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I Lycée RAVEL, la "lettre au cinéma" en 1ère STG

 

Photographies de Nathalie Desserme (Copyright Tangophoto).


 


 

DVD de la classe "Lettre(s) au cinéma, Paris, LG RAVEL, 2009

 partie 1  - partie 2 - partie 3


voir la suite de l'action en un atelier "braille" (2009)

 

  • Une  rencontre entre le musée de La Poste et le lycée Maurice Ravel

 

Le dispositif « Lettre(s) Au cinéma » est né d’une rencontre entre le musée de La Poste qui offrait aux établissements scolaires un large projet autour de l’écriture et de l’image, et le lycée Maurice Ravel qui a proposé de faire exister et de développer ce projet dans sa filière Sciences et Technologie de la Gestion.

 

  • De la théorie à la pratique

 

Comment mettre en scène une relation épistolaire ? Comment révéler le contenu d’une lettre au spectateur ? Quelle différence entre la lettre dans le film et la lettre filmée ? C’est en partant de questions théoriques et en nous basant sur de nombreux exemples filmiques que les élèves ont commencé de réfléchir au statut de l’écriture au cinéma. Les visites d’exposition au musée de La Poste et au Centre Pompidou (« Victor Erice – Abbas Kiarostami : Correspondances ») ont également permis de comprendre l’aspect matériel et logistique de la correspondance.

 

  • Trois Courts-Métrages

 

La classe est divisée en trois groupes de onze élèves qui doivent chacun écrire un court-métrage suivant une forme précise : l’adaptation audio-visuelle d’une lettre de Jean de La Fontaine, une lettre filmée et l’objet lettre dans le film, entre documentaire et fiction.

Suite aux ateliers d’écriture, quatre journées de tournage sont prévues pour réaliser, monter, et éditer sous la forme d’un DVD les films en partenariat avec La Maison du Geste et de l’Image (M.G.I.)  et La Région Ile-de-France.

 

  • Un événement cinéma lié au projet pédagogique

 

Le jeudi 29 mai aura lieu un événement autour du projet au musée de La Poste. Outre les films d’élèves, une lettre filmée du cinéaste Jean-Louis Comolli spécialement réalisée pour l’événement sera diffusée à cette occasion. Tables rondes et diffusion d’œuvres liées au thème de la lettre au cinéma seront au programme. La M.G.I. et le Centre Beaubourg prévoient également une diffusion des films en leur sein. Un diaporama de photographies du projet sera diffusé dans l’enceinte du lycée.

 

Le groupe scolaire Ravel, qui va de la sixième à la licence professionnelle d’écrivain public, est un espace qui s’est d’emblée présenté avec des structures favorables pour accueillir le projet des lettre(s) au cinéma. C’est dans cette perspective qu’il a choisi de le développer en série STG, non seulement pour les besoins particuliers des élèves, mais également pour l’ensemble de la communauté éducative.

 Le projet propose en effet aux élèves de la section STG, qui ont malheureusement trop souvent une image négative d’eux-mêmes, un autre regard, valorisant, sur leur programme scolaire. Le fait que le projet s’appuie sur le programme de français incline dans ce sens car il leur donne confiance en eux-mêmes dès les premières épreuves du baccalauréat. Il s’agit de donner aux élèves sur les deux dernières séquences du programme précisément, outre les analyses de textes (essentiellement des lettres), des activités complémentaires multiples et coordonnées qui nourriront leur entretien à l’épreuve anticipée du baccalauréat. L’ouverture aux autres disciplines de la section STG comme l’histoire (le professeur d’histoire de la classe étudiera entre autres des lettres de résistants que les élèves pourront utiliser dans la conception et la réalisation de leur lettre filmée) et la communication, ainsi que les liens multiples établis tout autant avec les métiers de l’art que les études supérieures en BTS ou en licence professionnelle d’écrivain public, forment un point majeur de ce projet. Ce dernier est  destiné à favoriser, au travers de leur démarche créative, une réflexion libre et sereine des élèves sur leurs désirs et attentes face à l’avenir.

Les objectifs du projet  veulent s’inscrire dans le projet d’établissement lié aux spécificités de la Cité Scolaire Ravel. La lettre filmée assure une relation entre les différents niveaux : les élèves peuvent écrire à une classe de leur propre établissement, notamment du lycée au collège. Ainsi est favorisée « la continuité et la réussite des parcours scolaires pour conduire l’ensemble des élèves au niveau de compétences attendues en fin de scolarité et à l’obtention des diplômes ». Par exemple entre les premières STG (Sciences et Technologies de la Gestion) de cette année 2007 et les BTS, la lettre filmée fait le lien autour du thème au programme « faire voir : quoi ? Comment ? Pourquoi ? ». Si les liens sont faits entre les différents niveaux, l’orientation prend un sens positif pour les élèves qui peuvent se projeter. L’environnement universitaire propre du lycée Ravel  y est particulièrement propice : une  licence professionnelle d’écrivain public est offerte aux adultes et aux jeunes étudiants. Ce projet pose en effet le problème d’une réflexion autour de la question contemporaine de la communication au travers d’un travail sur l’épistolaire.  Du  téléphone portable à l’ordinateur et à la lettre, quelle réponse peut-on attendre d’un acte de communication aujourd’hui ? La lettre au cinéma est un outil pour « prendre en compte la diversité des élèves » (projet d’établissement). Les élèves à besoin éducatif particulier sont au cœur des préoccupations du projet puisqu’il s’agit aussi de créer des lettres qui leur seront adressées et auxquelles ils pourront répondre. Il s’agit encore une fois d’échanger en  valorisant  les différences de chacun, que chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice de la communication. En ce qui concerne les relations intérieures et extérieures de l’établissement, le projet a l’ambition du principe d’un échange multiple 1) entre les élèves eux-mêmes, 2) entre les élèves, la communauté éducative du lycée, l’équipe pédagogique et les intervenants, 3) entre le lycée et les partenaires. Elèves, membres de la communauté éducative et partenaires peuvent accéder à l’ensemble des étapes des lettres filmées.

Une phase préparatoire se déroule sous la forme d’ateliers théoriques avec le Musée de la Poste, le Centre Pompidou (logiciel Lignes de Temps) et la Maison du Geste et de l’Image (exposition (sous) réserve) ; chaque structure offre aux élèves ses collections et ses outils pour leur permettre de développer une réflexion personnelle élaborée sur la notion de lettre au cinéma. Trois séries d’ateliers créatifs pratiques se déroulent alors successivement, écriture, tournage, et montage autour de trois films, chacun défini selon un axe et des enjeux particuliers. Le premier est une lettre filmée qui s’intéresse à l’expression de l’intime en adoptant la forme même d’une lettre qui s’écrit en direct avec l’encre d’une voix off, le deuxième s’appuie sur une lettre à caractère historique qui est le ressort dramatique d’une histoire courte fictive, et le troisième est l’adaptation audio-visuelle d’un texte littéraire (dont les destinataires privilégiés sont des élèves sourds-muets, et en perspective les élèves aveugles). La classe dont l’effectif est lourd (33 élèves) nécessite la constitution de trois groupes pour chaque atelier au terme desquels les trois films épistolaires sont réalisés.

            Les élèves sont impliqués durant toute l’élaboration du projet, de l’idée au montage en passant par l’écriture et le tournage. Les trois films sont ainsi le fruit de leur travail créatif. La complicité de l’ensemble de l’équipe pédagogique est importante pour la bonne conduite des ateliers et surtout la disponibilité des élèves.

            Au fil du projet, les élèves sont ainsi encouragés à participer activement à la vie culturelle de la ville et à communiquer autour de leur projet. On trouvera un témoignage concret de leur implication sur un Blog initié par la Maison du Geste et de l’Image (M.G.I.) et alimenté quotidiennement, dès le début des ateliers, par les élèves de la classe (textes, photographies, making of et extraits de films).

            Ce Blog s’inscrit dans une logique de communication et de transmission d’un savoir et d’une expérience. Les élèves de 1ère STG acteurs du projet auront la tâche de restituer le projet pour un large public qui s’étend au public à besoins spécifiques particuliers. Cet échange pourra être valorisé  en étant retranscrit par extraits sur la jaquette du DVD.

            Outre le  Blog évoqué ci-dessus, sont prévus divers modes de restitution et d’évaluation au sein de l’établissement et des relations avec les autres partenaires:

1) Une exposition de photographies sur panneau et sur diaporama: elle comportera à la fois le reportage de suivi du projet réalisé par la photographe Nathalie Desserme et les photographies de plateau réalisés par les élèves. L’intervenante assure la coordination de l’ensemble, ainsi que la finalisation des modes de restitution photographiques dont la jaquette du DVD.

2) Le Blog des élèves consultable sur internet assure des liens entre les différents partenaires et l’établissement.

3) Le DVD qui correspond à la finalisation du projet et qui doit faire l’objet d’envois ciblés dans des établissements au mois de mai : il comportera les trois films réalisés par les élèves, des photographies, des extraits des lettres scénarisées, des témoignages extraits du Blog, et la lettre expérimentale n°0 réalisée à ce titre par les intervenants et le professeur de français.

4) Un festival sur le film épistolaire réunissant les films des élèves et ceux de cinéastes doit être organisé dès 2008 par le Musée de La Poste.

 

 

DESCRIPTION DU PROJET

 

Descriptif de l’action

« La lettre au cinéma » est une action qui part d’une initiative de La Poste, plus précisément du Musée de la poste qui souhaite initier avec Tangy Bizien un large projet d’ateliers pédagogiques autour de « La lettre au cinéma » en plaçant l’écriture et l’image au cœur de ses ambitions et de sa réflexion.

Ce projet est prévu avec un principe d’extension propre : des lettres d’élèves écrites, scénarisées et réalisées dans le cadre d’ateliers orchestrés par les professeurs, sont envoyées dès que réalisées : leur dispositif est alors offert aux établissements qui désirent répondre. Tous les établissements de France, d’Europe et de tous les continents, de tous types, peuvent ainsi être concernés. En outre, le projet s’adresse à l’ensemble de la communauté éducative des établissements, outre les équipes pédagogiques et les classes.

 

Public concerné :

Une première phase expérimentale du projet a lieu au Lycée Maurice Ravel à Paris en classe de Première STG.

Le projet s’appuie sur le programme de français (voir document ci-joint) et doit s’ouvrir aux autres disciplines comme la Communication. Il s’agit de donner aux élèves au fur et à mesure des séquences, outre les analyses de textes (essentiellement des lettres), des activités complémentaires multiples et coordonnées qui nourriront leur entretien à l’épreuve anticipée du baccalauréat.

A ce premier objectif s’ajoute celui de la réalisation même de lettres filmées par les élèves. Ils participeront à toutes les étapes de la création et les enverront eux-mêmes aux établissements présélectionnés.

 

Réponse aux problèmes et attentes (projet d’établissement)

Ce projet veut répondre aux problèmes de communication qui touchent notre société aujourd’hui, du fait des raccourcis et de la virtualisation que connaissent les moyens de communication (ex : TÉLÉPHONE, SMS, MSN, MAIL, BLOG…). Il veut ainsi redonner aux élèves le goût de la relation épistolaire concrète, élaborée et réfléchie en vue d’un effet argumentatif, narratif et surtout artistique. C’est en ces termes que l’attente d’une réponse est déterminante.

Ce projet veut également valoriser la section STG où les élèves ont malheureusement trop souvent une image négative d’eux-mêmes. Le fait que le projet s’appuie sur le programme de français incline dans ce sens afin de leur donner confiance en eux-mêmes dès les premières épreuves du baccalauréat.

Il veut encore, à terme, proposer à de nombreux élèves la possibilité d’être les créateurs de leur propre projet, de développer leur talent sous de multiples formes, entre l’écriture et l’image filmée. Chaque élève pourra accéder aux différentes étapes et différents postes de la réalisation du projet. Ils pourront alors se faire une idée des divers aspects des métiers de l’audiovisuel.

Enfin ce projet veut s’inscrire dans le projet d’établissement de la Cité scolaire Ravel,   en permettant d’emblée une meilleure prise en compte des individualités des élèves qui pourront s’exprimer plus facilement par l’intermédiaire de l’écriture épistolaire.

La lettre au cinéma est un outil pour « prendre en compte la diversité des élèves ». Les élèves à besoin éducatif particulier sont au cœur des préoccupations du projet puisqu’il s’agit aussi de créer des lettres qui leur seront adressées et auxquelles ils pourront répondre. Il s’agit encore une fois d’échanger en  valorisant  les différences de chacun, que chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice de la communication.


 

 

La lettre filmée peut assurer également une relation entre les différents niveaux, les élèves peuvent écrire à une classe de leur propre établissement, notamment du lycée au collège. Ainsi est favorisée « la continuité et la réussite des parcours scolaires pour conduire l’ensemble des élèves au niveau de compétences attendues en fin de scolarité et à l’obtention des diplômes ». Par exemple entre les premières STG de cette année 2007 et les BTS, la lettre filmée fait le lien autour du thème « faire voir : quoi ? Comment ? Pour quoi ? ». Si les liens sont faits entre les différents niveaux, l’orientation prend un sens positif pour les élèves qui peuvent se projeter.

 

Action expérimentale et innovante

Cette action est expérimentale car elle marque le début d’un projet qui veut s’inscrire dans le long terme.

Elle est innovante en ce qu’elle repose sur le principe d’un échange multiple entre les élèves eux-mêmes, entre les élèves, la communauté éducative du lycée, l’équipe pédagogique et les intervenants, entre le lycée et les structures partenariales (La Poste, Beaubourg).

Elle est innovante encore en ce qu’elle propose aux élèves un autre regard sur leur programme scolaire, il se donne certes pour objectif la réalisation du programme, mais également la réalisation de films artistiques avec toutes les étapes créatives (écriture, tournage, montage).

 

Equipe

L’action est portée à ce jour par le professeur de français qui a travaillé avec les partenaires et les intervenants. A la rentrée, l’ensemble de l’équipe sera sollicitée, plus particulièrement le professeur de communication. Les équipes plus proprement liées au système informatique seront impliquées pour le montage et la finalisation des films.

Dans un établissement, l'investissement de tous les personnels adultes assure une ambiance de qualité.  Ici, la mobilisation nécessaire des technologies de l'information et de la communication implique un réseau relationnel fondamental : chaque membre de la communauté éducative peut accéder à l’une des étapes des lettres filmées.

La lettre filmée peut encore s’ouvrir sur l’environnement universitaire du lycée Ravel : une  licence professionnelle d’écrivain public y est offerte aux adultes et aux jeunes étudiants. Le partenariat avec l'université, concrétisé par cette licence professionnelle, pourra bénéficier des effets de l’action de la lettre filmée, en favorisant le recrutement ou en permettant des activités d’écriture complémentaires liées à l’audio-visuel.

 

Modalités

 

¾     Projet pédagogique. LETTRE au cinéma classe de 1ère STG.

 

Tanguy Bizien

Roselyne Quémemer

Yola Le Caïnec

 

Le projet se développe tout au long de l’année suivant une progression pédagogique précise comprenant tous les objets d’étude au programme de 1ère STG. Les quatre séquences suivantes pourront être croisées les unes aux autres dans la mesure où elles se font écho. Toutes s’appuient déjà de façon privilégiée sur l’étude de la lettre. Cette notion sera définie avec les élèves en début d’année.

 

SÉQUENCE 1 : LETTRES ARGUMENTÉES

L’argumentation : convaincre, persuader et délibérer

Il s’agira de réfléchir aux modalités de l’argumentation directe ou indirecte à travers les problèmes que posent les différentes formes de l’essai, de la fable ou du conte philosophique.

Corpus : un groupement de textes du XVIème au XIXème accompagnés de textes et de documents complémentaires (pouvant inclure des articles de presse et des images). Le but de cette séquence est d’offrir aux élèves un panorama chronologique de l’histoire littéraire.

Perspectives d’étude : analyse de l’argumentation et des effets sur le destinataire ; connaissance des genres et des registres.

 

Problématique : PEUT-ON ARGUMENTER SUR TOUT ? SUR LES SENTIMENTS ?

 

Séance 1 :

L’amour filial : Rabelais, lettre de Gargantua à Pantagruel (humanisme)=> écriture d’invention, le pastiche

Texte étudié : L’éducation selon Montaigne (Essais).

 

Séance n°2

L’amour conjugal : La Fontaine, lettres du Limousin (récit de voyage à sa femme)

 

Séance n°3

L’amour passionnel : Diderot (lettre à Sophie Volange, quand amour et philosophie  se justifient ensemble)

Texte complementaire : un extrait de l’article « amour » du Dictionnaire philosophique de Voltaire.

 

Séance n°4 :

La rupture amoureuse : étude comparative entre la

lettre de rupture de Roxane (Montesquieu, Lettres Persanes) et la lettre de Valmont « ce n’est pas ma faute » (Laclos, Les Liaisons dangereuses)

 

Séance n°5 :

Ouverture sur le XIXème siècle

Lettre de rupture de Rodolphe (Mme Bovary)

Extrait du Dictionnaire des idées reçues : article « l’amour »

 

Il sera proposé aux élèves de lire Les Liaisons dangereuses dès le début de la séquence.

 

ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES :

1)Visite du musée de la poste (Tanguy Bizien : 3h sur 9h-12h) : recherche historique des moyens de transport épistolaire (contexte réel de la lettre)

2)Les Liaisons dangereuses de Stephen Frears (extraits, du récit au film, incipit et lettre de rupture)

Mme Bovary de Chabrol (la lettre de rupture)

 

SÉQUENCE N°2 : LE MISANTHROPE

Le théâtre : texte et représentation

On analysera le texte de théâtre en tenant compte des éléments sonores et visuels qui caractérisent sa représentation. Il s’agira de faire percevoir que ces éléments varient selon les genres, les registres et les époques, et que la réception d’un texte de théâtre se modifie à travers ses différentes mises en scène.

Corpus : une pièce de théâtre Le Misanthrope de Molière, accompagnée de textes et de documents complémentaires (en particulier de caractère visuel).

Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.

 

Axes d’étude :

- Hypocrisie ou sincérité ? (écalairage avec les personnages de Tartuffe et Don Juan)

- lectures analytiques : la scène d’exposition, la scène du billet, les portraits de la coquette Célimène, le dénouement

- ouverture sur le moralisme au XVIIè, le jansénisme : Les Provinciales  de Pascal.

 

 ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES

- La pièce « en visuel »

- Lecture de Don Juan ou Tartuffe.

- Lecture d’une pièce contemporaine Le Roi se meurt de Ionesco.

- Beaubourg, une journée avec Roselyne Quémemer : visite de l’exposition sur les Correspondances suivie d’une séance atelier de 3h autour du logiciel Lignes de Temps.

 

SÉQUENCE N°3 : MÉMOIRE DE DEUX JEUNES MARIÉES

Le roman et ses personnages : visions de l’homme et du monde

À partir des questions que soulève l’étude des personnages, il s’agira d’aborder le roman comme une forme littéraire privilégiée de représentation de l’homme et du monde. En situant une œuvre dans son contexte littéraire, historique et culturel, on s’interrogera sur l’évolution du genre romanesque.

Corpus :  Mémoires de deux jeunes mariées de Balzac, accompagné de textes et de documents complémentaires (les lectures cursives seront encouragées).

Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.

 

Axes d’étude :

- le XIX ème siècle

- la question du féminin au fil des siècles

- lectures analytiques : incipit, dénouement,

- Ouverture sur Maupassant à lire en lectures cursives : 1)« La petite roque », et 2)« Mots d’amour » (=>devoir sur table suivi d’un exercice de transformation en scénario)

-Semaine de la presse : à partir des annonces du journal ou des faits divers, construire des échanges épistolaires. Cela pourra s’inscrire dans le travail des ateliers comme exercice.

 

 

ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES, ces activités recouvrent les séquences 3 et 4  :

 

Ateliers d’écriture ( deux heures en classe puis trois heures à Beaubourg):

1)Lettre ds la fiction (avec Tanguy)

Ecriture d’invention : écrire une nouvelle

sous forme de lettre- écrire le scénario correspondant

2) la lettre filmée ou lettre cinématographique (avec Roselyne) : écrire une lettre selon des critères prédéfinies et la filmer sans la montrer.

3) la lettre littéraire adaptée : adapter un lettre littéraire de votre choix parmi celles étudiées danss l’année, analyse de la lettre pour la transformer en scénario de film muet. (penser cette lettre pour des gens mal entendants)

 

Ateliers de réalisation, semaine banalisée pour la classe:

Réalisation d’un  film par atelier : 4 jours

Six intervenants qui tourneront entre les groupes  :

-une cinéaste Chloé Guerber de la Cinémathèque

-Roselyne Quémémer, Tanguy Bizien et Yola Le Caïnec

-Anna Sigalevitch (actrice)

-Isabelle Capgras (monteuse)

 

SÉQUENCE N°4 : LETTRES ET POÈMES

La poésie

L’analyse des relations entre forme et signification permettra de faire saisir aux élèves la spécificité du travail poétique sur le langage. En situant les textes étudiés à l’intérieur des mouvements littéraires qui les ont influencés, on fera discerner les continuités et les évolutions qui ont marqué l’histoire de la poésie.

Corpus : Apollinaire, Alcools, Lettres à Lou (problématique : croisement entre poèmes et lettres).

Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.

 

Axes d’études :

-le Xxème siècle

-texte et contexte (la guerre)

-lectures analytiques : 2 poèmes et deux lettres

-le spectacle, la mise en scène de ces lettres.

 

ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES :

Exposition autour du projet. Edition d’un Dvd avec livret ?

Projection des lettres filmées.

 

Pour ouvrir et évaluer le projet :

 

è envoi des 3 films réalisés au collège Ravel, au lycée Simone Weil, au lycée Paul Valéry, au Lycée Hélène Boucher, à Bergala, au courrier des Cahiers du Cinéma, aux Instituts Spécialisés pour enfants sourds et malentendants de Paris.

 

 

Ateliers « La lettre au cinéma »

 

¾     Musée de la Poste / Projet juin  2007

 

Le musée de la Poste souhaite initier un large projet d’ateliers pédagogiques autour de « La lettre au cinéma » en plaçant l’écriture et l’image au cœur de ses ambitions et de sa réflexion.

 

De l’école primaire au lycée…

Les ateliers doivent pouvoir s’adapter aux différents niveaux, de l’école primaire jusqu’au lycée. Bien sûr les objectifs et les outils utilisés seront totalement différents, mais il semble intéressant de bâtir un projet commun pouvant convenir aux divers degrés d’enseignement afin de créer des correspondances au sens large entre plusieurs types d’élèves, de classes et d’établissements.

 

D’octobre à mai

Les différentes étapes des ateliers doivent pouvoir s’insérer au sein d’une année scolaire entière, du mois d’octobre au mois de mai (cf. annexe).

Un film court de 3 à 6 minutes devant, dans l’idéal, être réalisé pour le mois de mai.

 

La finalisation du projet passe par la mise en place d’un festival annuel créé avec des partenaires autour de « La lettre au cinéma », festival au sein duquel seront diffusés les courts-métrages réalisés par les élèves.

 

Objectifs

-          Éducation au regard / Repères historiques.

-          Analyse théorique avec introduction au vocabulaire de l’analyse filmique.

-          Pratique d’écriture épistolaire et d’écriture de scénario.

-          Pratique de réalisation.

-          Diffusion des films au sein d’un festival et au travers d’autres canaux de diffusion si possible.

 

Trois étapes 

Le projet se découpe en trois étapes majeures, elles aussi adaptables selon les besoins, les envies et les objectifs fixés par les enseignants.

 

  1. Approche culturelle et historique

Il s’agit dans un premier temps de sensibiliser les élèves aux différentes figures de la lettre et de la relation épistolaire au cinéma en partant de deux questions principales : qu’est-ce qu’une relation épistolaire ? Qu’est-ce qu’une relation épistolaire au cinéma ?

 

Nous souhaitons présenter succinctement les caractéristiques principales de la correspondance par lettres afin de mieux comprendre son devenir au cinéma. En partant du muet, nous souhaitons offrir ensuite quelques repères fondamentaux de l’histoire du cinéma, des années 1910-1930 à aujourd’hui. Entre la lettre utilisée comme carton dans le cinéma muet et la lettre lue en voix off dans le cinéma parlant, quelles sont les différences principales et les conséquences filmiques ?

(Cf. Annexe pour quelques exemples de films)

 

  1. Approche théorique

 

Après cette étape introductive, il s’agit de sensibiliser les élèves à la constitution d’un récit filmique autour ou par un objet d’écriture. Nous souhaitons principalement envisager les rapports entre images, écrits et sons.

 

Avant d’analyser les différentes manières de donner à voir et à entendre une lettre dans le cinéma parlant, un détour du côté du vocabulaire de l’analyse filmique semble indispensable.

 

En différenciant « la lettre comme objet d’écriture et d’échange au sein du film de fiction » du « film épistolaire » (film prenant la forme d’une lettre), nous souhaitons pointer les différences principales entre une écriture de la fiction et une écriture du réel.

 

Différentes séquences seront ainsi analysées afin de comprendre comment l’écriture épistolaire peut structurer un récit filmique, mais aussi comment elle peut quitter les territoires de la page matérielle pour devenir un objet audiovisuel à part entière.

 

  1. Approche pratique

Il s’agit de la plus longue étape du projet puisqu’elle se divise elle-même en deux parties : ateliers d’écritures et ateliers de réalisation.

 

Ateliers d’écriture

Les ateliers d’écriture se divisent eux aussi en deux parties majeures :

 

1.  L’écriture d’un scénario ayant pour objet principal une ou plusieurs lettres.

2. L’écriture d’une lettre destinée à être filmée.

 

A partir des séquences filmiques étudiées, les élèves pourront choisir de mettre en scène la lettre de telle ou telle manière (en voix in, en voix off, en ne montrant pas la matérialité…) ou au contraire choisir de se différencier des schémas narratifs analysés auparavant.

 

Il est également possible de partir de correspondances littéraires (roman épistolaire ou correspondances réelles) et de les adapter soit sous forme de fiction soit sous forme de lettre filmée.

 

Ateliers de réalisation

Il serait bon que les ateliers de réalisation puissent se dérouler sur plusieurs jours d’affilée afin que les élèves ne perdent pas le fil conducteur et qu’ils approchent ainsi d’une véritable expérience de tournage. Les films ne devant pas dépasser 6 à 7 minutes, 4 jours devraient suffire.

 

Il faut ensuite que les élèves puissent accéder à la phase du montage, qu’ils puissent manipuler un peu les images et qu’ils organisent le plus gros du montage avec un monteur professionnel.

 

  1. Un festival autour de « La lettre au cinéma »

Afin de valoriser les films réalisés par les élèves, le musée de la Poste souhaite monter un festival autour de « La lettre au cinéma ». Plusieurs propositions sont à l’étude, mais l’idée principale est d’organiser un festival regroupant les films des élèves mêlés aux films de réalisateurs confirmés et débutants. Il s’agirait d’établir une thématique chaque année (la lettre d’amour, la lettre témoignage, la lettre reportage, la lettre de rupture, la lettre anonyme…) et d’axer les ateliers autour de cette thématique, ainsi qu’une programmation plus large de films, des tables rondes etc.

Un jury peut être constitué afin de remettre les prix des meilleurs courts-métrages réalisés par les élèves.

 


 

  1. Calendrier

 

Octobre 2007

Une première phase expérimentale devrait se dérouler dès octobre 2007 en lien avec l’exposition « Erice - Kiarostami : correspondances » proposé par le centre Pompidou à Paris de septembre 2007 à janvier 2008.

Le musée souhaite s’associer à l’exposition en proposant quelques ateliers autour de « La lettre au cinéma » et avec le logiciel « Lignes de Temps » développé par l’Institut de Recherche et d’Innovation du centre Pompidou.

 

Octobre 2008

Ateliers « Lettre au cinéma » opérationnel pour les différents niveaux et les différentes classes prêtes à participer au projet.

 

 

 


 

¾     Annexe – Ateliers « La lettre au cinéma »

 

  1. Calendrier

 

1. Octobre

La première approche, culturelle et historique, peut se faire en 3 séances de 2 à 3h.

 

2. Début novembre à mi-décembre

La deuxième approche nécessite plus de temps et peut se faire en 6 séances axées autour de l’analyse filmique, du vocabulaire de l’analyse, de la différenciation entre la lettre dans un film de fiction et le film épistolaire, de leur illustration et de leur étude au sein de quelques séquences de référence.

 

3. Janvier à mai

La troisième approche est divisée entre les ateliers d’écriture et les ateliers de réalisation.

 

  • Ateliers d’écriture

 

De janvier à mars 

Écriture de scénarios et de lettres autour d’un thème donné : la lettre d’amour, de rupture, de témoignage, anonyme etc.

L’étude des films ainsi que l’étude d’ouvrages littéraires, romans épistolaires et correspondances réelles, se poursuivront au sein des ateliers d’écriture.

 

  • Ateliers de réalisation

 

Avril : tournage

Mai : montage

 

  1. Filmographie sélective

 

Fictions

Muet

Juve contre Fantômas, Louis Feuillade, France, 1915.

Le dernier des hommes, Friedrich Wilhelm Murnau, Allemagne, 1924

 

Parlant

Le Corbeau, Henri-Georges Clouzot, France, 1943.

Lettre d’une inconnue (Letter from an unknown woman), Max Ophuls, Etats-Unis, 1947.

Montparnasse-Levallois, court-métrage in Paris vu par…, Jean-Luc Godard, France, 1965.

Les Deux Anglaises et le continent, François Truffaut, France, 1971.

Les Liaisons dangereuses (Dangerous Liaisons), Stephen Frears, Grande-Bretagne, 1988.

Monsieur Schmidt (About Schmidt), Alexander Payne, Etats-Unis, 2002.

Dear Frankie, Shona Auerbach, Grande-Bretagne, 2004.

Depuis qu’Otar est parti, Julie Bertucelli,  France-Géorgie, 2004.

Be with me, Eric Khoo, Singapour, 2005.

Million Dollar baby, Clint Eastwood, Etats-Unis, 2005.

Rois et Reine, Arnaud Desplechin, France, 2005.

Three Times, Hou Hsiao-hsien, Taïwan, 2005.

 


 

Films épistolaires

 

Lettre de Sibérie, Chris Marker, France, 1957.

Lettre à Freddy Buache, Jean-Luc Godard, Suisse, 1981.

Lettres d’amour en Somalie, Frédéric Mitterrand, France, 1982.

Lettre d’un cinéaste à sa fille, Eric Pauwels, Belgique, 2000.

Lettre d’Alain Cavalier à Joseph Morder, Alain Cavalier, France, 2005 (8’)

Lettre filmée à Alain Cavalier, Joseph Morder, France, 2005.

 

  1. Matériel

-          Caméras mini-DV

-          Logiciels de montage sur ordinateur (iMovie, final cut, Adobe Premiere…)

 

 


 

EVALUATION DU PROJET

 

Impacts et effets envisagés à terme

Cette action est pilote, expérimentale. A long terme, elle doit permettre l’installation du dispositif dans d’autres écoles de France puis du monde entier. A court terme, elle veut générer une dynamique de groupe au sein de la classe, de l’équipe pédagogique et de l’ensemble de la communauté éducative de la cité scolaire Ravel (collège-lycée-BTS)

 

Evaluation

L’évaluation se fera dans un premier temps au travers de la progression des élèves tout au long de l’année avec la vérification scolaire de l’acquisition des notions (celles par exemple pour l’écriture du scénario).

Elle se fera également avec les intervenants qui seront invités à remplir un document pour les partenaires et l’établissement.

L’ouverture au monde professionnel de l’audiovisuel pourra faire l’objet d’une enquête auprès des élèves.

L’évaluation se fera dans un second temps autour des effets de la politique éducative que la lettre filmée engage. La réflexion, le discernement, le libre arbitre, le choix des valeurs et des engagements seront mobilisés chez les élèves durant tout le projet par le travail créatif d’équipe et la rencontre ave d’autres lieux comme la Poste ou Le Centre Pompidou. L’écriture des lettres, leur réalisation, formera l’évaluation directe de cette politique éducative : le fait que les élèves  fassent aboutir leur projet ensemble est déjà un gage de citoyenneté. Qu’ils pensent ces lettres comme un moyen de développer le projet, de permettre à d’autres élèves d’en bénéficier (notamment des élèves à besoins éducatifs particuliers) est alors l’objectif principal de cette formation du citoyen.

 

Rendre compte

Une exposition est prévue en fin d’année scolaire où seront exposés textes et photographies des plateaux de tournage des lettres filmées.

Les lettres filmées seront projetées au sein de l’établissement et ouvriront en 2009 le festival organisé par le musée de la Poste.

Enfin, elles seront évaluées par les réponses qu’elles obtiendront et la diffusion de l’action dans d’autres établissements.

La portée de ces lettres sera aussi dans leur potentielle ouverture internationale. Elles pourront être traduites ou reprises par les équipes de langue du lycée pour être envoyées à l’étranger. 

 

Forme finale de l’objet :

 

Aides

L’action est soutenue financièrement par le musée de La Poste, par Beaubourg (Le Centre Pompidou) qui prête ses locaux. Des aides vont être demandées à la rentrée à Région Ile de France, à la mairie du Xxème arrondissement et à la DRAC. Le soutien de l’Education Nationale est envisagée pour la rentrée 2008.

 

Souhaits pour une aide efficace

Le lycée Ravel dispose d’une caméra et d’une table de montage. Il serait souhaitable de disposer d’une deuxième caméra pour faire varier les axes de filmage mais surtout pour faire travailler différentes équipes de tournage au même moment : 2000 euros

Les besoins matériels plus précis sont : achat de pellicules et de cassettes, frais de développement et de postproduction-édition (en interne) pour un total de 1000 euros.

Pour permettre la gratuité du projet, l’achat de livres et de DVD pour les élèves : 300 euros.

Les besoins portent enfin sur les heures professorales et les heures d’interventions extérieures : plus les intervenants pourront être présents avec le professeur lors du déroulement des différentes étapes du projet, plus il sera abouti notamment au moment du montage et de la finalisation ; pour une présence exhaustive, il faut compter un complément de 4000 euros.

 

  Innover

   Expérimenter

  Accompagner

  Évaluer

  Former


 

Lycée Ravel – 89, Cours de Vincennes- 75 020 Paris-

01 44 64 87 40

lyc-maurice-ravel.scola.ac-paris.fr/

Contacts :

Yola Le Caïnec – yola.lecainec@gmail.com (Professeur de français)

Françoise Epée – francoiseepee@aol.com`(Professeur d’histoire)

Thierry Sursin - thierry.sursin@ac-paris.fr (Proviseur Adjoint du Lycée Ravel)

Tanguy Bizien - tanguy.bizien@gmail.com (Contact Musée de la Poste- Intervenant)

Roselyne Quémener - roselyne.quemener@gmail.com ( Contact Université- Intervenante)

 

 

 


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