
|
BILAN D'ETAPE-
juin 2008
Permettre grâce à
la collaboration avec différents partenaires culturels à
des élèves de mener à bien un travail artistique, quels
que soient leurs difficultés et de partager le résultat de
leur aventures avec des publics plus jeunes et avec une
classe d’enfants handicapés mentaux, intégrée au collège.
Ce qui permettra
à ceux-ci d’être plus à l’aise lorsqu’ils iront à leur
tour au théâtre pour voir des spectacles et travailler
avec un comédien.
1-Rappel de l’origine et du descriptif de l’action :
Il est
apparu aux enseignants du collège que la démotivation des
élèves, constatée quelquefois dès la 6ème (se traduisant
par un manque d’intérêt, de travail, une passivité et
parfois même des problèmes de comportement ou de
discipline, un absentéisme parfois perlé et une situation
d’échec scolaire avéré pour certains), rendait difficile
les apprentissages et le plaisir d’être au collège. De
plus, une grande hétérogénéité, existe dans les classe et
surtout dans celles concernées par ce projet (conséquence
de la différence d’origine mais surtout des milieux
sociaux et de la disparité des niveaux scolaires : les uns
souhaitent intégrer les meilleurs lycées parisiens, tandis
que d’autres sont conscients que toute voie leur semble
fermée du fait de leurs lacunes et de leur démotivation).
De plus
des élèves de capacités intellectuelles différentes (UPI)
cohabitent dans l’établissement et doivent tous s’accepter
et être solidaires.
Aussi,
cette année encore, forts des expériences passées, nous
avons décidé de reconduire les actions avec des
modifications.
Il
fallait de nouveau :
·
Créer un esprit de groupe dans la classe grâce au conte et
au théâtre avec une acceptation des différences de chacun
tout en s’ouvrant aux autres.
·
Utiliser comme un moteur pédagogique, L’obligation de se
plier à des exigences d’enseignants et de professionnels
dans un temps très limité. Afin de faciliter la
communication entre les élèves et les professeurs pour
atteindre ainsi les objectifs fixés en début d’année.
Les
actions se sont déroulées de Novembre 2007 à Mai 2008,
avec :
·
Deux stages
·
un atelier d’écriture,
·
des articles,
·
des spectacles vus, d’autres présentés autour du conte et
du théâtre,
·
des visites techniques, pour savoir quels métiers,
existent dans un théâtre .et faire découvrir la
complexité de l’élaboration d’un spectacle.
2-Ce que nous avions envisagé en juin 2007
Nous
nous proposions de travailler en 2007-2008 avec :
- une 6ème
« tutrice »de la classe des UPI sur le plan théâtral et
autour du conte, pour la préparer à aborder les spectacles
et l’atelier artistique,
- une 3ème
qui en lien avec les 6ème travaillerait plus
précisément sur le lieu théâtre et ses métiers pour
présenter aux élèves de l’UPI l‘envers du décor.
- La
classe de Segpa qui après un stage conte en produirait un.
Cette
année l’équipe devait être constituée de :
Deux
enseignants de lettres,
La
documentaliste,
Le
professeur de technologie,
Le
professeur d’arts plastiques,
Les
professeurs des écoles de la SEGPA et de l’UPI
Une
enseignante d’EPS
L’équipe de la classe D’UPI
Une
enseignante de Segpa
3-Les modifications :
Notre
conteur habituel a décidé, pour des raisons de santé, de
passer la main à Nathalie Léone, conteuse elle aussi,
rencontrée lors de projets contes et marionnettes. Il y a
bien longtemps.
De
plus, malgré la reconnaissance générale du bien fondé du
projet, dans l’établissement, les collègues s’étaient
inquiétés de voir une classe de 3ème, manquer
des cours une année d’examen.
Madame
Eghbal, impliquée l’an dernier , était en congé de maladie
cette année
La
Segpa , avait cette année,des élèves difficiles et de
nouveaux enseignants qui préféraient attendre pour
commencer un travail en collaboration avec le
collège.(éloigné géographiquement)
Nous
avons donc décidé de scinder le projet, tout en lui
laissant sa cohérence pédagogique.
La 6C,
a travaillé les contes, en cours, au CDI, puis durant
trois jours avec Nathalie Léone. Elle est devenue
« porteuse » de ces paroles contées, après les
avoir fait siennes avec ses propres mots, devant des CM1
CM2, d’écoles du secteur et devant les UPI (élèves
déficients mentaux).
La 6B
avec JC Fleury, l’enseignant de lettres, et Mary Solarz, a
imaginé, écrit, mis en scène et théâtralisé » ses textes
pour les présenter aux élèves de l’UPI, avant leur départ
au théâtre.
Ces
ateliers théâtre et écriture ont été conçus et mis en
oeuvre par Karin Serres et de Philippe Crubézy, écrivains.
La 3A,
a travaillé sur les métiers du théâtre au TEP et au CDI,
avec Mme Leclerc, enseignante de lettres et Mme
Poiseau-Gentilly, professeur de technologie.
Enfin,
la classe des U.P.I est devenue à son tour actrice avec un
comédien, lors d’un stage d’une journée et a pu assister
au spectacle « Louise les ours», après la présentation des
écrits des 6B.
De
plus, le jour de la présentation du spectacle des 6B pour
les UPI, ceux –ci ont à leur tour présenté aux 6èmes, des
extraits d’une comédie musicale dont ils ont écrit les
paroles. Les accompagnés devenant ainsi des accompagnants.
4.-Déroulement de l’action
Ce
projet, mis en œuvre entre Décembre 2007 et Mai 2008
s’est adressé à une classe de 6è pour le conte, à
une autre pour le théâtre, à une classe de 3ème
pour les métiers artistiques et aux élèves de l’UPI pour
le théâtre. Soit environ 100 élèves.
Pour
la classe de 6C
1. Le conte
Les 24
élèves de la sixième C ont participé à un stage sur trois
journées.
1)
La première journée
La
matinée a été tout d’abord consacrée à des exercices ayant
pour but d’aider à placer sa voix et à la porter. Puis ce
furent des improvisations pour apprendre à se présenter
devant un public, à le regarder, et surtout à le
considérer comme une aide afin d’apprendre à dépasser son
malaise devant les spectateurs.
L’après
midi, les élèves furent séparés en deux groupes et
répartis dans deux salles différentes :
-
avec Nathalie Leone, les élèves du premier groupe
s’appropriaient le conte en en situant les repères
essentiels ;
-
pendant ce temps, les autres élèves commençaient à dire
leur conte devant Mme Solarz qui les conseillait.
Au
milieu de l’après-midi, les groupes ont changé de salle.
Ainsi, le soir, tous avaient pu trouver les jalons de leur
histoire et avaient pu commencer à la raconter avec leurs
propres mots : les élèves commençaient à s’approprier leur
histoire.
2)
Le deuxième jour
La
matinée fut consacrée à d’autres exercices de
prononciation puis d’imagination, de description d’objets
à partir de souvenirs sensoriels.
L’après-midi, les exercices de la matinée avaient permis
aux élèves d’enrichir leur conte de descriptions plus
personnelles et de se l’approprier mieux encore. Une
répétition générale permit de voir les faiblesses de
certains et de donner des conseils en vue de la dernière
journée.
3)
Le troisième jour
Le
début de la matinée fut également consacré à des exercices
sur la voix avant de reprendre le travail par petits
groupes en aidant plus particulièrement les élèves qui
avaient présenté des difficultés la veille.
L’après-midi, après des exercices de relaxation, toute la
classe présentait ses contes, en deux spectacles devant un
public composé de quelques adultes, de 2 classes de
CM1-CM2 et de s UPI du collège.

2.
le théâtre et l’atelier d’écriture autour de la pièce
de Karin Serre : Louise les Ours, avec Karin Serre et
Philippe Crubézy
Pour
la classe de 6B
Comme
l’an dernier une classe, cette année une 6ème,
a bénéficié d’un abonnement et d’un stage de trois jours
au théâtre de l’Est Parisien.
Cette
année le travail a porté sur l’imaginaire, en partant du
thème de la pièce « Louise les ours », sur l’écriture, sur
la mise en dialogues d’un écrit et sa mise en scène.
Les
élèves se sont vus proposer d’écrire individuellement, sur
leur rencontre avec un compagnon invisible, puis, lors
d’une deuxième et d’une troisième séance, après avoir lu
le texte de la pièce, ils ont du imaginer des dialogues
d’ours invisibles.
Tous
ces écrits ont été théâtralisés en un seul texte commun,
puis est venu le temps de le mettre en espace et en scène
et de le mémoriser.
D’où un
travail intensif sur le corps, sur la voix, sur les
déplacements, le regard et l’écoute de l’autre afin de
donner vie à ces personnages invisibles.
Ce
stage a obligé cette classe très agitée, à se concentrer,
à investir leurs personnages et à évacuer toute timidité
et tout narcissisme.
La
visite technique a fini de transformer ces élèves en
spectateurs avertis et critiques.
Puis le
spectacle devant la classe d’UPI, clé vers l’arrivée de
ceux-ci, en stage avec un comédien au théâtre et à leur
tour spectateurs de « Louise les ours », a été un très
beau bouquet final.
3.
Les métiers du théâtre
Pour
la classe de 3A
Visite
technique et découverte des métiers du théâtre en vu d’un
travail sur l’orientation et découverte un soir de la
pièce de Carole Thibaut « avec le couteau le pain » en
compagnie de l’enseignante de lettres et de celle de
technologie.
Pour
les 6B, 3A, UPI,
4.
les spectacles vus
« Petit »
de Catherine Anne
« Louise
les ours » de Karin Serres »
« Avec
le couteau le pain » de Carole Thibaut »
Chantier théâtral autour de “Louise/les ours”
Rencontres avec l'invisible
avril-mai 2008
6° B,
Collège Jacques Prévert (JC Fleury, M. Solarz)
Théâtre
de l’Est parisien (F. Labat)
Philippe Crubézy / Karin Serres
Texte définitif

1) Vous savez quoi ?
Tout
le monde est au fond de la scène. Chacun s’avance au
milieu, l’un après l’autre, puis sort après avoir dit son
texte. Rappel : regardez le public !
Mathieu :
Vous savez quoi ? Je venais de me réveiller. Je me
retourne, je tourne dans tous les sens et puis devant mon
lit superposé, devant moi : un énorme dragon noir.
(signe chut, sortie
ß)
Angélique :
Vous savez quoi ? Tout a commencé en fin d’après-midi
quand je rentrais de l’école, j’ai traversé la rue de
Rennes et je me suis retourné car j’avais entendu un gros
« Bzzzzz », le bruit de ses ailes, et j’ai senti un ÉNorme
moustique. J’étais le seul à le sentir.
(signe chut, sortie
à)
Mélusine :
Vous savez quoi ? C’est un vendredi soir, je suis couchée
sur mon lit. Alors, je sens une chose qui est sur mon
épaule, je regarde dans le miroir qui est en face de moi
et je vois le visage d’un garçon qui avait sa main sur mon
épaule. (signe chut, sortie
ß)
Anna :
Vous savez quoi ? Alors que je rentre du collège crevé, en
marchant je mange et puis là, tout fatigué, je sens un
truc sous mes chaussures. Au début je croyais que c’était
un chumgum alors je regarde sous ma chaussure mais non
c’était un minuscule homme d’environ 5cm qui était collé à
ma chaussure. (signe chut, sortie
à)
Romain Béchart :
Vous savez quoi ? Tout a commencé dans la nuit vers 1h25
du matin. J’ai senti la présence de mon grand-père.
(signe chut, sortie
ß)
Lancelot :
Vous savez quoi ? J’étais dans mon lit et comme d’habitude
je n’arrivais pas à m’endormir. Quand tout à coup, un chat
vint miauler à ma fenêtre. Quand la lumière de la lune me
laissa découvrir l’animal, je m’aperçus qu’il était rose.
(signe chut, sortie
à)
Marianne :
Vous savez quoi ? J’attends pour traverser au bord de la
high way. Tout à coup, je le sens arriver dans mon dos. Et
attendre, lui aussi, derrière moi, pour traverser. Il ne
dit rien. Ne soupire même pas. Il est immense par rapport
à moi, et blanc, sûrement. Très grand, très blanc. Un
ours, blanc transparent. (signe chut, sortie
ß)
2) Moi j’ai vu…
Ceux
qui n’ont pas encore parlé s’avancent de quelques pas et
restent en place après avoir parlé, ceux qui faisaient
partie du 1) parlent de leur place sur les côtés.
Violetta :
Moi j’ai vu un énorme dragon noir.
Noémie :
Moi j’ai vu plein de petits soldats verts.
Angélique :
Non, un ÉNorme moustique !
Carla L :
Moi j’ai vu une porte secrète.
Hélène :
Moi j’ai vu une lueur.
Mélusine : Non, le visage d’un garçon !
Bérengère : Moi j’ai vu un rat qui me
semblait magicien.
Elias : Moi j’ai vu une grosse tête
avec trois cheveux.
Anna : Non, un minuscule homme
d’environ 5cm.
Romain Béchart : Non, la présence de
mon grand-père.
Leslie : Moi j’ai vu un loup blanc au yeux
bleus.
Carla G :
Moi j’ai vu SUPERMAN.
Juliette :
Moi j’ai vu la voix d’un chat.
Céline : Moi j’ai vu un lion.
Lancelot :
Non, un chat rose !
Justin : Moi j’ai vu un renard à moitié
loup.
Alexandre : Moi j’ai vu un fantôme qui
me disait quelque chose.
Maxime :
Moi j’ai vu une magnifique licorne.
Louis H : Moi j’ai vu un petit lapin.
Edgar :
Moi j’ai vu une légère silhouette de SINGE.
Anastacio :
Moi j’ai vu un hologramme indistinct.
Marianne (allant devant tous, au milieu) : Non, un ours
blanc transparent !
Tout
le monde s’éparpille vers l’arrière pour former le grand
demi cercle.
3) Des Louis, des Louises et des ours / A
Maxwell s’avance au milieu, face au public.
Maxwell :
Bonjour !!!!!!! Je m’appelle Louis Vallé, j’habite au
Canada, je vais au collège “Jean-Jacques”. Je n’ai pas
beaucoup de copains, c’est pourquoi je m’ai inventé un
ours, je sais que je suis bizarre. Je vais vous raconter
les avantages d’un ours. Je commence (vous m’arrêtez si
c’est nul et ennuyant). Un jour, je me sentais vraiment
seul, j’avais besoin de confier mes secrets à un ou une
amie, j’eus une idée : m’inventer un ours que personne ne
pourrait voir. Ce qui est bien, c’est qu’on peut lui
parler et comme ça on ne s’ennuie pas, mais quand il fait
des bêtises, on ne peut pas appeler nos parents ou notre
sœur pour qu’ils le grondent.
Maxwell fait approcher Samuel qui joue l’ours avec des
gestes de magie.
Samuel ( désespéré) : (Rugissement.) Pourquoi
(en criant) pourquoi n’y a-t-il plus de nourriture
(rugissement) vous les humains qui détruisez notre
bonne vieille banquise ? Nos beaux poissons ils sont là,
(rugissement) mais ils sont morts et si on les
mange, on mourra, comme le grand roi ours.
(rugissement) Ça fait dix heures que je n’ai pas
mangé (rugissement)…
Romain Bedeau jouant son frère ours s’avance vers
Samuel et lui parle :
Romain Bedeau :
(Rugissement) Papa vient de revenir de la chasse.
Samuel :
Pitié, pitié, qu’il ait de la nou…
Romain (lui coupant la parole) : Je suis désolé
frérot, faudra attendre…(rugissement)
Samuel :
Ne me dis pas que…
Romain : Si, désolé. (rugissement)
Samuel :
Et maman pourquoi elle a dit rien, elle va pas nous
laisser mourir quand même.
Romain : Maman, elle pleure depuis que papa lui a annoncé.
(rugissement)
Rugissements des deux frères.
Louis P jouant le père ours s’avance à son tour en
rugissant vers ses deux fils.
Samuel :
Papa, pourquoi le malheur à nous ?
Louis P : (rugissement) Il est à tous les ours, mon
fils, à cause de ces êtres violents et sans pitié
(rugissement, il regarde au loin et montre à son
fils) regarde, ils pêchent tout ce qu’il reste avec
leurs grosses machines qui puent et font fondre notre
terre. (rugissement)
Concert de rugissements des 3 ours qui s’immobilisent
quand Maxwell revient et leur fait signe.
Maxwell :
C’était la conversation quotidienne des ours et de ceux
qui vivent sur la banquise.
4) Des Louis, des Louises et des ours / B
Violetta vient rapidement devant tout le monde.
Quand elle est à sa place face au public, les ours
s’enfuient vite vers l’arrière.
Violetta :
Je m’appelle Louise, je suis venue au Canada pour 1 mois,
parce que mon papa est un grand ministre. Même 1er
ministre. Il n’a pas le temps de passer son temps avec
moi. Ma mère ne reviendra jamais, c’est dommage. Mon papa,
je ne le vois presque jamais. Il se lève tôt et rentre
tard, c’est ça qui me plaît pas. Mais moi je suis toujours
seule, je n’ai pas d’amis à l’école, alors pendant ces
vacances, je vais bien en profiter et trouver des ami(e)s.
Violetta fait approcher les deux ours que jouent
Lancelot et Alexandre.
Arrivés face au public, ils rugissent tous les 2.
Alexandre :
(Rugissement.) Je suis un ours. Et normalement, je
pense, un ours ça doit être terrible, sauf que moi, je
fais pas de mal à une mouche. Je suis bizarre. Très
bizarre. Extrêmement bizarre. Moi j’aimerais être un
grizzli. Un bon gros grizzli qui fait peur à tout le
monde. Sauf que je suis un ours blanc qui doit aider les
gens. Entre nous, les ours, on a un langage bizarre. Là,
par exemple je vais dire bonjour : borlk zibcabou becola !
Lancelot :
(Rugissement.)
Alexandre :
Mais bon c’est bizarre, alors je vous parle en français.
Lancelot : Arrête de dire n’importe quoi et viens, t’as du pain
sur la planche.
Alexandre :
Bon, il faut que j’y aille. Rrouabou ! Au revoir !
Maxwell s’avance devant eux de la même façon que la
première fois.
Maxwell :
C’était la conversation quotidienne des ours et de ceux
qui vivent sur la banquise.

5) Des Louis, des Louises et des ours / C
Anna s’avance vers le milieu de la scène d’un pas
décidé. Quand elle est arrivée à sa place, les deux ours
et Maxwell s’en vont très vite, les ours vers le fond et
Maxwell sur le côté.
Anna :
Je m’appelle Louise et j’ai 30 ans. A 5 ans, je vis des
ours transparents. Tout le monde me prenait pour une
folle, mais j’étais convaincue qu’ils étaient réels. Tous
les jours, je les caressais et leur donnais à manger. Ma
mère m’emmena chez le docteur, mais je n’avais rien. Un
jour, je vis mon ours partir. Je le suivis et je découvris
un autre ours. Je pensai qu’en les coloriant tout le monde
pourrait les voir et je le fis. Et tout le monde les vut.
Anna va chercher l’ours que joue Edgar, et les oursons
que jouent Mélusine, Justin, Juliette et Louis H le
rejoignent au milieu de la scène, derrière lui, côte à
côte.
Edgar : Il fûtes très froid et la chasse devinrent très
difficile. Je n’eûtes peu de peine à trouver de gibier,
bien que maintenant il se fûtes rare, n’est-ce pas ? A
cause de mes confrères et moi-même, n’est-ce pas ? A cause
de nos chasses répétitives. N’est-ce pas vrai ?
Les oursons couinent de faim, l’ours que joue Edgar
essaie de les consoler jusqu’à ce que Maxwell s’avance
pour la troisième fois :
Maxwell :
C’était la conversation quotidienne des ours et de ceux
qui vivent sur la banquise.
Tous
les ours et Maxwell s’éparpillent très vite pour retourner
dans le cercle

6) Le texte à l’envers, en langue des ours…
Chacun parle fort sans bouger de sa place dans le
cercle, en regardant le public.
Seul Samuel, qui joue le traducteur, à l’un des bouts,
se tourne vraiment vers le public.
Hélène :
Ej erfuos e dam edutilos.
Samuel :
Je souffre de ma solitude.
Bérangère :
Éraoj ceva esd sneg.
Samuel :
Jouer avec des gens.
Carla G :
Égatrap ses steces égatrap sel neim.
Samuel :
Partager ses secrets, partager les miens.
Céline :
Dnauq tout el edmom esnad.
Samuel :
Quand tout le monde danse.
Ilias :
Al setêf sed sima.
Samuel :
La fête des amis.
Romain Béchart :
Dnauq on egayov.
Samuel :
Quand on voyage.
Noémie :
Retser ceva sed sneg iuq suov tnenerpmoc.
Samuel :
Rester avec des gens qui vous comprennent.
Angélique :
A iuq no teup erdnerp al sniam.
Samuel :
A qui on peut prendre la main.
Mathieu :
En sap es eritnes reseled dnauq dnauq tuot el ed nom tse
elbmesne.
Samuel :
Ne pas se sentir délaissé quand tout le monde est ensemble
Maxime :
Te euq iot ut eréh etout lues.
Samuel :
Et que toi tu erres toute seule.
Tous
les onze :
Siam tnanetniam ej ia’t revuort iot.
Samuel :
Mais maintenant je t’ai trouvé toi.
Fin
Bilan de L’UPI
Unité
pédagogique d’intégration
1.
Bilan
atelier conte 2008 suivi par une classe de 6e
du collège
Les élèves de l’unité pédagogique d’intégration sont
invités à aller écouter au CDI les élèves de 6e
dire des contes.
-
Travail d’écoute d’un conte :
pour beaucoup d’entre eux c’est un acte difficile car il
demande attention, concentration, accès à l’abstraction du
langage. L’oralité ajoutée au travail de non récitation
des élèves de 6e a permis à ces élèves de
saisir le sens des histoires.
-
Rencontre avec l’autre :
voir des 6e « en situation » est formateur pour
les élèves de l’upi qui peuvent se sentir différents ;
d’autres peuvent avoir le « trac », se tromper. Cela est
d’autant plus enrichissant que, cette année, 6 élèves de
l’upi ont comme classe de référence une classe de 6e.
-
Prolongements pédagogiques :
le conte a été l’occasion d’écrire plusieurs articles pour
le journal de l’upi ; il a donné lieu également à des
articles écrits par d’autres classes mais pour le journal
upi. Lien avec le travail sur le conte effectué en
français.
2.
Bilan
projet théâtre en partenariat avec le TEP
Plusieurs axes de travail doivent être envisagés pour un
bilan complet du projet.
-
Axe culturel :
ce projet permet aux élèves de découvrir un lieu culturel
d’importance : le théâtre. Se rendre au théâtre, voir un
spectacle, en parler avant, après, le critiquer, lire
l’affiche qui l’annonce : autant d’actes qui font de
l’élève un spectateur.
-
Axe pédagogique :
travail sur le texte. Qu’est ce que la forme théâtrale ?
Approche et compréhension de textes que nous n’avons pas
l’habitude d’aborder en Upi. La motivation d’aller voir la
pièce permet de solliciter un plus grand effort d’écoute
et de concentration.
-
Axe social : travail avec les 6e
qui voient le même spectacle et en font une présentation.
Favorise l’intégration des élèves de l’Upi au collège.
-
Axe d’expression :
le stage théâtre avec un comédien permet un travail qui
aide à l’expression orale, à surmonter ses peurs, ses
inhibitions. Grâce à ce stage, les élèves peuvent
approfondir le personnage qu’ils ont choisi dans le cadre
d’une comédie musicale qu’ils réalisent par ailleurs.
Développer l’articulation, l’expression corporelle,
l’expression du visage pour enrichir la communication avec
l’autre. Le fait de rencontrer un vrai comédien a permis
que le projet et donc le théâtre soient inscrits dans la
réalité.
La rencontre réelle, le travail ensemble permettent à ces
élèves de réaliser, de comprendre et de s’approprier un
projet.
Rédigé par S. Atlan enseignante de l’U.P.I.
Bilan et évaluation de l’atelier conte 2008 Par Madame
Legoff, Principale adjointe du collège
La classe
de 6ème C est la classe qui en début d'année avait eu au
collège, les indicateurs les plus faibles aux évaluations J'ade.
Ce projet a permis de développer un véritable "esprit de
classe" et d'entraide, de respect entre les enfants.
Certains ont pu prendre confiance en eux et oser se montrer
aux autres.
De fait, l'impact de ce projet s'est ressenti tout au long
de l'année tant au niveau des apprentissages, que du plaisir
qu'avaient les élèves à se retrouver et les professeurs à
leur faire cours. Des intervenants extérieurs ont signalé le
bon état d'esprit, l'envie d'apprendre et la solidarité qui
régnaient dans cette classe.
Ainsi, ce projet, au-delà des effets directs recherchés,
m'apparaît avoir été particulièrement fédérateur et une
expérience qui marquera les différents participants. Il est
dommage que les différentes classes du collège ne puissent
bénéficier d'un tel apport....
Evaluation pour cette année par l’équipe et les autres
enseignants des classes :
Les
élèves ont découverts le monde et les métiers du théâtre,
ils semblent s’être appropriés un langage de spectateurs
avertis sensibles à la difficulté de travailler beaucoup à
des échelons différents pour un résultat éphémère.
Quelques
élèves de 6B, enthousiastes, sont retournés avec leurs
familles revoir la pièce de Karin Serres.
Les
classes concernés par le projet ont vu les UPI sous un jour
différent et acceptés sans préjugés d’offrir le résultat de
leur travail et de se voir offrir celui de la classe de
leurs camarades.
L’orientation est devenue pour les 3èmes un possible plus
positif.
Les deux
6èmes sont désormais capables :
-
De travailler en groupe
-
Respecter la parole et l’écriture d’autrui
-
De s’exprimer en public
-
De se concentrer, de maîtriser la voix et le
corps
-
De respecter l’autre avec ses différences
-
La 6B a pu écrire avec des écrivains,
retravailler un texte et le jouer
Nous avons pu constater :
·
Des progrès de capacité à s’exprimer à l’oral
·
Quelque soit son niveau chaque élève a réussi à aboutir dans
son projet
·
Un enthousiasme, malgré la grande exigence des adultes et
une aptitude à être critique de manière positive sur son
effort et le travail d’autrui.
Mais pour
la 3ème, le projet est arrivé trop tard dans
l’année (prolongation de l’arrêt maladie de l’enseignante
qui avait accompagné le projet l’an dernier, et réduction
non prévue d’une part de la subvention annoncée).
De plus,
cette aventure pédagogique, riche pour les enfants et pour
les adultes, prolongée et transformée depuis des années va
sans doute s’arrêter, car la course aux subventions et la
partie administrative de plus en plus lourde devient
harassante.
BILAN D'ETAPE - juin 2007 |
 |
Du conte au théâtre :
spectateurs et acteurs
Origine de l'action
descriptif -
de la nécessité
d'innover
Objectifs
Déroulement de l'action
Concrétisation
des objectifs
Analyse
et évaluation
Bilan qualitatif
Moyens
mobilisés
Partenariat
Abécédaire
du jeune spectateur
documents
et photos des productions
Perspectives
rentrée 2007
|
1-Origine
de l’action
Il est apparu aux enseignants
du collège que depuis quelques années, les classes de 3èmes
présentaient un profil bien particulier dont les
caractéristiques étaient récurrentes ; à savoir démotivation
des élèves (se traduisant par un manque d’intérêt, de travail,
une passivité et parfois même des problèmes de comportement ou
de discipline, un absentéisme parfois perlé et une situation
d’échec scolaire avéré pour certains). De plus, une grande
hétérogénéité, existe dans ces classe et surtout dans celle
concernée par ce projet (conséquence de la différence d’origine
mais surtout des milieux sociaux et de la disparité des niveaux
scolaires : les uns souhaitent intégrer les meilleurs lycées
parisiens, tandis que d’autres sont conscients que toute voie
leur semble fermée du fait de leurs lacunes et de leur
démotivation).
 |
Ces caractéristiques
expliquent la difficulté rencontrée à « entraîner » les classes
de 3èmes tout au long de l’année.
Des clivages importants
apparaissent nettement. La discrimination par l’argent et la
création des clans au sein des clases expliquent que certains
élèves soient systématiquement « mis à l’écart, voire
stigmatisés
Toute réflexion avec les
élèves. Sur l’acquisition des savoirs nécessitait donc à
priori une remotivation et la mise en place d’une cohésion
effective au sein de la classe.
(Unité pédagogique d’intégration)
|
2-Descriptif
de l’action
Deux stages, un atelier,
des articles, des spectacles vus, d’autres présentés autour du
conte et du théâtre
Créer un esprit de groupe
dans la classe grâce au conte et au théâtre avec une acceptation
des différences de chacun tout en s’ouvrant aux autres.
L’obligation de se plier à
des exigences d’enseignants et de professionnels dans un temps
très limité, peut être utilisée comme un moteur pédagogique.
Cette démarche doit faciliter la communication entre les élèves
et les professeurs pour atteindre ainsi les objectifs fixés en
début d’année.
Le conte :
Pouvoir choisir des textes,
avec des camarades imposés(ceux de la classe et ceux des
groupes) puis devoir le recréer sans l’apprendre par cœur et le
redonner à d’autres avec ses mots, son âme, sa personnalité,
pour qu’à leur tour ils imaginent l’histoire. Tout cela devant
des publics adultes (administration, enseignants, surveillants,
professeurs des écoles et stagiaires IUFM), et enfants petits de
l’école mais aussi ceux de l’UPI, très différents mentalement et
physiquement, en acceptant cet ancien UPI, élève charnière entre
ces publics, puisque désormais intégré à la 3ème.
Le théâtre
Oser des exercices avec son
corps, masqué ou non, qui impliquent tout le monde, travailler
un passage de pièce pour d’autres, après l’avoir vu jouer sur
scène, se répartir les tâches pour un projet commun : ceux de la
visite technique qui montreront les « dessous du lieu » à leur
public et ceux qui s’occuperont du texte, de la mise en scène
des costumes, de l’éclairage, du placement du public, du
diaporama etc.
Apprendre très vite sa partie
et accepter les critiques d’adultes inconnus auparavant.
3-La
nécessité d’innover
Afin de créer cet esprit de
groupe et cette cohésion au sein même d’une classe jugée très
hétérogène (tant scolairement que socialement), les professeurs
ont souhaité utilisé le conte et le théâtre comme détour
pédagogique pour une meilleure connaissance de soi-même, des
autres (élèves comme professeurs) mais aussi comme approche du
monde du handicap (action de tutorat d’une classe d’UPI de
l’établissement).
Le conte et le théâtre ont
semblé particulièrement appropriés à cette démarche dans la
mesure où chacun d’entre eux propose à chaque élève une
réflexion sur le langage, l’expression corporelle et le jeu
scénique, susceptibles d’agir comme un révélateur, de mobiliser
des compétences scolaires acquises pour la plupart
antérieurement mais qu’il s’agit de mettre en œuvre dans un
cadre original et ludique. Les élèves doivent alors engager une
analyse tant sur la notion de spectacle que sur celle de
rapport à l’autre et au groupe.
D’autre part, le conte et le
théâtre permettent grâce au système de transposition qu’ils
proposent de mettre l’accent sur les fondamentaux du système
scolaire et de les réactualiser si besoin est.
Pour exemple :
1)
Importance conjointe de la mémorisation et de
l’improvisation.
2)
Maîtrise de la langue : correction, adéquation
de la communication et de la situation, niveaux du langage.
Le langage ne doit plus être
un obstacle mais un outil pour s’ouvrir à l’autre et se
présenter de la façon la plus adéquate possible.
3)
réflexion sur les communications non verbales et
leurs conséquences sur l’image renvoyée au groupe : attitudes,
costumes, habits, induisent à priori des jugements divers.
4)
Rigueur et régularité du travail indispensables
pour que le projet de groupe puisse exister et aboutir
5)
Respect mutuel et qualité de l’écoute accordés
à autrui, quel que soit son statut.

4-Objectifs
Objectifs de l’action :
1)
Enrichir la créativité et l’imaginaire de tous
2)
Faire un lien entre des élèves: classe de
3ème peu valorisée, peu scolaire, d’origine, de
cultures et de niveaux social différents, classes élémentaires
proche géographiquement mais sans liens pédagogiques avec le
collège, classe d’UPI composée d’enfants handicapés mentaux et
au physique quelquefois particulier, SEGPA, éloignée
géographiquement du collège pour permettre une réflexion
pertinente sur la notion d’entraide et de travail de groupe.
3)
Valoriser sa propre image et reprendre
confiance en soi grâce à la réussite de ce projet
spécifique, en particulier pour les élèves en échec scolaire
dont l’avenir en début de 3ème semble très incertain.
4)
S’ouvrir aux autres dans un respect mutuel :
il s’agit avant tout de découvrir et d’accepter le groupe classe
dans sa diversité, mais également la classe d’UPI(plus
« dérangeante » car porteuse de différences essentielles), ainsi
que le monde extérieur dans sa globalité. Mais le but est
également d’arriver à une maîtrise des codes non verbaux de la
communication et d’apprendre à être en adéquation avec un public
donné.
5)
Développer la connaissance et le goût du
conte et du théâtre
6)
Revaloriser les savoirs et les méthodes
d’apprentissage par un détour plus ludique :
Pour ce faire, l’accent est
mis sur :
Les qualités d’écoute
et de concentration
La rigueur et
l’exigence avec soi-même
L’originalité et la
créativité
La mémorisation et
l’improvisation
La maîtrise de la
langue en vue d’une adéquation parfaite avec le sujet abordé
tout comme avec le public proposé.
7)
Apprendre à être spectateur, avec respect
pour le travail des professionnels
8)
Permettre la rencontre des élèves et des
enseignants avec des professionnels des arts et de la
culture, aussi bien acteurs, qu’auteur, que personnels
techniques des structures.

5-Déroulement
de l’action :
Ce projet, mis en œuvre entre
Décembre 2006 et Mai 2007, s’est adressé a une classe de 3ème
de 28 élèves du collège J.Prévert dont 1 venant de l’UPI et
intégré totalement à la classe cette année
Aux élèves de l’UPI (unité
pédagogique intégrée, déficients mentaux) : 10 élèves
A une sixième SEGPA : 15
élèves, cette action sera un peu en parallèle du projet initial.
Pour la classe troisième :
1-
Le conte :
Stage de 3 jours (18 jours)
avec un conteur professionnel.
a)
Visite préliminaire du conteur : (détermination
des objectifs, proposition d’un corpus de 14 contes parmi
lesquels les élèves ont dû en sélectionner 5)
b)
Travail par groupes sur un conte particulier :
travail d’analyse, d’imagination et d’appropriation du contenu
(à restituer sur le mode de l’improvisation), première approche
du jeu scénique et mise en évidence de l’importance des
communications non verbales.
c)
Spectacle final devant un public d’adultes de
l’établissement et d’élèves (classe UPI du collège et de CM2 de
l’école élémentaire adjacente), écriture par tous d’articles
dans le journal de l’UPI..
2-
Le théâtre :
a)
Stage de 3 jours au Théâtre de l’Est Parisien,
encadré par 2 comédiens.
b)
Travail sur le masque (comédia dell’arte) et le
corps (capoeria).
c)
Travail de mémorisation et de jeu scénique à
partir de l’extrait d’une pièce présentée dans sa totalité aux
élèves par les comédiens du Théâtre de l’Est Parisien.
d)
Visite technique présentant les lieux et les
métiers du théâtre.
e)
Présentation de 3 spectacles au Théâtre de l’Est
Parisien (2 en après-midi scolaires, 1 en soirée).
f)
Interview de l’auteur et du metteur en scène de
Pièce Africaine (Mohamed Rouabhi).
g)
Spectacle et présentation du travail effectué
(diaporama…) devant la classe UPI (action de tutorat), qui est
ensuite allée à son tour, voir Pièce Africaine
(Mohamed Rouabhi).
h)
Rédaction d’articles de journaux (critique des
pièces présentées au Théâtre de l’Est Parisien et réflexion
personnelle sur le stage, sur le théâtre en général) dans le
journal de l’UPI.
Pour la classe d’UPI :
1jour de pratique artistique
avec un comédien, dans un atelier masques »comédia dell’. arte ».
3 spectacles au théâtre
Des articles dans le journal
de l’UPI
1 spectacle de contes
présenté par les 3A
1 animation avec une petite
« forme » présentée par les 3A
Pour la classe de 6ème
de SEGPA :
Un atelier avec le conteur,
au cdi du collège, pour intégrer autant de personnages que
d’élèves présents et pouvoir se les approprier pour créer un
conte ensuite avec des marionnettes, fabriquées par les élèves.

Témoignages :
L’UPI (voir document joint)
Le journal (voir annexes)
Lettre du conteur aux élèves
(voir annexes)
Des mots d’élèves :
Sur le stage conte :
« Au début nous pensions que
les contes, étaient faits pour les petits, avec l’approche du
brevet blanc, certains trouvaient ce temps gâché, mais toutes
ces pensées s’envolèrent dès le premier jour »
« J’ai l’impression de mieux
m’exprimer, de mieux parler, de plus dans la classe j’ai appris
à voir tout le monde, nous ne nous connaissions pas, nous ne
nous entendions pas »
« Quelle joie à la fin de
notre spectacle d’avoir réussi et de pouvoir à notre tour
écouter Michel, le conteur, raconter. »
« La classe est plus soudée,
nous avons appris à connaître ceux qui n’étaient pas nos amis »
« Ce stage a permis aux 3A
de s’évader dans des histoires merveilleuses, de comprendre la
difficulté de raconter à d’autres et de vaincre notre timidité
et surtout malgré un travail énorme de rire avec tous les
autres. »
« Le travail oral m’a aidé
bizarrement à mieux choisir mes mots à l’écrit »
« Je me sens mieux à l’oral
et j’ai appris à travailler en groupe »
« Faire un exposé devant la
classe me fait moins peur, travailler avec des élèves qui
n’étaient pas mes amis m’a aidé à les connaître »
« Cette expérience a été
géniale »
Le stage théâtre et son petit
déjeuner d’accueil, c’était comme une grande récréation scolaire
et en même temps que de travail, le soir nous étions fatigués.
« Je ne connaissais rien au
théâtre, quelle découverte »
« Nous avons du prendre tous
des responsabilités et cela nous a donné du courage pour vaincre
le stress »
« Pour la classe, nous avons
appris que travailler ensemble peut faire un beau succès »
« J’ai grâce à ces activités
révélé un talent de comédien, moi qui suis si timide »

3A au théâtre (atelier
masques et préparation d’une partie du spectacle pour les UPI)
6)
Concrétisation des objectifs du
projet :



7)
Analyse et évaluation
L’équipe pédagogique ayant en charge
la 3A a pu remarquer que le projet avait modifié de façon
incontestable le comportement des élèves.
Les objectifs ont été
atteints, les
3A ont instauré une
relation confiante avec leurs
professeurs de lettres, de documentation et les acteurs
culturels. Tous les élèves ont adhéré au projet, malgré leurs
peurs et la nonchalance du début, de cette classe peu homogène,
peu scolaire (beaucoup d’entre eux attendent vivement la fin du
collège pour des orientations courtes. Une seule 3A, déjà très
absentéiste, n’a pas joué le jeu.
Les adultes des structures culturelles se sont beaucoup plus
impliqués que ce qui était prévu, le conteur tout d’abord, voir
la lettre en annexe, qui a su être très exigent car le temps
était compté (pas de récréation, pas de temps « normal » de
repas y compris pour les externes habitant loin).
Au Théâtre, où nous étions accueilli par un petit déjeuner, les
comédiens ont su accepter les critiques parfois vives, de
certains spectacles et faire travailler tout le monde avec les
blocages de chacun et les difficultés d’adolescents avec leurs
corps et la mixité. Cela a été particulièrement pointé lors du
travail avec masques. (Voir aussi bilan de l’UPI). Le
responsable des relations publics est venu en classe préparer
l’intervention et faire mettre en scène : l’abécédaire du jeune
spectateur » : consignes pleine d’humour des droits et devoirs
des publics au théâtre (voir annexes).
Pourtant, il aurait fallu
plus de temps pour travailler sur un carnet de bord, pour faire
écrire ensemble dans le journal de l’UPI, pour se concerter
entre adultes, pour réfléchir sur ce qui aurait du être
amélioré.
De plus même si toute
l’équipe éducative de la classe, a remarqué :
Une meilleure prise de parole
de tous, un goût nouveau d’un grand nombre pour la lecture, une
plus grande écoute et surtout la fin du rejet violent de
certains élèves du groupe (les clans nombreux semblent avoir
disparus et aucun élève ne paraît plus isolé dans le groupe),
une capacité d’affronter le regard des camarades, d’accepter les
critiques, d’oser se mettre en danger, ce sont des acquis
indéniables.
Le projet a pris sur le temps
des autres disciplines, ce qui a gêné certains enseignants
Un nouveau regard
sur la différence qu’engendre le handicap, a changé le regard,
l’élève différent ne « dérange plus », ne fait plus peur.
Des moments très forts
auraient sans doute du être mieux gérés : lorsque cachée sous le
masque une petite mongolienne de 15 ans a crié son désir d’amour
et d’être mère, cela a été émouvant pour tous mais le soir elle
ne pouvait plus rentrer chez elle en transport en commun comme
elle le fait habituellement et cette autonomie est indispensable
à son vécu future.
De plus, le travail amorcé au
CDI pour la 6ème SEGPA s’est déroulé loin des autres
élèves et enseignants impliqués, sans doute à cause de
l’éloignement de la structure et des difficultés rencontrées par
le nouveau public de cette classe : élèves malades, handicapés
sans aide réelle pour gérer ces différences, ce qui n’est pas le
cas pour la structure UPI, intégrée au collège.
Du coté des élèves, le projet
a suscité rapidement l’enthousiasme, y compris chez czux qui
avait montré quelques réticences lors de sa présentation.
Parmi les points positifs
qu’ils ont pu énoncer, soulignons :
La possibilité de
s’exprimer en dehors d’un cadre strictement scolaire
La découverte
chez leurs camarades de personnalités parfois complexes et
riches, de potentiels inexploités
La sensation
d’avoir mené à terme un projet d’envergure en ayant à tenir sa
place dans le groupe.
Rappelons que ce projet a
abouti à deux « spectacles » au sein de l’établissement.
Cela a évidemment suscité
questionnements et intérêt chez les autres élèves mais aussi
chez certains professeurs, disposés à participer à l’expérience
l’année prochaine si le projet devait être reconduit.
Pour terminer voici d’après
un extrait d’un texte écrit par » l'ANRAT, »
association nationale de recherche et d'action théâtrale :
Cette éducation culturelle ne vise pas à façonner chez l’enfant
et l’élève le« futur adulte » cultivé. Elle a pour seul objectif
de leur donner une culture d’enfants et de jeunes en essayant de
leur faire rencontrer ce qu’il y a de plus beau, de plus
exigeant ou de plus troublant dans la création.
D’où l’exigence de débattre, de s’informer, de réagir, de vivre
cette expérience comme des personnes avec une certaine «
gratuité ». Une certaine conception de l’école voudrait pouvoir
immédiatement vérifier les traces tangibles et « rentables » de
cette action, la rendre immédiatement. Evaluable. C’est impropre
à saisir ce qui est le plus essentiel dans ces démarches : la
construction lente et problématique d’un sujet qui transforme
ses attitudes, ses références premières et ses centres d’intérêt
(l’évolution de ses goûts). Cela ne veut pas dire que
l’éducation culturelle échapperait à une évaluation : cela veut
dire qu’il faut se donner des critères sociaux et culturels tout
à fait spécifiques. Les retombées scolaires ne peuvent être
qu’indirectes : atmosphère d’une classe qui vit un projet bien
conduit,intérêt et curiosité culturels en évolution, capacité à
relier ces expériences avec des contenus
disciplinaires,affirmation progressive de positions critiques
et aptitude à comparer, rapprocher,relier, questionner…
8)
Moyens mobilisés pour l’action
Moyens en personnels
4 enseignants de discipline et de documentation
1
avisco , auxiliaire de vie à l’UPI
1
conteur
Le responsable des relations public du théâtre de l’Est Parisien
2
comédiens
2
techniciens : son et lumière
Groupes d’élèves
Une classe de troisième
Une classe d’UPI
Une classe de SEGPA
Moyens financiers requis
Famille des élèves de 3A pour l’abonnement au TEP
Coopérative pour l’UPI et la SEGPA
Action culturelle du Rectorat
Aide à l’innovation pédagogique
Mairie de Paris (en attente)
Crédits pédagogiques
9) Partenariat
Mission « innovation pédagogique » du rectorat de Paris
Action culturelle du rectorat de Paris
Association : PASSEURS
D’HISTOIRES
Théâtre de l’EST Parisien
Annexes
1)
Lettre bilan du conteur
pour les élèves de 3A
Un
atelier conte avec la 3ième A du collège Prévert
Impressions
Doutes et
méfiance
1er
rencontre avec la classe.
Est-ce
qu’ils vont s’intéresser aux contes, vouloir les raconter ?
La
méfiance est partagée (Qu’est-ce qu’on va faire ?)
C’est
plutôt bon signe.
Je leur
apporte un choix d’une dizaine de contes, peu de contes
merveilleux mais des contes aux symboliques fortes.
Qui
peuvent les intéresser… ?
Convaincre
Deuxième
rencontre
Ils ont
été étonnés que les contes ne soient pas uniquement des
histoires de princes et princesses.
Ils ont
choisi les contes qu’ils voulaient raconter, les groupes se sont
fait (ils racontent une histoire en groupe de 2,3 ou 4.)
Les contes
choisis :
la Mère
des contes - quant les mots sont plus forts que les coups de
bâtons
Yacoub -
Continuer à raconter, non plus pour changer le monde mais pour
que le monde ne me change pas
Le trésor
du Baobab – De quelle blessure le baobab garde- t-il maintenant
son cœur fermé ?
Comment
les femmes et les hommes se rencontrèrent – conte amérindien
le Travail
Premiers
essais timides, j’encourage, je réconforte, j’essaye de trouver
pour tous une façon de mettre en valeur leur parole.
Pour eux,
le plaisir de capter l’attention.
Mais
aussi, premières difficultés, regards moqueurs des autres.
Je renonce
aux exercices physiques
Heureusement, compréhension rapide des enjeux de l’histoire.
Apprentissage des techniques du conteur, narration/dialogue,
temps présent, images successives, décrire une action plutôt
qu’un concept, axe personnage, travail sur les 5 sens etc.
Chercher
la différence entre expliquer et raconter un conte.
Réussite
de la 1ère journée.
DONNER
ENVIE
Répétitions
Je les
retrouve après une semaine, ils n’ont rien fait.
Je
comprends, à leur âge, l’école est remplie d’enjeux bien plus
importants.
On a deux
jours pour présenter un travail devant trois classes : CM1-CM2,
CM2. et UPI
Huit
histoires, plus quelques histoires courtes et 29 élèves.
Il va
falloir travailler
Veiller à
ce que chacun progresse.
Les
séances reprennent avec le même entrain, désir de progresser.
Hier des
visages inconnus, maintenant des personnalités apparaissent.
Derniers
soucis, ils ne craignent pas le regard des adultes (enseignants,
documentalistes ou principale du collège) ni les CM2, ni les UPI
mais les ricanements de leurs « copains »
Solide
mise au point des adultes avant la représentation.
Une
solidarité et une entraide apparaissent entre eux, elle semblait
ne pas exister au début.
Représentation finale
Pour moi,
la représentation n’est pas le moment le plus important.
Je
comprends la nécessité de conclure un atelier par quelque chose.
Néanmoins,
je retiens surtout le chemin parcouru avec eux
D’une
histoire récitée à un conte vivant (rempli de leur vie, de leurs
trouvailles, de leurs sensibilités)
Leur
enthousiasme et leur joie de mener un récit, de libérer leur
parole et de se faire écouter.
Remerciements
Cet
atelier a été fait en trois journées + une première rencontre.
C’est peu,
si l’atelier a été une réussite c’est grâce à
L’enthousiasme, l’investissement et le travail fourni durant ces
trois jours par
Madame
Solarz (qui est à l’origine du projet)
Madame
Eghbal, l’enseignante de lettres qui s’est totalement investie
Madame Benainous
qui a autorisé que ce stage se passe au collège sur le temps
scolaire et accepté avec l’aide de Mme Bazin de bousculer un peu
le planning d’une salle de classe,
et bien
sur aux élèves de 3ième qui ont pleinement joués le
jeu.
Merci à
vous élèves de 3ème de cette belle aventure autour du
conte.
Michel
Verbeek
Annexes
2)
Bilan
de l’atelier artistique avec le Théâtre de l’Est Parisien pour
les élèves de l’Unité Pédagogique d’Intégration du collège
J.Prévert
Travail réalisé
par Mme Atlan (enseignante), David Brée (attaché aux relations
avec le public scolaire), Thierry Belnet (comédien), Mme Bouvier
(Auxiliaire de vie), Mme Solarz (Documentaliste), Mme Eghbal,
enseignante de lettres classiques
Bilan quantitatif :
Nombre d’élèves ayant
suivi l’atelier : 9 (effectif global de la structure)
Assiduité :
satisfaisante (une absence pour maladie)
Ouverture culturelle :
cet atelier a permis, outre une initiation aux pratiques
théâtrales, d’assister à trois représentations : « une petite
sirène, un enfant pas comme les autres, les sifflets de M.
Babouche »
Intégration scolaire :
travail de partenariat avec une classe de 3ème du
collège (classe référente d’un élève de l’UPI). la classe de
troisième a assisté à une pièce « Un enfant pas comme les
autres » et en a présenté des extraits aux élèves de l’upi.
1.
Bilan des spectacles :
Les élèves de cette structure
présentent tous des difficultés importantes d’apprentissage et
des troubles de la communication. Cet atelier a permis à chacun
de s’exprimer à son niveau tant par la voix que par le corps.
Le partenariat avec la classe
de 3ème a eu plusieurs retentissements : un échange
et une prise de conscience de nos élèves que des 3ème
du collège peuvent effectuer le même type d’activité qu’eux ; il
est important pour les élèves de l’UPI de constater qu’ils ont
les mêmes activités qu’une classe ordinaire. Nos élèves intégrés
ont fait le lien et ont été mis en avant dans ce travail de
partenariat. Certains élèves de troisième ont écrit dans notre
journal scolaire.
Un grand nombre d’élèves de
cette structure n’a pas l’habitude d’aller au théâtre, l’atelier
leur donne accès à cette forme de culture.
2.
Bilan de l’atelier théâtre :
Les élèves ont passé une
journée au théâtre : une visite du théâtre (coulisses, loges,
régie) par le directeur technique et une animation par un
comédien.
Ø
La visite a permis de démystifier l’image du
théâtre et de faire le lien entre réalité et imaginaire ce qui
ne va pas toujours de soi pour ce profil d’élèves. ils ont pu
ainsi découvrir les métiers du théâtre, l’envers du décor et
tout le travail que peut représenter un spectacle.
Ø
L’animation a permis un travail d’expression
corporelle et rythmique enrichissant pour des élèves avec des
troubles psychomoteurs importants. La recherche basée sur des
improvisations individuelles et collectives a donné lieu à une
prise de parole spontanée et riche de sens. L’activité avec les
masques a facilité l’investissement dans un rôle et un
personnage ; cependant, nos élèves ont montré des difficultés,
voire une impossibilité à prendre la place d’un personnage, d’un
autre. Finalement, c’est leur propre rôle qu’ils interprétaient.
Cette difficulté a pu entraîner pour certains une grande émotion
que leur fragilité psychique n’a pas su contenir. Il nous paraît
important avec ce type de public de rester attentifs à cette
fragilité et de réfléchir comment elle peut être travaillée sans
être mise à mal.
Répercussions pédagogiques :
Ø
expression écrite : le dialogue, résumé une
histoire, séquences dans le temps, lire une affiche,
l’imagination, l’esprit critique.
Ø
Le journal scolaire : richesse des sujets
abordés
Ø
Vie professionnelle : les métiers du théâtre
Ø
Vie sociale : comportement à avoir au théâtre,
autonomie (trajets, billets, programme)
Annexes
3)
Bilan
de la séance de conte : les élèves de 3ème content
devant les élèves de l’upi
Bilan:
Nombre d’élèves ayant
suivi cette séance : 10 (effectif global de la structure)
Ouverture culturelle :
cette séance permet aux élèves de l’upi de constater que des
élèves de 3ème ont vécu la même expérience qu ‘eux
(les élèves de l’upi avait bénéficié d’un atelier conte
une précédente année)
Intégration
scolaire : travail de partenariat avec une classe de 3ème
du collège (classe référente d’un élève de l’UPI).
A l’occasion de cette séance, les
élèves de l’upi réalisent que les élèves des classes ordinaires
peuvent avoir le trac, se tromper. Ils réalisent également le
travail demandé et sont sensibles à ce partage des difficultés
qu’ils ont parfois le sentiment d’être seuls à vivre.
D’autre part, il
y a une grande fierté à retrouver parmi les élèves de 3ème
un élève de l’upi très intégré et qui est très performant.
Enfin, lorsqu’un diaporama montre à tous le travail des upi avec
le conteur lors des années précédentes, élèves de 3ème
et l’upi sont réunis dans un même moment d’émotion. Point
d’orgue de cette séance, ce moment prouve que malgré leurs
différences, autour d’une même activité ou d’un même projet, nos
élèves peuvent se retrouver.
Répercussions pédagogiques :
Ø
expression écrite : rendre compte
d’une expérience
Ø
Le journal scolaire : richesse des
sujets abordés
Ø
Vie sociale : le trac, la prise de
parole en public, la timidité, travailler sa mémoire est
difficile pour les élèves de 3ème comme pour les
élèves de l’upi. Cette prise de conscience permet aux élèves de
l’upi d’aborder leurs propres difficultés autrement.
Annexes
4)
Abécédaire du jeune spectateur
Acte
Les pièces classiques comprennent plusieurs actes mais souvent
les mises en scène contemporaines ne prévoient pas de pause à
l'entracte.
Billet
Nécessaire pour entrer dans la salle, veillez à bien vous en
munir. Soit le placement est libre et il vaut mieux arriver tôt
pour choisir sa place, soit le billet est numéroté et le siège
B12 vous attend !
Comédien
Être humain fait de 10% de chair et d'os et de 90% de
sensibilité. À traiter avec égards.
Discrétion
Elle s'impose dans tous les lieux publics. Le théâtre en est un.
Ennui
Peut naître au spectacle comme partout ailleurs. Préférer un
petit somme au chahut !
Fou rire
Bienvenu sur les répliques hilarantes d'une comédie, très
dérangeant sinon.
Gourmandise
En cas d'hypoglycémie aiguë, prévoir des bonbons déjà épluchés
dans la poche.
Histoire
Toute pièce en raconte une et toute distraction peut en faire
perdre le fil.
Inexactitude
Au théâtre, les spectacles commencent à l'heure. Pas de quart
d'heure angevin, mayennais ou autre !
Jugement
Mieux vaut attendre la fin du spectacle pour juger de sa
qualité.
Lavabo
Toilettes et lavabos sont à votre disposition à l'entrée. A
prévoir avant ou après la représentation.
Mouvement
Hélas limités dans un siège de théâtre. Penser à se dégourdir
les jambes avant le spectacle.
Nu
Certaines scènes de spectacle sont parfois déshabillées, mais
pas plus qu'à la télé ou au cinéma, donc inutile de hurler.
Obligation
Venir au spectacle ne doit pas en être une, mais un choix
librement consenti.
Programme
Distribué à l'entrée, à lire avant l'extinction des lumières.
Question
N'hésitez pas à en poser au professeur, avant le spectacle ou
aux comédiens à la sortie.
Réplique
Certaines font mouche, on peut essayer d'en glaner une mémorable
par spectacle !
Sifflement
Idéal pour l'ambiance sur un terrain de foot. Au théâtre,
préférer les applaudissements.
Télévision
Boite fermée contenant des spectacles à commenter en direct.
Théâtre
Boite ouverte contenant des spectacles vivants à déguster en
silence.
Urgence
En cas d'urgence, sortir dans le calme et prévenir l'ouvreuse
s'il y a un problème sérieux.
Voisin(e)
Aussi sympathique soit-il (elle), attendre l'entracte pour lui
faire une déclaration.
Walkman
Inscrit au club des perturbateurs numériques composés d'écran
lumineux, de sonneries polyphoniques, de vibreur haute
technologie, de mini messages abrégés, etc.… Sympa pour la
frime, pas du tout indispensable dans un théâtre.
Yeux
À ouvrir tout grands : décors, costumes, accessoires, tout
compte et rien n'est laissé au hasard.
Zzzzz
Bruit d'une mouche qu'on peut entendre parfois voler ou
ronronnement des projecteurs.
sur une idée originale de Françoise Deroubaix,
responsable de l'information au NTA
Images et témoignages des productions des élèves


Perspectives pour la rentrée 2007
Au collège
Jacques Prévert, situé dans un quartier favorisé de Paris,
les différences de niveaux scolaires et sociaux, n’en
demeurent pas moins importantes. Là aussi, les groupes
pratiquent l’exclusion de certains.
De plus,
malgré un niveau de lecture souvent correct, la motivation
scolaire et la solidarité entre enfants semblaient devoir
être travaillées.
Aussi, Pour
continuer le travail engagé, autour du conte et du théâtre,
qui a permis en 2006-2007 de fédérer des classes grâce à des
actions (stages, création de spectacles pour différents
publics, écrits dans le journal de l’UPI, tutorat entre élèves
qui intégrait des handicapés mentaux(classe d’UPI) ou de SEGPA,
..), des enseignants et le professeur documentaliste ont le
désir d’aller plus loin.
Nous nous
proposons de travailler en 2007-2008 avec :
- une 6ème
qui « tutorerait » la classe des UPI sur le plan théâtral et
autour du conte, pour la préparer à aborder les spectacles et
l’atelier artistique,
- une 3ème
qui – en lien avec les 6ème –travaillera plus
précisément sur le lieu théâtre et ses métiers pour présenter
aux élèves de l’UPI l‘envers du décor.
- La classe
de Segpa qui travaillera autour du conte et en produira un.
Cette année
l’équipe est constituée de :
·
Deux enseignants de lettres,
·
la documentaliste,
·
le professeur de technologie,
·
Le professeur d’arts plastiques,
·
les professeurs des écoles de
la SEGPA et de l’UPI
·
Une enseignante d’EPS
Contact: Mary Solarz
Mel: doc.prevert @laposte.net

Du conte au théâtre : Spectateurs et acteurs
Tout cela avec
des spectacles vus au théâtre, d’autres présentés (contes
et petites formes) par les élèves à des publics adultes et de
CM2, et des articles dans le journal de l’UPI, écrits par tous
|