Dans le cadre du
cycle des "mardis de l'expérimentation",
une
séance consacrée à lune question "Apprend-on tout seul ?", et
notamment à partir de l'étude du dispositif "Quinzaine de la
lecture". (janvier 2010) une séance a été
consacrée au dispositif d'évaluation de l'expérimentation;
cela a fait l'objet d'une présentation en deux parties
complémentaires en mp3 ou podcast (branchez vos haut-parleurs
ou vos écouteurs).
du
côté de l'évaluation "externe", conduite par Sylvie Daley,
conseillère pédagogique de la circ. 20A: exposé sur la
méthodologie développée à l'occasion, en s'appuyant sur les
ressources de l'enquête PISA
du
côté de l'évaluation "interne", une présentation du travail
engagé par l'équipe Vitruve
BILAN
D'ETAPE - juin 2009, autour de l'évaluation
d'une école et de son dispositif expérimental
BILAN D'ETAPE - juin
2008 - voir le site de l'école sur
http://www.ecolevitruve.fr
BILAN D'ETAPE - juin
2007
Les
Commissions de Vitruve, livret du Centenaire
Ce document qui a pris la forme d'un livre multiple a été mis en
chantier à partir des Commissions Parents-Enseignants à
l'automne 2005. Le travail d'écriture et de débat s'est
poursuivi durant presque deux ans pour aboutir à cette
réalisation.
Composé de 6 parties, Démocratie, Quartier, Classes
Vertes,Projet, Recherche, Devenir, chacune composée par un
groupe de parents et des enseignants de l'école, il tente de
relater, au mieux, Vitruve au quotidien, Vitruve dans son
histoire, dans ses résultats, dans ses tentatives et ses
difficultés de continuer à faire vivre un projet éducatif
différent au sein même du Service Public. Un communiqué de
presse en pdf.à
télécharger dès maintenant.
BILAN D'ETAPE
-juin 2008
Points à approfondir en 2007-2008 : l’oral, la production
d’écrit et l’évaluation
L’école et l’adaptation d’un PISA pour les 10 ans
L’oral :
Ecrire / ré-écrire
Quelques exemples de bilans 2007-2008
Les
commissions parents enseignants, une évaluation interne
Questionnaire n°1 (entrée en 6ème Toussaint 2007)
Synthèse du questionnaire N°1 de suivi des anciens.
ANNEXES.
Annexe 1 : la fiche de contractualisation.
Annexe 2 : L’oral..
Atelier d’entraide CT/CI, la technique opératoire de la
multiplication et l’utilisation de dictionnaires étymologiques.
Liste
des situations d’entraide menées à Vitruve en 2007-2008.
Journée mesure et démesure, forum des ateliers.
Journée de la démesure
Annexe 3 : l’écriture et la réécriture.
Depuis juillet 2006, dans le cadre proposé par
la mission académique innovation et expérimentation,
l’école Vitruve est engagée dans un projet expérimental qui
valorise la spécificité de l’école :
une organisation collégiale et une pédagogie du projet pour la
réussite de tous.
A l’approche de la fin de cette 2ème
année d’engagement dans le projet expérimental L34, l’équipe
dresse un bilan des actions.
L’équipe a mené une réflexion autour de la
problématique suivante : à travers l’analyse des pratiques
d’oral et d’écriture, en quoi la pédagogie de projet et
l’organisation collégiale concourent-elles à former des enfants
chercheurs, dans un cadre coopératif ?
Par ailleurs, pour garantir le bon fonctionnement
de l’école et la qualité des liaisons institutionnelles, la
coordinatrice a participé au stage de formation des directeurs.
Présentées succinctement dans le tableau
ci-après, les actions pédagogiques sont explicitées par des
descriptifs et des travaux d’enfants joints en annexe.
Le travail de recherche s’est focalisé sur la
maîtrise de la langue, et plus particulièrement cette année sur
la pédagogie de l’oral. Il a permis à l’équipe de poursuivre la
réflexion, à travers des échanges et des analyses de pratiques.
La maîtrise de la langue, la structuration de la
pensée, mais aussi l’éducation sociale et civique sont des
missions prioritaires de l’école. Le socle commun (pilier 1 pour
la maîtrise de la langue et piliers 6 et 7 pour les compétences
sociales et civiques, l’initiative et l’autonomie), précise
non seulement les connaissances à acquérir mais aussi les
capacités à les mettre en œuvre et les attitudes indispensables
tout au long de la vie. La pédagogie de projet, par la
valorisation de toutes les formes d’expression, par le sens
qu’elle donne aux apprentissages et par l’implication et la
responsabilisation des enfants, est une voie privilégiée pour
atteindre ces objectifs de l’Education Nationale.
A Vitruve, l’engagement des enfants dans un
projet de groupe et dans la gestion collective de l’ensemble du
temps scolaire, amène chacun à réfléchir, comprendre, débattre,
s’opposer, s’exprimer, expérimenter, résoudre, choisir,
tâtonner, anticiper, expliciter.
A travers les actions présentées, nous souhaitons
montrer en quoi nos choix éducatifs et les situations de débat,
d’échanges, de recherche, de coopération, de mutualisation
qu’ils induisent, favorisent l’acquisition de compétences dans
le domaine fondamental de la maîtrise de la langue
écrite et orale.
L’analyse de bilans d’enfants et d’une évaluation
PISA adaptée, le travail des commissions parents - enseignants,
visent à évaluer dans quelle mesure une éducation globale
concourt à former des enfants chercheurs, acteurs dans la
construction de leurs savoirs.
|
Demandes
|
Objectifs
visés |
Actions
engagées |
|
L’oral
Argumentation
Conceptualisation
Problématisation
|
Prise de conscience de l’importance de l’oral dans de
nombreuses situations d’apprentissage liées aux projets, à
l’entraide et à la gestion collective de la vie de l’école.
Volonté de valoriser la pédagogie de l’oral en l’analysant
pour mieux la pratiquer et l’évaluer. |
L’équipe de circonscription collecte des enregistrements de
mises en situation de l’oral, les transcrit pour favoriser
et illustration et analyse.
L’équipe Vitruve engage une réflexion afin de mieux cibler
les compétences de l’oral et faire le lien entre les
pratiques et les items évalués dans les bilans enfants.
|
|
La
production d’écrit
Ecriture et réécriture |
Poursuivre le travail déjà engagé avec l’équipe de
circonscription l’année précédente.
|
L’équipe a engagé un travail sur plusieurs axes :
-
répertorier les pratiques de
production d’écrit menées dans les projets,
-
analyser les consignes
d’écriture,
-
définir les outils d’aide à
l’écriture et à la réécriture,
-
définir les modalités de
réécriture et de correction dans un cadre d’entraide. |
|
L’évaluation
Critères et modalités |
Rendre compte des résultats des enfants.
Poursuivre avec les enfants la réflexion sur l’évaluation de
leurs apprentissages.
Prendre conscience de tous les domaines de compétences
travaillés et initiés par la pédagogie de projet.
|
L’équipe Vitruve poursuit le travail d’évaluation à partir :
- des
bilans trimestriels des enfants
- de
la synthèse des questionnaires de la commission Devenir
- du
travail des commissions parents - enseignants
L’équipe de circonscription fait référence à l’évaluation
« PISA adapté » qu’elle a menée
et analyse l’évolution des items de l’oral et de
l’écrit dans tous les bilans. |
Conclusion
Ce bilan a permis à l’équipe d’approfondir
sa réflexion, de poursuivre son questionnement,
sa recherche, clarifier sa pensée dans l’objectif
de la transmettre. La nécessité d’expliciter certaines démarches
nous a imposé des temps d’arrêt pour évaluer le travail mené.
Ce travail a généré la prise de conscience, par
les enfants eux-mêmes, des avancées dans leurs
apprentissages, grâce à la spécificité des bilans qui prennent
en compte leur avis.
Depuis deux ans, les parents, en
collaboration avec les enseignants, participent également à
l’évaluation de l’école, par la réalisation d’un recueil de
livrets décrivant et analysant les répercussions des pratiques
de Vitruve dans différents domaines : la démocratie, les classes
vertes, le quartier, la pédagogie de projet, le devenir des
enfants et la recherche.
L’année prochaine, l’équipe souhaite poursuivre
et approfondir le travail engagé sur l’oral et la production
d’écrit notamment autour des pratiques d’entraides pour former
des enfants écrivains plus autonomes.
Sylvie
Daley, CPC 20A Télégraphe
Vitruve Evaluation 2007-2008
I/ Les termes du contrat :
A la
suite des évaluations déjà conduites les mois et/ou années
précédentes et en appui des constats et préconisations faits,
pour rappel :
¾
Assurer la cohérence des parcours d’apprentissage
à travers la liaison avec l’école maternelle et le collège
¾
Evaluer les attitudes, connaissances et
compétences au regard des programmes et du Socle commun
L’équipe de l’école pourra approfondir cette année plus
particulièrement certains points :
La coopération mise en œuvre à l’école pour
apprendre, apprendre à apprendre, questionner la question, à
travers l’étude des pratiques d’oral et le travail de réécriture
entre pairs.
¾
L’oral : le travail
d’argumentation, de conceptualisation, de problématisation.
¾
La production d’écrit, l’écriture
et la réécriture.
¾
Les critères et modalités de leur évaluation
Septembre 2006, je prends en charge mes fonctions
de CPC dans la 20A.
Une de mes fonctions concerne l’accompagnement
pédagogique de l’école Vitruve dans le cadre du L34, droit à
l’expérimentation, au sujet de
« L’organisation collégiale et la pédagogie de projet, pour la
réussite de tous. »
Rencontre avec l’équipe, fiche de
contractualisation, suivi pédagogique.
Je prends acte de tout le travail mené dans
l’école autour de l’organisation collégiale, de la pédagogie de
projet, questionne, rends des comptes, et
émets l’hypothèse que les choix pédagogiques
adoptés pour construire les apprentissages participent à la
formation d’enfants chercheurs qui développent des aptitudes à
apprendre individuellement et collectivement.
Une fois la présentation du fonctionnement
particulier de l’école effectuée –voir le rapport 2006-2007 en
ligne sur le site de la MAIE-, l’élaboration d’une adaptation
de PISA pour les 10 ans permettait de vérifier s’il existait une
corrélation entre la formation à l’esprit de recherche entre
pairs et la performance aux évaluations.
A partir des 3 enquêtes PISA adressées aux élèves
européens en 2000 ; 2003 et 2006, j’ai construit un
questionnaire-élève concernant 6 domaines : Moi / L’école / Les
mathématiques / Les technologies de l’information/ La lecture/
Apprendre.
Pour les évaluations : culture mathématique,
culture scientifique et compréhension de l’écrit, je me suis
basée sur des exercices proposés sur banqoutils (évaluations CM2
/ 6ème).
42 items, 7 types d’évaluations : associer des
unités de mesure et des grandeurs, résoudre des problèmes à deux
opérations, repérer sens et rapports de fréquence de rotation
dans un train d’engrenages, prélever des informations dans un
croquis de réseau alimentaire, comprendre un texte dans son
ensemble, comprendre un texte en se servant du signe de
ponctuation, comprendre l’organisation logique d’un texte.
Cette adaptation de PISA a été présentée en
réunion de directeurs fin mai 2007 et proposée aux écoles
volontaires dans l’intention de valoriser les pratiques
pédagogiques et d’en mesurer les effets à l’issue de la
scolarité primaire.

5 écoles se sont portées volontaires, 10 classes,
221 élèves. Le protocole d’évaluation fut identique pour tous et
la passation se fit mi-juin 2007. Les dossiers-écoles sont
conservés à la circonscription 20A Télégraphe.
Corrections, traitement des données et des
résultats, reddition des comptes aux écoles au moyen de
diaporamas adaptés à chacune d’entre elles.
A propos de Gambetta et de Vitruve, les résultats
sont très bons. Gambetta adopte une pédagogie classique,
l’équipe est stable, la population connaît un CSP légèrement
supérieur à celle de Vitruve. Il reste à constater les effets
de la pédagogie de projet et de l’organisation collégiale
adoptée à Vitruve, où les élèves développent des pratiques
d’entraides, de tutorat, de coopération pour mener à bien tous
les apprentissages fédérés par les projets des groupes-classes
au service de celui de l’école : les écarts à la moyenne sont
les plus faibles et les résultats sont les meilleurs. La
sérénité supplée l’esprit de compétition, ce que démontrent les
enquêtes PISA qui pointent en particulier le stress français
néfaste aux bonnes performances.
Quant-au rôle des enseignants, je cite le tableau comparatif
suivant qui montre le choix de l’accompagnement pédagogique : un
tutorat attentif, dont l’objectif est le sevrage, la formation
d’enfants chercheurs et autonomes, capables d’apprendre tout au
long de leur vie.
|
 |
 |
3/ Les faits :
Les résultats aux évaluations d’une adaptation de
PISA sont excellents, avec des écarts à la moyenne et une
dispersion les plus faibles. Ce travail a fait l’objet d’un
rapport communiqué aux autorités académiques et sera présenté le
20 janvier 2009 dans le cadre des mardis de l’expérimentation de
la MAIE.
4/Spécificité des pratiques : L’organisation
collégiale et les pratiques d’entraides / La pédagogie de projet
et la coopération ; où les termes de l’évaluation révèlent le
travail
« Comment expliques-tu ton projet de l’année ?
Objectifs, démarches, rencontres, travail, participation,
présentation…. Qu’as-tu appris en le faisant ? »
L’entraînement
(transcription d’un enregistrement CT/CI ; voir en annexe)
Donc c’est pas parce que t’as fait une fois un
bilan sur quelque chose que tu penses avoir acquis, qu’il ne
faut pas continuer à s’entraîner, hein, l’apprentissage, il
n’est pas linéaire, sinon, ça se saurait : on verrait les choses
une fois et puis basta c’est fini. Non, c’est pas comme ça que
ça se passe.
Ce que l’on retient ; ce qui est évalué dans les
bilans :
focale sur l’oral et les pratiques d’écriture / ré-écriture en
regard du projet de l’école (consulter
des exemples de bilans remplis en annexe)
|
CP Décembre 2007 :
-Donner ses idées en argumentant
-Ecouter, ne pas faire répéter
-Demander la parole
-
Raconter l’essentiel d’une discussion |
Avis de l’enfant |
Avis
des enseignants
|
|
CP Avril 2008 :
-Donner ses idées en argumentant |
OUI |
NO N |
Avis de l’enfant |
|
-Ecouter, ne pas faire répéter |
OUI |
NON |
|
-Demander la parole |
OUI |
NON |
|
-
Raconter l’essentiel d’une discussion |
OUI |
NON |
|
Avis de l’enseignant |
|
Attitude et méthodologie CE1 Novembre 2007 :
|
Avis de l’enfant |
Avis de l’adulte |
|
Je sais … |
OUI |
UN PEU |
NON |
OUI |
UN PEU |
NON |
|
Ecouter pour éviter de faire répéter |
|
|
|
|
|
|
|
Travailler avec d’autres (duo, trio, quartet) |
|
|
|
|
|
|
|
Apporter de l’aide aux autres |
|
|
|
|
|
|
|
Demander la parole |
|
|
|
|
|
|
|
Ecouter les idées des autres |
|
|
|
|
|
|
|
Donner mon avis en argumentant |
|
|
|
|
|
|
|
Raconter l’essentiel d’un évènement |
|
|
|
|
|
|
|
Prendre et assumer une responsabilité |
|
|
|
|
|
|
|
Cite
les responsabilités que tu as prises : médiateur,
ludothécaire, coordinateur, contrôleur de vitesse, flux,
café, responsable coopé, photos, tombola… représenter mon
groupe au conseil d’école |
|
|
REMARQUES DE L’ADULTE : |
|
Attitude et méthodologie CE1 Février 2008 : |
Avis de l’enfant |
Avis de l’adulte |
|
Je sais … |
OUI |
UN PEU |
NON |
OUI |
UN PEU |
NON |
|
Ecouter pour éviter de faire répéter |
|
|
|
|
|
|
|
Travailler avec d’autres (duo, trio, quartet) |
|
|
|
|
|
|
|
Apporter de l’aide aux autres |
|
|
|
|
|
|
|
Demander la parole |
|
|
|
|
|
|
|
Ecouter les idées des autres |
|
|
|
|
|
|
|
Donner mon avis en argumentant |
|
|
|
|
|
|
|
Raconter l’essentiel d’un évènement |
|
|
|
|
|
|
|
Prendre et assumer une responsabilité |
|
|
|
|
|
|
|
Cite les responsabilités que tu as prises |
|
|
Qu’est-ce que tu as fait pour le projet |
|
|
REMARQUES DE L’ADULTE : |
|
ATTITUDE CI Octobre 2007 :
Me
corriger, avec plusieurs élèves
Prendre la parole pour argumenter, résumer une situation,
émettre des hypothèses
Aider, expliquer aux autres
Participation à la vie de l’école (responsabilités, conseils
d’école) |
Avis de l’élève |
Avis de l’instit |
|
PROJET
Mon
projet pour la braderie 2007 (ce que j’ai fait, ce que j’ai
appris) |
|
|
|
Avis de l’instit : |
|
|
|
DIRE CI Janvier 2008 :
|
Avis de l’enfant |
Avis de l’instit |
|
Expliquer une histoire, un problème en plainte, un point à
l’ordre du jour du CE |
|
|
|
Ecouter en AG CI et retenir les points d’informations |
|
|
|
Faire
des hypothèses |
|
|
|
Argumenter et justifier son point de vue |
|
|
|
Reformuler une idée, une opinion |
|
|
|
Comparer des idées différentes |
|
|
|
Comprendre le sujet de la discussion |
|
|
|
Exprimer clairement une idée |
|
|
|
TRAVAILLER en petits groupes |
|
|
|
Donner des idées et accepter celles des autres |
|
|
|
S’organiser, trouver une méthode de travail |
|
|
|
Expliquer et s’entraider |
|
|
|
Prendre la parole pour résumer un travail fait |
|
|
|
LES
ATELIERS CIT |
|
|
|
Les
ateliers mesures |
|
|
|
Les
ateliers CIT du vendredi |
|
|
|
DESCRIPTION DE TON PROJET |
|
|
|
CE
QUE J’AI APPRIS DANS LE PROJET |
|
|
|
CT Décembre 2007 : |
Avis de l’enfant |
Avis de l’instit |
|
Travailler avec d’autres (quartets) |
|
|
|
Organiser et présenter un travail |
|
|
|
Ecouter les autres et tenir compte de leur avis |
|
|
|
Proposer de l’aide à d’autres enfants |
|
|
|
Prendre des responsabilités et les mener jusqu’au bout |
|
|
|
Je
sais faire des recherches pour un exposé ; j’ai fait un
exposé sur… |
|
|
|
Argumenter, structurer ses idées, demander de l’aide, faire
des propositions, aller à l’essentiel. |
|
|
|
Ce
que les classes vertes m’ont appris |
|
|
CT Mai 2008 :
Les compétences de ce dernier bilan ont fait
l’objet d’une recherche par les enfants en quartets.
Le résultat de cette recherche a permis d’établir
cette liste des acquisitions qui leur paraît nécessaire d’avoir
en fin de CM2 en terme de savoirs-faire, connaissances,
attitudes.
Ils ont aussi élaboré des questions plus larges
sur leur attitude dans le groupe, leurs relations, le projet.
|
Je suis capable |
Avis de l’enfant |
Avis de l’instit |
|
Prendre des responsabilités et lesquelles (avec ou sans
demande d’adulte) exemples |
|
|
|
Travailler par petits groupes (donner des idées, écouter les
autres, noter….) |
|
|
|
Proposer et participer à des situations d’entraide
(lesquelles) |
|
|
|
Donner des idées pour faire avancer le projet, faire des
remarques, faire des recherches, des rencontres. |
|
|
|
Parler clairement en argumentant mes propos |
|
|
|
Exprimer mes difficultés dans… (précise), demander de l’aide
et m’entraîner |
|
|
|
Savoir en quoi je suis à l’aise (précise) et comment je le
transmets ou pas |
|
|
|
Exposer clairement mon travail et vérifier qu’il est compris
(explique) |
|
|
|
CP Décembre 2007 :
-Donner ses idées pour écrire collectivement un texte
(chanson, phrase du jour …)
-Utiliser les affichages pour écrire seul (journal de la
braderie)
-Savoir écrire des mots phonétiquement corrects (à partir
des sons étudiés). |
Avis de l’enfant |
Avis des enseignants |
CP Avril 2008 :
Ecrire lisiblement
|
OUI-NON
|
Avis de l’enfant
|
Copier rapidement sans erreur
|
OUI-NON
|
Organiser mes idées pour écrire un texte
|
OUI-NON
|
Ecrire sans modèle des mots phonétiquement corrects
|
OUI-NON
|
Comment fais-tu pour te corriger ?
|
|
Avis de l’enseignant :
|
Ecriture CE1 Novembre 2007 :
|
Avis de l’enfant
|
Avis de l’adulte
|
Je sais …
|
OUI
|
UN PEU
|
NON
|
OUI
|
UN PEU
|
NON
|
Copier un texte rapidement et lisiblement
|
|
|
|
|
|
|
Me
relire et corriger les erreurs de copie
|
|
|
|
|
|
|
Utiliser les aides pour écrire (listes, affiches)
|
|
|
|
|
|
|
Ecrire sans erreurs les mots du projet
|
|
|
|
|
|
|
Epeler des mots
|
|
|
|
|
|
|
Ecrire un texte sur la braderie
|
|
|
|
|
|
|
Ecrire et présenter une lettre
|
|
|
|
|
|
|
Taper un petit texte sur l’ordinateur
|
|
|
|
|
|
|
Faire une affiche, un tract
|
|
|
|
|
|
|
Commencer à utiliser le dictionnaire
|
|
|
|
|
|
|
Mettre des majuscules et des points
|
|
|
|
|
|
|
Mettre les S au pluriel au bon endroit
|
|
|
|
|
|
|
REMARQUES DE L’ADULTE :
|
|
Ecriture CE1 Février 2008 : |
Avis de l’enfant |
Avis de l’adulte |
Je sais …
|
OUI |
UN PEU |
NON |
OUI |
UN PEU |
NON |
Copier un texte rapidement et lisiblement
|
|
|
|
|
|
|
Me
relire et corriger les erreurs de copie
|
|
|
|
|
|
|
Utiliser les aides pour écrire (listes, affiches)
|
|
|
|
|
|
|
Ecrire sans erreurs les mots du projet
|
|
|
|
|
|
|
Epeler des mots
|
|
|
|
|
|
|
Ecrire un texte sur la braderie
|
|
|
|
|
|
|
Ecrire et présenter une lettre
|
|
|
|
|
|
|
Taper un petit texte sur l’ordinateur
|
|
|
|
|
|
|
Faire une affiche, un tract
|
|
|
|
|
|
|
Commencer à utiliser le dictionnaire
|
|
|
|
|
|
|
Mettre des majuscules et des points
|
|
|
|
|
|
|
Mettre les S au pluriel au bon endroit
|
|
|
|
|
|
|
|
REMARQUES DE L’ADULTE : |
ECRIRE CI Janvier 2008 :
|
Avis de l’enfant |
Avis de l’instit |
Copier plus vite, se corriger seul et à plusieurs
|
|
|
Prendre des notes en copie
|
|
|
Avoir un cahier de projet lisible et complet
|
|
|
Rédiger un texte lisible et compréhensible
|
|
|
Ne
pas oublier majuscules et points
|
|
|
Faire attention aux terminaisons des mots, aux lettres
doubles, aux liaisons
|
|
|
Utiliser le dictionnaire, le lutin
|
|
|
Ci Métamorphoses 2007 2008 APOLLON et DAPHNE
« Ecrire réécrire argumenter discuter »
|
|
J’ai compris et je sais faire |
Je sais faire avec de l’aide |
C’est encore difficile |
|
Ecrire un premier brouillon
Utiliser un brouillon d’écrivain
En duos, donner des idées, proposer des
débuts de phrases
Ecrire un texte lisible et compréhensible
Trouver des idées par lectures croisées et
réécrire |
|
|
|
|
Réécrire
Utiliser les marges
Discuter, proposer en duos
Eviter les répétitions
Relier des idées, des phrases
|
|
|
|
|
Corriger les erreurs d’orthographe
Utiliser des aides, des outils
Argumenter, vérifier en correction croisées
Connaître des techniques de correction
|
|
|
|
|
CT Décembre 2007 :
|
Avis de l’enfant |
Avis de l’adulte |
|
Soigner l’écriture, la présentation |
|
|
|
Copier sans erreur |
|
|
|
Utiliser un vocabulaire varié |
|
|
|
Produire une certaine quantité |
|
|
|
S’interroger sur les mots, leur orthographe,
leurs accords, utiliser des outils de correction, utiliser
le traitement de texte |
|
|
CT Mai 2008 :
Les compétences de ce dernier bilan ont fait
l’objet d’une recherche par les enfants en quartets.
Le résultat de cette recherche a permis d’établir
cette liste des acquisitions qui leur paraît nécessaire d’avoir
en fin de CM2 en terme de savoirs-faire, connaissances,
attitudes.
Ils ont aussi élaboré des questions plus larges
sur leur attitude dans le groupe, leurs relations, le projet.
|
Je suis capable |
Avis de l’enfant |
Avis de l’instit |
|
Travailler par petits groupes (donner des
idées, écouter les autres, noter….) |
|
|
|
Proposer et participer à des situations
d’entraide (lesquelles) |
|
|
|
Donner des idées pour faire avancer le
projet, faire des remarques, faire des recherches, des
rencontres. |
|
|
|
Exposer clairement mon travail et vérifier
qu’il est compris (explique) |
|
|
|
Préparer une dictée (comment) |
|
|
|
Trouver différents moyens de correction d’un
texte |
|
|
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Ecrire différentes sortes de textes
(précise) |
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Utiliser mon carnet de lecture (quelle
utilité) |
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La prise en compte des termes
de la contractualisation dans les bilans de travail est
effective. Les élèves apprennent et mènent régulièrement une
pratique réflexive sur leurs apprentissages ; ils donnent leur
avis sur ce qu’ils ont appris, sur ce qu’ils pensent avoir
appris, compris, sur l’analyse de leurs attitudes, compétences
et capacités.
Le travail accompli et évalué
dans chaque niveau de classe tant à l’oral qu’à l’écrit est une
illustration de l’efficacité de la pédagogie adoptée à l’école
Vitruve où l’organisation collégiale et la pédagogie de projet
concourent à la réussite de tous. Cette réussite de tous est
quant-à elle révélée par l’excellence des résultats à
l’adaptation de PISA. D’autres formes d’évaluation pourraient
être envisagées à l’avenir : il serait intéressant de continuer
l’ouverture vers des évaluations de type international comme
PIRLS et aussi de s’attacher à évaluer les pratiques collectives
par l’intermédiaire de rallyes-mathématiques. A suivre…
Sylvie Daley, CPC20A Télégraphe
  


Depuis octobre 2005, parents et enseignants ont
entrepris un travail d’auto évaluation interne en menant une
réflexion et une recherche dans plusieurs thématiques concernant
la communauté éducative Vitruve. Ainsi se sont formées 6
commissions de parents avec un enseignant référent :
- Devenir (Que deviennent les enfants ?)
- Quartier
(Vitruve, une école dans son quartier)
- Recherche
(La contribution de Vitruve à la recherche éducative)
- Classes vertes
(Que produisent les classes vertes ?)
- Projet
(Comment apprend-t-on à Vitruve ?)
- Démocratie
(Comment vit-on et apprend-t-on ensemble à
Vitruve ?)
Il a été décidé de communiquer les recherches de
toutes les commissions en éditant des livrets. En mai 2008, ce
travail est dans sa phase finale de relecture avant impression.
Dans l’évaluation de Vitruve, la commission
DEVENIR a souhaité organiser des suivis générationnels. La
première cohorte a concerné les enfants de CM2 en 2006-2007.
Travail
de la Commission parents enseignants « DEVENIR, suivi des
anciens »
Génération CT 2006 2007
_________________________________________________________
« Bonjour,
Tu trouveras ci-dessous le premier questionnaire du suivi des
anciens CT 2006 2007.
Tu peux prendre le temps de le lire et d'y réfléchir avant de
commencer à écrire.
Tu peux aussi le lire et en discuter avec tes parents.
Le document était à renvoyer rempli pour le jeudi 8 novembre
2007.
Essaie de nous renvoyer le tout pour le VENDREDI 21 DECEMBRE
2007.
DERNIER DELAI...
LE DOCUMENT EST A REMETTRE A L'ECOLE (POUR FREDERIC).
Merci d'avance.
Pour l'équipe VITRUVE
Frédéric »
PS : Le questionnaire est à remplir et à renvoyer
à l'école.
SI tu as besoin de plus de place, écris sur une
feuille blanche en notant le numéro de la ou des question(s)
correspondante(s).
______________________________________________________________________
Ton NOM, prénom :
[
]
Ton
collège (adresse complète SVP) :
[
]
classe: [ ]
Le NOM de ton prof principal :
[
]
__________________________________________________________
1/ Qu’est-ce qui change entre Vitruve et le collège ?
(Dans : le travail, la façon de travailler et
d’apprendre, seul ou à plusieurs ; les relations avec les
adultes ; les relations entre élèves ; la place et l’importance
de la parole des enfants ; la place et l’importance de la parole
des profs ; la cantine, les couloirs et les escaliers ; la cour
pendant les récréations)
2/ Qu’est-ce que tu as appris à Vitruve qui, à ton avis,
a rendu plus facile ton entrée, ton adaptation et ton travail au
collège ?
3/ Qu’est-ce qui t’as semblé, et te semble encore
difficile, depuis la rentrée au collège ?
4/ En ce début d’année, qu’est-ce que tu regrettes de
Vitruve ?
(Dans la façon de vivre ensemble et d’apprendre)
5/ Revois-tu encore des anciens CT ?
(Un peu, beaucoup, souvent… ; pour le travail,
pour des fêtes, par amitié ; peut-on savoir qui ?)
Au total
nous avons 41 réponses d'enquêtes, soit 89% de taux de réponse.
Sur les 41 réponses, 23 enfants sont à Matisse, 3 à St Blaise, 1
à Lucie Faure, 1 à Doisneau. Les autres sont dispersés dans
d'autres arrondissements et en banlieue.
Question 1 : Qu'est ce qui change entre
Vitruve et le collège ?
4 types
de réponse :
a-relations adultes/enfants
b-relations enfants/enfants
c-méthodes d'apprentissage
d-vie à l'école
a-relations adultes/enfants : 45 items, le plus
souvent : pas de place pour la parole des enfants, manque
d'écoute et de respect de la part des adultes (qui "croient que
les enfants sont des imbéciles" !), passage du tutoiement au
vouvoiement (y compris des adultes vers les enfants), autorité,
pas d'humour, plus stressant ("ils sont plus stricts, ils
veulent qu'on les vouvoie ; la CPE nous vouvoie, moi j'aime
pas", "il faut se lever lorsqu'ils entrent dans la classe
jusqu'à ce qu'ils nous disent de nous asseoir, ils parlent d'un
air supérieur"), injustice et manque de partage des
responsabilités et points de vue ("les profs imposent leur
punition"), moindre disponibilité des profs, les profs sont
sévères, il faut obéir.
b-relations enfants/enfants : 10 items, le plus
souvent : moins de solidarité, bousculades, manière dont les
enfants se parlent, bagarres, "entre les élèves ça se passe bien
mais il y a moins de relations entre nous" "en général avec tous
ces changements l'esprit est beaucoup plus individualiste, il
n'y a pas d'entraide"
c-méthodes d'apprentissage : 24 items, le plus
souvent : "on n'a pas le temps de comprendre ce qu'ils nous
apprennent", ils expliquent moins bien, pas de projet entre
profs, on travaille moins en groupe, on est noté, on travaille
seul, les profs sont moins motivés, il faut apprendre par cœur,
beaucoup de devoirs, punitions, changement de profs toutes les
heures, "on passe plus de temps à travailler alors qu'à Vitruve
on passe plus de temps à communiquer", "il y a des tonnes de
travail", "il n'y a plus de travail de groupe, pas de place à
l'initiative [...] il n'y a pas de projet commun à toute la
classe, il n'y a pas de projet du tout, il y a beaucoup de
devoirs, pas toujours expliqués très clairement"
d-vie à l'école : 29 items, le plus souvent :
couloirs et escaliers (et cantine) bruyants, les surveillants
font tout, les responsabilités ne sont pas partagées, pas de
flux, pas de médiateur, on change toujours de classe, il faut
toujours monter et descendre, "des fois on n'a pas le temps
d'aller en cours et on est en retard. J'ai jamais assez de temps
entre chaque cours", la discipline, le bazar, moins de récré,
peu de place pour jouer dans la cour, la violence [===> plus de
discipline et plus de violence...], "il y a un principal et une
principale adjointe, on ne les voit jamais", "il y a beaucoup
moins de fêtes"... mais : "quand on se blesse on s'occupe mieux
de nous", la cantine est plus libre, les bonbons sont autorisés,
Question
2 : Qu'as-tu appris à Vitruve ?
4 types
de réponses :
a-expression orale et prise de note
b-Respect/confiance
c-autonomie
d-travail en groupe/contact
a-expression orale : 18 items parler aux adultes,
s'exprimer correctement, facilement, régler les problèmes avec
la parole , "grâce au système de plaintes de Vitruve quand je me
suis faite agresser à la sortie du collège je n'ai pas eu peur
d'en parler tout de suite à un adulte [...] J'ai appris à ne pas
laisser passer des choses qui ne sont pas acceptables"
b-Respect/confiance : 5 items
c-autonomie : 11 items
d-travail en groupe/contact : 8 items
Pour résumer..."on est plus mûrs comparé à ceux qui viennent des
autres écoles"
"tout ce que j'ai appris à Vitruve me sert tout le temps"
Question 3 :
Qu’est-ce qui t’as
semblé, et te semble encore difficile, depuis la rentrée au
collège ?
On pourrait comptabiliser ceux qui signalent ne pas avoir
rencontré de difficulté
Ce
travail n’a pas encore été fait.
3 types de réponse :
a-devoirs et méthodes d'apprentissage
b-vie au collège
c-matières et techniques
a-devoirs et méthodes d'apprentissage : 28 items, le plus
souvent : "beaucoup trop" de devoirs ("trois fois plus sans
exagérer") cité 16 fois ("J'ai pas été habituée aux devoirs et
cela me semble trop. Je n'ai pas appris à Vitruve de méthode qui
m'aide à les faire"), contrôles, écrire vite sans faute, le
manque de temps pour comprendre, avoir deux heures de cours à la
suite, on a moins de temps pour soi (devoirs), programme chargé
b-vie au collège : 11 items, le plus souvent :violence,
les adultes ne cherchent pas à nous connaître, il faut se
dépêcher, on se perd, on connaît mal la répartition des rôles,
l'emploi du temps est lourd (et les cartables aussi !), "il faut
se lever à 6h30 le jeudi !"
c-matières et techniques : à compléter (je n’avais pas
pris en compte ce domaine au début mais ça serait mieux de le
faire)
Question 4. :
En ce
début d’année, qu’est-ce que tu regrettes de Vitruve ?
Attention
: cette question a été comprise de deux manières différentes :
qu'est ce qui te manque et qu'est ce que tu aurais préféré ne
pas vivre à Vitruve
a-Les fêtes, les spectacles, les classes vertes
b-la méthode d'apprentissage
c-la vie à l'école
a-Les fêtes, les spectacles, les classes vertes :
18 items
b-la méthode d'apprentissage : 16 items, le plus
souvent : "apprentissage en travaillant", travail en projets
(notamment le projet de braderie), travail en classe plutôt qu'à
la maison, travail en groupe, instit, "je regrette certains
professeurs qui nous apprennent les choses avec plus de plaisir
et de joie ; le rapport avec les professeurs est ce que je
regrette le plus")
c-la vie à l'école : 24 items, le plus souvent :
vie de groupe (5), vivre ensemble, respect mutuel (2),
solidarité (2), relations parents/profs, façon de régler les
conflits, relations élèves/profs (4), responsabilités, entraide,
coordination "ça me manque les conseils de classe les plaintes
etc"
"Je voudrais remercier du fond du cœur tous les adultes de
Vitruve pour tous leurs services et l'éducation qu'ils m'ont
offerte mais surtout pour toutes ces supers années"
action 2008:
mesure et démesure à Vitruve

Mesurer
le temps, l’espace, les liquides, les masses…
Expérimenter des instruments de mesure
Comparer, interpréter
des résultats
Conclure, transmettre
les savoirs
L’école Vitruve, école publique de secteur située dans le
quartier de la Réunion dans le 20ème, accueille 230
enfants du CP au CM2 répartis dans 9 classes. Dix enseignants
portent collectivement l’action de l’équipe. L’école Vitruve a
souhaité engager, au sein du dispositif académique, une
initiative d’expérimentation et innovation dans deux domaines
d’action : l’organisation collégiale de l’école et la pédagogie
de projet sur toute l’école
Parmi les constats du projet d’école, il est noté une dispersion
des résultats sur certains items de l’évaluation nationale CE2
et des bilans école notamment en géométrie, mesures, repères
espace temps. L’équipe a la volonté d’engager la réflexion sur
la mesure et de développer les activités de manipulation.
La mise en place des ateliers « mesure » est une des réponses
apportées à ce constat.
Chaque semaine, 1h d’atelier « mesures » en cycle III
Descriptif de la mise en œuvre de ces ateliers
Enfants concernés :
6 ateliers, groupes mixtes CE2, CM1, CM2
6x24 enfants
Adultes concernés :
6 enseignants, 5 de cycle III et 1 de cycle II sur temps de PVP
(professeur ville de Paris)
Il est important de noter que la souplesse et la capacité
d’adaptation de l’organisation adulte permettent de maintenir
ces ateliers même si le PVP est absent. Cette organisation
concerne 6 groupes de l’école, 5 de cycle III en atelier et 1 de
cycle II.
Fréquence :
tous les jeudis à 15h, pendant un trimestre
Lieux :
dans toute l’école, dedans, dehors et hors de l’école
Traces écrites :
travail sur le cahier de recherche et le cahier de brouillon
Moyens matériels
Matériel prêté par la circonscription suite à une animation
pédagogique « science et littérature »
Matériel école
Récupération
Matériel fabriqué par les enfants
Contenus des 6 ateliers
|
Mesures de masses |
Mesures d’un espace, la cour |
Météo |
|
Comparer, ranger des objets du point de vue de la masse
Utiliser différents instruments de mesure de masse,
familiarisation, appropriation du matériel
Construction de balances |
Utilisation, inventaire de différents instruments de mesure,
comparaison des mesures trouvées, fiabilité
Dessins à l’échelle
m, m2, m3, |
Utilisation d’instruments de mesures, thermomètre,
hygromètre
Lecture et interprétation de graphiques
Etude de documents sur les phénomènes météorologiques puis
expérimentation |
|
Mesures de liquides |
Mesures de longueur |
Mesures du temps |
|
Des liquides (lait, eau, vinaigre…), des récipients
(cuvette, verre, casserole…) des instruments de mesure
(verre gradué, balance)
Comparer des quantités, quelles unités
Expérimenter et conclure |
Inventer des outils de mesure
Mesurer de très grandes longueurs (passage Josseaume
Utiliser les unités de longueur
La suite de Fibonacci, les mesures du Moyen Age
Construction canne à mesurer (paume, palme, empan, pied,
coudée) |
Fabriquer un instrument de mesure sur le modèle du sablier
avec utilisation de l’eau (clepsydre)
Fabrication, expérimentation, analyse des problèmes,
modification
Etalonnage des clepsydres, construction d’une graduation en
secondes et minutes |
Évaluation
Journée de la démesure, forum des ateliers ouvert à tous les
groupes du CP au CM2
Bilans trimestriels
Réinvestissements dans les projets : construction de décors,
d’une cabane, d’un château fort en morceaux de sucre,
chronologie et frise historique, cuisine et proportions en
classes vertes
BILAN D'ETAPE- juin 2007

En
juillet 2006, après accord des autorités de l’Académie de Paris,
l’école Vitruve s’est engagée dans un projet expérimental et
innovant au titre de l’article L34 de la Loi d’orientation pour
l’avenir de l’Ecole du 23 avril 2005 qui institue un droit à
expérimentation des établissements scolaires.
La
reconnaissance institutionnelle de l’intérêt du fonctionnement
particulier et de la pertinence du projet pédagogique de l’école
intervient après 45 années d’expérimentation éducative au sein
de l’Education Nationale. C’est en effet en 1962, sous
l’impulsion de Robert GLOTON, Inspecteur de l’Education
Nationale, qu’a été initié le Groupement Expérimental des Ecoles
du XXème destiné à faire échec à l’échec scolaire.
Par son attachement aux principes et aux idées originelles, par
l’ancrage dans une réalité quotidienne et une longévité qui
l’inscrit dans la durée, l’école Vitruve est l’héritière directe
de cette aventure. Car si à l’orée des années 1970, se posa la
question de l’avenir du Groupement Expérimental des écoles du XXème,
certains décidèrent de continuer malgré tout, de
«
poursuivre quoiqu’il arrive le projet (…) et trouver des relais.
Ce fut justement ce que choisit l’école Vitruve, pour la
satisfaction profonde des enseignants, des enfants et des
parents, en demeurant une référence vivante de cette grande
expérience qui fit date. » Odette BASSIS, Présidente du GFEN.
La
structure du document, qui forme compte-rendu d’activité, se
réfère directement à l’arborescence évaluative proposée lors de
la réunion de cadrage du 29 novembre 2006 par la Coordination de
la Mission Académique Innovation et Expérimentation. Ce document
inclut des analyses, des exemples et des descriptifs de
pratiques qui, s’ils prennent appuis sur les travaux
expérimentaux mis en œuvre au cours de l’année scolaire 2006
2007, s’inscrivent en référence, dans l’existant et les réalités
de près d’un demi siècle « d’expérienciation » éducative au
service de la réussite pour tous.
Enfin, la
rédaction de ce document aura été le fruit d’un travail
collectif. Il aura sollicité et associé l’équipe des enseignants
de l’école Vitruve et l’équipe de la Circonscription 20A
« Télégraphe » chargée du suivi et de l’accompagnement du
projet expérimental. Un parti pris éditorial nous aura conduit à
valoriser la place et l’importance d’annexes, souvent plongées,
dans un objectif argumentatif et illustratif, au cœur même du
compte-rendu. Dans un souci de clarté minimum et afin de ne pas
couper le fil de l’argumentaire, les annexes les plus
conséquentes ont été répertoriées à la fin du document.
Dans cette partie nous
reprendrons, tout en les référençant, des descriptifs généraux
du fonctionnement organisationnel et pédagogique de l’école
Vitruve. Pour cela, nous nous appuierons sur les écrits de
présentation du projet d’école expérimental, du projet d’école
2006 2009 et une commande d’écriture destinée au Guide Annuaire
des Ecoles Différentes édition 2007 2008.
L’école
Vitruve est une école publique de secteur située dans le
quartier de la Réunion, dans le 20ème arrondissement.
Elle s’inscrit dans la continuité du Groupement Expérimental des
écoles du 20ème initié en 1962 par Robert GLOTON,
Inspecteur de l’Education Nationale, pour combattre l’échec
scolaire.
L’école
Vitruve s’attache à promouvoir, dans le cadre d’une organisation
collégiale, une éducation globale visant à la promotion
collective au service de la réussite pour tous, à l’émancipation
et à l’acquisition d’un socle de savoirs indispensables pour
chaque enfant.
Elle
inscrit son action dans un cadre de coopération mutuelle,
d’ouverture vers la communauté scolaire, d’éducation par la
citoyenneté et par la responsabilité en s’appuyant sur des
situations éducatives liées à la pédagogie du projet.
L’école
accueille 232 enfants du CP au CM2, très majoritairement issus
du quartier Père Lachaise Réunion. Ils sont répartis en 9
classes. Les enseignants sont au nombre de 10 qui portent
collectivement l’action de l’équipe.
Une
répartition des tâches s’opère sur l’équipe sur des champs
d’intervention qui impliquent l’action de l’école : les rapports
avec les autorités institutionnelles (Mairie de Paris, Mairie du
20ème et Education Nationale), l’organisation des
classes vertes, l’information (réunions d’informations pour les
futurs parents, intervention de l’équipe lors de colloques), la
formation (accueil de stagiaires IUFM et T1 en 2006, conventions
de formation), l’ouverture de l’école sur son quartier
(participation au Conseil de Quartier Père Lachaise Réunion,
convention d’actions avec le Centre Social du quartier Réunion),
les partenaires institutionnels (UNICEF, réseau des écoles
associées UNESCO), les relations avec les mouvements
pédagogiques (ICEM, CEMEA, CRAP).
C’est
dans ce cadre, que l’école Vitruve a souhaité engager, au sein
du dispositif académique, une initiative d’expérimentation et
d’innovation pédagogique dans deux domaines d’actions :
l’organisation collégiale de l’école et la pédagogie du projet
sur l’école.
L’équipe
Vitruve est constituée de 10 enseignants pour 9 classes
administratives. L’équipe, au cours de l’année scolaire,
travaille pour élaborer, décider et mettre en action le projet
de l’école dans le cadre de réunions hebdomadaires.
La
direction de l’école ou coordination, est assurée par un
enseignant de l’équipe qui occupe cette fonction pendant une
année scolaire. Il est nécessaire que le coordinateur ait été
préalablement formé dans l’école. Il est souhaitable qu’il ait
assuré un minimum de 5 ans dans les classes.
L’organisation collégiale repose sur un principe de répartition
des tâches au sein de l’équipe. Cependant, la fonction de
coordinateur comporte des responsabilités d’animations
pédagogiques, des responsabilités administratives auprès des
autorités référentes, ainsi que des responsabilités
particulières dans le domaine des relations avec les partenaires
institutionnels de l’école et notamment des parents d’élèves.
Par ailleurs, la fonction impose un regard global sur l’école et
une implication dans la pratique pédagogique de la classe, dont
le coordinateur est issu et où, l’année suivante, il retourne.
L’organisation collégiale est l’outil de travail mis en œuvre
par l’équipe au service du projet d’école. Elle participe à la
l’auto formation et à la formation continue des enseignants en
contribuant à une modification du rapport au métier et à
l’école, pour une action pédagogique valorisée au service de la
réussite des élèves. Elle favorise la mise en action et le suivi
de projets personnalisés de réussite éducative. Elle contribue à
diversifier les modes d’actions éducatives et sociales dans un
cadre élargi à l’environnement proche et étendu à la communauté
scolaire. Elle élargit l’horizon éducatif en instituant l’école
comme cadre de référence et lieu d’action et non plus seulement
la classe et le niveau d’âge.
L’école
Vitruve inscrit son action dans le cadre de la pédagogie du
projet dont le but est à la fois la transmission, la
formalisation des savoirs définis par les programmes et les
instructions officielles et la construction de démarches
d’apprentissages transférables.
Cette
démarche globale s’appuie sur un principe éducatif selon lequel
l’être humain se développe et produit ses connaissances à
travers des expériences collectives et sociales. Elle constitue
pour les enfants une motivation à apprendre par l’engagement
dans l’action et offre la possibilité d’avoir une prise sur leur
propre vie à l’école.
Les
projets mis en œuvre à l’école Vitruve visent à diversifier les
situations d’apprentissages et à répondre à la problématique
d’une vision éducative globale au service de la réussite de
tous.
La
pédagogie du projet est la démarche de travail sur lequel les
enseignants s’appuient pour mettre en œuvre les programmes
d’apprentissages en cohérence avec le projet d’école. Elle
participe de l’acquisition des savoirs indispensables dans une
problématique constante d’évaluation collective et individuelle.
Elle est un puissant vecteur de construction d’une éducation
citoyenne basée sur la responsabilité et l’autonomie.
Elle
participe à la production de démarches et de stratégies
d’apprentissages dont la maîtrise facilite l’acquisition des
savoirs de base. Elle contribue à la formation de l’esprit
scientifique par l’élaboration de démarches de recherche,
l’émission, la formulation et la vérification d’hypothèses. Elle
favorise la confrontation à des situations de tâtonnement
expérimental.
_______________________________________________________________________
«Projet d’école 2006 2009 / Extraits »
L’école
Vitruve inscrit son action éducative dans la continuité du
Groupement Expérimental des écoles du 20ème initié en
1962 par Robert GLOTON, Inspecteur de l’Education Nationale,
pour combattre l’échec scolaire. Elle se reconnaît dans une
filiation historique des mouvements pédagogiques liés à l’Ecole
Nouvelle et plus particulièrement attachés aux principes
d’éducation globale ou intégrale.
L'équipe
éducative s’attache à reconnaître l'enfant dans sa globalité,
tel qu'il est et tel qu'il peut devenir, comme point de départ
d'une évolution qui se veut formatrice et émancipatrice.
L'optimisme pédagogique, la réflexion et l’action collective, la
volonté de chercher et d’inventer sont à la base de notre
réflexion et de notre action.
L’école
Vitruve s’attache donc à promouvoir, dans le cadre d’une
organisation collégiale, une éducation globale visant à la
promotion collective au service de la réussite pour tous, à
l’émancipation et à l’acquisition d’un socle de savoirs
indispensables pour chaque enfant.
Elle
place son action dans un cadre de coopération mutuelle,
d’éducation par la citoyenneté et par la responsabilité en
s’appuyant sur des situations éducatives liées à la pédagogie du
projet.
L'école
est un lieu social partagé par les enseignants, les parents et
les enfants. C'est une communauté éducative où chacun doit
pouvoir être acteur. Travailler en réelle coopération avec les
familles et mettre en œuvre des situations d’ouverture vers la
communauté scolaire font parties des priorités éducatives de
l’équipe.
L’école
Vitruve inscrit son projet d’école dans le cadre des axes
académiques en s’appuyant sur des constats liés au contexte
social, géographique, scolaire de l’école.
-
Pas d’école
maternelle, multiplicité des écoles maternelles de provenance
(Pyrénées, Réunion, Fontarabie) : nécessité d’une liaison
renforcée et d’actions concertées.
-
Décalage entre les
évaluations CE2 et 6ème : nécessité d’une
redéfinition d’une politique de cycle, notamment cycle III,
cohérente (outils communs, harmonisation, amélioration des
dispositifs de coopération mutuelle, renforcement de la
liaison élémentaire collège).
-
Dispersion des
résultats en lecture en évaluation CE1 et CE2 définissant,
malgré une cohérence globale, une relative hétérogénéité des
niveaux : renforcement de la liaison RASED, poursuite des
projets de travail en petits groupes visant à la réussite
éducative (mission d’études classes vertes, projets
spécifiques).
-
Résultats dispersés
sur certains items de l’évaluation CE2 (géométrie, mesures,
repères espaces temps) : Mise en place de groupes d’aide, de
soutien, mise en place d’ateliers de tutorat et d’entraide
mutuel.
-
Demande d’information
et de participation des parents à la vie de l’école :
poursuite des actions d’ouverture vers la communauté
scolaire ; mise en œuvre du règlement intérieur.
-
Nécessité d’associer
les enfants à la vie scolaire, de construire des références
démocratiques, de développer les pratiques citoyennes :
poursuite de la politique de départ généralisé en classes
vertes, renforcement des structures de cogestion éducatives
(conseil d’école) et de régulation de conflits.
-
Nécessité d’une
cohérence dans les pratiques TICE et les procédures
d’utilisation adulte du matériel informatique,
sous-utilisation horaire de la salle informatique : mise en
place de procédures sur l’école, actions de formation
continue.
-
Nécessité d’une
réflexion collective professionnelle alimentée par les
expériences d’autres équipes en recherche dans le cadre de l’auto-formation
de l’équipe : maintien et renforcement des liens avec les
mouvements pédagogiques et les équipes en recherche
(participation, rencontres).
1/ Favoriser la continuité des parcours
et la réussite pour tous
Renforcer la liaison maternelle élémentaire
Mise
en place de réunions d’informations destinées aux parents des
écoles maternelles.
Mise
en place d’une visite annuelle de l’école destinée aux GS
sectorisés à l’école Vitruve.
Demande de l’équipe pour participer aux constructions d’outils
d’évaluation GS (Maternelle Réunion).
Invitation aux maternelles pour assister aux évènements de
l’école (spectacles).
Renforcer la politique des cycles
Mise
en place d’un livret de compétences sur la totalité du cycle III.
Elaboration des bilans trimestriels.
Elaboration d’outils communs (guide de correction de production
d’écrits, guide de présentation commun du cahier de travail en
projet).
Principe de non spécialisation (prise en charge par plusieurs
enseignants d’un même groupe d’enfants, organisation d’ateliers
de travail sur l’ensemble du cycle, prise en charge d’enfants de
fin de cycle III en tutorat adulte).
Utilisation des temps de PVP (Mise en place de groupes de
travaux, de projets, d’aide ou de soutien).
Mise
en place d’un temps de réunions de cycle et d’équipe
hebdomadaires.
Une
valorisation de l’enseignement de la littérature (ateliers
communs de lecture « littéraire », construction de cadres
communs de pratiques oRL).
Mise
en place d’une politique d’harmonisation et de programmation de
l’Histoire (projets de travail, programmation de cycles de
conférences thématiques).
Poursuite d’une politique de cycle et limitation
du nombre de redoublements.
Pour une éducation visant à la
promotion collective par la coopération mutuelle
Mise en place de conférences d’enfants sur des
thématiques historiques et géographiques.
Mise en place d’ateliers d’apprentissage mutuel
sur le cycle 3 en fonction de besoins spécifiques.
Poursuite des ateliers d’entraides mutuelles entre CP et CIT
(cycle III) (tutorat d’entraide et d’accompagnement du début de
l’année scolaire, aides à l’écriture, aides à la lecture).
Production et utilisation d’outils de travaux coopératifs
(fiches ICEM) en lecture et en mathématiques dans le cadre
d’ateliers mutuels d’apprentissages.
Intégration des PVP dans le travail en cycles (participation aux
projets, départ du PVP Sport en classes vertes depuis 4 années,
participation régulière aux réunions d’équipe).
Renforcer la liaison élémentaire collège
Participation aux conseils de classe 6ème dans le
cadre du suivi éducatif des enfants en collège.
Analyse en réunion d’équipe et de cycle des évaluations 6ème
et mise en place d’éléments de soutien sur les cycles.
Mise
en place d’éléments de suivi individualisé (B2i, bilan de
compétences de fin de cycle 3, Bilan A1 LVE, FPS).
2/ Prendre en compte l’hétérogénéité des
élèves
Renforcer les liens avec le RASED
Poursuite du travail de
concertation avec l’équipe du RASED (réunion avec l’équipe 2
fois dans l’année, réunion de concertation par cycle
trimestrielles, réunions de suivi avec la coordination).
Associer le RASED à la mise en place, au suivi des groupes
d’aides à la réussite éducatives (groupes d’aide ou de projets,
groupes de départ en classe verte pour de courts séjours).
Mettre en place des projets d’aide éducatifs
Organisation de groupes de travail autour de projets
d’aide éducatifs spécifiques.
Mise en place de courts séjours de classes vertes
dans le cadre d’aide à la réussite éducative.
Mise
en place d’ateliers de soutien, d’entraide mutuelle à partir de
l’analyse des évaluations nationales CE1 et CE2.
3/ Promouvoir une politique éducative
d’ouverture vers la communauté scolaire et le quartier
Pour une éducation par la responsabilité visant à
l’autonomie
Mise
en place des structures de cogestion de l’école avec les enfants
(conseil d’école hebdomadaire, structures de médiation et de
droit de recours pour la régulation des conflits, structures de
responsabilités enfants, groupe d’enfants coordinateurs, conseil
de coopérative, participation des enfants à l’organisation et la
gestion des classes vertes).
Poursuite de la politique trentenaire de départ volontariste de
tous les enfants de l’école tous les ans en classes vertes en
association avec les parents et la Mairie de Paris.
Participation au Conseil Municipal des Enfants du 20ème
(continuité des travaux de correspondance et d’échanges avec
Dagana, projet d’écriture et de publication de livres « ICI et
Là Bas »).
Une ouverture vers la communauté scolaire
Travailler avec les parents, les associer aux
évènements qui rythment l’année, faciliter leur entrée dans
l’école (Poursuite des ateliers parents instits enfants du
samedi matin en CP CE1, organisation d’assemblées générales
parents instits, poursuite des travaux des commissions du
Centenaire de l’école, participation aux fêtes et évènements :
Traviole, Braderie…).
Poursuite d’une politique d’informations et de
relations institutionnelles parents école (réunions de rentrée,
réunions trimestrielles de bilan, réunions de préparation et de
bilan des départs en classes vertes, réunion individualisées
parents instits et/ou parents coordination).
Poursuite des réunions mensuelles d’informations
destinées aux futurs parents d’élèves.
Rédaction et diffusion de l’Info Vitruve destinés
aux parents de l’école.
Rédaction et mise en place du règlement intérieur
de l’école.
Une école ouverte vers le quartier
Participation de l’école au Conseil
de Quartier Père Lachaise Réunion.
Participation de l’école à la commission Education Enfance
Jeunesse du Conseil de Quartier.
Promouvoir l’école comme lieu d’accueil pédagogique et
associatif en relation avec la Mairie de Paris dans le cadre de
conventions annuelles ou ponctuelles (mouvements pédagogiques,
association Benkadi des femmes africaines du 20ème,
centre social du quartier Père Lachaise Réunion, séances
plénières des Conseils de Quartier).
Présence au conseil d’administration de l’association des Petits
Pierrots.
Projet
de participation au jardin partagé de l’extension du jardin
Casque d’Or.
Une école ouverte sur l’extérieur
Poursuite du projet d’échange et de correspondance
avec Dagana (Sénégal).
Poursuite des liens, correspondances, rencontres avec les écoles
et les habitants de Montsalvy dans le cadre des classes vertes.
Poursuite et renforcements des liens institutionnels et de
partenariat (ICEM, Decroly, projet écollège de Toulouse, UNICEF,
réseau des écoles associées de l’UNESCO, Mairie de Paris, Mairie
du 20ème).
Promouvoir une éducation au développement durable
Mise en place d’un tri sélectif et recyclage du
papier et du carton étendu sur toute l’école.
Projet
d’observation de la consommation d’eau sur l’école et mise en
place de moyens de limitation de la consommation.
4/ Favoriser l’apprentissage des langues
vivantes
Promouvoir l’enseignement de l’allemand
Mise en place d’un atelier hebdomadaire
d’enseignement de l’allemand (projet de convention d’utilisation
des locaux par l’AJEFA) à destination des enfants de l’école.
Poursuivre l’enseignement de l’anglais au cycle
III
Poursuite de la mise en place du niveau A1
référence cadre européen.
Harmonisation de la programmation des compétences linguistiques
requises sur le cycle III.
5/ Développer les TICE
Assurer la validation des compétences
Poursuite de la mise en place de l’attestation du
niveau du B2i en fin de cycle 3.
Harmonisation de la programmation des compétences
informatiques requises sur le cycle III.
Assurer
la formation de l’équipe
Mise en place d’une procédure d’utilisation du
matériel de la salle informatique.
Demande d’un stage école utilisation des postes informatiques
(traitement de l’image, internet).
_______________________________________________________________________
«Guide-annuaire
des école différentes / Alternatives éducatives /
Ecole élémentaire Vitruve
3-5-7 passage Josseaume, 75020 Paris
tel 01 43 70 50 95 – fax 01 43 70 61 81
vitruve@club-internet.fr
http://www.intereduc.net/vitruve/
Etablissement public. Du CP au CM2. 250
enfants. Externat.
L’école Vitruve inscrit son action éducative dans
la continuité du Groupement Expérimental des écoles du 20ème
initié en 1962 par Robert GLOTON, Inspecteur de l’Education
Nationale, pour combattre l’échec scolaire. Elle se reconnaît
dans une filiation historique des mouvements pédagogiques liés à
l’Ecole Nouvelle et plus particulièrement attachés aux principes
d’éducation globale ou intégrale.
L'équipe s’attache à reconnaître l'enfant dans sa
globalité, tel qu'il est et tel qu'il peut devenir, comme point
de départ d'une évolution qui se veut formatrice et
émancipatrice. L'optimisme pédagogique, la réflexion et l’action
collective, la volonté de chercher et d’inventer sont à la base
de notre réflexion et de notre action.
L’école s’attache donc à promouvoir, dans le
cadre d’une organisation collégiale, une éducation globale
visant à la promotion collective au service de la réussite pour
tous, à l’émancipation et à l’acquisition d’un socle de savoirs
indispensables pour chaque enfant.
Elle place son action dans un cadre de
coopération mutuelle, d’éducation par la citoyenneté et par la
responsabilité en s’appuyant sur des situations éducatives liées
à la pédagogie du projet.
L'école est un lieu social partagé par les
enseignants, les parents et les enfants. C'est une communauté
éducative où chacun doit pouvoir être acteur. Travailler en
réelle coopération avec les familles et mettre en œuvre des
situations d’ouverture vers la communauté scolaire font parties
des priorités de l’équipe.
Depuis la rentrée 2006,
l’école Vitruve inscrit son projet d’école dans le cadre du
dispositif académique sur 5 ans « Expérimentation et innovation
pédagogique », avec une action ciblée sur l’organisation
collégiale de l’école et la pédagogie du projet.
Echanges et ouvertures
L’école est un lieu de culture, de toutes les
cultures et sous toutes ses formes. Mieux vivre l’école pour
mieux la comprendre. Donc y entrer. Repas, fêtes, expositions,
spectacles, réunions, toutes ces manifestations égrènent la
démarche vitruvienne. Illustrations du travail des enfants,
elles marquent la vie de l’école. Elles sont la marque de
l’école.
Créer l’ambiance, permettre l’échange, la
rencontre, le regard. Notre volonté est là.
Cette attitude se retrouve aussi dans
l’utilisation des locaux. Bruits et couleurs des couloirs, lieux
de circulation des gens et des idées.
Les idées ne circulent ni au sifflet ni en rangs.
Les gens non plus.
Cette entrée d’école où on peut entrer,
s’asseoir, discuter, se voir. Ces couloirs entrecoupés d’images,
de rendez-vous, d’informations. Livres de lecture active.
Cet amphi, réunion de toutes les fêtes, de toutes
les paroles.
La place de la réunion est à nos portes. Ce n’est
pas un hasard. L’école est ouverte…
L’équipe
Cette ouverture suppose une nouvelle pratique du
métier d’instituteur. La cohérence de l’école passe avant tout
par la cohérence d’une équipe qui se réunit régulièrement pour
poser et résoudre les problèmes, adopter des réponses communes.
Nouvelle pratique du métier, collective et non isolée dans une
classe, collégiale et formatrice, diversifiée et ouverte sur la
cité : voilà ce qui fonde et constitue l’équipe Vitruve.
Le travail en équipe s’établit à partir de
réunion d’idées.
Cela s’exprime par la modification du statut de
l’enfant (c’est-à-dire de son rapport au monde et du monde avec
lui, ce qu’il est capable de faire dans un monde géré par les
adultes, ce qu’il est autorisé à faire…), par des contacts et
des ouvertures de l’école au quartier, à la ville, au pays…
Cela s’exprime aussi par une réalité de travail
différente, par des contacts avec d’autres gens (pas seulement
des pédagogues et des éducateurs) dans et hors de l’école, par
une certaine façon de vivre et de décider de sa propre histoire,
et par une amélioration sensible des possibilités d’actions sur
son environnement physique, social et mental.
L’instit à Vitruve est instit dans l’école et de
toute l’école, coresponsable de la promotion d’une génération
d’apprenants sur les cinq ans de leur scolarité, coresponsable
de l’espace éducatif dans lequel il travaille :
- capacité d'intervention sur n'importe quelle
classe durant toute une année scolaire (pas de spécialiste du
CE2 par exemple…).
- capacité d'intervention à deux instituteurs sur
un même niveau.
- capacité d'intervention sur l'ensemble de la
communauté école : animer un conseil d'école, suivre un groupe
de responsabilité (ludothécaires, médiateurs), faire un journal
d'école...
- capacité d'intervention sur l'ensemble des
groupes (croisements, ateliers passerelles) : par exemple des
instits de CP travaillant avec des groupes de CE2-CM1 en
ateliers mesures ou en lecture suivie…
- direction de l’école (ou coordination) assurée
en roulement par un instit. différent chaque année ;
organisation collégiale reposant sur un principe de répartition
des tâches au sein de l’équipe.
Cette organisation politique adulte de l’école
(cogestion non hiérarchique) entre en résonance et en cohérence
avec celle mise en réalité quotidiennement avec les enfants au
travers des structures de cogestion du lieu et des modes de
travail coopératifs, non compétitifs.
L’exemple du Conseil d’école
Un espace et un temps d’informations et de
décisions. Un lieu de formation, un temps d’apprentissage.
Mis en place au milieu des années 60, le Conseil
d’école est une réunion hebdomadaire d’enfants issus de tous les
groupes de l’école (une douzaine environ) désignés en roulement
par leur groupe pour les représenter.
On l’a préparé auparavant dans chaque groupe sur
la base d’un ordre du jour choisi par les coordinateurs en
fonction des propositions de chacun et de l’urgence des
problèmes à traiter. Après chaque conseil, un compte-rendu
rédigé par les coordinateurs est distribué et commenté dans les
groupes.
Chaque adulte de l’école l’anime à tour de rôle.
Le conseil d’école, à Vitruve, permet l’information, prend des
décisions, soumet des propositions, lance des missions
d’observation, des enquêtes, contrôle le suivi et la légitimité
des décisions prises. Toute décision peut être rediscutée sur
proposition.
D’années en années…
- des classes vertes pour tous, tous les ans ;
- la Braderie, devenue au fil des ans une
véritable fête de quartier, et qui permet chaque automne de
réunir un quart du financement des classes vertes ;
- la Traviole, parcours pédagogique présentant en
juin dans le quartier les projets des enfants ;
- des semaines à thème (ex. semaine africaine,
semaine de la lecture...) aboutissant à des spectacles,
expositions, repas, organisés par les enfants et ouverts à
tous ;
- publication de brochures, de journaux (en ce
moment « la gazette de la coordo » réalisée par les enfants
coordinateurs ; des livrets de lecture « ici et là-bas »
réalisés en collaboration avec l’école de Dagana au Sénégal) ;
- participation à la création d’un jardin partagé
dans le quartier ;
- collaboration avec des centres de formation
(d'enseignants, de travailleurs sociaux...) ;
- échanges avec des écoles européennes.
Quelques livres :
Innovation Ecole ! - Pascal Bouchard - Autrement
2001 / Les pédagogies autogestionnaires - Sous la direction de
P. Boumard - Ivan Davy 1997 / Une autre école pour votre enfant
- Laura Alcoba/Agnès Beaudemont - Albin Michel 1993 / Education
nouvelle : quelle histoire ! - H. Lethierry - DelVal 1987 /
Vitruve-Blouse - Agostini-Bonnard-Dayot-Gallice-Schneweiss -
Syros 1986 / En sortant de l'école - Ecole Vitruve - Casterman
1976 / L'autorité à la dérive - Robert Gloton - Casterman 1974 /
A la recherche de l'école de demain - Groupe Expérimental du
XXème
Quelques films :
Vitruve, une école de la République de Richard
Hamon (2003) / Paul Robin, de Richard Hamon (dans la collection
de Philippe Meirieu - 5è (2001) / Et nous, alors ! Réalisation
Vitruve (1989) / Vitruve ou la solidarité (1991) / Une braderie
pas comme les autres de Geneviève Bastid (1993) / L'enfant
prisonnier, Alertez les bébés et Votre enfant m'intéresse de
Jean-Michel Carré / Tribulations autour d'une vidéo de Geneviève
Bastid (1977).
_______________________________________________________________________
Dans
cette partie, nous nous proposons d’analyser le dispositif
pédagogique et organisationnel au regard des deux axes sur
lesquels se fonde le projet expérimental.
Après une visée descriptive
par un effet de zoom qui portera sur les impacts liés à
l’organisation collégiale et sur les processus mis en action
dans la pratique de la pédagogie du projet, nous procéderons à
une analyse globale du fonctionnement en nous appuyant sur les
préconisations et les demandes posées par la fiche annuelle de
contractualisation, avant de décrire l’inventaire de l’outillage
et des ressources pédagogiques sollicités et créés par la
démarche.
Afin
d’aider à la visualisation du lieu et à la compréhension des
interactions école, nous proposons une présentation de la
répartition pédagogique et géographique des enfants et des
adultes, en 2006 2007, à l’aide du tableau synthétique
ci-dessous.
|
Groupes |
Adultes* |
Enfants |
Lieux |
|
CP |
2
(Caroline et Yamina)
|
47 |
2ème
étage
4
salles (« Jardin, Livres, Manège, Cirque »)
1
place centrale (Place des Fêtes**)
1
atelier
Toilettes |
|
CE1 |
2
(Chantal et Boris) |
51 |
|
CI
(CE2 CM1)
CACAOCHOC |
1
(Violaine) |
30 |
1er
étage
4
salles (« Bisbille, Tornebidouille, Zizanie, Fil de Fil »)
2
ateliers
Le
self de la cantine
Toilettes |
|
CI
(CE2 CM1)
ALIMONDE |
1
(Laurence)
|
30 |
|
CT
(CM2) |
2
(Gégé et Yves)
|
46 |
|
CI
(CE2 CM1)
A TABLE ! |
1
(Isabelle) |
30 |
RDC
2
salles (Etagnac***, Europa)
La
salle carrée (100m2) et l’amphi GLOTON**** (150
places assises)
La
BDC et la salle informatique
La
salle de musique |
|
Coordination |
1
(Frédéric) |
7***** |
RDC
La
coordination
Les
toilettes du RDC
La
cour
L’endroit calme (id est le préau) |
*A
noter la présence des 3 Professeurs de la Ville de Paris en Arts
plastiques, EPS et Musique, d’un Emploi de Vie Scolaire rattaché
au 2ème étage et du personnel Mairie de PARIS (la
gardienne de l’école, 3 agents de services, 3 personnels de la
Caisse des Ecoles, 1 personnel détaché à la gestion et à
l’animation de la BCD). L’école dispose, en outre, d’un cabinet
médical utilisé, dans le cadre d’un roulement hebdomadaire, par
le RASED (psychologue scolaire, maîtresse E, maîtresse G) et les
services médicaux et sociaux (1 médecin scolaire, 1 secrétaire
médicale, 1 assistante sociale)
**La
Place des Fêtes est un des lieux possibles de travail (réunions
CP, réunions d’étage CP CE1, travaux en ateliers, expositions,
fêtes d’étage) du 2ème étage.
***La
salle Etagnac est dévolue aux conseils d’école hebdomadaire
enfants.
**** L’amphi GLOTON et la salle carrée sont
les lieux privilégiés de la vie de l’école et accueillent des
assemblées générales enfants ou parents, des présentations des
projets (spectacles, expositions, fêtes, tables d’hôtes).
*****Par roulement, par période scolaire, sur emploi du temps
hebdomadaire (1/4 temps consacré à la coordination > ¾ temps
dans le groupe), issus du CE1 (2 enfants), CI (3 enfants), CT
(2enfants) et CP (à partir du mois de mai de l’année en cours).
CI :
Cycle Intermédiaire (CE2 CM1)
CT :
Cycle Terminal (CM2)
La prise de vue pointera successivement chacun
des deux axes du projet expérimental avec le choix délibéré de
deux distances focales d’observations décalées.
La
première, plus analytique, interrogera l’organisation collégiale
en terme d’impacts sur le métier, les formés et l’école avant de
cibler et d’envisager quelques critères d’évaluation.
La
seconde, plus descriptive, proposera une vision large de la mise
en pratiques de la pédagogie du projet en balayant quelques
aspects clefs tels que l’idée, le choix, la démarche du projet ;
l’appropriation, le rapport à l’activité collective et aux
apprentissages individuels, puis enfin, le cadre et les
procédures d’évaluation.
Nous nous
efforcerons dans chacun des deux cas de référencer, en
conclusion, sous forme de propositions et de pistes de travail,
un certain nombre de réalités, de pratiques déplaçables à
interroger en terme de transférabilité dans d’autres cadres,
d’autres lieux du système éducatif.
L’organisation collégiale de l’école se réfère à une vision
éducative, philosophique qui rattache Vitruve aux tentatives
historiques d’expériences d’éducation intégrales. Elle promeut
une vision du lieu et du temps de l’école comme lieu et temps de
pratiques éducatives globales, sur un mode continu.
Elle
s’appuie sur des outils d’organisation par répartition et un
principe de gestion partagée par roulement qui portent en
perspective des conduites d’actions éducatives différentes au
service de la réussite de chacun. Elle définit, par transfert,
des modes de mise en coresponsabilité d’enfants, propres à
apporter des réponses à certains axes du socle commun, parmi
lesquels l’initiative et l’autonomie ou encore les compétences
sociales et civiques. Elle élargit le cadre de l’école à une
communauté scolaire sollicitée et active scolaire et au quartier
proche par des mises en contact, en réseau, en liens, en
projets.
L’organisation collégiale définit un cadre d’organisation et de
responsabilités propre à répondre aux enjeux d’une pédagogie du
projet élargie au cadre de l’école.
Lorsque
un enseignant propose une pédagogie du projet à ses élèves, il
choisit de les rendre acteurs de leurs apprentissages ; le
travail s’organise autour d’un but concret à atteindre ou à
approcher, les recherches, les hypothèses, les mobilisations,
les compétences, et de manières plus générales les stratégies
cognitives se développent et sont facilitées par la connaissance
du sens des apprentissages ; capacités, savoirs et mémoire des
savoirs s’articulent et se déclinent en fonction du projet
« organisateur des apprentissages ».
Lorsqu’une école choisit la pédagogie du projet, l’organisation
même des apprentissages devient centrale et nécessaire, et
l’organisation collégiale adoptée à Vitruve est non seulement
une réponse à cette nécessité mais aussi une révélation de
l’acte d’apprendre à l’école, dans une petite société préparée,
organisée pour apprendre, où pédagogie, vie sociale et
éthique/philosophie sont étroitement liés.
L’effet
de zoom impose une approche descriptive parcellaire de
l’organisation collégiale. D’où le choix de trois
questionnements possibles, comme autant de prises de vues, pour
une recherche d’impacts du fonctionnement collégial à la focale
de trois champs d’observations et d’incidences : le métier, les
formés, la communauté scolaire.
I> L’école comme unité de
temps, de lieu et d’action
A> De la classe unique à l’école unique
L’organisation collégiale modifie le rapport à la référence
structurelle et culturelle qu’est la classe. Le roulement sur le
poste de coordination implique le roulement de l’équipe sur les
niveaux différents et entraîne par une voix de conséquence la
non spécialisation et la non appropriation du lieu classe, et
donc la polyvalence totale des adultes au service des enfants.
Cette
polyvalence revendiquée et appliquée sur et par l’équipe dans sa
totalité trace une première ligne de particularité, de
différence avec des pratiques plus ancrées dans la
spécialisation par niveau. L’instit est instit dans l’école et
de toute l’école, coresponsable de la promotion d’une génération
d’apprenants sur les 5 ans de leur scolarité, coresponsable de
l’espace géographique dans lequel il travaille.
Ce
roulement sur l’ensemble des niveaux définit un premier impact
sur le métier et sur le fait de « faire la classe ». Travailler
alternativement avec des plus jeunes et des plus grands modifie
le rapport au métier, resitue les perspectives, affine les
pratiques, éclaire des problématiques.
Ainsi, en
particulier, et précisément afin d’assurer la continuité
pédagogique sur la durée du cycle 2, l’équipe s’efforce de
reconduire, dans la mesure des possibles, non seulement le duos
d’instits sur les deux années de CP CE1 mais aussi d’en nommer,
au moins, un des deux en CI l’année suivante afin de maintenir
un lien générationnel.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Tableau de roulement des instits sur les différents niveaux
durant les 5 dernières années. En style et attribut de police
gras souligné deux exemples de continuité pédagogique sur le
cycle 2 et la prise en compte du suivi sur le cycle 3.
|
|
2002 2003 |
2003 2004 |
2004 2005 |
2005 2006 |
2006 2007 |
|
CP |
Frédéric Gégé |
Isabelle
Karin |
Caroline Yves |
Chantal Violaine |
Caroline Yamina |
|
CE1 |
Géraldine
Yamina |
Frédéric Gégé |
Isabelle
Laurence |
Caroline
Yves |
Chantal
Boris |
|
CI (CE2 CM1)
|
Chantal
Claire
Isabelle
Yves |
Caroline
Nathalie
Yamina
Yves |
Gégé
Thomas
Valérie
Yamina |
Isabelle
Julien
Laurence Yamina |
Isabelle
Laurence Violaine
|
|
CT (CM2) |
Martine |
Chantal |
Frédéric |
Gégé |
Gégé Yves |
|
Coordination |
Christiane |
Claire |
Chantal |
Frédéric |
Frédéric |
_____________________________________________________________________________
B> De l’instit de la classe à l’instit de l’école
Le champ
d’action de l’instit se remodèle, son cercle d’intervention
s’élargit. De l’instit d’un groupe dans une classe, il est
institué instit de l’école. Et s’il reste bien évidemment
l’adulte référent d’un groupe d’enfants sur une année, en
responsabilité première vis à vis de leurs apprentissages
collectifs et individuels et en position d’interlocuteur
privilégié auprès des familles, il est conduit à dépasser ce
cadre de base.
Ce sont
les décisions formelles prises en réunion de cycles ou d’équipe
hebdomadaires qui, en fonction des projets d’apprentissages, en
modulent la forme. Ce sont aussi les croisements impromptus, les
échanges de vues, les rencontres de couloirs, l’imprévu du
moment, l’inspiration guidée par la nécessité qui modèlent ce
cadre protéiforme d’action et d’intervention.
Fixé et
traduit en objectifs et programmations dans la durée, ce cadre
se matérialise dans des regroupements, dans des temps, des
lieux, des emplois du temps et des actions. Ainsi les instits
peuvent être amenés à prendre en charge des groupes d’enfants
d’âges et de nombre multiples ; en balayant les possibles du
grand groupe de 40 à 50 enfants jusqu’au tutorat individualisé
en passant par un groupe d’âge homogène ou hétérogène de taille
variable. L’instit d’une classe devient l’instit de l’école en
responsabilité, plus ou moins étendue, sur la scolarité de
chacun des enfants.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
|
vers |
CP |
CE1 |
CI |
CT |
COORDO |
ECOLE |
|
CP |
|
|
|
|
|
|
|
CE1 |
Lecture d’albums
|
|
|
|
|
Goûter |
|
CI |
Bilans (flux, lecture)
Pesées |
Aide (écriture bilans) |
Prépa CE |
|
|
Goûter
Bar à lire
Lecture Hall |
|
CT |
Aides (lecture, écriture SELF)
|
Numération (Tombola) |
Atelier
Recherche mathématiques |
|
|
La « Kafête » |
|
COORDO |
|
Atelier lecture |
|
|
|
|
|
ECOLE |
|
|
|
|
|
Flux
Les responsabilités
Expo projets |
Emploi du temps de Caroline, instit de CP avec
répartition, nombre d’enfants, niveau d’intervention et type de
prise en charge, travail en solo ou duo.
|
Lundi |
Mardi |
Jeudi |
Vendredi |
Samedi |
|
08h30 09h30 |
Groupe CP référence
23
enfants |
Groupe CP référence
23
enfants |
Grand groupe CP
46
enfants 2 instits |
Groupe CP référence
23
enfants |
Ateliers scientifiques
CP
CE1
15
enfants
|
|
09h30 10h30 |
Grand groupe CP
46
enfants 2 instits |
|
10h30 10h45 |
|
|
|
|
|
|
10h45 11h45 |
Groupe CP référence
23
enfants |
Grand groupe CP
46
enfants 2 instits |
Projet goûter
4
enfants 1 instit
|
Groupe CI
Projet A TABLE
16
enfants 1 instit
Scènes de repas
dans l’ARt
|
Ateliers scientifiques
CP
CE1
15
enfants
|
|
11h45 13h15 |
|
|
|
|
|
|
13h15 14h45 |
Groupe CE1 CP
4
CE1 et 23 CP 2 instits
Atelier lecture |
Grand groupe CP
46
enfants 2 instits
Groupe CP référence
23
enfants |
Piscine CE1
23
enfants |
Groupe CP référence
23
enfants 1 instit |
|
|
14h45 15h00 |
|
|
|
|
|
|
15h00 16h00 |
Groupe CP Lecture
23
enfants |
Groupe CP référence
23
enfants |
Groupe CP référence
23
enfants |
Groupe CP CIT
Entraide lecture
15
enfants CIT
46
enfants CP |
|
> ANNEXE
« COMPTE-RENDU de la réunion équipe
DEMARCHE DE PROJETS CROISEES
Mardi 12 décembre 2006
IDEE :
procéder à un Inventaire des situations de démarches de projets
hors groupe de référence dans le cadre de croisements,
d’ateliers de passerelles depuis septembre 2006.
1 Les caractériser (objet, fréquence, durée,
instits et enfants concernés).
2 En quoi s’inscrivent-elles dans une démarche
de projet (la part du social, des savoirs, du collectif) ?
3 Quels bilans, quels apprentissages, quelle
valeur éducative ?
4 Des idées pour rebondir.
1 Synthèse
sous forme de tableaux.
Tableau 1 croisements entre enfants
|
vers |
CP |
CE1 |
CI |
CT |
COORDO |
ECOLE |
|
CP |
|
|
Projet (arts de la table)
Lecture |
|
|
|
|
CE1 |
|
|
Atelier Mesures
Atelier
Mathématiques |
|
|
|
|
CI |
|
|
|
|
|
|
|
CT |
|
|
Atelier Mesures |
|
|
|
|
COORDO |
|
Atelier Lecture |
Atelier Mesures
Atelier Numération |
|
|
|
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ECOLE |
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|
Tableau 2 interventions adultes
Initialement le tableau comportait 4 colonnes et
4 lignes figeant les interactions de groupes à groupes.
L’intervention de la coordo est à inclure dans les champs de
forces, de même que la dimension école, par exemple lors des
présentations de projets en Assemblée Générale enfants, voire
parents (projets, ateliers CP CE1). Dans ce cas, il est
nécessaire d’enrichir le tableau de toutes les situations de
croisements qui caractérisent la dimension globale du système.
2.3.4
Les interventions adultes se focalisent sur le
CI, résultantes du choix de l’équipe et du rapport quantitatif
enfants / adultes dans la structure CI.
Les croisements enfants s’opèrent majoritairement
des plus anciens vers les plus jeunes dans un cadre d’aide,
d’entraide, de tutorat, et parfois de soutien technique liée à
une situation de « dépassement de charge » (exemple : les CE1
demandent l’aide des CI pour rédiger leurs bilans avant la
perspective proche des vacances…).
En
terme d’apprentissages pour les uns (prise conscience de ce que
l’on sait faire, des progrès à faire, lecture et écriture du
bilan, appréhender une situation de travail avec un pair plus
âgé…) et pour les autres (réexpliquer une situation, une
consigne, reformuler, illustrer par des exemples, aider à
écrire…) le « mieux disant » éducatif, en terme de transmission
de savoirs, de ces pratiques éducatives est réel pour peu que
l’on explique, que l’on décrive
le repositionnement professionnel pédagogique des instits et la
valeur de la situation pédagogique créée pour chacun des enfants
impliqués.
L’apprentissage pour les « tuteurs » est à décrire et à définir
pour chaque situation. Cet apprentissage n’est pas forcément de
nature quantitative et quantifiable. Il se situe dans le rapport
à l’anticipation, la reformulation, la réexplication, à la
compréhension d’une consigne non pas à appliquer mais à
expliciter, elle mord sur les domaines pas si éloignées de la
lecture experte, du rapport au décryptage des intentions de
l’auteur, de la lecture plus en avant des lignes, entre les
lignes, dans le « no man’s land » de l’implicite. Il mérite
d’apparaître dans les bilans de travail individuels, sous une
forme d’inventaire des aides apportées, de ce qui était
difficile, intéressant, source d’apprentissage.
Si
l’intérêt de l’apprentissage est aussi du domaine de la
reformulation, de l’explicitation, alors pourquoi ne pas aussi
imaginer des croisements des plus jeunes vers les plus anciens,
des CP vers les CT ? Des situations à chercher, à expérimenter. »
_____________________________________________________________________________
C> De l’instit dans la classe à l’instit
dans l’école
A
Vitruve, une distinction s’opère entre classe et groupe. La
classe définit un lieu géographique d’occupation habituelle d’un
groupe de référence ou occasionnelle d’un groupe de travail
ponctuel. Le groupe, lui, désigne en tant que tel l’ensemble des
enfants engagés dans un projet d’apprentissage défini.
En ce
sens, la classe peut se distinguer du groupe. La relation qui
les lie n’est pas de nature bijective. Elle ne réfère plus qu’un
des lieux géographiques possibles de l’action pédagogique. Elle
n’est pas le lieu exclusif, elle n’est plus l’espace unique aux
quatre murs entre lesquels tient le monde et se dispense les
savoirs. L’instit n’est donc pas propriétaire de sa classe, il
en est tout au mieux locataire muni d’un bail rarement
renouvelable. Cette situation d’inconfort matériel tout relatif
induit une capacité, une nécessité d’être instituteur en tout
lieu de l’école, par tout temps, en toute situation et le
conduit à appréhender l’école comme l’espace éducatif de
référence.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Exemple de répartition des
lieux au deuxième étage en CP CE1
Le
groupe des 51 CE1 travaille avec deux instits. Installés au 2ème
étage, ils ont pour voisins de palier le groupe de 48 CP. Le 2ème
étage est constitué d’un long couloir au fond duquel se trouvent
les toilettes, d’une « Place des Fêtes », d’un atelier,
antichambre des deux classes de CE1, d’un palier et de 4
classes.
Chaque matin de 8h30 à 9h00, les 99 enfants et les 4
adultes se répartissent en 4 ateliers, moments de remobilisation,
de retour à l’école : jeux collectifs dans la cour, lecture
accompagnée en BCD, jeux de société au deuxième étage. Les CP et
les CE1 sont mélangés et dispersés en 4 groupes A, B, C, D. Un
tableau à double entrée de répartition quotidienne par
permutation circulaire et la liste nominative des 4 groupes sont
affichés Place des Fêtes et servent de points de repères et de
lieux de prise d’informations par lecture.
_____________________________________________________________________________
D> De l’instit dans sa classe à l’instit dans son école
Le
roulement sur la direction et la répartition des adultes sur les
tâches et les fonctions constituent la clef de voûte du mode de
cogestion non hiérarchique, coopératif qui fait Vitruve.
La
pertinence et l’efficacité de cette organisation pédagogique
sont à pointer, au regard de l’implication des enseignants
majoritairement impliqués dans le fonctionnement de l’école.
Elles sont illustrées par les témoignages recueillis par la
Commission DEVENIR qui soulignent la dynamique apportée par le
renouvellement des instituteurs sur la fonction de
coordinateur ; elles sont enfin révélées par la relativement
grande sérénité dans laquelle apprennent et vivent les enfants
et les adultes de l’école et l’absence de signalements SIGNA.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Extrait du rapport d’étape
de la commission mixte parents instits DEVENIR publié en juin
2006.
Témoignages d’anciens élèves à propos du rôle du
coordinateur et du roulement sur la fonction.
Le
coordinateur est plus proche des enfants qu’un directeur, il est
plus présent au sein de l’école, il joue le rôle de régulateur.
Il inculque des valeurs, construit l’école avec l’équipe.
1)
C’est un
fonctionnement démocratique. Le changement annuel permet
d’apporter de nouveaux caractères à l’école, c’est plus
stimulant, ça permet de ne pas reproduire la même organisation
d’une année sur l’autre, ça apporte de la fraîcheur, des idées
différentes.
2)
Comme
c’est une grosse responsabilité, c’est lourd à porter, donc
c’est bien que ça change.
Rôle du coordinateur et changement chaque année
« Son
rôle était très important dans la mesure où il était le relais
entre toutes les classes ; le changement chaque année permettait
d’avancer par le biais de la fraîcheur apportée par le nouveau
coordinateur » (E, 24 ans)
« Le
fait qu’il y ait chaque année un nouveau coordinateur apporte à
l’école différentes idées » (12 ans)
«
C’est bien qu’il change chaque année car tout le monde y
participe » (15 ans)
« Le
fait qu’il n’y ait pas de directeur était très bien ! C’était
très bien que ça change chaque année ! »(Tom Guichard)
«
C’est beaucoup plus sympa que d’avoir un directeur ! (Le coordo
est plus proche des élèves) ;
le
changement annuel est bien : à chaque fois Vitruve change un
peu, cela fait moins de problème » (13 ans)
« Le
coordinateur, c’est comme un directeur, mais qui est plus
présent au sein de l’école » (18 ans)
« Le
fait qu’il y ait un nouveau coordinateur chaque année est plus
stimulant, on sent que c’est toute l’équipe qui construit
l’école (nous aussi !) » (19 ans)
« Sans
imposer ses choix, il amène les jeunes à prendre les décisions
et à s’organiser eux-mêmes sans pour autant devoir se
débrouiller tout seuls ; le changement chaque année, cela permet
de ne pas reproduire l’organisation de l’année précédente et
donc que chaque année, les élèves aient toujours une aussi
grande part de décisions à prendre » (16 ans)
«
C’est un mode de fonctionnement intéressant qui permet un
fonctionnement démocratique dans l’école » (23 ans)
« Le
roulement des tâches et responsabilités est primordial dans un
système comme celui de Vitruve car chacun participe »
«
Régulateur » (15 ans)
"Indispensable ! Cela permet de responsabiliser et ainsi les
conflits se règlent généralement beaucoup plus facilement ; ce
sont de grosses responsabilités donc je pense que c'est l'idéal
que cela change tous les ans" (13 ans)
_____________________________________________________________________________
Il serait
donc pertinent d’entériner une telle efficacité par une
reconnaissance institutionnelle en l’accompagnant d’une offre de
formation par le biais des stages de direction.
Être instit dans son école, c’est se placer
délibérément en responsabilité et en réflexion éducative sur
l’ensemble des lieux et des temps de l’école. C’est inventer et
réajuster constamment les outils d’organisation et de régulation
collective qui concrétisent cette idée de présence adulte et de
permanence éducative à l’école. C’est promouvoir la mise en
lien, la responsabilisation, le regard global. C’est s’efforcer
d’éviter une certaine réalité d’étanchéisation, de
fragmentation, de dispersion, de délégation parfois
déresponsabilisante des tâches et des fonctions sur le mode
dichotomique et dysharmonique administratif / pédagogique,
classe / direction, dedans-école / dehors-parents-quartier).
Cette
organisation politique adulte de l’école entre en résonance et
en cohérence avec celle mise en réalités quotidiennes avec les
enfants au travers des structures de cogestion du lieu et des
modes de travail coopératifs non compétitifs.
Cette
traduction en réalités n’est porteuse de sens éducatif qu’à
condition qu’elle fasse écho à celle que s’appliquent les
adultes, qui s’applique aux adultes. La construction de l’esprit
critique et démocratique chez l’enfant peut se faire dans un
cadre qui doit concourir réellement à son développement par la
médiation d’adultes (co)responsables et engagés dans le projet
de l’école.
La mise
en actions de l’idée suppose des outils, des réponses
structurelles, des tableaux, des listes de tâches, le bornage
des champs d’intervention, des instances, des modalités de
contrôle et de réajustement par confrontation à la réalité qui
toutes concourent à redéfinir la place, le rôle et la dimension
du métier.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Tableau de répartition des tâches adultes dans l’organisation
collégiale pour l’année scolaire 2006 2007. Equipe Vitruve /
direction collégiale année 2006 2007
|
Equipe |
Intra-muros |
Affaires étrangères |
Secrétariats |
Institutionnel |
|
Préparation réunions d’équipe
Coordo
Préparation débats d’équipe du samedi matin
Coordo
Infos Vitruve
Coordo
Archivages (dossiers CV, recherche de centres, bilans…)
Isabelle, Yamina
Parents
Coordo
Commissions du Centenaire
Coordo
Chorale Vitruve
Yves
|
Ville de Paris (DASCO, SLA, Travaux, entretien, mobilier,
visite d’architecture, commission de sécurité, inventaire,
agents de service)
Coordo
Correspondant 1er étage ASE : Laurence
Correspondant 2ème étage ASE : Caroline
|
Quartier
(conseil de quartier, associations)
Coordo, Chantal, Yves,
Caroline
Maternelles, écoles, collèges
Coordo, Chantal, Violaine
Stages
Coordo
Dagana
Coordo, Caroline
Mouvements pédagogiques, colloques
Coordo, Gégé
Jardin partagé
Yamina, Caroline |
-
SLIP (son,
lumières, images, projecteurs)
Yves, Coordo
-
Informatique SIte
Gégé + CIT
-
Pédagogique
(fichiers, séries)
Yamina, Violaine
-
Cuisine
Isabelle + CI
-
Maintenance
Yves
-
Liaison BCD
Chantal
-
Coopé
Yamina
-
Ateliers Bleus
Coordo
9.
Etudes
Gégé
-
Cantine
Chantal
|
Inspection
EQUIPE Coordo
Directeurs écoles
Coordo
Mairie (Affaires Scolaires)
Coordo
Mairie XXème
Coordo
Hôtel de Ville
Coordo, Isabelle |
_____________________________________________________________________________
1> La coordination
C’est une
des réponses techniques à l’idée de direction collégiale.
L’équipe délègue, pour une durée limitée, généralement une année
scolaire, l’une ou l’un des instit sur le poste de coordination.
Porte parole de l’équipe, détachée sur le poste, elle ou il est
en charge d’un champ d’action proche d’un instit déchargé de
classe au titre de la direction d’école sur le modèle parisien.
La coordinatrice ou le coordinateur
provisoirement «retiré» de l’équipe voit sa position
professionnelle modifiée et son statut personnel redéfinit, à la
fois au sein de l’équipe, mais aussi en terme social, en tant
que représentant et porte parole de l’école auprès des relais
institutionnels. La coordinatrice ou le coordinateur est donc
bien détaché, placé en avant des lignes, sur une position de
contact, de relais, d’intervention, de prise de décisions,
notamment pour le traitement des affaires administratives, et de
médiation et d’écoute vis à vis de la communauté scolaire des
parents.
Ainsi, tout en étant membre à part entière de
l’équipe et plongé au cœur même du fonctionnement collégiale, la
coordinatrice ou le coordinateur accepte de se placer
délibérément dans un cadre d’autonomie et de distance parfois
nécessaire vis à vis de celle-ci, en terme de confidentialité
dans ses rapports avec, par exemple, l’Inspection, le RASED, ou
les parents. La coordination est aussi conduite, pour des
raisons d’efficacité, ou par engagement dans un projet, à
prendre des décisions dans un relatif exercice solitaire de la
fonction. Cette marge de manœuvre inhérente à la fonction, les
réunions hebdomadaires d’équipe sont chargées d’en assurer la
régulation, la modération et la validation. La répartition des
tâches complète le dispositif afin d’assurer le suivi des
décisions et de permettre à la coordination d’assurer, par
libération de temps, un rôle pédagogique indispensable.
Mais la
coordination n’est pas la direction. Et si les mots sont
distincts, ce n’est pas que par vigilance sémantique, mais aussi
par volonté d’ancrer cette structure dans la quotidienneté d’un
fonctionnement collégial en cogestion partagée avec les enfants
en s’appuyant sur des points organisationnels et éducatifs, tels
que la coordination enfants, le Conseil d’école hebdomadaire, le
principe d’intervention pédagogique de la coordination adulte ou
la prééminence de la réunion d’équipe comme temps et lieu de la
prise de décision.
Direction
et coordination peuvent cependant, recouvrir des réalités
sensiblement proches. Ainsi, la coordinatrice ou le coordinateur
assume des responsabilités particulières d’animations
pédagogiques (notamment dans la conception, la programmation, le
suivi des réunions d’équipes hebdomadaires, des réunion de
cycles, des travaux pédagogiques d’équipe menées les samedis
matin libérés), des responsabilités administratives auprès des
autorités de tutelle ainsi que des
responsabilités particulières dans le domaine des relations avec
les parents.
Chaque instit qui inscrit son action dans la
durée et le cadre du projet de l’école est amené à assurer la
coordination. C’est cet horizon, cette perspective possible qui
modifie le rapport individuel à l’école, aux enfants, aux
parents, au métier.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
EMPLOI DU TEMPS DU COORDINATEUR ADULTE
2006 2007
Temps d’intervention pédagogiques du
coordinateur adulte en 2006 2007
|
Lundi |
Mardi |
Jeudi |
Vendredi |
Samedi |
|
08h30
10h30 |
Préparation du Conseil d’Ecole
Coordination enfants |
Affaires courantes CANTINE
Coordination enfants |
|
Affaires courantes AFFICHAGE
Coordination enfants |
Gazette de la Coordo
Coordination enfants |
|
10h30
10h45 |
|
Tutorat Lecture Boualem
|
Tutorat Lecture Boualem
|
|
|
|
10h45
11h45 |
Gazette de la Coordo
Coordination enfants |
Atelier Lecture CE1
Lecture G2 |
Conseil d’Ecole Enfants |
|
|
|
11h45
13h15 |
|
|
|
|
|
|
13h15
14h45 |
|
Affaires courantes COURRIER
Coordination enfants |
Compte-rendu du Conseil d’Ecole Enfants |
Affaires courantes COURRIER
Coordination enfants |
|
|
14h45
15h00 |
|
|
|
|
|
|
15h00
16h00 |
Atelier CI
Mesures
|
|
|
Atelier CI
Numération |
|
|
16h00
18h00 |
Tutorat Lecture Boualem |
|
|
|
|
> ANNEXE
Descriptif
du projet de travail de la coordination enfants pour l’année
scolaire 2006 2007.
« La COORDO : Le PROJET
Le projet des coordinateurs enfants :
La
coordination à l’école VITRUVE…
…C’est un lieu de travail enfants adultes…
C’est
la structure inventée pour associer, dans un but éducatif, les
enfants à la cogestion de l’école,
C’est
l’outil qui permet le suivi, la construction, la diffusion, la
discussion des décisions prises par les conseils d’école
enfants,
C’est
un groupe qui comprend un coordinateur adulte et 7 coordinateurs
enfants qui se relaient tous les deux mois environ.
C’est aussi une forme de direction de l’école,
…C’est un endroit où on apprend :
A
calculer les commandes des repas de cantine,
A
trier et distribuer le courrier,
A
lire, trier, photocopier et afficher les informations,
A
taper le compte-rendu du conseil d’école sur ordinateur,
A
présenter l’école à des stagiaires, des étudiants ou des
invités.
A
modifier et à lire un emploi du temps sur la semaine,
A
utiliser un calendrier,
A
faire des photocopies en A4, en A3, de A4 en A3,
A
envoyer un fax,
A
anticiper, réfléchir, organiser, prévoir,
A
faire l’inventaire du matériel,
A
classer, ranger dans l’ordre alphabétique les fiches de
renseignements enfants,
A
élaborer l’ordre du jour du Conseil d’école,
A
expliquer, informer, et parler devant des adultes, des enfants,
A
écrire des lettres au nom des enfants de l’école,
A
étudier une demande d’argent,
A
contrôler une commande de matériel,
A
participer à l’organisation des stands de la Braderie,
A
écrire un texte pour la Gazette de la Coordo,
A lire
de tout, magazines, quotidiens, enveloppes du courrier,
affiches, tracts, lettres,
Un
ZOOM…
Les
commandes de repas de la cantine et les repères dans le temps…
Tous
les mardis, les coordinateurs enfants prennent en charge,
accompagnés par le coordinateur adulte, la commande des repas de
cantine pour toute l’école.
Il
faut remplir la feuille de commandes de repas de la cantine.
Pour
cela, il faut reporter la date de la semaine de commande (on
commande les repas une semaine en avance) à l’aide du
calendrier.
Ensuite, il faut se déplacer dans chaque groupe pour inscrire le
nombre prévu de convives enfants.
De
retour à la coordo, il faut calculer pour chaque jour de la
semaine le nombre de convives enfants.
Ensuite, il faut remplir le tableau prévisionnel en triple
exemplaire des repas qui est un document officiel de la Caisse
des Ecoles de la Mairie du 20ème (adresse de l’école,
dates, nombre d’enfants et d’adultes convives pour tous les
jours de la semaine) et faire le calcul total de deux façons par
jour et par type de convives (enfants et adultes).
Enfin,
il faut faxer l’un des exemplaires, puis en poster deux par
courrier à la caisse des Ecoles du 20ème, et archiver
un dernier dans le classeur CANTINE de la coordo.
La
commande des repas de la cantine, c’est donc aussi :
Connaître la date du jour,
Savoir
écrire la date sous la forme abrégée (02 / 12 / 06),
Connaître les mois de l’année et la correspondance chiffrée (ex
décembre c’est 12),
Se
repérer dans la semaine, le mois, le calendrier,
Anticiper par lecture du calendrier les départs ou les retours
de classes vertes. »
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
« Descriptif du projet Coordination enfants
2006 2007
Le cadre global
La
coordination à l’école Vitruve est la structure inventée pour
répondre à la vision globale éducative du lieu école et l’outil
de cogestion adulte enfant qui en structure la vision
collégiale. C’est un outil de construction de l’autonomie et de
l’émancipation de l’enfant.
Cette
organisation n’a de sens que parce qu’elle d’abord au service
des apprentissages pour tous dans le cadre d’un lieu éducatif.
Elle au service des apprentissages, directement par la
production d’outils de construction des savoirs (le Conseil
d’Ecole enfants, l’affichage social, les outils de lecture
sociaux, les tableaux à double entrée) et indirectement, par la
mise en réalité de conditions propices aux apprentissages en
régulant des relations sociales, les conflits, en structurant
les lieux et les temps de l’école (remontée des escaliers, les
manteaux, la ludothèque, les médiateurs…).
La coordination est un projet en soi. La
gestion de l’école est un projet en soi. Elle répond aux trois
axes vitruviens qui sont à la clef de voûte du projet : le
social, la collectif et les savoirs.
La
particularité de la coordination tient au fait que le champ
d’application s’articule autour de trois cercles. Celui
restreint des enfants coordinateurs, celui plus large de
l’équipe, et enfin celui qui englobe l’école et les enfants de
l’école. A l’intérieur de chaque « cercle », on retrouve les
trois axes du projet : le social, les savoirs, le collectif.
Le
champ d’action coordination enfants, est en cette rentrée 2006,
reconduit dans son cadre large et précisé sur un certain nombre
d’aspects pédagogiques.
Des
objectifs de travail :
Prendre la parole, organiser le propos pour faire une annonce
dans les groupes.
Produire des écrits sociaux avec un objectif social de
publication (Gazette de la coordination, compte rendu du conseil
d’école, affiches, tableaux à double entrée) avec élaboration de
brouillons successifs.
Utiliser des outils d’aide (répertoire, archives, dictionnaire).
Manipuler des outils mathématiques liés aux techniques de
calculs rapides (compléments, dizaines) aux comptes et aux
additions en colonnes (cantine, inventaire) aux situations de
divisions (distribution de papiers d’informations).
Un
cadre reconduit :
Un
nombre restreint d’enfants correspondant au nombre de groupes de
l’école (CP, CE1, 3 CI, CT).
Un
emploi du temps hebdomadaire précis s’appuyant sur des
rendez-vous de travail collectif ou par groupes plus restreints
se rapportant aux affaires courantes (courrier, affichage,
cantine) et à l’élaboration, la mise en place et le suivi du
conseil d’école enfants. Cet emploi du temps est rediscuté
toutes les semaines afin d’assurer un roulement sur l’ensemble
des tâches.
La
réalisation de la Gazette de la coordo, bulletin d’informations
et d’opinions édité par la coordination et support de lecture
pour l’ensemble des groupes de l’école.
La
production d’outils de travail et d’apprentissages (affiches,
modes d’emplois, listes, aides mémoires) liées aux travaux en
rapport avec les affaires courantes ou induits par des
situations sociales ou collectives (inventaire du matériel,
bilan des demandes d’argent).
L’élaboration d’un bilan collectif et individuel écrit en fin de
chaque cycle de coordination. Le bilan est communiqué aux
familles et à l’instit référent du groupe d’origine.
Un
cadre et des actions précisés :
La mise en place d’une permanence coordination
sur une semaine par roulement par groupes d’affaires courantes.
Les enfants coordinateurs concernés sont disponibles sur la
semaine et peuvent être appelés ponctuellement à la coordination
pour une mission.
La
mise en place d’un cahier de roulement dans chaque groupe pour
permettre un suivi des travaux du groupe par le coordinateur
enfant absent. La mise en place et la mise à jour du cahier de
roulement est de la responsabilité de l’instit référent.
Création de gardes champêtres (groupe de permanence) pour
annonces quotidiennes de petites annonces personnelles (perte
d’objets) ou collectives (goûter, conseil d’école…).
Un
temps de conférence de rédaction pour la Gazette de la
coordination le lundi matin en deuxième partie de matinée.
Publication de la Gazette avec une thématique commune par numéro
et écriture des textes hors temps de coordination.
Un
temps de rédaction du compte-rendu du conseil d’école le jeudi
après-midi par roulement toutes les semaines.
Création d’un classeur outil de la coordination (documents
d’aide au travail, listes…).
Création d’un grand cahier de roulement référence collectif des
coordinateurs qui rapporte quotidiennement le travail réalisé
avec un secrétaire par roulement + un cahier personnel d’essai,
d’écriture et de recherche (type brouillon) avec référence par
la date.
Réhabilitation de la composition et de la rédaction manuscrite
(conseil d’école, affiches, Gazette).
Redéfinition de l’organisation liée à la lecture et à la
diffusion des magazines et abonnements CIT et CP CE1 (Mon
Quotidien…)
Mise
en place du suivi quantitatif de la consommation de papier
toilette dans l’école.
Mise
en place d’une dotation matérielle chiffrée à destination des
groupes. »
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Descriptif du projet coordo 2006 2007 (suite)
Pistes
de travail et de réflexion sous forme de listes multiformes
protéiformes… d’objectifs, d’outils de travail, de savoirs, de
procédures ou de questionnements autour du champ d’application
des trois cercles (enfants coordo, équipe, école) du projet
coordo selon les trois axes du projet.
1er
cercle : les enfants coordinateurs
Axe
du collectif
-
Procédure
de présentation des enfants coordinateurs
-
La
circulation dans l’école, dans les couloirs
-
Les
emplois du temps personnels
-
La banque
des projets
-
La
procédure d’organisation du CE
-
Le suivi
des décisions du CE
-
Les tâche
techniques (courrier, affichage, repas cantine…)
-
Procédure
de commandes de matériel (inventaire, dotation, commandes,
contrôle)
-
Rangement
(endroit calme, couloirs)
-
Réception, contrôle et rangement des livraisons
-
Organisation de la ludothèque
-
Mise en
place de gardes champêtres chargés d’annonces et de lecture
régulières.
Axe
des savoirs
-
Procédure
d’annonces orales dans les groupes (objectifs, mots clefs)
-
Quelles
procédures copie / écriture de textes à la coordo ?
-
Construction de tableaux à double entrée
-
Construction d’affiches
-
Réalisation du tableau de roulement des affiches par étage (cf.
CIT 12 2004 2005)
-
Mise en
procédure des éléments d’écriture (préparation, prise de notes,
rédaction) du Conseil d’Ecole enfants
-
Mise en
technique des calculs sociaux quantitatifs (banque des projets,
photocopies, cantine, commandes)
-
Ecriture,
diffusion d’un bulletin d’information de la coordo (La Gazette)
-
Rangement
mensuel par ordre alphabétique de la boîte des fiches de
renseignements
-
Construction d’un bilan individuel de coordination annexé au
bilan de travail trimestriel du groupe
Axe
du social
-
Présentation des responsables enfants
-
Accueil
et présentation de l’école aux stagiaires, aux invités, aux
parents (présenter l’école, répondre à des questions, faire
visiter l’école…)
-
Suivi des
classes vertes des différents groupes, production et diffusion
d’informations écrites
2ème
cercle : l’équipe
Axe
du collectif
-
Programmation et animations des réunions d’équipe (ordre du
jour)
-
Programmation et animations des samedis libérés (discussions et
groupes de travail)
-
Productions d’outils de structuration équipe propre à l’école
Vitruve (tableaux à double entrée : réunion équipe, réunion
d’information…)
-
Gestion
administrative institutionnelle (relais institution Mairie de
Paris, Inspection et école)
Axe
des savoirs
-
Participation aux réunions de cycle CIT ou/et CPCE1
-
Proposition et suivi des thèmes de discussion en réunion
d’équipe
-
Suivi des
groupes de travail le samedi matin
-
Analyse
collective des évènements école porteurs de démarches de projet
et de construction de savoirs (Braderie, CV, la Traviole…)
-
Production et diffusion d’outils de documents à caractère
éducatifs (Lecture…)
-
Production d’écrits sur les pratiques à destination de la presse
pédagogique (articles CRAP, Nouvel Educateur)
Axe
du social
-
Contacts
avec la mairie du XXème, la Mairie de Paris, la DASCO
-
Maintien
des liens avec les institutions non gouvernementales UNESCO,
UNICEF
-
Participation aux réunions d’infos
-
Accueil
des stagiaires et suivi des stages
-
Participation au Conseil de Quartier, à la commission EEJ
-
Réunions
de travail avec les agents de service
-
Participation aux réunions parents instits
-
Animation
des Conseils d’Ecole parents, des AG
-
Programmation et suivi des dossiers d’intégration
-
Liaison
avec l’association Dagana
-
Liaison
avec l’Inspection
-
Accueil
des journalistes
-
Mise en
place et suivi des conventions d’occupations des locaux (AJEFA,
Centre Social, BENKADI)
2ème
cercle : l’école
Axe
du collectif
-
Mise en
place et suivi des affichages (RDC / 1er étage / 2ème
étage)
-
Elaboration et proposition des ordres du jour des CE enfants +
suivi et affichage des comptes-rendus
-
Productions d’informations spéciales CE1 CP
-
Rédaction
d’une gazette bulletin d’informations des travaux des groupes en
projet
-
Suivi des
travaux du CIT 12
-
Participation au rangement des locaux (couloirs RDC et
aménagement du coin calme)
Axe
des savoirs
-
Production d’outils de travail spécial CP (affiches à caractère
social)
-
Diffusion
de pratiques de calculs des commandes de cantine
-
Travail
sur la structure écrite du CE (titre / paragraphes /
typographie)
-
Aide à la
mise en place du brevet CIT 12 des repas
-
Intervention adulte coordinateur sur les groupes CI et CT
-
Affichages productions écrites lecture (self / couloirs)
-
Archivage
des productions sociales (info Vitruve, Conseil d’Ecole,
documents de travail coordo, demandes d’argent et de matériel)
Axe
du social
-
Participation à la mise en place, aide, tutorat, rangement de la
ludothèque bibliothèque du matin
-
Organisation des évènements sociaux sur l’école ou le quartier
(Braderie, expo vente de livres, Traviole…)
_____________________________________________________________________________
2> La dimension collective
Si la
direction collégiale est à la clef de voûte de la structure, le
principe du roulement et de la répartition sur les tâches en est
l’arc de décharge, l’outil de répartition des forces et des
contraintes, la garantie de l’équilibre politique du système et
de son bon fonctionnement technique.
Les réunions hebdomadaires
d’équipe complètent le dispositif et constituent
l’instance de régulation et de prise des décisions instituant
l’école comme objet et sujet d’étude et de réflexions et
promouvant la dimension collective du métier comme cadre et
référence de l’action éducative.
C’est là
que se font les mises en liens, se créent les passerelles entre
groupes, que s’organisent et se planifient les évènements qui
engagent l’école, que se mettent en réflexion et en discussion
les problématiques pédagogiques.
a
> La réunion d’équipe lieu et temps de co-formation
La
réunion d’équipe est un moment de réflexion sur les pratiques
pédagogiques. Programmées, préparées en amont par un petit
groupe, les discussions d’équipe sur des thématiques telles que
cette année le projet et la production d’écrits permettent une
réflexion sur les pratiques, lancent des pistes de recherche et
des points de rencontres, sollicitent des interactions au niveau
des cycles. Elle produit de la formation continue par
mutualisation et échanges des pratiques.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Compte-rendu du bilan d’étape des actions
pédagogiques septembre décembre 2006.
« EQUIPE VITRUVE, Bilan d’étape , décembre
2006
« Septembre décembre 2006 :
Etat
des lieux d’une
mise en recherche des pratiques et des démarches »
1 Des discussions d’équipes
La préparation de ces discussions repose sur un canevas
questionnant ou une problématique initiale. Dans le cadre des
réunions d’équipes hebdomadaires, l’équipe a porté au débat, en
réunion d’équipe ou de cycles, des discussions thématiques.
Elles émanent de réflexions, d’interrogations, d’essais,
d’expérimentations individuelles ou collectives. Dans certains
cas précis*, la préparation de la discussion a sollicité en
amont la réflexion préalable d’une partie de l’équipe chargée
d’encadrer ou d’amorcer le débat, avec parfois, l’aide d’une
trame écrite. Certaines discussions sont en suspens, en débat,
d’autres en expérimentation sur un ou plusieurs aspects. Des
bilans sont à faire, bilans d’étapes ou bilans à remettre en
perspectives.
Les dossiers,
les fiches de recherches
>
mardi 12 septembre 2006
*Les échanges de savoirs
>
mardi 17 octobre 2006
Réflexion autour du dossier mémorandum ou de la fiche de
recherche comme trace d’apprentissages ou de découvertes
réalisées par un groupe qui souhaite le proposer à réflexion ou
à recherches à d’autres.
De l’intérêt des dossiers de travail comme outil
d’exploitation de situations, d’échanges de travail entre
enfants, d’informations de groupes à groupes ?
Comment rendre compte d’une démarche,
interpeller, provoquer le questionnement et la mise en recherche
au travers d’un dossier voire d’une fiche produite par des
enfants en vue de l’échange d’un savoir ?
Quels
supports de travail, quels outils pour appuyer les démarches
d’apprentissages ? Quelles utilisations, quelles mises en
place ?
Quelles organisations de coopérations mutuelles autour de ces
objets ?
Quelles pratiques de construction de fiches de recherche
diffusables entre groupes ?
Mise
en expérimentation de la construction de fiches de recherche à
diffuser de groupes en groupes.
De
l’utilisation des fichiers de travail autonomes type PEMF
(essentiellement lecture) en CP, CE1 et CI. Quelles
organisations, quelle est la valeur du paramètre « nombre
d’enfants » ? Quelle place et rôle de l’adulte ? Quelles
interactions de travail entre enfants, quelles aides mutuelles,
quelle valeur de l’auto-correction ? Quelle évaluation
individuelle ?
Des
premiers éléments de mise en pratiques en CIT (fiche autour de
la soustraction PEMF, des nombres « palindromes », du chiffre
des unités à la suite d’une division…). Poursuite en CP CE1 des
travaux mathématiques autour des fiches PEMF de recherche libre
.
Suite de la mise en place de temps de
lectures autonomes fichiers PEMF du CP au CT. Bilan à la fin de
l’année.
*L’entraide et le tutorat
>
mardi 7 novembre 2006
Poursuite d’une réflexion menée par l’équipe
depuis 2002 2003, autour des apprentissages en situations d’entreaide
mutuelle, de coopération, des interactions entre apprenants de
niveaux, d’âges comparables ou dissemblables.
Mise en expérience, dans le cadre des ateliers mathématiques
CIT, de situations de recherche par groupes de 4. Intérêt,
effets sur les apprentissages. Premiers bilans attendus début
2007.
Suite
au bilan de la prise en charge des CP par les CT, notamment au
niveau du flux et de la cantine, remise en cause de la
pertinence de l’accompagnement, en quête de sens, en besoin de
renouvellement. Quel contenu pour l’accompagnement ? Pour un
passage du tutorat au parrainage ?
Propositions de redéfinition de l’accompagnement des CP par les
CIT à la rentrée 2007.
Dans
le cadre du suivi et de la prise en compte de l’hétérogénéité
des enfants, mise en place d’un tutorat
adulte pour 8 enfants du CE1 au CT, à la rentrée des vacances de
la Toussaint sur des objectifs liés à la lecture. Bilan
intermédiaire en février 2007.
Le Projet (le social, les savoirs, le
collectif)
> mardi 5 décembre 2006
Le
Projet (les croisements)
>
mardi 12 décembre 2006
A partir de réflexions sur les démarches de
projets en situation de croisements intergroupes, inter adultes,
recensement et inventaire des intersections et mises en liens.
Analyse des situations pour une mise en réalités de démarches de
projets triaxiales (les savoirs, le collectif, le social) dans
le cadre des prises en charge d’ateliers hors « projets ». Cf.
comptes-rendus coordination.
Mise en place de situations de comptes-rendus de travaux
d’ateliers CIT pour diffusion aux autres groupes dans le cadre
de conférences, de dossiers.
Mise en recherche de situations de liens des plus jeunes vers
les plus anciens (CP vers CT) dans le cadre d’exposés,
d’explications de travaux. Bilan à la fin de l’année.
Le cahier et les outils
de référence
> jeudi 31 août 2006
A la suite de
réflexions d’équipe, réactivées en 2005 2006 dans le cadre des
visites d’inspections, échanges autour du statut du cahier de
projet et mise en pratique de cadres et de choix de
présentation.
Les cahiers de
projets : quelle conciliation possible entre les exigences
sociales et familiales de compréhension et de suivi du travail
et les réalités d’un support personnel représentant un travail
en devenir, en évolution, en progrès ?
Quelles rencontres
possibles entre outil de recherche et outil de (re)lecture
personnelle et partagée accessible aux pairs ?
Quelles fonctions respectives des cahiers de brouillon et de
projets ?
Quelles mises en référence, quelle construction et utilisation
d’outillages pour tous (lutins, affichages) ?
Mise
en pratique de la distinction entre cahier de projet, de
référence, à fonction mémorielle, comme support commun de
relecture et de repérage et le cahier de brouillon comme outil
d’essai, de recherche.
Recherche autour de l’utilisation du cahier de brouillon comme
objet de construction de pensée (mathématique ou orthographique)
et source d’apprentissage ? De la valeur éducative du
brouillon ?
Mise en place d’un cahier de
roulement par groupe de CIT.
Mise en place d’un cadre d’exigence de présentation des cahiers
de projets en CIT. Mise en place d’un cahier de LECTURE en CP
CE1, support de textes références.
Mise en place à titre d’essai en CIT du lutin, comme outillage
référence à organiser, travailler, agencer, comme objet de
redistribution du savoir. Bilan en fin d’année.
2 Des axes de travail
L’équipe a défini des points sur lequel doit se porter l’action
éducative de l’équipe. Ces points réfèrent à l’analyse des
évaluations CE2 et 6ème, aux remarques pointées en
2005 2006 suite aux inspections, aux choix mis en avant dans le
cadre du projet d’école 2006 2009, aux idées émergentes en cours
d’année.
Les
mesures et les tracés
Mise
en place d’ateliers CIT sur le thème des MESURES (temps,
volumes, longueurs, pesées). Mise en place d’éléments de
démarche scientifique ou de recherche. Remise en perspectives
historiques (atelier « Des mesures du corps au système
métrique »). Recherche commune autour
de l’inclusion de ces ateliers dans une démarche de projets avec
production d’aspects collectifs et sociaux et transmission aux
CIT (conférences, transmission de résultats). Premiers bilans à
faire janvier février 2007.
Mise en place d’ateliers mixtes TRACES en CIT au cours du 1er
trimestre 2006. Le bilan est à faire en cycle et à restituer en
équipe.
L’histoire
>
mardi 26 septembre 2006
Travail autour des aspects historiques générés par les démarches
de projets liées à la thématique de la « BOUFFE ». Commande
d’élaboration d’une frise chronologique en CIT avec références
historiques et repères communs.
Mise
en questionnement : comment apprend-t-on l’histoire à Vitruve ?
Quelle mise en contexte, en mémoire ? Quelles mises en
« prétextes à tout » ?
L’expo
PROJETS EN CHANTIER du samedi 2 décembre 2006 a été une première
étape de mise en regard des travaux « historiques » avec les
premières constructions d’éléments de frise (l’histoire des
légumes pour les CT, les grands cuisiniers pour les CI, le
calendrier pour les CP). Les autres groupes sont sollicités pour
produire une frise liée au projet.
Des
idées autour d’une construction d’une frise géante commune CIT
pour le cours de l’année.
Mise en place d’un cycle de conférences historiques (le 15
décembre, conférence sur les Arts de la table au Moyen-Âge par
Eric de Saint-Denis à destination des CIT).
Lectures et
écritures
Poursuite des réflexions et des actions autour
des pratiques de lecture. Place de la littérature de jeunesse
(lectures suivies de séries de livres de jeunesse en CIT et en
CE1, y compris lors des ateliers de soutien, pratiques de la
lecture au travers de l’étude d’albums de jeunesse en CP),
réflexion sur les pratiques de la lecture accompagnée et suivie
notamment en CIT (quel accès au vocabulaire, à la compréhension
des intentions de l’auteur, de l’implicite ?).
Quels supports d’apprentissage de la lecture
autour de la littérature ? Avec quoi apprend-t-on à lire ?
Quelles pratiques autour de la lecture accompagnée pour un accès
aux niveaux de lecture élevés ? Comment interroge-t-on un
écrit ? Comment rend-t-on accessible « les sens et non
l’essence » (la multiplicité sémantique) au plus grand nombre ?
Quelles pratiques étendues aux champs du vocabulaire, de la
grammaire de textes, de l’étymologie, de la notion de familles
de mots, de la norme orthographique ?
Mise en place de situation de lecture accompagnée en groupes
restreints en CI autour d’un ouvrage de jeunesse. Bilan des
expériences à faire en cours d’année.
Mise en place en CIT, à titre d’essai, d’un code de correction
orthographique à partir du début 2007. Premiers bilans à la fin
de l’année 2006 2007.
3 Tableau synthétique des actions en
cours
|
Axes de recherche |
action |
groupes |
1ers bilans |
Le dossier
|
Produire et diffuser des mémorandums de travail synthèse de
recherche |
Tous groupes |
Juillet 2007 |
|
La fiche de recherche |
Produire et diffuser des fiches de recherche
Travailler des outils de recherche mathématique
|
CIT
CP
CE1 |
Juillet 2007 |
|
L’entre aide |
Observer les interactions d’entreaides en ateliers recherche
mathématique |
CIT |
Janvier 2007 |
|
Le tutorat |
Mettre en place un tutorat de travail en lecture adultes
enfants
Redéfinir le parrainage
CP CT |
CE1, CIT
CT
CP |
Février 2007
Rentrée 2007 |
|
Le cahier |
Produire un cadre de présentation du cahier de projet
Recherche autour du cahier de…recherche
Produire un cahier référence de lecture |
CIT
CP
CE1 |
Juillet 2007 |
|
La démarche de projet |
Produire des situations de projets en situations croisées |
Tous groupes |
Juillet 2007 |
|
Les outils |
Mettre en place un lutin |
CIT |
Juillet 2007 |
|
Les mesures |
Ateliers inter CIT |
CIT |
Février 2007 |
|
Les tracés |
Ateliers inter CIT |
CIT |
Février 2007 |
|
L’Histoire |
Produire une frise chronologique par groupe |
CE1 CIT |
Juillet 2007 |
|
Lectures et écritures |
Promouvoir la littérature de jeunesse
Produire un code de correction orthographique |
Tous groupes
CIT |
Juillet 2007 |
En
italique les axes de recherche qui figurent dans le projet
d’école 2006 2009
»
_____________________________________________________________________________
La
réunion d’équipe est aussi un lieu d’élaboration d’outils de
pensées transférables, de construction de schémas, de
procédures, d’échange de manières de résoudre ou d’appréhender
des situations problèmes caractéristiques de la pédagogie du
projet.
Ainsi,
préparer en réunion d’équipe l’organisation d’une fête sur
l’école telle que la Braderie ou aider collectivement à
l’organisation de la présentation d’un spectacle ou de la soirée
proposée par un des groupes est un moment de formation collectif
à valeur pédagogique.
Anticiper, décrire, préciser la chronologie, évaluer les flux,
prévoir les horaires, organiser le rangement, répartir les
tâches sont des procédures éducatives qui, mises en place entre
adultes en réunion d’équipe, sont transférables dans le travail
en projet avec les enfants.
On peut faire l’hypothèse que le travail
d’organisation mené entre adultes en réunion d’équipe et celui
mené avec les enfants est de même nature et que par là se
construisent des modèles applicables à la construction des
projets avec les enfants. La réunion d’équipe produit ainsi des
cadres de pensées et d’actions référents transférables,
interrogeables.
b> La
référence au collectif
La
référence au cadre collectif a une incidence directe sur le
travail de préparation de chaque instit. Ce travail individuel
est replacé, pensé, anticipé, conçu dans un cadre plus large que
celui du groupe d’enfants ou de la classe. Il est interrogé au
regard des possibilités et des liaisons possibles au niveau du
cycle, de l’école. Il sollicite les aides, des demandes de
prises en charge. Il autorise le regard extérieur, le conseil,
la critique. Il permet le gain de temps, une souplesse dans
l’organisation et la mise en réalités de situations pédagogiques
adaptées à la problématique du temps et du nombre. Ce sont les
canevas collectifs, la réunion d’équipe et les réunions de
cycles, qui sont les lieux privilégiés de ces mises en action
d’organisations souples et adaptées répondant aux demandes
individuelles des instits dans le cadre de leurs projets
respectifs.
______
_______________________________________________________________________
> ANNEXE
Exemple d’organisation de 3 visites rencontres organisées dans
le cadre du groupe de projet CI A TABLE ! (30 enfants et 1
instit) en 2006 2007.
Dans
le cadre du projet, l’instit référent prévoit la programmation
de 3 visites de 3 restaurants différents. Les visites se feront
en 3 groupes de 10. L’objectif est de partir à la rencontre des
métiers de la restauration avec un questionnaire commun portant
sur le travail, l’organisation, le quotidien du métier, ses
joies et ses peines. Ces trois rencontres, qui donneront lieu à
une présentation et un échange entre chacun des trois groupes,
nourriront la trame du projet et s’intègreront dans la comédie
musicale « Le marmiton de Montsalvy ». Pendant la durée de
chacune des rencontres, le reste des 20 enfants est pris en
charge par l’équipe des instits sur un programme de travail
proposé et avalisé en réunion d’équipe.
2
décembre 2006 ;
visite du restaurant « A la Vierge de la Réunion » dans le 20ème
avec un groupe de 10 enfants et l’instit de référence. Les 20
autres enfants travaillent avec le coordinateur adulte de
l’école : visite lecture de l’Expo projets en cours (organisée
ce jour pour les enfants et les parents de l’école), puis prise
en charge de l’accompagnement de la visite des CP CE1 dans le
cadre d’une aide à la lecture.
12
janvier 2007 ;
visite du restaurant « Market » dans le 8ème avec un
groupe de 10 enfants et l’adulte de référence. Les 20 autres
enfants, sont répartis par groupes de 5 en CP, CE1, CI, CT avec
un dossier de travail sur les menus du Market pour une activité
de résolution de problèmes.
22
janvier 2007 ;
visite du restaurant « Trumilou » dans le 4ème et
élaboration du repas du soir destiné à des parents et des
instits de l’école. Les 20 autres enfants sont répartis dans les
ateliers lecture CIT.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Exemple de l’organisation CIT du vendredi après-midi
[Septembre mars]
Le
vendredi après-midi de 15h00 à 16h00, les CE2 sont en piscine.
Les CM1 et les CT répartis en ateliers:
|
|
CT (CM2) |
CM1 |
|
Isabelle (instit CE2 CM1)
Atelier de résolution de problèmes |
|
31
enfants |
|
Gégé (instit CT)
Atelier lecture |
22
enfants |
|
|
Frédéric (coordination)
Atelier de soutien en numération |
|
10 enfants |
|
Yamina et Caroline (instits CP)
Entraide mutuelle et tutorat lecture avec les CP |
24
enfants |
|
Fin-mars,
Valérie, Professeur de la Ville de PARIS, EPS, propose avec
accord de l’équipe de poursuivre les séances de natation pour un
certain de nombre de CT (CM2) et de CE2 dont le niveau en
natation n’est pas satisfaisant.. En réunion de cycle, un
nouveau dispositif est mis en place. Il tient compte de la
nouvelle donne induite par la poursuite différenciée de la
piscine et intègre trois nouveaux paramètres :
1/ Les
CP réorganisent l’atelier d’entraide CP CT autour de la lecture.
Ils ont besoin d’un nombre moins important de CT.
2/
L’équipe propose à l’intervenante de LVE, Doriana, de mettre en
place un module d’initiation à l’Italien (Elle est
Italo-américaine) dans la perspective des classes vertes des CT
à Venise.
3/ Les
CE2 ne vont pas tous en piscine.
[Avril mai]
Le
nouveau dispositif, mis en place le vendredi 27 avril, est le
suivant :
|
|
CT (CM2) |
CM1 |
CE2 |
|
Isabelle (instit CE2 CM1)
Atelier résolution de problèmes |
|
12
enfants |
12
enfants |
|
Gégé (instit CT)
Atelier soutien lecture |
12
enfants |
|
|
|
Frédéric (coordination)
Atelier numération |
|
|
18
enfants |
|
Yamina et Caroline (instits CP)
Atelier entraide lecture CP CIT |
6
enfants |
20
enfants |
|
|
Doriana (intervenante LVE)
Atelier Italien |
9
enfants |
6
enfants |
|
|
Valérie (PVP EPS), Violaine, Laurence
Piscine en deux groupes |
19
enfants |
3
enfants |
19
enfants |
_____________________________________________________________________________
La
référence au cadre collectif modifie le rapport au métier par
une rupture avec la réalité de l’isolement. Elle institue des
instances de régulation, d’appels, de recours, d’intelligence
collective au service du progrès de la pratique individuelle de
l’enseignant. Elle donne notamment des éléments de réponses à la
complexité des gestions de l’hétérogénéité. Elle offre des
structurations possibles en terme de regroupements, de tutorat,
d’aide pour les enfants en difficulté. Ainsi, chaque instit peut
en appeler à l’équipe ou au cycle pour définir le cadre, les
objectifs et la durée d’une aide précisée sur un groupe
d’enfants ciblés.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Exemple de la mise en place
du soutien lecture sollicité par les instits de CE1.
Lors
de la réunion d’équipe du mardi 20 mars, les instits de CE1
actant l’existence d’un « noyau dur » d’enfants « réfractaires »
à la lecture, précisent la typologie des difficultés et les
objectifs possibles et sollicitent l’aide et l’intervention de
l’équipe en tutorat ou soutien pour un coup de pouce spécial
lecture. La mise en place de l’aide commence dès le jeudi qui
suit. Un premier bilan est programmé pour fin mai.
Le
schéma final est le suivant :
·
Un 1er
groupe de trois enfants le lundi après-midi de 13h45 à 14h45
avec une instit de CP.
·
Un 2ème
groupe de trois enfants le jeudi après-midi de 13h45 à 14h45
avec la 2ème instit de CP.
·
Tutorat
individuel pour deux enfants avec un des instit de CT et le
coordinateur de l’équipe, respectivement une et deux fois par
semaine.
_____________________________________________________________________________
La
dimension collective et la structure même de l’équipe créent des
points de rencontres, des champs de partages de pratiques qui
contribuent à une co-formation mutuelle, notamment en CP CE1 où
les enseignants évoluent en duos et en CI lors de l’arrivée des
instits nouvellement arrivés sur l’école.
A
l’initiative de l’équipe de circonscription 20 A « Télégraphe »,
et avec l’accord de l’équipe, la conseillère pédagogique, dans
le cadre de sa mission de suivi et d’accompagnement à l’entrée
dans le métier des T1, a proposé d’illustrer les pratiques et
les incidences de co-formation à Vitruve dans un cas précis,
celui du travail en duos sur le groupe de CE1 de Chantal, instit
à Vitruve depuis 1992 et Boris, PE T1. En annexe ci-dessous,
sont proposés des éléments d’analyse sous forme de transcription
d’un entretien entre Boris et la conseillère pédagogique.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Accompagnement à
Vitruve : transmission / passation / accompagnement
(Transcription de notes à la suite d’un entretien Boris /
Conseillère Pédagogique de Circoncription)
1/ Les surprises, les désappointements à
l’arrivée :
Pas de manuels. C’était un peu déroutant : à
l’IUFM, les manuels étaient présentés comme des repères. Un
projet sur l’année : faire une fête foraine. Ce n’est pas
évident : des fois, on est un peu à court d’idées. Face à la
multitude des projets, face à la multiplicité des domaines
transversaux, il est difficile, voire impossible de
comptabiliser les heures d’apprentissage. Entre la rigidité
institutionnelle et le choix de souplesse adoptée à Vitruve, il
y avait un gouffre. Ici, des élèves circulent en autonomie, font
des annonces ; les emplois du temps sont différents. Ce qui
surprend aussi au début, c’est le tutoiement des et avec les
parents qui rentrent dans l’école, interviennent et participent
à la vie de l’école.
Les
discussions en grand groupe : de longs moments concernant les
plaintes, les mises au point des projets, les préparations du
Conseil d’Ecole ; tout cela n’est pas évident au premier abord.
On peut se poser des questions sur les possibilités de
discussion effective en grande assemblée.
2/
Essai d’analyse des raisons de ces surprises éventuelles :
La
pédagogie de projet, si elle est plébiscitée à l’IUFM, n’est
enseignée que de manière théorique : on en fait l’éloge sans
mise en pratique. En réalité, cela nécessite beaucoup de
réflexion, d’idées et de préparation.
Pendant
la formation, on nous apprend à sélectionner et à nous servir
d’outils : les manuels qui contiennent des documents, des
exemples, sont très utiles. Ici, on peut faire des photocopies,
mais il n’y a pas de jeux de livres. On est parfois un peu
démuni, obligé de faire des recherches, sur internet et autres.
A propos
des déplacements d’enfants : à l’IUFM, on nous enseigne la
circulation par 2, accompagnée de nombreuses précautions. Là,
les élèves circulent, ont des responsabilités.
3/
Confrontation à la réalité : la vie à Vitruve : analyse de
l’évolution d’une intégration
Les
projets :
La
réalisation de maquettes, avec mon groupe en charge, l’écriture
de fiches de fabrications, puis la présentation à l’autre
groupe. Ce fut le moment d’entrée véritable dans le projet à
l’échelle de l’école : un travail qui servait à l’autre groupe
et qui était la possibilité d’entrer dans la pédagogie du projet
par « ma propre porte ».
Les
ateliers du matin
(moment de remobilisation de 8h30 à 9h) ont été
vécus de manière très positive. Chacun (CII) choisit un point
qu’il va faire travailler aux enfants : on réfléchit à 4
adultes, on organise une répartition pour le bon fonctionnement.
Chaque jour, l’enseignant a un groupe différent en charge.
Ainsi en géométrie, les ateliers évoluent : des frises à
l’utilisation des outils, de la règle, aux tracés. Les enfants
voient plein de choses en une semaine : ils tournent sur les 4
ateliers.
Les
moments de discussions en grand groupe :
« J’ai
beaucoup été aidé par Chantal, qui est clairvoyante, connaît les
objectifs et maîtrise les intentions pédagogiques. Au début,
j’étais mis en difficulté : je ne savais pas trop comment
organiser la préparation du Conseil d’Enfants, les mises en
accord à propos de la suite des projets. J’avais du mal à
trouver ma place, ne savais pas trop comment relancer la
discussion et ressentais parfois une impression de perte de
temps. Par moment les discussions à 50 ne sont pas très
productives : seuls quelques élèves sont vraiment impliqués,
actifs et prennent la parole ; certains restent passifs. Je me
suis demandé si ça ne pouvait pas peut-être fonctionner
autrement. Mais quand c’est mieux préparé, quand c’est en lien
direct avec les projets (cf. maquettes : projet commun), alors
on remarque que tous les enfants sont intéressés, participent.
On sent tout de suite l’intérêt du regroupement, du travail sur
un projet commun.
Les
réunions de cycles chaque mardi soir permettent de vraiment
communiquer et partager avec Chantal. Ce sont des moments
particulièrement utiles et bénéfiques. On réfléchit ensemble
pour savoir comment continuer, on échange des conseils, on fait
des mises au point, on partage. C’est une source d’aides très
importante. »
4/
Analyse de l’accompagnement, du partenariat existant et de ses
effets :
Un vrai
travail d’équipe ; beaucoup de concertations à 2 qui permettent
de savoir où on en est. Les heures de PVP sont exploitées
pleinement pour aider les enfants en difficulté. Il y a là un
véritable travail d’équipe : aides en lecture, mises à
disposition pour des interventions dans d’autres groupes (cf.
aides en géométrie aux C.I. ; les C.T. qui viennent avec des
exercices préparés en liaison avec les ateliers de géométrie du
matin : chaque CT a 3 CE1 en charge).
Paradoxalement, il y a aussi des moments difficiles,
d’incompréhension, de désarroi, notamment à propos des classes
vertes : « C’est difficile pour moi, je ne connais pas encore le
lieu, j’ai du mal à me projeter, un peu dérouté quant à
l’organisation : les emplois du temps, les repas, les
responsabilités. Tout un travail a été fait sur l’inventaire,
sur le trajet. Les points importants discutés en groupe entier
ont été menés par Chantal qui a assuré le relais. »
5/
L’existence accompagnée (ou moins accompagnée = sevrage au
bout d’un temps) et l’existence tout court au sein du projet
de l’école et de la pédagogie de projet
Le
sentiment d’appartenance dépend des moments : « Je n’ai plus de
problème à propos du fonctionnement de l’école, ni au sujet de
la vie dans le groupe-classe. S’il y a parfois un différentiel
d’investissement, c’est par choix personnel. J’apprécie
particulièrement le partage et la communication qui existent au
sein de l’école. Pour l’instant je ne me sens pas encore
suffisamment armé pour animer un Conseil d’Ecole d’Enfants,
c’est encore trop tôt pour moi. »
6/ A
l’aise / Pas à l’aise à Vitruve : expliquer
En
particulier à propos d’organisation collégiale et de pédagogie
du projet, et entre autres…
Plutôt à
l’aise à Vitruve. Y travailler est très plaisant : on sait
pourquoi on travaille en classe, on connaît les buts.
Parfois
mal à l’aise à propos des programmes : à Vitruve, on apprend
parce qu’on en a besoin, non pas parce qu’il faut le faire. Tout
se fait à l’occasion d’opportunités que l’on crée (les maquettes
ont permis de travailler les cercles, les rayons ; lors de
problèmes d’écriture dans les cahiers de projets, des points de
grammaire sont traités.)
Tout est
tellement organisé à l’échelle de l’école que c’est un
réconfort. La répartition des apprentissages sur 5 ans de
pédagogie de projet était une inconnue pour moi.
L’organisation collégiale permet de mieux communiquer entre
toutes les classes.
Les
annonces, mode de communication de prédilection, sont très
efficaces : elles permettent à tous de se sentir concernés,
investis. Au début, cela paraît simple, et plutôt dérisoire,
mais en fait, c’est très important. Leur régularité, leurs
répétitions, donnent un côté vivant à toute l’école. Elles
permettent aux enfants de prendre leurs responsabilités (cf.
exemple de 3 CI qui ne doivent plus jouer ensemble, qui
l’annoncent et assument ainsi leurs responsabilités.)
Il y a à
Vitruve un important travail sur « comment communiquer » qui
entraîne une valorisation des initiatives.
7/
Perspectives professionnelles :
« Dans le
choix d’une école, le critère le plus important que je retiens,
c’est l’équipe. Je suis dorénavant conforté dans cette
conviction : cela permet de travailler, d’apprécier le
professionnel. De l’importance de pouvoir compter sur les
autres.
L’expérience à Vitruve m’a permis de développer des compétences
d’entraides, de mise à disposition, des automatismes. Je suis
conscient de l’intérêt de ce système, de cette organisation,
notamment au regard de mon expérience précédente, où dans une
autre école je travaillais seul, seul avec la classe et c’était
beaucoup plus de travail. Ici, le travail avec Chantal sur le
groupe des CE1 était partagé : à 2, on a moins de travail, il y
a une répartition des prises en charges. »
_____________________________________________________________________________
3> La durée
Être
instit à Vitruve c’est être instit sur tous les temps de
l’école, du matin à l’ouverture des grilles, jusqu’au soir, à
18h00. Les temps de l’interclasse de midi et de l’étude sont
donc appréhendés dans le projet comme des temps éducatifs, qui
participent de l’apprentissage. Cette option est rendue possible
par l’existence d’une référence collective et collégiale.
Concrètement, l’équipe procède chaque année, sur la base du
volontariat, à une répartition des tâches et des forces sur les
temps de service du midi et de l’étude dans l’idée d’une
permanence éducative afin d’assurer cohérence et continuité des
références.
a>
l’interclasse du midi
L’outillage éducatif de l’interclasse repose sur des structures
cogérées avec les enfants : le flux ou la gestion de la double
contrainte du taux de remplissage maximum du self associé à
celui minimum du temps d’attente, la gestion des conflits par
les médiateurs avec l’accompagnement des instits, la gestion de
la ludothèque et des emplois du temps, le suivi des temps du
midi, dont, le descriptif est précisé en annexe. Ces structures
de cogestion génèrent des outils de contrôle, de régulation, de
répartition qui sont sujets d’étude, d’analyse et de lecture,
tels les tableaux à double entrée de gestion des emplois du
temps.
b>
l’étude
L’outillage éducatif du temps de l’étude repose sur une
répartition par groupes multi âges, dans le cadre d’un
environnement scolaire et éducatif valorisant l’entraide et
l’apprentissage mutuel, notamment des plus anciens vers les plus
jeunes, et une politique de lecture pour tous, avec multiplicité
des supports et des situations.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Outils d’organisation des temps du midi. Exemples du tableau
expérimental inter âge des jeux de ballons et du tableau des
activités du midi.
_____________________________________________________________________________
Extrait du compte rendu du Conseil
d’Ecole Enfants du 21 décembre 2006
Emploi du temps expérimental des « jeux
de balles et ballons »
|
|
|
Lundi
Calcetto
Balle Américaine |
Mardi
Autres jeux de ballons |
Jeudi
Calcetto
Balle Américaine |
Vendredi
Autres jeux de ballons |
Samedi
Pas de balles, pas de ballons |
|
Matin |
CIT |
CP CE1 |
CP CE1 |
CIT |
|
|
Midi |
11h40 12h30 |
CP CE1 |
CP CE1 |
CP CE1 |
CP CE1 |
|
|
12h30 13h10 |
CIT |
CIT |
CIT |
CIT |
|
|
Après-midi |
CIT |
CP CE1 |
CP CE1 |
CIT |
|
RAPPELS :
1.
La balle Américaine est une balle…et pas un
ballon.
2.
Le jeu de la balle Américaine se joue sur le
terrain de basket des CP CE1 (fond de la cour).
3.
Les invitations entre CP CE1 CIT sont autorisées
le vendredi toute la journée.
_____________________________________________________________________________
Extrait du compte rendu du Conseil d’Ecole
Enfants du 7 décembre 2006 portant sur l’organisation des temps
du midi.
« 1/ LE TEMPS du MIDI
On
rappelle pourquoi on veut mettre en place des activités pour le
midi. En ce moment, il pleut, les feuilles tombent, ça glisse,
c’est mouillé, les enfants sont un peu énervés et plutôt que de
se bagarrer, de jouer à des jeux dangereux ou de se noyer sous
l’eau, on préfère chercher des moyens de s’occuper autrement
comme celui d’organiser des activités différentes à l’intérieur.
Suite
aux propositions du dernier compte-rendu du conseil d’école,
l’organisation serait la suivante :
|
Quand ? |
LUNDI |
MARDI |
JEUDI |
VENDREDI |
|
Quoi ? |
Danse |
Salon de lecture/
Dessin |
Bar à jeux (avec les jeux des anciens CE1) |
Ping-pong
Baby-foot |
|
Qui ?
|
Valérie |
Isabelle/Violaine
Avec Emil R |
Les CE1 avec Chantal
et
Laurence |
Les CT avec… |
|
Combien ? |
15
enfants |
20
enfants |
20
enfants |
? |
|
Où ? |
Salle carrée |
Salle Etagnac et Europa |
Salle carrée |
Salle carrée |
Les
groupes s’organisent pour que les activités puissent commencer
après les vacances de Noël. »
4> L’espace
Être
instit à Vitruve c’est modifier le rapport au champ d’action et
d’intervention géographique du métier. C’est assurer le lien
entre l’école et le quartier par le biais de représentation
auprès d’instances institutionnelles comme le conseil de
quartier Père Lachaise Réunion, de participation à des projets
associatifs tel le terrain d’aventure des Petits Pierrots, ou la
mise en place du Jardin Partagé du jardin Casque d’Or. C’est
soutenir et participer aux actions de l’Association réunion
DAGANA PARIS 20ème dans le cadre d’échanges de nature
pédagogiques avec ASEM (Association Sénégalaise de l’Ecole
Moderne). C’est enfin maintenir un lien participatif avec les
mouvements pédagogiques (ICEM, CRAP) et les établissements
innovants et expérimentaux (FESPI).
C’est
l’organisation collégiale, le principe de coresponsabilité et la
répartition des tâches qui rendent possibles cette extension et
cette démultiplication du domaine d’action de l’équipe dans un
but éducatif de formation et de co-formation. Car la mise en
contact avec les associations permet d’élaborer des projets à
dimension pédagogique. Car la mise en lien avec les mouvements
pédagogiques participe de la réflexion sur les pratiques et de
la formation de chacun.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Tableau récapitulatif des actions menées en 2006 2007 en lien
avec les partenaires associatifs et institutionnels de l’école
VITRUVE
|
Partenaires |
Descriptif et nature des liens |
Actions menées |
Impacts sur les projets, les pratiques, la
formation |
|
Conseil de Quartier Père Lachaise Réunion
Mairie du 20ème
|
L’école est membre permanent depuis 1996 du Conseil de
Quartier de la Mairie du 20ème au titre du
collège associatif. |
Accueil du referendum consultation sur l’aménagement de la
Place de la Réunion les 16 et 17 septembre 2006. |
Ouverture vers la communauté scolaire et le quartier. |
|
Jardin partagé |
L’école Vitruve fait partie du CA de l’association du jardin
partagé de Casque d’Or engagée au titre de la charte main
verte de la Mairie de Paris dans la gestion et la
valorisation de l’extension du jardin public Casque d’Or. |
Participation à l’élaboration des statuts, du règlement, de
l’aménagement de l’espace.
L’école Vitruve, en charge d’une parcelle
du jardin, projette, dans un premier temps, le lancement
d’un jardin médiéval avec enfants et parents (début en juin
2007).
|
Mise en place d’un jardin pédagogique en cogestion enfants
parents instits.
Utilisation des lieux dans le cadre d’évènements à caractère
éducatif d’ouverture sur la communauté scolaire
(expositions, lectures, spectacles, point d’arrêt de la
Traviole du 10 juin 2007). |
|
Association DAGANA REUNION PARIS 20ème
|
Depuis 2004, l’école VITRUVE travaille en lien avec
l’association Dagana Réunion Paris 20ème.
L’objectif de cette association est la mise en place d’un
partenariat solidaire entre le quartier de la Réunion et la
ville de DAGANA au Sénégal, notamment au travers de la
construction d’une école Freinet dans un des quartiers de la
ville. Dans le domaine pédagogique, l’école VITRUVE reste un
partenaire privilégié de cette action.
|
Cette année, des échanges d’écritures sur le thème de
l’alimentation ont lieu entre enfants de Vitruve et de
l’école de DAGANA 6. Ils doivent donner lieu à l’édition de
livres destinés à l’apprentissage de la lecture pour les
enfants…d’ICI et de LA-BAS. D’où le titre du projet…ICI et
LA-BAS.
En
février 2007, départ de 4 anciens élèves de Vitruve et du
coordinateur à Dagana pour le suivi du projet ICI et LA
BAS, suivi le aamedi 30 mars, d’une matinée marché
Sénégalais expositions photos textes. |
Travail d’écritures, productions d’écrits menés par deux
groupes (CE1 CI) dans le acdre du projet ICI et LA BAS.
Ouverture vers la communauté scolaire et le quartier. |
|
Les Petits Pierrots |
L’école est membre du CA de l’association des Petits
Pierrots, association à vocation éducative de quartier,
animatrice d’un local et du dernier terrain d’aventure de
Paris. |
Aide à la mise en scène du théâtre forum sollicitant les
jeunes adultes engagés dans le projet FSE de réhabilitation
du terrain d’aventures dans le cadre des « Rendez-vous du
jeudi » organisés par le Conseil de Quartier.
Accueil, le jeudi 14 juin, de la représentation du théâtre
forum. |
Ouverture vers la communauté scolaire et le quartier. |
|
FESPI |
L’école Vitruve est membre associé de la Fédération des
Etablissements Secondaires Publics Innovants. |
Accueil des Assises de la FESPI du samedi 10 mars 2007.
Participation et animation de l’atelier « Qu’est-ce qu’un
vari travail d’équipe ? »
Participation aux Assises du samedi 12 mai 2007. |
Co
formation théorique.
|
|
CRAP |
L’école Vitruve est membre du CRAP. |
Participation aux Assises de la Pédagogie du samedi 3
février 2007. |
Co
formation théorique |
|
GFEN |
L’école Vitruve est membre du GFEN. |
Organisation de la soirée lecture du 26 janvier dans le
cadre du centenaire Robert GLOTON. |
Co
formation théorique |
|
ICEM |
L’école Vitruve n’a de lien officiel avec l’ICEM que celui
de l’amitié, de l’estime et de la fraternité éducative
réciproque… |
Participation au numéro Créations de septembre octobre 2006. |
Co
formation théorique et pratique |
|
Association BENKADI |
L’association BENKADI œuvre pour l’intégration et
l’émancipation des femmes africaines du 20ème
arrondissement au travers de nombreux ateliers et activités
(alphabétisation, couture, danse pour les plus jeunes).
L’école et BENKADI ont signé une convention d’occupation des
locaux de l’école. |
Accueil d’un atelier danse africaine tous les mercredis
soirs. |
Ouverture vers la communauté scolaire et le quartier |
|
Centre social Etincelles |
Le
Centre social Etincelles créé en 2005 est géré par le
Conseil de Quartier Père Lachaise Réunion. L’école et le
Centre social ont signé une convention d’occupation des
locaux de l’école. |
Accueil d’un atelier du Centre social tous les mardis soirs. |
Ouverture vers la communauté scolaire et le quartier |
|
AJEFA (Association des Jardins d’enfants
Franco-Allemand) |
L’école Vitruve et l’AJEFA, sous réserve d’accord de la CAS
20, projette d’établir une convention d’occupation des
locaux. |
En
projet, mise en place en septembre 2007, les mercredis, d’un
cours d’allemand de l’AJEFA. |
En
projet |
|
Les Amis de la Commune de Paris 1871 |
L’école Vitruve est membre de l’Association.
|
|
|
|
Association des Amis du Musée de la
Résistance du Département de la Haute-Vienne « Georges
GUINGOUIN » |
L’école Vitruve est membre de l’Association. |
|
|
_____________________________________________________________________________
5> Les classes
vertes
Chaque
année, depuis 1976, et sans discontinuité, tous les enfants de
l’école Vitruve partent en classes vertes. Ces classes vertes,
organisées en gestion libre, et en projet avec les enfants sont
un des points d’appuis privilégiés de la mise en recherche, en
invention d’organisations et d’actions pédagogiques qui sous
tendent l’idée d’éducation intégrale.
Par cette inscription dans un cadre éducatif et
pédagogique plus large que celui de l’école, par la modification
des conditions du vivre ensemble et la confrontation aux
nouveaux enjeux éducatifs qui en résulte, par les perspectives
de rencontres et de découvertes du milieu et de l’activité
humaine qu’elles suscitent, les classes vertes ont un impact
décisif sur le métier d’instit et constituent un point d’orgue
de l’apprentissage d’un écolier à Vitruve.
Le cadre du métier et de l’action professionnelle
se remodèlent, ils dépassent l’horizon simple des murs de la
classe pour tendre à englober l’école, ils accueillent le
quartier proche, les parents comme points d’appuis possibles,
ils redessinent les contours d’une relation pédagogique axée sur
l’engagement dans l’action, la mise en jeu de projets collectifs
et individuels à valeur d’ouverture en vue d’une production à
caractère social et collectif, la coopération et l’apprentissage
mutuel.
Les
classes vertes sont le lieu et le temps privilégiés de la mise
en réalités des idées éducatives qui repèrent le projet
vitruvien, elles ouvrent un vaste champ d’essais et
d’expérimentations de structures, elles bousculent les repères
géographiques traditionnels de l’action pédagogique, elles
offrent des possibilités de mise en œuvre de pédagogie du projet
multiples et variées.
C’est en
classes vertes Vitruve, au fur et à mesure des années, qu’ont
été expérimentés, inventés, des processus, des organisations,
des pratiques, des techniques transférées et parfois
institutionnalisées au retour à Paris parmi lesquels, on
retiendra la gestion des conflits par médiation enfants, la
coordination enfants en appui à la coordination adulte de
l’école, des pratiques de productions d’écrits, le travail en
grand groupe, le travail d’instits à deux avec un groupe
d’enfants, le travail en pédagogie de projet.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
« Livret d’accueil : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir
sur L’ECOLE VITRUVE sans jamais oser le demander»
Brochure conçue par un groupe de parents pour présenter le
fonctionnement de l’école Vitruve aux nouveaux venus, elle est
issue d’un travail de deux années (2001-2003) d’une commission
de parents réunie autour de quelques enseignants.
« ALLEZ, HOP ! A LA CAMPAGNE !
Un des
grands projets de l’école, la classe verte, est un séjour d’une
dizaine de jours pour chaque groupe. C’est un temps fort
constitué d’une foule d’expériences enrichissantes pour tous les
élèves, le contraire d’un séjour clé en main offert à des
enfants consommateurs. L’enfant est acteur des projets communs
qui évoluent vers un accroissement de la responsabilisation,
selon les âges. C’est un projet qu’il prépare activement et qui
se prolonge toute l’année.
Préparer le séjour, c’est l’imaginer : se projeter dans
l’avenir, anticiper, organiser, budgétiser. Chaque enfant
participe en sous-groupe, à l’élaboration du projet : trousseau
et matériel, santé, programme, itinéraire, occupation du lieu
d’accueil, répartition des chambrées…
Sur
place, chacun participe à toutes les tâches de la vie
quotidienne, économat, cuisine, entretien des lieux, gestion,
organisation et animation. Les enfants découvrent un site
nouveau, épaulés dans cette aventure par leurs instituteurs et
des animateurs. Les activités scolaires créatrices, physiques,
la découverte de milieux naturels, l’ouverture à la vie locale,
la continuité du projet de groupe et les responsabilités
quotidiennes sont formatrices. L’écoute et l’expression de
chacun y sont sollicitées.
L’expérimentation dans le réel stimule les apprentissages :
budget, quantification, équilibre alimentaire, transcription des
informations. La classe verte développe l’autonomisation,
l’affirmation de soi et la cohésion du groupe. L’expérience
donne des outils intellectuels et permet les acquisitions
scolaires d’écriture, de lecture ; de calcul. »
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
« Conseil d’école parents du 3 avril 2007 / Extrait »
« >
1/ Les classes vertes
L’équipe a proposé aux parents présents de
faire le point sur les séjours de l’année 2006 2007. Une fois
encore, et pour la 30ème année consécutive,
l’ensemble des enfants de Vitruve va pouvoir partir en séjour de
classe de découverte. C’est un effort et un projet important, un
pari sans cesse renouvelé, qui sollicitent et mobilisent
l’ensemble de la communauté éducative, parents, instits et
enfants sur toute une année scolaire.
Le
groupe des CP est parti en Bretagne du 30 janvier au 13 février
dernier. Leur projet était un projet de vie et de découverte :
apprendre à s’organiser pour vivre ensemble et provisoirement,
sans les parents ; partir à la découverte et à la rencontre de
l’environnement proche. Jeudi 5 avril, une première soirée de
retour de classes vertes, expos photos textes, lectures,
pique-nique, sera organisée pour les familles.
Un
premier groupe de CI a séjourné dans le Périgord du 12 au 22
mars dernier avec un projet s’articulant autour de la découverte
des traces de la préhistoire. Une présentation du travail des
enfants est prévue courant mai.
Au
mois de mai, deux groupes de l’école partiront successivement à
Montsalvy, petite bourgade du Cantal, où les enfants de Vitruve
se rendent régulièrement en classes vertes depuis mai 2002. En 5
ans, de nombreux contacts ont été noués avec les habitants du
village (artisans, paysans, enseignants, retraités, employés des
postes, restaurateurs…) dans le cadre de rencontres éducatives
et humaines riches de sens, sources d’échanges, de partage et de
travaux pédagogiques (expos, spectacles, visites).
C’est
ce lien et cette relation de confiance entre l’école, ses
valeurs éducatives, et Montsalvy que les CE1 et les CI, par leur
travail, vont contribuer à renforcer durant le mois de mai.
Les CI
partent à deux groupes du 4 au 14 mai. Un des groupes réadaptera
et présentera aux habitants une comédie musicale « le Marmiton
de Montsalvy », le second travaillera autour d’une expo
dégustation chocolat après en avoir fabriqué à la boulangerie du
village. Un grand banquet clôturera le séjour. Les habitants
seront invités.
Les
CE1, qui cette année travaillent autour d’un projet de fête
foraine, emmèneront, du 16 au 29 mai, leur fête foraine et leurs
jeux (têtes de massacre, passes boules…), en fabriqueront
d’autres sur place et iront à la rencontre de l’école et de la
maison de retraite de Montsalvy. Comme en 2004, ils
participeront au vide grenier du village, ils ont déjà réservé
leur stand.
C’est
l’inscription dans la durée et la dimension d’engagement d’une
école toute entière qui rendent possible ce type d’échanges et
de rencontres et permettent de lancer de nouveaux projets séjour
après séjour.
Enfin,
les CT partiront, du 29 mai au 5 juin, présenter leur Opéra
Bouffe « E Viva Boccaccio » à Venise. Des contacts positifs dans
deux écoles de la Sérénissime ont déjà été pris. Les enfants,
par petits groupes encadrés par des adultes, parcourront la
ville, étudieront son architecture et son histoire. »
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Projet classe verte CP mois de février en Bretagne
(Durée : janvier mars 2007)
Les CP sont partis quinze jours en classe verte
dans un centre en gestion libre.
Objectifs :
Vivre et travailler ensemble, apprendre à gérer
le quotidien sans les parents, exploiter le milieu environnant.
Description ( succinte)
|
Première étape
(avant le départ) |
Mode de travail
|
Actions de l’enfant
|
|
Période de questionnement (questions posées
par l’instit, par les enfants)
-
Pourquoi part-on ?
-
Toutes
les questions que vous vous posez sur les classes vertes
-
Que
faire en classe verte ?
-
A quoi
faut –il penser avant de partir pour pouvoir vivre tous
ensemble en classe verte ?
|
Au départ les questions sont posées au grand
groupe et les premières réponses sont demandées au grand
groupe (espèce de remue méninges afin de faire démarrer la
réflexion)
Par groupe de 2 les enfants font poursuivre
la réflexion sur le cahier de brouillon.
Les aides : au tableau liste de mots obtenus.
Mise en commun sur de grandes affiches
Ces affiches sous un autre format (A4)
deviennent des textes support de lecture.
|
Réflexion
Production d’écrits
Recherche de son : « comment ça s’écrit ? »
Ecouter l’autre, l’aider
Intervenir en grand groupe
Faire des propositions
Valider les autres propositions
Lire
|
|
Deuxième étape (avant)
Découverte et utilisation des informations
distribuées :
Les dates, les lieux, le trajet.
Organisation de ce qui est apparu essentiel
avant de partir à l’issue de la dernière question de l’étape
1
|
Travail individuel sauf si demande d’aide
d’un autre enfant
Par 2 sur le cahier de brouillon |
Lecture du calendrier, repérage
Lecture de plan des lieux du séjour et
repérage permettant de nommer les différents espaces
Repérage sur la carte de France des régions,
la nôtre celle où on va.
Lecture du billet de train
Réflexion
Production d’écrits
Recherches de sons : « comment ça
s’écrit ? »
Ecouter l’autre, l’aider
Intervenir en grand groupe
Faire des propositions
|
|
3ème étape (sur place)
Résolution des problèmes qui apparaissent
dans la gestion de la vie collective dans un groupe
d’enfants qui ne sont jamais partis en classe verte
des exemples :
Exploitation de l’environnement
La marée
Le moulin à vent, à sel
Les moules
Le sel
Les coquillages
|
Groupe de responsabilités constituées par
des enfants et un adulte référent qui prend en charge un des
aspects de la vie quotidienne :
Exemple :
Le groupe poste
Le groupe météo
Le groupe fête
Le groupe matériel etc.
Par groupe d’enfants sur un sujet avec un
adulte
Préparation d’exposés pour les autres.
|
Organiser des tâches
Faire des tableaux de roulement
Faire des affiches de rappel
Aller jusqu’au bout de sa tâche
Lire des lettres, des affiches, des tableaux.
Rendre compte de son travail aux autres
Ecrire des lettres, des affiches, des
tableaux.
Compter, décompter, mettre par deux
Résoudre des problèmes de maths.
Observer
Faire des croquis
Faire des expériences
Rendre compte des expériences
Chercher des explications dans la
documentation
Rendre compte aux autres de ce que l’on a
compris
|
|
4 ème étape (après au retour)
Préparation soirée classe verte pour les
parents
Ecriture d’un journal de classe verte |
Travail individuel ou par deux
Mise au point d’une grille d’écriture et d’un
lexique en collectif.
|
Légender des photos, des dessins.
Résolution de problèmes liés au pot
d’accueil.
Ecriture d’articles thématiques
Respecter la grille d’écriture
|
_____________________________________________________________________________
Impacts sur les formés
L’organisation collégiale adulte par son fonctionnement et ses
références coopératives, par le fait qu’elle institue l’école
comme le lieu central d’une action éducative et politique de
cogestion à visée pédagogique et à valeur démocratique a une
incidence sur les formés, descriptible en terme d’apports et
d’effets éducatifs. Certains d’entre eux apportent des éléments
de réponses aux problématiques sociales et civiques, à la
gestion de l’hétérogénéité, au développement des pratiques
d’initiatives et de responsabilités.
I> Des effets éducatifs
La
description des effets repose sur l’hypothèse, le pari éducatif
que le cadre même de l’organisation adulte basée sur la
coopération non hiérarchique, la mutualisation et l’entraide
entre adultes, le principe du roulement et de la répartition des
tâches, la prise de décisions par concertation lors de réunions
de travail constituent un ensemble cohérent qui décrit un
environnement et un rapport au travail collectif lisible et
visible dans ses options et sa structuration.
Le
corollaire, c’est que cet ensemble fonctionnel promeut et
diffuse par un effet modèle-exemple un rapport aux autres, une
vision du monde compréhensible et accessible aux enfants et
qu’il modifie sensiblement la façon d’être dans l’école et les
rapports à ses pairs, son rapport aux savoirs et au travail.
Cela se
traduit par des réalités dominantes tangibles de coopération
mutuelle comme base des relations au travail, d’inclinaison
normale à l’entraide auprès des plus jeunes ou des pairs en
difficulté.
L’objet
n’est pas ici de mesurer ces effets, de sérier des critères
d’évaluation, de lister des outils et de procéder à des
comparaisons en fonctions de situations types. Il est simplement
de décrire quelques entrées ciblées et de lancer des pistes de
réflexion en prenant soin de se limiter volontairement à des
faits saillants, des points d’accroches qui prennent valeur
d’exemple dans la mise en possibles au quotidien de situations
de travail coopératifs et d’apprentissages mutuels.
Il n’est
pas question non plus de prétendre décrire des comportements
uniformément partagés de coopération et d’entraide « naturels »
et généralisés. L’existence de modèles sociaux culturels ou
familiaux, les références à la sélection et à la promotion
individuelle ancrées dans une certaine forme de dominance
scolaire et sociétale tracent des oppositions, fondent des
résistances, provoquent des mises en contradiction avec les
formes de travail mis en avant au sein de l’école.
Nous
aborderons pas ici l’impact de la structure sur les anciens
élèves, le bilan d’étape de la commission DEVENIR présenté plus
en avant dans le compte rendu s’y réfèrera, malgré tout nous
prenons le parti de penser que Vitruve, par sa structure et son
fonctionnement, est un lieu d’appréhension du monde, un des
lieux dans lesquels se forme et se forge un rapport au
collectif.
Et pour
témoignage, nous retiendrons la permanence du lien qui se noue
entre les anciens et leur école, et qui s’illustre par les
rencontres, les retours et les retrouvailles lors des fêtes de
l’école (Braderie, P’tit bal de l’Eté), lors du Petit bal de la
« Revoyure » en 2003, lors du Bal du Centenaire en 2006. Ce lien
étroit qui se maintient, c’est aussi la participation régulière
d’anciens élèves aux classes vertes Vitruve comme animateurs ou
leur investissement au sein de l’association DAGANA Réunion.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Le jeudi 26 avril 10h50.
A… de CI (CE2), en stage à la coordination,
travaille à l’entrée de la coordination adulte sur un travail de
résolution de problèmes. Passe M… de CT (CM2) chargée d’une
mission de remise d’un document par son instit auprès du
coordinateur adulte.
M… : « Qu’est-ce que tu fais ? »
A… : « Tu peux m’aider, je ne réussis pas ? »
M… : « Qu’est-ce que c’est ? » [Échange
reconstitué après coup]
Le coordinateur demande à M…ce qu’elle fait là.
M… : « Je l’aide ! »
Le coordinateur : « Pourquoi ? »
M… : « Parce qu’il me l’a demandé ! »
Quelques minutes plus tard, après autorisation
par le coordinateur de la poursuite de l’entraide, bilan :
Le coordinateur : « Et maintenant tu as
compris ?»
A… : « Oui un peu ».
_____________________________________________________________________________
A>L’entraide et le tutorat
L’entraide ou le tutorat décrit une relation de
travail et de transmission de savoirs entre deux ou plusieurs
enfants, d’âge équivalent ou non, en situation asymétrique ou
non par rapport au savoir à s’approprier, dans un cadre
collectif ou individualisé.
La relation tuteur / tutoré est au cœur d’un
modèle possible de transmission du savoir. Elle est le point
d’appui choisi pour des raisons pratiques mais aussi politiques
et éducatives. Certes le nombre des apprenants, l’hétérogénéité
des âges et des connaissances justifient parfois à eux seuls une
telle approche basée sur la démultiplication des possibilités de
transmission et d’acquisition du savoir à acquérir. Mais
surtout, cette relation tuteur / tutoré transforme le rapport au
savoir, il le rend accessible, possible, puisque maîtrisé par un
pair, tuteur, chargé de transmettre son savoir dans le cadre
d’une relation d’apprentissage mutuel.
Cependant, la relation entre tuteur et tutoré ne
constitue une relation d’apprentissage que dans la mesure ou
elle est pensée, outillée, organisée, cadrée comme relation
éducative. Ce qui se noue dans la relation de travail entre les
enfants n’a de valeur en terme d’apprentissage que si l’adulte
la structure tout au long du temps éducatif.
Une fois cette structuration effective, il y a
possiblement production de savoir pour le tutoré, mais aussi
pour le tuteur sur un registre et un champ d’apprentissage
différent, dès lors que l’on considère qu’expliquer, remettre en
mots, en phrases un savoir à priori acquis, soit le solidifie,
soit en renforce ou en crée d’autres dans des domaines décalés
par rapport au savoir initialement en jeu.
Cette structuration est forcément en décalage par
rapport à un mode classique de transmission unilatérale adulte –
enfants. Elle entraîne, non pas un retrait, une non
intervention, mais un repositionnement (pédagogique mais aussi
géographique…) de l’instit, selon des modes et des implications
de nature, de valeurs et de temporalités différentes.
On peut ainsi définir à priori deux grands champs
d’intervention :
L’organisation préalable :
Définir les espaces géographiques de travail, la
durée des temps de travail,
Définir les tuteurs en les évaluant
préalablement, répartir les enfants par groupes de tuteurs
tutorés,
Définir un rapport d’efficacité pédagogique entre
le nombre d’apprenants pour un tuteur,
Diffuser un cadre ou des procédures de travail ou
d’entraînement aidantes ou facilitantes,
Diffuser des supports, des outils de travail
aidants ou facilitants.
La régulation de l’action :
Instituer des bilans collectifs en fin et en
début d’atelier, pour outiller les tuteurs,
Relancer des situations d’apprentissage
techniques en aval en grand groupe ou pendant la mise en
activité,
Préciser en situation les relations de travail à
l’intérieur des groupes tuteurs tutorés,
Diffuser en grand groupe les techniques mises au
point par certains tuteurs,
Evaluer à intervalles réguliers les progrès des
formés ainsi que ceux des formateurs,
Moduler, préciser et finaliser les objectifs de
travail,
Prévoir une évaluation finale individuelle en
fonction des objectifs fixés.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
L’atelier d’entraide Lecture CIT (CE2 CM1 CM2)
vers les CP.
Dès octobre 206, les CP sollicitent les plus
grands CIT pour un atelier d’entraide autour de la lecture. Ce
sera le vendredi en fin d’après-midi de 15h00 à 16h00.
Deux étapes pour deux dispositifs :
D’octobre à décembre,
Les 48 CP travaillent avec 24 CT (sur le mode 1
pour 2). Les supports de travail sont le cahier de lecture avec
les différents textes des CP et des fiches de lecture préparées
par les instits de CP sur le modèle des fiches de lecture
autonome type PEMF. Les enfants travaillent par petits groupes
de trois sur l’ensemble de l’étage, classes et couloirs compris.
Les deux instits sont en circulation et appui pédagogique.
L’objectif est double : démultiplier les
situations de mise en situation de lecture au travers des
relations de travail avec des pairs lecteurs plus âgés,
retravailler le matériau de lecture commun des CP dans une
situation d’entraide et de tutorat.
De janvier à mars,
Les instits de CP décide de moduler
l’organisation pour répondre à une problématique d’hétérogénéité
des niveaux selon une triple répartition.
1 groupe de niveau de 15 lecteurs apprentis en
travail de lecture autonome sur fichier PEMF avec 1 instit.
1 groupe de niveau de 15 lecteurs en transition
en entraide tutorat accompagnement avec 15 CIT sur des lectures
PEMF et lectures d’albums sur un mode de travail 1 pour 1.
1 groupe de 17 lecteurs experts en lecture
autonome d’albums de jeunesse avec l’aide de 11 CIT et 1
instit.
_____________________________________________________________________________
B>La coopération mutuelle
La
coopération mutuelle se réfère à des formes de travail en commun
qui se nouent entre deux ou plusieurs enfants, d’âges
équivalents ou non, de niveaux hétérogènes, en vue d’une
production collective et individuelle.
La
relation de travail qui s’établit sollicite une intervention, un
accompagnement éducatif de l’adulte de nouveau en décalage avec
le mode transmissif frontal. La structuration pédagogique repose
sur une mise en action et une architecture qui prend appui aussi
sur l’organisation préalable et la régulation de l’action en
cours. Elle s’attache à évaluer l’activité et la production
collective finale, mais aussi, c’est là l’enjeu, à mesurer la
part de la production individuelle et des progrès de chacun.
Ces
formes de travaux coopératifs sont multiples. Ils recouvrent le
champ des apprentissages de la production d’écrits à la maîtrise
de la langue orale en passant des techniques de calculs
réfléchis aux résolutions de situations problèmes et de la
mémorisation aux processus d’entraînement opératoire.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
En
classe verte CI, Montsalvy (CANTAL), du 4 au 14 mai 2007, 60
enfants et 2 instits.
Mise
en place d’une procédure de correction mutuelle des bilans
écrits de journée. En fin de journée, productions de bilans
individuels à partir de critères d’écritures listés
préalablement et portant sur la quantité d’écriture à produire
en nombre de lignes, le respect d’une ponctuation simple
(majuscules et points) et un cadre d’écriture : décrire une
rencontre intéressante, une découverte, quelque chose que l’on a
appris.
Quotidiennement, les enfants travaillent sur leurs
comptes-rendus écrits par duos. Chacun étant tenu de produire un
bilan individuel dans le cadre d’un échange mutuel. Ce premier
jet écrit, les enfants, toujours en duos, s’échangent leurs
productions et procèdent à une lecture mutuelle à haute voix.
L’objectif est de répondre à un premier critère de cohérence et
de compréhension textuelle, notamment au niveau de la phrase, et
de s’assurer que les premiers critères d’évaluation sont
respectés.
Dans
un deuxième temps, une éventuelle réécriture est possible et un
travail de repérage et de correction des pluriels finalise le
travail. Enfin, les travaux écrits sont présentés aux adultes
référents pour un contrôle final, des conseils de réécritures
éventuels.
_____________________________________________________________________________
II>Des
apports éducatifs
A> La cogestion partagée
La
cogestion partagée repose sur des structures éducatives qui
placent les enfants en situations de responsabilités et de
prises de pouvoir, à leur niveau et dans un but de progrès
pédagogique, sur la réalité de l’école. La coordination enfants,
l’institutionnalisation d’un Conseil d’école enfants
hebdomadaire impliquant tous les groupes, la mise en place et le
suivi de responsabilités enfants, la gestion des conflits par
l’entremise de la médiation enfants et des droits de recours
écrits, constituent les pôles d’implication privilégiés de cette
action en responsabilités. Ils constituent des outils à la fois
au service de l’émancipation et de l’acquisition progressive de
l’autonomie, mais aussi des objets de travail notamment dans le
domaine de la lecture.
Ils
contribuent par ailleurs à définir des situations
d’apprentissages, enjeux de savoirs dans les domaines notamment
de la maîtrise de la langue orale et écrite, participent de
l’élaboration d’une pensée claire et logique. Aux apports
éducatifs directs de la cogestion partagée se conjuguent des
effets indirects à caractère social : apaisement des relations
sociales entre enfants lors des récréations, relations
intergénérationnelles facilitées, faible taux des faits de
violence et d’agressions physiques.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Comptes rendus de réunions des médiateurs enfants et des
modérateurs de vitesse des, respectivement, 30 novembre 2006 et
du 30 janvier 2007.
_____________________________________________________________________________
Réunion des médiateurs du 30 Novembre
Théo –
Félix L – Macéo – Nina Pa – Mariame – Léa Marine – Arthur -
Damien et Chantal
Rappel de la tâche :
C’est
régler les « histoires », les problèmes, arrêter les bagarres,
stopper les conflits, calmer les gens.
Pourquoi ?
Pour
aider les uns et faire changer les autres.
Pour
éviter que ça se propage aux autres et hors de l’école.
Pour
éviter les coups, les blessés.
Pourquoi j’ai choisi d être médiateur ?
Pour
aider les enfants et les…adultes.
Pour
apprendre à être neutre, apprendre à régler les conflits,
m’apprendre à éviter de rentrer moi-même dans des conflits par
la suite.
Se
faire des amis en réglant des histoires (« ah merci, merci, tu
m’as sauvé la vie ! »)
Déroulement du travail
On
appelle les fâchés.
On les
fait asseoir au calme.
Ils
demandent la parole, on peut d’abord écouter celui qui se
plaint.
Ils
expliquent chacun leur version.
On
pose des questions pour éclaircir.
Je
dis : « bon si je comprends bien.. » et je reformule.
Après
je me suis fait une idée du problème et je me positionne.
Quand
je ne peux plus aider car je suis fatigué ou je ne comprends
rien j’appelle d’autres médiateurs pour m’aider…
Si
c’est trop grave on règle avec les adultes ou en plaintes.
_____________________________________________________________________________
Compte-rendu de la réunion
Des
contrôleuses et des contrôleurs de vitesse
Le mardi 30 janvier 2007
Présents :
Simone et Louise G de CE1, Kadidiatou, Matéo L et Matéo D de CI,
Timothée et Clara de la coordination avec Frédéric.
Où?
Simone
est au premier étage.
Louise G
est au deuxième étage.
Kadiatou
est au virage.
Matéo L
est sur la passerelle.
Matéo D
est au RDC.
Raoul
est au
début du couloir du RDC.
Paul
est à la fin du couloir du RDC.
Quand?
A
chaque fois que tous les enfants montent et descendent les
escaliers.
C'est-à-dire :
Le
matin à 08h30,
Le
matin à la récré,
Le
midi à 11h40 et à 13h15,
L’après-midi à la récré,
Et
aussi à 16 heures !!! (Simone et Matéo L ne le savaient pas)
Comment?
Il
suffit de prendre son temps, de se déplacer en marchant et de se
placer à son poste.
Lorsqu’un enfant se déplace n’importe comment dans les
escaliers, il faut l’appeler par son prénom (le contrôleur de
vitesse doit connaître le plus possible de prénoms d’enfants, ça
fait parti de son travail) et lui demander de refaire le trajet
en marchant.
Un
contrôleur de vitesse a le droit de porter plainte en tant que
contrôleur de vitesse, si on n’écoute pas sa parole.
Clara,
Timothée et Frédéric.
Remarque de la coordination :
Certaines contrôleuses et certains contrôleurs de vitesse, même
en CI, ne savent pas lire l’heure à la pendule. C’est un bon
sujet de travail.
_____________________________________________________________________________
B>Liens et passerelles
Les
pratiques de fonctionnement collectif adultes s’opèrent par
translation simple dans le champ pédagogique par des mises en
liens, des mises en situations d’échanges de projets et de
savoirs entre groupes.
L’intérêt
est de démultiplier les occasions de mises en liens, de points
de passages autour de la transmission de nouveaux savoirs dans
un cadre de coopération et de mutualisation. Mais en prenant
soin de ne pas valoriser plus cette occasion singulière que le
fait déjà d’exister comme première approche, première
confrontation à un apprentissage nouveau, une notion nouvelle
qui ne dispense de rien, et surtout de ne pas l’inclure dans une
démarche pédagogique plus large comme un élément, un début, une
amorce de savoir. Un savoir à reprendre, retravailler, à mettre
en jeu, remettre en enjeu, dans un cadre, autre, celui
éventuellement du groupe de référence, dans une démarche autre,
avec un objectif éventuel de contextualisation et
d’explicitation en s’appuyant sur un bilan collectif et
individuel à valeur d’évaluation.
Ces
situations sont diversifiées et multiples :
Assemblée
générale d’une partie ou de l’ensemble de l’école dans le cadre
d’une conférence,
Présentation inter-groupes d’un travail mené en atelier, d’une
ébauche de projet, de techniques opératoires à diffuser, à
mutualiser,
Apprentissages mutuels d’un savoir en petits groupes d’enfants
d’âge ou de niveau différents,
Organisation d’expositions de travaux à découvrir, lire et
interroger.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Un
exemple de passerelles et mise en liens : mardi 20 mars 2007
Salle carrée de 10h45 à 11h40.
Echange de procédés de techniques opératoires de multiplication
entre CI et CT.
Les 23
CT de Gégé et les 30 CI (CE2 CM1) d’Isabelle se retrouvent en
amphithéâtre GLOTON. L’objectif est d’apprendre, par échange
mutuel, deux techniques opératoires « historiques »
multiplicatives : la technique égyptienne des doubles et la
technique italienne dite de la Jalousie. Le cadre de travail est
fixé : les enfants se répartissent par groupes de 4 ou 5 en
respectant une double mixité (chaque groupe est constitué d’un
mélange harmonieux de garçons et de filles, de CE2, CM1, CM2).
La
méthode de travail est basée sur une démonstration successive
des deux méthodes au sein des groupes. Les deux instits sont
en circulation de groupes à groupes et en aide pédagogique
adaptée. Au final, un bilan de travail en grand groupe
s’opère. Les contrôles d’acquisition des savoirs échangés se
font par la suite en groupe de référence CT et CI.
> ANNEXE
Un
exemple de passerelles et mise en liens : Ateliers MESURES CI
Sur la
période [octobre février] mise en place sur une partie du
cycle 3 (CI) d’ateliers d’apprentissages autour des MESURES. Les
enfants sont répartis dans 4 ateliers à fréquence hebdomadaire.
L’objectif est dans la mesure du possible, pour chaque atelier,
de produire une situation de transmission et diffusion des
apprentissages vers le CI sous forme de conférences. Les
ateliers sont les suivants (les points d’appuis sont explicités
entre parenthèses) :
Atelier mesure de masses
(notion de masse et de poids>les balances romaines, égyptiennes,
Roberval, techniques et système>le tableau de conversion des
mesures).
Atelier mesures de longueurs
(histoire des mesures>les mesures et le corps humain : pied,
pouce, empan, coudée..>Techniques de mesures.).
Atelier mesures du temps
(construction de clepsydres et de sabliers).
Atelier mesures de quantités
(notion de volume>manipulation de volumes d’eau cl dl l).
Semaine du 5 février :
4
Conférences successives en amphi GLOTON proposées par le groupe
Atelier mesures de longueurs à destination des CP, CE1, CI et CT
sur les mesures de longueurs à partir du corps, les techniques
et erreurs de mesures. A la suite des conférences, reprise et
recontextualisation des savoirs transmis dans chacun des
groupes.
Vendredi
9 mars :
Assemblée générale des enfants de CIT en Amphi GLOTON.
Présentation sous forme de conférence des travaux de l’atelier
mesures de masse. Explication des notions de poids et masse.
Présentation de techniques de mesures à l’aide d’une balance
romaine et Roberval. Présentation des unités de mesures et du
tableau de conversion. A la suite de la conférence, reprise dans
les différents groupes de CI et de CT des savoirs présentés.
_____________________________________________________________________
C> Hétérogénéité et projets personnalisés
L’organisation collégiale par ses spécificités de fonctionnement
constitue un cadre facilitant pour la mise en place de réponses
à la problématique de l’hétérogénéité et des politiques
éducatives valorisant les projets personnalisés.
Le
principe de non spécialisation et d’intervention sur l’ensemble
des enfants de l’école permet la mise en oeuvre rapide et souple
de groupes ou d’ateliers de soutien et de besoin qui se
déroulent sur les temps dégagés par l’intervention des
Professeurs de la Ville de Paris ou organisés dans le cadre du
cycle par répartition numérique adaptée des enfants en fonction
des besoins. Le suivi et le bilan des actions s’opèrent en
réunions de cycle et d’équipe.
Le
principe de l’intervention pédagogique de la coordination permet
de plus de solliciter un instit qui sur des emplois du temps et
des modalités d’interventions précisées devient, en ressource
propre sur l’école, un instit supplémentaire mobilisable sur un
atelier de soutien ou en appui dans le cadre d’un projet
personnalisé.
_______________________________________________________________
> ANNEXE
Etat des lieux global des actions PPRE, centrées sur la lecture,
engagées sur le CE1 pour 3 enfants en 2006 2007
|
Dispositif |
Adultes engagés |
Fréquence |
|
groupe de soutien interne CE1
groupe de soutien équipe
tutorat adulte
Intervention RASED |
1
instit CE1
2
instits équipe
coordination école
RASED (maîtresse E et G) |
2
ateliers par semaine
2
ateliers par semaine
1
séance par semaine
2
interventions par semaine |
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Dispositif de tutorat lecture [novembre mars]
Le 14
novembre 2006, les instits, en réunion d’équipe, décident la
mise en place d’un dispositif d’aide à la lecture pour 4
enfants (1 CE1, 1 CE2 et 2 CM2) basée sur un tutorat adulte. Les
objectifs sont individualisés. Pour les deux enfants de CM2, il
s’agit de progresser dans la perspective de la 6ème
afin d’acquérir une lecture courante et fluide, de se confronter
à des textes longs et de progresser en vocabulaire. Pour celui
de CI, il s’agit de progresser par confrontation à des supports
de lectures diversifiées. Pour le dernier, il s’agit d’un
élément d’aide supplémentaire dans un cadre qui s’appuie sur un
PPRE dont l’objet principal est l’entrée dans la lecture avant
la fin du CE1.
Les
enfants sont réunis par l’équipe le jeudi suivant pendant la
récréation su matin. Le principe du tutorat leur est expliqué,
les enjeux, les objectifs et le temps que l’on se donne. Un
premier bilan est fixé pour après les vacances de février. Les
enfants ont chacun un tuteur adulte et conviennent avec lui
d’une série de rendez-vous de travail sur la semaine.
Le
mardi 20 mars 2007, en réunion d’équipe, un bilan adulte du
tutorat est réalisé. L’équipe décide de reconduire le tutorat
pour 2 des 4 enfants. L’enfant de CE1 est suffisamment armé pour
poursuivre ses progrès dans le cadre du CE1 et du PPRE, celui de
CI a progressé de façon satisfaisante. Les deux enfants de CT
continuent.
Le
lundi 26 mars 2007, les enfants et leurs tuteurs adultes se
retrouvent pendant la récréation du matin pour faire le point,
tirer un bilan individuel du travail réalisé et annoncer la
poursuite ou la fin du tutorat.
_____________________________________________________________________________
> Annexe
Récapitulatif école précisant la place du maître
lors de la prise en charge de sa classe par chaque PVP
|
En E.P.S. |
Nombre de maîtres par type de modalité |
Activités conduites par le maître de la
classe |
|
L’enseignant travaille avec le PVP et prend
en charge un groupe d’élèves |
CE2 CM1
CM2 |
Préparation de danses pour un spectacle dans
le cadre du projet
Répétition de danses pour le projet Opéra
Bouffe |
|
L’enseignant garde un ½ groupe classe
|
CE2 CM1
CP
CE2 CM1 |
Informatique avec un groupe de 8 enfants
Groupe de besoin en lecture
Informatique avec un groupe de 8 enfants |
|
L’enseignant prend en charge un groupe
d’élèves d’une autre classe |
CP
CM2 |
Groupe de lecture suivie en CE2 CM1
Groupe d’aide en lecture en CE1 |
|
Autres modalités
|
CE1
CE1 |
Groupe de projet CE1
Atelier de lecture CE1 avec les deux instits |
|
En éducation musicale |
Nombre de maîtres par type de modalité |
Activités conduites par le maître de la
classe |
|
L’enseignant travaille avec le PVP et prend
en charge un groupe d’élèves |
CE2 CM1
CM2
CM2
CE1
CE1 |
Mise en place d’une comédie musicale.
Création des musiques et répétition des chants
Répétition des chants, chorale pour le projet
Répétition des chants, chorale pour le projet
Créations des chansons et de la musique pour
le projet
Créations des chansons et de la musique pour
le projet |
|
L’enseignant garde un ½ groupe classe |
CE2 CM1
CP
CP
CE2 CM1 |
Atelier lecture en CE2 CM1
Atelier mathématique en ½ groupe
Atelier mathématique en ½ groupe
Atelier lecture en CE2 CM1 |
|
En arts visuels
|
Nombre de maîtres par type de modalité |
Activités conduites par le maître de la
classe |
|
L’enseignant travaille avec le PVP et prend
en charge un groupe d’élèves |
CE2 CM1
CE2 CM1
CM2
CE2 CM1
|
Travail en partenariat avec le PVP
Travail commun sur le projet
Mise en place d’un décor pour le projet
Travail en partenariat avec le PVP |
|
L’enseignant prend en charge un groupe
d’élèves d’une autre classe |
CP
CE1
CE1
CM2 |
Atelier géométrie avec les CE2CM1CM2
Atelier géométrie avec les CE2 CM1
Atelier mesures avec les CE2 CM1
Atelier site internet de l’école avec un
groupe de CE2 CM1 |
Impacts sur l’école
L’organisation collégiale de l’équipe produit par
un simple effet mécanique d’addition des forces une
démultiplication des liaisons et des moments possibles de
rencontres entre l'école et ses partenaires naturels qui, comme
trois cercles concentriques aux rayons distincts constituent
l’environnement proche de Vitruve, soit la communauté scolaire
des parents, le quartier, les mouvements pédagogiques.
Cette
volonté d’ouverture vers la communauté scolaire et le quartier
permettent à la fois un tissage étroit et suivi de liens avec
les parents et une mise en réseau avec les structures
associatives ou institutionnelles du quartier proche ainsi que
les mouvements pédagogiques amis qui participent à la création,
l’invention et le suivi de projets à caractère éducatifs, à
valeur de co formation ou qui concourent à une liaison plus
étroite entre l’école et ses partenaires.
Nous nous
proposons de procéder à un inventaire non exhaustif des
principaux projets menés durant l’année scolaire 2006 2007, dans
un premier temps avec les parents, puis le quartier et enfin
avec les mouvements pédagogiques.
I>L’école et ses
partenaires institutionnels
Au titre
de partenaires institutionnels, nous retiendrons l’Académie de
Paris, l’Inspection de Circonscription (en l’occurrence 20 A
« Télégraphe ») ainsi que la Mairie de Paris et la Mairie du
20ème arrondissement et leurs services centraux ou
déconcentrés.
S’il est hors de notre propos de procéder à une
enquête complète portant sur la nature, la valeur et la qualité
ou non des relations qui se nouent entre l’école Vitruve et ses
autorités référentes, il nous paraît intéressant de poser malgré
tout la problématique d’impact sous la forme suivante : en quoi,
l’organisation collégiale d’une école répond ou non aux critères
normés d’une gestion administrative et d’une application de
directives institutionnelles opérationnelles.
Cependant l’objet de la réflexion n’a pas
seulement valeur comparative ou démonstrative au regard d’autres
modes de fonctionnement sur les seuls critères de la gestion
administrative ou de mise en application de demandes
institutionnelles, sur un mode technico-mécanique qui
restreindrait le champ de vision à des termes de plus ou moins
value, de mieux ou moins disant.
Il y a dans la mise en avant du mode collégial
comme modèle alternatif au mode directorial l’idée qu’il promeut
une mise en responsabilisation individuelle des adultes, qu’il
est facteur d’émancipation et de formation continue, qu’il
participe à la construction de l’individu dans un rapport
différent au travail de l’école, au travail dans l’école. L’idée
aussi que ce choix participatif et coopératif n’est pas sans
influence sur le métier d’instit, sur la qualité des relations
avec les familles, sur l’implication professionnelle et sur les
relations éducatives qui se nouent avec les enfants. Et qu’il
tend à répondre à une problématique fondamentale, à savoir
qu’une éducation par la responsabilisation et l’initiative n’a
de chance de se mener à bien que par des adultes à même de la
vivre dans leur quotidien professionnel.
Il n’en
demeure pas moins que l’hypothèse faite par l’équipe Vitruve est
que le fonctionnement collégial est un mode de travail collectif
et coopératif qui, par ses particularités, est à même de
répondre aux exigences des relations institutionnelles multiples
et complexes liées à la situation parisienne.
Ces
particularités, considérées comme autant de points d’approche de
la problématique soulevée précédemment, peuvent se regrouper
[sacrifiant par là à la mode des présentations systémiques,
simplificatrices et mnémotechniques] sous la forme suivante
:
>
Roulement : Le
roulement sur le poste de coordination (50% de l’équipe actuelle
a ainsi déjà assuré la fonction de coordinatrice ou de
coordinateur) permet la coformation, l’entre aide et l’expertise
collective. Il assure aussi, paradoxalement, une réelle
continuité dans le suivi des dossiers, notamment, par exemple,
dans le domaine des travaux programmés lors des VA (visites
d’architecture annuelles). Car la coordinatrice ou la
coordinateur, issu de l’équipe, reste à Vitruve une fois sa
mission remplie. La continuité dans les actions et dans le
passage d’informations devient une règle de fonctionnement
inhérente au choix du roulement. Le « turn-over » n’est donc
qu’apparent.
>
Régulation : Les
réunions d’équipe hebdomadaires permettent la mise en recherche,
en réponse collective, des demandes institutionnelles. Elles en
autorisent un accompagnement, un suivi et un contrôle régulier.
>
Réactivité : La
réalité du fonctionnement collectif permet une réactivité aux
demandes ou aux sollicitations institutionnelles. Les pratiques
de groupes de travail, les réunions d’équipe, de cycles, les
éventuelles répartitions des tâches sont des outils d’action qui
participent de cette réalité.
> Répartition : La
répartition et le suivi individualisé de certaines tâches
administratives lourdes en terme de temps et de suivi (cantine,
études, ateliers bleus) sur l’équipe permet des gains
appréciables pour la coordinatrice ou le coordinateur dans le
traitement des données et les réponses opérationnelles.
II>
L’école et la communauté scolaire
L’idée
est de rester dans l’ordre de l’esquisse et tracer à grands
traits quelques points d’impact de l’organisation collégiale sur
la communauté scolaire des parents. Il faudrait pour prétendre à
l’exhaustivité entreprendre un vrai travail de recherche et
faire de l’analyse des impacts d’un fonctionnement collégial sur
les relations avec les parents un véritable objet d’étude. Nous
nous contenterons, quant à nous, de mettre en avant quelques
éléments clefs, fruits du contact de la quotidienneté et de la
proximité, en tentant de les sérier en terme d’apports et
d’effets.
> Effets sur la communauté scolaire
L’organisation collégiale et sa dimension collective ont des
effets mesurables sur les parents dans leurs relations
quotidiennes à l’école. Ses effets nous semblent être de l’ordre
d’une double reconnaissance : l’existence d’une équipe d’instit
cohérente qui s’appuie sur un projet éducatif collectivement
porté et l’existence d’une réelle ouverture de l’école aux
parents.
La mise
en évidence de ce double effet s’appuie, de façon empirique et
sans valeur statistique, sur des paroles de parents qui
définissent un champ sémantique qui, par recoupement et par
accumulation permet de lister des mots ou expressions
récurrentes. Ces dernières ne définissent pas, par ailleurs,
forcément une adhésion militante au projet vitruvien, mais se
réfèrent à un constat d’ordre général.
Ainsi
nous retiendrons : « la cohérence du projet de l’école, une
équipe d’instits, un travail d’équipe, la disponibilité des
instits, l’ouverture vers les parents, une école où l’on peut
rentrer, la discussion toujours possible, la porte de la
coordination ouverte, une école où l’on peut parler, faire
entendre sa voix, une place pour les parents. »
Nous
pointerons un dernier effet induit par l’organisation
collective. Un effet qui s’inscrirait à priori plutôt dans le
champ des impacts réciproques de la communauté scolaire vers
l’école, celui de la prise en compte par l’équipe de la parole
des parents.
C’est la
dimension collective qui permet la prise en compte des
remarques, des demandes, des interrogations, voire des
interpellations des parents. Elle leur confère une valeur
d’objet d’étude et de réflexion pour l’équipe et les intègre
dans une démarche d’amélioration du projet éducatif de l’école
selon un mode proche d’une régulation par boucle de retour. Il
en fut ainsi pour l’enseignement de l’histoire qui, suite à une
interpellation de parents en 2005 2006, a fait l’objet d’une
discussion d’équipe en bilan de fin d’année avant de s’ancrer
comme axe de travail au sein de l’ensemble des projets en 2006
2007.
> Apports pour la communauté scolaire
Nous
mesurerons les apports en nous appuyant sur un descriptif
succinct des points de contacts entre l’école et la communauté
scolaire. Le contenu et la nature des actions engagées à ce
titre seront précisées plus en avant dans le document lors de
l’analyse des indicateurs et des critères d’évaluation.
Si le
point de rencontre entre parents et école peut se conjuguer au
pluriel, c’est bien non seulement parce qu’il y volonté de faire
entrer les parents dans l’école pour mieux la comprendre et se
comprendre, mais aussi parce que si l’équipe est au singulier
elle permet d’envisager l’action au pluriel.
La
politique d’ouverture vers les parents repose sur des points de
rencontre riches de diversité et riches de perspectives en terme
de projet et d’engagement dans une action.
Ainsi
engager la communauté scolaire dans un projet global sur
l’école, comme celui qui se propose de faire partir tous les ans
tous les enfants en classes vertes et de s’en donner les moyens
financier, permet d’impliquer les parents dans des projets à
valeurs sociales et collectives fortes, propres à mettre en lien
les parents entre eux, à les faire entrer dans l’école de leurs
enfants, à les mettre ou remettre en lien avec le quartier
proche au travers d’évènements qui se déroulent tout au long de
l’année, parmi lesquels nous retiendrons ceux particulièrement
forts comme la Braderie Vitruve ou encore la Traviole.
Engager
les parents dans des commissions mixtes de parents instits,
telles celles du Centenaire de l’école, qui pendant une année
entière, ont procédé à un inventaire, un bilan, une analyse de
40 années d’expérimentation éducative sur des axes divers comme
ceux des classes vertes, de la pédagogie de projet, du quartier
ou encore du Devenir des anciens élèves, pour en rendre compte
au travers d’une exposition présentée deux fois aux parents, est
une action propice à créér des espaces et des temps d’échanges
et de paroles sur des réflexions et des questionnements
éducatifs.
III>
L’école et son quartier
Par
l’organisation collégiale s’opère une répartition de présence et
d’action des instits au sein de diverses associations ou
institutions. Ces points d’appuis ancrent l’école dans son
quartier et ouvrent des perspectives de projets pédagogiques.
Ainsi, un
instit est délégué comme représentant de l’école au Conseil de
Quartier Père Lachaise Réunion de la Mairie du 20ème.
Un deuxième participe au conseil d’administration de
l’Association Réunion Dagana Paris 20ème et assure le
suivi des travaux pédagogiques qui se nouent entre Vitruve et
l’école Dagana 6 (Sénégal). Deux autres représentent Vitruve au
sein du conseil d’administration du jardin partagé Casque d’Or.
Ils participent, au sein de l’association, à l’élaboration du
projet de jardin pour tous et portent le projet pédagogique de
l’école. Deux autres enfin représentent l’école Vitruve au
conseil d’administration de l’association des Petits Pierrots.
IV>
L’école et les mouvements pédagogiques
De la
même façon, la répartition des tâches qui découle du principe de
collégialité, autorise le détachement de deux instits sur un
travail de mise en lien, contact et réseau avec les mouvements
pédagogiques amis. Au travers des participations, ou
interventions lors des différents colloques ou assises, et des
productions de travaux écrits s’ouvre, en retour, pour l’équipe,
un apport en terme de réflexion pédagogique et de formation
interne.
Dans
cette partie nous dégagerons quelques critères d’évaluation
parmi les indicateurs référencés dans le document portant le
projet expérimental de l’école Vitruve et nous apporterons des
éléments quantifiables ou mesurables. Certains indicateurs sont
intégrés dans des démarches d’étude et de recherche actuellement
en cours et ne feront donc pas l’objet d’une évaluation précise.
L’intégralité du schéma d’évaluation de l’organisation
collégiale est proposée en annexe ci-dessous.
Indicateurs
1.
Taux
moyen d’absence (Autorisation d’absence)
2.
Taux
moyen de remplacement.
5 jours
cumulés sur l’équipe d’autorisation d’absence du 4 septembre
2006 au 30 mai 2007.
3.
Durée
moyenne en années d’enseignement à l’école.
Dates
d’arrivée des instits actuellement en poste à titre définitif à
l’école Vitruve.
|
Gégé |
Isabelle |
Yves |
Chantal |
Yamina |
|
1976 |
1985 |
1989 |
1992 |
1999 |
|
Frédéric |
Caroline |
Laurence |
Violaine |
|
|
2001 |
2003 |
2004 |
2005 |
|
Durée moyenne d’enseignement a l’ecole Vitruve :
11 ans
4.
Nombre et
nature des interventions de l’école au service de la formation.
Pour la
deuxième année consécutive, dans le cadre de l’accompagnement à
la formation continue des T1, l’école Vitruve a accueilli, le
jeudi 15 février 2007, à la demande de l’équipe de la
Circonscription 20 A « Télégraphe » 12 jeunes collègues pour un
stage de contact. Durant cette journée, les T1 ont été
accueillis dans les différents groupes de l’école. En fin de
journée, un bilan collectif, en présence de la coordination de
l’école et de la conseillère pédagogique de circonscription a
permis de confronter les observations et d’expliciter les
principes et les modes de fonctionnement.
|
Niveau |
Nature |
Objet |
|
CP |
Intervention éducative |
8
Ateliers CP CE1 « découvertes scientifiques » du samedi
matin > prise en charge d’un atelier en duos de parents ou
en binôme avec un des 4 enseignants avec un groupe de 10/15
enfants > 5 séances de travail, de novembre à mai, précédées
d’une réunion de préparation, accompagnées d’un suivi
pédagogique par les instits du CP CE1 et finalisées par un
samedi bilan > expositions et présentations des productions
et des techniques rencontrées entre groupes d’enfants.
Pour la Braderie 2006, atelier de préparation de pâtes pour
le stand CP. Aide de parents avec des groupes d’enfants en
présence d’un enseignant.
En
projet > Mise en place d’ateliers cuisine au mois de juin
dans le cadre du projet des CP «Dévorez votre livre !». Aide
de parents avec des groupes d’enfants en présence d’un
enseignant.
|
|
Contributions au projet |
Production du site d’information internet parents sur les
séjours de classes vertes.
|
|
Participation à des évènements |
La
soirée Flux des parents de CP> Expos productions d’écrits,
lectures dans le self et la cour.
La
soirée Retour de Classes Vertes des CP > expo, lectures,
chansons, lectures de nuit, pique-nique des familles.
|
|
CE1 |
Intervention éducative |
Ateliers de fabrications de jeux de fête foraine (billards
japonais, têtes de massacre, passe-boules). Aide de parents
avec des groupes d’enfants en présence de l’enseignante.
|
|
Contributions au projet |
Prêts de CD, livres, textes documentaires par les parents
sur une thématique définie par le projet.
Ecriture de souvenirs autour des fêtes foraines. Ecrits
produits par les parents, grand-parents.
Production du site d’informations internet parents sur les
séjours de classes vertes.
|
|
Participation à des évènements |
Soirée fête foraine>expos photos textes maquettes, chansons,
jeux de fêtes foraines, nourritures sucrées salées.
|
|
CI
A table ! |
Intervention éducative |
Visite de deux restaurants tenus par des parents d’élèves
(« A la vierge de la Réunion » et le « Market ») par deux
groupes d’enfants et l’enseignante.
Conférence pour l’ensemble des CIT en amphi Gloton effectuée
par un parent d’élève, prof d’Histoire, sur l’alimentation
et les arts de la table au Moyen-Âge.
Enregistrement et initiation au banc de montage son pour
l’enregistrement du CD du spectacle « Le marmiton de
Montsalvy » par un parent d’élève, ingénieur du son, avec
des groupes d’enfants.
|
|
Contributions au projet |
Ecriture de souvenirs de repas de famille. Ecrits produits
par les parents.
Prêts de CD, livres, textes documentaires par les parents
sur une thématique définie par le projet.
Production du site d’information internet parents pendant le
séjour de classes vertes.
Accompagnement lors de sorties dans le cadre du projet
(Musée d’Orsay).
|
|
Participation à des évènements |
Repas au restaurant « Le Trumilou », préparé par une partie
du groupe d’enfants, pour une dizaine de parents en présence
de l’enseignante et du restaurateur...
Photo d’un repas de noce costumé à la Braderie Vitruve. Les
mariés et les invités étaient parents de l’école Vitruve.
Présentation du spectacle « Le marmiton de Montsalvy » les 1er
et 8 juin 2007 en amphi Gloton.
|
|
CI
Cacaochoc |
Intervention éducative |
Pour la Braderie, atelier de préparation de chocolat pour le
stand CI. Aide de parents avec un groupe d’enfants en
présence de l’enseignante.
|
|
Contributions au projet |
Ecriture de souvenirs autour du chocolat. Ecrits produits
par les parents.
Production du site d’informations Internet parents pendant
le séjour de classes vertes.
|
|
Participation à des évènements |
Soirée conférence Chocolat du 31 mai 2007.
|
|
CI
Alimonde |
Intervention éducative |
Aide à la préparation du repas de la table d’hôtes. Aide de
parents avec un groupe d’enfants en présence de
l’enseignante.
|
|
Contributions au projet |
Aide technique à la mise en forme de l’exposition retour de
classes vertes.
Production du site d’informations Internet parents pendant
le séjour de classes vertes.
|
|
Participation à des évènements |
Soirée « inoubliable » > table d’hôtes du 25 mai 2007. |
|
CT |
Intervention éducative |
Enregistrement son pour l’enregistrement du CD du spectacle
«E VIVA BOCCACCIO» par un parent d’élève, avec un groupe
d’enfants en présence de l’enseignant.
|
|
Contributions au projet |
Accompagnement lors de sorties dans le cadre du projet (Notre-Dame,
Musée de Cluny).
Confection de costumes pour le spectacle. Aide d’une parente
d’élève.
|
|
Participation à des évènements |
3
soirées de présentation du spectacle E VIVA BOCCACCIO ! |
|
ECOLE |
Contribution au projet de l’école |
Les commissions du Centenaire > suite des travaux initiés en
2005 2006 > 2 réunions de travail en plénière et de nombreux
rendez-vous en sous-commissions > réalisation d’une brochure
récapitulative en juin 2007.
La
soirée Centenaire de Robert GLOTON du 26 janvier 2007 >
lectures de parents > production d’un livret « Actes de
Lectures ».
|
|
Participation à des évènements |
La
Braderie, le P’tit bal, le Cabaret Vitruve, la Traviole.
Les Conseils d’école, les assemblées générales parents
instits (AG de rentrée 206, préparation de la Traviole).
|
L’école
Vitruve a accueilli, comme chaque année, un nombre conséquent
d’étudiants et stagiaires, soit au sein des groupes pour une
action directe de formation, soit, dans le cadre de réunions de
présentation du projet de l’école, en présence de la
coordination, pour des actions d’informations.
|
Actions de formation |
nombre |
Nombre de personnes accueillies |
Durée totale en journées |
|
Stage d’observation T1 |
1 |
12 |
1 |
|
Stages d’observations préparation concours IUFM |
4 |
4 |
23 |
|
Stage d’observation 3ème |
2 |
2 |
8 |
|
Stage formation entreprise |
1 |
1 |
4 |
|
Stage d’observation formation orthophonie |
1 |
1 |
15 |
|
Réunions d’informations visite de l’école |
12 |
47 |
6 ½
|
|
TOTAL |
21 |
67 |
57
½ |
5.
Indicateurs d’évaluation de gestion administrative de l’école.
La
coordination de l’école a été inspectée par l’ICC de la
Circonscription 20 A « Télégraphe » le 21 décembre 2006.
6.
Nombre et
nature des actions menés conjointement avec les parents.
7.
Nombre et
nature des réunions institutionnelles parents école.
|
Nature |
Objet |
Nombre |
|
Assemblée Générale des parents de l’école |
Présentation de l’école et préparation de la Braderie 2006.
Préparation de la Traviole 2007. |
2 |
|
Conseil d’école
(ouverts à l’ensemble des parents de l’école) |
Lié à
l’ordre du jour. |
3 |
|
Réunion de parents de classe ou de cycle.
|
Réunions de présentation des projets, de bilans
trimestriels, de préparation aux classes vertes. |
CP : 4 |
|
CE1 : 4 |
|
CI : 10 |
|
CT :
5
|
|
Assemblée Générale des Commissions du Centenaire |
Suivi
et finalisation des travaux initiés lors de l’année scolaire
2005 2006. |
3 |
|
Comité des fêtes |
Préparation de la Traviole. Préparation de l’accueil des
nouveaux parents à la rentrée 2007. |
1 |
|
Réunion d’information |
Présentation de l’école et de son fonctionnement à
l’attention des futurs parents. |
8 |
|
|
TOTAL |
40 |
8.
Nombre et
nature des actions à caractère pédagogique impliquant l’école
sur le quartier.
|
Type |
Objet |
|
La
Braderie Vitruve
(14
octobre 2006) |
Depuis 30 ans, afin de financer le départ de tous les
enfants, l’école organise, avec l’ensemble de la communauté
scolaire, la Braderie Vitruve. Objet de travail et sujet
d’étude, la Braderie est aussi un moment d’ouverture de
l’école vers les parents et est devenue, les années aidant,
un rendez-vous de quartier, celui d’une braderie ouverte à
toutes et à tous. |
|
Le
Jardin partagé |
L’écoles est membre du CA de l’Association du Jardin partagé
du jardin public Casque d’Or. Projet de jardin médiéval en
cours. Utilisation du jardin comme point d’arrêt de la
Traviole 2007. |
|
La
Traviole
(16
juin 2007) |
L’idée, c’est dans le quartier proche, d’organiser et de
partager une déambulation pédestre et pédagogique avec
enfants et parents ponctuée d’arrêts durant lesquels les
groupes présentent les projets de l’année sous forme de
lecture, chansons, danses, expositions et d’extraits de
spectacles. |
9.
Mesure
des taux de maintien à l’école élémentaire.
En 2006
2007, un maintien en cycle 2, pas de maintien en cycle 3.
10.
Mesure du
nombre de recours des familles contre les décisions des conseils
de maître lors de passages de classe et de cycle.
En 2006
2007, pas de recours des familles contre les décisions des
conseils de maître lors de passage de classe et de cycle.
11.
Mesure
des taux de redoublement jusqu’à la fin de la 3ème de
collège.
12.
Taux de
réussite en lecture aux évaluations nationales CE1, CE2 et 6ème.
13.
Scores de
dispersion aux évaluations CE2 et 6ème.
14.
Pourcentage d’élèves maîtrisant, en fin d’école primaire, les
compétences de base en français définies en référence au socle
commun.
Les
indicateurs 11. 12. 13. 14. seront intégrés dans le travail de
recherche initié dans le cadre du suivi et de l’accompagnement
universitaire du projet expérimental Vitruve. Dans la partie
évaluation externe, figurent des éléments de réponses
statistiques concernant les points 12 et 13.
15.
Nombre de
PPRE et de PPS.
Nombre de
PPRE : 3
Nombre de
PPS : 1
> ANNEXE
Projet d’école expérimental et
innovant 2006 2011 / Extrait
« Descriptif de l’évaluation de l’axe
organisation collégiale de l’école du projet expérimental de
l’école VITRUVE.
Impacts
Formation continue et auto
formation des enseignants.
Cohésion des pratiques
éducatives sur l’école et au niveau des cycles.
Stabilité de l’équipe
enseignante.
Place et implication des
parents dans l’école.
Place et implication de
l’école dans son environnement proche.
Mise en œuvre de
dispositifs de projets d’aide à la réussite éducative.
Cohérence, continuité,
adaptation des dispositifs d’apprentissage de la lecture.
Promotion et suivi d’une
génération sur l’ensemble de la scolarité élémentaire.
Evaluation
Outils
1.
Mesure de
la stabilité de l’équipe et de la permanence de la présence
éducative.
2.
Participation des parents à la vie sociale et éducative de
l’école.
3.
Evaluations nationales CE1, CE2 et 6ème.
Indicateurs
16.
Taux
moyen d’absence (congés maladie).
17.
Taux
moyen de remplacement.
18.
Durée
moyenne en années d’enseignement à l’école.
19.
Nombre et
nature des interventions de l’école au service de la formation.
20.
Indicateurs d’évaluation de gestion administrative de l’école.
21.
Nombre et
nature des actions menés conjointement avec les parents.
22.
Nombre et
nature des réunions institutionnelles parents école.
23.
Nombre et
nature des actions à caractère pédagogique impliquant l’école
sur le quartier.
24.
Mesure
des taux de maintien à l’école élémentaire.
25.
Mesure du
nombre de recours des familles contre les décisions des conseils
de maître lors de passages de classe et de cycle.
26.
Mesure
des taux de redoublement jusqu’à la fin de la 3ème de
collège.
27.
Taux de
réussite en lecture aux évaluations nationales CE1, CE2 et 6ème.
28.
Scores de
dispersion aux évaluations CE2 et 6ème.
29.
Pourcentage d’élèves maîtrisant, en fin d’école primaire, les
compétences de base en français définies en référence au socle
commun.
30.
Nombre de
PPRE et de PPS. »
_____________________________________________________________________________
Nous
tenterons ici de surligner quelques points clefs de
l’organisation collégiale en terme d’éléments transférables,
comme contribution, réflexion sur la problématique de
l’organisation et du travail en équipe et de ses conséquences
sur la réussite des enfants.
Avec
toutes les limites de l’exercice qui s’apparente quelque peu à
la technique du greffon botanique, du jardinier pédagogique qui
isole et tente le transfert d’une pratique, d’un élément inventé
et vécu dans un cadre vers un autre.
Avec
toutes les limites de l’exercice que constitue aussi, dans le
cas particulier de l’école Vitruve, le transfert d’éléments qui
ne forment pas agrégats cloisonnés, mais entrent en résonance
dans le cadre d’interactions qui participent du point
d’équilibre général d’un fonctionnement global et cohérent.
Aussi,
l’idée qui a prévalu a été de s’interroger au préalable sur
quelques uns des enjeux éducatifs actuels, tant dans le domaine
de la gestion de l’hétérogénéité, que celui du travail collectif
des adultes, de l’ouverture vers la communauté scolaire, ou
encore la prise en compte d’axes du socle commun des
connaissances et de pointer quelques points d’appuis qui
pourraient apporter des éléments de réponses aux problématiques
posées.
> Les compétences
sociales et civiques:
La mise en place de conseils d’école enfants
hebdomadaires. La mise en œuvre de la régulation des conflits
par la médiation enfants qui, objets et sujets d’apprentissages
multiples, ont en impact indirect une valeur d’apaisement des
relations sociales et une influence sur la sérénité des
ambiances de travail.
>
L’ouverture vers la communauté scolaire :
L’ouverture des portes de l’école et accès libre
aux parents les matins d’école lors des 10 premières minutes
précédant la montée en classe. La promotion des formules
d’organisation des temps scolaires qui assurent une place
conséquente aux samedis matins avec école. L’organisation d’une
réunion de rentrée, de présentation de l’école, de l’équipe
éducative et de ses projets, ouverte à l’ensemble de la
communauté scolaire.
> Les
outils d’un travail collectif adulte :
Le
principe de non spécialisation et le roulement annuel sur les
différents niveaux y compris sur le poste de direction. Le
couplage de réunions de régulation de l’action, de co-formation,
en équipe constituée et en cycle, selon un rythme hebdomadaire.
> La gestion de
l’hétérogénéité et les projets personnalisés :
Le
principe d’intervention pédagogique du coordinateur ou directeur
déchargé de classes grâce à la répartition des tâches
administratives de gestion (études et cantine) sur l’équipe. La
mise en place de structures d’aide, de soutien en appui aux
projets personnalisés sur des temps d’interventions souples et
adaptés entre classes, inter niveaux ou multi âges, axés sur des
pratiques coopératives et d’entraide mutuelles, allant du grand
groupe au tutorat individuel, sollicitant partie ou totalité des
adultes du cycle ou de l’équipe.
Dans cette partie, après un apport théorique de
la conseillère pédagogique 20 A «Télégraphe » sur la pédagogie
du projet (Pédagogie du projet : sens et motivation), nous
présenterons des éléments de réflexion et d’analyse autour de la
problématique de l’émergence de l’idée de projet et de sa
concrétisation en démarche de productions de savoirs.
Faire construire des savoirs ; organiser une
pédagogie qui part des représentations initiales des enfants,
représentations guidées par un projet : un objectif à atteindre
ensemble via un conflit socio-cognitif commun : là où les
théories psychognitives, sociocognitives et sociales se
rejoignent, là où les enseignants pédagogues permettent et
organisent l’accès aux savoir via un projet, là où enfin les
liens, les transferts entre connaissances et mises en actes sont
effectifs, ce que nous tenterons de montrer à l’aide d’une
évaluation adaptée de PISA en juin 2007.
Il s’agit d’une forme de pédagogie dans laquelle
l’élève est associé de manière contractuelle à l’élaboration de
ses savoirs. Le moyen d’action de cette pédagogie est fondé sur
la motivation des élèves, suscitée par l’aboutissement à une
réalisation concrète (déplacement de vie en classe-verte,
représentation, exposition, événement). Les contenus à apprendre
ne sont plus atomisés, hiérarchisés, mais reliés entre eux par
un projet fédérateur qui engendre un problème à résoudre (Ici :
étude centrée sur l’alimentation). La pédagogie du projet
développe une culture du travail en équipe. Cette équipe devient
un lieu de confrontation et donc de recherche permanente de sens
entre le dire et le faire. La pédagogie du projet considère les
conditions d’un apprentissage aussi importantes que les contenus
de cet apprentissage.
S’il est une si ce n’est la raison essentielle
d’un choix de la pédagogie du projet, c’est la motivation : là
où les enfants prennent conscience et vivent la nécessité des
apprentissages, là où le sens et l’utilité de l’apprentissage
deviennent un conducteur limpide : « projet = projection =
futur : un enfant apprend s’il anticipe sur ce qui va arriver,
s’il pose des jalons, et s’il projette dans l’avenir ce qu’il
fait à un instant donné. (…) C’est pour cela que l’école doit
apporter une culture du projet explicité pour donner à chacun
cette chance ».A. Valzan
Dans la pédagogie du projet, l’équipe pédagogique
exploite un dispositif d’apprentissage : organise la tâche pour
que les enfants apprennent et construisent leurs chemins vers
les savoirs, fait émerger plusieurs propositions de projet,
régule l’évolution des activités, développe la socialisation du
groupe, apporte une « aide » aux élèves. L’équipe contribue de
facto à la construction des savoirs, savoirs-faire et
savoirs-être.
Dans la pédagogie de projet, l’apprenant se prend
en main et contribue à la mise en place du dispositif : il est
acteur; développe des capacités de prise d’initiatives. L’erreur
est normale : elle fait partie du processus d’apprentissage (cf.
Astolfi : L’erreur, un outil pour enseigner),
l’apprentissage est très socialisé, la collaboration entre
apprenants est fortement encouragée, c’est même une condition de
l’évaluation : le processus est pris en compte, autant que le
résultat final.
Enfin la pédagogie du projet semble fortement
adéquate pour développer des capacités de mise en œuvre du Socle
Commun des Connaissances et des Compétences, où il est question
d’initiative : notamment dans les piliers 6 et 7 concernant
respectivement d’une part les compétences sociales et civiques
et d’autre part l’autonomie et initiative.
En référence à la loi du 23 avril 2005 « Loi
d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école » :
Aptitudes et intelligences : donner du sens à la
culture scolaire fondamentale.
Etre capable de mobiliser ses acquis.
Combiner les connaissances fondamentales pour
notre temps et être capable de les mettre en œuvre dans
situations concrètes.
Le scénario et le découpage
du compte rendu annuel imposent une segmentation tranchée entre
organisation collégiale et pédagogie du projet, tant dans la
description que dans l’analyse des modes et des dispositifs.
Cette séparation, que reprend l’intitulé de l’action placé en
page de garde, sans être un simple jeu d’écriture, avait
initialement vocation à expliciter précisément les deux axes sur
lesquels se fondaient l’action portée à expérimentation et sur
lesquels se fondaient aussi la reconnaissance institutionnelle
initiale ou non de la pertinence de l’action.
Il ne
s’agit que d’un effet de style. La réalité est autrement plus
complexe. Les rapports qu’entretiennent pédagogie du projet
étendue à l’école et organisation collégiale de l’action sont
plus tenus et fusionnels qu’une simple juxtaposition
grammaticale.
Ainsi
l’organisation collégiale institue l’école comme projet, objet
et sujet d’étude d’une cogestion partagée qui participe d’une
amélioration éducative de la structure, du progrès individuel de
chacun de ses membres enfants et adultes dans l’acquisition et
la maîtrise des savoirs. Instituer et vivre l’école comme un
projet, c’est construire des organisations et des modes de
régulation et de gestion responsabilisants pour les enfants et
les adultes qui modifient le rapport au travail, aux savoirs, à
l’école. C’est porter des références et des fonctionnements qui
sous peine de contradiction ne peuvent que rentrer en résonance,
en cohérence avec celles vécues dans la quotidienneté du travail
pédagogique mené dans les groupes : recherche du sens,
engagement dans l’action, initiative et coopération, travail en
projet.
De même
une démarche de projet étendue sur une structure école à
l’ensemble des groupes conduit, selon un rapport inversé des
causes et des effets, à interroger l’organisation et la
structure de l’école en terme de champ d’action, de projection
de pratiques de travail en projet. Interroger l’école au travers
du prisme du projet, c’est inventer des structures, des outils
délimitant et cadrant une action justifiée par un intérêt
pédagogique, par la production de situations d’apprentissages et
d’acquisitions de savoirs. C’est ainsi que se légitiment des
organisations comme les conseils d’école hebdomadaires enfants
et la coordination enfants, des responsabilités déléguées, tels
la médiation enfants, ou des outils d’informations comme
affiches, tableaux à double entrées, listes, emplois du temps.
Interroger l’école ainsi, c’est alors pousser la cohérence
jusqu’à réinterroger les modes et les modalités du
fonctionnement adulte. C’est promouvoir, comme pour les enfants,
la multiplicité des situations d’apprentissages, le roulement
des tâches, la mise en responsabilisation, la répartition des
tâches et des fonctions. C’est définir le cadre et les moyens
d’une collégialité de l’action.
Ainsi
toute tentative d’analyse et de mesure des apports du
fonctionnement de Vitruve en terme d’effets et impacts ne pourra
s’affranchir de cette vision globale du temps, du lieu et de
l’action pédagogique qui induit de facto des interactions
fortes, entre organisation collégiale et pédagogie du projet,
qui tentent de répondre, qui tendent à répondre aux
problématiques et aux questionnements que suscite ce choix
philosophique et éducatif, cette recherche constante du
dépassement d’horizons, horizon de la classe et du statut,
horizon des savoirs et des pratiques.
La pédagogie de projet se
définira ici par l’engagement d’un groupe d’enfants dans une
action à enjeu collectif et social, productrice de savoirs
collectifs et individuels, les apprentissages scolaires
s’opérant à travers les différentes activités menées pour faire
avancer le projet. Elle peut revêtir des formes diverses. Projet
d’un groupe sur une année scolaire entière, projet décliné en
sous-projets simultanés ou appelés à se succéder au cours de
l’année, micro-projet d’un groupe plus restreint sur un temps
donné, projet d’apprentissage par atelier à visée disciplinaire
dans le cadre d’un groupe de soutien, ou encore projet
individuel avec accompagnement dans le cadre d’une action
d’entraide ou de tutorat.
L’ancrage dans la réalité,
l’idée de produire pour soi et les autres, la dimension
d’engagement dans l’action caractéristiques du projet ouvrent
des perspectives de mise en apprentissages dynamiques et
stimulantes, propres à susciter l’adhésion, à modifier les
rapports aux savoirs et à répondre à des enjeux éducatifs
actuels en terme de prises d’initiatives et de responsabilités.
Si le principe du regard
panoramique suppose une vision englobante de l’objet d’étude, et
qui plus est, sur une vaste étendue, il n’en demeure pas moins
important de fixer préalablement un champ d’observation et de
choisir un angle de vue privilégié.
Pour la suite, nous nous
restreindrons volontairement le champ d’observation au le projet
dit de l’année, le projet référent d’un groupe de niveau, celui
qui définit et parfois même dénomme un groupe « générationnel »
du CP au CT. Celui aussi qui porte, qui structure et caractérise
un groupe en tant que collectif d’apprenants. Celui qui parfois
aussi le singularise et le réfère dans l’historicité de son
parcours scolaire.
De même, nous nous fixerons
un angle de vue une distance focale privilégiée qui sera à la
fois celle de l’émergence et de la conduite des projets. Comme
interrogation sur l’origine, les démarches, les rapports aux
savoirs, à l’évaluation, aux bilans.
I
> Au commencement était l’idée…
A Vitruve, les projets
procèdent des choix des adultes. Ce sont les instits qui les
définissent, leur donnent l’impulsion première et en fixent les
enjeux. Le projet est affaire de pédagogie, a à faire avec la
pédagogie. L’engagement d’un groupe d’enfants dans une action de
projet fixée et initiée par un adulte ne relève donc pas d’une
situation contradictoire ou paradoxale. Il en est de même
lorsqu’on affirme que la relation éducative nouée par la
démarche de projet entre enfants et adultes repose sur la
nécessaire asymétrie des statuts et des fonctions. Car c’est
dans le cadre d’une action éducative posée, et d’une mise en
action engagée par l’adulte que le groupe d’enfants exercera par
son travail, ses propositions, une emprise, une prise sur le
projet.
C’est la perspective de la
fin d’année scolaire en cours qui entraîne généralement, par
anticipation, des idées de projets, pour l’année suivante. Ils
s’expriment originellement sous forme de mots, de thématiques
plus ou moins cernées. Les réunions d’équipe du mois de juillet
sont l’occasion de rassembler, confronter, associer ses idées
individuelles, pour parfois, aboutir à un thème fédérateur, plus
grand dénominateur commun de l’équipe, synthèse des idées, des
contraintes et des enjeux qui vont construire la réalité, les
réalités des projets de l’année suivante.
II
> Considérations sur l’idée…
L’idée
est à la poignée de l’éventail. Point de départ plutôt qu’étape
d’arrivée, elle découvre des horizons possibles, des
perspectives improbables.
L’idée,
c’est le mot, ou la famille du mot. L’idée c’est aussi le mot
d’origine, la racine commune, le thème fédérateur à partir
duquel vont diverger les mises en projets pour l’année à venir.
Travailler l’idée, c’est jouer autour du mot, se faire des jeux
du mot, c’est travailler la syntaxe, interroger la langue et ses
possibles, les synonymes, les antonymes. C’est balayer du
particulier à l’universel, du restrictif au thématique, du
convergent au divergent, du pratique au poétique, c’est s’ouvrir
des perspectives, des portes d’entrées, par rebonds, par
associations de mots, par opposition d’idées.
Et cette
l’idée retravaillée lors des réunions de fin d’année, malaxée,
cuisinée, mise à distance c’est la première étape de mise en
idées de projets possibles.
>
2003,
au mois de juillet, l’équipe VITRUVE, s’interroge sur la
géométrie. L’idée du projet naîtra du mot « géométrie ».
Interrogée, l’idée produira le chemin, le labyrinthe, la rue…
En
2003 2004,
Les CP
travailleront autour du petit poucet et du calcul (calculi
petits cailloux…).
Les CT
produiront une pièce de théâtre « MINOS à TORT et TAISEZ-VOUS ! »
ou les malheurs d’Ariane dans son labyrinthe amoureux.
Les
CE1 présenteront un spectacle autour d’un Petit Bonhomme à la
recherche d’un introuvable chemin, aux croisements de rues, au
gré de rencontres inattendues…
L’idée peut être le
produit d’une réflexion de l’équipe, une tentative de réponse à
une situation sociale ou politique à l’échelle du quartier.
Ainsi au cours de l’année 1999 2000,
suite à des problèmes soulevés par parents et enfants et liés à
la présence plus ou moins envahissante de bandes dans le
quartier, l’équipe lance l’idée d’un Conseil d’école enfants,
puis de parents sur la thématique des bandes. La réflexion
amorcée se poursuit dans le cadre d’une commission parents
instits et se concrétise par une rencontre entre parents, gens
et associations du quartier, puis la réalisation de panneaux
d’affichage d’informations sur les acteurs sociaux du quartier
et leur champ d’action.
>
En
juillet 2001, la question posée à l’équipe tourne donc autour de
la réappropriation de la rue. Comment produire du lien social
dans un cadre festif autour d’un lieu symbolique (rue de la
Réunion) ? Comment investir le quartier, s’emparer
géographiquement d’un lieu de vie ? Comment sortir du dilemme
sécuritaire et dépasser les constats et les problèmes pour
déboucher sur une appropriation du quartier ?
L’idée du projet « La rue dans tous les sens »,
naît de cette problématique.
En
2001 2002,
Les
CE1 produiront un spectacle musical sur la rue de la Réunion et
son quartier.
Les
groupes de CI travailleront l’architecture, l’histoire (la
Commune de Paris), et un projet d’écriture à partir des façades
d’immeubles de la rue.
En
juin, parents, enfants, instits et gens du quartier défilent
dans la rue de la Réunion du mur des Fédérés au Père Lachaise
vers la Place de la Réunion. Sur le parcours, les groupes y
présentent des extraits de leurs projets…
En
2004 2005,
L’ancrage est double, par l’idée (le Quartier) et par la
création d’un rendez-vous avec le quartier, la Traviole.
La
Traviole, ce sera, avec les enfants, les parents et les instits,
le temps d’un samedi matin de juin, organiser et s’engager dans
plusieurs déambulations pédestres et pédagogiques dans le
quartier proche, ponctués d’arrêts où seront montrés des
extraits (spectacles, expositions, chorales) de projets des
groupes et proposées des lectures de parents avant de se
retrouver à l’école en début d’après midi pour le pique-nique
des familles.
L’idée
a une valeur propositionnelle. Facultative, optionnelle, elle
permet, elle n’exclut pas.
Si l’idée définit un terrain commun de mots, d’images, de
situations, de mises en pistes de projets possibles, elle
n’oblige en rien, n’interdit pas tout. Si l’idée est au
singulier, elle peut être parfois singulière.
>
Ainsi, en 2002 2003, l’idée c’est PARIS
Les CE1 travaillent sur Paris Babel
Les CI écrivent un récit autour du Métro, mettent
Paris sous terre en spectacle conférence.
Les CT mettent l’histoire de Paris en histoires
théâtrales
Les CP, eux, mettent en scène…Le Chat Botté de
Charles PERRAULT
Ainsi,
en 2004 2005, l’idée, c’est le QUARTIER
Les
CE1 traversent le quartier pour une expo Traverses
Les CI
écrivent Au coin de la Rue
Les CT,
eux, mettent en scène…Gens de la Fontaine autour des fables de
Jean de la Fontaine
L’idée, c’est parfois de ne pas vouloir en avoir…De (s’en) tenir
à un espace, un cadre général, de rejeter le thème commun, de
solliciter l’invention individuelle.
De fixer simplement à longue vue un point de contact collectif,
comme la Traviole, temps et lieux de partages, d’échanges autour
des et par les projets. De fixer des étapes intermédiaires de
présentation pour les autres groupes, d’expositions à mi chemin,
en cours, en début, des projets encore esquissés ou bientôt
aboutis. Si l’idée est un singulier, elle peut être plurielle.
>
En
juillet 2005, L’équipe refuse le principe de l’idée, du thème
fédérateur. Les projets sont à discrétion de chacun. Le cadre
commun, c’est la Traviole. A charge pour chaque groupe d’y
participer et de s’y représenter.
Les CP
montent un spectacle de Clowns
Les
CE1 produisent, diffusent et présentent des jeux mathématiques
Les CI
mettent en théâtre une histoire dans l’Histoire du 20ème
siècle
Les CT
travaillent autour de l’eau
L’idée
est un vecteur, une ligne de force, la traduction de
l’engagement de l’équipe en terme de savoirs et d’apprentissages.
L’idée naît aussi du bilan de l’année scolaire en terme
d’apprentissages, de réussites, de progrès à faire, de manques
aussi. Elle prend appui sur la réflexion pédagogique, sur
l’analyse critique des pratiques et des réalités de l’année,
l’observation des résultats aux différentes évaluations CE2 ou 6ème.
Elle se forge au contact des axes de travail, des objectifs
affichés de la circonscription, de l’Académie, de l’Education
Nationale.
>
En
2003 2004, La géométrie est pointée comme enjeu ;
En
2002 2003, Paris est liée la problématique de l’enseignement de
l’histoire et de la géographie ;
En
2006 2007, L’idée proposée est, dans le cadre de l’éducation à
la santé, l’Alimentation, la Bouffe.
L’idée, c’est aussi d’en avoir…déjà, en réserve des années
passées, des expériences cumulées, comme patrimoine, témoignage
de longévité et… « De intérêt de durer »...
De les reconvoquer, les réactualiser, les
réajuster à la situation présente. Pour les solliciter de
nouveau, pour aider les nouveaux, donner des références, un
cadre facilitant et rassurant, pour faire des liens, s’appuyer
sur un existant, un vécu pédagogique à réinterroger, à
réessayer, à améliorer.
>
En
1992, lors du déménagement de l’école de la rue Vitruve au
Passage Joseaume, les CP CE1 provoquent une balade pédagogique
pour parcourir, comme une dernière fois, les lieux du quartier
proche avec enfants et parents. C’est le parcours des P’tits
Gris.
En
2005, L’idée de projet autour du quartier rencontre le souvenir
vivace de l’aventure des P’tits Gris. L’équipe propose
d’organiser sur le même principe, mais étendu à toute l’école,
le projet d’une déambulation pédagogique. Ce sera la Traviole.
III
> De l’idée, à l’idée de projet, au projet en idées…
Si
l’idée, le thème fédérateur, est un des objets fondamentaux des
3 journées de bilan d’équipe du mois de juillet, cette idée
générale, ce thème commun, par exemple L’alimentation / la
bouffe en 2006 2007, n’entre en réalités que dans une
singularité inventée, réfléchie par chaque adulte, ou duos
d’adultes appelés à travailler ensemble, en fonction du groupe
d’enfants, de ses particularités (âge, taille, historicité,
composition et des enjeux de savoirs et d’apprentissages) et des
objectifs qu’on lui assigne.
La
singularisation du thème commun définit une première étape, une
première avancée. Cette singularité va se développer par
rebonds, rencontres, recherches, lectures, liens et associations
d’idées et s’en nourrit au cours de l’été pour constituer une
idée de projet. Elle peut se confronter, si nécessaire, ensuite
à la réflexion, à l’entraide collective, lors des 3 journées de
pré-rentrée du mois de septembre. Explicitée, décrite, elle est
par là même retravaillée, voire remise en cause, précisée,
recadrée. La suite est de l’ordre de la mise en actions et du
passage de l’idée de projet au projet en idées.
>
Quels sont les marqueurs qui tracent la différence entre l’idée
et le projet ?
Le
projet est la transcription pédagogique de l’idée. Il sous-tend
des organisations, des emplois du temps, des étapes, des bilans
individuels et collectifs.
Le
projet redimensionne l’idée et la traduit en enjeux ; enjeux
collectifs, enjeux à dimension sociale et enjeux en terme de
savoirs.
Le projet est
l’incarnation de l’idée dans un ou plusieurs modes d’expression
qui fixent une ou des productions, une représentation à faire
pour soi et les autres.
IV> Les projets de l’année 2006 2007
A> Le cadre
général
En
juillet 2006, l’idée, le thème commun se trouve à
l’intersection, au point de rencontre de plusieurs réalités et
constats :
1/ La
structure CI envisagée pour l’année 2006 2007 dessine des
groupes numériquement importants et rend intéressant l’idée de
projets qui s’ancrent dans le faire, le fabriquer, et ce, afin
de solliciter la participation active de tous et l’implication
de chacun.
2/
S’engager dans des projets autour de l’alimentation, c’est aussi
répondre à une problématique et une demande sociétale dans le
domaine de l’éducation à la santé.
3/ Un
thème commun comme celui de l’alimentation rend plus abordable
la construction de projets, ouvre des perspectives de rencontres
et d’échanges larges, permet l’appui de l’équipe et laisse
entrevoir des modes d’expression riches et variés. Choisir ce
thème de départ, c’est aussi prendre en compte la réalité de la
prise en charge de 2 groupes de CI sur 3 par des instits
nouvellement arrivés dans l’équipe.
En
juillet 2006, l’équipe se propose de travailler autour de
l’Alimentation, la Bouffe.
|
Groupes |
Idée de projets |
Projets |
|
CP
47
enfants 2 adultes |
La
bouffe>les contes/ Hansel et Gretel |
Produire un livret mode d’emploi explicatif du flux de la
cantine. Organiser une soirée flux des parents. Produire un
livre « à manger » autour du conte Hansel et Gretel
« Dévorer son livre » |
|
CE1
51
enfants et 2 adultes |
La
bouffe>les gourmandises>barbe à papa / pommes d’amour /
gaufres…>
La
fête foraine |
Produire une fête foraine à l’école et en classes vertes
avec expositions de maquettes de manège et construction de
jeux de fête foraine (passe boules, têtes de massacre…). |
|
CI A TABLE
30
enfants et 1 adulte |
La
bouffe> les arts, les objets de la table
|
Mettre en scène une comédie musicale autour de l’histoire
d’un marmiton, la présenter à l’école, en classes vertes. |
|
CI CACAOCHOC
30
enfants et 1 adulte
|
La
Bouffe>Le chocolat |
Produire une conférence théâtralisée autour de et sur le
chocolat. |
|
CI ALIMONDE
30
enfants et 1 adulte |
La
Bouffe>Cuisines et recettes du monde |
Organiser une soirée dégustation des plats du monde, une
soirée repas. |
|
CT
46
enfants et 2 adultes |
La
Bouffe > Le Décaméron / Venise >Opéra Bouffe
|
Monter un Opéra Bouffe, le présenter à Paris et en classes
vertes à Venise. |
> ANNEXE
« COMPTE-RENDU de la
Réunion d’équipe le mardi 30 janvier 2006
LE PROJET : Etude de
cas
Quelques éléments et
points d’appuis
Stratégie
Mise
en avant de l’importance, de la notion d’objectif, de cible à
atteindre sous forme de production(s).
Une
expo vivante autour du CHOCOLAT, une fête foraine, une ou des
tables d’hôtes, une production théâtrale.
Cet
objectif peut être très précis ou peu prédéfini. Il n’est pas
nécessairement fixé sur la fin d’une année scolaire.
Savoir
que l’on va produire quelque chose que l’on va montrer après des
rencontres, des visites où adapter et mettre en scène une pièce
de théâtre suffit pour commencer.
Le
goûter est un projet et pourtant sans lien, à priori, avec
l’idée de la fin de l’année.
Il
peut se décliner de façon plurielle. Il peut être adapté ou pas.
On peut en changer.
Une soirée restaurant
table d’hôtes pour laquelle on prépare un repas en fin d’année,
où plusieurs repas que l’on prépare toute l’année ?
Une fête foraine pour les parents à la fin de
l’année, mais aussi, pourquoi pas, des moments de jeux forains
proposés aux autres groupes au cours de l’année.
A
un certain moment il faut commencer à savoir vers où l’on va et
le faire savoir aux enfants. Et s’il faut se servir des
circonstances il n’est pas forcément bon d’y être soumis.
Une
classe APAC, une intervention extérieure est un élément en plus,
mais pas le point central autour duquel s’articule un projet.
Tactiques
Entre
le point de départ et l’objectif, le lien n’est pas de l’ordre
du trait mais de la ligne. Il prend appui sur des démarches de
constructions de savoirs, de confrontation sociales, d’enjeux
collectifs. Il se tisse de rencontres, de rebonds,
d’enrichissements, de circonstances. Les circonstances jouent
un rôle et peuvent emmener sur d’autres chemins de traverses.
Après, tout est affaire de régulation et de choix.
Une
soirée dégustation peut être le point de départ d’une collecte
de recettes, de construction d’un livret de recettes à publier
et à diffuser, de tables d’hôtes chez vous avec des plats à
emporter…etc...
Une
idée de spectacle théâtralisé autour de l’histoire d’un marmiton
devenu grand chef nourrie de visites et de rencontres dans trois
restaurants qui prennent place dans l’intrigue.
Organisation et
organisations
Le
projet sous-tend un emploi du temps, des répartitions des
enfants, des choix d’organisation qui modulent la structure du
groupe et sollicitent l’intervention directe ou indirecte des
autres instits.
Faire le choix de répartir les enfants en trois
groupes pour des rencontres dans trois restaurants différents.
Diviser le grand groupe de CT en deux groupes qui chacun
joueront la même pièce de théâtre sur le même canevas et dans la
même mise en scène.
Peut-on tout faire en
groupe de 30 autour du chocolat ou fixer des groupes de travail
sur des axes différents (faire du chocolat, fabriquer une frise,
lire autour du chocolat) ?
L’individuel et le
collectif
Le
projet doit produire des situations d’apprentissages pour tous
donc pour chacun. Il faut s’interroger sur les démarches, les
situations que l’on met en place. Mesurer la part
d’apprentissage de chacun dans la démarche générale. Cela
nécessite d’adapter l’organisation, d’élargir les approches
possibles, de contrôler les effets. Cela implique le suivi, le
bilan individuel et collectif, la mesure de progrès faits, du
chemin parcouru et du chemin à parcourir.
Le
projet n’a pas d’emblée une valeur d’entraînement, ni
d’adhésion de tous. Il y a des enfants en marge, en retrait, en
opposition, en échec. L’enjeu est aussi de permettre et de se
permettre au travers d’une démarche de projets de créer des
situations qui sollicitent la « marge ».
Le
projet des CI, se couple d’un projet de goûter hebdomadaire,
pris en charge par roulement par des petits groupes d’enfants en
accompagnement pédagogique adulte.
Les
points de rencontres entre projets, les passerelles entre
groupes (mais aussi à l’intérieur des groupes si s’opère une
division des travaux) sont des moments de croisements à valeur
sociale, collective et à exploiter au niveau des apprentissages.
Le proche et le
lointain
S’appuyer sur le quartier, le vécu personnel ou familial des
enfants de même que provoquer des rencontres au contact de gens
dans leur cadre professionnel sont des éléments d’appuis
constitutifs fondamentaux des démarches de projets. Faire,
produire, construire, s’inscrire dans la réalité proche des
enfants semblent être des points d’appuis ou de passage qui
participent de l’élaboration des projets.
Demander aux parents
d’écrire les souvenirs autour du chocolat.
Demander aux parents de
décrire leurs souvenirs de fêtes foraines, les solliciter pour
construire dans le cadre d’ateliers des jeux forains.
Aller chercher dans le
quartier des restaurants du « monde »
Le scolaire et le social
Chercher le scolaire dans
les situations du projet, traduire en travail, en savoirs les
notions rencontrées fait partie des enjeux et des exigences
fondamentales de la démarche de projet.
Décorer la salle carrée avec une réplique de la façade de la Ca
D’Oro, c’est pratiquer et théoriser des savoirs géométriques.
Fabriquer des maquettes de manèges, c’est travailler le cercle,
le centre, le disque, le diamètre et le rayon.
Les
parents et la demande sociale sur le travail sont des éléments à
prendre en compte dans le projet, dans la manière que l’on a de
le présenter et les temps que l’on choisit pour le faire
(problématique de la fin de l’année). »
_____________________________________________________________________________
B> Des
descriptifs pédagogiques
Dans
cette partie, nous balayerons successivement, sous forme
d’annexes, l’ensemble des projets du CP au CT en nous appuyant
sur un canevas descriptif qui pointera l’idée du projet, la
démarche, le champ des apprentissages, les organisations, les
productions et des éléments d’évaluations collectives et
individuelles.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Descriptif du projet des
CP
Novembre décembre 2006
Au début de l’année scolaire, les CP revendiquent
de faire le flux*. A partir de cette revendication nous en avons
construit un projet.
Les
étapes
Avant les vacances de la Toussaint :
Définition de la finalité :
·
Ecrire
un mode d’emploi du flux pour prouver à l’école que les CP ont
compris le flux et sont capables de le prendre en charge.
·
Laisser
aux futurs CP un livre du flux.
Dans un premier temps les CP ont nommé les
différents postes du flux et dessiné le flux en représentant les
différents postes et les différents lieux du flux dans l’école
sur une feuille A4 pliée en 4.
(Travail de repérage sur la feuille, sur la représentation du
plan de la cour.)
A
la rentrée de novembre
1) En
réunion les CP ont défini la première étape du projet : décrire
les tâches des différents postes.
Recherche par groupe de 2 en production d’écrits
sur le cahier de brouillon : Choisir un poste et décrire ce que
fait l’enfant.
(Recherche de sons, de mots déjà vus dans l’affichage de la
classe, dans le cahier de lecture)
Dans
chaque groupe remise en commun et production d’un texte
collectif réunissant les phrases où les ébauches de phrases de
chacun.
2) En
réunion lecture de ce texte collectif, puis réaction aux
questionnement adultes : que manque t-il comme information pour
un lecteur qui ne connaît pas le flux ?
A partir des réactions des enfants surgissent 3
questions :
Qui ? (Fait le flux)
Quand ? (Se passe le flux)
Pourquoi ? (Le flux existe-t-il ?)
3)
Dans un premier temps dans le cadre de la réunion discussion
qui permet de dégager des réponses à ses trois questions.
Dans un deuxième temps recherche en production
d’écrit par groupes de 2 afin d’aboutir à un texte pouvant
répondre à ces trois questions.
4)
Ecriture collective de ce second texte.
Phase
de familiarisation avec le texte
Les deux textes produits vont servir de support à
la lecture et être utilisés et manipulés dans différents
exercices de lecture (texte à trou, travail sur l’ardoise.)
5)
Mise en forme du travail.
A
partir des textes et de photos fabrication d’une maquette du
livre du flux par chaque CP.
(faire
correspondre texte et photos, travail de recherche en lecture,
repérage, mise en ordre)
6) travail sur le plan de la cour qui
servira de quatrième de couverture au livre du flux.
7) Edition du livre du flux comme
support de lecture et référence pour chaque CP.
8) En réunion questionnement au CP : quels sont
les autres outils nécessaires pour faire le flux à Vitruve ?
Le tableau du flux et le calendrier vont devenir
des sujets d’étude et des objets de lecture.
9) entraînement au flux
10) le 16 décembre : le flux des
parents : montrer le flux aux parents.
*Le flux est une réponse organisationnelle de
cogestion enfants adultes permettant la régulation du taux de
remplissage du self. Cette organisation basée sur une gestion de
type flux tendu nécessite l’accompagnement adulte et l’appui de
postes enfants. Il est basé sur le roulement des tâches et des
postes sur l’ensemble de l’école. Pris en charge par les anciens
au début de l’année, il a vocation à être investi par les CP…
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Le
projet Hansel et Gretel des CP – Avril Mai Juin 2007
Pour
cette dernière partie de l'année, nous avons proposé aux CP de
travailler à partir du conte Hansel et Gretel qui s'inscrit bien
dans le thème général de l'école à savoir la nourriture.
Devenir lecteur en CP et dévorer les livres !
L'idée
est de présenter ce conte sous la forme d'un livre comestible et
d'inviter les enfants de la maternelle Réunion, futurs CP, pour
un moment de conte et dégustation.
Objectifs généraux :
S'approprier le conte
·
rapporter
un récit ou une partie de récit
·
faire des
propositions d'interprétation pour oraliser un texte
·
dire par
coeur un court texte
·
dégager
les informations d'un récit, comprendre l'explicite
·
écrire
seul un court texte répondant à des consignes claires (résumé
des différents épisodes de Hansel et Gretel) en utilisant les
aides disponibles (textes dans le cahier, affiches...)
Fabriquer les illustrations sous forme de pages comestibles
–
utiliser
le dessin comme première phase de réflexion sur les
illustrations de chaque épisode
–
lire des
recettes
–
réaliser
les recettes, s'organiser pour cuisiner
–
résoudre
des problèmes de mathématiques pour calculer les proportions, le
budget des achats de fournitures
–
utiliser
des instruments de mesure de masse, du temps
Mener un projet jusqu'au bout tous ensemble
–
se sentir
responsable
–
prendre
part à un débat, exposer son point de vue, écouter autrui
–
travailler à plusieurs
Inviter les enfants de l'école maternelle
–
se
repérer dans le temps, utiliser un calendrier, choisir une date
–
écrire
une carte d'invitation en respectant la forme et le fond de ce
type d'écrit
Planification du travail
1ère étape : imprégnation
Le
conte de Hansel et Gretel est lu plusieurs fois sous différentes
versions. Les lectures sont suivies de temps de reformulation,
d'explicitation.
Personnages, lieux, temps de l'histoire sont notés.
2ème étape
:
analyse
L'histoire est découpée en 12 épisodes qui nous permettront de
faire 12 groupes avec les 46 CP. Pour l'analyse détaillée des 12
épisodes, c'est encore un travail qui concerne tous les CP.
Travail de mise en ordre de tous les épisodes
Pour
chaque épisode, rappeler les personnages, les lieux, le temps et
écrire un résumé des actions (écriture individuelle ou à deux
puis mise en commun et rédaction collective)
3ème étape : répartition du travail par groupe, un épisode pour
chaque groupe de 3 ou 4 enfants
Chaque
groupe d'enfants doit apprendre à conter l'épisode qui le
concerne. Moments de répétition suivis de moments de
représentation devant le grand groupe qui fera sa critique pour
progresser dans le travail. Puis l'ensemble des CP devra
apprendre à s'organiser pour présenter les 12 épisodes à la
suite (espace, ordre des groupes, matériel...).
4ème
étape : fabrication des « illustrations comestibles »
Chaque
groupe est responsable d'une illustration accompagnant l'épisode
concerné. En dessin, le groupe doit faire des essais puis
proposer une version. Celle-ci sera présentée devant le grand
groupe pour validation.
Par
ailleurs, il est demandé aux enfants de réfléchir à tous les
possibles pour illustrer Hansel et Gretel avec des gâteaux,
pâtes, bonbons... Des listes, recettes, 1ères réalisations
peuvent être apportées à l'école. Puis il faudra prévoir
plusieurs ateliers confection et réaliser quelques illustrations
qui seront critiquées avant de poursuivre pour l'ensemble des 12
illustrations.
5ème étape : l'organisation de la rencontre avec les enfants de
la maternelle Réunion
Ecrire
une carte d'invitation, organiser l'après-midi (l'accueil, la
présentation du livre, le goûter). Réaliser le livre à dévorer
peu de jours avant la rencontre posera de vraies questions de
programmation, d'organisation (stockage, conservation...) et de
réalisation (46 CP pâtissiers !)
Nous
ferons appel aux parents pour nous aider.
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> ANNEXE
Descriptif du projet des
CE1
La fête foraine
Ce projet fait suite à celui de l’an passé : le
cirque.
« Travailler autour du chapiteau, de la fête,
cela rassemble bien les enfants. Quand on choisit un sujet
d’étude, il faut le choisir large. C’est une décision d’adulte.
La réflexion commence au mois de juin et la décision est prise
début juillet en organisation collégiale. Il y a alors échanges
de conseils en équipe. »
Le projet du groupe s’insère dans les projets qui
rythment l’école : la Braderie est l’occasion de rassembler tout
le monde : les enfants proviennent d’une dizaine d’écoles
maternelles différentes. En CE1 il y aussi quelques nouveaux.
Lors de la Tombola, 2100 billets ont été à numéroter, et ça, dès
le début du CE1. On travaille alors les paquets de 10, la suite
des nombres. Pour la vente, on calcule les prix…et on commence
l’étude de la multiplication.
Le projet du groupe est lancé véritablement en
novembre, mais il a été annoncé fin mai de l’année précédente.
Les enfants apportent des photos, cherchent des documents :
c’est la collecte. Cette année, un enfant a rapporté des
informations sur des manèges vus en Serbie.
Décision de construction d’un grand manège, avec
aide et soutien des parents.
Dessin de prototypes : entre dessins et grand
manège que peut-il se passer ?
Idée d’élaborer des maquettes qui tournent
Travail de définition : un plancher qui tourne.
Au départ, travail sur les engrenages
La maquette fonctionne sans engrenage
Ateliers du samedi matin (par groupes de 8) :
Transmission du mouvement : moulin
Sens du mouvement : nombreuses constructions (à
filmer en action, à photographier)
Utilisation des outils : fabrication d’un cabanon
Cuisine
L’équilibre sous toutes ses formes
Electricité : fabrication d’un circuit
Avec le PVP : construction d’un praxinoscope, de
flipbooks
Référence à l’entre/sort (1830), où l’on payait
pour aller voir une attraction (cf. illusions d’optiques, début
du cinéma)
L’entre/sort sera transformé en cabinet des
curiosités à l’occasion de l’exposition de toutes les
constructions.
Pour la fête foraine :
Un vrai grand manège construit et décoré ; choix
et élaboration des objets placés sur le manège
Des fonds de photographes
Des jeux d’adresse : passe-boule, billard
japonais
Fabrication de têtes de massacre
Présentation des réalisations à deux reprises :
en classe verte : dans les écoles, maison de retraite, vide
grenier ; et à l’occasion de la fête foraine de l’école.
Nombreux documents sur les jeux et leurs
évolutions, variations, dérivés.
Préparation d’un questionnaire-interview :
Interview à propos des souvenirs d’enfance :
Souvenirs de fêtes foraines
Ici et là-bas : enquête réalisée auprès de ses
proches et en classe verte
- En classe verte : enregistrements, écoute,
prise de notes
Littérature :
Angelina à la fête foraine (essai en littérature
de jeunesse, mais ouvrage décevant)
Profession forain
Bateleurs
(En ce qui concerne les deux derniers livres,
adaptation des textes pour les mettre à la portée des enfants.)
Découverte du monde / Histoire :
Les fêtes foraines autrefois : notion du temps
Histoire des techniques (cf. les manèges qui
fonctionnaient avec des vélos)
Origine du vélo
Les vélos, les manèges, le cinéma
Les fêtes foraines des grands-parents
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> ANNEXE
Descriptif du projet des CI
CACAOCHOC
La création d’un
journal télévisé « Spécial chocolat » par un groupe de 30
enfants de CE2/CM1.
L’idée :
Ce projet s’est inscrit dans le thème de l’année
choisie par l’école : l’alimentation. Dans ce cadre, j’avais
choisi de travailler autour d’un thème particulier : le
chocolat. L’idée était de rechercher les origines du chocolat,
un produit de grande consommation : Comment il se fabrique ? Par
qui ? D’où il vient ? Comment est-il apparu en France ? Ses
conséquences sur la santé ?
Le projet :
L’idée, une fois présentée
aux enfants, a donné lieu à une discussion avec eux sur la forme
que prendrait le projet : comment allions-nous présenter aux
enfants et aux adultes les connaissances que nous ne
manquerions pas de récolter tout au long de notre recherche ?
Après diverses
propositions, il avait été décidé que nous ferions une « exposition-parcours-vivante »
à la fin de l’année : les visiteurs se promenant dans les
différents lieux de l’école pour y découvrir des exposés
réalisés par les enfants.
La forme du projet a
évolué au cours de l’année. Au mois d’avril, alors que nous
avions réalisé tous nos exposés, la question de leur mise en
forme s’est reposée. Il s’est fait ressentir le besoin de
rassembler les exposés dans une production plus commune. C’est à
ce moment-là qu’est née l’idée de créer un journal télévisé
« spécial chocolat » que nous montrerions aux enfants de l’école
Vitruve, aux enfants de l’école de Montsalvy pendant nos classes
vertes et aux parents de l’école à Paris.
La démarche :
Pour réaliser notre
projet, il nous fallait donc construire les différents exposés
qui composeraient notre exposition/journal : répondre à chaque
fois à une question particulière. Pour cela, nous nous sommes
aidés de toutes sortes de documents (textes, documentaires,
récits, diapositives, films, illustrations, tableaux, exposés
particuliers d’enfants…) et avons à chaque fois gardé des traces
sous forme d’écrits et de dessins.
Ensuite nous avons
réfléchi à leur mise en forme ou mise en scène pour pouvoir
expliquer, transmettre nos savoirs.
Les travaux des enfants
ont abouti à la réalisation de 5 exposés :
-
La fabrication du chocolat :
réalisation d’une frise mettant en valeur les différentes étapes
de fabrication depuis le cacaoyer jusqu’à la tablette.
-
Une histoire imaginaire
inventée à partir des étapes de la fabrication du chocolat.
-
La réalisation de publicités.
-
Le circuit de production du
chocolat : des pays producteurs aux pays consommateurs.
-
Les souvenirs : écriture et
recherche de souvenirs sur le chocolat.
Nous avons bien
évidemment, également, tout au long de l’année, pour divers
événements, fabriqué du chocolat. Pour la braderie, nous avons
fabriqué et vendu des friandises au chocolat. Pour une soirée en
l’honneur de Robert Gloton, nous avons fait les gâteaux au
chocolat pour le dessert. Pendant l’hiver, nous avons organisé
une vente de chocolat chaud à la récréation. Nous avons organisé
une dégustation de chocolat pour toute l’école. Nous avons
distribué des roses des vents fabriqués par nos soins à la
sortie d’un mariage (un vrai…) en classe verte.
Les organisations en
sous-groupe :
La préparation de tous les
exposés a été faite en grand groupe. Je souhaitais en effet que
tous les enfants participent à toutes les recherches.
Par contre, à partir du
mois d’avril, quand il a été pris la décision de réaliser un
journal télévisé, le besoin de répartir le travail en petit
groupe s’est fait ressentir.
Nous avons donc réparti
les enfants en fonction du nombre d’exposés présentés lors du
journal.
6 groupes ont été créés :
les présentateurs, la frise de fabrication, l’histoire
chocolatée, la publicité, les pays producteur et consommateurs
de cacao et les souvenirs.
Chacun des groupes étant
alors responsable de la mise en scène de son exposé pouvant être
critiqué par le grand groupe pour en améliorer la prestation
lors de répétitions collectives.
Le champ des
apprentissages :
La réalisation de ce
projet m’a permis d’aborder pratiquement tous les domaines
d’apprentissage du cycle des approfondissements. En effet,
chacun des exposés a donné lieu à des apprentissages dans un
domaine plus particulier comme, par exemple, le travail réalisé
sur les climats dans le monde pour l’exposé sur les pays
producteurs et consommateurs de cacao.
Tous les exposés ont aussi
nécessité l’exercice de compétences des champs de la maîtrise du
langage et de la langue française, de l’éducation civique, de
la littérature, de l’ORL, des mathématiques et des arts visuels
pour l’élaboration des traces et productions qui constituent la
base de notre journal.
Les productions :
Les exposés ont donné lieu
à un certains nombres de productions ou traces écrites et
orales. Certaines sont utilisées lors du journal, d’autres ont
été nécessaires mais n‘ont servi que de transitions ou
d’intermédiaires.
Ainsi ont été produits :
des textes explicatifs, des récits, des slogans, des lettres,
des cartes géographiques, des graphiques, des dessins
explicatifs, des dessins illustratifs, des chansons, des
poésies, des comptes-rendus, des tableaux de proportionnalités,
des dialogues, des listes de vocabulaire,…
Evaluations collectives
et individuelles :
Chacun des travaux
effectués a donné lieu à une évaluation individuelle : soit
directement, par exemple par une lecture d’un texte au groupe
(le collectif évalue l’individuel), soit par réutilisation des
compétences dans un autre champ (c’est l’individu qui se rend
compte de ce qu’il a appris), soit lors du bilan trimestriel
complété par l’enfant et l’instit (l’individu s’évalue et est
évalué par l’instit).
Mais la réussite du projet
repose aussi sur sa prise en charge collective. Ce travail est
évalué régulièrement par le collectif lui-même lors de
discussions qui donnent lieu à des critiques et à des
réajustements. Il est surtout évalué, lors de sa réalisation,
par le public auquel il s’adresse.
A la suite de la
représentation donnée aux enfants de l’école de Montsalvy en
classes vertes, un échange très riche a eu lieu entre les deux
groupes où les enfants ont pu critiquer ce qu’il venait de voir
et nous faire part de ce qu’ils avaient appris ou pas compris.
Le projet étant né de la
volonté de transmettre un savoir élaboré patiemment sur le
chocolat, sa transmission à un groupe d’enfants du même âge ne
pouvait en effet que constituer son évaluation la plus
pertinente.
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> ANNEXE
Descriptif du projet des
CI ALIMONDE
Les projets des CI Alimondes. 2006-2007
Croisement / interpénétration / succession de
plusieurs petits projets différents (plus ou moins longs,
ponctuels ou réguliers…) avec comme finalisation la soirée-repas
du 25 mai (dénommée « soirée inoubliable ») et la Traviole (16
juin).
Au départ, souhait de travailler plus
particulièrement sur les cuisines du monde (soirée dégustation
de plats du monde entier, cartes postales recettes du monde pour
la braderie, goûters du lundi).
Des opportunités survenues en cours d’année nous
ont fait prendre d’autres directions : ateliers cuisine avec un
nutritionniste, classes vertes ville de Paris sur le thème de la
préhistoire.
Pour chacun de ces projets, plusieurs types
d’organisation.
Travail collectif rassemblant tous les enfants,
avec des sous-groupes de travail (tâches différentes ou
identiques). Après chaque séance de travail en petits groupes,
mise en commun en grand groupe.
Pour les groupes ayant des tâches spécifiques,
dans la mesure du possible, les enfants choisissent (2 choix
possibles), l’adulte restant responsable du choix final (parfois
avec l’aide d’enfants) pour que les groupes soient équilibrés ou
dans l’intérêt des enfants.
Enfants responsables (2 ou 3 pas plus) de
l’avancée de certains projet (pointage du travail réalisé,
relances et commandes de travail aux autres si nécessaire,
réunion des informations et des travaux etc…). Sur volontariat,
ou imposition de ma part.
Pour le goûter (projet régulier se poursuivant
toute l’année) : fonctionnement par roulement des équipes.
Le contenu des projets
Le goûter (chaque lundi
depuis le début de l’année)
Principe : goûter « faits maison » (cuisinés). Si
possible de différents pays.
En début d’année : définition d’une procédure
commune, fabrication d’outils pour gagner du temps (tableaux
vierges pour calcul des quantités à acheter, ou pour calcul des
bénéfices), recherches de recettes : BCD, bibliothèque,
internet. Saisie de certaines recettes sur traitement de texte.
Chaque semaine :
Fabrication des affiches du menu, présentation
dans les groupes, affichage dans l’école.
Lecture des recettes. Explication des termes de
cuisine.
Calcul des quantités à acheter chaque lundi matin
pour une recette donnée, pour préparer les achats à effectuer en
fonction du nombre d’inscrits (tableau de proportionnalité),
calculs nombres entiers ou décimaux
Calcul du bénéfice (résolution de problèmes en
plusieurs étapes, additions, multiplications, soustractions,
maniement des nombres décimaux, mesure (centimes, euros)…
La braderie (mi-octobre)
Fabrication de cartes postales recettes de
différents pays du monde. Recherches dans des livres de
recettes. Travail sur le planisphère, sur les continents.
Définition d’une maquette type. Réalisation plastique (collages
et dessins). Copie au propre de la recette choisie.
Fabrication et vente de gâteaux d’autres pays
(estimation du coût des achats, demande d’argent à la banque des
projets, achats, fabrication, vente, calcul du bénéfice…)
La soirée dégustation de
plats du monde (2 février)
Organisation de la soirée (différents postes de
travail avant et pendant).
Fabrication et distribution des tracts et des
affiches d’information aux familles.
Pointage des inscriptions. Définition du
programme de la soirée, du plan de salle, du matériel à réunir
ou à acheter. Animation de la soirée (discours d’accueil,
poésies, chansons).
…suivie de la création d’un livre réunissant les
recettes des plats apportés par les familles (avril-mai)
Version 1 : très grand format, une page dessin
une page recette (saisie informatique) avec illustrations
concernant le pays concerné.
Version 2 : petit format, reproductible, pour
vente pendant la Traviole et la braderie.
Rencontre avec Hélène Tavera, de l’association
Mea Gusta, conceptrice de livres de cuisine (cuisine du monde).
Faire le tract pour l’appel aux recettes, réunir
les recettes, les saisir sur ordinateur, faire les dessins,
faire la couverture, faire le texte d’introduction, faire la
reliure
Les ateliers cuisines et
les bandes cuisinées (de février à mai)
3 groupes de 10 enfants en roulement, travaillant
avec un nutritionniste (Claude Simon).
Objectifs : apprendre à cuisiner autrement, les
principaux nutriments et où on les trouve, importance d’utiliser
des produits naturels, les moins raffinés possibles, à la fois
pour la santé et pour la préservation de l’environnement.
Chaque atelier a fait l’objet d’une dégustation
auprès d’autres enfants de l’école (dans un groupe, ou au
réfectoire). Après chaque atelier, fabrication par chaque enfant
participant d’une « bande cuisinée » expliquant les étapes du
travail réalisé (texte et dessins), l’ensemble sera exposé le 25
mai.
Les classes vertes en
Dordogne (Ville de Paris, thème préhistoire) (avril)
Préparation (carte de France, carte régionale,
plan des chambres et des bâtiments, demande de documentation à
l’office du tourisme, trousseau et matériel, définition des
postes et groupes de responsabilités pour la vie collective,
programme des journées et des soirées, calcul du coût du
séjour…).
Sur place : prise en charge du collectif,
comptes-rendus de visite.
Aboutissement du travail : préparation d’une
exposition (textes, dessins, photos) présentée le 25 mai, avec
une frise préhistorique.
La soirée-repas (25 mai)
Y seront présentées les bandes cuisinées, l’expo
classes vertes, le livre de cuisine, les chansons apprises
durant l’année.
Travail spécifique lié à la soirée-repas :
L’information (faire les tracts et les affiches, gérer les
inscriptions pour les repas) / L’économat (choisir le menu,
estimer le prix du repas et des couverts, faire une demande
d’argent à la banque des projets, faire les courses) /
L’animation (définir et fabriquer le programme de la soirée,
faire répéter les animations, présenter les différents
événements) / L’accueil (écrire et présenter le discours
d’accueil, faire l’affiche d’accueil, accueillir les convives,
les guider sur les expos / La fabrication du repas (tous par
roulement, avec l’aide du nutritionniste des ateliers cuisine) /
L’installation, la décoration (faire le plan de salle, installer
et décorer la salle, dresser les tables) / Le service (définir
le travail des serveurs et l’organisation, réunir le matériel de
nettoyage / Le rangement (tous avec les parents) / Bilan écrit,
bilan financier de la soirée.
Le livret « Ici et
là-bas » (mai et juin)
En partenariat avec un groupe d’enfants de
l’école de Dagana, réalisation d’un livret présentant une
recette typique de chaque pays (Tiéboudienne – Pot au feu). Deux
premiers livrets ont été conçus par les deux écoles depuis le
début de l’année : l’un avec un autre groupe de CI (sur les
repas), l’autre avec les CE1 (sur les friandises). Travail
réalisé avec Christiane Alinc, de l’association Réunion-Dagana
(ex instit de Vitruve).
La traviole (pour le 16
juin)
Présentation d’expos, de chansons, vente
ambulante « à la criée » de gâteaux secs ou friandises fabriqués
par les enfants, vente des livres de recettes petits formats
(voir plus haut).
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> ANNEXE
Descriptif du projet des
CT
LE PROJET EN CT : “e viva BOCCACCIO !”
Notre projet en CT :
Chichibio et la grue, d’après Boccace
Ce projet s’inscrit dans le thème de l’année
choisie par l’école : la nourriture, les repas.
Le fond :
Adapter une nouvelle de Boccace liée au repas.
La forme :
Théâtre, chant, Histoire. Ecrire, composer et
jouer un opéra bouffe.
Chronologie succincte
14 septembre 2006
Présentation de l’auteur Boccace (1313-1375) et
récit de la 4ème nouvelle de la 6ème journée du Décameron.
Courant septembre
Elaboration d’un résumé. Découpage en 6
séquences. Situation du récit.
Le projet “Opéra bouffe” sera réalisé par
l’ensemble des 46 CT. Les représentations publiques se feront en
2 équipes d’acteurs jouant la même pièce en alternance.
Mise en place du story-board (dessins, tableaux
de scènes, type bande dessinée).
Les 6 scènes sont décidées dans leur déroulement.
Les personnages sont ébauchés et décrits dans
leurs caractéristiques.
Nombreuses recherches autour des éléments
rencontrés (Grue, Chasse au faucon, repas au Moyen Age, etc..)
Mise en situation historique. Elaboration d’une
frise historique notamment autour de la période du Moyen Age et
de la Renaissance.
Travail sur document. Reproductions, dessins,
peintures, enluminures, textes écrits.
Courant octobre
Exercices de mimes. Choix et écritures de
certains textes et chansons avec Quentin, professeur de musique.
Ecriture et choix de certains récitatifs.
Recherche par les adultes de thèmes musicaux
utilisables.
Retenus : Adriano Banchieri, Monteverdi, Vivaldi.
Redécoupage des scènes en séquences plus
détaillées.
Premiers travaux de répétition.
Courant novembre
Enchaînement des répétitions. Mise en scène.
Travail sur le mime et la voix. Incorporation de danses répétées
avec Valérie, prof de gym.
Répétitions des chansons.
Visite au Musée de Cluny avec conférence sur le
repas au Moyen Age.
Courant décembre janvier
Mise en place des décors, costumes avec le
professeur d’Arts plastiques. Fin de mise en scène. Répétition
des dernières chansons avec le professeur de musique.
Courant février mars
4 représentations (dont une pour les Collégiens
du Collège Henri Matisse).
Elaboration et réalisation du livret du
spectacle.
EN MARGE DU PROJET : légumes, histoire et
orthographe
1/ Mise en situation historique
Les frises historiques présentées exposent le
travail accompli autour d’un texte relatant les “voyages et
l’histoire” de nos légumes.
Les enfants ont dû rechercher les différents
légumes cités dans le texte et les positionner sur la frise (par
le dessin ou/et la photo) selon leur apparition historique.
Ils ont utilisé la représentation de la frise
historique (représentation connue d’eux au travers d’activités
antérieures).
Chaque enfant a également cité ses sources de
documentation et les lieux de recherche, ainsi que les aides qui
ont pu lui être apportées.
Ce travail réalisé par les enfants, en marge du
projet proprement dit, illustre la grande richesse et les
nombreux débouchés que peut fournir un tel mode de travail.
Sortie à Notre-Dame. Recherche sur le Parvis de
la rue Neuve Notre-Dame. Etude de textes et documents.
(Les Cahiers de Sciences et vie)
Notre Dame : Cathédrale, Parvis, les rues au
Moyen-âge en mars 07
1/ Visite du Parvis et des rues environnantes,
ponts, Seine
2/ Visite de la Crypte
3/ Visite de Notre Dame
4/ Visite de Cluny 2 : Vitraux et musiques
5/ Etude de documents :
a/ 2 rues et leurs
marchands
b/ textes sur le commerce
ou un marché
6/ Dessiner, croquis
2/ Mise en situation orthographique et
grammaticale*
* référence : TDC mars 2004
Présentation d’un texte tiré du “Mesnagier de
Paris”, écrit en 1393 sur le lavage de mains au Moyen Age.
Travail de lecture et découverte d’un manuscrit.
Confrontation de l’écriture contemporaine,
l’orthographe, la structure grammaticale du français au Moyen
Age avec celle du XXIème siècle. De l’origine des accents en
français. Travail d’enluminures et de calligraphie dans le cadre
d’un atelier hebdomadaire.
Travail d’approche historique sur le bain des
mains, les notions comparatives de propreté et de nettoyage
d’une époque à l’autre.
Mise en situation géométrique :
Symétrie, angle droit et triangle rectangle,
notion d’échelle.
Usage des instruments de construction (règle,
crayon, compas).
Report de mesures, croquis.
Le travail en projet illustre là le point de
rencontre, l’évidente complémentarité de deux approches de la
pédagogie.
- application et illustration pratique d’une
notion précédemment abordée.
- découverte par la pratique directe d’une notion
à développer.
Symétrie :
Pose d’un décor de fond de scène sur des baies
vitrées préexistantes pour le spectacle en cours.
Thème architectural choisi : la façade de la Ca’
d’Oro à Venise.
Construction en papier et carton de “silhouettes”
et de “patrons” à reporter successivement.
Mesures en système métrique, conversion.
Tracé d’axes de symétrie.
Angle droit et triangle rectangle :
Dans le cadre de cette construction de décor, les
angles droits ont été tracés par l’usage du système “3-4-5” avec
ficelles utilisé dans l’antiquité. (Application du théorème de
Pythagore).
Le point de départ est issu d’un exercice tiré
d’un manuel de math utilisé en classe.
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Dans
cette partie, nous détaillerons plus en avant, à titre d’exemple
un des projets de l’année en nous appuyant sur un cadre
d’écriture qui traitera de l’idée et de la démarche, qui posera
des éléments d’organisation, présentera des descriptifs de
productions et traitera des problématiques d’évaluation. Nous
nous proposons ici, à travers une présentation de l’action et
quelques éléments d’analyse, de décrire plus finement un exemple
de démarche de projet, mené durant l’année 2006 2007, par le
groupe des 30 CI (CE2 CM1) A TABLE ! qui ont travaillé avec
Isabelle autour des arts de la table et de la cuisine pour
produire un spectacle musical « Le marmiton de Montsalvy ».
Un
projet :
“le marmiton de Montsalvy”
Groupe:
30 enfants de CE2 CM1 avec Isabelle
Démarrage du projet :
novembre 2006
Le thème
fédérateur de l’école (choisi par les enseignants) était cette
année 2006 2007 l’alimentation.
Ma
première idée a été de travailler autour de la représentation
des repas, leur importance dans la vie sociale, les souvenirs de
scènes de repas, les différents repas et leurs traditions, les
arts de la table. Nous avons collecté de nombreux souvenirs
écrits sur ce thème et les avons lus et exposés. Un groupe d’une
quinzaine d’enfants a commencé également à travailler sur la
représentation de s repas dans la peinture.
En
parallèle nous avons démarré la lecture d’un roman “panique en
cuisine” qui a beaucoup intéressé les enfants et les a amenés à
se poser de nombreuses questions sur la vie en cuisine et le
métier de restaurateur.
J’ai
alors lancé l’idée d’une écriture - fiction qui mettrait en
scène et en chansons la vie d’un marmiton, histoire qui pourrait
réutiliser leurs connaissances et en provoquer de nouvelles.
D’autre
part nous avons créé de nombreux liens avec les habitants de
Montsalvy, bourg du Cantal où nous allons depuis cinq ans en
classe verte et les enfants ont donc décidé que l’histoire se
situerait dans cette région.
Ils ont
naturellement émis aussi l’idée de présenter ce spectacle à
Montsalvy en mai, période de leur séjour en classe verte.
II> La démarche
Nous
avons démarré l’histoire de façon collective par écrit après
avoir choisi une grille d’écriture:
-
présentation du marmiton, son nom, sa famille, les raisons de
son choix de métier.
Puis nous
avons discuté de la trame de l’histoire: le marmiton va se
former et progresser jusqu’à devenir lui-même un grand chef et
ouvrir son restaurant.
Il a donc
fallu trouver comment alimenter ce texte:
Comment
se documenter sur le métier de cuisinier, les étapes, comment
connaître des recettes locales (Cantal), le nom des ustensiles
de cuisine, les façons de cuisiner.
Nous
avons donc décidé d’aller voir des restaurateurs à Paris.
Après
avoir recherché des adresses de restaurants connus des enfants,
de leurs parents (sur l’école), et des enseignants, les enfants
ont rédigé des courriers pour demander à quelques patrons de
restaurant de les recevoir en expliquant leur projet.
Ils ont
réalisé aussi un questionnaire “type” autour du métier, du choix
du nom du restaurant, de la vocation, du chemin parcouru, des
spécialités, de l’ambiance , des rapports avec la clientèle, et
des questions techniques sur la taille du lieu, le nombre de
couverts, les horaires, les fournisseurs...
III> Eléments
d’organisation
Le groupe
étant constitué de 30 enfants, nous avons sélectionné trois
restaurants afin de pouvoir travailler par groupe de dix
enfants.
Ce choix
a été fait en fonction du type de restaurant prêt à les
accueillir:
- un
groupe de dix dans un petit restaurant convivial de quartier
- un
groupe de dix dans un restaurant auvergnat de Paris
- un
groupe de dix dans un restaurant “luxueux” du 8è arrondissement
En
parallèle, nous avons approfondi nos connaissances sur
l’histoire de la cuisine et des cuisiniers par une série
d’exposés réalisés par les enfants:
- la
cuisine traditionnelle auvergnate, Bocuse et Robuchon,
l’alimentation à la préhistoire, Vatel, La Taguela (plat
marocain), l’art de la table au Moyen-âge (parent historien)...
Ces
exposés ainsi que des lectures d’auteurs sur des repas et arts
de la table (repas de noces de Flaubert, “de la civilité
puérile” d’Erasme, repas chez Luculus, textes sur les banquets
romains..) ont complété les connaissances des enfants.
Nous
avons organisé deux événements:
-en
novembre pour le groupe, un repas en classe avec apprentissage
de diverses sauces (occasion de travaux sur les quantités, les
pesées).
- en
décembre un “lecture’ hall” pour l’école: matinée de lectures
sur le thème de l’alimentation par des enfants de tous âges de
l’école et de quelques parents, mis en scène sur le principe
d’un menu se déroulant en présence des 230 enfants de Vitruve.
(cf. menu du lecture hall).
- En
janvier, une confection et dégustation de gâteaux qui a permis
d’aborder très concrètement la connaissance des fractions.
- A
partir des notes prises par les enfants dans les restaurants,
nous avons alimenté la trame de notre histoire, en y
introduisant ces trois lieux et en travaillant sur leurs
caractères, leurs différences, par l'écriture et également le
dessin.
Le
travail d'écriture a donné lieu à une réflexion sur une grille
d'écriture et de correction. Au niveau du vocabulaire nous avons
travaillé les mots qualifiant les matériaux, l'espace, le
mobilier, le type de cuisine, pour en dégager les grandes
lignes.
-Les
menus des restaurants ont également été des supports de lecture
et de mathématiques.
- En
parallèle, nous avons fait le choix de certains passages de
l'histoire à mettre en musique et à réécrire sous forme de
chansons (avec l'aide du professeur de musique).
Nous
avons entièrement inventé les paroles et l'air pour certaines et
repris des airs connus pour d'autres, en raison de la longueur
du travail à faire...
- Avec
l'aide d'un parent ingénieur du son, nous avons enregistré le
texte lu, et les musiques des chansons. Nous avons aussi réalisé
les bruitages nécessaires.
- Avec
l'aide du professeur d'EPS nous avons mis au point les danses
(une création, une valse et une danse auvergnate).
- Les
enfants ont réalisé en dessin, collage, la représentation de
chaque restaurant, puis ils ont été photographiés et photocopiés
en format couleur réduit pour faire la couverture des programmes
de chansons pour les représentations.
- Quand
les chants ont été au point, appris par coeur (par les 30
enfants), la bande sonore achevée, nous avons lancé la mise en
scène, l'objectif étant bien sûr de transmettre, de présenter ce
travail.
- Partant
en classe verte à Montsalvy du 4 au 14 mai, nous avons contacté
des amis de là-bas, envoyé des affiches annonçant la
représentation à la salle des fêtes du village le 12 mai pour
les habitants et les enfants de l'école de Montsalvy.
- En
classe verte, nous avons organisé un grand banquet pour 75
personnes; pour cela, les enfants ont pris contact avec des gens
de Montsalvy qui ont proposé leur aide pour réaliser des
spécialités avec eux : aligot, truffade, pounti et tartes ont
donc fait l'objet d'un travail commun intergénérationnel
(échange de recettes, réalisation et dégustation).
- Le 12
mai, nous avons donc présenté le "marmiton de Montsalvy" à la
salle des fêtes de Montsalvy, devant de nombreux habitants. Les
enfants ont ensuite discuté avec les spectateurs, pour
expliquer, répondre aux questions sur leur travail.
Les
enfants présenteront à nouveau ce spectacle les 1er
et 8 juin à l'école Vitruve pour les parents et enfants de
l'école.
Dans
cette partie, nous dégagerons quelques éléments marquants des
pratiques de la pédagogie du projet en interrogeant leur
pertinence, comme pour l’organisation collégiale, quelques uns
des enjeux éducatifs actuels, au regard notamment des nouveaux
programmes et du socle commun des apprentissages dans les
domaines de l’autonomie et l’initiative ou encore la gestion de
l’hétérogénéité et les projets personnalisés.
Cette
approche basée sur la recherche de modules transférables, sur
une approche « boîte à outils » est une entrée matérielle,
organisationnelle, qui va au plus lisible. Cependant, il paraît
essentiel de mettre en avant l’importance d’autres éléments
liées aux attitudes, aux postures humaines et professionnelles
des instits : l’attention portée à l’enfant, la redéfinition du
statut de l’adulte, la recherche du sens des apprentissages et
de l’engagement dans l’action, le sens et la valorisation du
travail collectif, l’approche éducative globale du métier, le
sens du contact dans les relations avec les parents.
> L’autonomie et
l’initiative
Mise en
place dans chaque classe des écoles élémentaires, dans le cadre
d’un module, limité dans le temps, d’une pratique de pédagogie
en projet par an à partir d’une thématique globale de cycle,
d’école ou de circonscription avec production collective à
valeur sociale et suivi par les équipes de circonscription.
Valorisation des pratiques de socialisation des apprentissages
par production et diffusion interne à l’école des apprentissages
(conférences inter âges, expositions).
Valorisation des démarches d’apprentissages et d’entraides
mutuelles entre enfants sur la base du multi âge.
> La gestion de
l’hétérogénéité et les projets personnalisés
Mise en
place, dans le cas des suivis personnalisés, de temps de travaux
de projets en groupes à finalité de production sociale et
collective (fabrication d’un livre, exposition pour l’école,
prise en charge d’un projet de vie sur l’école…).
La
fiche de contractualisation annuelle
La fiche
de contractualisation, élaborée par l’ICC de la circonscription
20A « Télégraphe » en liaison avec l’équipe Vitruve, définit les
points d’appuis du dispositif de suivi pour l’année 2006 2007.
L’analyse précise les actions et els projets en cours à partir
de constats et préconisations puis propose un état des lieux des
points à approfondir pour cette année 2006 2007.
|
Demandes |
Actions et projets
|
|
I> Liaison maternelle / collège |
A
l’initiative de l’école et avec le soutien et l’appui de
l’équipe de circonscription, organisation le samedi 10 mars
2007 d’une réunion d’information à la maternelle Réunion
destinée aux futurs parents d’élèves du secteur.
L’équipe souhaite la reconduction du principe de cette
première réunion pour l’année scolaire 2007 2008.
A
l’initiative de l’école et du collège Henri MATISSE, avec le
soutien et l’appui de l’équipe de circonscription,
proposition d’un stage commun dans le cadre de la liaison
CM2 6ème sur une problématique transversale liée
à la production d’écrits.
|
|
II> Evaluation / socle commun |
A l’initiative de l’équipe de circonscription, proposition,
pour l’année 2007 2008, d’un stage d’école sur une
problématique liée à la production d’écrits avec suivi et
accompagnement de l’équipe de circonscription 20A
« Télégraphe ».
|
|
III> Intégration des personnels |
Mise en place pour les enseignants nouveaux arrivants d’une
procédure d’intégration dont voici l’architecture :
Accueil :
1/
Accueil en réunion d’équipe au mois de juillet ou en cours
d’année.
2/
Réunion d’information et de présentation du projet
expérimental avec le coordinateur ou la coordinatrice.
3/
Proposition de participations aux réunions de bilans de fin
d’année et de préparation de la rentrée suivante.
En cours d’année scolaire :
1/ Participation aux
réunions de cycles.
2/ Proposition de
participation aux réunions d’équipe hebdomadaires.
3/ Mise à disposition
d’un fond documentaire d’information.
4/ Désignation au sein
de l’équipe d’un instit référent personne ressource.
5/ Mise en place d’une
réunion trimestrielle de bilan et de suivi avec le
coordinateur ou la coordinatrice.
|
|
IV> Liaison RASED |
Mise en place de réunions trimestrielles de bilan des
actions en cours.
Mise en place d’un lien informatif et explicatif des projets
en cours.
Mise en place au niveau de chaque groupe et après chaque
prise en charge d’un lien d’information réciproque entre
enfants sur les activités conduites au retour dans le groupe
référent.
|
|
V> Formation à la coordination |
L’équipe Vitruve a donné son accord sur le principe d’une
formation au poste de direction selon un principe de
participation par roulement et dans le cadre d’une
mutualisation collégiale.
|
Dans le
tableau ci-dessous, figurent sous forme synthétique les axes de
travail privilégiés cette année. On trouvera en annexe, des
analyses et des documents supports qui rendent compte, d’une
façon plus explicite et complète des actions entreprises. Un
renvoi sous la forme typographique d’un astérisque signale les
points faisant l’objet d’un développement plus conséquent.
|
Demandes
|
Etat des lieux |
Actions en cours |
|
I> L’hétérogénéité |
L’équipe Vitruve a procédé à un inventaire des outils et
des structures
d’aide *
qui tendent à répondre à la problématique de
l’hétérogénéité. Les outils se rapportent aux aides
multiples (affiches, lutins, listes, bilans), les structures
décrivent les organisations en groupes d’aide, de besoins ou
de soutien. Cette problématique spécifique interroge toute
démarche en pédagogie du projet sur le mode dialectique :
savoirs individuels et activités collectives.
|
L’équipe, en liaison avec l’équipe de circonscription a
entamé un travail de recherche et de réflexion autour de
structures d’appuis liées à la problématique et en lien
direct avec la pratique du projet :
Les micro-projets*
et
les sous-groupes de projets*. |
|
II> La maîtrise de la langue orale et écrite
|
L’équipe de circonscription, en lien avec l’équipe Vitruve,
a lancé comme première étape un travail d’analyse
des items de maîtrise de la langue orale*
en s’appuyant sur une étude des bilans trimestriels.
|
L’équipe Vitruve poursuit l’expérimentation, lancée en
préparation des conseils d’école hebdomadaires, autour des
quartets de discussion enfants. |
|
III> La production d’écrits
|
L’équipe Vitruve, après essai de l’outil, guide de
correction orthographique, expérimenté en 2006 2007 sur
l’ensemble du cycle III procèdera à un bilan de l’action
menée en juillet 2007. |
A
l’initiative conjointe de l’équipe de circonscription et de
l’équipe Vitruve, mise en place d’une animation pédagogique
interne, le 27 mars 2007, autour de la problématique de la
réécriture centrée sur
les pratiques de
productions d’écrits*
de
type comptes-rendus.
|
I>
L’hétérogénéité
La prise en compte de
l’hétérogénéité s’opère au travers de plusieurs structures
diversifiées et complémentaires. Elle s’appuie sur une analyse
individuelle et collective des manques et des besoins par prise
d’indices institutionnels (évaluations nationales CE1, CE2, 6ème)
ou professionnels par auto analyse de l’action quotidienne. Les
réunions d’équipe et de cycle fonctionnent alors comme chambres
d’échos et outils de mise en faisceaux des observations et des
indices pour une traduction en objectifs et mode d’actions
L’organisation collégiale et
le choix d’une démarche de projets sont les marqueurs essentiels
des actions menées. Ils confèrent une souplesse et une
multiplicité des répartitions de charges possibles sur les
adultes, acceptent la démultiplication en sous-groupes, rendent
possible la réduction (et par effet de balance l’élargissement)
au juste nombre des enfants impliqués, permettent la prise en
compte du facteur temps en assurent un suivi et une régulation
par les réunions hebdomadaires d’équipe et de cycle. Ils donnent
sens aux apprentissages en prenant appui sur des situations
concrètes, et en valorisant des processus de productions à
caractère social des savoirs travaillés par effet de mise en
lien (passerelles inter groupes) ou en scène (conférences,
expositions) vers les pairs.
La prise en compte de
l’hétérogénéité s’appuie sur des organisations qui recouvrent
trois grands champs structurels et qui sollicitent l’équipe et
l’école en terme d’actions et de répartitions :
Les
structures d’aide, de soutien, de besoin,
Les
micro-projets,
Les
sous-groupes de projets
A>
Des structures d’aide
Ces structures prennent des
formes diverses en fonction des objectifs fixés. Elles
recouvrent des prises en charge diverses qui balaient en terme
de rapport adultes/enfants l’éventail possible entre le tutorat
individualisé et le grand de groupe de travail.
Elles compartimentent le
champ d’action sur trois registres. L’aide
individualisée sur le mode du tutorat, le
soutien pour des
actions généralement menés en petits groupes et le
besoin dans le
cadre d’ateliers thématiques de transmission de savoirs sur un
mode de découverte, de conceptualisation et de systématisation
destinés à l’ensemble des enfants d’un même niveau.
Nous nous proposons de
présenter sous forme de tableau des exemples de structures et
organisations d’aide à l’acquisition ou à la systématisation
mises en œuvre en 2006 2007 au niveau de l’école au titre de la
prise en compte de l’hétérogénéité. Les dispositifs d’aide reposant sur un tutorat adulte enfant ont déjà été
présentés précédemment, notamment dans des descriptifs
d’annexes.
|
Typologie |
actions |
CP |
CE1 |
CI |
CT |
Coordo |
|
Soutien |
Atelier lecture
|
« Le
quart d’heure » de lecture ;
entraide mutuelle ;
3
fois par semaine 09h00 09h15 |
Deux
ateliers de niveaux les mardi et les jeudi 10h45 11h40. |
|
10 CT
vendredi
15h00
16h00 |
|
|
|
Atelier numération
|
|
|
Environ 30 CM1
Vendredi 15h00 16h00 |
|
Environ 15 CE2
vendredi 15h00 16h00 |
|
Besoin |
Informatique B2I
|
|
|
3 X 8
CI sur la semaine par roulement sur une période |
|
|
|
|
Atelier CIT
|
|
|
4
organisations par période par ateliers thématiques sur
l’ensemble des CIT avec 6 adultes.
1/ La
règle, les tracés
2/
Problèmes de logique
3/
Les mesures
4/
Problèmes de recherche
les
jeudis 15h00 16h00 |
B> Les micro-projets
Ils
réfèrent à des structures d’appuis menées dans le cadre d’une
démarche de projet spécifique. Elles permettent de solliciter
des petits groupes d’enfants et de les engager dans des actions
concrètes à effet quasi-immédiat ; et en reposant sur un
principe de régularité temporelle autorisent un suivi et un
accompagnement plus fin.
Si, par
choix, on s’attarde ici sur les actions mis en œuvre à l’école,
à Paris, les classes vertes constituent un champ
d’expérimentation et d’invention vaste, offrant un cadre souple,
modulable et élargi en terme de temps et d’espace, permettant
une mobilisation des adultes en nombre et en accompagnement de
l’action, propices à la mise en place de tels projets.
Explicitée ci-dessous, en annexe, la description des
micro-projets développés cette année à l’école Vitruve s’appuie
sur un cadre d’écriture et d’analyse proposé par la conseillère
pédagogique de circonscription 20A « Télégraphe » et reporté en
annexe ci-dessous.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Cadre
d’écriture de description des micro-projets (goûters, café)
« Ex 1 : le goûter :
-Combien d’enfants ?
- Concernant l’organisation interne du groupe de
travail : chacun a-t-il un rôle particulier ?
(Organiser/prévoir/rendre des comptes)
- Contenu du projet : chaque groupe a-t-il une
particularité/originalité ? (goûter axé sur les fruits/fruits
de saison, exotiques ; goûter traditionnel/gâteaux, chocolat,..)
= micro-projet inséré dans le projet de l’école sur
l’alimentation ?
- Répartition : comment le choix des enfants se
fait-il ? = dans la mesure où il s’agit aussi d’aider les
enfants à concevoir/comprendre le sens de la pédagogie de projet
Y a-t-il des « passeurs » ?
- Le groupe a-t-il un temps pour préparer son
projet (ex une semaine entre 2 groupes qui agissent)
- Si le groupe a du temps pour préparer, comment
s’organise ce temps ? Aide du référent attitré pour l’année ? A
quels moments est-ce possible ?
- Durée de l’action pour un groupe concerné ?
- Groupe inter-cycles ou pas ?
Ex 2 : La coordination :
(Liée j’imagine à un projet d’aisance à l’oral,
donc un peu différente)
- Critères de choix des enfants ?
- Projets internes liés à la fonction : y a-t-il
un contrat avec un enfant « choisi/élu » pour par ex timidité ?
(si ce contrat existe, quel est-il ?)
- Y-a-t-il un crescendo de responsabilités au
sein de la coordination (Rendre des comptes à son
groupe-référent/ Porter des nouvelles à d’autres groupes/
Prendre en note les retours, remarques desdits groupes)
- L’apprentissage de la prise de parole devant un
collectif est-il prévu ?
- Les moments de réunions-école : y a-t-il des
rôles établis qui « tournent » (président de séance,
synthétiseur, observateur, rapporteur, reformulateur). Cf
méthode Tozzi pour ceux qui étaient là le 3 février. »
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Démarche de projet, le goûter en CP
Le
projet goûter est parti de la nécessité de rembourser les
quelques verres et assiettes cassées en CV. Comment le groupe
peut-il rembourser ? En faisant le goûter à Vitruve.
Tous
les enfants feront le goûter par groupe de 4 avec un tableau de
roulement.
Un
travail de réflexion collective avec toutes les étapes
nécessaires à la réalisation du goûter a précédé le lancement de
goûter sur l'école. Les CP font le goûter le jeudi.
Le
lundi
en
réunion, le groupe de la semaine précédente rend des comptes
(nombres de goûters vendus, en hausse ou en baisse, argent gagné
ou déficit). Ces informations permettent à l'ensemble des CP de
décider le menu pour le goûter suivant avec l'objectif de
maintenir un nombre de goûters vendus avec plusieurs thématiques
proposées, goûter rose bonbon, goûter sur la plage, goûter
brochette. L'équipe suivante est nommée en tenant compte du
tableau de roulement.
Le
mardi,
le groupe goûter travaille avec un instit, et réfléchit à la
procédure, à la répartition des tâches, fait des affiches avec
le menu et des annonces dans les groupes par les 4 enfants
Le
jeudi
–
Inscription des enfants à la récréation du matin, un enfant du
groupe goûter écrit sur le cahier du goûter, un autre donne un
ticket à présenter le soir pour récupérer son goûter.
–
En
fonction des réservations, du menu et des réserves, les 4
enfants et un enseignant font la liste des courses puis les
courses. Les tickets des achats sont collés dans le cahier du
goûter.
–
Préparation du goûter une 1/2h avant le service, les 4 et
Raphaël EVS.
–
Service à
16h avec répartition des tâches : 1 vérification et nouvelles
inscriptions, 1 nouveau ticket si nécessaire, 2 au service.
–
Rangement, les 4 et un instit.
Le
vendredi
–
Les
comptes à partir des données notées sur le cahier goûter, le
groupe des 4 et Raphaël.
Quelle transmission des savoirs ?
–
Du groupe
goûter vers le grand groupe.
–
Du grand
groupe en réunion vers le groupe goûter.
Par échanges d'idées, bilan du déroulement avec
les problèmes rencontrés (notamment le rangement) et des
solutions pour les résoudre, présentation des comptes, rappel
des procédures.
–
Pour
tous, travail en mathématiques à partir de situations du goûter
(recettes, dépenses, bénéfice, compter de 10 en 10, rendre la
monnaie).
–
objectif
final : écrire un mode d'emploi du goûter avec toute la
procédure. Trace écrite pour transmission à un autre groupe ou
pour reprise goûter l'année suivante.
–
Publicité faite par les autres groupes, pistes sur les
procédures à suivre (annonce, réservation...).
> ANNEXE
Le goûter du lundi – groupe de CI
Nombre d’enfants concernés
Un groupe de quatre enfants responsables qui
travaillent ensemble deux semaines de suite aidés par un enfant
du groupe précédent (un passeur) pendant la première semaine.
Les groupes fonctionnent sur la base d’un
roulement (un tableau de roulement a été fait par deux enfants
en septembre et en février, avec comme contrainte de former des
équipes mixtes (garçons filles, CE2-CM1).
Le groupe responsable du goûter travaille sur des
temps de projets et des temps d’interclasse (le midi, à 16h00).
Certaines tâches sont effectuées par l’ensemble
du groupe classe : calcul des quantités à acheter en fonction du
nombre d’inscrits, calcul du bénéfice (ou de la perte…).
Contenu du projet
Les enfants travaillant par ailleurs, dans le
cadre de leur projet, sur les cuisines du monde, l’idée était de
fabriquer autant que possible des goûters « cuisinés », de
différents pays du monde ou de différentes régions de France
(par exemple tourte aux pommes russe, crêpes bretonnes, gaufres
liégeoises, cake à la banane, confiture orange et noix…).
Les apprentissages directement liés à
l’avancement du projet du goûter
- Calcul des quantités à acheter chaque lundi
matin pour une recette donnée, pour préparer les achats à
effectuer en fonction du nombre d’inscrits : tableau de
proportionnalité, multiplications, divisions…
- Calcul du bénéfice : résolution de problèmes
complexes (plusieurs étapes), additions, multiplications,
soustractions), maniement des nombres décimaux, mesure
(centimes, euros)…
- Recherches de recettes : BCD, bibliothèque,
internet.
- Saisie de certaines recettes sur traitement de
texte.
- Lecture des recettes. Explication des termes de
cuisine.
- Création sur informatique des tableaux outils
(quantités à acheter et calcul bénéfice) par un petit groupe
d’enfants.
- Faire les affiches du menu, les présenter dans
les groupes, les afficher dans l’école.
Les apprentissages en marge du projet (venant le
soutenir)
- Travail sur les fractions
- Ateliers de techniques opératoires
- Travail sur les mesures (masses, contenances) :
ateliers en demis-groupes menés par d’autres adultes de l’école,
l’autre demi-groupe travaillant avec moi en lecture suivie.
- Travail sur les verbes (repérage des verbes,
leur infinitif, l’impératif).
L’avancement du projet tout au long de l’année,
les bilans, les modifications…
Un certain nombre de problèmes se sont manifestés
au cours des semaines. En cours d’année, on a donc inventorié
tous ensemble les problèmes rencontrés afin d’essayer de définir
un nouvelle procédure, plus détaillée (celle qui avait été
construite en début d’année étant assez sommaire). Exemples de
problèmes : vol (ou perte) d’argent dans la caisse, oubli de
fabriquer des tickets, rangement ou nettoyage insuffisant,
disputes autour de la répartition des tâches, erreur dans le
compte des goûters à préparer (1 gouter compté par enfant, alors
que certains en achètent deux), mauvaise organisation (oubli de
la liste des quantités à acheter pour partir faire les courses,
oubli de la recette dans la cuisine au moment de fabriquer le
goûter). La nouvelle procédure était la suivante :
|
Jeudi matin (groupe goûter ou tous) |
Choix du menu (stock de recettes récoltées en
début d’années) |
|
Vendredi matin (groupe goûter) |
Faire les affiches et les annonces dans les
groupes.
Vérifier qu’il y a des tickets d’avance.
Se répartir les tâches (inscriptions,
courses, tenue du cahier du goûter, cuisine, service,
rangement…) |
|
Lundi 8h30 (tous) |
Tableau des quantités à remplir |
|
Lundi 10h15 (groupe goûter) |
Aller chercher la caisse au coffre
S’occuper des inscriptions à la cabane au
chocolat |
|
Lundi 10h45 (groupe goûter) |
Compter les inscriptions, vérifier ce qu’il
faut acheter sur le tableau des quantités. |
|
Lundi 11h40 (groupe goûter) |
Aller faire les courses. Compter l’argent de
la caisse. Ranger la caisse. Fabriquer le goûter.. |
|
Lundi après-midi (groupe goûter) |
Cuisson à surveiller si nécessaire. |
|
Lundi 15h55 |
Installer le goûter.. |
|
Lundi 16h00 |
Distribution goûter (vérifier inscriptions
cahier, distribuer les tickets, servir le goûter. |
|
Lundi 16h15 |
Ranger, nettoyer, remonter le cahier dans la
classe. |
|
Mardi (tous) |
Faire les comptes (calcul du bénéfice de la
semaine) |
C’est à ce moment-là aussi qu’il a été décidé de
prévoir un enfant « passerelle » d’une fois à l’autre.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
L'organisation d'une vente de chocolat
chaud à la récréation du matin par un groupe de CI de 30 enfants
de CE2/CM1.
Ce micro-projet s'est inséré dans le
projet de notre groupe qui était de construire un journal
télévisé sur le chocolat.
Il a d'abord concerné tout le groupe.
Il avait été décidé d'organiser, au
mois décembre, en même temps que l'organisation d'une lecture de
la presse pendant la semaine de la lecture à l'école, la vente
de chocolats chauds.
Cette action devait durer trois jours.
C'est tout le groupe qui a pris en
charge la responsabilité du travail : nous avons d'abord répondu
à un certain nombre de questions nécessaires pour la mise en
place de cette vente.
De quel matériel avions-nous besoin?
De quels ingrédients?
Comment allions-nous acheter ce dont
nous avions besoin?
A quel prix allions-nous vendre le
chocolat?
Quelle organisation : comment prévenir
les enfants ? Comment feraient-ils pour s'inscrire? Qui
s'occuperait de les préparer ? De les distribuer ? De faire les
comptes?
Toutes ces questions ont fait l'objet
d'un travail commun.
Il y a eu ensuite une répartition du
travail entre les enfants du groupe :
–
ceux qui iraient faire les courses,
–
ceux qui feraient les annonces,
–
ceux qui s'occuperaient des commandes,
–
ceux qui serviraient.
Au bout des trois jours, nous avons
fait un bilan financier pour savoir combien nous avions gagné.
Nous avions réalisé un bénéfice de 9€75 en vendant 143 chocolats
chauds.
La prise en charge par un petit groupe
:
En rentrant des vacances d'hiver, le
groupe a décidé de reconduire cette vente, une fois par semaine,
le jeudi matin, à la récréation.
Mais il a été, cette fois, décidé que
le travail serait pris en charge par un petit groupe de 5
enfants qui seraient toujours les mêmes. Ces enfants ont été
choisis parmi des enfants volontaires. Ils devaient s'occuper
des courses, de la vente et des comptes. Ils ont organisé un
roulement pour changer de tâche à chaque semaine. Ils devaient
s'organiser pour trouver le temps nécessaire à la préparation de
leur travail.
La vente a duré pendant tous les mois
d'hiver.
Le bilan financier général a ensuite
été réalisé collectivement.
Ce projet a donc fait l'objet d'un va
et vient entre le groupe et un sous-groupe d'enfants qui
avaient pour responsabilité de rendre des comptes aux autres
enfants.
____________________________________________________________________________________
> ANNEXE
Echanges descriptif et explicatif au sujet de la coordination
enfants. Questions de la conseillère pédagogique circonscription
20 A « Télégraphe ». Réponses de l’équipe.
|
Questions sur micro-projets : la coordination |
Réponses de la coordination : |
|
Ex 2 : La coordination :
(liée j’imagine à un projet d’aisance à
l’oral, donc un peu différente)
- Critères de choix des enfants ?
- Projets internes liés à la fonction : y
a-t-il un contrat avec un enfant « choisi/élu » pour par ex
timidité ?
( si ce contrat existe, quel est-il ?)
- Y-a-t-il un crescendo de responsabilités au
sein de la coordination (Rendre des comptes à son
groupe-référent/ Porter des nouvelles à d’autres groupes/
Prendre en note les retours, remarques desdits groupes)
- L’apprentissage de la prise de parole
devant un collectif est-il prévu ?
- Les moments de réunions-école : y a-t-il
des rôles établis qui « tournent » (président de séance,
synthétiseur, observateur, rapporteur, reformulateur). Cf
méthode Tozzi pour ceux qui étaient là le 3 février.
|
QUI
Des critères de choix multiples. La désignation est au point
de rencontre de contraintes et de paramètres plus ou moins
fixes. La désignation est fonction de la pondération
apportée par les instits à chacun des facteurs dont voici
une liste non exhaustive:
Age
(pas de CP à la coordo avant le mois de mai-juin, avant ils
sont trop peu armés techniquement en terme de rapidité…)
Equilibre
(mixité garçons filles sur le groupe de coordo, répartition
des âges)
Pari éducatif
(en quelle mesure un temps de coordination pour tel ou telle
enfant peut constituer un espace éducatif source de savoirs
et de progression individuelle)
Epoque
(en début d’année, pour la préparation de la Braderie, on
prend des coordinateurs / trices techniquement et
socialement au point dans le vivier des CIT, au cours
d’année intégration progressive des CE1 puis des pointures
de CP…)
Poste à profil
Les
coordinateurs sont à l’interface sociale interne de l’école
(enfants adultes) et externe (visiteurs, parents,
stagiaires). Ils sont dépositaires d’une partie du
fonctionnement et des principes de cogestion de l’école. Ils
doivent être « de confiance…contrôlée » (savoir se déplacer
sans courir, être autonome, patient..). Ils doivent avoir un
minimum de bagage (lire vite, écrire vite, calculer vite,
prise parole aisé et dans le sujet, vision globale de
l’école). Dans ce cadre, le pari éducatif est possible mais
il se fait alors de façon pointilliste, en intégrant un
coordinateur ou une coordinatrice sur un groupe de 7, pour
laquelle ou lequel, on sait qu’un suivi plus fin sera
nécessaire, avec le pari que ça va constituer un temps et un
espace de progrès et d’apprentissages pour l’enfant
concerné..
CONTRAT
Pour un cas de pari éducatif, oui. Le contrat est simple et
lié à quelques points de progrès attendus sur un axe précis
(prendre la parole : pouvoir faire une annonce claire
dans son groupe de rattachement, pouvoir lire le
compte-rendu du CE, demander clairement les points à l’ordre
du jour, questionner la pertinence des points proposés,
exposer les propositions de la coordo et les expliquer).
Dans tous les cas la coordo donne lieu in fine à un bilan de
travail individuel (cf. exemple en pièce jointe) travaillé
ensemble, visé par le coordinateur adulte, l’instit du
groupe de rattachement, communiqué à l’instit du groupe
habituel et à lire évidemment en famille.
QUOI
Il
n’y a pas à priori de hiérarchisation des fonctions et des
tâches. Dans ce qui constitue le corps commun des actions de
la coordination, chaque travail de l’ensemble peut être
celui de chacun selon le principe du roulement démocratique
et de la répartition des tâches. Il n’y a pas de
spécialiste, d’expert, de territoires réservés, de chasse
gardée. L’apprentissage se fait par la médiation adulte, la
confrontation au réel, l’apprentissage mutuel, le tutorat
(pas forcément du plus ancien vers le plus jeune), la
coformation, le partage des savoirs. Ceci dit, dans
certains cas (répondre à des questions de stagiaires,
participer à une émission radio, prendre la parole devant
des adultes) dans lesquelles l’implication de l’image de
l’école est marquée, les choix d’enfants sont possibles au
nom, aussi, de l’intérêt éducatif que représente, pour
l’enfant, la situation à laquelle on le confronte.
LA PRISE DE PAROLE
Certainement pas assez. Il y a par exemple pour la
préparation du CE, qui consiste pour chaque coordinateur, à
aller dans son groupe de rattachement s’enquérir des points
à l’ordre du jour, une démarche, qui est retravaillée (avec
normalement une grande régularité…). On se met en situation
de faire l’annonce pour de vrai en « toctocquant la coordo »
et en prenant la parole dans le bureau devant les autres
coordinateurs comme si on se trouvait dans sa classe de
rattachement. Avec écoute, critiques constructives.
Auparavant, on a librement travaillé seul ou à plusieurs son
propos à voix haute dans le couloir ou la salle carrée.
Un
des points critiques est la prise de parole ou
l’intervention du coordinateur ou de la coordinatrice
pendant la préparation du CE. Plusieurs variables entrent en
jeu : la préparation du CE pendant le temps de coordo (quels
sont les problèmes soulevés par les points proposés, quelles
sont les hypothèses à faire, les bonnes questions à se poser
et à soulever), le cadre de sollicitation des instits
pendant la préparation du CE (qu’attend ton d’un
coordinateur, comment l’aiguille ou l’aiguillonne-t-on, quel
rôles lui donnent-on [prise de notes, donneur de parole,
lecteur de l’affiche, médiateur, explicitateur, intervention
active dans les petits groupes de quartet…]) ? Comment
l’outille-t-on, comment l’arme-t-on ? Comment faire de ce
champ un espace possible d’apprentissage et non un domaine
réservé à l’expression du seul talent ?
LES ROLES
Pas de façon systématique et aussi structurée. Pas de façon
aussi honorifique et titrée. Peut-être par peur d’une
proximité suspecte avec le vernis et le verbiage de la
copie adulte du monde démocratique ? Par refus de la
spécialisation et du taylorisme pédagogique dans le cadre du
CE ? Parce que ce n’est pas affaire de faire comme ou faire
semblant mais de faire pour apprendre de pouvoir apprendre
et de prendre du pouvoir. Ceci dit, sans que cela prenne un
caractère systématique, on teste, on essaie (donneur de
parole, prise de notes) mais dans des situations hors cadre
CE (enfant donneur de parole ou secrétaire lors des
plaintes, prise de notes lors de conférences…).
|
____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Exemple de bilan de
travail des coordinateurs enfants sur la période mars avril
2007.
BILAN DE TRAVAIL
COORDINATION mars avril 2007
LA COORDINATION
Le travail du coordinateur.
Construire l’emploi du temps de la coordination
et se repérer dans son emploi du temps de coordinateur:
Utiliser le classeur de la coordination pour
trouver une information :
Connaître, chaque jour, la date et savoir
l’écrire en abrégé :
Ecrire à l’ordinateur le compte-rendu du Conseil
d’Ecole :
Afficher les ordres du jour et les comptes-rendus
du Conseil d’Ecole :
Organiser la distribution des informations
écrites (INFO VITRUVE…) :
Ecrire un texte pour la Gazette de la Coordo :
Faire une photocopie A4 ou A3 :
Faire une photocopie de A4 en A3 :
Envoyer un fax :
Calculer les commandes de repas de cantine :
Remplir l’état prévisionnel des commandes de
repas :
Faire la visite de l’école pour des stagiaires ou
des invités :
Expliquer le fonctionnement de l’école à des
stagiaires ou des invités :
LA COORDINATION :
LE BILAN : L’AVIS DU COORDINATEUR
ENFANT
En quoi la coordo a été utile ? En quoi est-ce
que tu as fait des progrès ? Qu’est-ce que tu y as appris ? Ce
qui était difficile pour toi ? Ce que tu as bien réussi ?

|
LA PREPARATION DU CONSEIL D’ECOLE
Faire une annonce claire, précise et
argumentée lors de la préparation de l’ordre du jour du
Conseil d’Ecole :
Participer activement à la préparation du
Conseil d’école dans son groupe de rattachement :
L’AVIS et SIGNATURE DE L’INSTIT DU GROUPE DE
RATTACHEMENT :
|
L’AVIS DU COORDINATEUR ADULTE
|
SIGNATURE DU COORDINATEUR ADULTE
|
SIGNATURE DU COORDINATEUR ENFANT
|
C>
Les sous-groupes de projets
Ils
réfèrent à des processus de conduite de projet qui intègrent la
problématique des rapports entre le projet collectif et les
savoirs individuels. Ces processus mettent l’accent sur les
techniques de redimensionnement du groupe en fonction du temps,
des actions et des objectifs. Ils intègrent la double dimension
dialectique, intrinsèque à la démarche de projet, de l’avancée
collective et des progrès individuels.
Ces
organisations sont des éléments de réponses aux problèmes
soulevés par l’hétérogénéité. Ils intègrent deux facteurs
essentiels. Un facteur de réduction du nombre d’enfants. Un
facteur de réduction de l’objet et des objectifs de travail en
terme de délai et de nature de la production. Ces deux facteurs
permettent un suivi plus précis des actions individuelles,
favorisent les processus d’appropriation et de visualisation des
objectifs de travail, définissent des modalités d’évaluation
plus précises et rapprochées.
Chaque démarche de projet
développe des éléments d’organisation par division en
sous-groupes et provoque par phénomène d’aller-retour des
interpellations, des interactions entre ces structures et le
grand groupe, entre l’individuel et le collectif.
De même que pour les
micro-projets, les classes vertes ouvrent des perspectives
démultipliées de mise en action de sous-projets par les
possibilités d’encadrement adulte, par les situations de
rencontres, de découvertes générées par le l’espace géographique
et humain, par la dilation du facteur temps. Elles en sont un
des terrains d’inventions et d’essais privilégiés.
Nous nous
proposons, ci-dessous, et sous forme de tableaux, de lister pour
chacun des projets quelques exemples de mise en projets
intégrant des organisations de cette nature.
|
|
Structures en sous-groupes
de projets
|
|
Groupes |
Actions |
Structures |
Productions |
|
CP |
Braderie Vitruve
|
2
groupes de 25
|
Ateliers fabrication de pâtes
Fabrication de l’Affiche de la Braderie. |
|
|
Le
flux des parents |
1
groupe de 12 |
Ecriture de chansons. |
|
1
groupe de 6 |
Préparation du petit déjeuner des parents (étude de prix,
menu, organisation, courses). |
|
CE1 |
Construction de jeux de fête foraine
|
4
groupes de 5 par roulement sur les CE1 |
Fabrication de têtes de massacre, de billards japonais, de
passe boules. |
|
CI A Table ! |
Travail autour de la visite de 3 restaurants
|
3
groupes de 10 |
Visites de restaurants. Production de bilans écrits
réinvestis dans le spectacle. |
|
|
Scènes de repas dans les Arts |
1
groupe de 15 |
Visite du Musée d’Orsay. Production d’une exposition
thématique. |
|
CI
Cacaochoc |
Préparation des Classes vertes (avec le groupe A Table !)
|
6
groupes de 10 («Santé publique », Loisirs et convivialité »,
« relations publiques », Affaires intérieures »,
« Environnement et transport », « Economie et finances ») |
Production d’une fiche d’actions et suivi des organisations
pendant les classes vertes. |
|
CI
Alimonde |
Préparation de la soirée table d’hôtes du 25 mai
|
3
groupes de travail de 5, 4, 9. (« Information, Economat,
Animation ») |
Réalisation du tract, de l’affiche, suivi des inscriptions.
Réalisation du menu, étude de prix, achats au marché.
Préparation de la salle, couverts, matériel, organisation du
service. |
|
CT |
Spectacle E viva Boccaccio
|
2
groupes de 8 |
Réalisation papier du livret du spectacle.
Réalisation informatique (site internet) du livret du
spectacle. |
II>
La maîtrise de la langue orale et écrite
A>
Analyse des items de maîtrise de la langue orale
Le point d’observation des
pratiques choisi est celui de l’analyse des items, consacrés à
la maîtrise de la langue orale, rencontrés dans les bilans
trimestriels des groupes. L’objectif est de capter, par cette
entrée, quelques éléments clefs des processus d’évaluation de la
langue orale, de les rapporter aux mises en situations
constatés, de pointer quelques pistes de travail pour affiner
les cadres d’évaluations au regard des démarches et des
objectifs actuels.
Ce
travail mené par la conseillère pédagogique 20A « Télégraphe »
porte sur un corpus de bilans des années 2004 2005 et 2005 2006.
Il a été complété par des bilans de l’année en cours. Les
résultats sont présentés dans le document de synthèse
ci-dessous.
> ANNEXE
La fiche de contractualisation : analyse des
items langue orale + état pratiques écritures + CR
Animation péda :
travail écrit
Vitruve L34 :
oral
Commande :
« Définir la méthodologie d’une évaluation des compétences en
langue orale des élèves. »
Oral :
expression orale : compétences en œuvre, travaillées, à
travailler
Production orale :
le résultat produit, l’émission d’une pensée argumentée, d’une
lecture partagée, …
N.B :
Dans cette proposition de regards croisés d’évaluations de
compétences en langue orale des élèves, je n’ai pas tenu compte
des propositions de lectures à voix haute, lectures partagées,
lectures offertes, déclinées dans les bilans.
L’existant : les bilans
CP Septembre 06 à Décembre 06 :
- J’écoute en réunion et je donne mon avis
(intronisation à Vitruve)
1-2 : CP Décembre 03 à Avril 04 : les items
Ecouter les autres (pré requis nécessaire à la
communication ; préalable à tout projet)
Prendre la parole devant les autres (compétence
travaillée, nécessaire à tout projet)
Apporter de l’aide à un copain (projet)
Organiser une fête (projet)
Prendre des responsabilités (projet)
Compétences nécessairement travaillées pour ces
items : conceptualiser, problématiser, argumenter.
Ainsi les actions de formuler, reformuler,
expliciter, s’interroger sur le sens, rapporter, interpréter,
traiter les informations, examiner, identifier sont travaillées
lors de la conceptualisation. Celles de saisir l’enjeu de
l’échange, questionner, prendre en compte les points de vue,
comparer, confronter, apprécier de manière critique, le sont
lors de la problématisation. Enfin celles de dialoguer, choisir,
projeter, participer à un débat, mettre en œuvre un
raisonnement, articuler, discuter la pertinence, argumenter à
propos de la validité d’une solution, justifier son point de
vue, analyser, utiliser à bon escient les connecteurs logiques
dans le cadre d’un raisonnement rigoureux sont l’objet de
l’argumentation.
1-3 : Fin de CP 2003-2004 : les items
Attitude en classe, en réunion
Attitude dans le groupe et en projet.
Plus que des items de compétences travaillées, il
s’agit ici de la possibilité d’une analyse, auto-analyse,
analyse conjointe (enfant/enseignant) des compétences mises en
œuvre tout au long de l’année à l’occasion du bilan-synthèse de
juin. (Où j’en suis)
-
2-1 CE1 : Décembre 2004
- Ecouter au bon moment pour éviter de faire
répéter.
- Travailler avec d’autres et les écouter.
- Apporter de l’aide aux autres.
- Donner son avis en argumentant. (Aptitude à
débattre)
- Organiser un apéro ou une fête.
- Retenir et expliquer l’essentiel d’un
évènement. (Assimilation, reformulation, transfert,
communication)
- Faire une enquête. (Organisation, prise
d’initiatives, action/production)
-Résoudre un problème et expliquer aux autres sa
démarche.
2-2 : CE1 : Décembre 06 à Mars 07 :
Je demande la parole pour participer
Participation au projet
-
2-3 : CE1 : Mai-Juin 2005
- Ecouter au bon moment pour éviter de faire
répéter.
- Travailler avec d’autres et les écouter.
- Apporter de l’aide aux autres.
- Donner son avis en argumentant.
- Rencontrer des gens, les interviewer, leur
présenter un travail.
- Participer à un conseil d’école. (Aptitude à
débattre, en action)
- Prendre une responsabilité (braderie, flux,
café, coopérative, photos, tombola, ludothécaire,
accompagnateur, médiateur, coordinateur, contrôleur de vitesse,
contrôleur de manteaux..)
- Ce que je pense de mon travail et ce que je
dois améliorer. (Analyse, réflexion, communication)
3-1-1 : CI (Cycle intermédiaire : CE2 CM1) :
Septembre 06 à Décembre 06
Je sais argumenter
Parler devant le groupe
Donner des idées
Résoudre un problème (mathématiques) : démarche,
recherche, solutions
Attitude dans le projet : écoute, participation,
idées, efforts, entraides
Participation à la vie de l’école :
responsabilités, conseils d’écoles, aides
3-1-2 : CI (Cycle intermédiaire : CE2 CM1) :
Décembre 2002
- Participation au projet (prise de parole,
propositions, responsabilités, mener son travail jusqu’au bout)
3-1-3 : CI : Décembre 2003
- Résolution de problèmes
- Tâtonner, expliquer son chemin
(dessin, schéma, calcul)
- Savoir présenter son résultat.
- Attitude dans le travail
- Faire des propositions et être
actif en réunion.
- Participer aux responsabilités.
3-2-1 : CI : Mars 2007
- Je sais oralement donner mes idées
et les argumenter
Je sais résoudre un problème : montrer, démarches
et solutions
Attitude dans le projet : participer, donner ses
idées, s’engager jusqu’au bout, faire un exposé
Participation à la vie de l’école :
responsabilités, conseils d’école, aides dans l’école
Attitude générale : écoute, efforts, entraide,
travail en groupe
3-2-2: CI : Mai 2004
- Résolution de problèmes
- Tâtonner, expliquer son chemin.
- Savoir présenter son résultat.
- Attitude dans le travail
- Mener un travail en petits groupes.
- Faire des propositions et être
actif en réunion.
- Participer aux responsabilités.
3-3 : CI : Juin 2004
- Résolution de problèmes
- Tâtonner, expliquer son chemin.
- Savoir présenter son résultat.
- Attitude dans le travail
- Faire des propositions et être
actif en réunion.
- Participer aux responsabilités.
4-1 : CT : Septembre-octobre 2006 :
Conserver le fil d’un message
Exposer un point de vue
Prendre en compte le point de vue des autres
Participer au groupe, aux roulements, aux tâches
Proposer des idées, des solutions, avancer des
hypothèses
Reformuler une lecture travaillée
Projet « Opéra Bouffe » : participation et
propositions ; travail en recherches, présentation
Reconnaître et utiliser le vocabulaire employé en
Histoire / Géographie
4-2 : CT : Novembre-décembre 2006 :
Conserver le fil d’un message
Exposer un point de vue
Prendre en compte le point de vue des autres et
savoir résumer
Participer au groupe, aux roulements, aux tâches
Proposer des idées, des solutions, avancer des
hypothèses
Savoir organiser et utiliser une recherche
(Histoire/Géographie)
Définir son projet
Réaliser une recherche.
4-3 : CT : Juin 2005
- Bilan du projet des CT
- Décrire le projet des CT
Le projet m’a fait travailler : j’ai
travaillé
Le projet m’a fait progresser : j’ai
progressé
Le projet m’a appris : j’ai appris.
Analyse / Questions / Remarques à l’Equipe
Vitruve (en date du 5 mars 2007):
Collégialité et lisibilité d’un projet d’oral.
Les compétences travaillées grâce à
l’organisation collégiale font parties d’un projet éducatif
connu de l’enfant : il a moyen de faire des points
intermédiaires au fur et à mesure de ses expériences, de ses
acquis. Le projet éducatif dont il dispose devient alors outil
d’apprentissages.
Pendant ma vie d’écolier à Vitruve, je serai
passé par tout ça :
Ecouter les autres / Prendre la parole devant les
autres / Apporter de l’aide à un copain / Organiser une fête /
Prendre des responsabilités / Prendre une responsabilité
(braderie, flux, café, coopérative, photos, tombola,
ludothécaire, accompagnateur, médiateur, coordinateur,
contrôleur de vitesse, contrôleur de manteaux...) / Faire des
propositions et être actif en réunion / Participer aux
responsabilités… (S’il manque des items, les rajouter : cf. ce
qui se passe en classe-verte ; dans les micro-projets ; dans les
groupes de besoins)
Pédagogie de projet et limpidité du projet
d’oral :
Expliquer en quoi la pédagogie de projet est
particulièrement propice à l’expression orale : depuis
l’élaboration d’un projet de cycle, de classe qui s’insère dans
le projet d’école, jusqu’à son aboutissement.
Conceptualiser, problématiser, argumenter, autant
de compétences travaillées à l’occasion d’un projet à développer
et à mener à un terme / son terme ? (la fin d’année scolaire ne
clôture pas nécessairement tout projet cf. le projet « fête
foraine » des CE1 qui fait suite à celui mené autour du cirque).
Présenter la pédagogie de projet comme moyen
privilégié de toutes formes d’expressions, et par extension, de
l’apprentissage en général (cf. : Qu’est-ce qu’apprendre ? cf. :
Socle commun des connaissances : mettre en relation des savoirs
et des pratiques).
En clair, votre projet d’école depuis des lustres
se décline au service des apprentissages. A montrer/démontrer
dans le L34 : comment la façon de faire est essentielle, que ce
soit académique ou pas : là où « apprendre » dépasse les modes
et les aléas de toutes politiques : permettre à un enfant de se
frotter à une réalité, un transfert possible de ce qu’il
apprend ; donner un sens à ses efforts.
Apprendre à penser est une mission fondamentale
de l’école et la mise en œuvre de la pensée, le travail de
l’argumentation, les exigences de rigueur et de cohérence
concernent bien des domaines tant scientifiques que littéraires.
Les compétences de communication sont aussi travaillées à
Vitruve lors de débats centrés sur les projets par la voix des
conseils d’école Enfants : une organisation collégiale au
service de la pédagogie du projet.
Construction du savoir et élève chercheur :
Savoir lire, écrire et compter est une nécessité.
C’est une mission première de l’école élémentaire, une base
fondamentale qui - si elle est nécessaire - n’est pas
suffisante. Face à la multitude des informations mises sans
cesse à disposition, il devient urgent d’apprendre à mettre en
réseau les savoirs. L’élève doit développer des compétences pour
comprendre, se poser des questions, mettre en perspective,
développer son esprit critique. Giordan insiste : « Il devient
indispensable de pouvoir rechercher, décoder, trier et traiter
des documents extrêmement divers, ainsi que l’information qu’ils
véhiculent. »1998, p 247. L’école demeure un des lieux de la
transmission des connaissances mais devient plus que jamais le
lieu d’accompagnement de cette transmission : de l’élève savant
à l’élève apprenant. A partir d’un socle commun, il s’agit de
former des sujets sachant penser. L’état de la recherche en
sciences de l’éducation avec l’apport des socioconstructivistes,
des cognitivistes et des neurobiologistes apporte bien des
éléments de réponses salutaires sur les étapes de l’apprenant
qui, lors de tout apprentissage, part de conceptions, de
représentations premières qui vont être déstabilisées lors d’un
conflit sociocognitif : construction, déconstruction,
reconstruction. Dans sa présentation du modèle allostérique de
l’apprendre, où « l’affectif, le cognitif et le sens se trouvent
ainsi intimement liés, en régulations multiples », Giordan
explique qu’ « apprendre est le résultat d’un processus de
transformations »1998. Avec l’aide de ses pairs, l’élève
transforme ses conceptions initiales, ses questions, ses façons
de raisonner : il est confronté aux difficultés de la
conceptualisation, du questionnement, de l’argumentation, de la
synthèse. Il devient apprenti chercheur.
A Vitruve : des orientations pédagogiques au
service de la réflexion
Comprendre, réfléchir, penser, s’exprimer sont
indissociables de l’acte d’apprendre. La résolution de
problèmes, la mise en place de situations problèmes,
l’élaboration de démarches scientifiques, la pratique de
projets, d’expérimentations, l’utilisation d’outils au service
de la production sont autant de démarches pédagogiques possibles
applicables dans tous les champs disciplinaires au service de
l’apprentissage et de la réflexion.
Propositions / Suite du travail sur l’oral :
En 2007-2008 :
Continuer ou engager des démarches autour des AVP.
(Ateliers à visée philosophique).
Enregistrer et analyser les processus de paroles
en jeux pendant les Conseils d’Ecole Enfants.
Organiser des formations, co-formations
« pratiques d’oral / processus d’élaboration de la pensée ».
_______________________________________________________________________
III>
La production d’écrits
A> Les pratiques de
productions d’écrits
Le travail amorcé cette année
s’est appuyé sur des observations en situations des pratiques
d’écritures dans les groupes et une animation pédagogique
interne d’équipe autour des problématiques de réécritures avec
l’accompagnement et l’appui technique de la conseillère
pédagogique 20A «Télégraphe ».
Ces
actions ont donné lieux à des comptes-rendus et des éléments
d’analyses et de prospectives, lesquels présentés ci-dessous,
s’efforcent de rendre compte d’un état de pratiques et proposer
des pistes de travail possibles pour les années à venir.
_____________________________________________________________________________
> ANNEXE
Réunion VITRUVE mardi 27 mars 07
Deux comptes rendus d’Animation
pédagogique
Production d’écrits et réécriture
_____________________________________________________________________________


Ecriture en CV Vitruve, VENISE juin 06
Compte-rendu équipe VITRUVE
L’enjeu
Tout travail d’écriture et sur la réécriture
demande une réflexion préalable sur l’enjeu, le projet, le but
de l’écrit. Enjeu pour l’enfant et pour le groupe. Ecrit pour
soi, pour être lu, publié, exposé, fragmentaire comme partie
d’un tout collectif, brouillon, simple esquisse…Chacun de ces
statuts de l’écrit est lié à un enjeu qui détermine le travail
autour de la réécriture, les apprentissages et les progrès qu’on
vise à travers ce travail. Et d’abord quel travail ?
L’enrichissement des textes, la recherche des concordances, la
mise en cohérence? Qu’est-ce qui fait sens, qu’est-ce qui fait
vraiment apprentissage ? Et quelle place, quelle nécessité
réelle, à quels moments pour la correction orthographique?
Le positionnement de l’adulte, de
l’enfant
Quelle place pour l’adulte dans les réécritures ?
Comment contourner, car c’est parfois nécessaire, la relation
duelle adulte enfant ? Comment se décaler de la position
attendue et réductrice, et parfois sollicitée par l’enfant, du
maître orthographique dépositaire de la norme sociale ? Comment
modifier cette relation au pouvoir ? Pour quels progrès dans la
réécriture ? Il y a t-il une place pour des étapes de
réécritures qui mettent en relation les enfants entre eux :
lecture à voix haute, parler de et autour du texte à produire,
relecture commune, validation par un comité de réécriture,
conseils, guides d’écritures, écritures à plusieurs mains, en
duos de niveau différents ou proches, faire des textes de jeunes
lus, commentés, annotés par des anciens ou vis et versa…
Le talent
Ceux qui savent, ceux qui ne sauront jamais ?
Comment dépasser le constat de l’inégalité naturelle et
universelle des talents et des capacités ? Comment doter chacune
et chacun d’un pouvoir sur les mots, sur l’écrit, partie d’un
système de communication qui définit aussi des rapports de
pouvoir social ? De l’importance des cadres, des aides, des
guides, des outils, de l’étayage intellectuel. De l’importance
de les lister, de les décrire, de leur donner une fonction
dynamique : chercher dans un lutin, parcourir une liste,
demander de l’aide à un plus grand, tourner les pages d’un
dictionnaire…pour trouver une orthographe. De l’importance aussi
de les adapter à l’âge des enfants et de les dimensionner dans
une perspective d’évolution et d’appropriation.
Des outils
Ecrire, réécrire en trois temps ?
Avant :
par la définition de l’enjeu, d’un cadre, d’une disposition
géographique de l’écrit à produire, parfois de contraintes
(points, majuscules, interligne), d’une consigne ; par un moment
de langue orale entre pairs, par le dessin qu’on fait, par la
photo qu’on regarde, par les notes que l’on relit ; par une
culture littéraire instituée et ritualisée de l’écoute, de la
lecture. Par le fait d’avoir écrit, réécrit beaucoup de tout sur
tout et souvent ; par la fréquentation continue et prégnante des
situations d’écriture et de réécriture. Par l’existence d’un
but, du sens social de ce que écrit, de sa relation à un projet,
un engagement collectif dans une action à visée collective et
culturelle, par l’utilité de l’écrit pour soi et les autres.
Pendant :
par la relecture à voix haute pour le groupe, pour d’autres, par
l’intervention et le conseil de pairs, par la recherche dans les
outils (listes de mots usuels, de connecteurs temporels et de
causalité, familles de mots, listes d’adjectifs descriptifs
d’émotion, d’impression, autour des 5 sens, lutin, répertoire,
dictionnaire, affichages), par des pauses / arrêts sur images de
mots, phrases, paragraphes à réinterroger, à mettre en
cohérence, décontextualisés parfois comme une figure imposée, un
exercice de style, un moment de réflexion sur la langue et ses
particularismes.
Après :
par appropriation des textes déjà produits, supports, points
d’appuis transférables pour des situations d’écriture futures
semblables ou non. Par d’autres activités du domaine de la
lecture, de la culture littéraire, de la mémorisation de textes,
de chansons, de poésies qui donnent cadre et références et
rendent possibles des transferts.
La réécriture au barycentre du
triangle: quantité, délai, qualité.
Toute réécriture conduit à interroger les trois
contraintes :
|