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I Groupe scolaire 19e, des pratiques culturelles partagées.
podcastà partir de l'étude des dispositifs d'ateliers du groupe SOLEIL, quatre écoles élémentaires et maternelles, par Danielle Czalczynski   et Pascal VACHERON - la place de l'art et la culture à l'Ecole, - déc. 2009

dispositif des ateliers périscolaires du groupe scolaire "Soleil" (19ème arr.) -séminaire du 11 déc. 2007

"Simon Bolivar, c'est notre école de quartier, c'est celle de nos enfants, celle de nos instituteurs, celles des animateurs des ateliers de l'ADSCE, celle du personnel qui y travaille, celle de la directrice et des parents aussi.

Ce court métrage de 37 minutes a été tourné en novembre 2002. C'est un regard plein d'attention porté sur les enfants des différentes classes du cours préparatoire au CM2. Des enfants apprennent à lire, à compter, à réfléchir. Nous passons quelques instants dans les classes, dans la cour, dans la cantine. Nous jetons un oeil dans les ateliers du soir. Ce sont nos enfants, les copains de nos enfants. Ils s'entraînent à chanter "Comme toi",la chanson de Jean-Jacques Goldman, avant la cérémonie qui fut organisée à l'école en mémoire des enfants déportés durant la dernière guerre mondiale.

Il est 17 heure 30. Nous sommes en novembre, il fait nuit. Les derniers enfants sortent, la lumière s'éteint. L'école ferme". - texte de présentation du DVD, réal. Marion V.

(cliquer sur les images pour voir la video)

expérimentationn - a r t. 3 4 -

 

PERSONNES - CONTACTS / ANIMATRICES DE L’ACTION :

Groupe scolaire élémentaire

 119 Avenue Simon bolivar 75109

   A                                           B

Maternelle

8, rue Sadi Lecointe 75019

Maternelle

2 , Cité Lepage 75019

01 42 08 28 56

01 42 08 19 83

01 42 41 40 52 

01 42 06 75 03                                                          

01 42 08 05 38

01 40 08 04 75

01 42 41 96 04

01 40 40 09 14

ce.0750994Y@ac-paris.fr

ce.0751210H@ac-paris.fr

ce.0751389C@ac-paris.fr

ce.0754689P@ac-paris.fr

Dahan : Tsylla

Czalczynski   :Danielle

Vacheron: Pascal

Vassiat  : Ghislaine

 


 

DESCRIPTION DU PROJET

 

1-       Descriptif de l’action

Les quatre écoles concernées ont une annexe commune de leur projet d’école respectif (document ci-joint) qui s’organise autour de 4 actions pour réduire les importants écarts scolaires des élèves par le développement de pratiques culturelles partagées, dans une  continuité d’apprentissages.

Il s’agit de :

-         renforcer le savoir lire des élèves par une action continue de la PS au CM2, avec la collaboration, sur le temps scolaire, d’animateurs BCD ;

-         de développer des activités physiques spécifiques, en collaboration avec des intervenants qualifiés et spécialisés, le plus souvent en co intervention, dans le cadre d’une progression et des choix d’équipes, de la grande section au CM2.

-         de conforter la mise en œuvre d’activités scientifiques par des ateliers pensés en co-intervenants avec des animateurs scientifiques, notamment au cycle 3, tout en poursuivant une action continue autour du jardinage entre cycle1 et cycle2 ;

-         de maintenir les ateliers périscolaires existants (une quarantaine) depuis plus d’une dizaine d’années concernant près de 80% des élèves des deux écoles élémentaires.

 

2-       Le public concerné :

- Tous les élèves des écoles maternelles et élémentaires en ce qui concerne les actions lecture. Selon une progression construite entre les maîtres et l’animateur BCD, par niveau, chaque classe organise des actions de 45 minutes en BCD en demi groupe, soit pour chaque élève 45 minutes tous les 15 jours..

- Tous les élèves de la grande section au CM2 en ce qui concerne les activités physiques, soit 45 minutes en demi groupe ou une heure en classe entière pendant 30 semaines selon une progression construite entre l’enseignant et l’intervenant sportif.

- Une action ciblée sur le jardinage et ses enseignements scientifiques de la maternelle au cycle 2.

Des activités scientifiques approfondies, ouvrant sur des activités pluridisciplinaires, en fin de cycle 2 et au cycle 3, selon des cycles des 15 séances alternant des co interventions en classe entière avec des animateurs scientifiques ou des activités permettant de construire des expériences en demi groupe.

 

3-       L’objectif que nous nous donnons est de contribuer à réduire l’écart important que nous constatons dans l’école et dans les classes entre des élèves qui bénéficient d’une stimulation culturelle dans le cadre de la famille et ceux pour qui cette réalité est très limitée. Nous pensons que dans ces domaines, l’école peut jouer un rôle d’égalité, en donnant à tous de mêmes références.

 

4-       Les problèmes et les attentes auxquels nous sommes confrontés renvoient aux réponses que nous pouvons apporter aux inégalités où se trouvent nos élèves : inégalités face à la connaissance d’un patrimoine littéraire pourtant indispensable pour se saisir du monde des livres ; inégalités dans l’accès à des activités physiques structurées ; inégalités face à la possibilité d’expérimenter, de chercher à comprendre le fonctionnement du monde. Nos attentes sont d’en créer pour une partie de nos élèves afin de donner sens à des apprentissages vécus souvent comme « abstraits ».


 

 

5-       Les actions que nous cherchons à poursuivre sont innovantes au sens ou elles s’élargissent à l’ensemble du groupe scolaire (soit près de 900 élèves), ce qui devrait nous permettre de mieux articuler la continuité maternelle/ élémentaire sur les années qui viennent.

 

Nos actions sont expérimentales au sens où nous cherchons une meilleure coordination entre les intervenants et les enseignants des classes, mais aussi des niveaux de classe afin d’assurer une meilleure continuité tout au long de la scolarité de nos élèves: c’est vrai en ce qui concerne l’activité lecture, les activités sportives et scientifiques.

 

Nous cherchons, par ailleurs, à développer des actions impliquant les élèves de l’élémentaire en maternelle, et à construire une véritable activité littéraire au cycle 2 : GS/CP/CE1.

 

En ce qui concerne les activités physiques, nous voulons introduire de nouvelles activités en GS, danse et patinage et en CM2 patinage, nous permettant d’établir une progression de la GS au CM2 et de bénéficier d’équipements modernes de proximité (5 minutes de l’école).

 

Nos actions ont un caractère dérogatoire au sens où les deux élémentaires et l’école maternelle Sadi Lecointe bénéficient d’un aménagement horaire (sortie à 16h ; réduction de l’interclasse à 1h30) lié au développement des ateliers périscolaires (ce qui, en sortant à 17h30, permet la révision de leçons).

 

6-       Ces actions sont portées par les quatre équipes enseignantes des quatre écoles  concernées.

 

Pour faciliter la réalisation des objectifs pédagogiques, au-delà des contenus élaborés en équipes de cycle et d’école, un soin particulier sera développé dans la coordination avec les intervenants, animateurs BCD, sportifs et scientifiques. Ces coordinations se feront par niveau avec l’animateur BCD et les intervenants sportifs, par classe concernée pour les intervenants scientifiques.

En ce qui concerne l’activité BCD, elle se fait par demi groupe (une fois tous les 15 jours pour chaque élève) selon un programme établi en commun avec les enseignants et poursuivi dans les activités de classe. La stabilité de l’animateur BCD assure une réelle continuité tout au long de la scolarité des élèves. Des moments de synthèse en classe entière sont nécessaires ponctuellement.

Les activités physiques se font soit en co intervention maître/intervenant spécialisé dans les équipements sportifs extérieurs à l’école, soit en demi groupe dans le Dojo du groupe scolaire.

En ce qui concerne les activités scientifiques, nous avons décidé deux séances de travail sur les contenus et le détail des expériences à mettre en place avec les maîtres des classes et niveaux concernés et les intervenants afin de réduire les « incertitudes » et établir une réelle programmation. Ce sont en général des co-inteventions.     


 

EVALUATION DU DISPOSITIF

1-       Quels effets, quels impacts sont attendus ?

Des effets ont déjà été constatés :

-         A propos de l’attitude des élèves : le recul des accidents pendant l’heure du repas, un retour en classe plus calme en début d’après midi.

-         A propos des pratiques culturelles : une réelle fréquentation de la Bibliothèque municipale François Villon ; la poursuite d’activités dans des clubs sportifs après la fréquentation des ateliers périscolaires (foot, judo, escrime, capoeira...).

Des effets attendus :

-         A propos de l’attitude des élèves : utilisation de l’implication dans les ateliers pour mieux faire vivre l’éducation à la citoyenneté.

-         A propos des apprentissages scolaires : réduire les écarts scolaires et aider à donner plus de sens aux apprentissages d’une partie de nos élèves  peu stimulés au plan culturel.

 

2-       Quelles évaluations, quels indicateurs utiliser ?

Les premiers éléments d’évaluation renvoient aux évaluations nationales (GS, CE1, CE2 et 6ème). L’observation de la courbe des réussites et échecs sera l’un des indicateurs.

Par ailleurs, nous étudierons la mise en place d’évaluations spécifiques en ce qui concerne le savoir lire, les activités d’EPS et scientifiques.

Les actions envisagées au cycle 2 et entre le cycle 1 et le cycle 3 sur les actions lecture seront des indicateurs prenant en compte l’aisance des élèves. La constitution d’un continuum de lecture de la maternelle au CM2, son appropriation et son réinvestissement dans les choix de lecture des élèves en seront un second.

Les liens entre les règles de fonctionnement des activités physiques et l’implication dans le cadre scolaire (actions citoyennes) feront l’objet d’une évaluation.

La programmation des activités scientifiques à l’école élémentaire devra faire l’objet d’une plus grande réflexion pour construire les outils d’une meilleure évaluation.

 

3-       Comment rendre  compte  des actions engagées ?

 

      Un bilan annuel devra être établi dans le cadre du projet d’école, présenté à l’équipe éducative. Les conseils de maîtres et de cycle devront présenter les premiers constats, positifs comme négatifs, souligner les difficultés rencontrées. Des ajustements pourront être envisagés en équipe élargie (soit de cycle, soit par regroupement de deux écoles maternelle/élémentaire, soit par une réunion de synthèse entre directeurs et représentants de conseils de cycle ou de maîtres).

Les livrets scolaires intégreront une appréciation spécifique des actions conduites.

 

 

4-       L’action a-t-elle déjà été aidée, soutenue, accompagnée ?

Ces actions existent dans l’école depuis plus d’une dizaine d’années avec des évolutions notables, notamment un resserrement autour des apprentissages scolaires. La Ville de Paris financent les actions sportives et scientifiques et a permis la transformation du poste d’animateur BCD, hors temps scolaire, sur le temps scolaire. Cette action décidée à titre expérimental voici 5 ans a été évaluée dans un cadre commun CAS 10/19 et 26 éme circonscription à l’époque. Elle a été tacitement reconduite depuis. La stabilité des équipes a permis de construire un contenu de qualité à cette action. Les habitudes de travail des élèves en BCD sont facilitées par la présence du même animateur qui voit évoluer les élèves.


 

 

5-       Quelle aide efficace pour permettre l’expérimentation ?

Il faudrait dégager plus de temps à la concertation animateurs/enseignants, notamment en début d’année pour construire des programmations efficaces : la possibilité d’avoir un ZIL sur l’école, fin septembre, aiderait à cette tâche.

L’aide, dans le cadre d’un réel partenariat avec la mission INOVALO serait utile pour construire les outils d’évaluation.

Enfin la possibilité d’un stage d’école, voir de groupe scolaire, peut-être par le biais de stages de cycle, pour ne pas tout désorganiser au sein des écoles, serait efficace notamment pour approfondir les contenus des actions mises en place sur le temps scolaire et étudier l’évolution d’une partie de nos élèves.


 

FICHE DE CONTRACTUALISATION

D’UNE EXPERIMENTATION art.34, 1er degré

 

Dans le cadre de l’article 34 de la Loi pour l’avenir de l’Ecole,  votre école, sur validation du dossier présenté aux instances académiques, a reçu le statut d’expérimentation pédagogique. Cela engage les deux parties à une contractualisation sur objectifs et le devoir d’une communication annuelle.

La présente fiche est destinée à préciser les conditions du suivi, de l’accompagnement et de l’évaluation de l’expérimentation.

 

Entre le Rectorat de Paris, et son représentant : L’IEN PARIS 19D COLONEL FABIEN : Mme DUBOIS-LAZZAROTTO et  les Ecoles

 

EEPU A

EEPU B

EMPU

EMPU

119 avenue Simon Bolivar

119 avenue Simon Bolivar

8 rue Sadi Lecointe

11 Cité Lepage

75019  PARIS

75019  PARIS

75019 PARIS

75019 PARIS

Mme DAHAN

Mme  CZALCZINSKI

M. VACHERON

Mme VASSIAT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 :

 

 

 

Concernant l’action : Réduire les écarts scolaires par des pratiques culturelles partagées.

 

A la suite des évaluations déjà conduites les mois et/ou années précédentes et en appui des constats et préconisations faits, pour rappel : 

 

¾     Accentuer l’implication des écoles maternelles sur le développement des compétences langagières.

¾     Diminuer le  nombre d’intervenants sur temps scolaire, en particulier au cycle II.

¾     Eviter le renforcement de certains ateliers qui pourraient orienter voire inciter à des pratiques culturelles hors temps scolaire (dans le choix des familles).

¾     Faire correspondre davantage  les tranches horaires avec les séances d’enseignement dans les préconisations des chronobiologistes et chronopsychologues.

 

L’équipe de l’école pourra approfondir plus particulièrement certains points :

¾     Favoriser la construction du groupe scolaire en élaborant des  projets pédagogiques communs, notamment en maîtrise du langage et littérature de jeunesse.

¾     Améliorer la répartition des ateliers temps scolaire sur la semaine et sur le cursus scolaire.

¾     Evaluer l’impact des ateliers temps scolaire sur les pratiques culturelles hors temps solaire.

 

Pour cela, sera mis en place le dispositif de suivi et d’évaluation suivant :

¾     Suivi dans le cadre de la circonscription par l’ICC et son équipe : Mmes DUBOIS-LAZZAROTTO/ LAURENT

¾     Soutien du travail d’analyse et de formalisation écrite (HSE) : M.MULLER /Mme LAURENT

¾     Accompagnement par la MAIE à établir selon les cas : M. MULLER


 

DESCRIPTION DES ACTIONS MENEES EN 2006-2007

1-       Descriptif de l’action en cours :

 

Les quatre écoles concernées ont une annexe commune de leur projet d’école respectif qui s’organise autour de 4 actions pour réduire les importants écarts scolaires des élèves par le développement de pratiques culturelles partagées, dans une  continuité d’apprentissages.

 

Nous avons pu mettre en place au cours de cette année scolaire :

 

-          Le renforcement du savoir lire des élèves, par une action continue de la PS au CM2, avec la collaboration, sur le temps scolaire, d’animateurs BCD.

En ce qui concerne l’activité BCD en élémentaire, elle se fait par demi groupe (une fois tous les 15 jours pour chaque élève) selon un programme établi en commun avec les enseignants et poursuivi dans les activités de classe. La stabilité de l’animateur BCD assure une réelle continuité tout au long de la scolarité des élèves. Des moments de synthèse en classe entière sont nécessaires ponctuellement et ont lieu.

En maternelle, l’espace premiers livres  s’est enrichi.

 

-          La constitution du conseil de cycle 2 sur le groupe scolaire s’est traduit par des réunions du cycle 2 du groupe entier et par le stage école préparé et suivi par toutes les écoles. L’initiation du « travailler ensemble » grâce à la participation de tous les maîtres de cycle 2 au stage école « Littérature de jeunesse »

 

 Nous avons poursuivi les ateliers périscolaires existants depuis plus  d’une dizaine d’années concernant près de 80% des élèves des deux écoles élémentaires et d’une des écoles maternelles.

 

Comme les activités scolaires se sont focalisées sur la mise en place d’un parcours littéraire  au cycle 2, nous n’avons pu étendre les analyses notre travail d’équipe du groupe scolaire sur les actions suivantes :

 

-          développer des activités physiques spécifiques, en collaboration avec des intervenants qualifiés et spécialisés, le plus souvent en co intervention, dans le cadre d’une progression et des choix d’équipes, de la grande section au CM2.

 

-          conforter la mise en œuvre d’activités scientifiques par des ateliers pensés en co-intervention avec des animateurs scientifiques, notamment au cycle 3, tout en poursuivant une action continue autour du jardinage entre cycle1 et cycle 2 . La réflexion se met en place dans chaque école mais n’a pu faire l’objet encore de concertations au niveau du groupe scolaire.

 


 

2-       L’analyse de l’action.

 

Nous avons pu nous retrouver lors de conseils de cycle 2 du groupe scolaire autour de :

-         l’adhésion au projet (explicitation, compréhension de ce qui était sous-tendu…)

-         choix de la thématique du parcours littéraire

-         choix d’ouvrages communs GS/CP, CP/CE1, GS, CP, CE1 et un commun aux trois niveaux.

 

Tous les enseignants de cycle 2, les directeurs, et les animateurs de la BCD ont participé au stage de cycle 2. Les concepts ont été éclaircis et redéfinis par rapport à notre projet. Il a été élaboré des outils communs (répartition des activités par niveaux, constitution de réseaux littéraires…). Il a été décidé d’établir un document écrit des activités menées dans chaque classe de GS, CP et CE1, transmettant au niveau supérieur ce qui s’est fait pendant l’année autour des livres choisis ensemble.

 

Malgré les difficultés de mise en place (rencontre de 21 personnes ne se connaissant pas, n’ayant pas travaillé ensemble), on peut noter la volonté de l’ensemble des participants de construire ensemble un projet de cycle 2 au-delà des divergences apparentes dans une dynamique pluriannuelle.

 

Cette volonté commune a permis très rapidement de se donner l’obligation de prendre des décisions, de faire des choix et de se revoir régulièrement. A ce jour, cet aspect du contrat commun est rempli.

 

La levée de ces difficultés nous permet d’envisager la poursuite du projet au cycle 3 l’année prochaine. Ceci devrait être facilité par le passage de quelques enseignants de cycle 2 au cycle 3.

 

Le travail engagé sur la littérature de jeunesse sera poursuivi les années prochaines autour des activités physiques et scientifiques.

 

3) Aide pour poursuivre notre projet

 

L’équipe du groupe scolaire a besoin de temps de rencontres supplémentaires afin de

-         reconstituer l’équipe en début d’année scolaire, pour le cycle 2 et le cycle 3

-         retracer les actions engagées l’année précédente

-         assurer le suivi du projet et anticiper les années à venir

-         mise en place des axes scientifique et sportif

 

Pour ce faire nous souhaitons pouvoir :

a)        utiliser au moins un samedi (non dévolu au conseil de cycle) à un conseil de cycle de groupe scolaire par trimestre.

b)        Il nous semble absolument nécessaire d’organiser plusieurs  stages de cycle concernant le groupe scolaire :

n       Un stage d’étape de 2 jours de prise en charge du projet

n       Un la suite du stage littérature de jeunesse cycle 3, afin d’étendre le projet cycle 2 au cycle 3.

c)        De plus il nous paraît indispensable qu’au premier trimestre de l’année scolaire 2007-2008, nous puissions réunir en même temps l’ensemble des enseignants et des intervenants du groupe scolaire afin de présenter l’historique et la dynamique du projet. Cette réunion pourrait prendre la forme d’une réunion pédagogique du groupe scolaire, avec un ou des intervenants (mission innovation, ICC, …) , et la participation éventuelle de représentants de parents d’élèves de façon à ce que la communauté éducative dans son ensemble entende la même chose.

 


ANNEXE 1

COMPTE RENDU DU STAGE CYCLE 2

 

LA LITTERATURE DE JEUNESSE AU CYCLE 2

 

 

I- INTRODUCTION

 

LES INSTRUCTIONS OFFICIELLES

C1 : construire une première culture littéraire, grâce aux parcours de lecture qui se poursuivent jusqu’au cycle 3. Le but est d’être en contact avec des oeuvres nouvelles pour :

 

-          nourrir l’imaginaire enfantin (personnages tels que l’ogre par exemple, ou les séries : Alfred, etc.) par le récit et la fiction mais aussi appréhension du réel à travers la fiction

-          découvrir un usage particulier de la langue écrite par une initiation au code de l’album.

-          découvrir le patrimoine grâce à des rencontres quotidiennes et l’intergénérationnel

-          structurer le temps et l’espace

-          connaître les codes de l’album (texte/image) 

 

C2 : comprendre les textes littéraires, organiser des parcours autour du genre littéraire, des auteurs ou des personnages ; continuer l’imprégnation de la culture littéraire.

-          construire une synthèse du texte lu (être capable de dire de qui, quoi ça parle)

-          retrouver les informations implicites

-          avoir une attitude interprétative tout en respectant la lettre du texte par le débat (interprétations multiples mais cohérentes avec le littéraire, par exemple « La chasse au génie », le « au » porte à différentes interprétations)

-          poursuivre la familiarisation

 

 

QU’EST-CE QUE LA CULTURE LITTERAIRE ?

Culture : ensemble des structures communes à un groupe, une société.

Littérature : ensemble des choses écrites et belles…

 

Pourquoi la littérature à l’école ?

-          amener l’élève à devenir un sujet social grâce aux valeurs du discours qu’elle véhicule ainsi que grâce au plaisir cognitif que procure l’interprétation et aux échanges qu’elle va provoquer.

-          La littérature sert à la culture et à l’apprentissage de la lecture car lire c’est comprendre.

 

 

POURQUOI ET COMMENT ETUDIER LA LITTERATURE ?

Dans les évaluations CE2 on relève 4 types de difficultés :

-          La désignation des personnages

-          Les repérages spatio-temporels

-          Le système d’énonciation

-          Le repérage des connecteurs logiques

 

« Comprendre un récit  a minima c’est pouvoir identifier les personnages en présence, leurs buts, leurs rôles respectifs dans l’action, leurs relations (familiales, affectives, sociales…) et pouvoir reformuler les grandes lignes de l’intrigue » Catherine TAUVERON « Lire la littérature à l’école » Hatier 2002

L’interprétation précède la compréhension. Chaque fois qu’on lit on se met en état d’interprétation à partir de notre propre expérience.

Devinette : Quelle est la différence entre un homme qui tombe du 2ème étage et celui qui tombe du 15ème étage ?

Celui qui tombe du 2d fait : splatch… Haaa !

Celui qui tombe du 15ème fait : Haaa…splatch !

 


 

QUELS SONT LES PROBLEMES RENCONTRES ?

1) Dans les albums :

Chez  Philippe CORENTIN  les images sont très riches, mais contradictoires ou différentes du texte.

« L’arbre en bois »

-          l’histoire dans l’histoire ;

-          la forme dialoguée : il faut identifier qui parle (le petit garçon et le chien parlent toujours d’une seule voix)

-          cette fois les illustrations sont collées au texte

-          l’illustration dans son interprétation, le sombre/ le lumineux, la rue/la vitrine. Une illustration est en rupture avec les autres montrant le moment où l’on voit que tous les meubles ont été achetés en même temps.

 

« Mademoiselle sauve-qui-peut » :

-          les illustrations sont riches et le texte est loin d’expliciter les images

-          interprétation libre du « Petit Chaperon rouge » (le loup est ami de la grand-mère)

-          une fin difficile

 

« Patatras ! » :

-          les illustrations sont riches et le texte est loin d’expliciter les images

-          le personnage du loup est très stéréotypé

-          l’opposition tragique/comique

-          le texte présente un loup très méchant alors que l’image montre un loup maladroit qui investit un terrier de lapin (deux histoires très différentes)

 

de Geoffroy de PENNART :

En général, il faut que les enfants aient une culture concernant les autres contes et fables pour appréhender au mieux la lecture d’un album de Pennart.

 « Je suis revenu »

-          références importantes tant textuelles que graphiques ;

-          le loup qui parle alors que le texte paraît plutôt narratif. Pour les autres personnages le texte apparaît dans des bulles ;

-          le loup utilise un vocabulaire moderne

 

« Le loup est revenu »

-    connaissance culturelle nécessaire des Fables de la Fontaine et autres contes (Pierre et le                 loup, le petit chaperon rouge…)

-          le vocabulaire est très soutenu . Les champs lexicaux autour du journal, de la peur sont à appréhender (journal, journaux, nouvelle- terrifiante, terriblement, affreux, aïe aïe aïe,  fermer à double-tour, soulagé)

-          certaines expressions comme « Espérez bien », « donc » dans « Entre donc », quand soudain, de la sorte, si… alors, c’est ainsi que, mais à peine…

-          l’utilisation des capitales d’imprimerie pour les choses importantes ou effrayantes (TOC TOC, BOUM BOUM, LE LOUP, LE LOUP EST REVENU).

-          L’implicite : le lapin n’a pas encore d’histoire connue avec le loup ; il est le seul à vivre seul (comme le loup), d’où revient le loup ? Où était-il ?

 

« Plouf ! »

-          c’est une histoire en boucle : on ne sait pas où veut en arriver l’auteur.

-          C’est le loup qui se fait avoir.

 

Dans l’album d’Yves POMMAUX « John Chatterton Détective »

-          la lecture d’images positionnées comme de la bande dessinée ou au cinéma ( les plans, les prises de vue qui nécessitent des explications)

-          le langage est soutenu

-          le dialogue est à expliciter au niveau de la linéarité

-          richesse des images      

-          il est important que les enfants aient de la mémoire : celle d’autres contes mais aussi des indices donnés dans les pages précédentes (juste avant ou quelquefois bien avant).

 


 

2) Les difficultés non programmées par le texte

Elles sont imputables aux élèves eux-mêmes. Elles sont de plusieurs ordres :

-          cognitif : identification individualisée des personnages ; reprises anaphoriques ou de périphrases ; cohérence des informations ;

-          culturel : utilisation de lieux communs culturels (lieux, références…).

 

3) Les difficultés de compréhension programmées par le texte

                - récits qui conduisent le lecteur à une compréhension erronée ( la compréhension fausse est un passage obligé pour la compréhension juste) ;

                - récits qui empêchent la compréhension immédiate par la variation du point de vue ou la perturbation de l’ordre chronologique, ou l’enchâssement de récits dans le récit ou encore l’évocation, la transformation d’autres textes dans le texte ainsi que la contradiction entre les images et le texte.

 

4) Les difficultés d’interprétation programmées par le texte

Elles sont à résoudre avant la compréhension de l’intrigue :

-          celles dues à la présence de « blancs » ou d’effets polyphoniques ;

-          l’obligation d’une validation s’appuyant sur le texte.

D’autres sont à résoudre après la compréhension de l’intrigue. Elles obligent à aller au bout de l’histoire pour comprendre ce que l’auteur a voulu dire.

 

5) Les difficultés d’interprétation programmées par le lecteur

- le lecteur part de l’hypothèse que tout est signifiant dans le texte littéraire. Il faut alors une analyse profonde du texte pour le rendre plus résistant qu’il n’y paraît.

 

 

II- LE RESEAU RÊVE ET REALITE

Intervention de Madame LOISELEUR, PIUFM de Paris

 

1) La notion de rêve

« Le petit roi de Rêvolie » de Marie-Sabine ROGER, éditions Sarbacane

-          La poésie des mots est là pour rompre avec le monde habituel pour mieux le découvrir ;

-          Unité de temps bien délimité par le début et la fin (tout se passe la nuit)

-          Création d’animaux (bestiaire doux avec l’enfant) : les dredons …

-          Création de verbes qui renvoient à la réalité : se couetter, se fermeturéclairer

-          Détournement des fonctions : l’enfant réchauffe une « bouyote » (et non l’inverse)

-          Création d’un bestiaire où le phonologique prime : « les tiroires » , on entend vraiment rugir le mot.

C’est une façon de revisiter un monde familier par la création verbale. Ce livre est à mettre en réseau avec « Max et les maximonstres » datant de 1963, dans lequel on assiste à la création de fantasmes enfantins. Le personnage principal devient roi. Dans l’univers des monstres  le texte disparaît, il n’y a plus d’organisation mais l’enfant réussit à renouer avec la réalité (à vaincre ses démons) au moment du repas représentant le civilisé.

 

« Le bébé terrible monte à chien » de Barbro LINDGIEN, éditions Mijade

C’est un garçon en peu tyrannique qui veut un chien. Il obtiendra un chien en peluche.

L’entrée dans cette fiction ce fait par la nuit qui tombe, signifiant l’entrée dans un autre univers, celui des rêves. Cela se traduit par :

-          l’animation de la peluche

-          le voyage vers différentes planètes avec d’autres peluches

-          chaque peluche s’émancipe et va conquérir une planète.

-          Lors d’un accident, le chien perd sa queue

Le retour dans la réalité lui se traduit par :

-          Une maman qui a besoin de son enfant

-          Le chien vivant a un moignon de queue

 

« J’ai rêvé que… » éditions Ribambelle

Ce livre s’adresse aux sections de « Grands ». La structure syntaxique est simple. Il y a une distribution entre les filles et les garçons, ce n’est pas toujours la même personne qui parle. Cette œuvre permet de libérer la parole : on exprime ce que l’on est, c’est la quête de soi.

 


 

« Le rêve du pêcheur » de Ronan BADEL, éditions Autrement jeunesse

C’est une histoire sans parole. Toutefois, le titre est peut-être trop évocateur. Une même image figure au début comme à la fin, ce qui signifie un retour à la situation initiale avec un léger décalage dans le temps. Le lieu est toujours le même : une île (référence au cadre insulaire du rêve). Cet album se prête à différentes activités :

-          lecture d’images

-          interprétation

-          construction du texte

-          si on ne donne pas le titre, on peut l’inventer

 

« Le matelas magique » d’Agnès VAUGELADE, éditions de l’Ecole des Loisirs

Cet album demande d’intégrer une nouvelle aventure et fait appel aux sens. Le lionceau n’a pas peur d’aller se coucher car il sait qu’il va se passer des choses. Le moyen de passage dans l’autre monde est un creux qu’il fait au milieu du matelas. Plusieurs éléments marquent le rêve :

-          Inversion des mondes : le passage vers le ciel se fait vers le bas

-          Un bestiaire innommable : des animaux sans queue ni tête

-          L’île, représentant l’insularité du rêve. 

Puis il est rattrapé par la réalité : un fil, le téléphone avec la voix maternelle.

On note aussi un jeu avec les vignettes de différentes tailles qui permettent le passage dans le rêve. Il y a plusieurs histoires donc plusieurs façons d’illustrer.

 

2) Détournement et parodie

Comme « Tourné, détournement » de Michel TOURNIER, il faut une base culturelle très connue : la référence. L’élève doit ressentir de la connivence. Il y a mise en regard du texte. Dans le détournement, l’élève procède par comparaisons.

« Dans la forêt profonde » d’Anthony BROWNE

-          Disparition mystérieuse

-          Quête du père par l’enfant

-          Remontée des contes au contact d’une aïeule

-          Référence au Petit Chaperon Rouge par le fait que l’enfant va porter un panier à sa grand-mère, il trouve une cape rouge et lorsqu’il arrive à la maison de la grand-mère, celle-ci a une voix bizarre (c’est la grand-mère puis le père)

-          Rencontre avec un petit garçon et sa vache comme dans « Jacques et le haricot magique »

-          Rencontre avec une petite fille, allusion à  Boucle d’Or

-          Rencontre de deux enfants (Hansel et Gretel)

La fin se termine bien puisque de retour chez eux ils retrouvent la maman.

 

« La petite fille dans la forêt des contes » de PEJU

 

« Petit lapin rouge » de RASCAL éditions Lutin poche

Le petit lapin est tombé dans un pot de couleur rouge. Il n’arrive pas à enlever cette couleur. Là encore les allusions au petit Chaperon Rouge sont nombreuses et s’agrémentent d’une réécriture :

-          le lapin a pour mission de porter un panier à sa  grand-mère

-          il rencontre le Petit Chaperon Rouge qui va aussi chez sa mère-grand (dédoublement de l’histoire)

-          ils connaissent mutuellement leur histoire

-          ils choisissent de construire la fin de leur histoire pour éviter les fins horribles d’origine

-          les loups ont disparu, les lapins ne se mangent plus et les missions chez les grand-mère sont abandonnées

La dernière image montre le lapin et la petite fille pique-niquant sur un banc de fleurs mais le texte de fin est ambigu.

 

« Chapeau Rond rouge » de Geoffroy de PENNART

-          l’intertextualité est très présente

-          il y a une remise en cause de l’identité du loup

-          la petite fille est très sûre d’elle

-          le loup est domestiqué

Ce livre est à lier avec « Mademoiselle sauve-qui-peut »

 

« Les trois petits loups et le grand méchant cochon » d’Eugène TRUVIZAS

Le titre parle de lui-même.

 

« Pauvre Verdurette » de Claude BOUJON

Ce livre fait référence à la fable de la Fontaine : « Le bœuf et la grenouille ».La grenouille a trop écouté d’histoires de princes charmants, elle part à leur recherche. Elle rencontre un homme qui veut s’en servir comme baromètre. Le mot de la fin : « on n’embrasse plus les grenouilles de nos jours ! »

 

 

III- LA TYPOLOGIE DES PROBLEMES POSES AUX ELEVES PAR LA LITTERATURE DE JEUNESSE   

 

(cf. document n°1)

1) Les textes résistants

Ce sont des textes qui vont volontairement poser problème en ne permettant pas une compréhension immédiate.  Ils répondent à quelques principes :

-          les blancs

-          les intrications de récits

-          les points de vue insolites (pluriels ou contradictoires, par exemple « Histoire à 4 voix »)

-          l’intertextualité

-          la contradiction entre le texte et l’image

 

2) Les textes proliférants

Ils posent des problèmes d’interprétation. Ce sont des textes polysémiques susceptibles d’entraîner une lecture plurielle aboutissant à des interprétations différentes.

 

3) Comment choisir les albums ?

Ils sont choisis en fonction des objectifs du maître

Pour évaluer la richesse d’un livre il y a des méthodes d’évaluation.

La formule N.I.V.E.A.U.X. de C. POSLANIEV incite à porter l’attention sur la façon dont chaque instance littéraire est traitée dans le livre. La notation s’établit par 0 si l’instance est absente, 1 si elle est stéréotypée, 2 si elle est présente et originale. Le résultat est compris entre 0 et 14.

N = narration. C’est l’histoire racontée et mise en forme.

I = Illustration, sa redondance avec le texte, ou si elle est partie prenante de la narration. Si elle apporte un plus on la note 2.

V = vrai, c’est-à-dire, y a-t-il des éléments de réalité présents ?

E = écriture, le style (propre à l’auteur…)

A = actants, les personnages  (absents-0, stéréotypés-1, ambivalents-2)

U = unité, cohérence interne du récit (texte linéaire -1, avec cohérence particulière -2)

X = facteur supplémentaire (intertextualité, transgression du genre, mélanges de genres, message, etc.)

Cette évaluation pose question : pour le I : quand dit-on qu’une illustration est stéréotypée ? Quand un chien est un chien ? Pour le V : que prend-on en compte, le cadre ou le personnage central ? Pour le A, parle-t-on de stéréotypes sociaux ou dans la littérature enfantine ?

 

 

IV- L’ILLUSTRATION

 

 

L’auteur et l’illustrateur travaillent de concert. Philippe CORENTIN qui assume seul ces deux opérations, prend autant soin du texte que de l’image.

La page de garde permet de faire une transition entre la couverture et la page de titre. Elle reprend un détail, une image de l’histoire ou ouvre sur autre chose.

L’édition est importante aussi. Le grand format représente souvent la version originale. Il permet de travailler en grand groupe alors que le petit format n’autorise qu’un travail individuel.

 

1) Le format

Le plus courant est le format rectangulaire vertical, avec une répartition assez équilibrée du texte et de l’image (sauf si l’auteur en a décidé autrement). 

 

 

 

 

 


 

Le format italien donne le rôle principal à l’image. Il y a un effet d’allongement.

 

 

 


 

Le format carré est utilisé le plus souvent pour les gros plans.

 

 


 

 

2) Les plans dans la lecture de l’image

A partir du document n°2 , on remarque :

Image n° 1 : plan général, rien n’attire le regard mais toutes les informations sont données

Image n° 2 : plan d’ensemble, plus resserré que le précédent, il attire l’attention sur l’objet central ou plus volumineux

Image n° 3 : plan moyen, plus précis, il permet de visualiser les personnages

Image n° 4 : plan américain ou taille (cadrage à mi-cuisse) centre sur le personnage ou groupe de personnes, leurs relations

Image n° 5 : plan rapproché (cadrage du haut du personnage) met en évidence  la gestuelle, l’action et les expressions du visage

Image n° 6 : gros plan, attire le regard sur l’expression, le caractère d’un personnage. C’est un portrait

Image n°7 : très gros plan ou insert, focalise sur un détail .

Dans cet exemple, la vignette a toujours le même format, seul le cadrage change.

La succession des plans permet de donner vie aux images.

 

Une image est toujours construite avec des lignes de force (-----), 2 verticales et 2 horizontales, la découpant en 6 parties égales. La position des personnages par rapport à ces lignes va en accentuer l’importance. Si on veut attirer le regard sur un objet ou un personnage ou encore un lieu, il faut le placer sur une de ces lignes et principalement du côté gauche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3) Les couleurs

Les couleurs ainsi que les contrastes jouent sur l’ambiance de l’histoire. Elles modifient ou renforcent les sentiments ou humeurs et par conséquent la perception de l’histoire.

Le noir et le gris rendent un effet menaçant tandis que les couleurs pastel sont chaudes et donnent une impression de calme, de volupté, de cocon. Dans « Max et les Maximonstres » les couleurs sont pastel mais grisées par la gravure.

 

4) La disposition

On ne perçoit pas le texte et l’image de la même façon. Dans « Max et les Maximonstres » l’image grandit jusqu’à envahir les deux pages et à faire disparaître le texte.

Le blanc entre les vignettes structure le temps et l’espace. Il va renforcer le sens lorsqu’il est transgressé (cf. doc n°3 vignettes n°3 et 4).

 

L’utilisation des plongées  peut donner une impression de vitesse (cf. doc n°3 vignette n°4), d’oppression, d’écrasement, d’humiliation, tandis que la contre-plongée sublime le personnage ou l’objet. Ces deux procédés focalisent le regard du lecteur sur cette liaison.

 

L’image induit une relation signifiant/signifié. C’est une lecture culturelle car il y a toujours une connotation derrière l’image sauf lorsqu’on est dans la lecture descriptive. Mais c’est aussi une appropriation individuelle car la façon dont on s’approprie l’image est personnelle avec des références culturelles et sociales propres. L’auteur et l’illustrateur ne savent pas quelle interprétation peut être faite de leur œuvre. Plusieurs fonctions opèrent lors de la lecture d’albums :

-          la fonction explicative qui complète l’histoire

-          la fonction intericonique : emprunte des éléments de référence à la culture artistique

-          la fonction symbolique.

 

EXERCICE AUTOUR DE LA LECTURE D’IMAGES

(cf. doc.3)

Consignes : réagir à ce que l’image nous raconte ; faire un inventaire de tout ce que l’on voit ; interpréter.

Image 1 : on plante le décor

Image 2 : le paysage est en plongée alors que le personnage est en contre-plongée (chose que l’on ne peut faire qu’en dessin !) dans un plan rapproché.

Image 3 et 4 : ce sont de petites vignettes, l’histoire s’accélère, la vue est en plongée. Le cochon arrive à toute vitesse car une patte sort du cadre.

Image n°5 : succession de 3 vignettes, on attire le lecteur sur une partie bien précise.

 


 

Sites conseillés :

Télémaque de l’Académie de Créteil : http://www.ac-creteil.fr/telemaque

http:orl.inrep.fr/ONL/travauxthematiques

 

Bibliographie :

« L’album source d’apprentissages » 4 tomes CRDP Poitou-Charente

« Vous avez dit littérature ? » C. POSLANIEC

« Lire la littérature à l’école » cycle 2 & 3 , C. TAUVERON, Hatier-Pédagogie 2002

« Activités de lecture à partir de la littérature de jeunesse» C. POSLANIEC & Christine HOUYEL, Hachette-Education

« Tout petits, déjà lecteurs » Colette BARBE-JULIEN, du Sorbier (s’adresse aux parents et aux éducateurs)

« Albums, mode d’emploi » D. ALAMICKEL, CRDP de Créteil

  

 

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