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année 2007-2008
1. Public concerné
Deux classes de seconde professionnelle BEP
électrotechnique (2C/2D), constituées principalement de
garçons, souvent en échec scolaire et peu motivés.
2. Objectif principal
Remise en phase des lycéens entrants avec leur
scolarité et appropriation de leur avenir professionnel.
3. A quels problèmes, à quelles attentes répond
le projet ?
Ce projet est l’aboutissement des réflexions et
travaux amorcés à la fin de l’année scolaire 2005-2006 par la
direction et l’équipe éducative du lycée suite à la forte
croissance dans l’établissement du rejet de la scolarité et de
l’absentéisme.
Sa réalisation passe notamment par la
responsabilisation, l’apprentissage de l’autonomie, l’aide à
l’intégration dans le groupe classe et la vie citoyenne,
l’acquisition de la capacité à dialoguer avec les membres de
l’équipe éducative.
4. Court descriptif de l’action (voir
le développement dans les fiches actions jointes)
Les temps forts au cours de l’année scolaire :
-
accueil spécifique pendant la semaine de
rentrée ;
-
conseil de classe ;
-
PFE (période de formation en entreprise) ;
-
sorties culturelles et sportives.
Autres particularités de l’action :
-
organisation de groupes de paroles ;
-
heure de vie de classe ;
-
heures bi-mensuelles de concertation pour
chaque classe ;
-
heures mensuelles de concertation/évaluation du
projet ;
-
tutorat individuel des élèves.
5. L’action est portée par une équipe.
L’équipe est constituée de tous les enseignants
intervenants dans les classes concernées et du CPE qui
travaillent collectivement en ce qui concerne l’élaboration du
projet, des documents de travail, des objectifs, des outils
d’évaluation, des moyens innovants pour contourner les
difficultés rencontrées.
Chaque membre de l’équipe est plus
particulièrement investi dans un sous-groupe : groupe accueil,
groupe préparation et suivi des PFE (période de formation en
entreprise), groupe d’organisation des groupes de paroles,
etc. Il est en outre chargé du tutorat d’un ou plusieurs
élèves (selon les besoins et les quotas horaires
d’enseignements).
6. En quoi ce projet est-il innovant,
expérimental, dérogatoire par rapport à une situation plus
traditionnelle ?
Pour répondre à cette question, nous
utiliserons dans les pages qui suivent les « marqueurs d’un
processus innovant » de Françoise CROS, Le transfert des
innovations scolaires, une question de traduction, INRP,
juin 2000.
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Il existe un laboratoire d'idées
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L’équipe est constituée de tous les
enseignants intervenants dans les classes concernées et du
CPE. Il s’agit de deux classes de seconde professionnelle
BEP électrotechnique (2C/2D).
L’équipe travaille collectivement en ce qui
concerne l’élaboration du projet, des documents de
travail, des objectifs, des outils d’évaluation, des
moyens innovants pour contourner les difficultés
rencontrées.
Elle dégage des moments forts, des axes
caractéristiques autour desquels se constituent des
sous-groupes : groupe accueil, groupe préparation et suivi
des PFE (période de formation en entreprise), groupe
d’organisation des groupes de paroles, etc.
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Il y a des investissements de forme |
Les enseignants ont majoritairement choisi
de s’investir dans ce projet et l’ont construit dans le
cadre du bénévolat. Mais compte tenu de la structuration
et de l’étendue du projet, des nombreuses réunions de
concertation et d’évaluation, des entretiens individuels
dans le cadre du tutorat des élèves, des moyens
spécifiques (heures rétribuées, salles, temps…) devront
être alloués pour la concrétisation des objectifs.
Le professeur principal de chacune des
classes n’a qu’un rôle fédérateur, chaque classe déclinant
le projet en fonction du groupe classe, mais toujours dans
le cadre général.
Une réunion bi-mensuelle se tient pour
chaque classe, une autre mensuelle pour toute l’équipe.
Remarquons que le CPE et certains professeurs
interviennent dans les deux classes, ce qui facilite la
cohérence et les liaisons.
Le tutorat individuel des élèves est
réparti entre tous les professeurs.
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Les individus entrent en relation
professionnelle par l'intermédiaire d'objets techniques
et/ou symboliques |
Chacune des classes fait l’objet d’un suivi
journalier grâce à un « journal de bord » accessible à
tous. C’est un outil de référence pour les réunions et la
mise en place du tutorat individuel des élèves.
L’équipe dispose d’un classeur regroupant
tous les renseignements utiles au bon déroulement de ce
projet : fiches actions, rappel des temps forts… mais
aussi feuilles de suivi individuel des élèves, notamment
pendant la période de formation en entreprise.
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Le chef d'établissement favorise la
constitution d'un réseau sociotechnique |
Le proviseur en 2005-2006 avait organisé la
banalisation de deux demi-journées pour faire effectuer
par l’ensemble des personnels le diagnostic des facteurs
de dysfonctionnement dans la formation des élèves. Il a
monté avec la DAFPEN devenue DAFOR le plan de formation spécifique à
cette action pour l’année 2006-2007.
Il ne participe pas aux réunions de travail
mais les suit par l’intermédiaire des comptes-rendus. Il
se fait présenter l’action par ses pilotes en conseils
d’enseignement de fin 2006-2007 et réunion de pré-rentrée
2007-2008.
Il informe de cette action le bassin dont
fait partie l’établissement. Il a dans la mesure du
possible suivi les demandes des professeurs pour l’emploi
du temps et l’utilisation des salles dans la préparation
de la rentrée.
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Il existe dans l'établissement des
controverses qui amènent à aligner les intérêts
particuliers dans un projet d'ensemble minimal |
Il y a eu plusieurs réunions préparatoires
regroupant l’ensemble des personnels du lycée sous
l’impulsion du proviseur. Lors de ces réunions, des
approches contradictoires se sont exprimées, d’autres sont
apparues convergentes et sont à l’origine de ce projet.
Une formation DAFOR sur la problématique de
l’évaluation a permis d’élaborer, puis de structurer les
grandes lignes du projet.
Pour que ce projet se réalise, il est
indispensable que tous les enseignants d’une classe
s’investissent, partagent des affinités électives, le goût
de l’innovation, des pratiques éducatives et pédagogiques
actives. Ces critères n’ont pu être réunis qu’autour de
deux classes pour cette année scolaire. Les controverses
qui subsistent trouvent progressivement leurs solutions
a minima au cours des réunions d’élaboration et de
mise en place du projet.
L’évaluation du projet devrait permettre
d’étendre dans le futur ces pratiques aux autres secondes
de BEP de l’établissement.
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Des porte-parole mobilisent des réseaux |
L’appropriation par l’élève de son avenir
professionnel est un des axes majeurs du projet.
Une mobilisation particulière de
communication et d’échanges a lieu autour de la PFE :
accompagnement des élèves dans leur recherche d’une
entreprise, suivi des relations avec le tuteur de
l’entreprise et élaboration du rapport de stage.
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1. Effets et impacts attendus :
-
motivation et implication des lycéens dans
leurs études afin qu’ils deviennent véritablement des acteurs
de leur formation ;
-
dynamisation de l’ensemble des acteurs
concernés : élèves, professeurs, CPE…
-
développement du travail en équipe et de la
communication.
2. Indicateurs retenus :
-
investissement des élèves dans leur recherche
de stage en entreprise ;
-
assiduité des élèves ;
-
résolution des conflits ;
-
respect du règlement intérieur et de la vie en
collectivité ;
-
bien-être des élèves et des adultes ;
-
réussite à l’examen.
3. Compte rendu de l’action :
-
au conseil d’établissement (le lycée étant
municipal, il tient lieu de conseil d’administration) ;
-
au rectorat, en fonction de l’aide allouée.
4. L’action a déjà été aidée, soutenue,
accompagnée :
-
par la pleine implication du proviseur,
Monsieur Labat ;
-
par la formation sur le thème de l’évaluation
dispensée par Madame Nahon et Monsieur Michonneau (formation
continue – IUFM de Paris).
5. Aide nécessaire à la réalisation de
l’expérimentation :
-
heures de concertation incluses dans le temps
de service des membres de l’équipe ;
-
heures supplémentaires rémunérées pour la mise
en place effective du tutorat individuel des élèves ;
-
poursuite de la formation sur site, sur le
thème de l’évaluation ;
-
formation sur site pour améliorer la conduite
des groupes de parole ;
-
enveloppe financière pour les sorties
culturelles et sportives.