 
BILAN
D'ETAPE - juin 2008
Bilan
d’étape 2007-2008
Aménagement
du Temps Scolaire
1 Mise en cohérence des activités sportives spécifiques à l’ATS
Dans le cadre
de la reconduction annuelle des ateliers bleus sportifs (DJS) et
des ateliers bleus culturels et scientifiques (DASCO), les
équipes pédagogiques des 2 écoles élémentaires Romainville ont
reconsidéré le choix des activités sportives pratiquées sur le
temps scolaire.
L’équipe
pédagogique de l’école Romainville A a souhaité remplacer
l’activité Roller par un atelier Danse expression corporelle,
considérant que cette dernière permet des liens et prolongements
en classe plus intéressants.
L’équipe
pédagogique de l’école Romainville B a pris en compte les
constats avancés par l’équipe de l’école Romainville A, ce qui
l’a amenée à modifier l’enchaînement des activités sportives
selon les niveaux de classe pour l’école B uniquement.
Depuis 2 années
scolaires, l’ordre était le suivant :
CP 3ème
Trimestre Roller
CE1 1er
Semestre Roller
3ème
Trimestre BF
CE2 1er
Semestre BF
3ème
Trimestre Escalade
CM1 1er
Semestre Escalade
3ème
Trimestre Escrime
CM2 1er
Semestre Escrime.
Les points
de discussion
-
L’activité Expression corporelle peut être menée
par le PVP ou par le PE, dans n’importe quel espace, ce qui
n’est pas le cas de l’activité Roller, qui est de plus difficile
à mettre en œuvre en classe entière.
-
Comme la Danse et l’expression corporelle,
l’activité Roller permet de mettre en place des activités en
lien ou en prolongement en classe : travail sur des textes, des
photos, sur la sécurité, travail sur l’histoire des rollers et
des engins roulant, production d’écrit à partir du guide/ notice
d’emploi des rollers, travail sur le mouvement en collaboration
avec le PVP Arts visuels. Le PVP EPS a mis à disposition des
enseignants un dossier donnant des pistes de travail en classe
en lien avec l’activité Roller.
-
Les sports de glisse figurent dans les IO. Ils
revêtent un réel intérêt pour les élèves, en particulier sur le
plan de la prise de risques. Ils sont difficiles à mettre en
œuvre par un enseignant non formé.
-
Il est constaté que, en cycle 2, le temps
d’équipement, par des élèves pas assez autonomes, est trop long
et empiète sur le temps d’activité lui-même. De ce point de vue,
l’activité Roller correspondrait mieux à des CE2 et CM1. Ce
choix permettrait en outre de faire pratiquer les sports
associés au roller (hockey…), ce qui n’est pas envisageable avec
des élèves plus jeunes. L’école dispose déjà de crosses.
-
L’activité Escalade actuellement proposée aux CE2
et CM1 reviendrait alors aux CP et CE1. Ce choix répondrait à
une des préoccupations de l’intervenant en escalade : le mur
d’escalade dans le préau, de par sa taille, offre des
possibilités limitées pour les élèves les plus grands.
L’activité dans ces conditions conviendrait mieux aux élèves les
plus jeunes de l’école. En revanche, il convient de tenir compte
du fait que les 2 écoles Romainville disposent d’un mur
d’escalade extérieur de grande dimension, adapté aux élèves de
cycle 3. Il n’est pas utilisable à l’heure actuelle. Mais s’il
était remis en état, le choix serait à reconsidérer.
La
programmation pour 2008-2009 sera la suivante:
CP 3ème
Trimestre Escalade
CE1 1er
Semestre Escalade
3ème
Trimestre BF
CE2 1er
Semestre BF
3ème
Trimestre Roller
CM1 1er
Semestre Roller
3ème
Trimestre Escrime
CM2 1er
Semestre Escrime.
Conséquence :
les élèves en CE1 en 2007-2008 feront à nouveau l’activité
Roller quand ils seront en CM1 et ils n’auront pas bénéficié de
l’activité Escalade. En compensation, le PVP EPS propose de
favoriser ces élèves de CE1 à participer à un atelier
périscolaire Escalade en 2008-2009.
2 Mise en place de séances en classe entière avec autoévaluation et
élaboration de grilles d’évaluation
Elles sont
mises en place en fin de cycle.
Durant le
cycle, les élèves pratiquent habituellement l’activité en demi
groupe classe.
Les séances en
classe entière sont donc l’occasion pour les élèves de
rencontrer leurs camarades et de se confronter à eux qu’ils
n’ont jamais vu pratiquer.
Elles
permettent aux enseignants de participer à l’évaluation, de
mieux connaître l’activité et en comprendre les enjeux, de
développer un lien avec les intervenants, et de le faire aux
yeux des élèves.
Il est convenu
de poursuivre cette modalité dans les mêmes conditions.
3 Travail écrit et oral sur la présentation des activités à d’autres
classes
D’un commun
avis, ce travail est intéressant sur le plan de l’activité
sportive ainsi que sur les plans de l’apprentissage, du travail
en commun et de l’expression orale (une des actions du projet
d’école).
Il permet aux
élèves comme aux enseignants de faire le bilan de l’activité, de
mettre en évidence les points essentiels : matériel, règles,
sécurité, apprentissages en jeu.
Il est
l’occasion d’une rencontre interclasses inter niveaux que les
élèves prennent en charge : présentation, formulation,
démonstration…
Il est convenu
de reconduire cette modalité dans les mêmes conditions.
Réflexion sur les compétences transversales développées dans les
ateliers, en particulier celles relatives à l’éducation civique
et à la sécurité, et dans les autres situations de l’école
En 2007-2008,
l’évaluation des compétences en jeu dans les activités de l’ATS
ont été intégrées dans le livret trimestriel principal, sous une
forme similaire à celle des évaluations des activités des PVP :
une à deux lignes par activité.
Cette
évaluation concerne principalement les compétences motrices
spécifiques à l’activité sportive pratiquée.
Or, dans le
cadre des ateliers sportifs, les élèves développent des
compétences transversales, en particulier sur le plan de
l’attitude et du respect.
Il est convenu
de faire porter l’évaluation sur 4 points en 2008-2009 : les
compétences motrices (spécifiques à l’activité sportive
pratiquée), le respect des règles du sport pratiqué, le respect
des règles de sécurité, le respect de l’autre.
Mise en place d’un cahier de liaison entre enseignants et intervenants
Les
concertations entre enseignants et intervenants, les séances en
classe entière, les évaluations établies en commun ont permis
d’établir un lien. Un cahier de liaison n’apporterait rien de
plus et serait donc inutile.
Il est convenu
de ne pas retenir cette modalité.
BILAN D'ETAPE- juin 2007
L’école B du 59 rue de Romainville est une école d’application
qui compte neuf classes
(six
classes banales et trois classes avec PEMF). Elle fait partie
d’un groupe scolaire de deux écoles élémentaires et de deux
écoles maternelles. Les postes du RASED sont affectés à
l’ensemble du groupe scolaire.
Lors
de la mise en place de l’ATS, en 1986, l’école comptait en plus
une classe de perfectionnement et s’inscrivait dans un groupe
scolaire de deux élémentaires et d’une maternelle.
Le
personnel Éducation nationale attaché à ces différents postes
est resté majoritairement en place durant de nombreuses années,
jusqu’à la rentrée 2005-2006 où, pour diverses raisons, le
personnel a été en grande partie renouvelé, y compris le poste
de direction. Professeurs de la ville de Paris (EPS, ÉA)
travaillent également sur cette école depuis longtemps, de même
qu’une bibliothécaire (centre Paris lecture).
Objectif 1 :
Développer les compétences physiques,
sportives et scientifiques des élèves.
Objectif 2 :
Développer les compétences des élèves
relatives à l’utilisation d’une BCD et la connaissance du Livre.
Public :
Ecole en ZEP – 207 élèves – 9 classes
Le projet d’Aménagement du Temps Scolaire
a été mis en place en 1986, avec une alternance des activités
physiques et intellectuelles et un aménagement horaire
(8h30/12h, 13h30/16h, périscolaire 16h/18h) qui devait permettre
aux élèves de mieux s’investir dans les apprentissages.
Programmation d’ateliers sportifs,
culturels et scientifiques sur le temps scolaire :
-
enseignement de 4 sports :
roller, boxe française, escalade, escrime (progression sur les 5
niveaux élémentaires)
-
enseignement culturel : mime
(CE1)
-
enseignement scientifique :
construction de cerfs volants, météo, ballon, espace (CE1, CM1,
CM2).
Programmation d’activités menées en BCD.
Développement de compétences transversales
relatives aux principes de vie collective, au respect des
personnes, à l’hygiène et à la santé.
Les ateliers et les activités en BCD
fonctionnant en ½ groupe classe, l’enseignant organise les
activités en classe en donnant la priorité à la prise en compte
des élèves en difficulté.
Dispositif non traditionnel,
cet A.T.S. nécessite un financement des interventions
(animateurs et matériel) pris en charge par la DJS, la DASCO
Ville de Paris et la CAS 10/19.
En 2005/2006, l’équipe pédagogique
a été renouvelée dans la proportion de 7 sur 11. Un tiers des
enseignants n’adhèrent pas à l’action ou souhaiteraient la
modifier (mettre en place davantage d’ateliers culturels).
Aide sur le plan financier uniquement, soutien
des familles.
Pour permettre une expérimentation,
sont nécessaires :
-
une adhésion des membres de
l’équipe pédagogique,
-
une personne de l’équipe pour
gérer le dispositif,
-
un financement (DJS, DASCO, CAS)
Une souplesse quant à la demande et à
l’attribution d’ateliers sportifs, culturels et scientifiques
serait souhaitable afin de répondre précisément aux besoins
identifiés des élèves des différents niveaux.
Dispositif prévisionnel d’évaluation
Effets :
n
Développement des compétences
des élèves sur les plans sportif, culturel, scientifique.
n
Amélioration des compétences des
élèves en difficulté sur l’ensemble de leur scolarité
élémentaire.
n
Développement de l’attitude
citoyenne des élèves (éducation à la responsabilité, à la
coopération, à la solidarité).
Modalités d’observation :
action présentée et évaluée annuellement dans le cadre du projet
d’école.
n
Evaluations internes (livrets).
n
Evaluations ministérielles (CE2,
6ème, CP, CE1) et comparaison avec les résultats de
circonscription, académiques et REP 16.
n
Observations des professeurs du
collège de secteur.
Méthodologie proposée pour l’année 2006-2007
La présente fiche est
destinée à préciser les conditions du suivi, de l’accompagnement
et de l’évaluation de l’expérimentation.
Entre le Rectorat de Paris, et son
représentant : Mme MENSA, IEN ICC 19A
et
L’Ecole élémentaire, B 59 Romainville – 75019
Paris
Contact : Madame CAPELLO, directrice d’école
Concernant l’action :
Aménagement du temps scolaire
A la suite des évaluations déjà conduites les
mois et /ou années précédentes et en appui des constats et
préconisation faits, pour rappel :
-
rechercher davantage de cohérence pour les activités proposées
par niveau de classe
-
intensifier la liaison entre enseignants et intervenants
extérieurs (positionnement par rapport aux compétences de
chacun), notamment pour les ateliers ayant lieu sur le temps
scolaire
- Eviter
le morcellement des activités (et des aides) pour les élèves les
plus jeunes.
L’équipe de l’école pourra approfondir cette
année plus particulièrement certains points :
-
Faire porter l’analyse plus particulièrement sur
l’état des lieux, en s’appuyant sur la « mémoire » de l’action,
en requestionnant les choix du dispositif en fonction des
données récentes (profils des élèves, évolutions du quartier,
renouvellement des personnels, actualités de la recherche)
-
Approfondir un axe du dispositif, comme par
exemple, la place et le rôle de l’enseignement de l’EPS dans le
dispositif spécifique de l’école.
Pour cela, sera mis en place le dispositif de
suivi suivant :
-
Suivi par l’équipe de circonscription : études de
cas, aide à la formalisation écrite, interviews d’élèves….
-
Soutien au travail d’analyse et à la
formalisation (HSE) par la MAIE
-
Bilan partagé de fin d’année avec l’équipe et la
MAIE
Au terme d’une année d’expérimentation (2006-2007)
Ce
bilan écrit est une première formalisation de l'expérimentation;
les travaux conduits et l'accompagnement les prochains mois
permettront d'affiner voire de revenir sur certains aspects du
document.
Durant l’année scolaire 2006-2007, le travail de réflexion mené
par l’équipe pédagogique a porté sur 3 points :
-
l’historique du dispositif
-
« éviter le morcellement des activités (et des aides) pour les
élèves les plus jeunes » (piste n°3 indiquée par l’IA)
-
« intensifier la liaison entre enseignants et intervenants
extérieurs (positionnement par rapport aux compétences de
chacun), notamment pour les ateliers ayant lieu sur le temps
scolaire » (piste n°2 indiquée par l’IA).
L’école
B du 59 rue de Romainville est une école d’application qui
compte neuf classes (six classes banales et trois classes avec
PEMF). Elle fait partie d’un groupe scolaire de deux écoles
élémentaires et de deux écoles maternelles. Les postes du RASED
sont affectés à l’ensemble du groupe scolaire.
Lors
de la mise en place de l’ATS, en 1986, l’école comptait en plus
une classe de perfectionnement et s’inscrivait dans un groupe
scolaire de deux élémentaires et d’une maternelle.
Le
personnel Éducation nationale attaché à ces différents postes
est resté majoritairement en place durant de nombreuses années,
jusqu’à la rentrée 2005-2006 où, pour diverses raisons, le
personnel a été en grande partie renouvelé, y compris le poste
de direction. Professeurs de la ville de Paris (EPS, ÉA)
travaillent également sur cette école depuis longtemps, de même
qu’une bibliothécaire (centre Paris lecture).
L’école bénéficie d’un aménagement du temps scolaire mis en
place à la rentrée 1986, à l’initiative des deux directeurs du
groupe de l’époque, MM Brémesse et Fréville.
Cet
historique a été rédigé par les enseignantes exerçant dans
l’école depuis plus de 10 ans et ayant participé à l’élaboration
et au fonctionnement du dispositif.
En
1985. Située à la périphérie de Paris, près de la porte des
Lilas, l’école reçoit des enfants très différents : enfants
d’une cité d’urgence, enfants immigrés logés dans des conditions
très difficiles, enfants de cadres moyens ou de professions
libérales. Plus de vingt nationalités se côtoient. Avec une
proportion importante d’enfants dont les deux parents
travaillent ou appartenant à une famille monoparentale.
Cette grande hétérogénéité pose le problème de l’accueil de 8 H
30 et 18 heures et surtout celui d’un enseignement profitable à
tous.
L’école de la rue de Romainville se caractérise par un contexte
social et économique qui a justifié son classement en ZEP (zone
d’éducation prioritaire) à la rentrée 1989-1990.
L’équipe pédagogique, dans un important travail de réflexion,
d’analyse et de concertation, s’est penchée sur les difficultés
rencontrées dans l’accomplissement de sa tâche et a recherché
les solutions possibles.
Lors
des réunions d’équipes, trois points capitaux ont été mis en
avant :
a)
La violence mesurée, entre autres, par la fréquence des
accidents scolaires
b)
L’échec scolaire, objectivé par les dispositifs d’évaluations
institutionnels, ainsi que ceux mis en place par les
enseignants.
c)
L’hétérogénéité des classes nécessite des dispositifs
d’organisation réfléchis et modulables.
Dès
1985, l’équipe pédagogique a estimé que les dispositifs
ministériels d’aménagement du temps de l’enfant étaient un
levier positif pour faire évoluer chaque élève par rapport à
chacun des trois constats effectués.
-Comment imaginer qu’un jeune élève soit attentif six heures
par jour, assis à sa table de travail, alors que peu d’adultes
supporteraient une telle contrainte ?
-L’éducation de la motricité et le sport sont négligés :
l’enseignement de l’EPS est loin d’atteindre la durée de cinq
heures hebdomadaires, prévue dans les instructions officielles.
Les
activités physiques et sportives ont, dès l’origine, été
identifiées comme étant un support positif de progrès. Elles
participent à la construction de la personnalité de l’enfant et
confortent chez lui des activités propres à assurer son
épanouissement : confiance en soi, esprit critique,
communication, coopération et créativité. Telles étaient les
intentions déclarées des deux instances ministérielles :
Éducation nationale et Jeunesse et Sport.
En
effet, les valeurs éducatives du sport et les conditions
d’apprentissage moteur (effort, répétition, plaisir de réussir
et d’agir ensemble) sont de même nature que les ressources
nécessaires à l’enfant pour s’engager dans les apprentissages et
surmonter les échecs.
C’est pourquoi, lors de la mise en place de l’ATS, l’EPS joue
un rôle important.
Pour
tenir compte et répondre, aux trois problèmes évoqués (violence,
échec scolaire, hétérogénéité) le groupe scolaire a mis en place
un projet d’aménagement du temps scolaire en octobre 1986.
Si
la finalité de ce projet est, bien évidemment, la réussite
scolaire, le choix de l’école est de proposer et de diversifier
des activités physiques et sportives auxquelles les élèves n’ont
pas accès normalement ; sans omettre d’élargir leur champ
culturel (pratique théâtrale, poterie, photographie, ciné-club,
rédaction d’un journal…).
L’équipe, dès 1985, avait constaté que la durée de l’interclasse
du midi, deux heures, était beaucoup trop longue. Lorsque les
enseignants reprenaient les élèves à 13h30, ces derniers étaient
énervés, il y avait des problèmes de bagarres à régler, beaucoup
de discipline à faire, avec au final pas mal d’accidents à
déplorer.
Le
projet a donc intégré la diminution du temps d’interclasse de 30
minutes, en allongeant la matinée. Ce faisant, la fin de la
classe passant à 16 heures, il était possible d’offrir, de
16
heures à 18 heures, deux heures d’activités périscolaires
variées.
L’orientation choisie a été de mettre en place des activités
physiques et sportives permettant de canaliser l’agressivité des
élèves tout en respectant les instructions officielles quant aux
horaires (« conformité avec les programmes nationaux » comme
l’écrit Mme Tyvaert dans son rapport d’inspection d’école, le
1-06-1996).
L’agressivité s’est trouvée endiguée et le nombre d’accidents a
chuté très rapidement : réduction de l’ordre de deux tiers sur
l’heure du déjeuner.
Le
choix s’est porté sur des activités duelles (lutte, boxe
française, escrime), sur l’escalade (maîtrise du risque,
adaptation du déplacement à un environnement inhabituel) et sur
le football.
Par
toutes ces activités, des compétences transversales ont été
développées : comprendre, respecter et appliquer des règles
établies ensemble, oser s’engager dans l’action, développer le
sens de l’effort, apprendre à surmonter ses difficultés. Elles
ont aidé tous les élèves, et plus particulièrement ceux en
difficulté, à se connaître, à connaître l’autre, à prendre
confiance en soi et à appréhender les apprentissages dans de
bonnes conditions, avec plus d’assurance.
Il
s’agissait de favoriser les apprentissages scolaires dans un
contexte éducatif riche et passionnant pour les enfants.
Par
ailleurs, il est à noter que, devant respecter les horaires
impartis aux diverses activités liées à l’ATS, les séances
d’apprentissage dans les matières « fondamentales », ainsi
limitées dans le temps, ont été menées de façon plus dynamique
et efficace, allant plus vite à l’essentiel.
La
majorité des enseignants en ont eu le même ressenti.
L’organisation de ces pratiques sportives a permis aux
enseignants, au sein de leurs classes, d’apporter de l’aide aux
enfants en difficultés car le groupe classe pouvait fonctionner
en ½ classe, en 2/3 classe ou 1/3 classe suivant les besoins des
élèves et les compétences à mettre en place ( par exemple :
production d’écrits en petits groupes, manipulations au cycle II
dans le domaine des activités numériques, travail guidé et
précis en géométrie…).
Une
meilleure gestion de l’ « hétérogénéité » de la classe a ainsi
été possible.
Le
directeur de l’école, M. Fréville, affirmait que l’une de ses
tâches, lors de son arrivée dans l’école en 1983, consistait à
signer des demandes de dérogation pour des familles désirant
aller dans d’autres écoles, alors que quelques années plus tard,
avec l’ATS qui s’y pratiquait, c’est l’inverse qui se
produisait. L’ATS a donc permis de toucher toutes les catégories
sociales et a ainsi évité « une fuite de l’école ».
1.
Cycle d’activités
À la
mise en place de l’ATS, le dispositif fonctionnait sur six
semaines, avec changement d’activité au moment des différentes
vacances. L’objectif était d’ouvrir les élèves à un grand champ
de pratiques sportives et culturelles.
À
partir de 1990, elles ont été réparties par trimestre. La
critique de l’organisation précédente étant une «
surconsommation » d’activités, un « zapping », sans parler de la
difficulté à établir, pour les enseignants et les intervenants,
un nouvel emploi du temps si fréquemment.
À la
rentrée 2004-2005, le dispositif devient semestriel : d’octobre
à février, puis de mars à juin, calqué sur les créneaux
disponibles pour les séances de natation.
Les
emplois du temps devant être révisés chaque année au moment du
changement de cycle en natation, il a semblé judicieux de
calquer les emplois du temps des classes sur ce même rythme.
L’année est donc découpée en deux parties : 1er semestre/3ème
trimestre.
En
natation, les classes de CP se familiarisent avec l’activité
pendant le 3ème trimestre avant d’approfondir et de stabiliser
leurs apprentissages le 1er semestre de l’année scolaire
suivante en CE1. Cette logique est suivie pour la pratique des
activités dans le groupe scolaire.
Ainsi, une classe commence toujours le 1er semestre par une
activité dans laquelle elle s’est familiarisée le 3ème trimestre
de l’année précédente.
Cette
organisation permet de programmer avec précision, dès le mois de
septembre, l’emploi du temps de chaque classe.
Un
bilan de cette organisation reste à faire.
Les
activités proposées sont intégrées dans la programmation de
l’école et correspondent aux objectifs d’apprentissage contenus
dans les programmes officiels.
Les
classes participent aux ateliers scientifiques (météorologie,
ballon stratosphérique, cerfs-volants, robotique), artistiques
(mime, théâtre, musique plurielle, cinéma), et d’éducation
physique et sportive (escalade, roller, lutte, boxe française,
escrime, football, natation), qui ne se substituent pas aux
horaires des programmes obligatoires. Leur répartition, tout au
long de l’année scolaire, vise une cohérence.
L’encadrement de ces ateliers scolaires est le fait
d’intervenants
La
réflexion sur le prolongement du temps scolaire a fait émerger
le besoin d’une offre favorisant l’ouverture culturelle et la
pratique sportive. L’école n’est pas le seul lieu
d’apprentissage, et d’autres dispositifs sont complémentaires,
surtout pour des élèves dont l’intégration sociale est
difficile. Il s’agissait de permettre aux enfants de bénéficier
d’un meilleur équilibre dans la vie quotidienne entre la
formation scolaire et d’autres centres d’intérêt. L’idée était
de proposer aux enfants une journée harmonieuse de 8 h 30 à 18
heures, avec une alternance d’activités « intellectuelles » et
physiques, assurant l’entrée pour chacun dans les apprentissages
et l’épanouissement de la personnalité.
Les
horaires étaient donc les suivants :
De 8
h 30 à 12 heures et de 13 h30 à 16 heures, le temps d’étude
passait ainsi d’une heure et demie à deux heures, ce qui
permettait d’organiser à la fois une heure d’activité physique
et une heure d’étude pour tous les élèves. Chaque famille
pouvant bénéficier de ce système quels que soient ses moyens
financiers. Ce fonctionnement a perduré jusqu’à la rentrée
2006/2007 où les horaires ont été modifiés (16 heures - 16 h 30,
goûter ; 16 h 30 - 17 h 30, activité ou étude ; 17 h 30 - 18
heures, garderie gratuite) pour des raisons de sécurité et de
responsabilité.
En
effet, jusqu’en septembre 2006, les élèves étaient amenés à
circuler seuls dans les deux établissements pour rejoindre leur
salle d’étude ou leur lieu d’activité, principe qui était, à
l’époque, au coeur même du projet d’école et du dispositif ATS.
Ils tablaient sur l’éducation à l’autonomie et à la
responsabilité de chaque élève.
En
1986, à la mise en place du dispositif ATS, l’accent est mis sur
l’ouverture et le lien avec le quartier et ses associations.
Pour encadrer les différentes activités, appel est fait aux
enseignants, aux PVP, aux parents et à des intervenants
extérieurs appartenant, ou non, au tissu associatif local.
Quelques exemples d’activités dans les années 80 et 90 :
n
Initiation au jeu théâtral avec une animatrice des CEMEA pour
les CE2 et CM2,
n
Tir à l’arc, dans le temps scolaire, en liaison avec l’AREA de
la rue de Belleville,
n
Sorties dans les musées, au moins trois fois par an pour chaque
classe avec des parents,
n
Initiation aux techniques photographiques et vidéographiques
avec
la
MJC de la rue du
n
Borrégo (20e), puis animatrice de la ville de Paris,
n
Bibliothèque, en périscolaire, avec l’association Feu vert,
n
Anglais, sur le temps scolaire, une heure par semaine pour les
classes de CM, avec une mère d’élève licenciée en anglais
Deux
associations servent de support à cette organisation : l’OCCE et
l’ASCR.
L’ASCR
(Association sportive et culturelle Romainville) est affiliée à
l’USEP avec un financement apporté par la DJS (pour les années
1986-1987 et 1987-1988) et un soutien administratif important.
En
1989, lors de la création des Ateliers bleus (à l’initiative du
ministre M. Bergelin) le financement devient mixte : DJS et
ville de Paris.
Au
fil des années, la participation financière de la DJS s’est
trouvée réduite pour, peu à peu, être prise en charge
entièrement par la ville de Paris.
Par
ailleurs, il faut souligner qu’au cours de toutes ces années, et
malgré les différentes vicissitudes, l’ensemble du dispositif a
fonctionné grâce aussi à un investissement important des
parents, ce qui, comme le souligne Gérard Chauveau, chercheur à
l’INRP, est un facteur important de réussite pour les enfants (Comment
réussir en ZEP, édition RETZ, 2000).
Le
choix initial de créer une association, l’ASCR, a permis de
traverser les évolutions réglementaires, tout en conservant une
grande partie des acquis initiaux.
Ainsi, les financements municipaux permettaient d’assurer une
heure d’intervention dans le cadre scolaire pour deux heures
dispensées sur le temps périscolaire.
À
l’origine, il existait deux tarifs d’activités périscolaires. Le
premier pour une ou deux activités, le second, pour trois ou
quatre. L’accord se concrétisait aussi par le fait que deux
activités périscolaires payantes permettaient une heure
d’activité gratuite sur le temps scolaire.
Aujourd’hui le nombre d’ateliers bleu sur le temps scolaire
n’est plus en lien avec le nombre d’ateliers sur le temps
périscolaire.
La
mission de l’ASCR est reconnue car elle a répondu au dispositif
juridique mis en place en
1990
(procédure d’appel d’offre public de la ville de Paris) pour
assurer les missions d’accueil et d’animation dans le
prolongement du temps scolaire.
Les
évolutions successives ont eu pour conséquence de donner un
cadre administratif de plus en plus prégnant où l’engagement
volontaire et bénévole d’animation a progressivement évolué vers
plus de gestion et d’organisation.
Malgré des demandes répétées d’un bilan du dispositif, il est
regrettable que nous ayons eu peu, sinon pas, de retours lors
des évaluations de 1991, 1996, 2000 et 2006.
Pourtant, dès les premières années, l’équipe enseignante a pu
constater :
1.
Un
nombre d’accidents corporels chez les élèves en diminution, une
régression très nette de l’agressivité dans la cour de
récréation
2.
Une
attention des élèves en classe plus soutenue : ils sont plus
disponibles parce qu’ils sont l’objet de sollicitations variées
et que le type même de sollicitation est différent
3.
Pour
un absentéisme de deux ou trois élèves par classe avant l’ATS,
on est arrivé à deux ou trois pour l’ensemble de l’école
4.
Une
hausse du niveau scolaire (voir le pourcentage de réussite des
élèves aux évaluations de
6e).
De même, les professeurs de langue notent une meilleure écoute
chez les élèves issus de notre groupe scolaire. Comme le
mentionne le préambule du projet d’école 2003 : « Les résultats
des évaluations de CE2 et de 6e montrent que sur les années
correspondant aux projets précédents (années 1994 à 2003), les
scores globaux en français sont passés de 57% à
64,1%
et qu’en mathématiques, ils sont passés de 56% à 66,2%. Le
différentiel avec les résultats nationaux et académiques montre
qu’il y a une amélioration globale. »
Par
ailleurs, en 1987, les associations de parents de l’école, l’UNAAPE
et la FCPE, ont réalisé
2
enquêtes, l’une en janvier, l’autre en juin. Après analyse des
résultats, il en ressort une très grande satisfaction des
parents et des enfants concernant la mise en place de l’ATS :
-92,5% en janvier et 94,6% en juin se déclarent pour la
reconduction de ce plan.
-85,2% et 86,5% n’ont pas été gênés par la mise en place des
nouveaux horaires. Ceux qui l’ont été, ce fut essentiellement en
raison de la non modification des horaires de l’école maternelle
voisine.
En
2006, une consultation des parents est effectuée par la FCPE.
Elle vise à soutenir le renouvellement de l’ATS, dans le cadre
de son évaluation. Ce sont 220 parents des 2 écoles élémentaires
qui apportent alors « leur soutien à l’ATS et au maintien des
activités sportives et culturelles sur le temps scolaire ». Les
parents d’élèves ont alors considéré que ces résultats étaient
l’expression d’une approbation des familles envers l’ATS. «
Cette adhésion à la vie scolaire est une richesse dont il faut
tenir compte pour l’avenir ».
Par
ailleurs, sur un plan moins comptable, il est patent que, pour
les élèves du groupe
Romainville, l’école est devenue un lieu d’apprentissage, de vie
et de construction de leur personnalité… et plus seulement une
obligation.
(piste n°3 indiquée par l’IA)
Les
ateliers bleus sur le temps scolaire et sur le temps
périscolaire sont attribués et financés par la Ville de Paris.
Chaque année scolaire au mois de mars, la municipalité adresse
aux écoles un catalogue des activités proposées : ateliers
culturels et scientifiques par la DASCO, et ateliers sportifs
par la DJS.
Depuis plusieurs années, six ateliers bleus culturels et
scientifiques ont été attribués à l’école dont cinq sur le temps
scolaire :
-
un atelier « mimes » partagé par 2 classes de CE1
-
un atelier « fabrication de cerf-volant » partagé par 2 classes
de CP
-
un atelier « ballon expérimental » pour une classe de CM1
-
un atelier « météorologie » pour une classe de CM1
-
un atelier « espace » pour une classe de CM2.
En
mars 2007, afin de réduire le nombre d’intervenants extérieurs
dans les classes de cycle 2, la demande pour l’atelier
« fabrication de cerf-volant » n’a pas été renouvelée. Un
atelier « électricité » a été demandé pour les classes de CE2.
(positionnement par rapport aux compétences de chacun),
notamment pour les ateliers ayant lieu sur le temps scolaire
(piste n°2 indiquée par l’IA)
Trois
points ont été discutés concernant la liaison enseignants/
intervenants:
-
proposition de rencontre avec les intervenants en début
d’année scolaire: chaque intervenant rencontre les enseignants
avec lesquels il va collaborer durant l’année scolaire,
-
une réflexion sera menée au premier trimestre 2007/2008 par les
enseignants en liaison avec les intervenants pour définir les
modalités d’évaluation des apprentissages des élèves dans le
cadre des ateliers sportifs, culturels et scientifiques
(compétences spécifiques à l’activité, compétences
transversales) et les conditions pratiques (évaluation incluse
dans le livret scolaire habituel, ou bien livret spécifique
concernant les ateliers sportifs qui suivrait l’élève tout au
long de sa scolarité),
-
une réflexion sera menée en liaison avec les intervenants sur
les modalités du changement d’activité programmé en mars.
Concernant les rencontres enseignants/ intervenants, elles se
tiendraient fin septembre et auraient pour contenu :
-
comment former les groupes ½ classe ?
-
qu’attend-on des élèves ? (compétences spécifiques, compétences
transversales)
-
quelle évaluation définir? (contenu et modalités)
-
quels réinvestissements mener en classe, quels prolongements ?
-
quelles modalités d’organisation pendant la période d’atelier ?
(progression, organisation en classe entière, en demi groupe…)
Concernant le changement d’activité en mars, une action, définie
dans le projet d’école
2006/2009, prévoit de préparer les élèves qui terminent une
activité à la présenter aux élèves qui vont la débuter.
L’objectif est de faire travailler l’expression orale des
élèves : présenter l’activité, le matériel, ce qu’ils ont
appris…
La
réflexion portera sur les modalités de ces présentations,
établies en concertation avec les intervenants. |