nde 4 |
Les classes sans projet constituent les témoins.
Les objectifs sont d’évaluer :
- l’efficacité des classes à projet développement
durable :
connaissances, comportement,
- l’impact à court terme de l’action des classes
à projet sur les autres classes : communication interclasse, transfert
de connaissances ou de compétences ; ceci sans faire d’actions
spécifiques en direction de ces classes durant l’année scolaire
2007-2008.
Idéalement, 2 évaluations étaient prévues dans
l’année : une vers novembre et une fin mai-début juin. La
première évaluation aurait servi de diagnostic de l’état de
sensibilisation au DD et celle de fin d’année aurait permis de
voir la différence notamment en terme de rayonnement des classes
à projet sur les autres classes.
Les contraintes temporelles n’ont permis
finalement de soumettre qu’un seul questionnaire pendant l’année
entre le deuxième et le troisième trimestre 2008. Celui-ci ayant
eu lieu avant la mise en place du plan d’actions c'est-à-dire
les campagnes de communication sur les économies d’énergies et
le tri des déchets. On prendra donc cette évaluation comme
référence et comme état initial de l’action Agenda 21, bien
que les actions pédagogiques aient commencées dés la rentrée
2005.
·
2ème échantillonnage :
Il a pour but d’évaluer l’impact du projet à
moyen terme sur un panel d’élèves ne faisant pas partie de
classes à projet. On pourra suivre ainsi les mêmes élèves dans
leur scolarité soit au collège, soit au lycée et prendre la
mesure des actions menées. La question à laquelle cette
évaluation répondra est de savoir si le passage dans un
établissement scolaire en démarche d’Agenda 21, sans que ceux-ci
suivent forcément une éducation au développement durable, forme
des éco citoyens.
Ce groupe d’élève sera suivi du début à la fin de
leur cycle
Pour ce faire, le questionnaire sera soumis une
fois par an pendant 3 ou 4 ans en milieu d’année.
II.
Le questionnaire
1. Aspects pratiques
Le questionnaire a été élaboré par les
coordonnateurs pédagogiques : Aurélie Steiger et Julien
Chamboredon puis soumis au comité de pilotage qui l’a corrigé et
complété.
Il a été élaboré à partir du logiciel Sphinx,
logiciel de création d’enquête et d’analyse de données. Il a été
soumis aux élèves via le logiciel Euréka, qui permet de faire
passer en ligne l’enquête élaborée dans Sphinx. Ainsi aucun
papier n’a été utilisé pour sa diffusion.
On peut tout de même noter que cette méthode
contraint les enseignants à amener les élèves en salle
informatique et qu’il n’est pas toujours facile de le réaliser
en classe entière. La salle préférentiellement utilisée a été la
salle 410 qui bénéficie de 17 ordinateurs.
2. L’enquête
Les questions sont réparties en 4 parties :
-
L’identité de l’élève
-
Les connaissances, en termes de savoirs acquis
par les élèves, sur le développement durable.
-
Les comportements et attitudes développées par
les élèves, en termes d’éco-citoyenneté ainsi que les valeurs et
représentations qui sous-tendent ces pratiques.
-
La connaissance du projet Agenda 21 de la cité
scolaire Bergson.
Imprims écrans des questions posées aux élèves
via le logiciel Euréka :

III.
Les résultats
1. Résultats des élèves de seconde
Nombre d’élèves : 61
2nde 2 : 21
2nde 4 : 12
2nde 5 : 12
2nde 7 : 21
Moyenne d’âge : 16 ans
Partie I : Evaluation des connaissances
Question ouverte « Qu’est ce que le développement
durable ? »
Seconde Agenda 21.
-
la protection future de l’environnement
-
c’est le progrès tout en respectant la nature et
les autres personnes
-
un projet qui permet aux gens de vivre sans
l’énergie fossile
-
un projet qui consiste à faire attention à
l’environnement, économiser l’eau, l’électricité…
-
la solution pour avoir un meilleur environnement
dans les meilleures conditions de vie
-
la survie de a planète et des nouvelles
technologies
-
c’est le développement tout en respectant
l’environnement et du long terme
-
c’est de protéger notre planète, en plusieurs
actions
-
associe le développement économique tout en
restant économique (environnemental ?) et social
-
c’est, pour moi, une sorte de développement à
longtemps sans pollution et à économiser l’énergie
-
un développement qui dure longtemps sans
pollution
-
le développement est selon moi un projet visant à
associer l’économie, le « sociable » et le durable
-
le social, l’économie et l’environnement
concordent de sorte à ne plus polluer la Terre
-
les pays ne cessant de se développer, et créant
de la pollution par leurs actions, le développement durable est
une action cherchant à réduire la pollution, l’effet de serre,
le réchauffement climatique
-
c’est un développement sans pollution qui utilise
des énergies renouvelables
-
c’est le développement durable
-
les différentes formes d’énergie et une façon de
les économiser
-
les pays n’arrêtent pas de progresser et de se
développer mais ce développement entraine beaucoup de dégâts à
cause de la pollution etc. le développement durable consiste à
continuer de se développer mais tout en protégeant la planète et
les espèces en faisant des gestes simples
-
le développement durable est un moyen de protéger
l’environnement tout en contribuant à l’économie
-
économiser les ressources
-
le développement durable est un terme qui
favorise le développement à longue durée en économisant nos
ressources.
Seconde Européenne
-
un système écologique
-
je ne sais pas (x4)
-
c’est un développement qui dure (x5)
-
c’est une source de développement qui dure
-
non
-
un moyen de produire des énergies en protégeant
la nature
-
la sauvegarde de l’environnement
-
c’est à propos de l’agriculture et des fermiers
-
c’est la sauvegarde de l’environnement
-
c’est une énergie
-
le fait de respecter l’environnement sur un long
terme
-
c’est une manière de réutiliser tous les
composants que l’on a pour faire une énergie
2nde 5
-
le développement durable c’est quelque chose qui
se développe constamment toujours à la même vitesse
-
un plan pour protéger la planète vis à vis de la
pollution
-
ne pas polluer
-
le développement durable c’est protéger la nature
et ne pas la polluer
-
selon moi, le développement durable c’est se
développer sans que quelque chose empêche ce développement, un
développement sur une longue durée
-
c’est pouvoir se développer durablement sans
inconvénient sur la planète et l’homme. Ne pas polluer
-
c’est un mouvement pour protéger la planète et la
pollution
2nde 4
-
c’est le développement à long terme
-
c’est lorsque l’on préserve la nature contre la
pollution et tout ce qui est susceptible de détruire la planète
-
un développement qui dure
-
c’est un développement économique qui dure
longtemps
-
quelque chose qui reste
-
le développement durable est un développement qui
dure longtemps
-
un développement durable c’est quelque chose qui
dure, qui n’est pas momentané
-
je ne sais pas (x4)
-
le développement durable est une chose développée
et qui va durer
|
Les
résultats sont exprimés en pourcentage |
2nde
7
Agenda 21 |
2nde
2
Europé
enne |
2nde
5 |
2nde
4 |
|
5.
L’eau potable est rare sur terre (BR) |
97 |
90,5 |
100 |
91,7 |
|
6.
L’eau potable est rare dans la nature (BR) |
90 |
81 |
100 |
83,3 |
|
7. La
consommation d’eau du robinet pollue moins que bouteille |
72,7 |
66,7 |
27,3 |
66,7 |
|
8. L’éco
d’énergie pour réduction effet de serre |
63,6 |
71,4 |
36 |
58,3 |
|
9.
Les réserves de pétrole sont estimées à 40 ans |
77,3 |
57 |
81,8 |
50 |
|
10.
But du tri des ordures ménagères (BR) |
100 |
90,5 |
100 |
100 |
|
11.
Signification Point vert (BR) |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
12.
Production de déchet par jour (1 kg) |
59 |
52,4 |
81,8 |
58,3 |
|
13.
Partage des ressources (BR) |
45,5 |
81 |
72,7 |
33,3 |
|
14.
Signification du label Commerce équitable (BR) |
86,3 |
81 |
100 |
83,3 |
BR = « Bonnes réponses »
Partie II : Ethique, Comportement, attitudes
|
Les
résultats sont exprimés en pourcentage |
2nde
7
Agenda 21 |
2nde
2
Europé
enne |
2nde
5 |
2nde
4 |
|
16.
Chaque citoyen peut faire un geste |
100 |
90,5 |
100 |
100 |
|
17.
Economiser l'eau est indispensable |
90,9 |
90,5 |
45,5 |
58,3 |
|
18.
Douches plutôt que bains |
90,9 |
71 |
72,70 |
58,3 |
|
19.
Vérification des robinets
-
Toujours
-
Souvent
-
Total |
36,7
40,9
77, 6 |
42,9
33,3
76,2
|
55,5
27,3
82,8
|
50
25
75
|
|
20.
Economiser l'énergie est indispensable |
95,50 |
87,7 |
81,8 |
58,3 |
|
21.
Utilisation des ordinateurs
-
Eteint
-
Veille
-
Allumé |
68,1
9
22,7 |
47,6
27,8
27,8 |
45,5
27,3
27,3 |
41,7
25
33,3 |
|
22.
Eteindre la lumière en sortant d’une pièce |
95,5 |
71,4 |
72,7 |
66,7 |
|
23.
Couleur poubelle de tri verre |
36,4 |
33,3 |
0 |
33,3 |
|
24.
Utilisation de paniers réutilisables pour les courses |
68,2 |
71,4 |
63,6 |
58,3 |
|
25.
La diversité culturelle est
- Une
chance
-
Sans conséquence |
81,8
18,2
|
81
19
|
63,6
36,4
|
83,3
16,7
|
|
26.
Usage des vêtements usés
- Don
-
vente |
68,2
4,5 |
90,5 |
72,7 |
75 |
Partie III : Cité scolaire Henri Bergson :
connaissance et agir local
|
Les résultats sont exprimés en pourcentage |
2nde
7
Agenda 21 |
2nde
2
Europé
enne |
2nde
5 |
2nde
4 |
|
27. Signification de l’expression "Agenda 21 "
- bonne réponse
- ne connaît pas |
95,5 |
57,1
|
72,7
27,3 |
83,3
16,2 |
|
28. Consommation en eau de l'établissement (BR) |
77,3 |
42 |
72,7 |
83,3 |
|
29. Utilisation de l’eau de pluie pour les WC
- je trouverai cela bien
- cela ne changerait rien |
59 |
42 |
23,7
54,5 |
25
58,3 |
|
30. Place sur Etiquette énergie Bergson (BR) |
54,5 |
4,8 |
0 |
0 |
|
31. Transport idéal maison/école
- métro
- vélo
- deux roues |
72,7 |
23,8
71 |
81,8 |
41,7%
Vélo+ deux roues 50% |
|
32. Justificatif
- temps de trajet
- pollution
- plaisir |
72,7 |
42
33
23 |
100 |
58,3
25 |
|
33. Idéal repas cantine :
- frites surgelées
-pommes de terre précuites
- pommes de terre fraîches |
63,7 |
57 |
45,5
36,4 |
58,3 |
|
34. Justificatif :
- goût
- énergie ( ?) |
41
41 |
57 |
81,8 |
41,7
41,7 |
|
35. Production de déchet/an (BR) |
54,5 |
47,6 |
54,5 |
16,7 |
|
36. Tri déchets dans les classes
- ne trie pas |
63,6 |
90,5 |
90,5 |
91,70 |
|
37. Nombre de nationalités (BR) |
68,1 |
33,3 |
27,3 |
8,3 |
2. Résultats des élèves de cinquième
Nombre d’élèves ayant passé le questionnaire : 20
-
8 élèves en 5e 2
-
12 élèves en 5e 1
Moyenne d’âge : 12 ans et demi
Partie I : Evaluation des connaissances
Question ouverte « Qu’est ce que le développement
durable ? »
5ème 1 (agenda 21)
-
c’est trier les déchets
-
c’est quelque chose qui dure longtemps et bien
-
selon moi, le développement durable signifie
préserver la nature, trier, éliminer la pollution
-
un développement durable c’est un ? qui dure au
fur et à mesure au fil du temps
-
le développement durable c’est un développement
qui dure
-
le développement durable c’est un idée de
recyclage
-
c’est le recyclage, le fait de ne pas gaspiller
les choses qu’on peut réutiliser
-
pour moi le développement durable est une idée
pour la planète qui durera
-
c’est le recyclage
5ème 2 (sans projet)
-
c’est un développement qui dure
-
c’est le fait de se développer tout en respectant
l’environnement
-
c’est un développement qui dure
-
c’est le recyclage
-
le tri, les énergies renouvelables
-
c’est le fait de protéger l’environnement en
pratiquant certaines choses comme le tri ou autre choses
-
l’environnement, l’écologie, l’entretien de notre
environnement
|
Les
résultats sont exprimés en pourcentage |
5e1 |
5e2 |
|
5.
L’eau potable est rare sur terre (BR) |
58,3 |
75 |
|
6.
L’eau potable est rare dans la nature (BR) |
58,30 |
50 |
|
7. La
consommation d’eau du robinet pollue moins que bouteille |
33,3 |
37,50 |
|
8. L’éco
d’énergie pour réduction effet de serre |
25 |
62,5 |
|
9.
Les réserves de pétrole sont estimées à 40 ans |
41,7 |
87,5 |
|
10.
But du tri des ordures ménagères (BR) |
83,3 |
87,5 |
|
11.
Signification Point vert (BR) |
16,7 |
0% |
|
12.
Production de déchet par jour (1 kg) |
58,3 |
62,5 |
|
13.
Partage des ressources (BR) |
16,7 |
50 |
|
14.
Signification du label Commerce équitable (BR) |
33,3 |
50 |
Partie II : Ethique, Comportement, attitudes
|
Les
résultats sont exprimés en pourcentage |
5e1 |
5e2 |
|
16.
Chaque citoyen peut faire un geste |
83,3 |
87,5 |
|
17.
Economiser l'eau est indispensable |
75 |
87,5 |
|
18.
Douches plutôt que bains |
75 |
50 |
|
19.
Vérification des robinets
-
Toujours
-
Souvent
- De
temps en temps
-
Jamais |
33,3
25
41,7 |
50
25
12,5 |
|
20.
Economiser l'énergie est indispensable |
66,7 |
87,5 |
|
21.
Utilisation des ordinateurs
-
Eteint
-
Veille |
75
16,7 |
75
12,5 |
|
22.
Eteindre la lumière en sortant d’une pièce |
83,3 |
87,5 |
|
23.
Couleur poubelle de tri verre |
50 |
50 |
|
24.
Utilisation de paniers réutilisables pour les courses |
75 |
87,5 |
|
25.
La diversité culturelle est
- Une
chance
-
Sans conséquence |
83,3 |
50
37,5 |
|
26.
Usage des vêtements usés
- Don
-
Vente
-
Poubelle |
83,3
16,7 |
62,5
12,5
12,5 |
Partie III : Cité scolaire Henri Bergson :
connaissance et agir local
|
Les
résultats sont exprimés en pourcentage |
5e1 |
5e2 |
|
27.
Signification de l’expression "Agenda 21 "
-
bonne réponse |
75 |
87,5 |
|
28.
Consommation en eau de l'établissement (BR) |
66,7 |
62,5 |
|
29.
Utilisation de l’eau de pluie pour les WC
- je
trouverai cela bien |
58,30 |
50 |
|
30.
Place sur Etiquette énergie Bergson (BR) |
16,7 |
0 |
|
31.
Transport idéal maison/école
-
métro
-
vélo |
50
33,3 |
25
62,5 |
|
32.
Justificatif
-
temps de trajet
-
pollution
-
plaisir |
41,1
58 |
37,5
25
25 |
|
33.
Idéal repas cantine :
-
frites surgelées
-
pommes de terre fraîches |
50
|
50 |
|
34.
Justificatif :
-
goût
-
énergie ( ?) |
58,3 |
25
62,5 |
|
35.
Production de déchet/an (BR) |
83,3 |
62,5 |
|
36.
Tri déchets dans les classes
-
trie |
33,3 |
75 |
|
37.
Nombre de nationalités (BR) |
33,3 |
37,5 |
3. Résultats des élèves de sixième
Nombre d’élèves ayant passé le questionnaire : 29
-
21 élèves en 6e 1
-
8 élèves en 6e 5
Moyenne d’âge : 11 ans et demi
Partie I : Evaluation des connaissances
Question ouverte « Qu’est ce que le développement
durable ? »
6ème 1
-
je ne sais pas (x6)
-
c’est l’écologie (x4)
-
le développement au cours de la vie
-
c’est la nature (x2)
-
c’est le développement de la vie
-
c’est protéger l’environnement, en utilisant des
énergies réutilisables
-
c’est le développement de la vie
-
oui
-
c’est faire de l’écologie
6ème 5
-
c’est la planète qui n’est pas polluée
-
la planète non polluée
-
je ne sais pas (x4)
-
c’est le développement d’une fleur qui prend du
temps
-
la planète commence à polluant
|
Les
résultats sont exprimés en pourcentage |
6e1 |
6e5 |
|
5.
L’eau potable est rare sur terre (BR) |
90 |
25 |
|
6.
L’eau potable est rare dans la nature (BR) |
55 |
62,5 |
|
7. La
consommation d’eau du robinet pollue moins que bouteille |
30 |
50 |
|
8. L’éco
d’énergie pour réduction effet de serre
Réduction de la couche d’ozone |
30 |
25
63 |
|
9.
Les réserves de pétrole sont estimées à 40 ans |
55 |
50 |
|
10.
But du tri des ordures ménagères (BR) |
90 |
87,50 |
|
11.
Signification Point vert (BR) |
0 |
0 |
|
12.
Production de déchet par jour (1 kg) |
40 |
75 |
|
13.
Partage des ressources (BR) |
40 |
0 |
|
14.
Signification du label Commerce équitable (BR) |
50 |
50 |
Partie II : Ethique, Comportement, attitudes
|
Les
résultats sont exprimés en pourcentage |
6e1 |
6e5 |
|
16.
Chaque citoyen peut faire un geste |
90 |
75 |
|
17.
Economiser l'eau est indispensable |
75 |
37,5 |
|
18.
Douches plutôt que bains |
70 |
87,5 |
|
19.
Vérification des robinets
-
Toujours
-
Souvent
- De
temps en temps
-
Jamais |
45
25
15 |
50
25
25 |
|
20.
Economiser l'énergie est indispensable |
85 |
50 |
|
21.
Utilisation des ordinateurs
-
Eteint
-
Veille
-Allumé |
65
20 |
62,5
12,5
25 |
|
22.
Eteindre la lumière en sortant d’une pièce |
85 |
100 |
|
23.
Couleur poubelle de tri verre |
45 |
37,50 |
|
24.
Utilisation de paniers réutilisables pour les courses |
80 |
75 |
|
25.
La diversité culturelle est
- Une
chance
-
Sans conséquence
- un
inconvénient |
75
10 |
62,5
37,5 |
|
26.
Usage des vêtements usés
- Don
-
Vente
-
Poubelle |
70
15
|
50
25
25 |
Partie III : Cité scolaire Henri Bergson :
connaissance et agir local
|
Les
résultats sont exprimés en pourcentage |
6e1 |
| |