 
PERSONNE-CONTACT/ ANIMATRICE DE L’ACTION :
Nom :
Marescaux Sylvie, Directrice Ecole d’Application - Tél. :
01.45.74.82.51 - :
ce.0753580j@ac-paris.fr
BILAN FINAL (juin 2008)
Bilan action « groupes d’expression écrite au CP »
Points positifs :
-
lien maternelle et élémentaire renforcé, vrai
contenu aux conseils de cycle
-
expression écrite plus facile car groupes
d’élèves à effectif réduit
-
les enseignants de CP ont eu l’opportunité de
prendre en charge les élèves les plus difficulté en remédiation
-
le nombre restreint d’élèves a permis aux
enseignants d’être plus attentifs à la tenue des outils et à la
formation des lettres, au sens de l’écriture (direction)
-
les élèves des groupes pris en charge par les
enseignantes de maternelle sont tous en mesure de produire un
écrit de plusieurs phrases.
Points négatifs :
-
la feuille des mots outils distribuée en début
d’année n’a pas suffisamment évolué. Elle aurait gagné à être
enrichie régulièrement.
-
La périodicité, une semaine sur deux, voire plus
quand les périodes de vacances s’intercalaient, n’est pas
satisfaisante. Manque de régularité. Manque de réinvestissement
sur le temps scolaire.
-
Les groupes d’élèves auraient gagné à être
reconstitués à mi-parcours du processus.
BILAN D'ETAPE - juin 2007
Rappel du descriptif de l’action :
Confrontés aux besoins des élèves dès le CP en matière
d’apprentissage de l’écrit, et dans le cadre d’une liaison
maternelle et élémentaire, trois enseignantes de maternelle se
proposent d’encadrer, avec leurs deux collègues de CP, les
samedis matin travaillés des groupes de besoin d’élèves; un
travail régulier, plus proche du besoin des élèves.
Nombre de séances : 6 séances de janvier à mai 2007
Nombre d’élèves concernés :
61 élèves de deux classes de CP
Nombre de groupes et constitution :
5 groupes élèves. Trois groupes hétérogènes d’une quinzaine
d’élèves sont pris en charge par les enseignantes de maternelle.
Les deux enseignantes de CP prennent en charge chacune 7 élèves
pour lesquels le petit groupe est plus adapté en raison de
difficultés à entrer dans l’écrit.
INDICATEURS RETENUS POUR
LA MAITRISE DE LA LANGUE :
-
amélioration
de la graphie : geste plus sûr, plus fluide
-
être capable
d’assumer une plus grande quantité d’écriture :
Au début de l’action, les élèves produisaient une phrase
courte. En fin d’année, les élèves écrivent un texte de
plusieurs lignes, voire de plusieurs phrases.
-
prêter une
attention conjointe à la forme et au sens :
Une certaine « gymnastique linguistique » s’installe. En
effet, les différentes productions écrites, les interrogations
des élèves, les structures narratives mises en jeu entraînent
une première observation réfléchie de la langue telle que la
terminaison des mots en fonction du genre et du nombre, des jeux
de mots, la recherche de synonymes…
-
capacité à
produire seul un écrit à l’aide des outils de la classe :
Au début de l’action, les élèves interrogeaient souvent
l’enseignante afin de connaître l’orthographe d’un mot.
L’enseignante répondait alors aux sollicitations, elle copiait,
en début de séance, au tableau, des listes de mots que les
élèves réclamaient. Lorsque le travail d’écriture démarrait, les
élèves se trouvaient en situation de relire cette liste afin d’y
trouver le mot qu’ils cherchaient : le lien écrire-lire s’en
trouvait renforcé. Puis, progressivement, les élèves ont
commencé à répondre aux différentes demandes qui émanaient du
groupe : (par exemple : « c’est écrit dans notre cahier, notre
liste de mots-outils...ça commence comme... » En fin d’action,
les demandes des élèves se raréfient ; ils utilisent de manière
autonome :
-
les étiquettes mots
-
les repères de la classe
-
les structures narratives proposées
-
les repères qu’offre le cahier d’écriture lui-même.
INDICATEURS RETENUS DE COMPORTEMENT FACE A L’ECRIT :
-
Ecriture
spontanée :
Les
enseignantes titulaires des classes de CP ont remarqué un désir
(et un plaisir) de leurs élèves à produire spontanément de
l’écrit sur le temps périscolaire (interclasse et étude).
Auparavant, c’était autour d’activités spontanées de dessins que
les enfants se retrouvaient sur ces temps périscolaires. Il y a
la fierté du savoir !
-
autonomie
dans l’écrit communication :
Les élèves se sont appropriés la démarche qui consiste à
aller chercher les termes exacts dans un texte en vue d’écrire
une réponse à une question.
Dans le cadre d’un échange oral, les phrases sont plus
construites et les réponses aux questions plus élaborées.
-
plaisir
d’écrire :
Au démarrage de l’action les élèves commençaient par dessiner
avant d’écrire. En fin d’année, les 4/5 des élèves commencent
par écrire avant d’illustrer.
AUTRES
INDICATEURS :
-
Au niveau des
élèves :
Le procédé mis en œuvre au cours de l’action est repris par
les enseignantes de CP avec l’ensemble de la classe car des
habitudes de travail sont prises par les élèves. La mise en
œuvre d’activités de production d’écrits avec plus de trente
élèves de cours préparatoire s’avère facilitée.
Les élèves qui participaient aux deux groupes à effectif
restreint, et qui rencontraient davantage de difficultés à
entrer dans l’écrit, ont tous produit des écrits. Tous sont
capables d’utiliser les outils de référence.
Renforcement du lien lire / écrire.
-
Au niveau des
enseignants :
Lors des réunions de conception des séances, la notion de
travail en équipe a pris toute sa dimension. Les échanges qui
ont eu lieu sur les stratégies des élèves, les compétences
retenues, les contenus des séances et leur déroulement, ont été
riches d’enseignement pour tous, qu’ils s’agissent des collègues
de maternelle ou de CP. En effet, ces échanges ont permis à
chaque participant de « mettre en mots », pour d’autres, sa
pratique de classe. Un réel dialogue entre pairs s’est établi.
PERSPECTIVE POUR L’ANNEE PROCHAINE :
L’équipe souhaite fortement se réengager dans l’action pour
l’année prochaine. Celle-ci devra commencer à la mi-octobre.
Nous pensons que ce procédé démarré dès le milieu du 1er
trimestre devrait encore améliorer les productions écrites des
élèves.
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