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Remobiliser une classe
de seconde redoublants pour prévenir l’échec scolaire
Résumé: Confronté
à un grand nombre de doublements en seconde (52), et de
réorientation (33), une classe de doublants a été constituée
pour effectuer une remédiation à orientation scientifique;
les élèves volontaires seront accompagnés d’une équipe qui
mobilise plusieurs types de dispositifs: Projet pédagogique
pluridisciplinaire, tutorat, heures d’études surveillées,
travaux en petits groupes, visites et sorties dans le cadres
de l’orientation.
Problématiques
développées:
Proposer des parcours de
réussite aux doublants de seconde, remobiliser sur les
apprentissages scientifiques et prévenir l’échec scolaire,
le décrochage ou les réorientations par défaut. |
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Coordonnées d’une
personne contact:
- LE GUERN Christine,
Proviseur
c.le-guern@voila.fr
- BURGATT Vincent,
professeur principal, professeur d’anglais
burgattv@free.fr
Classe concernée:
une classe de seconde composée de 31 élèves
Disciplines concernées:
Français / mathématiques / sciences physiques / anglais /
EPS / Initiation aux Sciences de l’Ingénieur
Date de l’écrit:
12 mai 2007
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D'abord
un projet initial
des
évaluations par secteurs
mathématiques
sciences physiques
anglais
français
Histoire-Géographie,
ECJS
Informations Sciences Ingénieur
EPS
Etudes dirigées
tutorat
Orientation
Analyse
transversale et bilans
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La classe de doublants est
composée d’élèves ayant déjà effectué une classe de seconde.
Certains sont en échec patent, pour d’autres, la situation
d’échec s’exprime par le fait que leur niveau dans les
disciplines fondamentales et leur capacité de travail sont
insuffisants pour une orientation en classe générale (1ère
S, en l’occurrence). Ils sont presque tous arrivés en seconde
avec des lacunes et une faible capacité de travail, notamment de
travail autonome, voire une motivation atone, ce qui ne leur a
pas permis de suivre la classe de seconde de façon adéquate.
Beaucoup n’ont qu’une faible conscience de leurs difficultés et
de l’indigence de leur travail personnel et ne savent pas très
bien ce que recouvre l’expression « travail personnel ». C’est
donc plutôt l’adaptation au lycée et aux exigences du lycée qui
a fait défaut.
Cette classe est profilée
« classe scientifique » : c’est-à-dire, que les options de cette
classe – SVT et ISI – visent à permettre une orientation en
classes scientifique ou technologique (S ou STI) en renforçant
les acquis notionnels dans les différentes disciplines et en
développant les savoir-faire méthodologiques.
Il s’agit de les « remettre
au travail », c’est-à-dire, de renforcer leur capacité de
travail quantitativement et qualitativement afin d’éviter
l’essoufflement et de retrouver la motivation, voire le plaisir
de l’effort et de la découverte. C’est donc la ré appétence pour
le travail scolaire qui est en jeu et le fait de redonner du
sens aux études, dans le cadre d’un projet personnel de
formation.
Ces élèves ont tous déjà fait
une classe de seconde, c’est pourquoi, il serait peu approprié
de refaire exactement le programme de seconde, en revanche, il
convient d’adapter ce programme en prenant appui sur les acquis
- qui même légers, sont tout de même existants - de leur
première année de seconde et de considérer de la sorte qu’ils
ont besoin de deux années pour passer en cycle terminal.
Les professeurs sont
volontaires pour cette expérience, volontaires pour adapter leur
enseignement à cette classe spécifique – ou classe « profilée »
- , pour travailler avec cette classe sur les aspects de
méthodes et de travail en autonomie et la cohésion de la classe.
Les horaires spécifiques de chaque discipline peuvent être
adaptés en fonction des objectifs de chaque matière et en
fonction de dédoublements nécessaires. Il convient donc de
prévoir d’éventuelles heures supplémentaires à partir de la DHG.
Les horaires d’EPS seront
augmentés afin de permettre la mise en place d’une activité
sportive sur un après-midi et de favoriser ainsi la cohésion de
la classe.
Une heure d’étude dirigée
hebdomadaire animée par les professeurs de la classe sera mise
en place. Cette étude vise bien évidemment à permettre aux
élèves de faire le travail demandé, mais également à favoriser
l’organisation (répartition de la tâche sur la semaine pour le
travail régulier, sur la quinzaine ou le mois pour les devoirs
et la préparation des contrôles, etc.) et le travail en
autonomie, ce qui n’exclut pas l’entraide et le travail de
groupe.
Cette étude dirigée suppose
que le cahier de textes soit également instrument de liaison
entre les professeurs, il peut être doublé d’une fonction étude
dirigée – ou d’un cahier supplémentaire -. Chaque professeur
précisant sur ce cahier ses consignes de travail régulier –
comment revoir le cours, refaire les exercices, rechercher et
apprendre le vocabulaire spécifique, etc.… -, ces consignes
pouvant être évolutives, en fonction de la progression dans
l’année.
Enfin, dans l’objectif de
redonner du sens aux études, des projets transversaux
pluridisciplinaires pourront être mis en place.
Un tutorat sera mis en place,
chaque professeur prenant en charge 3 ou 4 élèves, sur les
objectifs de travail, sur le suivi des résultats et sur le
projet d’orientation en collaboration avec les CPO et le
professeur principal.
Réussir sa classe de seconde
de manière active et une orientation motivée sont donc les
objectifs principaux de cette classe de seconde de doublants.
Projets élaborés par
les équipes et bilans:
Peu de
révisions de 3ème de façon isolée, mais surtout une
consolidation des acquis du collège à travers les chapitres
nouveaux du programme de seconde: "fonctions",par exemple.Il
faudra cependant une progression en adéquation avec les autres
classes, afin de pouvoir aborder les contrôles communs en toute
sérénité.
Une progression de cours,
avec calendrier, avait été établie cette année, mais nous la
remanierons, en fonction du vécu de chacun d'entre nous et des
élèves que nous aurons l'an prochain.
Pour les contrôles communs,
si cette classe ne suit pas la même progression, ce n'est pas un
problème, les élèves composeront sur les chapitres étudiés par
tous.
C'est surtout jusqu'à fin
octobre en algèbre, que la façon d'aborder le programme sera
différente, afin que ces élèves" ne somnolent pas".
La géométrie vectorielle sera
abordée plus tôt que dans les autres classes, car je suppose que
les pré- requis seront assimilés; si tel n'était pas le cas, j'y
remédierai.
Le temps gagné par des
révisions du collège plus succinctes permettra d'aborder des
problèmes plus complexes en fin de chacun des chapitres, sans
toutefois dépasser le niveau de seconde (exercices plus
élaborés, que nous ne traitons pas la plupart du temps). Ceci
permettrait d'aborder la classe de première avec plus d'aisance.
BILAN
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Actions effectivement
menées |
Ce qui a fonctionné
Points positifs |
Difficultés, ce qui
n’a pas fonctionné pourquoi ? |
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A partir de janvier
l'aide individualisée s'est faite sous la forme du
volontariat, ce qui a dans l'ensemble bien fonctionné. Les
élèves faibles ou en difficulté passagère se sont reconnus
dans l'ensemble. |
Gain de temps sur la
géométrie vectorielle et la trigonométrie, car les élèves en
avaient quelques souvenirs … |
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Les difficultés et
ENORMES lacunes en calcul algébrique sont restées en l'état,
car pour le tiers de la classe les pré-requis de 5è/4è font
toujours défaut … |
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Il n'a pas été DU TOUT
POSSIBLE de mettre en œuvre ce qui avait été décidé en juin,
car la classe n'a pas été constituée sous la forme prévue en
juin 2006. Très grande hétérogénéité des niveaux et des
souhaits d'orientation. Il était prévu plutôt un profil S/STI
…or beaucoup d’élèves désirent STG …. |
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Tout en maintenant les acquis
fondamentaux exigés en fin de seconde, le travail sera axé
sur le développement de l’autonomie et sur l’acquisition de
bonnes méthodes de travail.
En travaux pratiques, le
programme sera adapté afin de développer le sens de
l’observation des élèves et leur goût de la recherche. Les
élèves devront être acteurs des séances et non les subir. Cela
leur permettra d’affiner leur démarche scientifique.
En cours, toutes les notions
de seconde seront établies et dans certaines parties, en
fonction de l’appétence des élèves, nous pourrons poursuivre un
peu plus loin en introduisant notamment le formalisme qui leur
fait souvent défaut en classe de première.
Au niveau des exercices, une
fois les connaissances fondamentales assises, nous pourrons
aborder des activités faisant appel à un peu plus de réflexion.
Tous ces aménagements de
l’enseignement des sciences physiques ont pour but d’aider les
élèves dans la construction de leur projet d’orientation en
classe de première scientifique.
BILAN :
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Actions effectivement
menées |
Ce qui a fonctionné
Points positifs |
Difficultés, ce qui
n’a pas fonctionné pourquoi ? |
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Méthodologie.
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Je me suis heurtée à un
refus d’appliquer les méthodes de travail rigoureuses, les
élèves jugeant dans leur majorité cela rébarbatif. |
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Travaux pratiques.
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Excellent bilan sur ce
point. Les élèves ont joués le jeu appris et progressé. Je
pense que le côté concret y est vraiment pour quelque chose. |
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extension des
connaissances
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Compte tenu de la grande
hétérogénéité de la classe cela n’a pas été possible sauf
pour quelques un de façon ponctuelle et sous forme
d’exercices. |
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Bilan global : Une
classe qui n’a pas su saisir l’opportunité offerte et qui
pour un grand nombre n’avait pas de réelles motivations pour
une orientation scientifique…
C’est dommage…
D’un point de vue humain,
une expérience relativement positive qui a permis à certains
d’approfondir leur projet d’orientation
D’un point de vue
pédagogique, une expérience plutôt décevante : beaucoup
d’énergie dépensée pour un résultat très en dessous des
espérances attendues…
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I.
MOYENS A DISPOSITION :
-
Une classe composée de 30 élèves doublants
-
Volume Horaire en
anglais LV1 : 2 heures en classe entière, 1 heure de module en
salle multimédia
è
3 heures / élève (4 heures professeur) hebdomadaires.
-
Nouveaux supports : Changement du manuel
scolaire de seconde = renouveau des supports pédagogiques
écrits, oraux, vidéos et iconographiques.
-
Un assistant anglophone d’octobre 2006 à
avril 2007.
-
Une salle multimédia à disposition pour
le travail de compréhension et d’expression oral.
-
Classe à orientation scientifique :
possibilité d’un travail transversal SVT / ANGLAIS
-
1 heure « d’étude » hebdomadaire en
anglais assurée par un professeur d’anglais.
-
Tutorat : Le professeur d’anglais est le
tuteur 5 élèves de la classe.
II.
DISPOSITIF DE MISE EN ŒUVRE :
-
Evaluation diagnostique
des aptitudes à comprendre et à exprimer un message écrit et
oral
è
Bilan des compétences, troisième semaine de septembre 2006.
-
Mise en place d’une stratégie de pédagogie
différenciée lors des séances de module avec pour objectif
d’amener les élèves à une autonomie de compréhension et
d’expression qui s’intègre aux compétences requises en LV fixées
par le Cadre Européen (1h / élève hebdomadaire)
-
Classe entière (2 heures / élève
hebdomadaires) : programme de seconde traité normalement selon
les Instructions Officielles.
-
L’assistant anglophone intervient en
expression et en compréhension orales pour l’essentiel lors des
modules (groupes de 6 à 8 élèves maximum) en parallèle avec le
professeur d’anglais. Il a des consignes de
remédiation précises données par le professeur d’anglais.
Evaluation trimestrielle orale des efforts selon le système
britannique (A, B, C, D)
-
Travail en salle multimédia en séquences
pédagogiques durant lesquelles les élèves ont une part
d’autonomie (compréhension et expression) et travaillent sur des
supports audio, vidéo et sites internet variés. Remédiation
phonologique en autonomie à l’aide du logiciel « Tell Me
More ».
-
Travail transversal à définir en
collaboration avec le professeur de SVT dans le cadre des DNL
(disciplines non linguistiques), ce qui se pratique dans les
classes européennes : 2 séquences sur l’année = 2 fois 3 cours
de SVT en anglais. Exemple : « les différentes phases de la
mitose » et « la duplication de l’ADN ».
-
1 heure « d’étude » hebdomadaire :
Gros travail méthodologique. Thèmes abordées : Comment
apprendre une leçon d’anglais ? savoir réciter sa leçon, passer
de la théorie de l’anglais à la pratique écrite et orale,
développer une argumentation écrite et orale construite, etc. …
-
Tutorat : Le professeur
d’anglais s’inscrit dans une dynamique de tutorat générale,
élargie à la classe entière (6 tuteurs dans la classe), il suit
5 élèves plus particulièrement à
Il seconde la Vie Scolaire et le professeur principal en
s’entretenant régulièrement avec l’élève, en appelant le soir
même la famille dès qu’il y a une absence, en rencontrant les
parents régulièrement, en accompagnant l’élève dans la
construction de son projet d’orientation.
BILAN :
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Actions effectivement
menées |
Ce qui a fonctionné
Points positifs |
Difficultés, ce qui
n’a pas fonctionné pourquoi ? |
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Remédiation en salle
multimédia :
- Utilisation d’internet
pour effectuer des exercices en ligne
- Utilisation de
documents vidéos (extraits de films) et audios numérisés
pour travailler en autonomie la compréhension orale
- Enregistrements de
productions orales par magnétophone numérique
|
- Outil attractif et
motivant
- Travail ludique en
autonomie apprécié
- Outils attractifs qui
changent du manuel classique, autonomie dans le parcours et
dans l’appropriation de la compréhension
- Elaboration et
construction de manière autonome de l’expression orale
individuelle. Très fructueux. |
|
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Assistant de langues
- Classe divisée en 4
groupes de 7 à 8 élèves
- Documents culturels
apportés par l’assistant.
- Points de grammaire
donnés par le professeur de langue à l’assistant qui
travaillait ces points avec des supports authentiques
différents de ceux figurant dans le manuel
|
- Mise en contact avec
l’authenticité de la langue
- Apport culturel
apprécié
- Groupes de moins de 10
élèves
- Relations différentes
de celles que les élèves ont avec un professeurs
traditionnel |
- Blocage de certains
élèves timides qui n’ont pas ouvert la bouche.
- Quelques tentatives
pour éluder les cours, le professeur d’anglais n’étant pas
là AVEC l’assistant. |
|
Etudes dirigées
- Méthodologie :
Comment apprendre sa
leçon d’anglais ? comment faire des fiches pour réviser pour
les devoirs communs ? comment construire une introduction ?
une analyse d’un document iconographique en anglais ?
|
- Très apprécié par les
élèves en difficultés qui cherchaient des réponses à leur
manque d’organisation, grandement responsable de leur échec
en langue vivante |
- Certains élèves n’ont
pas adhéré car le dispositif était considéré comme une
surcharge de travail dans leur emploi du temps.
- Certains élèves
considéraient que ces heures ne leur seraient d’aucune aide
pensant que leur faible niveau ne relevait pas d’un manque
d’organisation |
|
Tutorat
- Suivi régulier avec
bilan de la progression des résultats et suivi des absences
/ retards et encadrement pour l’orientation
|
- Certains élèves se
sentaient guidés et avaient bâti une relation de confiance,
venaient spontanément confier leurs difficultés scolaires et
personnelles |
- D’autres ne voulaient
pas « être embêtés » et ne jouaient pas le jeu de se fixer
des objectifs, ils étaient dans la négation des problèmes
qu’ils pouvaient rencontrer. |
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Travail transversal
DNL / SVT ANGLAIS
Projet non mis en place
|
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- Nouveau collègue de SVT
arrivant dans l’établissement
- Problème d’emploi du
temps
- Problème de
disponibilités |
3 axes :
1er axe : Partie
académique : Problématique d’ensemble : Comment les sciences
ont-elles marqué la littérature au cours de l’histoire?
Etude en classe entière de
différents textes :
XVIème : De « l’autre monde »
à notre monde : de Chrétien de Troyes à Rabelais et Montaigne
- L’apologie des savoirs : La
métaphore des géants dans Gargantua
- L’homme, mesure de toutes
choses, Montaigne.
Film : Le Nom de la Rose De
J. J. Annaud d’après Umberto Ecco
XVIIème: Malherbe et
Boileau : La géométrisation de l’écriture poétique. La Vie de
Galilée (1938) de B. Brecht : Du géocentrisme à
l’héliocentrisme : Le théâtre de la science et / ou Les
Femmes Savantes de Molière
XVIIIème : Que faut-il savoir
pour être heureux ? Une apologie de Voltaire, Jeannot et Colin
(1764)
XIXème : Science et
fantastique
Frankenstein ou le
Prométhée Moderne, Mary Shelley, 1817 (anglaise)
Der Sandmann, 1816,
Hoffmann (allemande)
L’Eve Future 1886,
Villiers de l’Isle Adam, le triomphe du scientisme
Bouvard et Pécuchet,
1881, Flaubert
Zola et Claude Bernard : Le
naturalisme
+ poésie lyrique
XXème : Science et fiction
Le Meilleur des Mondes,
1932, Huxley (anglais)
1984, 1948, Orwell,
(anglais)
2ème axe : Travaux
de groupe : Initiation aux TPE : Comment la géométrie et la
physique ont révolutionné l’art pictural?
1h30 dédoublée en parallèle
avec les cours de sciences physiques (d’octobre à décembre)
Et 4 heures d’affilée pour
recherche au CDI.
Constitution de groupes,
recherches au CDI, tenue d’un carnet de bord, soutenances devant
un jury binôme [février 2007]
Sujets proposés :
Mathématiques, physique, cinétique, et art pictural :
- Le trompe l’œil : Peinture,
théâtre et arts de la scène
- Les anamorphoses : Les
Ambassadeurs (Holbein), Dali (Espagne)
- Les jeux de perspective
- L’optique et
l’impressionnisme : Monet, Sisley, Pissaro, et le
divisionnisme : Seurat, Signac, Cros
- Le cubisme (1907-1914) :
Picasso, Braque, Léger
- L’art cinétique (1950)
3ème axe : Projet
de classe entière : Organiser, pour le lycée, une manifestation
de « SLAM » (toutes classes du lycée)
Organiser une demi-journée ou
plus, selon le nombre de participants, de tournois « SLAM » avec
deux professionnels :
Septembre : lancement et
rédaction d’une affiche exposant les « règles »
Octobre à février : Ecriture
dans le cadre de chaque classe
Mars- avril : tournoi
BILAN
Le public accueilli dans
notre classe de redoublants de seconde ne correspondant pas au
public attendu en juin 2006, notre projet de « profiler notre
enseignement de français pour une future classe de 1ère
S » a dû subir une forte réduction de tête à la façon Jivaro.
Un congé
maladie fort mal venu à tous points de vue a encore diminué le
périmètre de notre intervention.
Cependant,
nous avons gardé notre cap à trois promontoires et nous avons
interrogé directement les élèves sur « leur sentiment » de
progression :
(sur 25 présents)
- En méthode de travail :
72% oui, 8% non, 20% +/-
- En histoire littéraire :
64% oui, 24% non, 12% +/-
- En compréhension des
textes : 72% oui, 12% non, 16% +/-
- En compréhension de
consignes : 52% oui, 32% non, 12% +/-
- Orthographe : 36% oui,
44% non, 12% +/-
- Vocabulaire : 76% oui,
16% non, 8% +/-
- Maîtrise des outils
littéraires : 68% oui, 16% non, 16% +/-
- Autonomie : 76% oui, 12%
non, 12% +/-
- Travail d’équipe : 48%
oui, 32% non, 16% +/-
- Créativité : 64% oui,
24% non, 16% +/-
Remarques :
- L’autonomie est à
corréler avec la méthode de travail, la maîtrise des outils
littéraires (soit 76%, 72%, 68%)
- La compréhension des
textes est à corréler avec l’histoire littéraire, la maîtrise
des outils littéraires, le vocabulaire (soit 72%, 64%, 68%, 76%)
- L’histoire littéraire a
été vue chronologiquement à partir du Moyen Age, à travers des
genres et registres systématiquement variés pour élaborer tous
les objets d’étude au programme et construire des repères.
- Le travail d’équipe a
été sollicité à travers une mise en scène de farce, puis pour un
travail éditorial dans le cadre de « Lire et publier
aujourd’hui ». Il fallait refaire la maquette d’un livre Des
fleurs pour Algernon, D. Keyes (1959) et justifier une
nouvelle édition auprès des prescripteurs.
- La créativité a été
sollicitée par le projet « Slam » mené en trois étapes (atelier
d’écriture, séance avec un slameur confirmé et tournoi final à
plusieurs classes en janvier 2007)
- Les ratés à mon sens :
La difficulté d’une forte proportion à comprendre les consignes
(il eût fallu un travail spécifique) et les médiocres
performances en orthographe (en dépit de quelques exercices
méthodiques « à l’ancienne » : inefficaces ou au contraire
insuffisants ?)
Le postulat de départ
s’appuie sur le principe que la première année de seconde n’a
pas été une année vide, une année pour rien, des
connaissances et des savoir-faire ont été acquis, mais il est
nécessaire de les renforcer et de les réactualiser. S’il y a une
discipline où le risque d’avoir le sentiment de refaire la même
chose que la première année existe, c’est bien l’Histoire et la
Géographie, étant donné les impératifs du programme. Pour éviter
cet écueil et pour rendre plus fructueuse cette seconde année de
seconde, il convient donc de prendre appui sur les bases,
mêmes fragiles, de cette première année et de les renforcer. Le
fait que la Région Île-de-France envisage un renouvellement
des manuels cette année, est un atout à mettre de notre
côté. Par exemple, le nouveau manuel de Géographie comporte des
dossiers qui sont proches des dossiers de l’ancien manuel (chez
le même éditeur), mais les données ont été réactualisées
(concernant notamment la démographie et le développement) et
certains documents ont été modifiés (disparitions, ajouts,
extensions, etc.), c’est donc sur une base qui présente quelques
familiarités que les élèves pourront travailler, sans pour
autant refaire la même chose.
Je développerai tout d’abord
la démarche envisagée pour la Géographie, qui se prête mieux à
une approche méthodologique rigoureuse, puis j’envisagerai les
extensions et les adaptations en Histoire et en ECJS, pour
terminer sur des aspects méthodologiques, d’éventuels projets
transversaux et une demande d’aménagement des horaires
d’Histoire et de Géographie.
ü
Géographie
Le projet suit la trame
habituelle : Etude de cas et démarche inductive,
dans un premier temps qui permet une mise en situation
d’activités et un travail autonome, puis conduit vers
une contextualisation et une mise en perspective
des notions vues dans l’étude de cas, c’est-à-dire, une
généralisation et une formalisation des savoirs. Cependant
l’accent sera mis sur les études de cas et les aspects
méthodologiques, la contextualisation s’appuyant entre autre
sur la mobilisation des acquis de la première année de seconde,
les élèves étant invités à retrouver et à réordonner ces
connaissances.
L’accent sera mis également
sur les repères spatiaux, la maîtrise du vocabulaire
spécifique et des notions, notamment les notions
d’aménagement, d’environnement et d’organisation de l’espace,
qui sont les notions centrales du programme de Géographie en
classe de seconde et qui impliquent des démarches
géographiques spécifiques (identification des enjeux, des
acteurs, traduction spatiale des phénomènes envisagés, etc.,
dans une perspective dynamique, l’espace géographique étant
soumis à divers processus qui ne sont pas fixes mais actifs et
interactifs). Il convient également de prendre appui sur les
variations d’échelles d’analyse, afin de mieux mettre en
évidence et de mieux comprendre que le phénomène peut être
nuancé selon l’échelle et que les phénomènes observés ne sont
pas forcément les mêmes selon l’échelle envisagée.
De même, assimiler les
notions, les connaissances, les repères chronologiques et
spatiaux peut-être mis en œuvre à travers des exercices
oraux, exposés, présentation orale et synthétique d’un
dossier, préparation d’un débat, etc.
Cette phase orale, vise
plusieurs objectifs : mettre en évidence la nécessité de
maîtriser les notions, le vocabulaire (trouver
le mot juste en quelque sorte), et d’ordonner
logiquement l’explication, et donc de redonner du sens
aux connaissances apprises. Enfin, cela constitue également
une première approche des épreuves orales de l’examen du
Baccalauréat (au second tour pour les séries générales, et
surtout pour l’épreuve anticipée en fin de classe de première
pour les séries STI).
ü
Histoire
La démarche est
voisine en Histoire: il s’agit de partir du document,
de l’ensemble documentaire, et de se diriger vers une
contextualisation, dans laquelle le vocabulaire, les
repères chronologiques et notionnels prennent une plus
grande place ; l’orientation du programme d’Histoire en seconde
étant axé sur les « fondements culturels et politiques du
monde contemporain », à partir de quelques moments
historiques, jalons essentiels dans l’élaboration de la
civilisation contemporaine. Les finalités sont autant
culturelles que civiques, il s’agit donc plus que
l’accumulation de données factuelles, de favoriser l’acquisition
d’une culture générale. Cette culture générale fait
souvent défaut à nos élèves, elle est notamment cause et
conséquence de la faible motivation de ces élèves pour leur
parcours scolaire de manière générale, et du faible intérêt
qu’ils portent aux sciences humaines, de façon particulière.
Là encore, il s’agit, d’aller
à la recherche des connaissances « entrevues » l’an
passé, de les approfondir, les ordonner, les hiérarchiser
afin de les assimiler. Au-delà de cette
assimilation, c’est également le sens donné au savoir qui
est recherché, le besoin de comprendre, et donc une ré
appétence au travail scolaire.
ü
Méthodologie
Dans la même ligne de
ce qui vient d’être dit, un accent sera mis sur les
aspects méthodologiques propres à l’Histoire et à
la Géographie, notamment dans la
perspective des exercices spécifiques du Baccalauréat.
C’est-à-dire :
- la composition : apprentissage progressif de
l’élaboration de la composition (problématique, introduction,
plan détaillé, rédaction) tout en dégageant des savoir-faire en
matière d’argumentation qui en Histoire et en Géographie
s’appuie sur des exemples concrets ;
- le croquis de synthèse : réflexion sur la
problématique, construction d’une légende organisée, mais
surtout pour les secondes, savoir-faire en matière de
réalisation graphique ;
- l’étude d’un ensemble documentaire et le commentaire
de document, avec notamment l’étude de différents types
de documents ( cartes, croquis, graphiques, données
statistiques, paysages, plans, tout autant que textes) ; il
s’agit d’apprendre à repérer les caractères propres à chaque
types de documents et d’apprendre les démarches d’analyse les
concernant afin de savoir extraire des informations de
ces documents, de croiser les documents et les informations
contenues, et de dégager des thèmes et des systèmes
explicatifs ;
Par ailleurs un travail
méthodologique plus global sera mené sur les
plages horaires de module méthodologiques et d’ECJS en relation
avec l’heure de vie de classe, à moduler en fonction des
besoins (certains moments comme les bilans de fin de trimestre
et la question de l’orientation sont des moments forts de
l’année).
Ce travail méthodologique
global pourra avoir pour axes :
- tout d’abord l’organisation de son travail (par
exemple, à travers la constitution de plannings de travail) : du
travail quotidien et hebdomadaire dans le cadre de
l’assimilation régulière du travail fait en cours, de la
répartition de la charge de travail lors des moments de
révisions, de DM cumulés dans plusieurs disciplines, etc.
- le soin apporté aux traces écrites, soin des cahiers,
des classeurs, qualité de la prise de notes, repérage des
articulations du cours (grands titres, sous-parties), correction
de l’orthographe et de l’expression, utilisation du manuel pour
compléter le cours, etc.
- l’autoévaluation de son travail personnel à partir de
consignes fournies par les professeurs, présentées, par exemple,
sous la forme de grilles d’item ;
- des bilans périodiques des résultats, notamment aux
moments des conseils de classe, des choix d’orientation,mais
aussi ponctuellement.
- …
ECJS
Les différentes questions
abordées en Histoire et en Géographie peuvent être l’occasion de
rebonds sur l’ECJS : mise en relation, des notions, du
raisonnement et de la démarche historique ou géographique sur
une question qui peut relever du regard du citoyen
(questions culturelles et civiques, comme les Droits de l’Homme,
les questions mémorielles, les problèmes d’environnement au sens
large, i.e., environnement physique, mais aussi social,
culturel et la question du développement durable) dans le cadre
de l’apprentissage de la citoyenneté, perspective
centrale du programme d’ECJS pour la classe de seconde.
Ces aspects peuvent être
abordés de deux manières complémentaires, travail de
recherche (sur le Net, au CDI, etc.) avec constitution
de dossiers – voire de projets -, en vue de la préparation
de débats ou d’une présentation orale.
Méthodologiquement, ce qui
est visé ici, c’est surtout l’oral, l’argumentation
et la recherche, avec notamment pour corollaire,
l’apprentissage de l’utilisation des TICE, sans pour
autant considérer le Net comme une panacée universelle.
ü
Projets
transversaux
Des projets transversaux
peuvent être menés, comme par exemple :
Réflexion sur les objectifs
en Lettres et en Histoire-Géographie sur la
question de l’argumentation ;
Liaison entre l’Histoire-Géographie
et les Sciences physiques, dans le cadre d’une visite guidée
du musée des Arts et métiers, le programme d’Histoire pouvant se
« glisser » dans ce projet à partir de la naissance des
Sciences rigoureuses au XVIIIe siècle dans le cadre du
chapitre concernant les Lumières, qu’on réduit généralement à
l’étude des philosophes des Lumières, mais qu’on peut très bien
ouvrir à celle des savants des Lumières.
Harmonisation de
l’heure d’ECJS et de l’heure de Vie de classe,
par exemple sur des questions permettant de favoriser la
cohésion de la classe, le travail en autonomie sans exclure pour
autant l’entraide et le travail de groupes.
ü
Aménagement horaire demandé
Compte tenu de tout ce qui
précède, je propose que les horaires d’Histoire-Géographie
soient aménagés de la manière suivante.
Les élèves ont une dotation
horaire pour ces disciplines de 4 heures (incluant la demi-heure
d’ECJS), habituellement réparties de la manière suivante : 3
heures en classe entière et une heure en module. Cette dotation
pourrait être ramenée à 2 heures en classe entière et deux
heures en module, ce qui conserve la dotation horaire des
élèves, mais augmente d’une heure celle du professeur, ce qui
nécessite donc des moyens spécifiques supplémentaires.
Cette dotation permet de
mettre en œuvre les objectifs décrits précédemment, qui mettent
l’accent sur la mise en activité plus que sur l’apprentissage
de connaissances factuelles.
BILAN :
Le travail de cette année
a été surtout axé sur les acquis méthodologiques et de
savoir-faire (composition, étude de documents, réalisation de
dossier en vue de débats argumentés, etc…)
La progression de la
classe a été très lente… si les acquis ne sont pas nuls, ils
sont en revanche loin de ce qu’on avait pu espérer… Les
difficultés rencontrées sont essentiellement dues à une force
d’inertie dans la classe en général, un manque d’investissement
de la part de ces élèves qui se sont montrés très passifs et peu
motivés…
Si au début de l’année la
classe de 2ndes doublants pouvait sembler différente des autres,
il n’en plus de même en cette fin d’année… c’est une classe de
2ndes comme les autres et à peine plus avancée que les autres
sur le plan des savoir-faire….
L’heure d’étude du mardi
soir que j’avais proposée sur la base du volontariat n’a pas été
suivie, à l’exception de deux élèves qui y ont été assidus…
En dépit de nos efforts,
les élèves de cette classe de doublants n’ont pas compris qu’il
leur fallait saisir cette seconde chance et prendre leurs études
en main, vers plus d’autonomie et de motivation… Même les débats
en ECJS, qu’ils appréciaient au début de l’année ne les ont plus
motivés en fin d’année à partir du moment où il fallait fournir
un effort (préparer le débat, rédiger des arguments, une
synthèse). Ils ont cherché la facilité et l’évitement de
l’effort ; ces caractères semblent être tout autant la cause de
leur échec précédent que celle de cette force d’inertie qui ne
leur a pas permis de progresser de façon significative…
Quelques élèves ont
toutefois tiré profit de cette seconde année… mais ils font
figure d’exception dans la classe.
L’ensemble est plutôt
atone…
La seconde 1
étant constituée d’élèves redoublants, le cours d’ISI a été basé
sur une initiative motivante, essentiellement orientée vers la
démarche de projet.
Quelques rappels
du cours de seconde ont cependant été effectués :
Ø
Les fonctions d’un produit
Ø
La chaîne d’énergie
Ø
La chaîne d’information
Ø
La représentation graphique du réel
Ø
L’environnement, l’esthétique et l’ergonomie
dans le but de
les insérer dans la démarche de projet.
Pour sensibiliser
et responsabiliser au maximum les élèves, il leur a été demandé
de former par eux-mêmes les équipes, et de choisir le thème de
leur propre projet. Sept équipes ont finalement été
constituées :
Ø
Réalisation d’une voiture à séquence de trajet programmable,
avec modifications matérielles, mise au point et
expérimentations. Ce projet a permis d’aborder les chaînes
d’information et d’énergie, ainsi que l’ergonomie de la voiture.
Ø
Expérimentations sur un parc de stationnement.
Ø
Etude et réalisation de jeux électroniques : projet qui a fait
l’objet d’une offre de financement de la part de la région.
Ø
Etude et réalisation d’un compte-tours électronique, avec mise
au point et validation du fonctionnement.
Ø
Réalisation d’un robot programmable, à partir du robot de l’IUT
de Cachan (1ère année), récupéré du projet de
baccalauréat de STI électronique 2006. Modification matérielle,
expérimentations et mise au point.
Ø
Projet « locomotive »
Ø
Enfin un projet de constitution d’un Blog internet, relatant
l’actualité et l’avancement dans la réalisation de l’ensemble
des projets de la classe.
Chaque équipe
d’élèves a réalisé un dossier technique montrant l’évolution et
la progression de son travail. D’autre part, un carnet de bord a
été tenu, pour prendre conscience du temps nécessaire à la
résolution des problèmes posés. Une présentation de leur projet
par chaque équipe d’élèves est prévue, comme dans une démarche
de TPE, et sera évaluée avec le dossier réalisé par l’ensemble
des professeurs d’ISI.
BILAN :
Voiture à
séquence de trajet programmable
|
Actions effectivement
menées |
Ce qui a fonctionné |
Difficultés
rencontrées
Ce qui n’a pas pu être
fait |
|
Chaîne d’information :
Initiation à un
microcontrôleur simple : matériel et langage.
Analyse d’un algorigramme
et écriture de programmes en « basic »
Mise au point des
programmes par expérimentation sur le matériel.
Chaîne d’énergie :
Modification du matériel
(partie alimentation) pour des besoins esthétiques et
ergonomiques. |
Tout le projet a
fonctionné.
Il y a eu un bon
investissement des élèves pour ce travail nouveau, ainsi
qu’une autonomie très satisfaisante. |
L’enthousiasme des élèves
a été contrarié par le manque de temps.
Une modification
matérielle créant une fonction télécommande, pour permettre
à l’utilisateur de choisir la séquence de trajet à exécuter,
n’a pas pu être menée à bien. |
Robot
programmable
|
Actions effectivement
menées |
Ce qui a fonctionné |
Difficultés
rencontrées
Ce qui n’a pas pu être
fait |
|
Changement du
microcontrôleur de la carte mère (pour s’affranchir du
langage C).
Réalisation d’une
nouvelle carte mère supportant le nouveau microcontrôleur
choisi.
Analyse et écriture d’algorigrammes
et des programmes associés en langage « basic ».
Expérimentations et mise
au point logicielles d’après les résultats des essais réels. |
Le projet a globalement
fonctionné.
Les élèves ont pu suivre
la démarche de conception et de réalisation d’un circuit
électronique : schéma structurel, nomenclature, typon,
circuit imprimé, perçage et câblage.
La réalisation d’un
projet réel et conséquent a entraîné l’investissement et
l’autonome. |
De nombreuses difficultés
rencontrées ont pu être surmontées.
La nouvelle carte mère a
provoqué bien des ennuis du côté des connecteurs…
Un couplage du logiciel
produit par les élèves avec les fonctions :
- suivi de ligne
et
- détection d’obstacles
par ultrason
n’a pu être mené à bien
faute de temps. |
|
Initiation aux sciences
de l’ingénieur 2006 – 2007 2nde 1
|
|
3 heures
hebdomadaires
Equipe pédagogique :
MM. RIPAUX, DAMES, ABS |
|
programme d’ISI spécial classe redoublants
Ce programme est consacré
au travail en équipe de 3 ou 4 élèves permettant de réaliser
un projet. Cette démarche s’inscrit par les actions à mener
pendant l’année scolaire en cours afin de réaliser un
produit ou le modifier
ce qui permet :
Ø
La mise en œuvre des savoirs et des
savoir-faire acquis pendant les différentes phases de
conception et réalisation ;
Ø
Initier au travail de groupe dans le cadre
d’activité de création ;
o
Objectifs visés
§
Communiquer au sien d’un groupe de travail.
§
Organiser son travail.
§
Rendre compte de son travail par une
réalisation concrète.
§
Répondre à une problématique
§
Rechercher et partager des données
informatiques |
|
Thème des projets et
répartition des élèves par équipe
Plusieurs projets ont été
présentés par les professeurs, d’autres par les élèves, qui
ont fini par choisir ou bâtir les thèmes suivants indiqués
par le tableau ci-après. |
|
équipe. |
Equipe |
Thème du projet |
Prof responsable |
|
A
|
TASTEVIN
ouedraoGO |
ISP : locomotive |
M DAMES |
|
B |
LILONG
NUEVO |
Jeux vidéo |
|
C |
VALENTE
M’HAMED
CONTANT |
BLOG |
|
D |
PATEL
MADI
WE |
Véhicule
ROBOTIS |
M RIPAUX |
|
E |
HURWIC
BELLIL
HAN |
|
F |
VARA
FREMONT
GUYENNE |
GESTION
DE Parking |
M ABS |
|
G |
MAKNI
CVORIC
OUDDANE |
COMPTE TOURS |
|
Bilan concernant les
équipes F et G |
|
Actions effectivement menées |
Ce qui a fonctionné
Points positifs |
Difficultés, ce qui n’a pas
fonctionné pourquoi ? |
|
1.-
rédaction du cahier de charges fonctionnel
2.-
production de documents CdCF
3.-
recherches documentaires
4.–
recherche des solutions et réalisation
5.–
Validation finale
6.–
exposé
|
·
Les élèves ont pu spécifier le besoin et les
attentes du projet étudié et cerner le problème à résoudre
·
Utiliser un support informatique de
traitement de texte et DAO pour la mise en forme des
documents
·
Recherches sur INTERNET
Et utilisation des
documents constructeurs pour répondre au problème posé
·
Phase de conception et
- dimensionnement du
produit :
représentation graphique
du réel en utilisant les fonctions du logiciel DAO 3d
- choix et détermination
des composants
En fonction des
paramètres donnés :
actionneurs,
pré-actionneurs et capteurs.
- Représentation
symbolique normalisée : réalisation en DAO des circuits de
puissance et de commande de l’ensemble.
-
Réalisation expérimentale de l’ensemble
groupé des composants et vérification par des mesures les
différents paramètres prédéfinis au départ
- prévu le 24 mai 2007 |
·
Difficultés de rédaction par manque de base
·
Manque d’autonomie
·
Hétérogénéité de l’équipe qui empêche la
participation de tous pour mener à bien la réalisation
finale du projet.
|
|
Bilan concernant les
équipes A, B et C
|
|
équipe |
Actions effectivement menées |
Ce qui a fonctionné
Points positifs |
Difficultés, ce qui n’a pas
fonctionné pourquoi ? |
|
A |
Cahier des charges
terminé
Pièces de définition
terminées
Assemblage à finir
|
Découverte du cahier
Des charges.
Approfondissement de
l’utilisation d’un modeleur 3D |
Thème imposé
Pas de motivation
Elèves peu désireux de
s’investir.
Pas d’intérêt pour le
thème |
|
B |
Création du scénario du
jeux
avec comme support le
dessin industriel
Début du jeux avec les
personnages et les questions réponses. |
Investissement des élèves
concernés .
Créativité en rapport
avec le dessin
Emulation .Retenue à
lycéens en action |
Autonomie des élèves
Manque d’idées liées au
règles du dessin.
Travail lent de la part
des élèves. |
|
C |
Création du blog.
|
Découverte de la création
d’un blog.
Travail d’un support
multimédia |
Vidéo et documents
techniques difficiles à mettre en ligne sur le blog
(mauvais choix de
l’hébergeur).Peu de prise de conscience des élèves.
|
-
EPS :
Cette classe a bénéficié de
deux heures d’EPS hébdomadaires supplémentaires car composée
essentiellement de garçons (28 garçons pour 3 filles), ce
programme adapté devait s’accompagner d’activités physiques
supplémentaires pour permettre aux élèves de souffler et se
défouler davantage, le sport étant en général une activité très
populaire.
BILAN : A la grande
surprise de l’équipe pédagogique, ce qui avait été pensé comme
relevant d’une « faveur » s’est révélé être un « fardeau » pour
beaucoup d’élèves qui voyaient ces deux heures comme du travail
supplémentaire puisqu’ils étaient inscrits à l’année dans leur
emploi du temps.
-
Tutorat :
6 professeurs de la classe
ont chacun tutoré 5 élèves pendant l’année scolaire. Il
s’agissait de suivre plus particulièrement chaque élève tant
dans sa progression scolaire que dans le suivi de ses absences
et retards ainsi que dans son orientation.
BILAN : Il est mitigé
dans la mesure où beaucoup d’élèves ne venaient pas spontanément
voir leur tuteur qui devait constamment les solliciter. Certains
élèves ont vécu ce tutorat comme une « pression supplémentaire
de l’institution ».
- Etudes dirigées :
Doté de 20 HSE professeurs,
ce projet a permis la mise en place ponctuelle d’heures d’études
dirigées pendant lesquelles les professeurs de la classe pour
l’essentiel et des professeurs extérieurs à la classe ont
dispensé des cours de méthodologie : En anglais les thèmes
suivants ont été abordés : Comment organiser son travail,
comment apprendre une leçon, comment faire le plan d’une
rédaction, comment prendre des notes, comment faire des fiches
de révision.
BILAN : Cette initiative n’a
pu être menée qu’en anglais et en histoire géographie. Ces
heures étaient rendues obligatoires à partir du moment où les
élèves (ou leurs parents) s’étaient portées volontaires. Les
élèves qui n’ont pas souhaité participer à ce dispositif
estimaient que ces heures étaient soient « inutiles » ou
constituaient une surcharge de travail dans leur emploi du
temps.
Tout au long de l’année, des
visites sur site ont été effectuées pour sensibiliser les élèves
à plusieurs corps de métier :
- Les métiers du bâtiment
(visite d’un chantier)
- Les métiers de la justice
(audiences en correctionnelles au TGI de Paris)
- Les métiers de l’automobile
(visite d’un établissement scolaire)
- Les métiers de
l’électronique (visite d’un établissement scolaire)
- Les métiers de
l’environnement (intervention de la ville de Paris)
Une exposition a été créée
par les élèves en mars 2007 pour la journée « portes ouvertes »
de l’établissement sur plusieurs familles de métiers et sous
forme de panneaux après avoir effectué au CDI et sur internet
des recherches sur les formations, salaires, débouchés …etc.
La Conseillère d’orientation
s’est particulièrement investie pour cette classe en intervenant
en cours sur la démarche à adopter pour « choisir » son
orientation. Elle a pu dégager de nombreux créneaux horaires
pour voir les élèves en entretiens individuels. Certains élèves
ont pu être vus plusieurs fois.
Le professeur principal a pu
rencontrer les parents à plusieurs reprises et l’ensemble de
l’équipe a pu voir la majorité des parents à l’issue de conseils
de classe des 1er et second trimestres au cours
desquels les bulletins ont été remis individuellement avec
entretiens individualisés.
Analyse
transversale et bilans conclusifs
Analyse des éléments structurels :
La composition
de la classe : La classe composée initialement de 31 élèves a vu
3 élèves démissionner au cours de l’année scolaire : l’un en
octobre et deux autres en janvier, ce qui a porté l’effectif à
28. Il est évident que le nombre réduit d’élèves aurait
grandement facilité le travail en binôme entre élèves et aurait
favorisé un suivi plus particulier et adapté de chaque élève par
les enseignants. Le tutorat n’a pas suffi. En juin 2006, Madame
Le Proviseur a demandé à tous les professeurs principaux des 6
classes de seconde que comporte l’établissement de recenser les
élèves prononcés « doublants » et ayant un profil scientifique
faible qui souhaitaient redoubler dans le but d’intégrer une
première scientifique. Ils ne devaient pas afficher de problèmes
de disciplines. Le recensement portait à 17 le nombre d’élèves
ayant ce profil. Il était alors illusoire de conserver une
classe à 17 élèves alors que les 5 autres classes de seconde de
l’établissement affichaient 30 à 33 élèves par classe. A la
rentrée, nous avons découvert une classe de 31 élèves la plupart
ne relevant plus du profil et dispositif spécifiques que nous
avions mis en place en juin 2006
D’ailleurs à la
veille du conseil de classe du 3ème trimestre 2007,
les dossiers d’orientation montrent que seuls 2 élèves de la
classe demandent une première scientifique !
Organisation du travail collectif :
La concertation
entre collègues a toujours été régulière et soutenue. Grâce au
courrier électronique, les collègues ne pouvant voir le
professeur principal dans la journée lui envoyaient un courriel
le soir même pour le tenir informé des travaux, manquements
disciplinaires ou remarques importantes qui nécessitaient un
suivi immédiat des retards ou absences. Effectivement un grand
nombre d’élèves de la classe avaient un profil d’absentéiste
qu’il fallait rigoureusement suivre. La Vie Scolaire a été très
efficace de ce point de vue là. L’équipe s’est aussi fixée des
objectifs communs notamment en organisant des devoirs communs
avec les autres classes de seconde en français, mathématiques,
langue vivante 1, sciences physiques / chimie. Les résultats de
cette classe n’ont pas été supérieurs ou inférieurs aux autres
classes de seconde.
Eléments conjoncturels :
Il nous est vite
apparu évident que beaucoup d’élèves évoluaient depuis très
longtemps dans un élément conjoncturel contre lequel l’équipe
enseignante a eu du mal à lutter : le manque de travail et des
habitudes de rigueur et d’organisation peu solides. Ces élèves
avaient tous pour point commun essentiel de ne pas vouloir se
mettre au travail facilement. Cet élément conjoncturel a été un
élément lourd à gérer, c’est pourquoi des efforts ont été faits
pour leur présenter les programmes différemment, de façon plus
ludique, en utilisant la recherche sur internet, le laboratoire
multimédia, outils qui devaient servir ensuite de relais de
travail à la maison. Un autre élément conjoncturel de taille fut
la différence entre le nombre de garçons (28) et le nombre de
filles (3). Le fait que le nombre de jeunes filles de la classe
était très minoritaire bien qu’elles ne se sentaient pas
isolées, a donné à la classe un poids contestataire plus lourd
et plus imposant, les filles ayant habituellement une attitude
bien différente face au désaccord qui surviennent sur la
quantité de travail ou l’organisation de l’emploi du temps.
|