Descriptif de l’action
« La lettre au cinéma » est une action qui part
d’une initiative de
La Poste, plus précisément du Musée de la poste
qui souhaite initier avec Tangy Bizien un large projet
d’ateliers pédagogiques autour de « La lettre au cinéma » en
plaçant l’écriture et l’image au cœur de ses ambitions et de
sa réflexion.
Ce projet est prévu avec un principe d’extension
propre : des lettres d’élèves écrites, scénarisées et
réalisées dans le cadre d’ateliers orchestrés par les
professeurs, sont envoyées dès que réalisées : leur dispositif
est alors offert aux établissements qui désirent répondre.
Tous les établissements de France, d’Europe et de tous les
continents, de tous types, peuvent ainsi être concernés. En
outre, le projet s’adresse à l’ensemble de la communauté
éducative des établissements, outre les équipes pédagogiques
et les classes.
Public concerné :
Une première phase expérimentale du projet a lieu au
Lycée Maurice Ravel à Paris en classe de Première STG.
Le projet s’appuie sur le programme de français
(voir document ci-joint) et doit s’ouvrir aux autres
disciplines comme
la Communication. Il
s’agit de donner aux élèves au fur et à mesure des séquences,
outre les analyses de textes (essentiellement des lettres),
des activités complémentaires multiples et coordonnées qui
nourriront leur entretien à l’épreuve anticipée du
baccalauréat.
A ce premier objectif s’ajoute celui de la
réalisation même de lettres filmées par les élèves. Ils
participeront à toutes les étapes de la création et les
enverront eux-mêmes aux établissements présélectionnés.
Réponse aux problèmes et attentes (projet
d’établissement)
Ce projet veut répondre aux problèmes de
communication qui touchent notre société aujourd’hui, du fait
des raccourcis et de la virtualisation que connaissent les
moyens de communication (ex : TÉLÉPHONE, SMS, MSN, MAIL, BLOG…).
Il veut ainsi redonner aux élèves le goût de la relation
épistolaire concrète, élaborée et réfléchie en vue d’un
effet argumentatif, narratif et surtout artistique. C’est en
ces termes que l’attente d’une réponse est déterminante.
Ce projet veut également valoriser la section STG où
les élèves ont malheureusement trop souvent une image négative
d’eux-mêmes. Le fait que le projet s’appuie sur le programme
de français incline dans ce sens afin de leur donner confiance
en eux-mêmes dès les premières épreuves du baccalauréat.
Il veut encore, à terme, proposer à de nombreux
élèves la possibilité d’être les créateurs de leur propre
projet, de développer leur talent sous de multiples formes,
entre l’écriture et l’image filmée. Chaque élève pourra
accéder aux différentes étapes et différents postes de la
réalisation du projet. Ils pourront alors se faire une idée
des divers aspects des métiers de l’audiovisuel.
Enfin ce projet veut s’inscrire dans le projet
d’établissement de
la Cité scolaire Ravel, en permettant d’emblée une
meilleure prise en compte des individualités des élèves qui
pourront s’exprimer plus facilement par l’intermédiaire de
l’écriture épistolaire.
La lettre au cinéma est un outil pour « prendre en
compte la diversité des élèves ». Les élèves à besoin éducatif
particulier sont au cœur des préoccupations du projet
puisqu’il s’agit aussi de créer des lettres qui leur seront
adressées et auxquelles ils pourront répondre. Il s’agit
encore une fois d’échanger en valorisant les différences de
chacun, que chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice de la
communication.
La lettre filmée peut assurer également une relation
entre les différents niveaux, les élèves peuvent écrire à une
classe de leur propre établissement, notamment du lycée au
collège. Ainsi est favorisée « la continuité et la réussite
des parcours scolaires pour conduire l’ensemble des élèves au
niveau de compétences attendues en fin de scolarité et à
l’obtention des diplômes ». Par exemple entre les premières
STG de cette année 2007 et les BTS, la lettre filmée fait le
lien autour du thème « faire voir : quoi ? Comment ? Pour
quoi ? ». Si les liens sont faits entre les différents
niveaux, l’orientation prend un sens positif pour les élèves
qui peuvent se projeter.
Action expérimentale et innovante
Cette action est expérimentale car elle marque le
début d’un projet qui veut s’inscrire dans le long terme.
Elle est innovante en ce qu’elle repose sur le
principe d’un échange multiple entre les élèves eux-mêmes,
entre les élèves, la communauté éducative du lycée, l’équipe
pédagogique et les intervenants, entre le lycée et les
structures partenariales (La
Poste, Beaubourg).
Elle est innovante encore en ce qu’elle propose aux
élèves un autre regard sur leur programme scolaire, il se
donne certes pour objectif la réalisation du programme, mais
également la réalisation de films artistiques avec toutes les
étapes créatives (écriture, tournage, montage).
Equipe
L’action est portée à ce jour par le professeur de
français qui a travaillé avec les partenaires et les
intervenants. A la rentrée, l’ensemble de l’équipe sera
sollicitée, plus particulièrement le professeur de
communication. Les équipes plus proprement liées au système
informatique seront impliquées pour le montage et la
finalisation des films.
Dans un établissement, l'investissement de tous les
personnels adultes assure une ambiance de qualité. Ici, la
mobilisation nécessaire des technologies de l'information et
de la communication implique un réseau relationnel
fondamental : chaque membre de la communauté éducative peut
accéder à l’une des étapes des lettres filmées.
La lettre filmée peut encore s’ouvrir sur
l’environnement universitaire du lycée Ravel : une licence
professionnelle d’écrivain public y est offerte aux adultes et
aux jeunes étudiants. Le partenariat avec l'université,
concrétisé par cette licence professionnelle, pourra
bénéficier des effets de l’action de la lettre filmée, en
favorisant le recrutement ou en permettant des activités
d’écriture complémentaires liées à l’audio-visuel.
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Projet pédagogique. LETTRE au cinéma classe de
1ère STG.
Tanguy Bizien
Roselyne Quémemer
Yola Le Caïnec
Le projet se développe tout au long de l’année
suivant une progression pédagogique précise comprenant tous
les objets d’étude au programme de 1ère STG. Les
quatre séquences suivantes pourront être croisées les unes aux
autres dans la mesure où elles se font écho. Toutes s’appuient
déjà de façon privilégiée sur l’étude de la lettre. Cette
notion sera définie avec les élèves en début d’année.
SÉQUENCE 1 : LETTRES ARGUMENTÉES
L’argumentation : convaincre, persuader et
délibérer
Il s’agira de réfléchir aux modalités de
l’argumentation directe ou indirecte à travers les problèmes
que posent les différentes formes de l’essai, de la fable ou
du conte philosophique.
Corpus : un groupement de textes du XVIème au
XIXème accompagnés de textes et de documents complémentaires
(pouvant inclure des articles de presse et des images). Le but
de cette séquence est d’offrir aux élèves un panorama
chronologique de l’histoire littéraire.
Perspectives d’étude : analyse de
l’argumentation et des effets sur le destinataire ;
connaissance des genres et des registres.
Problématique : PEUT-ON ARGUMENTER SUR TOUT ?
SUR LES SENTIMENTS ?
Séance 1 :
L’amour filial : Rabelais, lettre de Gargantua
à Pantagruel (humanisme)=> écriture d’invention, le pastiche
Texte étudié : L’éducation selon Montaigne (Essais).
Séance n°2
L’amour conjugal : La Fontaine, lettres du
Limousin (récit de voyage à sa femme)
Séance n°3
L’amour passionnel : Diderot (lettre à Sophie
Volange, quand amour et philosophie se justifient ensemble)
Texte complementaire : un extrait de l’article
« amour » du Dictionnaire philosophique de Voltaire.
Séance n°4 :
La rupture amoureuse : étude comparative entre
la
lettre de rupture de Roxane (Montesquieu,
Lettres Persanes) et la lettre de Valmont « ce n’est pas
ma faute » (Laclos, Les Liaisons dangereuses)
Séance n°5 :
Ouverture sur le XIXème siècle
Lettre de rupture de Rodolphe (Mme Bovary)
Extrait du Dictionnaire des idées reçues :
article « l’amour »
Il sera proposé aux élèves de lire Les
Liaisons dangereuses dès le début de la séquence.
ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES :
1)Visite du musée de la poste (Tanguy Bizien :
3h sur 9h-12h) : recherche historique des moyens de transport
épistolaire (contexte réel de la lettre)
2)Les Liaisons dangereuses de Stephen Frears
(extraits, du récit au film, incipit et lettre de rupture)
Mme Bovary de Chabrol (la lettre de rupture)
SÉQUENCE N°2 : LE MISANTHROPE
Le théâtre : texte et représentation
On analysera le texte de théâtre en tenant
compte des éléments sonores et visuels qui caractérisent sa
représentation. Il s’agira de faire percevoir que ces éléments
varient selon les genres, les registres et les époques, et que
la réception d’un texte de théâtre se modifie à travers ses
différentes mises en scène.
Corpus : une pièce de théâtre Le Misanthrope
de Molière, accompagnée de textes et de documents
complémentaires (en particulier de caractère visuel).
Perspectives d’étude : connaissance des genres
et des registres ; approche de l’histoire littéraire et
culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité
des textes.
Axes d’étude :
- Hypocrisie ou sincérité ? (écalairage avec
les personnages de Tartuffe et Don Juan)
- lectures analytiques : la scène d’exposition,
la scène du billet, les portraits de la coquette Célimène, le
dénouement
- ouverture sur le moralisme au XVIIè, le
jansénisme : Les Provinciales de Pascal.
ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES
- La pièce « en visuel »
- Lecture de Don Juan ou Tartuffe.
- Lecture d’une pièce contemporaine Le Roi
se meurt de Ionesco.
- Beaubourg, une journée avec Roselyne Quémemer :
visite de l’exposition sur les Correspondances suivie d’une
séance atelier de 3h autour du logiciel Lignes de Temps.
SÉQUENCE N°3 : MÉMOIRE DE DEUX JEUNES MARIÉES
Le roman et ses personnages : visions de
l’homme et du monde
À partir des questions que soulève l’étude des
personnages, il s’agira d’aborder le roman comme une forme
littéraire privilégiée de représentation de l’homme et du
monde. En situant une œuvre dans son contexte littéraire,
historique et culturel, on s’interrogera sur l’évolution du
genre romanesque.
Corpus : Mémoires de deux jeunes mariées
de Balzac, accompagné de textes et de documents
complémentaires (les lectures cursives seront encouragées).
Perspectives d’étude : connaissance des genres
et des registres ; approche de l’histoire littéraire et
culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité
des textes.
Axes d’étude :
- le XIX ème siècle
- la question du féminin au fil des siècles
- lectures analytiques : incipit, dénouement,
- Ouverture sur Maupassant à lire en lectures
cursives : 1)« La petite roque », et 2)« Mots d’amour »
(=>devoir sur table suivi d’un exercice de transformation en
scénario)
-Semaine de la presse : à partir des annonces
du journal ou des faits divers, construire des échanges
épistolaires. Cela pourra s’inscrire dans le travail des
ateliers comme exercice.
ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES, ces activités
recouvrent les séquences 3 et 4 :
Ateliers d’écriture
( deux heures en classe puis trois heures à Beaubourg):
1)Lettre ds la fiction (avec Tanguy)
Ecriture d’invention : écrire une nouvelle
sous forme de lettre- écrire le scénario
correspondant
2) la lettre filmée ou lettre cinématographique
(avec Roselyne) : écrire une lettre selon des critères
prédéfinies et la filmer sans la montrer.
3) la lettre littéraire adaptée : adapter un
lettre littéraire de votre choix parmi celles étudiées danss
l’année, analyse de la lettre pour la transformer en scénario
de film muet. (penser cette lettre pour des gens mal
entendants)
Ateliers de réalisation,
semaine banalisée pour la classe:
Réalisation d’un film par atelier : 4 jours
Six intervenants qui tourneront entre les
groupes :
-une cinéaste Chloé Guerber de la Cinémathèque
-Roselyne Quémémer, Tanguy Bizien et Yola Le
Caïnec
-Anna Sigalevitch (actrice)
-Isabelle Capgras (monteuse)
SÉQUENCE N°4 : LETTRES ET POÈMES
La poésie
L’analyse des relations entre forme et
signification permettra de faire saisir aux élèves la
spécificité du travail poétique sur le langage. En situant les
textes étudiés à l’intérieur des mouvements littéraires qui
les ont influencés, on fera discerner les continuités et les
évolutions qui ont marqué l’histoire de la poésie.
Corpus : Apollinaire, Alcools,
Lettres à Lou (problématique : croisement entre poèmes et
lettres).
Perspectives d’étude : connaissance des genres
et des registres ; approche de l’histoire littéraire et
culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité
des textes.
Axes d’études :
-le Xxème siècle
-texte et contexte (la guerre)
-lectures analytiques : 2 poèmes et deux
lettres
-le spectacle, la mise en scène de ces lettres.
ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES :
Exposition autour du projet. Edition d’un Dvd
avec livret ?
Projection des lettres filmées.
Pour ouvrir et évaluer le projet :
è
envoi des 3 films réalisés au collège Ravel, au lycée Simone
Weil, au lycée Paul Valéry, au Lycée Hélène Boucher, à Bergala,
au courrier des Cahiers du Cinéma, aux Instituts Spécialisés
pour enfants sourds et malentendants de Paris.
Ateliers « La lettre au cinéma »
¾
Musée de
la Poste / Projet juin 2007
Le musée de
la Poste
souhaite initier un large projet d’ateliers pédagogiques
autour de « La lettre au cinéma » en plaçant l’écriture et
l’image au cœur de ses ambitions et de sa réflexion.
De l’école primaire au lycée…
Les ateliers doivent pouvoir s’adapter aux
différents niveaux, de l’école primaire jusqu’au lycée. Bien
sûr les objectifs et les outils utilisés seront totalement
différents, mais il semble intéressant de bâtir un projet
commun pouvant convenir aux divers degrés d’enseignement afin
de créer des correspondances au sens large entre plusieurs
types d’élèves, de classes et d’établissements.
D’octobre à mai
Les différentes étapes des ateliers doivent
pouvoir s’insérer au sein d’une année scolaire entière, du
mois d’octobre au mois de mai (cf. annexe).
Un film court de 3 à 6 minutes devant, dans
l’idéal, être réalisé pour le mois de mai.
La finalisation du projet passe par la mise en
place d’un festival annuel créé avec des partenaires autour de
« La lettre au cinéma », festival au sein duquel seront
diffusés les courts-métrages réalisés par les élèves.
Objectifs
-
Éducation au regard / Repères historiques.
-
Analyse théorique avec introduction au
vocabulaire de l’analyse filmique.
-
Pratique d’écriture épistolaire et d’écriture
de scénario.
-
Pratique de réalisation.
-
Diffusion des films au sein d’un festival et au
travers d’autres canaux de diffusion si possible.
Trois étapes
Le projet se découpe en trois étapes majeures,
elles aussi adaptables selon les besoins, les envies et les
objectifs fixés par les enseignants.
-
Approche
culturelle et historique
Il s’agit dans un premier temps de sensibiliser
les élèves aux différentes figures de la lettre et de la
relation épistolaire au cinéma en partant de deux questions
principales : qu’est-ce qu’une relation épistolaire ?
Qu’est-ce qu’une relation épistolaire au cinéma ?
Nous souhaitons présenter succinctement les
caractéristiques principales de la correspondance par lettres
afin de mieux comprendre son devenir au cinéma. En partant du
muet, nous souhaitons offrir ensuite quelques repères
fondamentaux de l’histoire du cinéma, des années 1910-1930 à
aujourd’hui. Entre la lettre utilisée comme carton dans le
cinéma muet et la lettre lue en voix off dans le cinéma
parlant, quelles sont les différences principales et les
conséquences filmiques ?
(Cf. Annexe pour quelques exemples de films)
-
Approche
théorique
Après cette étape introductive, il s’agit de
sensibiliser les élèves à la constitution d’un récit filmique
autour ou par un objet d’écriture. Nous souhaitons
principalement envisager les rapports entre images, écrits et
sons.
Avant d’analyser les différentes manières de
donner à voir et à entendre une lettre dans le cinéma parlant,
un détour du côté du vocabulaire de l’analyse filmique semble
indispensable.
En différenciant « la lettre comme objet
d’écriture et d’échange au sein du film de fiction » du « film
épistolaire » (film prenant la forme d’une lettre), nous
souhaitons pointer les différences principales entre une
écriture de la fiction et une écriture du réel.
Différentes séquences seront ainsi analysées
afin de comprendre comment l’écriture épistolaire peut
structurer un récit filmique, mais aussi comment elle peut
quitter les territoires de la page matérielle pour devenir un
objet audiovisuel à part entière.
-
Approche
pratique
Il s’agit de la plus longue étape du projet
puisqu’elle se divise elle-même en deux parties : ateliers
d’écritures et ateliers de réalisation.
Ateliers d’écriture
Les ateliers d’écriture se divisent eux aussi
en deux parties majeures :
1. L’écriture d’un scénario ayant pour objet
principal une ou plusieurs lettres.
2. L’écriture d’une lettre destinée à être
filmée.
A partir des séquences filmiques étudiées, les
élèves pourront choisir de mettre en scène la lettre de telle
ou telle manière (en voix in, en voix off, en ne montrant pas
la matérialité…) ou au contraire choisir de se différencier
des schémas narratifs analysés auparavant.
Il est également possible de partir de
correspondances littéraires (roman épistolaire ou
correspondances réelles) et de les adapter soit sous forme de
fiction soit sous forme de lettre filmée.
Ateliers de réalisation
Il serait bon que les ateliers de réalisation
puissent se dérouler sur plusieurs jours d’affilée afin que
les élèves ne perdent pas le fil conducteur et qu’ils
approchent ainsi d’une véritable expérience de tournage. Les
films ne devant pas dépasser 6 à 7 minutes, 4 jours devraient
suffire.
Il faut ensuite que les élèves puissent accéder
à la phase du montage, qu’ils puissent manipuler un peu les
images et qu’ils organisent le plus gros du montage avec un
monteur professionnel.
-
Un
festival autour de « La lettre au cinéma »
Afin de valoriser les films réalisés par les
élèves, le musée de la Poste souhaite monter un festival
autour de « La lettre au cinéma ». Plusieurs propositions sont
à l’étude, mais l’idée principale est d’organiser un festival
regroupant les films des élèves mêlés aux films de
réalisateurs confirmés et débutants. Il s’agirait d’établir
une thématique chaque année (la lettre d’amour, la lettre
témoignage, la lettre reportage, la lettre de rupture, la
lettre anonyme…) et d’axer les ateliers autour de cette
thématique, ainsi qu’une programmation plus large de films,
des tables rondes etc.
Un jury peut être constitué afin de remettre
les prix des meilleurs courts-métrages réalisés par les
élèves.
-
Calendrier
Octobre 2007
Une première phase expérimentale devrait se
dérouler dès octobre 2007 en lien avec l’exposition « Erice -
Kiarostami : correspondances » proposé par le centre Pompidou
à Paris de septembre 2007 à janvier 2008.
Le musée souhaite s’associer à l’exposition en
proposant quelques ateliers autour de « La lettre au cinéma »
et avec le logiciel « Lignes de Temps » développé par
l’Institut de Recherche et d’Innovation du centre Pompidou.
Octobre 2008
Ateliers « Lettre au cinéma » opérationnel pour
les différents niveaux et les différentes classes prêtes à
participer au projet.
¾
Annexe – Ateliers « La lettre au cinéma »
-
Calendrier
1. Octobre
La première approche, culturelle et historique,
peut se faire en 3 séances de 2 à 3h.
2. Début novembre à mi-décembre
La deuxième approche nécessite plus de temps et
peut se faire en 6 séances axées autour de l’analyse filmique,
du vocabulaire de l’analyse, de la différenciation entre la
lettre dans un film de fiction et le film épistolaire, de leur
illustration et de leur étude au sein de quelques séquences de
référence.
3. Janvier à mai
La troisième approche est divisée entre les
ateliers d’écriture et les ateliers de réalisation.
De janvier à mars
Écriture de scénarios et de lettres autour d’un
thème donné : la lettre d’amour, de rupture, de témoignage,
anonyme etc.
L’étude des films ainsi que l’étude d’ouvrages
littéraires, romans épistolaires et correspondances réelles,
se poursuivront au sein des ateliers d’écriture.
Avril : tournage
Mai : montage
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Filmographie sélective
Fictions
Muet
Juve contre Fantômas,
Louis Feuillade, France, 1915.
Le dernier des hommes,
Friedrich Wilhelm Murnau, Allemagne, 1924
Parlant
Le
Corbeau,
Henri-Georges Clouzot, France, 1943.
Lettre d’une inconnue
(Letter from an unknown woman), Max Ophuls, Etats-Unis,
1947.
Montparnasse-Levallois,
court-métrage in Paris vu par…, Jean-Luc Godard,
France, 1965.
Les
Deux Anglaises et le continent,
François Truffaut, France, 1971.
Les
Liaisons dangereuses
(Dangerous
Liaisons), Stephen Frears, Grande-Bretagne, 1988.
Monsieur Schmidt
(About Schmidt), Alexander Payne, Etats-Unis, 2002.
Dear
Frankie,
Shona Auerbach, Grande-Bretagne, 2004.
Depuis qu’Otar est parti,
Julie Bertucelli, France-Géorgie, 2004.
Be with me,
Eric Khoo, Singapour, 2005.
Million Dollar baby,
Clint Eastwood, Etats-Unis, 2005.
Rois
et Reine,
Arnaud Desplechin, France, 2005.
Three Times,
Hou Hsiao-hsien, Taïwan, 2005.
Films épistolaires
Lettre de Sibérie,
Chris Marker, France, 1957.
Lettre à Freddy Buache,
Jean-Luc Godard, Suisse, 1981.
Lettres d’amour en Somalie,
Frédéric Mitterrand, France, 1982.
Lettre d’un cinéaste à sa fille,
Eric Pauwels, Belgique, 2000.
Lettre d’Alain Cavalier à Joseph Morder,
Alain Cavalier, France, 2005 (8’)
Lettre filmée à Alain Cavalier,
Joseph Morder, France, 2005.
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Matériel
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Caméras mini-DV
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Logiciels de montage sur ordinateur (iMovie,
final cut, Adobe Premiere…)