|
Eco citoyen
dès la maternelle
Court descriptif
·
Sensibiliser les jeunes enfants à la nécessité de trier
les déchets en agissant tout d’abord sur leur environnement proche
(école / maison) puis en élargissant cette action à un environnement
plus lointain (quartier / ville / monde).
·
Responsabiliser les jeunes enfants quant aux effets de
leurs actions individuelles et collectives dans le temps et dans
l’espace (conséquences de ce que JE fais ici et maintenant, ailleurs
et plus tard).
|
|
PUBLIC
CONCERNE (Niveau d’élèves, caractéristiques, spécificités etc…) |
Une classe de moyenne
section de l’école, une classe de moyenne et grande section et une section
de grands, soit 39 MS et 41 GS, leurs 3 enseignantes et la Directrice.
La réalisation d’un projet pédagogique
sur le thème de la gestion des déchets permet d’aborder avec les élèves même
jeunes plusieurs domaines liés à l’Education à l’Environnement pour un
Développement Durable
-
Que cherchons-nous à changer ?
Nous souhaitons susciter une prise de
conscience afin de modifier le comportement des enfants et à travers eux
celui de leurs familles par rapport au tri et au recyclage des déchets
ménagers. Il s’agit d’apprendre aux enfants à découvrir et respecter leur
environnement proche et d’initier un comportement citoyen responsable.
-
Pistes de travail
-
à l’école ?
-
dans les appartements ?
-
dans la rue ? (rôle des employés
municipaux)
-
Notion de recyclage, fabrication
de pâte à papier.
-
Découvrir la biodiversité (plantes, animaux) dans la cour de l’école, le
jardin pédagogique, les squares du quartier, le bois de Vincennes.
-
Evaluation et prolongements de l’action :
-
Mesurer l’impact des actions réalisées lors du projet : sur
l’environnement (observations, comparaison avant / après), dans l’école
et à la maison (améliorations obtenues, efficacité).
éco-citoyen dès la maternelle
Ce projet a débuté parallèlement à
notre projet d'école sur la citoyenneté, envisagée tout d'abord sous l'angle
du respect des autres puis du respect de soi et de son environnement proche
puis plus lointain. Nous avons développé cette année le volet concernant le
tri sélectif des déchets en vue de leur recyclage.
A travers ce travail, nous
souhaitons éduquer les enfants à la nécessité d'adopter un comportement
responsable, respectueux de l'environnement. Ils seront ensuite les
porte-parole de ces informations auprès de leurs parents. D'autre part, nous
voulons leur faire prendre en compte la notion de durée pour les
sensibiliser quant aux effets de leurs actions individuelles et collectives
dans le temps et dans l'espace : ce que JE fais ici et maintenant,
a des conséquences sur ailleurs et plus tard, pour MOI et pour
LES AUTRES.
Au départ, pour les deux premiers
contrats « innovalo », toutes les classes étaient concernées par le projet
sur la citoyenneté ; puis l'équipe ayant changé, seules trois classes
participent au dernier projet sur le tri des déchets.
Cela nous a permis de réfléchir au
travail d'équipe et à son intérêt quant à la dynamique qu'il apporte,
l'influence qu'il a sur les collègues, son importance dans la rédaction du
bilan final.
Les trois contrats se sont déroulés
parallèlement aux projets d'école successifs, chacun ayant mis l'accent sur
une problématique particulière.
Nous avons bénéficié de trois
accompagnateurs différents qui ont influencé la rédaction des bilans.
Dans notre EM, 3 classes
de MS, MS/GS et GS sont engagées dans le travail sur le tri sélectif des
déchets depuis 2 ans. Parallèlement, en qualité de professeur des écoles en
GS et maître ressource en sciences, l’une d’entre nous a été amenée à monter
et à suivre des projets EDD dans la circonscription, en particulier avec des
professeurs des écoles de trois classes élémentaires, ceci dans deux écoles
différentes.
La première accueille les
élèves de notre école maternelle ayant déjà mené un travail sur
l’environnement durant les trois années du projet d’école sur la
Citoyenneté. L’intervention s’est faite :
-
Dans un CP dont une
partie des élèves, celle venant de notre école, avait travaillé plus
particulièrement sur le tri sélectif des déchets et leur recyclage l’an
passé,
-
Dans un CE1/CE2
dont une partie des élèves avait abordé partiellement cette thématique
sans en approfondir l’aspect scientifique mais plutôt sous la forme du
respect de soi, des autres et de son environnement proche ou plus lointain
ainsi que des effets observés à plus ou moins long terme. (voir les
précédents bilans publiés sur le site innovalo)
La seconde école n’a
jamais travaillé dans ce domaine.
Il est intéressant de
comparer ces deux cohortes d’enfants quant à leurs conceptions initiales,
les démarches proposées, les nouvelles connaissances acquises ou leur
renforcement, leur changement d’attitude, leur investissement dans ce
travail et la participation des familles, ce que nous ferons tout au long de
ce bilan.
Premier tri
des déchets du petit-déjeuner organisé à l'école sans consigne particulière,
en lien avec le projet "Pikabouge" (lutte contre l'obésité et la
sédentarité), activité réalisée avec tous les élèves rassemblés autour des
déchets.
D'après les propositions du groupe,
dix critères sont retenus par les enfants : forme, contenu, taille,
matériau, propreté (voir annexe 1).
Ensuite, chacun manipule à tour de rôle ; en cas d'hésitation le groupe
propose une réponse : argumentation en faveur d'un groupe déjà existant ou
création d'une nouvelle catégorie.
En élémentaire, nous observons
encore :
-
Un tri selon des
critères arbitraires de taille, forme, couleur pour les « non initiés » ou
ceux qui ont pratiqué 2 ou 3 ans avant,
Deuxième tri
avec pour consigne de diminuer le nombre de catégories afin de « gagner de
la place dans les cuisines trop petites », mais les quatre catégories
dégagées ne sont pas conformes au tri sélectif de Paris. L'ensemble des
élèves a retenu comme critères : faire un tas de papier, un tas de plastique
et deux tas de déchets alimentaires (voir
annexe 2).
Après repérage des poubelles de
tri sélectif déposées dans l'école par la ville de Paris et la
lecture des plaquettes de la ville (activité en petit groupe), nous nous
exerçons à mettre en conformité le classement des déchets des classes avec
le tri sélectif en vue du recyclage. (Voir
annexe 3)
Pour plus de commodité, chaque
classe fabrique de petites poubelles (verte, jaune et blanche), utilisées à
chaque fois que cela est nécessaire. Si besoin est les enfants se réfèrent
aux plaquettes affichées dans la classe ou demandent l'aide d'un pair ou de
la maîtresse.
Dans le cadre d'une opération lancée
par la mairie de Paris, toutes les classes des écoles ont été dotées de sacs
de tri jaunes, catégorie de déchets le plus souvent représentée dans la
classe. Ces sacs ont remplacé, dans certaines classes, les poubelles
fabriquées.
Présentation des
plaquettes de la ville de Paris en élémentaire :
-
repérage, décodage,
interprétation des illustrations et de la codification utilisée à peu près
identique pour tous, quelque soit l’âge
-
lecture du texte
par l’adulte au CP, lecture autonome au CE1/CE2
-
gestes d’éco-citoyen
connus et réellement effectués pour ceux qui ont déjà pratiqué cette
activité (tri sélectif suivant les couleurs des couvercles des bacs de
tri, compactage des emballages, réflexion sur un changement d’attitude de
consommateur)
Collecte d'emballages
dans chaque classe en vue d'un travail sur les caractéristiques des
matériaux.
Durant la première activité de tri,
les enfants ont dégagé d’emblée six catégories : le papier, le carton, le
plastique, le métal, le verre et le bois. (Voir
annexe 4)
En petits groupes de 6 à 8 élèves,
ils proposent des expériences pour comparer les matériaux entre eux : flotte
ou coule ? Se découpe ou non ? Se déchire ou non ? Fait du bruit en tombant
? S'écrase ? Transparent ou opaque ? Perméable ou non ? Possibilité d'écrire
dessus ou pas ?
Ils réalisent toutes ces expériences
et en déduisent leurs critères de reconnaissance des matériaux.
Certaines d’entre elles ne sont pas
probantes puisque leur réussite ne dépend pas uniquement de la
caractéristique du matériau mais aussi de l'outil utilisé (crayon de papier
ou feutre pour le dessin sur papier, carton ou plastique; ciseaux pour le
découpage du métal), du support de réception (sol dur ou tapis pour bruit de
chute), de l'emballage lui-même (présence d'air ou non dans la bouteille
plastique). Néanmoins, elles nous donnent d'autres pistes de travail à
exploiter ultérieurement. (Voir annexe 5)
Une évaluation est réalisée sous
forme d'activités sensorielles sous forme de jeu de kim : un enfant, les
yeux bandés doit reconnaître le matériau de l'emballage proposé grâce à
l'ouïe et au toucher en le décrivant et en justifiant sa réponse.
Devenir des déchets
:
Nouvelles expérimentations :
matériaux dans l'eau, sur la terre, sous la terre, dans un bac fermé pour
les déchets alimentaires.
Dans l’eau, les observations
rapprochées ont montré : pas de changement au niveau de certains éléments
(métal, verre et plastique) et peu de changement pour le carton (délité) et
le papier (gondolé). Au bout de plusieurs mois : évaporation totale de
l'eau. Pas d'autres changements au niveau des matériaux sinon qu'ils ont
séché (toucher ?). On observe que l'eau stagnante a peu d'effet physique
(peut-être chimique ?).
Mêmes observations pour les
matériaux posés ou enfouis dans la terre : les bacs sont restés en classe et
non arrosés. Malgré un travail sur les plantations mené antérieurement, les
enfants n'ont pas transposé la possibilité de faire intervenir le facteur
eau. Nous n’observons aucun changement de ces matériaux sur une durée de
cinq mois.
Après un travail mené sur la
fabrication de papier recyclé, les enfants ont noté l'action de l'eau sur le
papier (ramolli, s'effritant si on le touche, réduit en bouillie si on le
mixe). A la question que faudrait-il faire pour provoquer une transformation
des matériaux enfouis, les élèves ont, cette fois, fait le lien et ont
proposé d’arroser. Cependant, ils n’ont pas eu assez de temps pour constater
un résultat probant sur le changement des matériaux.
Traitement des déchets
Des expériences ont été réalisées
avec les élèves d'âge maternel sur l'enfouissement des déchets alimentaires
(après le petit déjeuner : restes de pain, pétales de maïs, épluchures de
clémentines). Ils ont anticipé sur leur devenir et ont observé régulièrement
leur transformation : perte de la couleur (tout devient marron ou gris),
durcissement (dessèchement), diminution de volume, pourrissement et
moisissure. Ils ne donnent d’explication que par l’action de la terre et le
vieillissement sans pouvoir nommer les causes réelles : à leur âge, ces
connaissances sont beaucoup trop complexes (voir
annexe 6).
Avec des élèves de classes
élémentaires, nous pouvons aller plus loin en reproduisant une autre méthode
utilisée dans le traitement industriel des déchets : l'incinération. Ils
peuvent ainsi constater et analyser les limites de l’expérimentation dues au
dispositif matériel et aux conditions de manipulation en les comparant aux
documents sur l’incinération industrielle visionnés par ailleurs.
Au cours des séances avec
les élèves plus âgés, la différence est marquée entre les classes ayant déjà
pratiqué la démarche d’investigation ou non.
Le temps de réflexion
nécessaire diminue en fonction de l’habitude de cette pratique : rapidité à
imaginer des dispositifs expérimentaux, à les réaliser, à les modifier, à ne
prendre en compte qu’une seule variable à la fois ; observations et
conclusions mieux ciblées ; simplification des représentations en évacuant
les détails inutiles allant vers la schématisation ; quelquefois, ne pas
oublier de vérifier par la répétition de l’expérimentation et de garder un
témoin de l'état initial.
Autre façon d'aborder les
caractéristiques des matériaux :
Deux démarches :
-
Partir des
emballages vides et chercher à savoir quels produits ils peuvent contenir
et justifier. Mise en correspondance avec les critères retenus par les
élèves dans les expériences précédentes. Les plus jeunes ne font référence
qu'à l'utilisation faite dans l'espace le plus perceptible dans
l'immédiat, c'est à dire la classe : le produit contenu dans le petit pot
en verre est ... la colle et non la compote !
-
A l'inverse, partir
du produit : dans quel emballage peut-on le trouver ?
En prolongement, ce travail amène
les enfants à réfléchir sur les méthodes d'emballage de produits divers
(quantité plus ou moins importante, portions individuelles ou familiales,
vrac...) et les méthodes de conservation des produits pour une utilisation
prolongée dans le temps (froid notamment, emballage fermé) : remarques
débouchant sur un comportement de consommateur plus réfléchi.
ANALYSE :
Toutes les
expérimentations n’ont pas été menées dans toutes les classes de la même
façon mais en suivant les propositions des enfants ce qui permet de dégager
plusieurs entrées dans le sujet et de l’enrichir.
Parmi toutes les
activités, celles concernant le tri ont été très efficaces car elles sont
courantes en maternelle, dans toutes les disciplines.
Par contre, d’autres
expérimentations ont été plus difficiles à mener :
-
l’enfouissement : les enfants d’âge maternel ne peuvent pas dégager tous
les critères intervenant dans la transformation des déchets et les isoler
pour proposer toutes les situations possibles (eau, chaleur,
microorganismes). En élémentaire, les enfants sont capables de le faire.
-
les
caractéristiques des matériaux : dans un premier temps, les plus jeunes
enfants s’approprient l’objet qu’ils tiennent sans pouvoir le comparer
avec celui des autres, puis en grandissant ils sont capables, sans l’avoir
dans la main, de proposer des actions qui, par comparaison, mettent en
évidence les caractéristiques de ces matériaux et d’en anticiper les
résultats.
La procédure
expérimentale permet aux enfants d’imaginer, de réfléchir, de confronter et
de vérifier leurs propositions à celles des autres, de développer des
compétences langagières telles que l’explication, l’argumentation et la
justification. Elle implique un fonctionnement de classe par petit groupe où
tous les enfants ne font pas la même chose en même temps. Elle demande aux
élèves ne travaillant pas avec la maîtresse d’être autonomes, c’est à dire
de faire son travail et d’avoir une autre occupation quand celui-ci est
fini, tout cela sans déranger les groupes.
L’enseignant doit avoir
préparé le matériel dont les enfants ont besoin pour réaliser les
expériences qu’ils ont proposées au préalable et pendant l’expérimentation
il observe, note les remarques des enfants, organise et relance la
discussion entre eux si besoin.
En maternelle,
l’enseignant est présent auprès du groupe qui mène les expérimentations
scientifiques, les autres groupes étant en autonomie sur des activités
différentes (graphisme, mathématiques, arts visuels…). Cela suppose une
rotation des groupes sur la semaine, sur la même séquence scientifique ainsi
qu’une séance collective permettant de synthétiser les conclusions de chaque
groupe.
La présence de l’enseignant auprès
des enfants qui expérimentent lui permet de relever une proposition
pertinente dès qu’elle apparaît et ainsi mieux guider les enfants dans leur
recherche.
Certains enfants ne participant pas
au groupe scientifique sont cependant à l’écoute de ce qui s’y passe ce qui
influence les propositions des groupes suivants, soit en reproduisant à
l’identique sans compréhension ni justification, soit en faisant de
nouvelles propositions qui tiennent compte des échecs précédents.
En élémentaire,
tous les groupes travaillent sur le même sujet scientifique mais mènent des
expérimentations différentes selon leurs propositions ; l’enseignant va de
groupe en groupe pour aider, relancer puis à la fin des manipulations
organiser la synthèse des conclusions de chaque groupe. Contrairement à la
maternelle, dans ce dispositif des remarques pertinentes peuvent rester
sans suite, à moins qu’elles ne soient notées par un élève, respectueux des
idées de l’autre.
Journées d'action
organisées en maternelle, destinées
à sensibiliser les parents sur notre travail.
Objectifs pour les enfants :
1er jour :
comment se rendre compte de leur quantité ?
Ä
les rassembler pour mesurer : par alignement ou superposition, comparaison
avec la taille d'un enfant ou celle d’une règle.
2ème jour :
quelle est la composition de ces déchets ? Comment réduire leur volume?
Ä
Reprise des manipulations : trier selon les matériaux en vue du recyclage,
les rassembler dans des sacs par catégorie de matériaux, comparer les
volumes ou les poids respectifs ; les compacter puis à nouveau mesurer en
comparant avec la taille d'un enfant ou d'une règle. Observation de
l'incompressibilité de certains objets (fer à repasser).
Ä
Réaliser des panneaux d'informations (écrits et photos) et les afficher
au-dessus des sacs de déchets accumulés le jour même pour expliquer cette
action à tous les parents de l'école.(voir
annexe 7)
Bilan :
Cette journée a été très porteuse
auprès des enfants et des familles des classes investies dans le projet :
o
Action
concentrée sur trois jours,
o
Très bonne
participation des enfants : tous ont rapporté le contenu de la poubelle
jaune,
o
Grand
intérêt des familles car cette action déborde du cadre de l’école,
o
Sensibilisation des autres familles de l’école par les panneaux rendant
compte de l’expérience et prise de conscience grâce à la visualisation du
volume réel des déchets avant et après compactage.
Pour les enfants, cette action reste
le moment fort du projet sur le tri des déchets comme le montre le résultat
d’un sondage effectué auprès d’eux sur l’activité qu’ils ont préférée parmi
toutes celles qui leur ont été proposées.
-
En
élémentaire,
à la 1ère séance de travail (évaluation de la quantité de
déchets produite dans les familles en une journée et tri sans consigne) :
procédure de mesure de la quantité différente selon l’âge des enfants
(transversalité du projet avec l’utilisation des maths),
-
Au CP,
mesure de la hauteur des sacs de déchets entassés par comparaison avec la
taille d’un enfant, la hauteur d’une porte (procédure voisine de celle
utilisée en maternelle),
-
Au CE1/CE2,
mesure par pesée des sacs de déchets sur un pèse personne ou une balance
de ménage : anticipation sur la production en une semaine, un mois par
calcul suivant l’«unité » choisie (enfant, immeuble, kilo).
Activités de recyclage des
déchets mises en pratique par les enfants :
o
Fabrication de papier recyclé
à partir de papiers usagés collectés dans la classe : Transposition en
classe d'un procédé de recyclage utilisé industriellement et utilisation de
ce papier fabriqué par les enfants dans des activités d'art visuel. (voir
annexe 8)
o
Fabrication d'objets
à partir de la récupération et du détournement d'emballages (animaux,
marionnettes). (voir annexe 9).
En élémentaire,
les séances concernant la
fabrication de papier recyclé ou la fabrication d’œuvres plastiques à partir
d’emballages détournés sont vécues par les élèves comme des séances
ludiques, « où on ne travaille pas » : pourtant on y apprend d’autres
démarches et des savoir faire différents.
o
Réutilisation
d'emballages à d'autres fins.
3 –
Utilisation de documents et d’outils pédagogiques
Les documents vidéos sont à
visionner au moins deux fois, pour mieux comprendre les commentaires,
répondre aux questions posées après le premier visionnage, expliquer les
ellipses dues au montage car ces documents s’adressent en général à des
enfants plus âgés.
Après avoir trié les déchets du
petit-déjeuner et les avoir soit jetés dans les poubelles correspondantes
soit enfouis, on peut regarder "Tritou" (12mn), l’historique du
traitement des déchets, de l’invention de la poubelle à nos jours et "Ma
poubelle vaut de l’or" (30mn, émission "C’est pas sorcier" de
France 3), qui expose les
différentes façons de traiter nos déchets (incinération, enfouissement et
recyclage).
Après avoir trié les emballages de
la poubelle jaune et mis en évidence les différents matériaux, il est bon de
visionner "Trions les déchets" (15mn, CRDP), qui parle du ramassage
et du recyclage de certains matériaux (verre, plastique) puis "L’étonnante
histoire du recyclage des emballages plastiques, racontée par Augustin"
(12mn), document fait par Valorplast (société chargée de la valorisation des
plastiques).
Tout de suite après la projection de
ce document il est important pour les plus jeunes enfants de pouvoir toucher
les différents échantillons fournis par cette même société et vus dans le
film afin d’asseoir leurs connaissances.
La durée des films choisis est
adaptée aux enfants d’âge maternel, ils peuvent être attentifs pendant toute
la durée du document.
Il est préférable de visionner
l’émission "C’est pas sorcier" en deux fois, l’incinération et
l’enfouissement dans un premier temps, le recyclage ensuite.
En complément des documents vidéos,
il est indispensable que les enfants mettent en relation des supports écrits
(affiches, plaquettes de la Ville de Paris) et des échantillons de matériaux
obtenus à chaque étape du recyclage (mallette pédagogique fournie par
Valorplast) pour en avoir une approche plus concrète.
En élémentaire,
la restitution de son contenu permet d’en faire un
résumé (enrichi et illustré à l’aide d’autres documents donnés par des
entreprises comme Eco Emballages), affiché en classe ou transmis à une autre
classe pour en comparer la teneur. Ces panneaux seront exposés dans le préau
en fin d’année afin que tous les parents ainsi que les autres classes
puissent en prendre connaissance.
Au CP comme en
Maternelle, le commentaire de situations, filmées dans la réalité, fait par
un enfant (Augustin) ou un personnage animé (TRITOU) est plus ludique et
suscite donc une meilleure attention des enfants.
Au CE1/CE2, les vidéos
scientifiques du type "C’est pas sorcier" ("Ma poubelle vaut de
l’or") ou "Ma petite planète chérie"
sont appréciées comme documents plus techniques, destinés à des
«grands». D’autres cassettes dont le commentaire utilise un vocabulaire trop
spécialisé, ne sont exploitables que pour les images de situations réelles.
Enfin celles traitant plusieurs problèmes liés à l’environnement permettent
d’élargir le débat et de préparer éventuellement d’autres pistes de travail
à mener ultérieurement.
L’intervention du service
de la propreté de la mairie de Paris dans les classes a permis de vérifier
les connaissances acquises au travers des questions pertinentes posées par
les enfants aux éboueurs et lors des manipulations organisées par ces
intervenants.
Bien qu’aucune visite de
déchetterie n’ait pu avoir lieu en maternelle ou avec les CP à cause des
normes de sécurité, elle a été possible avec les CE1/CE2, enrichissant
concrètement en synthétisant tout le travail expérimental et documentaire
mené en classe.
Au cours de l’exposition pédagogique
de fin d’année, nous avons proposé aux parents un jeu fourni par Eco
Emballages intitulé "La tri attitude". Cela nous a permis de vérifier
tout d’abord l’implication des familles dans le tri sélectif puis ce que
les enfants avaient transmis du projet à leurs parents.
Les familles dont les enfants ont
participé au projet sont venues volontiers vérifier leurs connaissances ;
d’autres sont venues s’informer sur le sujet par curiosité et ont été
satisfaites d’apprendre les modalités du tri sélectif et de la
transformation des déchets.
Le tableau ci-dessous présente les
activités du projet mises en lien avec les programmes, les disciplines
concernées et les compétences développées.
|
Projet |
Programme |
Disciplines |
Compétences |
|
Petit déjeuner |
Education à la
nutrition |
Sciences
Langage |
Savoir composer
un petit déjeuner équilibré |
|
Tri des déchets
du 1er petit déjeuner |
Vivre ensemble
Education à la
citoyenneté
Education au
Développement Durable (EDD) |
Mathématiques
Sciences
Langage |
Savoir dégager
des critères de tri
Catégoriser les
matériaux et les aliments |
|
Collecte et tri
des emballages |
EDD
Citoyenneté |
Technologie
Sciences
Langage |
Savoir trier
les matériaux selon leurs caractéristiques
Savoir dégager
des critères de reconnaissance des matériaux et les caractéristiques
des matériaux pour justifier le tri
Savoir nommer
les matériaux |
|
Transformation
des déchets (enfouissement de déchets alimentaires et de matériaux) |
EDD |
Sciences
Langage |
Savoir proposer
des expériences et anticiper sur leurs résultats
Savoir observer
régulièrement
Analyser,
vérifier et conclure |
|
Journée
d'action : collecte de tri et d'emballages à plus grande échelle |
EDD |
Sciences
Mathématiques
Langage |
Etre capable de
proposer des procédures puis une unité de mesure pour mesurer la
quantité de déchet
Etre capable de
trouver une procédure pour réduire le volume
Comparer les
quantités
Dicter à
l'adulte pour légender des photos, pour résumer les actions
Remettre en
ordre chronologique |
|
Recyclage de
papier ou d'emballages |
EDD |
Sciences
Technologie
Arts visuels |
Suivre une
procédure de fabrication
Rédiger la
fiche technique à partir de photos légendées par dictée à l’adulte
Anticiper sur
le choix des matériaux, leurs formes pour créer un animal ou une
marionnette
Trouver des
méthodes et des produits adéquats pour l’assemblage puis le renforcer
et l’uniformiser
Décorer d’après
l’observation de reproductions d’objets d’autres cultures |
|
Lecture
d’affiches ou de plaquettes |
Maîtrise de la
langue |
Langue écrite
et orale (lecture d’image) |
Savoir analyser
et interpréter une image
Savoir
restituer l’information et savoir la résumer |
|
Visionnage de
documents vidéos |
Maîtrise des
TICE et de la communication |
Langue écrite
et orale |
Savoir être
attentif pendant un temps assez long
Apprendre à
distinguer l’image du commentaire et voir leur complémentarité
Reformuler
oralement le commentaire |
Actions en élémentaire
:
o
Les mêmes disciplines sont concernées,
o
La démarche est la même mais avec plus de traces écrites (rédaction par les
enfants des expérimentations et des conclusions, réalisation de panneaux
d'affichage à l'attention des visiteurs ou des parents).
Nous observons :
-
Une plus grande
facilité à proposer des expérimentations et à anticiper sur leurs
résultats pour ceux ayant déjà abordé le sujet, due au réinvestissement de
la démarche d’investigation partiellement acquise,
-
Une observation
plus pointue, des conclusions plus rigoureuses et plus ordonnées selon
l’âge des élèves,
-
Une meilleure
capacité à justifier, à développer une argumentation construite lorsqu’il
s’agit de la reprise de ce travail,
-
Une représentation
graphique plus précise, d’emblée plus proche du schéma : transposition ou
réappropriation des codes et des légendes ayant déjà été utilisés l’an
passé.
La rédaction définitive et
collective par les élèves d’un 2ème questionnaire destiné à leurs
parents s’est faite par la mise en commun des propositions émanant de chaque
groupe de réflexion de la classe, suivie d’une dictée à l’adulte au CP, ou
de la mise en forme par traitement de texte au CE1/ce2 (décloisonnement TICE).
Au fur et à mesure des
séances, l’écart diminue entre les deux cohortes, par l’entraînement à cette
démarche et la maturité accrue des enfants.
Depuis de nombreuses
années, les différents projets de notre école portent sur les activités
scientifiques et technologiques. Ils ont permis de développer des
compétences langagières notamment celles de la langue orale. Un nouvel axe a
été introduit en 2003, plus orienté vers la citoyenneté et l'éducation à
l'environnement.
La mise en œuvre
pratique :
D’une part, les activités
de grand groupe sont destinées à la mise en route du projet, aux échanges
entre les groupes, aux synthèses, aux recherches documentaires, au
visionnage et à l’analyse de documents écrits ou projetés
D’autre part, les
activités de petit groupe sont indispensables pour les expérimentations, la
formulation des conclusions intermédiaires
Enfin, les activités
individuelles sont réservées aux dessins, aux photos légendées, aux dictées
à l’adulte.
Les groupes de travail
sont composés de façon hétérogène en ce qui concerne le niveau de langue des
enfants ou leur maturité.
Au cours de ce projet,
les enfants ont eu à mettre en œuvre la démarche d'investigation :
représentations initiales, questionnement, observations, hypothèses,
expérimentations, constats, vérifications et conclusions complétées par la
documentation (vidéos, visites); par exemple, le recueil des conceptions
initiales se fait oralement, dicté à l’adulte, en maternelle.
En élémentaire, un même
questionnaire est rempli par tous les élèves avant le début des activités.
L’analyse des résultats
montre :
-
Un grand intérêt
pour le sujet d’étude qu’il soit nouveau ou repris et approfondi
-
Peu de
connaissances ou des connaissances approximatives et erronées quand les
élèves abordent le sujet pour la 1ère fois
-
Certaines
connaissances acquises pour les autres (évaluation du travail mené l’an
passé ? bénéfice du travail par cycle, repris et approfondi ?)
Les connaissances
acquises par les enfants au travers de ce travail ont été évaluées par
l’intermédiaire d’activités individuelles écrites avec support d’images.
Auprès des parents,
l’impact du projet a été mesuré par l’intermédiaire d’un questionnaire
distribué dans les familles et d’un jeu qui leur a été proposé lors de
l’exposition pédagogique de fin d’année.
Modalités des rencontres :
-
Réunions
informelles au cours du déjeuner à chaque fois que l’une d’entre nous a
mené une activité dans sa classe
-
Réunion bilan
organisée avec notre accompagnateur nous obligeant à lister ce qui a été
fait, l’analyser oralement et commencer une ébauche d’écriture, anticiper
sur les suites à donner, rechercher des intervenants possibles (Eco
emballage, service de la propreté de la ville de Paris) et se donner des
échéances pour atteindre les objectifs fixés.
-
La participation
aux séminaires « innovation pédagogique » nous permet d’avoir une
réflexion plus générale notamment sur l’évaluation ou la rédaction.
Dans le cas précis de l’écriture de
ce bilan, l’écriture individuelle pour la partie consacrée à l’élémentaire a
été insérée dans l’écrit collectif à 3 voix de ce qui se passe dans notre
école. Cela a nécessité de remanier ce texte relatant un déroulement du même
projet avec des enfants d’une autre classe d’âge pour une meilleure
cohérence.
Apport du travail d’équipe :
o
Pour
planifier les journées d'action (collecte d'emballages).
o
Pour
comparer les réactions, les procédés.
o
Pour
échanger des documents.
o
Pour
accepter d’aller vers l’inconnu, de ne pas tout planifier
o
Toutes les
classes ne font pas les mêmes expérimentations ce qui enrichit les échanges
entre enseignants. Elles peuvent aussi faire les mêmes activités mais à des
moments différents ce qui permet un ajustement des procédures et une prise
de distance par rapport à la mise en oeuvre.
o
La mise en
commun des actions crée une dynamique plus importante et permet de leur
donner plus d’impact (journée d’action).
o
Susciter
l'envie chez les autres enseignants de travailler sur le sujet.
6 -
Lien avec les familles
Une présentation du
projet a eu lieu lors de la première réunion avec les parents des classes
concernées au mois d’octobre ainsi qu’avec les parents élus au conseil
d’école.
A l’occasion d’une
seconde réunion dans les classes, un point sur l’avancée des activités a été
effectué ; les parents ont pu consulter les dossiers des enfants et regarder
les panneaux réalisés par ces derniers.
Un premier
questionnaire
a été adressé aux familles pour dresser un « état des lieux » de leurs
pratiques en matière de tri sélectif (tri ou non ? nombre de poubelles dans
l’appartement ? dans l’immeuble ?)
Puis un second
questionnaire,
donné à la fin du projet, nous a permis de mesurer l’impact de ce qui avait
été réalisé à l’école.
Nous avons constaté que
peu de parents avaient répondu au deuxième questionnaire : peut-être
trouvaient-ils les questions trop intrusives ? Peut-être leur comportement
n’avait-il pas changé ?
A la décharge des
parents, ont-ils compris pourquoi nous leur demandions cela car il n’y avait
aucun mot explicatif avec le questionnaire ; peut-être fallait-il expliquer
aux parents que nous voulions mesurer l’impact de notre projet ?
En revanche, la
participation à la collecte d’emballages (déchets de la poubelle jaune) pour
les expériences en classe ou pour la journée d’action a été excellente.
Des photos ont été prises
à l’occasion des deux journées et présentées sous forme de panneaux à tous
les parents de l’école (affichage à l’extérieur avec les sacs de déchets).
Nous avons pu observer
que de nombreuses personnes, pas seulement celles dont les enfants étaient
impliqués dans le projet, s’intéressaient au déroulement de ces journées et
à leurs conclusions.
En élémentaire,
un 2ème
questionnaire, élaboré par les élèves à destination de leurs parents, montre
par ses réponses que le tri sélectif n’est pas une pratique courante dans
toutes les familles : soit l’immeuble n’a pas les containers à disposition,
soit les critères de tri ne sont pas connus ou respectés.
On constate néanmoins que
les familles les plus investies dans ce geste de tri sont celles où les
enfants ont transmis et réinvesti les informations apprises et en ont
discuté avec leurs parents.
Nous souhaitons que les
enfants ayant participé au projet communiquent leur expérience aux autres
(enfants ou adultes) et continuent le travail entrepris à l’école chez eux
et ailleurs.
Nous aimerions
sensibiliser davantage les parents grâce à d’autres journées d’action, à
l’image de celles du forum sur les déchets. Des stands tenus éventuellement
par les enfants proposeraient certaines des activités menées en classe :
fabrication de papier recyclé, expériences sur les matériaux, détournements
d’emballages pour des créations artistiques, projections de documents vidéos
sur les usines de recyclage, jeux inventés par les enfants sur la "tri
attitude"…
En cette fin d’année,
nous avons eu la fierté de voir notre projet récompensé par le label
ECO-ECOLE décerné par l’Office Français de
la Fondation pour
l’Education à l’Environnement en Europe (notre école étant la seule à se le
voir décerné à Paris).
Dans ce cadre, notre projet se poursuivra encore deux années sur le thème de
l’eau puis de l’énergie.
Nous sommes assurés du
grand intérêt des élèves pour le sujet des déchets. Nous voudrions
poursuivre ce travail non pas en imposant un comportement mais en menant une
réflexion avec eux sur les actions possibles pour réduire nos déchets (en
donnant, en réparant, en recyclant) et plus généralement les gestes à avoir
au quotidien dans d’autres domaines pour préserver l’environnement de notre
planète ici et maintenant pour l’avenir de tous.
Annexes
Annexe 1

Annexe 2

Annexe 3

Annexe 4

Annexe 5

Annexe 6

Annexe 7

Annexe 8

Annexe 9

Annexe 10

Annexe 11

Annexe 12

Annexe 13

Annexe 14

Annexe 15

BILAN D'ETAPE (juin
2006)
OBJECTIFS:
·Découvrir
et respecter l'environnement proche puis lointain, prendre en compte la
notion de durée.
·Susciter
une prise de conscience pour modifier le comportement des enfants puis à
travers eux celui de leurs parents, par rapport au tri des déchets et à leur
recyclage, en relation avec une modification du comportement de
consommateur.
·Initier
un comportement citoyen et responsable, sensibiliser les jeunes enfants
quant aux effets de leurs actions individuelles et collectives dans le temps
et dans l'espace (conséquence de ce que JE fais ici et maintenant, ailleurs
et plus tard pour MOI et pour les AUTRES).
HISTORIQUE:
En lien avec le projet d'école "Citoyenneté et langages": 2003-2006.
1ère année, 2003/2004:
Travail sur la distinction entre la LOI et la REGLE, dans
la classe et dans certaines parties communes (cour de récréation,
toilettes).
2ème année, 2004/2005:
Travail sur l'élaboration et surtout sur la modulation de la règle
à travers des jeux sportifs ou mathématiques.
Apprentissage du respect de l'autre (acceptation de l'autre dans
sa différence) et de soi-même grâce au projet PIKABOUGE. Ce projet a pour
objectif de sensibiliser les enfants à l'importance de la nutrition et de
l'activité physique quotidienne, en lien avec le Plan National Nutrition
Santé pour la prévention de l'obésité chez le jeune enfant.
3ème année, 2005/2006:
Poursuite du travail sur le respect de soi et du projet sur
l'alimentation et la santé.
Mise en évidence de l'importance de la dimension temporelle des actions
présentes et de leurs conséquences sur l'avenir.
Introduction d'une autre variable, l'ESPACE, qui nous a conduit à élargir
notre réflexion à l'EEDD, travail mené à partir de septembre 2005 qui
constitue une des composantes du prochain projet d'école 2006-2009.
ORIGINE DU PROJET: DE LA
SANTE A L’ENVIRONNEMENT:
Point de départ :
Nous décrirons le fonctionnement d'un petit déjeuner organisé à l'école
dans le cadre du programme PIKABOUGE car c'est l'action qui a fait naître le
travail sur l'environnement et qui permet aussi de comprendre comment l'on
passe de soi à l'autre par l'intermédiaire d'un simple geste, trier les
déchets pour les mettre à la poubelle: le petit déjeuner n'est plus une fin
en soi mais le déclencheur d'un nouveau projet.
En partenariat avec la caisse des écoles, nous avons fait intervenir la
nutritionniste pour l'organisation d'un petit déjeuner à l’école.
Ce petit déjeuner a concerné les trois classes de moyens/grands, soit 27
MS et 57 GS, et a été organisé sur trois matinées consécutives dans la
cantine de l'école.
Par l'intermédiaire d'un mot, nous avons demandé aux parents que les
enfants ne prennent pas de petit déjeuner chez eux.
Dans la cantine, les aliments sont disposés
sur plusieurs tables, par famille d'aliments: (Annexe 1 : panneau petit
déjeuner)
Ø
Eau.
Ø
Fruits entiers ou pressés.
Ø
Produits laitiers (lait, fromages, yaourts).
Ø
Produits céréaliers (pain et céréales).
Ø
Sucre, confiture et cacao.
Avant d'entrer dans la cantine, la
nutritionniste explique collectivement aux enfants qu'ils doivent
obligatoirement prendre un aliment à chaque table en détaillant ce que
chaque catégorie d'aliment apporte à l'organisme:
Ø
L'eau pour se réhydrater après une nuit de
sommeil.
Ø
Les fruits pour les vitamines qui aident à
lutter contre certaines maladies.
Ø
Les produits laitiers pour le calcium qui
renforce la solidité du squelette.
Ø
Les produits céréaliers et le sucre pour
l'énergie.

Muni d'un plateau, chaque enfant compose son
petit déjeuner et le déguste en toute convivialité avec ses camarades.
(Annexe 2 : photos petit déjeuner 1 et 2)
De retour en classe, des activités
collectives ou en petit groupe de 6/8 enfants sont organisées à partir de ce
petit déjeuner:
Ø
Représentation de son plateau repas (travail
individuel suivi d'une dictée à l'adulte pour légender son dessin).
Ø
Tri d'images représentant tous les
composants possibles d'un petit déjeuner (discussion collective pour
identifier chaque image puis travail individuel de classement et de
collage).
Ø
Reprise de l'apport nutritif de chaque
famille d'aliments (discussion collective suivi de la création d'affiches
informatives).
Ø
Réflexion sur les quantités d'aliments
ingérés, la qualité et le nombre de repas (discussion collective et
représentation individuelle de tous les repas de la journée pour ensuite
retravailler leur chronologie).
Ce travail a pour but de modifier le
comportement alimentaire des enfants et à travers eux peut-être ceux de la
famille.
Un autre objectif de PIKABOUGE est de relier
les besoins alimentaires à la motricité, l'énergie apportée par les aliments
étant utilisée pendant l'exercice physique sinon il y a un risque d'obésité.
A la fin du petit déjeuner, nous avons
introduit auprès des enfants une nouvelle problématique: que faire des
restes?
C'est ce qui nous a permis de faire basculer
la réflexion du projet "santé" vers le projet "environnement" et d'engager
un travail sur le tri et le recyclage des déchets.
Problématique commune aux projets "santé"
et "environnement"
·Une
relation de cause à effet: avoir
une bonne hygiène alimentaire quand on est petit a des conséquences sur
l'avenir de sa santé.
·Une
matérialisation de la notion de durée: aider les jeunes enfants à
comprendre qu'une action d'aujourd'hui a des conséquences à long terme.
Articulation entre les deux projets
·Un
élargissement du champ d'étude :
passage de soi à l'autre puis de ce qui est proche de soi à un espace plus
étendu.
·Une
étude de la citoyenneté selon les trois axes qui la définissent
: respect de soi (santé, hygiène), respect
de l'autre (acceptation des règles, tolérance envers les différences),
respect de son environnement.
·Un
intérêt de l'enfant pour ce qui
le touche au plus près et qui constitue un fil conducteur entre lui,
l'école, la maison et le quartier.
Motivation des élèves
·Le
travail sur les déchets a été introduit par une activité de tri qui a tout
de suite motivé les enfants car c'est une activité très souvent pratiquée en
maternelle dans d'autres domaines (mathématiques, sciences, arts
plastiques..).
·Chez
les enfants de 4/6 ans, on constate une fascination pour les camions
poubelle, pour la tenue fluorescente des éboueurs et pour l'usine
d'incinération visible du périphérique avec ses grandes cheminées crachant
des nuages de vapeur d'eau. Cet engouement pour le réel est doublé d'un
intérêt pour les jeux d'imitation représentant les services proposés aux
personnes (Propreté de la Ville de Paris, Pompiers, Poste, Hôpital).
·On
observe aussi une curiosité sur le devenir des déchets (cheminement,
transformation) et un vif intérêt pour la réutilisation de ce dont on se
débarrasse pour en faire des choses nouvelles (papier recyclé et emballages
détournés).
En lien avec ces divers intérêts, nous
avons pensé à plusieurs pistes de travail possibles:
·Tri
sélectif (motivé par le comportement citoyen des adultes de l'école ayant
envie de le transmettre aux élèves; achat de poubelles de tri depuis
quelques années; réception de documents envoyés par la ville de Paris sur le
tri sélectif).
·Recyclage
(envie des adultes de réutiliser tous les papiers jetés : fabrication de
petits cahiers de brouillon à partir de feuilles partiellement utilisées,
fabrication de papier recyclé).
·Comportement
des élèves par rapport à la propreté dans l'école.
·Impact
sur l'attitude de consommateur.
DES DECHETS AU RECYCLAGE:
LE TRI SELECTIF
Trois classes se sont engagées dans le projet: 27 MS et 57 GS.
A l'occasion d'un deuxième petit déjeuner dans la classe ou d'un goûter
d'anniversaire ou d'un atelier cuisine, on trie ce qui reste:
Ø
Qu'en fait-on?
Ø
Définition d'un déchet ménager.
Dans un second temps, on organise différents tris de déchets à l'école
afin de dégager des critères de tri qui sont différents de ceux utilisés
par la ville de Paris.
1. Premiers tris:
(Annexes 3 et 4)
Les enfants trient selon:
Ø
Des critères visuels:la taille, la forme, la
couleur.
Ø
La catégorisation des aliments étudiée à la
suite du premier petit déjeuner (produits laitiers, fruits, produits
céréaliers, produits gras, sucre, eau).
Ø
Le contenu: liquide, solide, aliment.
Petit à petit les critères de tri deviennent
plus précis:
Ø
Différence entre bouteilles en verre,
briques en carton, bouteilles en plastique.
Ø
Emballages plastique, emballages carton.


2. Introduction des
plaquettes concernant le tri sélectif organisé par la ville de Paris et
demande de containers de tri pour l'école:
Celles-ci sont présentées aux élèves sous la forme d'une lecture
d'affiche en grand groupe et mises en relation avec les tris précédemment
effectués. (Annexe 5)
Ceci permet de relancer l'activité et d'affiner les critères de tri en
tenant compte de la reconnaissance des matériaux en vue du recyclage.
3. Mise en oeuvre pratique
conformément aux critères de la ville de Paris:
Nous avons fait la demande de containers de tri auprès du service de la
propreté de Paris qui ont été installés près des poubelles vertes déjà
existantes.
1. Relation entre la couleur du couvercle
de la poubelle et son contenu d’après les plaquettes:
Øpoubelle
verte: déchets "qui pourrissent" ou emballages souillés.
Øpoubelle
jaune: plastiques, papiers, métaux et petits appareils.
Øpoubelle
blanche: verre.

Confusion pour les enfants entre les homonymes "verre" et "vert", pour
eux il serait plus logique de mettre le verre dans la poubelle verte.
Evaluation collective puis individuelle à partir de photos ou d'images.
(Annexes 6 et 7 : évaluation collective sur le tri)


2. Gestion des déchets dans chaque classe:
Au quotidien, nous n'avons besoin que d'une seule poubelle car les seuls
déchets récoltés sont des papiers ou des cartons.
A l'occasion d'ateliers cuisine, la diversité des déchets ramassés
nécessite de reprendre le tri sélectif et d'utiliser les containers.
Etant donné qu'il est difficile de déplacer les trois containers dans les
classes, nous avons recours à trois poubelles aux couleurs des couvercles
des containers.
3. Enquête auprès des familles:
Pour engager une discussion entre les enfants et leurs parents au sujet
de la gestion des déchets dans les familles, nous avons organisé un sondage:
ØDans
chaque classe, recherche collective des questions qu'il est possible de
poser après lecture d'un album sur les camions poubelles permettant de
lancer le débat.
ØSynthèse
et choix des questions les plus pertinentes par les enseignantes de façon à
limiter le questionnaire à une dizaine de questions (Annexe 8).
ØSouhait
des enseignantes de voir les parents répondre aux questions en compagnie de
leurs enfants.
ØRespect
de la diversité des pratiques familiales pour autant qu'elles prennent en
compte la protection de l'environnement.
L’analyse des résultats du sondage sera un des aspects que nous
traiterons ultérieurement.
4. Devenir des déchets: le recyclage.
Seul ce volet concernant l'E.E.D.D. est traité cette année, nous
envisageons d'étudier les autres domaines (eau, air, énergie, biodiversité)
dans les années futures.
Ø
Le recyclage des déchets de l'école:
v
Fabrication et utilisation de papier
recyclé. (Annexes de 9 à 16: les étapes de la fabrication du papier)
v
Réutilisation des emballages pour des
créations en arts plastiques.
v
Mise en place d'une collecte des cartouches
d'encre d'imprimante.
Ø
Le traitement des déchets ménagers:
A partir de divers supports documentaires :
v
Découverte du trajet des déchets: le camion
poubelle et les rippeurs "Le doudou des camions poubelles" d'ATI), l'usine
d'incinération (émission "C'est pas sorcier! Ma poubelle vaut de l'or").
v
Le devenir des déchets: incinération,
enfouissement ou recyclage (cassette vidéo "TRITOU", CRDP de Lorraine).
v
Le recyclage du papier, du verre, des
bouteilles en plastique (cassette vidéo "TRITOU").
v
Sensibilisation à la protection de
l'environnement: pollution de l'eau, de l'air, nuisances sonores, maintien
de la biodiversité (cassette vidéo "Ma petite planète chérie", tome 1,
édition Folimage; exposition des photos de Yann Arthus-Bertrand "Le
développement durable, pourquoi?").
v
Mise en relation de toutes ces notions avec
le quotidien de la classe, de la cour de récréation, du jardin de l'école.
v
Recherche documentaire sur les sujets
abordés.
Ø
La durée de vie des déchets:
v
Observation de la décomposition de
différentes catégories de déchets dans des conditions variables de
température, d’humidité, de lumière. Expérimentation et modélisation d'une
décharge enfouie.
SUITES ENVISAGEES POUR LE
PROJET
Ø
Mise en place d'activités d'expérimentation
pour connaître les propriétés des matériaux.
Ø
Etude du traitement des déchets: deux
techniques peuvent étudiées dès la maternelle, l'enfouissement et
l'incinération.
Ø
Actions sur la réduction du volume des
déchets: compactage et/ou attitudes de consommation.
Ø
Faire intervenir des représentants des
métiers liés au traitement des déchets, la visite des sites étant interdite
aux élèves de maternelle pour des raisons de sécurité.
Ø
Elaboration d'un code de conduite de l'éco-citoyen
au quotidien.
Ø
Participation prévue au projet européen "Eco-Ecole",
avec partenariats possibles (parents, mairie, associations) afin d’accroître
notre champ d’action.
(Annexe 17: plaquette de présentation Eco-Ecole)
CONCLUSIONS INTERMEDIAIRES:
Au début du projet, nous nous interrogions sur ce qu'il était possible de
traiter dans l'E.E.D.D. avec des enfants d’âge maternel mais au fil du temps
beaucoup de pistes de travail sont apparues comme attractives pour eux.
La motivation des élèves a toujours été importante et a eu des
répercussions au niveau des familles (apport de documents, questionnement
des adultes auprès des enseignants pour vérifier les dires des enfants).
Au niveau du comportement des enfants nous avons pu observer que:
Ø
à l'école certains se sentent très concernés
et veillent à la propreté de la cour.
Ø
d'autres apportent des objets que la famille
jetait pour les réutiliser en classe (bouteille transformée en vase).
C'est un projet qui nécessite une réactualisation et des
approfondissements d'une année sur l'autre.
Durant la première année, les adultes tâtonnent beaucoup car ils
s'appuient sur les propositions des enfants. La deuxième année, il est plus
facile de reprendre ce qui a été fait l'année précédente car les enseignants
savent ce qui « marche » ou pas avec les enfants, ce qui permet de faire
évoluer plus rapidement le projet vers de nouvelles pistes de travail.
Pour les enfants ayant déjà participé au projet, il s'agira d'un
renforcement des connaissances mais ils auront un rôle de tuteurs envers les
nouveaux élèves.










|