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Site internet
http://clg-claude-chappe.scola.ac-paris.fr/disciplines/lettres.html
Mme DEJEAN, professeur d’histoire
Mme BOURHIS, professeur de latin au collège Claude
Chappe
Classes concernées : 4è et 6è latinistes
Disciplines : Latin et Histoire
Le 30 mai 2007
Résumé :
Proposer une
réflexion aux élèves latinistes de 4è sur leurs motivations à faire du
latin. Trouver un support culturel à cette argumentation dans les
programmes croisés d’histoire de 6è et de 4è afin de produire un
document permettant à un élève de 6è de s’auto évaluer et de choisir
librement son inscription dans l’option latin.
Descriptif de
l’action :
1) Ouverture de
l’action par un voyage de sensibilisation en Provence romaine.
Exploitation, vidéo du voyage : production d’une fiction élaborée par
groupes d’élèves à partir d’objets exposés au musée d’Arles.
2) En classe, double
démarche : redécouvrir la civilisation romaine enseignée en 6è à partir
des cahiers d’exercices. Identifier dans le programme d’histoire de 4ème
ce qui dans l’Europe
a été emprunté à la
culture latine et retrouver les sources de l’identité européenne
patrimoniale, linguistique, littéraire et politique.
3) Visite de
Versailles pour définir l’instrumentalisation de la Mythologie par Louis
XIV.
4) Choix des
documents à numériser pour la vidéo : images, films, textes,
musique.
5) Expérimentation
d’une pratique théâtrale en latin pour l’extrait de« la Marmite » de
Plaute, en français pour « l’avare » de Molière
6) Enregistrement du
scénario, corpus de la vidéo, conçu par les élèves, avec un travail sur
l’oral.
Caractéristiques de l’action :
Action
interdisciplinaire latin histoire appuyée par la direction pour le
financement du montage.
Pratique menée depuis
quatre ans pour la production de documents (voir le site du collège)
Action intégrée dans
le projet d’établissement qui plus précisément prend en compte la
diversité des élèves.
Coopération et
cohésion de la communauté scolaire autour du projet.
Analyse de
l’action : vécue par les élèves de 4ème :
Le voyage en Provence
préparé par un livret questionnaire fut ressenti comme un privilège car
il a permis une expérience collective : ainsi les élèves ont formé des
équipes pour choisir un objet conservé au musée d’Arles qui devenait
leur enseigne : l’équipe acrotère, amphore sarcophage, hochet …
Il y eut immersion
des élèves dans la vie romaine par un bouquet, une reconstitution d’un
combat de gladiateurs dans l’amphithéâtre de Nîmes, une improvisation
théâtrale de chaque équipe autour de son objet en mobilisant toutes
leurs connaissances acquises en 6ème et au cours de latin.
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Dans le théâtre
d’Orange, un jeu de piste culturel leur a été proposé. L’équipe
victorieuse de la compétition a reçu dans la villa de Puymin à Vaison-
la- Romaine une couronne de lauriers confectionnée sur place, moquée
par les vaincus mais qui est passée de tête en tête dans le car !
Une découverte de la
continuité culturelle et les liens interdisciplinaires pour comprendre
les savoirs.
Une écriture
collective de l’histoire fictive d’une famille gallo-romaine.
Vécue par les
élèves de 6ème :
(voir la grille du
test ci-jointe)
Surpris par
l’exercice car le choix de l’option latin avait été faite, mais séduits
qu’on sollicite leurs compétences ; ils avaient très envie de réussir.
Soucieux d’une
récompense
Soucieux de réussir :
qu’allait-il se passer si ils échouaient au test alors qu’ils étaient
inscrits dans l’option latin en 5ème ?
Une grande admiration
pour les 4ème.
Vécue par les
professeurs organisateurs :
L’expérimentation
d’un travail conjoint a permis d’amoindrir les difficultés de réactiver
les recherches de documents pour accumuler les images, de solliciter le
volontariat des élèves pour dire les textes, les enregistrer le mercredi
après-midi.
La déception, compte
tenu du calendrier, de ne pouvoir les faire manipuler sur le banc de
montage vidéo.
Globalement un
désintérêt de la communauté éducative par rapport à cette
expérimentation pourtant inscrite au projet d’établissement mais souvent
perçue comme une originalité dévalorisante pour ceux qui ne partagent
pas ce genre d’initiative.
Le questionnement
d’un collègue d’histoire concernant le rapport entre le programme
d’histoire de 4ème et de 6ème. Le même collègue
sut déguiser un refus de faire passer le test à ses élèves de 6ème,
car il y voyait un moyen de mesurer « l’échec ou la réussite de son
enseignement »
L’enthousiasme
d’autres collègues qui depuis quelques temps nous demandaient au début
de chaque année ce que nous allons faire.
Un chef de
l’établissement qui nous a soutenues dans la mesure où l’expérimentation
se faisait hors DHG mais qui sut trouver les moyens financiers pour
assurer le montage du test.
Un souci : le test
mériterait d’être traité avec le logiciel « flash » pour le rendre
interactif et le placer sur le net.
Evaluation :
Expérimentation
ludique du test Euro latin sur la totalité du niveau de 6è de
l’établissement (environ 100 élèves) et proposition d’exercices.
Correction
jubilatoire par les élèves de 4è de la feuille d’évaluation.
Remise d’un diplôme
aux 28 lauréats (par les élèves de 4è) qui n’avaient pas tous choisi de
faire du latin au préalable.
Cette année, en fin
de quatrième, aucun élève n’a demandé à abandonner l’option latin.
Liaison 4è – 6è
dynamique pédagogique.


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