

BILAN
D'ETAPE (juin 2010)

Juin
2010
Fiche retour des expérimentations article
34 et autres initiatives
(actualisation fiche)
Académie de Paris
Titre de l’action
Atelier de photographie culinaire (article 34)
Nom et coordonnées de l’école ou de
l’établissement
Lycée des métiers de l’hôtellerie et de la restauration
Guillaume Tirel
237
boulevard Raspail 75014 PARIS
ce.0754476h@ac-paris.fr
tél. : 01 44 84 19 00
Dates de début et de fin prévues de
l’expérimentation : 2008 - 2011
État des lieux (inchangé par rapport à la
fiche précédente)
C’est un véritable laboratoire de recherche en
pédagogie et de veille du marché de la restauration
qui sollicite des intervenants professionnels,
expérimentés et novateurs.
Cette année, lors des entretiens de recrutement des élèves
pour la classe de seconde technologique, certains jeunes
ont clairement défini leur motivation pour le choix du
lycée Guillaume Tirel afin de pouvoir bénéficier d’un
atelier de photographie culinaire après avoir consulté le
site du lycée. Il serait intéressant l’année prochaine
d’effectuer un comptage afin de connaître la proportion
d’élèves intéressés dès le recrutement au lycée.
Public
Le
public évolue car l’atelier a été intégré au projet
COMENIUS. Ce sont toujours des élèves volontaires mais
cette année, ils sont issus de la classe de 1ère
année Baccalauréat Technologique mention européenne. Ils
n’ont pas été recrutés en fonction de leur niveau mais de
leur motivation. Ce groupe réunit en effet de très bons
élèves comme des moins bons. Le niveau est assez
hétérogène ce qui justifie bien l’organisation sous forme
de duo afin de développer naturellement le tutorat.
Thématique
détour culturel et artistique

Objectifs
Les
objectifs sont inchangés mais peuvent être précisés.
Il
s’agit de guider l’élève :
-
à apprendre en éveillant sa curiosité,
-
à approfondir ses connaissances,
-
à être capable de s’auto-évaluer.
Initier cette démarche est important car elle pourra ainsi
être dupliquée dans sa vie professionnelle future.
Modalités de mise en œuvre
La
recherche est effectuée sous la forme d’un duo pour qu’une
collaboration s’instaure entre les élèves pour aboutir à
un tutorat solidaire afin d’obtenir des performances
individuelles.
10
séances ont eu lieu tous les 15 jours à partir de la
rentrée jusqu’aux vacances de février, en dehors des
heures de cours. En moyenne, la séance dure au moins 2 h
30, toutes les conditions sont mises en œuvre afin d’aider
l’élève à s’épanouir pour pouvoir progresser.
La
photographie est utilisée de la réalisation du plat à la
prise de vues.
Freins
-
établir un planning en début d’année et s’y
tenir, compte tenu des engagements de chaque membre de
l’équipe pédagogique et de l’intervenante professionnelle,
-
obtenir des moyens financiers pour payer
l’intervenante et obtenir des heures pour les enseignants.
Leviers
-
la motivation de chaque participant (élèves
et professeurs),
-
la disponibilité de chacun. Les séances
sont de deux heures normalement mais se prolongent la
plupart du temps afin que chaque duo puisse finaliser sa
recette (compte tenu du coût des matières premières) et
que le nettoyage de chaque poste soit bien effectué pour
le TP du lendemain.
-
le petit effectif est très agréable.
Évaluations et indicateurs mis en place
-
les photographies prises par les élèves
représentant la progression de la recherche,
-
le questionnaire auto-administré par les
« cuisiniers-photographes ».,
-
la grille d’évaluation formative en cours.
Incidences sur les pratiques et autres
observations
Pour les élèves :
-
approfondissement des compétences et de la
rigueur,
-
développement de l’ « empowerment ».
Pour l’établissement :
-
communication du savoir-faire des élèves
(création d’un totem avec des photographies de l’atelier
pour la participation aux salons, plaquette en cours),
-
l’atelier de photographie culinaire est
encore une spécificité du lycée des métiers de
l’hôtellerie et de la restauration Guillaume Tirel.
Pour les enseignants :
-
suivi d’un projet tutoré sur la
communication évènementielle par le professeur de
production culinaire et le professeur de marketing en
licence pro, Université de Cergy Pontoise,
-
réflexion sur la création d’un nouveau
diplôme universitaire.
bilan d’étape - 2009/2010
Un
questionnaire court a été auto-administré par les
« cuisiniers-photographes » afin de connaître les raisons
de leur motivation et de leur engagement à l’atelier et
d’en évaluer les effets. Cela nous permet de répondre aux
deux questions : « Est-ce que cela marche ? » et « Qu’est
ce qui marche, quand cela marche ? ».
1-
Est-ce que ça marche ?
Cette activité
pour l’instant extra-scolaire, mais en lien direct avec la
formation, (annexe 2, 2 bis et 2 ter) :
-
améliore la
concentration,
-
permet à l’élève de
devenir rigoureux dans son travail, dans la
réalisation de la recette et l’évaluation du plat obtenu,
-
rend l’élève acteur
de sa formation. Cela le dynamise dans toutes ses
activités au sein du lycée. Ce groupe d’élèves
très dynamiques
a également participé au challenge nature, aux
compétitions en escalade et en badminton, organisés par
les professeurs d’E.P.S, où ils ont obtenu les meilleures
places.
-
renforce la
motivation pour aller plus loin car cet atelier de
recherche développe la curiosité pour acquérir de
nouvelles
techniques, découvrir de nouveaux produits
afin de devenir créatif et autonome.
-
l’épanouissement personnel.
Apprendre autrement permet aux élèves de se réaliser dans
la formation et de se sentir complètement
disponible dans l’acquisition et/ou
l’approfondissement des connaissances.
Les élèves sont
conscients que l’approche pédagogique est différente dans
le cadre de l’atelier de photographie culinaire, à tel
point qu’ils sont très déçus lorsqu’une séance est annulée
ou reportée. Ce n’est pas toujours le cas en formation
initiale.
L’atelier de
photographie culinaire développe donc l’ « empowerment ».
Chaque participant apprend et se nourrit de l’expérience
des autres, que la recherche aboutisse ou pas. Dans la
mesure où l’élève crée, il comprend ses échecs et/ou ses
réussites ce qui lui permet de mémoriser plus facilement.
Le « cuisinier-photographe » se réalise en
combinant plusieurs activités en lien direct avec son
futur métier.
Les résultats
obtenus correspondent bien au socle commun de
connaissances et de compétences :
-
la pratique d’une langue vivante étrangère.
Les élèves sont issus d’une classe de 1ère
année Baccalauréat Technologique option européenne. Dans
le cadre du projet Comenius, ils ont l’opportunité de
recevoir des élèves de Finlande, d’Estonie et du Royaume
Uni et de se rendre à leur tour dans ces pays.
-
la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de
la communication.
Le travail commence toujours par une recherche
documentaire en utilisant les technologies nouvelles. Les
élèves sont capables de faire une recherche sur Internet
de façon autonome puis d’organiser les informations
recueillies. Ils utilisent l’outil informatique pour
mettre en forme leur recette sous forme de carte
heuristique en utilisant le logiciel
xmind
(téléchargé gratuitement sur le réseau du lycée et au
domicile de l’élève) conseillé par
l’école française de l’heuristique.
-
les compétences sociales et civiques.
Travailler en duo dans un groupe implique le respect de
soi, de l’autre et du groupe.
-
l’autonomie et l’initiative.
C’est la base du fonctionnement de l’atelier : apprendre à
l’élève à créer en prenant des initiatives et à
s’auto-évaluer en étant guidé si besoin par un conseiller
technique et un conseiller artistique.
2 -
Qu’est-ce qui marche, quand cela marche ?
2.1
l’organisation de l’atelier (annexe 1)
L’atelier
fonctionne sur le principe du tutorat solidaire
pour aboutir à la performance individuelle.
L’effet de
groupe est important, un effet d’émulation s’instaure et
soutient le travail de chacun : 8 élèves sur 9 ont réussi
à finaliser leur recherche grâce au soutien et à la
collaboration du duo mais aussi du groupe. En effet,
chacun expérimente en regardant ce que réalisent ses
collègues.
La possibilité
de prendre des initiatives puis réaliser
l’auto-évaluation pour comprendre pourquoi ça
fonctionne ou pourquoi ça ne peut pas fonctionner
accompagne le « cuisinier-photographe » vers la réussite.
2.2
l’acquisition de nouvelles connaissances
L’atelier
permet à l’élève d’apprendre en s’amusant.
Il éveille
la curiosité de l’élève qui recherche, à son
initiative, de nouveaux produits à utiliser afin de
produire moins gras, moins sucré…. avec plus de goût et
tout en respectant les saisons.
Le
« cuisinier-photographe » s’informe également de
façon spontanée sur les innovations dans le secteur.
2.3
l’approfondissement des savoirs
Cet atelier de
recherche est propice pour s’approprier une technique,
utilisée en TP, de façon autonome.
2.4
l’échange avec d’autres élèves de la communauté européenne
Le travail de
chacun sera présenté sous la forme d’une carte
heuristique (annexe 3) regroupant des photographies
sélectionnées et du texte dont des termes techniques afin
de partager son expérience et sa recherche.
2.5 la communication de cette action
Les images
réalisées par les élèves sont diffusée sur tout support ce
qui développe la notoriété et l’image du lycée au
niveau local et .européen.
L’information
est relayée sur différents sites (médiabook annexe 4).

Les
« cuisiniers-photographes » ont changé durant l’année. Ils
ont progressé dans leur comportement et dans la recherche
de la qualité, grâce à l’épanouissement personnel atteint
dans l’atelier de photographie culinaire qui développe la
capacité à apprendre de façon régulière afin de pouvoir
créer.
Une mention sur
le bulletin scolaire atteste de leur implication et valide
les connaissances acquises dans le cadre de cet atelier.
Cette expérience pourra également figurer sur leur CV pour
dévoiler leur motivation à leur futur employeur.
L’accompagnement de l’atelier de photographie culinaire
par la mission innovation et expérimentation permet de
prendre du recul par rapport à la démarche, notamment en
ce qui concerne l’évaluation. Une grille d’évaluation
(annexe 5) définie en fonction des objectifs de l’atelier,
selon la taxonomie de Bloom, en cours d’élaboration sera
testée dès la rentrée prochaine. Dans le cadre d’une
évaluation formative, cette grille sera complétée par le
« cuisinier-photographe » afin de le faire réfléchir à
son parcours dans l’atelier de photographie culinaire.
Atelier de photographie culinaire 2009/2010
COMENIUS
1ère
BTN
1 – Citez les
raisons qui vous ont poussé à participer à l’atelier de
photographie culinaire ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
2 – Comment
avez-vous trouvé :
(réponses à
cocher)
J
K
L
- les étapes de
la création de votre
recette
¡
¡
¡
- l’apport
technique de la part d’Isabelle Rozenbaum
¡
¡
¡
- la
réalisation des
recettes
¡
¡
¡
- la prise de
vues pendant la réalisation de votre
recette
¡
¡
¡
- la
réalisation de photographies de votre plat
finalisé
¡
¡
¡
- le nombre de
séances
¡
¡
¡
-
l’accompagnement pendant
l’atelier
¡
¡
¡
- l’échange
avec les Finlandais et les
Estoniens
¡
¡
¡
3 – Que vous a
apporté la photographie :
- pendant la réalisation de la recette :
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
- à l’issue de
la recette :
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
4 – Votre
appréciation générale sur
l’atelier :
¡
¡
¡
(réponse à
cocher)
5 - Autres
commentaires :
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

traitement des réponses du questionnaire
auto-administré
annexe 2ter
Tout d’abord,
1/3 des élèves aime la cuisine donc ils sont intéressés de
développer une autre activité comme la photographie
autour de la cuisine. Ils associent l’atelier à la
nouveauté -c’est l’occasion de découvrir de nouveaux
produits, avoir une nouvelle expérience culinaire- et à
la créativité. Les élèves expriment clairement le
souhait d’apprendre autrement et de se
perfectionner en prévision du Baccalauréat notamment.
14 % ont trouvé
le thème intéressant et original : la cuisine du
terroir revisitée. Lorsque les élèves se sont inscrits à
l’atelier, ils ne savaient pas que c’était un projet
Comenius.
L’atelier est
également considéré comme un lieu d’échanges avec
ses camarades de classe mais aussi avec d’autres jeunes
européens dans le cadre du projet Comenius.
De façon
générale, les élèves ont apprécié la démarche de
l’atelier, plus particulièrement les étapes de création de
la recette et sa réalisation. 77,8 % des élèves sont très
satisfaits de l’accompagnement pendant l’atelier tant pour
la réalisation du plat que pour la prise de vues. 89 % ont
apprécié l’échange avec les élèves finlandais et estoniens
qu’ils retrouveront lors du voyage de l’atelier à Helsinki
et à Taline au mois d’octobre prochain.
Pendant
l’atelier, l’ensemble des élèves a apprécié la réalisation
de la recette, 89 % l’échange avec les Finlandais et les
Estoniens. 78 % ont estimé les étapes de la création de la
recette, la réalisation des photographies du plat finalisé
et l’accompagnement pendant l’atelier très satisfaisants.
Mais 78 %
évaluent comme très justes le nombre de séances de
l’atelier, 22 ,2 % les considèrent insuffisantes.
67 % sont très
satisfaits de l’apport technique de la part d’Isabelle
Rozenbaum et de la prise de vues pendant la réalisation de
la recette.
Découvrir et
utiliser la photographie en cuisine permet à l’élève de
voir son travail différemment. Il peut prendre ainsi
du recul dans sa recherche. il découvre ou redécouvre les
produits, le matériel et même les déchets générés dans sa
production. L’atelier de photographie culinaire déjà
couplé à un atelier de recherche en cuisine permet aux
élèves de réfléchir également à la problématique du
développement durable.
L’acte de
création et de réalisation de la recette est
perçu en corrélation avec la concentration et la
rigueur mais aussi avec le plaisir et « les éclats
de rire ». Les « cuisiniers-photographes » se sentent
biens donc disponibles pour pouvoir créer et apprendre. La
photographie permet de progresser d’une séance à l’autre,
elle développe l’autonomie et guide bien le
cuisinier vers l’autoévaluation. Le cuisinier
devient critique de son travail, la photographie en est
« la trace ». La photographie est un support dans la
formation qui va aider le cuisinier à finaliser sa
recherche et également un support de la mémoire qui
va valoriser le travail réalisé.
L’ensemble des
« cuisiniers-photographes » est très satisfait d’avoir
participé à l’atelier. L’objectif est à nouveau atteint,
l’atelier leur a permis d’apprendre de façon rigoureuse en
développant leur sens de la créativité et en s’amusant. A
l’issue de l’année scolaire, de nouvelles pistes
apparaissent même ce qui permet de préciser les objectifs
de l’atelier pour l’année suivante.
médiabook
annexe 4
photos accessibles sur :
http://picasaweb.google.fr/home?hl=fr&tab=wq
sur
notre site :
http://lyc-guillaume-tirel.scola.ac-paris.fr/international/international12.html
site
créé par les Finlandais :
http://tartuverkkoon.edu.hel.fi/comenius/
sur
le site du centre de ressources nationales Hôtellerie
restauration :
http://www.hotellerie-restauration.ac-versailles.fr/spip.php?article1432
sur
le site de l’académie :
ici
le
site des projets européens et internationaux :
http://europe.ac-paris.fr/?cat=35
http://www.institutpaulbocuse.com/media/article/2009/04/28/hotel-restau-hebdo.pdf
grille d’évaluation
annexe 5
atelier de
photographie culinaire 2010/2011
comenius
Date :__________________________
NOM :__________________________
Prénom :_______________________
recette revisitée :
________________________________________
|
hiérarchie |
niveaux |
activités |
objectif |
|
atteint |
à améliorer |
|
6 |
évaluation
|
autoévaluation (utilisation des images réalisées) |
|
|
|
5 |
synthèse |
création d’une
carte heuristique
pour représenter
la recette finalisée
(termes techniques illustrés par
des photographies sélectionnées) |
|
|
|
4 |
analyse |
expérimentation
de la recette |
|
|
|
3 |
application |
interprétation
de la recette
rédaction de la nouvelle recette
(ingrédients+étapes) |
|
|
|
2 |
compréhension |
sélection d’une recette
salée ou sucrée |
|
|
|
1 |
connaissance |
identification de recettes
du patrimoine national |
|
|

L’atelier de photographie culinaire s’est
déroulé cette année avec les étudiants à partir du mois de
décembre jusqu’aux vacances de Pâques (cf planning). Un
nouveau partenaire nous a rejoints, l’Ecole Nationale
Supérieure des Arts Appliqués et des métiers d’Art Olivier
de Serres. Une convention a été signée par les deux chefs
d’établissement afin de définir les compétences, matériels
et locaux pouvant être utilisés dans le cadre de
l’atelier de photographie culinaire.


réalisation: Ecole française
d'heuristique, oct. 2008
Date de début et de fin prévues de l’expérimentation :
2008 – 2011
Etat des lieux :
Cet
atelier est passé de projet innovant à une expérimentation
car il est utilisé tant dans l’enseignement général, en
marketing qu’en enseignement professionnel, en production
culinaire. Il est également intégré dans le projet
d’établissement.
C’est un véritable laboratoire de recherche en
pédagogie et de veille du marché de la restauration
qui sollicite des intervenants professionnels,
expérimentés et novateurs.
Public :
Il
est composé uniquement d’étudiants volontaires
provenant de trois classes : 3 Elèves de Mise à Niveau, 10
étudiants issus de deux classes de 1ère année
BTS accompagnés d’étudiants-designers de 1ère
année de l’ENSAAMA Olivier de Serres. Les étudiants de l’ENSAAMA
ont été vivement intéressés par cet atelier dans la mesure
où ils doivent réaliser une création culinaire dans le
cadre de leur formation.
Objectifs : ils restent inchangés, c’est pour inciter
l’élève à s’informer afin d’innover dans son activité
professionnelle tout en se réalisant dans une activité
artistique.
Modalités de mise en œuvre :
Ce
sont les moyens ou les partenariats qui évoluent ainsi que
la présentation des travaux et l’évaluation.
Tous les étudiants apportent leur appareil photo numérique
pour photographier les étapes de leur travail, du choix
des produits à la réalisation finale.
Freins :
-
le temps : La 1ère difficulté est
d’Insérer un bloc de 2 heures dans un emploi du temps déjà
très chargé, en fin de journée afin de pouvoir poursuivre
si besoin. Il n’a pas été possible de respecter le
planning prévu dans la convention compte tenu des conseils
de classe fixés à l’heure de l’atelier, des journées
portes ouvertes de l’ENSAAMA, d’un voyage d’étude à
Londres pour les étudiants de l’ENSAAMA dans la mesure où
l’atelier est considéré comme une activité extra
scolaire.
Il
nous manque également du temps pour analyser le travail
effectué. L’atelier a commencé tard, le thème n’a été
donné qu’en fin d’année, juste avant les vacances de noël
car la collaboration avec l’ENSAAMA crée également des
contraintes. La recherche culinaire ne représente qu’un
thème dans l’année pour les étudiants de l’ENSAAMA. Cela
va nous permettre de réorganiser la progression de
l’atelier.
-
le budget de fonctionnement : étant perçu comme un
atelier artistique ancien, l’atelier de photographie
culinaire ne bénéficie plus de ce statut. Cet atelier est
à présent financé par la région Ile de France dans le
cadre d’un « projet lycée innovation éducative » et la
MAIE pour les heures profs.
-
l’affectation des tâches dans chaque duo : les
étudiants-designers ont tous réalisé de nombreuses
photographies alors que les étudiants-cuisiniers n’en ont
pas toujours eu le temps.
Leviers :
-
La liberté de création à partir d’un thème
correspondant à la tendance du marché de la restauration
(« manger avec les doigts). Les étudiants apprécient cet
espace de recherche qui leur permet de tâtonner et de
créer sous l’œil vigilant du professeur de production
culinaire.
-
L’image et la notoriété de l’atelier : Le travail
réalisé par les « cuisiniers-photographes » des années
précédentes reconnu par le biais du livre cinq produits
cinq continents et les articles parus dans la presse
pousse les étudiants à s’inscrire dès le début de
l‘année, malgré l’horaire tardif.
-
Le partenariat, cette année, avec l’Ecole
Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers
d’Art a également valorisé nos étudiants. Chaque
étudiant-cuisinier a choisi le projet sur lequel il
souhaitait s’investir lors de la présentation des 40
projets culinaires par les étudiants-designers devant
leurs profs de design.
Evaluations et indicateurs mis en place :
L’évaluation des productions a été réalisée par un Chef
étoilé Alain Senderens
(place de la Madeleine Paris, actuellement 2 macarons au
guide Michelin après avoir repositionné son restaurant).
Intéressé par les 13 projets présentés, il est prêt à en
inclure 3 directement sur sa carte sans aucune
transformation. Il considère que ces productions sont
créatives, professionnelles et réalisables tout de suite
dans une entreprise. 8 peuvent être améliorées au niveau
de la texture ou du goût. Il est très sensible à l’échange
qui s’est instauré entre un cuisinier et un designer et
note que ce partenariat est indispensable aujourd’hui pour
séduire le client.
¾
objectif principal
L’objectif principal est identique : il consiste à inciter
l’élève à innover dans son activité professionnelle
tout en se réalisant dans une activité artistique en
utilisant les technologies nouvelles.
Permettre à l’élève de donner libre cours à son
imagination et se responsabiliser dans la
qualité de ses productions en étant créateur de recettes
et autonome grâce aux photographies réalisées
conjointement. Apprendre avec beaucoup de plaisir
tout en étant accompagné par un professeur et/ou un
intervenant professionnel.
¾
l’action
La
démarche de l’atelier de photographie culinaire s’est
enrichie de la méthodologie des designers pour formuler
une recherche. Le sujet a été choisi et rédigé par
l’équipe pédagogique des deux écoles en tenant compte de
l’évolution du marché en matière de restauration et des
attentes de la clientèle (cf thème).
Le
thème a été communiqué à l’ensemble des étudiants lors de
la première rencontre afin de pouvoir commencer la
recherche documentaire sur les tendances du marché grâce
au fonds du CDI du lycée Guillaume Tirel ainsi que sur
Internet.
L’ensemble des étudiants de 1ère année de l’ENSAAMA
(40 designers car les étudiants de l’ENSAAMA doivent
obligatoirement faire un projet culinaire dans leur
formation) ont présenté leur projet aux étudiants de
l’atelier de photographie culinaire (13 cuisiniers
volontaires du lycée Guillaume Tirel) et l’équipe
pédagogique (professeurs de design de l’ENSAAMA,
professeur de production culinaire du lycée Guillaume
Tirel, photographe et coordonnatrice de l’atelier). La
qualité des exposés et la créativité développée illustrée
par des planches et des maquettes professionnelles a rendu
la sélection difficile pour les étudiants de GT. Chaque
exposé structuré mettant en évidence l’origine de la
réflexion et le côté innovant et original a vivement
intéressé et impressionné nos étudiants, valorisés d’être
aux côtés de l’équipe pédagogique.
Après réflexion et discussions avec le professeur de
production culinaire, les étudiants de GT ont sélectionné
le projet qui leur semblait le plus intéressant au niveau
de la créativité et réalisable.
Les
projets ont été expérimentés et réalisés pendant 4 séances
d’environ 3 h. Les étudiants de l’ENSAAMA devaient mettre
une tenue (calot et tablier jetables) pour respecter les
règles d’hygiène dans une cuisine. Tous les étudiants ont
respecté ces règles, certains étaient même fiers d’arborer
cette nouvelle tenue. Un échange très riche s’est établi
entre le designer et le cuisinier, chacun porte-parole
d’un savoir et d’un savoir-faire spécifiques à leur
spécialité. Cette communication a évolué de la
compréhension du discours de l’autre lié à des techniques
jusqu’à la négociation et l’adaptation.
La complémentarité des compétences dans le respect du
savoir et du savoir-faire de chacun a permis d’aboutir des
projets novateurs et ambitieux.
¾
public concerné
La
constitution du groupe a donc évolué. Il est composé
d’étudiants du lycée Guillaume Tirel volontaires : des MAN
et des 1ères années BTS Hôtellerie restauration des deux
classes. Les élèves de MAN ont besoin de prendre confiance
en eux et disposent grâce à l’atelier de davantage de
temps pour produire et bénéficient d’un suivi
personnalisé, les étudiants de 1ère année qui
viennent d’une classe de MAN également. Par contre, les
étudiants de 1ère année issus d’une classe de
BAC Pro ont toute la liberté de s’exprimer et d’utiliser
leurs compétences. Leurs connaissances professionnelles
leur permettent également de conseiller voire d’aider les
étudiants cités précédemment. Cet échange est très
valorisant pour eux.
La
recherche est donc effectuée par duo : un étudiant de l’ENSAAMA
et un étudiant de GT.
¾
une action expérimentale
Une aventure coopérative, ouverte et
expérimentale
Ce
projet pluridisciplinaire réunit l’enseignement
professionnel et général et montre bien aux étudiants
la nécessité de la maîtrise de chacun d’eux. Il est
intégré dans le projet d’établissement, cet atelier est
encore une activité spécifique proposée au lycée
hôtelier Guillaume Tirel. Faire réaliser des photographies
par les étudiants eux-mêmes permet de les guider vers
l’acquisition de connaissances du produit et des
techniques en stimulant la créativité et en
favorisant l’autoévaluation.
Cette recherche est exploitée tout au long de l’année
en mercatique avec les étudiants de 1ère
année BTS, avec l’ensemble de la classe, cette année
essentiellement au niveau de la veille du marché et de la
communication.
Ils
ont assisté au Paris des chefs, food et design, au salon
de maison et objet. Cette rencontre avec des grands chefs
étoilés, comme Michel Troisgros et Pierre Gagnaire, a bien
mis en évidence l’importance de la complémentarité des
compétences d’un chef accompagné d’un designer ou d’un
photographe.
Ils
ont également rédigé des communiqués de presse afin
d’informer les journalistes sur les travaux réalisés au
sein de l’atelier de photographie culinaire du lycée
hôtelier Guillaume Tirel. Le retour immédiat par
l’insertion de l’information dans les différents journaux
contactés permet d’évaluer très rapidement la pertinence,
les points forts et les points faibles des écrits
communiqués. C’est une véritable évaluation réalisée par
des professionnels. Cette activité est transposable dans
son intégralité demain dans toute entreprise et à ce titre
est très formatrice pour les étudiants. Quelle que soit la
taille de l’entreprise où ils travailleront, ils seront
capables de faire eux-mêmes ou de demander à faire faire
avec des consignes adaptées.
L’utilisation de l’image dans une autre matière rend les
« cuisiniers-photographes » critiques et rigoureux dans
l’analyse dans la mesure où l’image devient un élément
utilisée pour la communication extérieure. Les
« cuisiniers-photographes » sont d’abord confrontés au
jugement d’autres étudiants et doivent donc défendre les
photographies réalisées et argumenter avant qu’elles
soient validées par le groupe classe et donc
sélectionnées. Ces photographies sont d’autant plus
fortes qu’elles ont été réalisées par les étudiants
eux-mêmes à partir de leurs propres créations culinaires.
Cela développe chez eux également un autre regard
vis-à-vis de la communication effectuée par les
professionnels.
Ce sont exactement les objectifs des travaux d’application
du BTS Hôtellerie-restauration : s’approprier une
méthodologie qui conduise à l’analyse, à l’action et au
suivi.
Cet enseignement vise à développer la qualité commerciale
de base : goût de l’action, communication, souplesse,
rigueur. (référentiel BTS Hôtellerie-restauration)
?
Un travail d’expérimentation du coté de la
production culinaire…
Lors de la présentation du dossier d’établissement en
début d’année, nous nous étions donnés comme premier
objectif de donner à nos étudiants, dans cet atelier, plus
d’autonomie que lors des cours de travaux pratiques
traditionnels.
Plus d’autonomie ne voulant pas dire moins
d’accompagnement, bien au contraire. L’accompagnement
donné aux étudiants est beaucoup plus réfléchi, technique
et qualitatif. L’aide n’est pas quantitative.
Cette autonomie souhaitée bouleverse les habitudes, le
travail donné par l’étudiant est beaucoup plus qualitatif,
tant par ses recherches que par ses productions.
L’étudiant n’est plus dans l’attente ; Il s’investit.
Comme second objectif, nous souhaitions
privilégier la qualité à la quantité.
Le partenariat avec l’ENSAAMA
va dans ce sens en permettant à un duo d’étudiants
(un cuisinier et un désigner) de proposer et de créer un
met harmonisant des traits esthétiques et gustatifs. Les
étudiants vont dans ce sens en proposant des nouveautés
étonnantes, mais au final souvent de qualité.
Lors des travaux pratiques, les étudiants participant à
l’atelier diffusent à l’ensemble du groupe classe une
envie de qualité respectable.
Comme troisième objectif, nous souhaitions que les
étudiants aient toute la liberté d’innover,
d’utiliser des produits rares, peu communs, et de ne pas
se limiter à des techniques apprises et connues. En
souhaitant cette innovation, nous voulions obliger les
étudiants à se dépasser. Ils étaient dans l’obligation de
réfléchir, tâtonner et d’aller dans l’inconnu.
L’innovation proposée par les étudiants est allée
largement au dessus de nos espérances. Les étudiants nous
ont surpris positivement en proposant des idées farfelues,
déroutantes, de qualité et aussi innovantes.
Les
étudiants étant volontaires pour participer à cet atelier,
une évaluation scolaire n’est pas aisée. Par des questions
précises et les photographies réalisées par eux-mêmes,
nous nous sommes donnés comme quatrième objectif d’aider
les étudiants à trouver le chemin de l’auto-évaluation.
L’obligation d’auto-évaluation oblige l’étudiant à prendre
du recul sur sa création, son travail et à
s’auto-corriger. L’image va dans ce sens, aidant
l’étudiant à mettre en place des actions correctives
permettant de corriger ses erreurs lors des prochaines
créations.
Il
n’est donc pas rare que les étudiants utilisent
aujourd’hui, dans les travaux pratiques traditionnels, la
photographie culinaire comme moyen de sauvegarde de
l’idée, des techniques, mais aussi comme un moyen de
correction et d’auto-évaluation.
?
Un travail sur la démarche réflexive et
professionalisante pour les élèves
Les
objectifs que nous nous étions donnés au début de l’année
sont partiellement atteints pour certains, et d’autres
vont même au-delà de nos espérances. En effet, en
bouleversant les habitudes traditionnelles des travaux
pratiques lors de ces ateliers de photographies culinaires
nous découvrons des étudiants « adultes », bien plus
volontaire, et allant dans le sens du travail bien fait.
Ces
quatre objectifs -Autonomie, Qualité, Innovation et
Auto-évaluation- posent les fondements d’un nouvel
enseignement de la production culinaire privilégiant la
qualité à la quantité et permettant à l’élève de gagner en
autonomie.
Cet
espace d’expérimentation permettrait-il également de
modifier les pratiques d’enseignements des professeurs de
Cuisine ?
Pas
si facile, puisque l’esprit du « client ROI » lors des
travaux pratiques nous oblige à respecter des critères
« Quantités / Qualités » importants. L’assistance se
révèle parfois obligatoire pour corriger les erreurs des
étudiants mais l’entrainement durant cet atelier permet
sans aucun doute de remettre en question la pédagogie
utilisée lors des travaux pratiques.
¾
Une équipe multidisciplinaire et
partenariale
La
composition de l’équipe a également évolué car la
documentaliste est partie à l’IUFM, académie de Créteil.
Cette année l’équipe pédagogique était composée d’un
professeur de design de l’ENSAAMA, du professeur de
production culinaire et du professeur de marketing. Le
professeur de français a
assisté à la présentation finale des travaux afin de
pouvoir aider l’année prochaine les étudiants à rédiger
quelques lignes sur cette recherche.
Les
intervenants extérieurs réunissent toujours une
photographe culinaire professionnelle, Isabelle Rozenbaum.
Mais, cette année, nous avons fait appel à un autre Chef
pour apprécier le travail des étudiants, le Chef Alain
Senderens.
Yu
Hui Tseng, Expert de la Maison des trois thés, est revenue
dans notre établissement pour accompagner la recherche
d’un duo d’étudiants.
¾
impacts d’une telle action
-
sur les élèves : améliorer la qualité des
prestations et initier une nouvelle démarche de travail
durant les TP.
-
sur les nouveaux élèves : lors des entretiens de
recrutement des futurs élèves de la classe de MAN.
Certains ont demandé le lycée Guillaume Tirel car ils ont
découvert le site de l’atelier de photographie culinaire
et étaient vivement intéressés par cette activité. Nous
sommes effectivement les seuls à proposer cet atelier dans
un lycée hôtelier.
-
en terme de résultats et de compétences vérifiées :
Les
évaluations en TP des « cuisiniers-photographes » issus de
1ère année BTS se situent entre 13,5 et 15 en
production culinaire.
Les
résultats à l’examen, au BTS Hôtellerie-restauration : les
étudiants qui ont participé à l’atelier ont tous assuré la
moyenne et certains ont obtenu d’excellents résultats.
¾
présentation du travail réalisé
Les
recherches ont été présentées par duo au Chef Senderens en
présence de l’inspecteur Jack Tuzinski et de l’équipe
pédagogique.
Chaque duo d’étudiants a présenté l’origine de l’idée, la
progression de la réalisation et les difficultés
rencontrées.
Le
chef Senderens a apprécié la complémentarité des
compétences et félicité les étudiants pour leur
investissement remarquable et la rigueur dans leur travail
pour obtenir une telle production. Il a insisté sur la
nécessité pour les chefs de travailler aujourd’hui avec un
designer.
Sur
les 13 projets présentés, deux n’étaient pas aboutis mais
il les a considérés comme prometteurs. Trois projets l’ont
particulièrement intéressé (« croquez-moi », l’empreinte
gourmande et le macaron baroque) car ils alliaient
plusieurs atouts. Ils sont attrayants à l’œil, agréable au
goût et en texture, ils sont novateurs et réalisables
immédiatement sans adaptation. Pour preuve, ces projets
pourraient être à la carte de son restaurant le Senderens.
Les
étudiants étaient très flattés d’être évalués par Alain
Senderens et ont écouté avec beaucoup d’attention son
analyse de chaque projet. Dans chaque recherche, il a
extrait des points positifs mais a mis en exergue les
améliorations envisageables ou les pistes de réflexion.
Nous exposerons une sélection de photographies dans le
cadre du Festival International de Photographie Culinaire
qui se déroulera du 6 au 15 novembre 2009 dont le parrain
de cette première édition est le chef Guy Savoy. Nous
avons déjà travaillé sur l’organisation de cette étape du
parcours gourmand avec le Président fondateur du Festival,
rencontré à Londres lors des gourmand world cookbook
awards.
¾
partenaires
Les
partenaires, avec qui nous avons établi une relation de
confiance, nous suivent en nous apportant un soutien sous
différentes formes :
-
aide financière :
o
le budget alloué par la région Ile de
France dans le cadre du projet lycée innovation éducative
nous a permis d’enrichir le fonds du CDI, d’acheter un
disque dur externe pour archiver les photographies, de
payer les intervenants ainsi que les matières premières
nécessaires à la production.
o
la Mission Innovation et Expérimentation
du Rectorat de Paris pour rémunérer les heures
professeurs,
-
apport en nature et conseils sur
l’utilisation des produits : la Maison des trois thés.
¾
besoins
Nous avons besoin que l’atelier soit considéré par
l’établissement comme un véritable laboratoire de
recherche et qu’à ce titre le planning de rentrée
puisse être respecté et non considéré comme une activité
annexe, les partenaires extérieurs reconnaissent bien
l’utilité de ce travail. L’exploitation de l’image créée
par les étudiants eux-mêmes ouvre de nombreuses pistes
dans l’acquisition de savoirs et savoir-faire. C’est une
méthode qui pourra être dupliquée dans d’autres secteurs
que la cuisine. Nous espérons en faire l’expérience dès
l’année prochaine en licence pro hébergement et/ou
gastronomique. Un projet nous a été demandé mais encore
une fois, le nombre d’heures est peu important.
Dans la mesure où nous privilégions la créativité et la
qualité de la production, nous avons besoin d’heures
pour l’équipe pédagogique pour fonctionner et pour
analyser les images réalisées afin que les étudiants
puissent améliorer la production.
¾
avenir…
Pour la prochaine année scolaire, à présent, les
sollicitations extérieures et les projets se multiplient :
-
Nous souhaitons tout d’abord tirer des enseignements de la
démarche initiée cette année avec une école de design
comme partenaire. Nous avons apprécié leur méthode de
travail avec leurs étudiants. Cela a été formateur pour
nous car le savoir-faire de l’atelier de photographie
culinaire a été au service d’une école novatrice qui ne
maîtrisait pas cette action.
Le
mapping réalisé par l’École Française de l'Heuristique
représente une étape importante qui nous a permis de
prendre du recul et d’identifier des forces et des
faiblesses dans notre démarche d’expérimentation.
L’utilisation de cette carte est très certainement
sous-exploitée, c’est pourquoi la coordonnatrice de
l’atelier s’est rapprochée de l’Ecole française de
l’heuristique.

L’année prochaine, l’atelier débutera après
les vacances de toussaint et commencera par la visite
d’expositions de photographies en présence de la
photographe. Des images sélectionnées seront analysées
avec les étudiants.
Des temps de réflexion devant les
photographies réalisées par les
« cuisiniers-photographes » seront inclues dans le
planning en espérant que les impératifs de l’établissement
ne compressent ou n’ajournent pas ces plages horaires
nécessaires pour progresser. Nous avons la chance de
travailler avec une photographe qui sait transmettre à nos
étudiants des notions utiles pour les aider à réaliser des
photographies exploitables professionnellement.
Maintenant, il faut donc s’allouer le temps nécessaire
pour les exploiter réellement au sein de l’atelier et les
utiliser en TP pour illustrer une technique....
- Nous avons comme perspective d’étendre la
démarche entamée dans l’atelier de photographie culinaire,
au travers d’un projet Comenius.
Dans le projet multilatéral « Diversity
of régional foods in Europe and culinary photography »
avec les lycées hôteliers partenaires d’autres pays
Européens (Finlande, Royaume-Unis, et Estonie), nous
allons développer
la découverte
des nourritures régionales et des habitudes alimentaires
au moyen de la photographie culinaire.
Plusieurs objectifs opérationnels ont été
déclinés dans le projet Comenius :
Un premier objectif, la découverte de la
diversité des nourritures régionales en Europe, sera
réalisée à l’aide de moyens modernes, donnant la
possibilité à chaque lycée partenaire de faire découvrir
aux autres pays partenaires, à l’aide de la photographie
leurs spécificités régionales. La photographie devenant un
langage universel, les traductions de textes et
recettes deviennent secondaires.
Un second objectif, la découverte des
cuisines de terroirs donnera la possibilité aux
étudiants de partager mais aussi de valoriser leurs
recettes traditionnelles avec les autres étudiants
européens. Les plats réalisés et photographiés seront
échangés entre tous les pays partenaires. Une base de
recettes et de photographies sera réalisée.
La photographie devenant également ici un moyen
d’expression et de conservation des idées culinaires
traditionnelles de chaque pays partenaires.
D’autres objectifs tout autant importants
seront développés dans le cadre du projet Comenius :
découvertes de la richesse des cultures européennes, mise
en place d’une coopération entre les pays partenaires…
Comme aboutissement à ce projet Comenius,
un livre devrait être publié partageant les recherches,
les recettes de chaque pays partenaires. La photographie
demeurera au cœur de ce livre et permettra de prendre un
peu plus de recul sur chacune des cultures mises en
valeur.
Nous prendrons connaissance de la
validation du projet COMENIUS fin juillet, sur Internet.
- nous avons été contactés également par la
Responsable de la licence professionnelle Direction
des Services d'hébergement en hôtellerie Internationale
qui voudrait nous faire intégrer son équipe pédagogique
pour l’ouverture de la licence en alternance proposée dès
la rentrée prochaine au lycée Guillaume Tirel. Elle est
vivement intéressée par notre recherche. Véritable langage
universel, la photographie pourrait très bien remplacer
demain les fiches actuelles de procédures dans
l’hébergement, toujours difficiles à transmettre à du
personnel étranger. Faire réaliser les photographies par
les étudiants directement dans leur entreprise de stage
dans le but d’identifier des dysfonctionnements des
procédures ou bien au contraire pour mettre en avant la
modélisation d’une démarche exemplaire. Prise de vues,
analyse, sélection, création d’un document de synthèse,
formation de l’utilisateur de la fiche pourrait améliorer
le management de l’équipe. L’utilisation de la
photographie éviterait les incompréhensions, apporterait
un gain temps et favoriserait ainsi un management de
qualité. C’est une première adaptation possible de notre
démarche à tester dans un autre domaine professionnel.

Chaque année l’atelier franchit des étapes.
La collaboration avec de nouveaux partenaires nous fait
préciser la démarche. La gestion du temps et
l’évaluation des « cuisiniers-photographes » vont être
les deux axes de travail cette année au travers du projet
COMENIUS et/ou de la licence professionnelle tout en
poursuivant notre collaboration avec l’ENSAAMA. Les
objectifs sont inchangés.







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1èr PRIX
2008
dans la catégorie : Best Photography Cookbook
parmi les livres en compétition
pour les “Gourmand Cookbook Awards” FRANCE |
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du bout des doigts -nov.
2008
Ne
touche pas !
Ne
suce pas tes doigts !
Ne
joue pas avec la nourriture !
Qui ne
se souvient pas de ces injonctions, recommandations, qui
ont ponctué les repas familiaux ...
Projet :
C’est après ce
constat qu’il vous est demandé de braver certains de ces
interdits et de créer un “MET” salé ou sucré, cuit ou
crus à base de produits de saison qui se dégustera avec
les doigts lors d’un cocktail dînatoire. Il illustrera
votre humeur, votre humour, vos inspirations. Il ne
s’agira pas seulement d’aborder cette problématique d’un
point de vue décoratif mais aussi d’envisager une nouvelle
ergonomie du manger abordant différents thèmes comme :
la présentation, la
préhension, l’hygiène, la protection, la conservation, le
coût ...
Présentation :
- 16/12/2008 Phase
1: présentation du projet, des ressources et des
compétences
de chaque
partenaire, au lycée Guillaume TIREL.(16h-18h)
- 06/01/2009 Phase 2
: présentation par les étudiants de l’ENSAAMA, des avants-
projets sommaires
sous forme d’une maquette (échelle 1)
accompagnée, d’ une
planche format A3 qui précisera leurs
intentions sous
forme de croquis, photos, textes...
à l’ENSAAMA
- Sélection des
projets réalisables par un jury d’enseignants du lycée
Guillaume TIREL et de l’ENSAAMA.
- Constitution des
duos composés d’un étudiant du lycée Guillaume TIREL et
d’un étudiant de l’ ENSAAMA.
Poursuite du
projet :
- Les duos
d’étudiants représentant les 17 projets pré-sélectionnés
à l’issue de la phase 2 poursuivront
la finalisation de la
maquette à la production culinaire de Guillaume TIREL de
16 h à18 h les 13- 20- 27/01/09. -
- Présentation le
30/01/2009 : aux Journées Portes Ouvertes de l’ENSAAMA de
la démarche et des réalisations
en cours (esquisses,
maquette et photographies des réalisations).
- Finalisation et
présentation de chaque projet par duo d’étudiants devant
le jury composé de Pierre Gagnaire (à confirmer)
et des enseignants
du lycée Guillaume TIREL et de l’ENSAAMA.
- Exposition des
réalisations sélectionnées au Festival International de
la Photographie) Culinaire. Lycée Guillaume TIREL
((11/2009) :
étape du parcours
gourmand.
Appréciation :
Autonomie,
originalité, imagination, praticité d’usage, traduction
volumique...
Bonnes Fêtes
BILAN D'ETAPE - JUIN 2008
La description de l’action

Un petit groupe de l’atelier
Cette année, l’atelier a fonctionné pendant 3 mois, du 14
janvier au 14 avril 2008. La validation du projet et le
financement de la région nous ont été communiqués en janvier
seulement.
Au premier trimestre de l'année scolaire, nous avons eu
l'opportunité de rencontrer Thierry Marx, Chef doublement étoilé
du Relais et Château de Cordeillan-Bages (http://www.cordeillanbages.com),
lors d'une conférence organisée au lycée par les professeurs de
sciences appliquées, qui a accepté d'intervenir comme conseil
dans notre nouvel atelier culinaire de recherche et
développement lié à l'atelier de photographie culinaire.
Par ailleurs, nous avons appris que le livre CINQ PRODUITS
CINQ CONTINENTS aux Editions de l’Epure, production de
l'atelier publiée en janvier 2007, était primé aux Gourmand
World Cookbooks Awards France 2007 dans la catégorie Best
Cookbook Photography et aux 13th Gourmand World Cookbook
Awards 2007 avec un Special Award . Un autre prix a
récompensé des élèves de l'atelier : le Trophée Avenir
Raymond Vaudard 2007 organisé par l’Académie nationale de
Cuisine. Ces événements ont stimulé la motivation des
élèves. Ainsi au début de l’année, un groupe de 26 étudiants
volontaires, issus des deux classes de 1ère année
BTS, se sont inscrits dans ce projet.
Les points clefs du projet :
Le cadre de l'atelier a été défini avec les élèves
afin de présenter la démarche ainsi que les objectifs. Des duos
se sont constitués, ils ont choisi les produits essentiels pour
leurs recettes (ex. : la patate douce, la figue, le tapioca,
l’aubergine) et ont commencé à réfléchir à leur création en
intégrant l'innovation culinaire. Cette première étape de
questionnement a permis d'orienter la recherche documentaire.
La recherche documentaire a été menée au CDI et sur
Internet. Le fonds a été actualisé pour répondre aux besoins
spécifiques de l'atelier : des revues d'innovation culinaire,
des ouvrages de gastronomie innovante de grands chefs, des
livres sur des produits de base (légumes et fruits) et des
techniques culinaires de pointe.
L’atelier de photographie culinaire :
Isabelle ROZENBAUM, photographe culinaire professionnelle, est
venue présenter son travail et analyser avec les élèves les
différents courants de la photographie culinaire. Elle a guidé
ses interventions vers une vraie lecture de l’image, une
pertinence du regard, un enjeu de la présence face à «l’objet»
photographié. Elle relie la démarche de création culinaire à la
vision photographique de la recette afin que l’ensemble soit
valorisé tant la partie technique que visuelle. Les « cuisiniers-photographes »
abordent la mise en place de leurs recettes sur l’assiette en
vue d’une photographie et non pour la déguster normalement.
Cette notion est primordiale car la mise en situation est
nouvelle. Ils doivent envisager, faire des croquis, imaginer
comment ils peuvent présenter leurs productions en fonction du
choix du cadre et de la lumière du jour. Les outils communs sont
un appareil numérique du lycée et des assiettes sélectionnées et
mises à notre disposition par le Groupe Deshoulières. Les lieux
de prises de vue sont la cuisine et une autre salle attenante.
C’est alors la possibilité pour les cuisiniers de se mettre au
calme, de changer de rôle afin qu’ils puissent se mettre dans la
peau du photographe. Isabelle Rozenbaum leur permet ainsi de
prendre du recul, d’aller à l’essentiel pour valoriser leur
création. Elle leur ouvre l’accès du goût à travers l’image, le
moyen de parler à tous les sens à la simple vue d’une recette
photographiée. Ils analysent ensemble leur travail du jour afin
qu’ils puissent améliorer leurs futures présentations et
sélectionner leurs meilleures images.

Importance de la lumière et de l’angle de vue pour valoriser
l’objet

Prises de vue du produit brut à la réalisation finale

Aubergine et mimolette en millefeuille
Trois réalisations de la même recette, un tâtonnement progressif
de l’idée à l’aboutissement
L'échange avec les scientifiques de l’Espace des Sciences
Pierre Gilles de Gennes :
Les scientifiques ont présenté les propriétés de l'azote aux
élèves de l'atelier et aux élèves intéressés de
post-Baccalauréat. La rencontre s'est déroulée en deux phases :
démonstration de la part des scientifiques et expériences
réalisées par Michel Lagües et Marie-Odile Lafosse-Marin.

Exemple de présentation d’une propriété de l’azote par le
Directeur de l’ESPG
Lors de la deuxième rencontre, les élèves ont pu expérimenter
l’action de l’azote et l’intérêt sur leurs recettes avec la
collaboration des scientifiques, en toute sécurité. Ces
expérimentations ont ouvert un champ d'exploration pour les
réalisations culinaires de l'atelier. Ces rendez vous ont été
photographiés et filmés en vidéo par les élèves guidés par
Isabelle Rozenbaum.

Surgélation rapide d’un cube de chantilly garni de café à l’aide
d’une seringue
Les expérimentations et les réalisations culinaires :
Les élèves réalisent leurs recettes en salle de Technologie
appliquée guidés par leur professeur de production culinaire,
Hervé Lhermet, et accompagnés par l’ensemble de l’équipe -la
documentaliste, Brigitte Daudu, la journaliste, Valérie Péronnet
et la coordonnatrice de l’atelier, Colette Geneste-. Dans chaque
duo de « cuisinier-photographe », les élèves étudient chaque
étape, de l'expérimentation à la photographie en intégrant la
prise de notes. La séance dure entre 2 et 3 heures en fonction
de la complexité des recettes à réaliser. Au regard du résultat
obtenu en cuisine, chaque duo a la possibilité de renouveler
l'expérience. La prise de vue commence dès le début de la
séance : du croquis du plat imaginé, du produit brut, des gestes
professionnels à la mise en valeur du produit.

Extrait chronologique du crumble de patate douce

Rouleau de poireau aux asperges
La rédaction :
Les élèves peuvent alors commencer à rédiger leur fiche
technique, à partir de leur prise de notes et de leur croquis,
qui sera revue et analysée avec le professeur de cuisine.
Deux rencontres avec la journaliste ont été organisées afin
d'aider les élèves à formuler un récit personnel de cette
expérience, leurs motivations, leurs difficultés, leurs
découvertes... Chaque participant a raconté oralement son vécu
lors de l’atelier de photographie culinaire. Puis, à partir de
la prise de note des auditeurs, la journaliste a pointé les
éléments du discours et la perception des élèves pour les guider
vers une écriture sensible. Ensuite chacun devait terminer par
l’écriture individuelle et le communiquer à la journaliste par
mail. Un premier jet a déjà été communiqué et sera finalisé
l’année prochaine.
L’intervention d’un grand chef :
Pour préparer la rencontre avec Thierry Marx, l'ensemble du
groupe a sélectionné quatre plats sur les sept réalisés. Ce sont
les recettes les plus créatives qui ont été sélectionnées par
les élèves.
Lors de cette rencontre, nous avions convié Madame Tseng de la
Maison des trois thés (expert en thé et fournisseur des Chefs
étoilés), Marie-Odile Lafosse-Marin Professeur à l'Espace
Pierre-Gilles de Gènes. Thierry Marx a assisté les élèves dans
la réalisation de leurs recettes et les a conseillés dans tous
les produits et techniques culinaires innovants (l'azote, mis à
notre disposition par l'Espace Scientifique Pierre-Gilles de
Gènes, la sphérification à l’alginate et au chlorure de sodium,
l'agar-agar, l’émulsion à la lécithine...).

Sphérification d’extrait de
violette glace à l’azote liquide
Ensuite le Chef a conduit un entretien avec chaque duo devant
leur production réalisée. Il a fait des critiques sur le choix
des produits et leur utilisation, les alliances effectuées, les
techniques retenues, le dressage de l'assiette. Son analyse
approfondie accompagnée de suggestions a impressionné l’ensemble
du groupe.

Recettes finalisées avec Thierry
Marx

Tomate cerise mondée et
évidée Perlette de tomate au jus de basilic Cube de basilic
gélifié et lié à la farine de tapioca

Sanglage de la glace au
jasmin Dégustation et critique par Mme
Tseng
Sorbet Molly en tartine de pain
d'épices

Moulage de la chantilly
« Friture polaire » Cube de chantilly
« surprise »
  
A la découverte de la
figue Analyse et commentaire
L’analyse
Pour les « cuisiniers-photographes » :
Compte tenu de la durée de l’atelier dans le calendrier, du
planning et des exigences, le groupe a évolué. 70 % des
participants ont pu suivre les expérimentations avec les
scientifiques et l’intervention du Chef étoilé mais seulement la
moitié du groupe a pu finaliser au moins une recette.
Ils ont répondu à un questionnaire court à la fin de l’atelier
juste avant de partir en stage en entreprise.
Les grandes tendances qui se dégagent de la synthèse sont :
-
leurs attentes (question 1) : c’est
d’avoir une certaine liberté pour effectuer des expériences
culinaires et créer de nouveaux plats, tout en ayant des
conseils.
-
Concernant l’importance des activités
réalisées (questions 2 et 3) C’est la création culinaire qui se
place en premier. La réflexion pour la mise en valeur du plat
autour de la photographie vient en second. La rencontre avec la
journaliste pour l’atelier d’écriture se classe en troisième
position. Egalement mentionnés les échanges dans le groupe entre
tous les participants (élèves, professionnels et professeurs) et
les expérimentations réalisées avec les scientifiques de
l’espace des sciences Pierre-Gilles de Gênes. Pour conclure, les
élèves ont retenus la séance d’argumentation de leurs plats
devant Thierry Marx et l’ensemble du groupe.
-
Sur l’intérêt de l’atelier (question 4)
75% des élèves ont considéré que l’atelier est un espace de
création. En deuxième lieu un moment d’échanges et en troisième
place un approfondissement du cours de production culinaire.
C’est également un moment privilégié qui favorise l’auto
évaluation.
-
Sur les difficultés rencontrées (question
5) les élèves ont mentionné la gestion du temps qu’ils ont jugés
trop court et les problèmes de techniques culinaires modernes
liées aux expérimentations.
-
L’apport principal (question 6) de
l’atelier est le plaisir de créer avec la présence attentive du
professeur de production culinaire tout en bénéficiant de
nombreux échanges avec les professionnels extérieurs.
-
Le mode d’intervention des professeurs et
des professionnels (questions 7 et 8) a satisfait les élèves car
ils se sont sentis autonomes pour une grande majorité et parfois
autonome tout en étant guidé.
-
La démarche de l’atelier (question 8) a
été approuvée par l’ensemble des élèves, mais ils souhaitent une
meilleure communication des informations concernant le planning
et plus de temps pour leurs expérimentations.
-
Les élèves souhaitent voir présenter
leurs recherches (questions 10, 11 et 12) sur le site Internet
et dans l’établissement (CDI, self, foyer et restaurant
d’application)
-
Les mots choisis par les élèves pour
qualifier l’atelier sont : instructif, créatif, imaginatif.
Pour les intervenants :
Isabelle Rozenbaum intervient dans l’atelier depuis sa création.
Malgré un agenda très chargé, elle arrive à libérer du temps
pour les élèves de l’atelier développe son ressenti sur son site
(http://www.rozenbaum.com/)
et sur son blog (http://www.oreille-culinaire.fr/).
C’est une expérience qui l’intéresse et qu’elle poursuit chaque
année avec une écoute et un suivi personnalisés très appréciés
par chacun des participants.
A la fin de la présentation des plats, Thierry Marx a proposé de
poursuivre ces rencontres nous montrant qu’il a apprécié cet
échange.
Pour l'équipe pédagogique :
L’équipe enseignante est satisfaite de la qualité du travail
obtenu et des retours positifs des élèves et des intervenants
professionnels. Elle est également sensible au sérieux, à la
rigueur, à la disponibilité, à l’investissement, à l’émulation
et à la créativité des élèves.
Cependant l’équipe déplore comme les élèves un manque de temps
lié aux attentes de financements qui ont retardé le début de
l’expérimentation seulement au mois de janvier.
Pour l’atelier :
La reconnaissance externe par le succès du livre va permettre de
rencontrer de nouveaux professionnels afin de faire évoluer la
démarche et les objectifs. Le caractère innovant de cet atelier
va peut-être permettre d’évoluer vers un statut de projet
expérimental.
Pour l'établissement :
Les
élèves de l’établissement sont très intéressés par les
réalisations, communiquées de façon régulière au CDI, et même
fiers d’être dans un lycée dans lequel sont développés des
projets innovants.
Compte tenu de la spécificité de cet atelier, il peut être
considéré comme un attrait supplémentaire pour le choix de
l’établissement par les futurs élèves.
L’établissement dispose de photographies pour enrichir le site
du lycée et créer tout support de communication nécessaire à la
vie du lycée.
Pour les partenaires financiers :
La reconnaissance nationale et internationale du livre « CINQ
PRODUITS, CINQ CONTINENTS » a généré une communication
importante tout au long de l’année sur différents supports. La
confiance des partenaires accordés par nos partenaires a était
un investissement favorable.
Projets pour l’année scolaire
2008/09
-
continuer la démarche de réflexion
et de création avec les intervenants extérieurs : Isabelle
Rozenbaum, la photographe culinaire, et Valérie Péronnet,
journaliste.
-
poursuivre la recherche
avec l’intervention de chefs de Cuisine renommés représentant
plusieurs courant de pensées et de créations culinaires et la
collaboration avec les scientifiques de l’Espace de Sciences
Pierre Gilles de Gennes.
-
initier un échange entre
les élèves de l’atelier et les élèves de l’Ecole Nationale
Supérieure d’Arts Appliqués d’Olivier de Serres.
-
mettre en ligne le site de
l’atelier actuellement en construction avec la collaboration de
Roger Capolunghi, Chargé de mission de la DATICE, sous
Joomla. Site participatif avec liens RSS avec accès public et
privé. Réflexion initialement menée durant l’année par les
étudiants de 1ère année BTS en cours de marketing.
Déjà une histoire
de l'atelier.....


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