Accueil    Les équipes    les thèmes    Les videos     Les reportages  On a lu pour vous   
I Lycée NOTRE-DAME, accompagner les élèves de SMS dans le supérieur
expérimentationn - a r t. 3 4 -
 La classe « Envol » consiste en une année de propédeutique post-bac en alternance. Elle s’adresse principalement à des bacheliers des filières technologiques n’ayant pu faire aboutir un projet à la sortie du lycée. Les élèves réalisent des bilans d’autoévaluation personnelle qui permettent d’ajuster les propositions pédagogiques. On vise un renforcement du niveau dans les matières générales, tandis que le stage permet d’envisager de façon réaliste l’insertion future dans le monde professionnel. Les élèves consolident leurs connaissances, développent des méthodologies, clarifient leur projet professionnel, discernent leurs potentialités. Ils se préparent en toute connaissance de cause à la poursuite d’études, ou à des concours, selon le projet professionnel qu’ils ont défini, en se dotant des moyens de réussir. Ils reprennent confiance en eux. podcastToute une équipe du lycée Notre-Dame (13ème) développe leur dispositif ENVOL d'accompagnement des bacheliers SMS vers des études supérieures et une insertion réussie.(mars 2009)

bilan d'étape - juin 2008

bilan d'étape -juin 2007


BILAN D'ETAPE - juin 2008

L'année 2007-2008 a été une année protéiforme qui a exigé beaucoup de souplesse et de réactivité de la part de l'équipe pédagogique. Deuxième année du projet Envol, elle nous encourage à être plus attentifs au profil des élèves recrutés et à affiner le dispositif décrit dans le bilan 2006-2007. Rappelons que cette classe s’adresse prioritairement à des bacheliers des filières techniques ST2S (sciences et technologies de la santé et du social), mais n’exclut pas ceux des filières professionnelles et générales. Adaptée aux besoins de chacun, elle facilite l’accès aux études supérieures et à l’emploi par une formation en alternance. Elle répond à un double objectif : consolider des connaissances et des méthodes, construire un projet professionnel.

 

 

II - BILAN DE L’ANNEE

1.       Description

 

Les  membres de l’équipe pédagogique  se trouvent confrontés en septembre 2007 à une nouvelle dynamique de groupe de la promotion Envol année 2.

Les élèves semblent pourtant correspondre au profil d’un élève Envol. Au vu des tests, le niveau de culture générale est faible mais il y a des capacités à exploiter. Par ailleurs, soit elles ont un projet peu réaliste, faute de formation antérieure adéquate, soit elles ne savent pas ou plus que faire.

Ces élèves  peu disposées et mal préparées à une poursuite d’études  traversent une période d’incertitude qui explique leur passivité et leurs réactions souvent défaitistes. Elles espèrent trouver en classe Envol un remède miracle à tous leurs maux mais fournissent peu d’efforts et font preuve d’une attitude paradoxale en réclamant un encadrement scolaire qu’elles repoussent par ailleurs. Elles attendent tout de l’équipe pédagogique et ne se prennent pas encore en charge. De plus ces élèves, qui ont pris l’habitude de travailler pour des examens, pour des notes,  sont déconcertées de ne pas être  évaluées selon le schéma habituel. Elles avaient jusqu'alors évolué dans une culture de la réussite quantifiée, alors que la philosophie de la classe repose sur une culture de l’intériorisation des savoirs.

 

Nous rappelons aux élèves que nous ne ferons pas de cours magistraux mais un accompagnement individualisé en définissant les priorités de chacune, et proposerons des remédiations en conservant nos trois axes principaux :

 

·        la consolidation des connaissances et des compétences,

·        le discernement du projet professionnel et l’ajustement aux possibilités réelles

·        les stages en alternance.

 

Nous  reformulons  le cœur de notre démarche pédagogique :

·        valoriser les points forts,

·        donner des méthodes pour progresser,

·        communiquer essentiellement sur ce qui est positif dans les évaluations,

·        repérer les besoins communs aux élèves, ce qui nous permet de donner une cohésion à l’ensemble de la classe.

 

Les réflexions pédagogiques de l'année 2006-2007 avaient fait ressortir le désir et la nécessité d’organiser la concertation entre les enseignants afin de favoriser les passerelles interdisciplinaires. Celles-ci  permettent en effet aux élèves de s’approprier les connaissances.

Désireux de préserver et de développer la coordination au sein de l’équipe pédagogique, nous nous interrogeons : Faut-il mettre en place un dispositif très formalisé ?

 

En plus des réunions mensuelles établies, nous avons pensé à des réunions hebdomadaires au cours desquelles l’équipe pédagogique aurait fait le bilan de la semaine et coordonné les activités à venir. Après réflexion nous optons d’un commun accord pour un dispositif plus souple. En effet  l’équipe, soudée, se rencontre spontanément.  Au cours de rencontres informelles à l’heure du déjeuner, nous échangeons et partageons à propos des évènements récemment surgis dans la classe. Nous élaborons alors des stratégies pour répondre aux besoins du groupe et mettons ainsi en œuvre des réponses pédagogiques et didactiques adaptées.

 

D’autre part, après le premier conseil de progrès, nous mettons en place un protocole pédagogique : en début d’heure nous demandons aux élèves de faire le bilan écrit ou oral de ce  que leur ont apporté les séances précédentes en termes de motivation, savoirs et connaissance de leur mode de fonctionnement. Cette relecture les aide à faire le lien entre les  différents apprentissages. Elle permet aux élèves une prise de parole, enrichie des commentaires de leurs camarades.

 

Au début du deuxième semestre, l’équipe pédagogique constate une réelle amélioration de l’ambiance de  la classe.

Les élèves participent volontiers aux activités proposées.

Nous travaillons sur l’autonomisation, les sollicitons pour choisir des thèmes d’études qui les intéressent. Notre objectif est de les pousser à devenir acteurs de leurs apprentissages.

Les élèves travaillent  souvent en équipe et mettent en place des projets en interdisciplinarité. Elles  sont devenues des personnes ressources dans le lycée et ont proposé aux élèves de seconde de première et de terminale SMS des activités pour préparer leur voyage de section à Venise. Une des élèves de la classe Envol a participé au voyage.

 

Bilan analytique: L’élève acteur est au cœur du projet Envol, structure multiforme qui s’adapte aux besoins de l’élève et du groupe.  Envol requiert une équipe pédagogique soudée par une même vision.

 

2.       Conseils de progrès restreints

 

Nous avons reproduit ce dispositif de conseil de progrès restreints, proposé l’an dernier par M Taburet, collègue du lycée Jean Lurçat.

Les élèves ont donc, à l’issue de chacun des deux semestres, présenté un bilan personnel sous la conduite de l’ensemble des professeurs, dans chaque matière. Elles nous ont fait une présentation orale des fruits de leur réflexion.

 

Le premier conseil  de progrès restreint s’est tenu  fin novembre 2007, en présence de Frédéric Teillard d’Eyry, de l’ensemble des élèves de la classe et des professeurs.  

Chaque élève à tour de rôle a présenté son bilan et ses objectifs. Les enseignants sont parfois intervenus pour faire préciser un élément ou apporter un complément d’information qui valorisait le jeune.

Il faut signaler qu’à cette époque de l’année, les élèves sont encore mal à l’aise, avec des demandes très variées et individuelles.

Leurs projets sont encore très imprécis.

Les  visites de stages ont  confirmé pour la plupart le manque d’assurance de ces jeunes qui  de surcroît prenaient peu d’initiatives.

Nous  avons remarqué, dans le discours des élèves, que le  groupe faisait de la résistance au contenu que nous apportions.

Frédéric  Teillard d’Eyry a émis l’hypothèse que les élèves nous piégeaient par leurs demandes de cours spécifiques et leurs reproches sur les contenus.

 

En effet, alors que nous proposions de  travailler sur des objets d’étude généraux et diversifiés en interdisciplinarité, elles nous demandaient de justifier de l’intérêt de telles ou telles activités au regard de leurs projets. Elles nous reprochaient en fait  « un manque de discernement » quant à leurs besoins particuliers. Notre accompagnateur a alors suggéré de répondre par des apports de compétences et  d’imaginer un dispositif qui atténuerait l’inertie du  groupe : développer le tutorat et les activités individualisées.

 

Le deuxième conseil de progrès restreint s’est tenu  le 2 juin 2008.

Les élèves ont présenté leur bilan individuel et leurs projets.

Nous avons apprécié l’évolution positive de chacune, les progrès dans la prise de parole et dans l’appropriation des décisions.

D’autre part ce conseil nous a permis de faire le point sur le chemin qu’il reste à parcourir à chacune des élèves et de nommer les prochaines étapes.

 

Bilan analytique: Le conseil de progrès est une structure qui convient parfaitement à Envol et qui sera reconduite l’an prochain.  Il fait de l’élève un acteur de son bilan pour une meilleure prise de conscience de ses progrès et de son parcours à venir.

 

3.       Flux des élèves :

 

Il y a eu un certain nombre de départs au cours de l’année : deux élèves avaient décidé de se présenter au concours d’infirmière et ont été admises. Une autre avait choisi d’entrer dans la vie active, ayant pris conscience à l’occasion de son stage que ce choix lui convenait. Deux avaient intégré la classe de préparation au concours d’infirmière. Une dernière avait démissionné après un traumatisme personnel important.

 

A partir du mois de mars, nous avons recruté quatre nouvelles élèves qui avaient postulé pour rentrer en BTS SP3S en septembre prochain. Au vu de leur profil, nous leur avons suggéré de rentrer en Envol pour se préparer au BTS, consolider leurs connaissances et chercher un employeur.

Fort de ces arrivées, le groupe a repris de sa vitalité. Les élèves ont été remotivées.

Nous avons ainsi retrouvé au deuxième semestre une dynamique de groupe des élèves comme des enseignants.

 

4.       L’équipe pédagogique :

 

L’équipe pédagogique de l’année 2007-2008 est celle qui a mis en place le dispositif Envol. Elle est composée de sept enseignants très engagés dans le projet. Un collègue en a remplacé un autre muté. La stabilité du groupe nous avait permis d’aborder l’année dans une continuité confiante et enthousiaste.

Au début du mois de février, un des piliers de notre équipe s’est absenté pour des raisons personnelles. Ce départ soudain a dans un premier temps fragilisé tant le groupe des enseignants que celui des élèves.

En effet les élèves qui n’avaient pas encore pris leur «envol », ont  été déstabilisées, n’ont pas bien compris les changements provoqués par une remise en question temporaire du travail en interdisciplinarité. Elles se sont sans doute inquiétées du flottement dû à la nouvelle répartition des rôles des enseignants dans l’équipe. Mais au bout de quelque temps, chacun des membres de l’équipe a repris ses repères et a été animé d’un nouveau souffle.

 
 

5.       Analyse de l'année :

·        Les départs en cours d’année  ont été éprouvants pour l’équipe pédagogique ainsi que pour les élèves qui sont restées.

S’est  alors posé le problème de cet effectif  réduit pendant quelques semaines. Il a entraîné pour nous une culpabilité institutionnelle.

Frédéric  Teillard d’Eyry  nous a alors posé la question : l’effectif variable  est-il inhérent à la classe ? Est ce pour l’équipe pédagogique un objet de travail ou simplement un objet de douleur ?

Ces interrogations nous ont permis d'accepter que dans ce dispositif, les élèves  puissent entrer et sortir en cours d’année, sans que cela remette en jeu la légitimité du projet.

Nous devons, en revanche, veiller à  ritualiser les départs pour en faire une étape positive du parcours des jeunes, mais aussi pour mettre un terme à notre travail d’accompagnement.

·        Un autre sujet de réflexion nous anime : le décalage qui a existé  entre l’état d’esprit de la promotion 2007-2008 et le nôtre, encore nourri de l'expérience en année 1. En effet, ayant gardé le souvenir des élèves de la première promotion à l’issue de l’année scolaire, nous avons sans doute été prématurément exigeants avec les nouvelles recrues.

Nous  sommes revenus sur la charte signée par les élèves en début d’année qui avait pour objectif de leur présenter la philosophie  du projet Envol et de les y faire adhérer. Nous sommes arrivés à la conclusion que ce document, fruit de la réflexion de l’équipe pédagogique à l’issue de la première année d’expérimentation, n’avait pas vraiment été adopté et intégré par les élèves de la seconde promotion.

 

Bilan analytique : Cette année, qui a été très différente de l’année dernière et nous a quelque fois surpris,  nous a incités à être inventifs et à innover dans le cadre du projet.

La diversité des profils accueillis nous a incités à nous adapter à toutes ces personnalités et à leurs besoins.

 

III –PROJETS

 

La réticence des élèves au premier semestre nous a sans cesse renvoyé au cours de l’année à la question suivante : les difficultés rencontrées sont-elles dues à un recrutement inadapté ?

Evidemment la réponse est non. Mais ces interrogations nous ont conduit, quand même, à souhaiter formaliser une procédure d’accueil, pour nous assurer de l’adéquation des profils variés des élèves  avec la philosophie du dispositif.

Nous avons aussi réfléchi à des outils, le tutorat et la semaine d’accueil, qui permettent au groupe de s’approprier rapidement la philosophie du dispositif et de créer la cohésion du groupe.

 

 

1.       Recrutement des élèves

Nous procéderons par étapes :

·        Lecture des dossiers  de candidature par l’équipe

·        Réalisation d’une fiche d’entretien, avec les points spécifiques à aborder

·        Admissibilité : entretien oral, au cours duquel nous évoquerons  l’organisation de la classe: emploi du temps, stage, travail en groupe, engagement à chercher un stage trois jours par semaine. 

Puis, nous présenterons la philosophie du dispositif. Afin de mesurer la détermination des candidats, nous leur demanderons alors de nous faire parvenir sous huitaine, une lettre de motivation pour entrer en classe Envol, ainsi qu’une liste de dix organismes qui pourraient les accueillir en stage.

·        Admission  et convocation pour une séance de travail en juin, avec les élèves actuelles. Ce tutorat d'élève à élève permettra un accompagnement dans la recherche de stage.

 

Le profil des élèves doit être précisé : nous pensons que trois types d’élèves peuvent être adaptés :

·        Les  « volontaires », qui font le choix de cette classe passerelle pour le BTS SP3S ou des études supérieures dans le domaine sanitaire et social, car ils veulent consolider leurs acquis.

·        Les « repêchés », dossiers refusés dans les filières sélectives post bac.

·        Les « indéterminés », qui ne savent pas quelle direction prendre après leur Bac, qui sortent de terminale ou alors qui ont abandonné une première année d’études.

 

Il y aura donc plusieurs vagues de recrutement, correspondant à ces différents profils. L’admission des élèves pourra avoir lieu entre le mois de mai et le mois de  décembre.

 

2.       Outils pédagogiques:

Le tutorat : deux formes sont mises en place :

·        Tutorat des élèves : en fin d’année, les élèves  de l’année précédente  accompagnent les candidats pour la recherche de stage et leur présentent leur vision du dispositif. (rédaction des lettres de motivation et de CV…)

·        Tutorat individuel, les élèves rencontrent un professeur  de l’équipe, 20 minutes tous les quinze jours pour faire le point.

 

La  semaine  d’accueil : la première semaine de cours en septembre sera banalisée.

Nous souhaitons, au cours de séances animées par un binôme d’enseignants, faire préciser aux élèves leurs attentes individuelles et  rédiger ensemble un document d’engagements réciproques.

Nous travaillerons aussi  sur la connaissance de soi et  la gestion du stress et l’orientation.

A l’issue de cette semaine nous serons en mesure de mettre en place un emploi du temps adapté qui sera constitué d’un tronc commun et d’options spécifiques mises en place selon les projets de chaque élève.

 

3.       Outils d'évaluation:

La formation Envol s’évalue à court et moyen terme grâce à différents critères.

3-1 Critères quantitatifs:

Le rapport entre  le nombre de jeunes ayant intégré une formation qualifiante ou un CDI et le nombre de jeunes inscrits en Envol nous paraît être un indicateur pertinent. Il est calculé au mois de juin de l’année n et au mois de juin de l’année n + 1.

 

3-2 Critères qualitatifs:

Ils correspondent aux compétences que nous souhaitons transmettre aux élèves afin de leur permettre une poursuite d'études ou une intégration dans la vie professionnelle. Nous les avons recensés dans le tableau qui suit.

 
 

REFERENTIEL DES COMPETENCES VISEES EN ENVOL

 

 

COMPETENCES

CRITERES D’EVALUATION

C1- CONCEVOIR

 

C11- Elaborer un projet d’intervention auprès d’un public de lycéens ou d’écoliers

C12- Organiser des événements, des réunions dans le cadre d’un groupe scolaire

Ø      Mise en œuvre des actions

Ø      Prise d’initiative

Ø      Adaptabilité aux aléas du projet

Ø      Respect des échéances

Ø      Respect des procédures

Ø      Cohérence et réalisme des actions choisies

C2- REALISER

 

C21- Instruire un dossier

C22- Organiser le travail en équipe

C23- Réaliser des supports de communication

 

Ø      Rigueur de l’instruction du dossier

Ø      Utilisation des compétences de chacun au regard des objectifs

 

C3- ANALYSER

 

C31- Organiser des données et des informations

C32- Etablir le diagnostic d’une situation

 

Ø      Identification des besoins

Ø      Sélection et organisation des informations

C4- S’INFORMER INFORMER COMMUNIQUER

 

C1- Rechercher, collecter, exploiter une documentation sur un sujet donné

C12- Présenter un exposé oral construit en s’appuyant sur des supports visuels

 

Ø      Prise de notes structurée

Ø      Qualité de l’expression

Ø      Dynamisme de la présentation

Ø      Choix et  réalisation de supports adaptés

Ø      Maîtrise de l'outil informatique et des logiciels les plus courants

Ø      Compréhension d’un texte en anglais

C5- EVALUER RENDRE COMPTE

 

C51- Mesurer les résultats d’une activité ou d’une prestation

 

Ø      Capacité à l’évaluation objective

Ø      Mise en évidence de dysfonctionnements

Ø      Proposition de remédiation

C6- PREPARER SON AVENIR

 

C61- Réalisation d’une lettre de motivation et d'un CV pertinents

C62- Recherche autonome d’une formation ou d’un employeur (constitution d’un dossier)

C63- Construire un projet professionnel réaliste

 

Ø      Qualité de l’expression

Ø      Dynamisme de la présentation

Ø      Déplacements (au CIO, dans les écoles aux JPO, aux salons étudiants)

Ø      Présenter son parcours scolaire et professionnel en faisant ressortir les points forts

Ø      Se projeter de façon réaliste dans un avenir à court et moyen terme


 

3-3 Critères de développement personnel et de satisfaction par rapport à la formation:

 

Nous abordons ici un domaine plus subjectif. Au terme de cette seconde année nous sommes en mesure de réaffirmer que le développement personnel et la satisfaction des élèves se forge sur le socle de l’estime de soi. En effet les élèves reprennent confiance en eux quand ils parviennent à s’imposer une discipline personnelle pour étudier, quand leurs capacités méthodologiques progressent et leur permettent de s’approprier les savoirs de façon autonome ainsi que de développer leur curiosité intellectuelle. Enfin il est évident que réussir à clarifier et mettre en œuvre un projet professionnel réaliste redonne une impulsion et un sens à la poursuite de leur parcours. A cet effet, nous leur demandons à l’occasion de chaque conseil de progrès en s’appuyant sur un bilan écrit d’exprimer leur progression d’après les indicateurs précités.

 

 

Conclusion prospective : l’année 2 Envol a fait émerger de nouveaux aspects de ce dispositif innovant : la mobilité du groupe d’élèves, la nécessité pour l’équipe pédagogique de communiquer précisément et d’entrée de jeu sur les méthodes choisies pour Envol. Il est impératif de convaincre les élèves que Envol n’est pas une structure de bachotage qui garantirait l’accès en BTS, mais un lieu de maturation des projets personnels et professionnels, une passerelle entre 2 étapes de la vie scolaire ou entre la vie scolaire et la vie professionnelle. Etre partenaire de ce projet innovant permet d’enrichir nos pratiques pédagogiques de nouvelles approches et de nouvelles méthodes et de redéfinir la réussite d’une année scolaire.

 

 


BILAN D'ETAPE MAI 2007

Compte-rendu d’activité : Classe « Envol », mai 2007

Mél de l’école :  st.vincent.de.paul75.bobillot@wanadoo.fr

Adresse du site de l’école :http://www.gs-svp.com 

Coordonnées d’une personne contact :  

Bernard PATARY, Responsable Pédagogique, bpatary@club-internet.fr
Catherine DUCATEZ, Responsable du Lycée Technique

 

Types d’actions

Objet

Dominante

Dispositif

Consolidation des connaissances générales.

Pédagogie ajustée aux besoins individuels et tutorat.

Développement des  méthodes.

Démarche de projet

Discernement du projet professionnel et des études et formations afférentes

Echec en première année d’université ou de STS.

Abandon d’études.

Absence de projet universitaire et/ou professionnel concret ou réaliste à la sortie du lycée technique ou professionnel.

Méthodologies

Discernement

Prise de confiance en soi

Responsabilité et autonomie

Autoévaluation et objectifs de progrès

Classe post-bac en alternance à petit effectif :

3 journées de cours,
2 journées de stage

par semaine,

de septembre à juin.

 

I -         Description de l’action

 

a)        Origine de l’action

 

Des enseignants du lycée technique privé sous contrat Notre-Dame, conscients des fréquentes difficultés d’insertion universitaire ou professionnelle des bacheliers issus de la filière SMS, cherchent à en comprendre les raisons.

La réflexion, menée en équipe à partir de 2005, aboutit tout d’abord à un constat : le problème est général et ne concerne pas les seuls anciens élèves du lycée Notre Dame. On avance le chiffre de 60% d’échec à la sortie de cette filière. Les échecs semblent avoir plusieurs types de causes :

}        des choix d’études inadaptés aux possibilités actuelles de l’élève (exemple, des bacheliers SMS en 1ère année de médecine, de STAPS

}        le manque de places en STS conduisant des élèves à entamer n’importe quelle première année universitaire, pour être inscrit quelque part,

}        des lacunes et des faiblesses dans les matières générales,

}        l’ignorance partielle ou complète des méthodes qui permettraient de poursuivre des études supérieures à l’université, en STS ou IUT (organisation, habitude du travail personnel, prise de note, lecture rapide, recherches d’informations, etc.)

}        une vision à priori et peu réaliste du monde professionnel,

}        des projets confus, voire pas de projet du tout…

Les élèves sortent meurtris et découragés de ces premières expériences, d’autant plus qu’ils manquent souvent de confiance en eux-mêmes. L’échec en première année à l’université ou en STS est souvent vécu comme une humiliation. L’accès au monde des études et à la vie professionnelle semble alors fermé. Certains se tournent vers le travail précaire, sous qualifié par rapport aux compétences acquises durant leurs études au lycée, qu’ils ne savent pas faire fructifier.

C’est un véritable gâchis, car les jeunes gens issus de la filière SMS, souvent généreux et désireux de se rendre utiles, ne sont pas dépourvus de réelles potentialités.

 

b)        Elaboration d’un projet : la classe de « propédeutique »

En avril 2006, les enseignants engagés dans cette réflexion, adressèrent au rectorat de Paris un projet écrit qui comportait trois points principaux : la consolidation des connaissances et des compétences, le discernement du projet professionnel, les stages professionnels en alternance.  Devant l’intérêt soulevé par cette proposition pédagogique, baptisée « Envol » par la suite, l’équipe pédagogique entra dans la phase de mise en œuvre, à la fin de l’année scolaire 2005/2006 : définition des disciplines à enseigner, répartition des rôles, réflexion sur la coordination pédagogique, sur les horaires, recherche de partenaires associatifs pour les stages en alternance, auxquels on souhaite donner une orientation sociale et humanitaire.

 

c)        Les premiers élèves de la classe « Envol »

Les élèves – quelques anciens du lycée Notre Dame, d’autres venus d’ailleurs – correspondaient exactement au profil que les réflexions préalables avaient identifié : plusieurs d’entre eux avaient échoué en STS (à cause de l’inadéquation entre la formation reçue en SMS et le choix du STS), ou à l’université (première année choisie au hasard, à défaut de mieux). D’autres étaient sans projet précis, ou visaient des concours auxquels ils n’étaient absolument pas préparés. La plupart étaient découragés, désarmés, quelques-uns, sortis du système scolaire, étaient sur leurs gardes et méfiants à l’égard de l’institution. La moyenne d’âge était de vingt ans. Deux élèves avaient accepté de tenter l’expérience de la classe « Envol », en attendant de pouvoir intégrer la 2nde session de la prépa. IFSI, ouverte dans notre établissement (la 1ère session de septembre à décembre étant complète). Leur motivation pour le métier d’infirmière semblait toutefois devoir mûrir.

 

d)        Les premières actions pédagogiques

Dans un premier temps, une série de tests d’évaluation (du niveau de fin de terminale) dans toutes les matières (français, anglais, culture générale, économie, droit, connaissance des institutions sanitaires et sociales), permit de repérer les compétences acquises, les lacunes, les difficultés. L’équipe pédagogique fit alors une première réunion de concertation pédagogique afin de définir des priorités élève par élève, selon des critères communs précis : maîtrise des moyens d’expression, raisonnement, connaissances de base. Des besoins communs aux élèves ont également été repérés. A l’issue de cette réunion, chaque enseignant disposait d’objectifs pédagogiques généraux.

Une série d’entretiens individuels avec le professeur principal servit ensuite à repérer les demandes des élèves, à leur permettre de commencer une démarche d’autoévaluation ; par exemple, « Je suis incapable de prendre en note » ou, « Je ne sais pas travailler à la maison », ou bien « Je m’en sors en anglais ». Les informations ainsi recueillies étaient transmises aux enseignants de l’équipe lors d’autres réunions de concertation, leur permettant d’affiner la pédagogie mise en œuvre dans leurs matières respectives. L’autoévaluation, proposée au départ de façon empirique, allait s’avérer essentielle et au cœur même du dispositif pédagogique de la classe « Envol ».

 

e)        Les échanges avec d’autres acteurs de l’innovation pédagogique

Le succès de cette expérience pédagogique tient beaucoup aux rencontres avec des collègues plus avancés dans ce type de démarches ; notre accompagnateur de la mission académique, M. Frédéric Teillard d’Eyry et un collègue du Lycée Jean Lurçat de Paris, M. Philippe Taburet.

Ces séances de travail absolument décisives, ont tout d’abord permis à notre équipe de passer sans heurt d’un projet par nature hypothétique à la réalité de la vie de la classe « Envol ».

Elles nous ont également aidé à exprimer et à matérialiser nos intuitions, notamment dans deux domaines délicats : les débouchés concrets proposés aux élèves de cette classe, les modes d’évaluation de leurs progrès.

 

f)         Deux difficultés : les débouchés, les modes d’évaluation

Le cœur de notre démarche pédagogique s’est, en fait, révélé à nous progressivement : l’autoévaluation, la démarche de projet et d’objectifs. Au lieu de partir du « pressentiment professoral », nous avons appris à inverser le sens de l’échange entre professeurs et élèves.

Pour ce qui concernait le débouché de cette classe, nous avions convenu, au démarrage du projet, que nous viserions un bon niveau de fin de terminale, éventuellement renforcé, permettant l’insertion et le succès des élèves dans la filière STS adaptée à leurs compétences réelles. Or, les élèves n’avaient ni les mêmes capacités, ni les mêmes envies. Nous avons donc compris qu’il convenait tout d’abord d’aider chaque élève à se mieux connaître, de l’aider à discerner ses véritables appétences professionnelles, pour qu’il les coordonne ensuite exactement à l’ensemble des formations disponibles, sachant qu’il y a souvent plusieurs voies pour atteindre un même objectif. La pédagogie de la classe Envol est donc orientée par l’élève lui-même, à partir de son projet professionnel, l’équipe maintenant par ailleurs un niveau d’exigence commune aussi élevé que possible.

La question de l’évaluation s’est très rapidement avérée épineuse. L’équipe souhaitait inventer un mode nouveau d’évaluation, d’ailleurs rendu nécessaire par les phénomènes de rejet et de blocage psychologique que ne laissent jamais de déclencher les méthodes traditionnelles. Pas de note, donc, pas de copie corrigée à l’encre rouge. Mais nous étions parallèlement convaincus de la nécessité d’une évaluation qui permette à chaque élève de mesurer en toute bonne foi sa progression. La solution est apparue progressivement, grâce aux réunions de réflexion collective. L’évaluation consisterait en un triple mouvement : autoévaluation sous le regard d’un professeur / définition d’objectifs précis / validation ultérieure par l’ensemble de l’équipe pédagogique. Ce dispositif a trouvé sa pleine expression dans l’organisation des conseils de progrès.

 

g)        Conseils de progrès et conseils restreints

L’idée de ce dispositif nous a été donnée par M. Philippe Taburet, notre collègue du lycée Jean Lurçat. Appliquée aux élèves de la classe « Envol », elle s’est avérée remarquablement pertinente. A l’issue du premier semestre, les élèves ont procédé à un bilan personnel, sous la conduite de leurs professeurs, dans chaque matière. Le  professeur principal a collecté l’ensemble des informations et s’est entretenu avec chaque élève pour préciser les choses et fixer des objectifs précis. Le conseil de progrès s’est tenu en présence des parents d’élèves, de l’ensemble des élèves et professeurs de la classe, et de « grands témoins » invités, (Madame l’Inspectrice des sections SMS, M. Teillard d’Eyry, Madame Chibani-Mandeville, Directrice du groupe scolaire). Chaque élève, à tour de rôle, présentait son bilan et ses objectifs. Les professeurs pouvaient, en cas de nécessité, intervenir. Le professeur principal validait publiquement, au nom de l’équipe, le bilan et les objectifs.

Trois conseils restreints se sont tenus, dans le même esprit, mais sans les parents ni les grands témoins. Il s’agissait de valider (ou non) les projets professionnels ou de poursuite d’étude qui, au fil du temps, se clarifiaient ; mais aussi, le cas échéant, d’inciter les élèves à avancer sur ce plan en leur fixant des objectifs concrets de réflexion, de recherche d’information sur les formations, les débouchés, de prises de contact, éventuellement d’inscriptions, le tout assorti d’échéances précises (par exemple : « Il faut, dans quinze jours, avoir dix adresses de centres de formations…»)

Bilans, objectifs, validations, feront l’objet d’un document final remis aux élèves, qui permettra de suivre leurs parcours et leurs évolutions au cours de cette année d’« Envol ».

 

II -      Analyse de l’action

 

a)      Les intentions

L’ensemble de l’équipe s’était fixé des objectifs cognitifs trop élevés. La classe « Envol » nous semblait devoir être une sorte de « classe prépa. », à l’usage bien sûr des élèves bacheliers du technique, mais avec des exigences comparables, toutes proportions gardées. Nous tablions notamment sur le volontariat des élèves, sur leur motivation, leur maturité pour obtenir, par exemple, une importante quantité de travail personnel. Très rapidement, nous avons dû constater que ces élèves demandaient un accompagnement très particulier, parce qu’ils étaient profondément découragés. La notion même de « travail personnel » était confuse pour eux, non qu’ils soient de mauvaise volonté, mais parce qu’ils ne savaient pas comment s’y prendre. Les lacunes étaient importantes dans de nombreux domaines. Leur culture générale, par exemple, avait d’immenses zones d’ombre, d’autant plus déconcertantes, pour les enseignants, que ces jeunes gens sortent du lycée. Par ailleurs, ces élèves demandaient à ne pas être infantilisés, tout en reconnaissant plus ou moins explicitement, avoir besoin d’encadrement. Les raisons pour lesquels ils se trouvaient dans cette classe n’étaient pas forcément très claires non plus, du moins pour certains d’entre eux. Le groupe était d’ailleurs très hétérogène, à tous égards : maturité, projet professionnel, expérience, niveau, objectifs…

 

b)        Incertitudes

Vers le mois de novembre, l’équipe a traversé une période d’incertitude, voire de tension liée à l’anxiété que suscitait une situation différente de ce qui avait été imaginé. La question des débouchés, par exemple, a suscité l’inquiétude de l’équipe, consciente de ses responsabilités vis-à-vis des élèves qui participaient à une classe expérimentale. A quoi, finalement, préparions-nous ces élèves ? De plus, les élèves avaient eux-mêmes parus désemparés, angoissés. Il avait fallu à plusieurs reprises rappeler ce qu’était le but premier de cette classe : prendre le temps de se reconstruire et clarifier son projet de vie immédiat. Les réunions de travail avec M. Teillard d’Eyry se sont avérées particulièrement fructueuses durant cette période. Nous avons compris, en équipe, la nécessité d’écouter ce que les élèves avaient à nous dire, de regarder autrement leurs capacités, pour ajuster nos objectifs et notre méthodologie. L’une de nos collègues confiait par exemple, lors d’une réunion, qu’elle ne considérait les élèves que sous l’angle de leurs difficultés et non de leurs capacités, exprimant ainsi le sentiment de la plupart d’entre nous.

 

c)        Transformation de la manière d’apprendre et autonomie

L’équipe avait accepté que les résultats des élèves, et donc le niveau d’enseignement, ne seraient pas conformes aux espérances initiales. Des ajustements ont donc pu se faire jour. Les élèves, de leur côté, ont senti que l’équipe enseignante était soudée et absolument déterminée à les faire progresser vers des résultats concrets. La confiance ainsi établie permit aux élèves de réussir un certain nombre de travaux : exposés, prises de parole, fiches de lecture, prise de note. L’absence d’échéances scolaires symboliques (contrôles, conseils de classe, etc.) a eu un effet émancipateur sur ces élèves. Ils ont abordé les différentes disciplines pour ce qu'elles leur apprenaient et non pas comme moyen de réussir un examen. Ils sont passés consciemment d'une démarche utilitaire à une curiosité intellectuelle autonome. Au fil des semaines, nous les avons vus se détendre, devenir plus sûrs d’eux-mêmes, conscients que le savoir, même le plus impressionnant, était aussi à leur portée. Ils se sont montrés capables d’associer ce qu’ils apprenaient dans divers matières, par exemple droit/ éco / histoire, histoire de l’art/ français, et de s’approprier ces connaissances, même partielles, de façon autonome, comprenant (ils nous l’ont dit) qu’elles pouvaient être utilisées en dehors de l’école.

Plusieurs sorties ont permis aux élèves de s'ouvrir au monde : L'écossaise de Voltaire au Théâtre du Lucernaire, la visite guidée des Tours de Notre-Dame, du Musée d'Arts Modernes à Beauboug, des Archives nationales.

 

d)        Développement de l’esprit de responsabilité

De plus en plus, les élèves ont été mis en position de responsabilité : responsabilité collective d’un exposé présenté à la classe, responsabilité individuelle de sa propre et sincère autoévaluation. Nous les avons associés au projet même de cette classe expérimentale, qui ne pouvait réussir qu’avec eux. Une véritable vie de classe est née de la solidarité entre les élèves à travers la reconnaissance de l'objectif général de la classe et de l'intérêt personnel de chacun.

Cette prise de responsabilité à culminé lors du conseil de progrès, entièrement préparé et dirigé par les élèves eux-mêmes, les interventions des adultes se limitant aux résumés très brefs proposés par le professeur principal, après chacune des interventions des élèves. La maturité, la qualité de l’expression, concise et exacte, la connaissance de soi dont les élèves ont alors su faire preuve ont forcé l’admiration de l’ensemble des participants, qui n’ont pu s’empêcher de l’exprimer publiquement aux élèves. Il en fut de même lors des conseils restreints. Ce dispositif a favorisé une mise en conscience progressive des efforts à réaliser pour progresser ainsi qu'une mise en perspective réaliste de l'avenir pour trouver sa voie. A l’heure actuelle, chaque élève dispose d’un projet bien défini et d’une feuille de route pour l’an prochain.

 

e)        Un projet humanitaire fédérateur 

Par un heureux hasard, un contact a pu être établi avec un établissement financier parisien, la Coface, partenaire d’actions à caractère humanitaire. Grâce à ce contact, les élèves de la classe « Envol » ont pris en main un projet de partenariat avec une école sénégalaise, à Rufisque. Ils ont pris contact avec les responsables d’associations locales, organisé une opération d’information auprès de leurs camarades du lycée, créé une association loi 1901 afin de pérenniser le partenariat, dressé un budget, mis au point un tableau de bord, avec l’aide de leurs professeurs. Une subvention a été versée par la Coface en avril 2007 pour soutenir un projet de voyage d’étude sur place, avec collecte ou achat de matériel pédagogique et informatique, selon les besoins indiqués par les associations locales. Le projet, appelé à durer (le premier voyage aura lieu à la Toussaint 2007) a contribué à renforcer la cohésion du groupe. Il a aussi de façon patente, donné aux élèves une conscience plus vive encore de leurs potentialités, leur a appris le travail en équipe, complétant utilement l’expérience vécue par chaque élève dans son stage (dans des associations sociales ou caritatives).

 

f)         L’équipe pédagogique

Il appartiendrait à chaque enseignant de s’exprimer en son nom propre sur cette expérience. Il semble cependant possible d’affirmer qu’elle s’est généralement avérée intéressante et fort satisfaisante, précisément du fait :

}        de l’épanouissement manifeste des élèves, de leur maturation, de l’aboutissement de projets précis

}        de la complémentarité de l'équipe pédagogique, notamment à travers le partage des pratiques pédagogiques ; de l'enrichissement provenant de son implication dans des unités pédagogiques variées (classes de lycée général, technologique et professionnel).

Le conseil de progrès, une manière d’enseigner moins « verticale », l’appel à la responsabilité des élèves, le dialogue, le travail d’équipe, l’esprit d’innovation, la nécessité d’ajuster les méthodes à des individus différents, les petits effectifs enfin, sont autant d’éléments stimulants et de nature à renouveler salutairement nos pratiques pédagogiques.

 

g)        Perspectives et projets

Toute action est susceptible d’amélioration. Dans le cas d’« Envol », les dernières réunions pédagogiques ont fait clairement ressortir le désir et la nécessité de formaliser la concertation entre les enseignants des diverses matières afin de faciliter des passerelles entre chaque discipline. Celles-ci aident les élèves à s’approprier les connaissances, en comprenant l’imbrication des méthodes et des démarches cognitives, leur caractère ouvert et non pas cloisonné.

Par ailleurs, l'équipe pédagogique réfléchit à la conception et à la mise en place d'un "livret d'alternance" qui permettra aux 3 partenaires (Elève – Ecole – Lieu de stage) de suivre semaine par semaine la progression individuelle.

  Innover

   Expérimenter

  Accompagner

  Évaluer

  Former



 ©2008 - MAIE - coordonnateur: François Muller - chargé de mission: Frédéric Teillard - mentions légales