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Réussir
aussi au Lycée Bergson, le dispositif « Class’arts »
BILAN D'ETAPE - juin 2009
Bilan d’étape – juillet 2009
BILAN QUANTITATIF
Nombre d’élèves ayant suivi l’atelier :
23
Classe ayant suivi l’atelier :
les 23 élèves formant la classe de Seconde 1.
Assiduité :
Les sorties au Louvre étant intégrées à
l’emploi du temps de la classe, l’assiduité allait de soi.
Ouverture culturelle :
Travaux réalisés
Le premier objectif d’ordre éducatif du projet
est d’inciter les élèves à fréquenter de façon répétée et
suivie le musée du Louvre, lieu prestigieux dans le domaine
artistique et culturel afin de leur proposer une approche de
la notion de patrimoine et d’élargir leur horizon culturel.
Ainsi, les visites au Louvre se sont déroulées sur un rythme
suivi depuis le début de l’année. Ces visites ont pris
diverses formes :
·
Visites – conférences ou ateliers avec un
conférencier (trois):
-
parcours avec un conférencier spécialisé en
architecture expliquant les étapes de la construction du
Louvre donnant une perspective historique de l’évolution de ce
monument du patrimoine
-
conférence sur la sculpture grecque et ses
prolongements dans la sculpture française dans la perspective
de faire saisir aux élèves l’influence des canons de la beauté
grecque dans la représentation des corps.
-
Atelier sur l’art du portrait
·
Visites autonomes (huit - guidées par les
professeurs de la classe) :
-
Rallye-découverte
-
La Grèce antique (orientation : Histoire /
Lettres)
-
En contrepoint de la lecture du Chef d’œuvre
inconnu de Balzac, approche des tableaux de Poussin –
Importance de l’antique dans la peinture classique
(orientation : Lettres / Arts plastiques)
-
La représentation du corps dans la peinture
d’Ingres – Ingres / Delacroix: la ligne et la couleur – Visite
de l’installation Picasso et ses maîtres : réécriture des
Femmes d’Alger de Delacroix par Picasso (orientation :
Lettres / Arts plastiques)
-
Visite de l’exposition Mantegna - Mantegna : un
peintre de la Renaissance (orientation : Histoire / Lettres)
-
La peinture italienne à la Renaissance
(orientation : Histoire)
-
La mise en activité du corps : la
représentation des loisirs sportifs dans la peinture française
du XIXème siècle (orientation : EPS)
- Blessures et déformations du corps dans la
peinture des Ecoles du Nord (orientation : Lettres / Arts
plastiques)
·
Préparation de la soirée finale
- La soirée finale a été préparée par 3
séances menées par le professeur d’Arts plastiques et une
scénographe du Louvre qui ont permis aux élèves de réfléchir
aux conditions de présentation de leurs travaux et aux
contraintes imposées par l’organisation d’une exposition
(organisation du parcours proposé dans l’exposition, choix des
œuvres, disposition matérielle sur les cimaises, choix du
titre de l’exposition, réalisation d’un carton d’invitation…)
- Les exposés faits par les élèves lors de
la soirée finale ont également été préparés lors de trois
séances sous la conduite des professeurs de la classe.
Aboutissement concret du projet
Comme chaque année, le travail fait dans
l’année a trouvé son aboutissement dans des réalisations
concrètes.
Le projet a donné lieu le vendredi 15 mai
à une soirée finale prenant une double forme :
-
le vernissage d’une exposition
au Louvre des œuvres réalisée par les élèves en cours d’Arts
plastiques. Une partie de l’exposition a été consacrée aux
travaux menés conjointement en lettres et en arts plastiques
sur le thème du blason (forme poétique courte héritée de la
poésie du XIVème siècle qui présente l’éloge d’une partie du
corps) : ont été exposés en regard les études réalisées en
arts plastiques sur l’idéalisation du corps et les poèmes
rédigés en lettres par les élèves.
-
la présentation d’exposés
devant un groupe d’invités. Chaque élève a préparé un exposé
présentant aux invités un tableau ou une sculpture de son
choix. Les élèves ont ainsi réinvesti les méthodes d’analyse
abordées lors des visites au Louvre.
Les élèves ont également conduit un travail
d’écriture personnel en rapport avec leur fréquentation du
musée et leur lecture d’œuvres littéraires.
Prenant appui sur l’étude de la nouvelle de
Balzac, Le Chef d’œuvre inconnu, ils ont ainsi été
invités à écrire une courte nouvelle autour d’un tableau du
Louvre de leur choix ; l’une des contraintes de la nouvelle
consistant à proposer une description du tableau choisi.
De ce point de vue, les élèves de la classe de
2nde 1 ont également bénéficié de l’initiative
prise par un autre professeur de lettres de l’établissement
qui a permis aux élèves de 2nde du lycée de
rencontrer dans le cadre des « Belles étrangères » de
rencontrer deux écrivains canadiens et de les interroger sur
leur pratique d’écriture.
L’ensemble des travaux d’écriture conduits en
lettres a donné lieu à la réalisation d’un recueil
rassemblant les nouvelles et les blasons des élèves. Un
exemplaire de ce recueil est distribué à chacun des élèves de
la classe.
Enfin, comme chaque année, l’équipe des
professeurs réalise un catalogue sous forme de CD
regroupant toutes les activités conduites dans le cadre du
projet et en particulier la mise en forme des séances de
travail lors des visites au Louvre (questionnaires distribués
aux élèves, conclusions des observations menées au musée et en
dehors du musée, travaux écrits d’élèves…). Ce CD est au terme
de l’année copié et distribué à chaque élève de façon à ce
qu’ils gardent trace du travail conduit dans l’année.
BILAN QUALITATIF
Quelles ont été les réussites et les
difficultés rencontrées cette année dans la mise en œuvre du
projet ?
Les réussites
Le premier des satisfecit de l’équipe est
d’avoir réussi à reprendre, maintenir et prolonger le projet
alors même que les professeurs « piliers » de l’organisation
de la classe Louvre ont quitté l’établissement. Cette réussite
a été permise par le cadre solide et précis que les
professeurs, et en particulier Mme Pradeilles et M. Royer, ont
mis en place les années précédentes. La démonstration est
faite s’il en était besoin que le projet, bien balisé au bout
de huit années d’existence, peut être réinvesti par une
nouvelle équipe.
Sur un plan institutionnel et relationnel, les
relations entre le Lycée et le Service des activités
éducatives et culturelles du Louvre sont toujours aussi
positives et n’ont pas manqué de contribuer à la poursuite
dans des conditions satisfaisante du projet Louvre.
Sur le plan de l’organisation, les remarques
faites par l’équipe de l’an dernier ont été fort utilement
prises en compte. Ainsi le cours d’Arts plastiques est passé
d’une heure à une heure et demie hebdomadaire, ce qui a permis
à l’enseignant de conduire un travail plus approfondi avec les
élèves. De plus, cette heure et demie, placée le vendredi en
fin de matinée a précédé de façon fort judicieuse les visites
au Louvre qui se situaient le vendredi après-midi sur les
heures de modules de Lettres et de Mathématiques ; cette
structuration de l’emploi du temps s’est avérée très
fructueuse permettant aux élèves de faire le lien entre les
travaux proposés en cours et les visites au musée. De plus, la
plage horaire du vendredi après-midi a également été libérée
pour de nombreux autres professeurs ce qui a permis de varier
les accompagnateurs lors des sorties.
Sur le plan pédagogique, le projet a permis un
certain nombre d’apprentissages fructueux. Tout d’abord, en
termes de « savoir être », il a appris aux élèves à respecter
des horaires précis, à respecter lors des visites la personne
qui prend la parole (professeurs, camarades, conférenciers), à
respecter les œuvres d’art et les conditions particulières qui
sont celles d’une visite dans un grand musée (respect des
autres visiteurs, calme…). Le projet et les nombreuses visites
qu’il implique dans un espace aussi gigantesque que le musée
du Louvre contribuent également à une meilleure maîtrise de
l’espace de la part des élèves ; à ce titre, le jeu de piste
inaugural durant lequel les élèves sont laissés en autonomie
pour retrouver des œuvres dans le musée est particulièrement
formateur.
En termes méthodologiques, et sur le plan des
savoirs, le projet a permis aux élèves de découvrir de grandes
œuvres du patrimoine culturel, de faire le lien entre ces
œuvres et d’autres arts (notamment la littérature) ou entre
ces œuvres et l’histoire ; il a contribué également à
apprendre aux élèves à écouter un discours magistral et à
prendre des notes (notamment lors des visites conférences) ;
il leur a appris également à développer leur sens de
l’observation et de l’analyse par les questionnaires qui lors
des visites autonomes les ont guidés dans l’observation des
œuvres.
Cette année, le projet a particulièrement aidé
les élèves à gagner en autonomie. En effet, le hasard a fait
que la classe au début de l’année a semblé très jeune pour ne
pas dire parfois immature. Le travail conduit dans le cadre du
projet et le choix de l’équipe pédagogique, lors des visites
autonomes, d’adopter un protocole laissant toujours un temps
d’autonomie des élèves qui guidés par un questionnaire se
trouvaient dans l’obligation de rechercher par eux-mêmes les
œuvres à commenter, ont permis aux élèves de gagner en
autonomie et à apprendre à collaborer avec leurs camarades. Ce
temps d’autonomie a également permis de développer un autre
rapport à l’enseignement et aux enseignants perçus alors comme
des référents, des “ressources”.
Les difficultés
Un certain nombre de difficultés sont cependant
apparues au cours de l’année.
Tout d’abord, il a été plus difficile cette
année de conduire un travail aussi pleinement tranversal que
nous l’aurions souhaité. Cette difficulté tient sans doute à
une moindre expérience de l’ensemble de l’équipe ; elle tient
également aux hasards, parfois heureux parfois moins, qui ont
rendu l’équipe moins stable sur l’année. Force est de
constater toutefois que la bonne volonté de tous et l’intérêt
pour le projet, de même que la présence d’une élève en
fauteuil qui a nécessité un encadrement plus important, ont
permis un investissement de chacun lors des visites au Louvre
et se sont ainsi vus associés au projet des personnels
nouveaux et inattendus comme l’infirmière scolaire par
exemple. La formulation du projet 2009-2010 tient compte de
cette limite et le thème retenu s’efforce de rendre plus aisée
l’association de l’ensemble des disciplines.
En termes
d’organisation,
même si elle s’est avérée plus satisfaisante cette année, un
problème important s’est cependant posé : contrairement aux
années antérieures, la classe, comme les autres 2nde
de l’établissement, n’a pas disposé pas de modules en
Histoire-Géographie. Les visites se sont donc déroulées sur le
temps des modules de Lettres et de Mathématiques ; or les
passerelles entre cette dernière discipline et le projet ont
été moins évidentes. Aussi l’équipe souhaiterait que soient
rétablis les modules d’histoire géographie et que les modules
de Lettres et d’Histoire se déroulent en parallèle le vendredi
après-midi, jour des sorties.
Enfin, en termes
de budget,
il semblerait que l’essentiel ait été financé par un reliquat
du budget alloué pour la classe l’an dernier. Il se trouve que
la plupart des visites ont été des visites autonomes ne
nécessitant pas de financement spécifique. La poursuite du
projet cependant ne peut se concevoir que si un budget
suffisant est accordé pour pouvoir payer les
visites-conférences ou les ateliers. De plus le thème retenu
pour l’année 2009-2010, et le travail sur la lumière que les
professeurs souhaitent conduire implique au moins une visite
au Musée d’Orsay et une visite au musée Beaubourg qu’il faudra
financer.
PROJET PEDAGOGIQUE POUR LA CLASSE LOUVRE
« ATELIER CULTUREL »
ANNEE 2009 / 2010
Raisons de la reconduction
Après huit ans d’existence, la classe
« Louvre » continue de remporter auprès des élèves qui la
composent et de leur famille un réel succès, ainsi que le
montrent les bilans successifs tirés de l’expérience au fil
des années. En ce sens, elle constitue un facteur
d’attractivité pour l’établissement. Ne se voulant pas une
classe “sélective” elle vise, dans le respect des programmes
disciplinaires et dans la volonté de les enrichir, à remplir
des objectifs de motivation et d’éveil de la curiosité
artistique chez les élèves, leur offrant un supplément
culturel - et peut-être un “supplément d’âme” -. Sur ce plan,
il semble que la classe atteigne la plupart de ses objectifs :
en témoignent la richesse des travaux d’arts plastiques
exposés et la qualité des interventions des élèves lors de la
soirée finale. Dans un arrondissement très mixte sur le plan
social, et dans un établissement qui accueille des élèves dont
beaucoup ont connu un parcours scolaire parfois chaotique,
l’existence d’une classe permettant de se familiariser avec
l’expression artistique, de découvrir de grandes œuvres, un
grand musée, un patrimoine culturel et artistique est à la
fois un atout pour les élèves et pour le lycée et répond
pleinement aux exigences d’un service public d’enseignement
ambitieux pour tous les élèves.
Objectifs généraux
Ce projet vise à proposer aux élèves du Lycée Bergson
(qu’ils soient issus du collège ou qu’ils arrivent dans
l’établissement à l’entrée en seconde) la possibilité de
suivre pendant leur scolarité en classe de seconde générale un
« atelier culturel » en étroite collaboration avec le musée du
Louvre. Le premier objectif, d’ordre éducatif, est d’inciter
les élèves à fréquenter de façon répétée et suivie un lieu
aussi prestigieux dans le domaine artistique et culturel que
le Louvre, alors qu’ils sont en général souvent peu familiers
de ces hauts lieux culturels dans leur expérience quotidienne
. Il s’agit aussi de les introduire à la notion de patrimoine
afin qu'ils se sentent chez eux dans un tel lieu.
En matière strictement scolaire, ce projet permet un
travail d'équipe entre les professeurs et facilite une
approche transdisciplinaire, un rapprochement occasionnel ou
permanent entre les programmes imposés et les ressources du
Louvre, une approche par conséquent plus concrète de certains
aspects de ces programmes par le recours à l'étude œuvres
plastiques, une stimulation intellectuelle parallèle à une
démarche à la fois pratique, sensible et analytique replaçant
les notions abstraites dans un contexte concret pour les
élèves. L'objectif est de rendre l'apprentissage attrayant et
les lieux de culture familiers à des élèves qui gagnent alors
progressivement en assurance et en autonomie.
Objectifs spécifiques
-
Objectif éducatif :
Le projet vise à rendre familier aux élèves
un haut lieu de la culture artistique de notre pays et du
monde, l'art et le patrimoine. Il doit aussi faciliter
l'intégration des élèves de notre lycée dont beaucoup sont
issus de familles étrangères, ne maniant pas toujours très
bien notre langue, et connaissant souvent des difficultés
sociales qui constituent pour eux un handicap ou un retard
supplémentaire dans l'accès à notre culture. Il s'agit aussi,
à travers la découverte des chefs-d’œuvre étrangers du Louvre,
de faire connaître, lorsque cela est possible, la culture des
élèves étrangers de la classe à ceux qui ne le sont pas.
L'objectif est d'obtenir un climat favorable à la paix
sociale, à l'entente, à la bonne humeur, en partageant une
expérience commune, toutes origines confondues, la classe
étant un microcosme de la vie sociale extérieure.
- Objectifs artistiques
Les élèves seront amenés à produire des
œuvres personnelles sur différents supports tout au long
de l’année. Leurs séquences de travail correspondront autant
que possible aux thèmes des visites effectuées par les
professeurs au Louvre. Ils exploreront et s’approprieront
ainsi les différentes formes d’expression plastique. Leurs
travaux feront l’objet d’une exposition dans la mezzanine de
l’ “accueil des groupes” au musée du Louvre, dans le cadre de
la soirée de fin d’année.
-
Objectif technique :
Les élèves se verront proposer des travaux
impliquant l'utilisation des nouvelles technologies. Des
travaux de recherche sur ordinateur seront effectués en cours
sous la direction des professeurs. Les richesses des
ressources en ligne offertes par le site du Louvre (Louvre.fr)
seront largement exploitées. De même, reconduisant le
dispositif des deux dernières années, un CD sera réalisé en
fin d’année pour rendre compte des divers travaux effectués
pendant l’année. Le projet de création d’un site de
publication (par SPIP) dont l'accès serait limité à la classe
Louvre demeure ; il permettrait aux professeurs et aux élèves
de publier, tout au long de l'année, des textes et des photos
de travaux effectués dans le cadre du projet (travaux en Arts
plastiques, textes étudiés en langues, tableaux analysés au
cours d'une visite, ...) ou des informations pratiques à
l'adresse des familles (dates de visites, œuvres ou thèmes
étudiés, suggestions de musées ou d'expositions temporaires à
visiter, orientation, etc.). Sa mise en œuvre continue
toutefois de poser encore un certain nombre de problèmes. En
attendant, le catalogue de fin d’année réalisé sur CD sera
disponible en ligne à partir du site du lycée.
-
Variété des interventions et autonomie :
Les élèves se rendront régulièrement au Louvre
accompagnés de leurs professeurs. Un certain nombre de
visites se feront avec des conférenciers du Louvre,
ce qui permettra de différencier les modes de transmission du
savoir. Le professeur ne sera plus le seul à dispenser son
savoir, la visite ne sera pas un cours magistral. Les élèves
devront apprendre à prendre des notes dans un contexte
différent de celui de la classe, les gérer tout au long de
l’année, et en assimiler le contenu le mieux possible de
manière à en rendre compte à leur tour de manière autonome.
Exploitant les ressources offertes par le partenariat avec le
Louvre, les élèves seront également amenés à participer à
des ateliers leur permettant d’aborder de façon plus
pratique les collections du musée. Ce sont toutefois les
visites autonomes guidés par les enseignants de la classe
qui seront les plus fréquentes ; ces visites, en lien avec les
thèmes abordés en cours, ménageront un temps d’observation
guidé mais autonome d’un ensemble d’œuvres, un temps d’analyse
plus précise d’une ou deux œuvres et un temps d’exploitation
plastique à partir de l’observation des œuvres dans la
continuité du travail fait en arts plastiques. Un certain
nombre de visites totalement autonomes et individuelles
seront également prévues pour amener les élèves à prendre
l’habitude de fréquenter le musée en dehors de la présence de
leurs professeurs.
Structuration du projet
- Répartition des responsabilités :
L'organisation de la classe mise en place
depuis plusieurs années qui sépare les responsabilités entre
le professeur principal et un coordinateur des relations avec
le musée du Louvre a donné toute satisfaction. La tâche de
coordination devrait être assurée par un professeur
connaissant déjà le mode de fonctionnement de la classe. Les
tâches pourraient par exemple être réparties entre le
professeur de lettres – ou un professeur d’une discipline
littéraire - et le professeur d’histoire-géographie dont les
disciplines offrent un pont naturel avec l’étude des œuvres
d’ailleurs incluses dans leurs programmes respectifs.
Toutefois l’expérience conduite en 2008-2009 qui a fait du
professeur d’EPS, M. Prunet, le professeur principal de la
classe, a montré tout l’intérêt d’un choix plus original,
motivé il est vrai par le thème de travail de l’année.
En tout état de cause, l’équipe souhaite que le
principe de répartition des responsabilités soit reconduit
pour l’année prochaine : le Professeur Principal s'occupera de
la vie de la classe, de l'orientation, du relais d'information
auprès de tous les élèves. Le professeur coordonnateur
veillera aux liens entre les disciplines et aux liens entre le
Louvre et le Lycée. Les deux professeurs seront en contact
permanent.
- Importance du travail en équipe :
La classe Louvre a toujours eu comme objectif
la meilleure transdisciplinarité possible, pour aider les
élèves à se faire une opinion personnelle à travers des
approches différentes et complémentaires sur un même sujet et
à s'entraîner eux-mêmes aux exigences du travail en équipe en
prévision de leurs besoins futurs (TPE et surtout études
ultérieures). Les enseignants de lettres, langues et sciences
humaines naturellement engagés dans le projet par les
caractéristiques de leurs disciplines souhaitent que les
matières scientifiques aident également les élèves à acquérir
la rigueur nécessaire à l'analyse, y compris dans le domaine
artistique : il nous semble indispensable de faire comprendre
à nos élèves que l'art ne relève pas exclusivement d'une
approche de telle ou telle discipline mais qu'il peut
mobiliser l'ensemble des acquis culturels et des méthodes
d'analyse. En 2008-2009, par le choix du thème – le corps -
l'effort d'interdisciplinarité s’est étendu en particulier par
l’implication du professeur d’EPS, implication qui témoigne de
la réflexion pédagogique en constante évolution favorisée par
ce projet. Le choix du thème de l’année 2009-2010 reflète à
nouveau ce souci d’implication du plus grand nombre possible
de disciplines.
Conditions matérielles de mise en œuvre du
projet
au sein de l’établissement
C’est toute la division de Seconde 1 qui est
impliquée dans le projet ; en raison des limitations de
sécurité pour les visites au Louvre, l’effectif de la division
est limité à 27 élèves. Dans la mesure du possible compte tenu
des nouvelles modalités d’inscription en 2nde mises
en place depuis la rentrée 2008, les élèves devront avoir
manifesté leur intérêt pour un projet de nature artistique et
culturel au moment de leur inscription. Pour les élèves issus
du collège Bergson, il serait bon de recueillir l’avis du
professeur d’arts plastiques
Au sein de l’établissement, pour sa mise en
œuvre le projet requiert :
- la reconduction de l’heure et demie d’arts
plastiques qui vient s’ajouter à l’emploi du temps de la
classe ; cet horaire nouveau mis en place en 2008-2009 a
permis un travail construit, plus riche et plus satisfaisant ;
il a également permis de révéler les qualités de certains
élèves qui, à cause de leurs difficultés scolaires, avaient
parfois du mal à trouver leur place dans la classe. A ce
titre, le travail conduit en arts plastiques a permis de
“qualifier” ces élèves aux yeux de tous et peut-être de porter
un autre regard sur des formations et des orientations plus
professionnelles qui se sont trouvées réhabilitées. De plus,
la place de l’art plastique correspond au désir des élèves
plus nombreux chaque année à être réellement intéressés par la
pratique artistique, ce dont témoigne le nombre d’élèves de la
classe qui suivent régulièrement l’atelier facultatif de deux
heures hebdomadaires le mercredi après-midi.
- il paraît également indispensable
qu’une heure (HSA) soit accordée au coordinateur des activités
qui fait la liaison avec le musée du Louvre : la
coordination entre les membres de l’équipe, la préparation –
institutionnelle – des visites, la liaison constante avec les
personnels du musée, la rédaction des réflexions, des bilans,
la synthèse des travaux effectués dans l’année, sont autant de
tâches très lourdes assurées par le coordinateur, et sans
lesquelles le projet ne trouverait pas son aboutissement.
- le reste du temps de concertation, très
important, et de préparation pédagogique des visites
(reconnaissance au musée, préparation des questionnaires,
documentation personnelle…) est à la charge des enseignants
volontaires. Il serait souhaitable de disposer d’un
volant d’HSE pour rémunérer les bonnes volontés qui
risquent de se tarir, car même si la classe Louvre offre une
réelle satisfaction pour les enseignants, elle représente
aussi une charge de travail supplémentaire importante.
- il semble préférable pour l’organisation des
visites de revenir au mode de fonctionnement des années
antérieures en rétablissant les modules
d’histoire-géographie et en les programmant en parallèle dans
l’emploi du temps avec les modules de français sur
l’après-midi du vendredi. De ce point de vue, compte tenu du
programme très lourd de l’enseignement du français en 2nde
– qui pose toutes les bases préparant à l’épreuve de fin de 1ère
– il paraît souhaitable de prévoir une heure supplémentaire
de lettres dans la classe qui pourrait se traduire par
exemple par des modules hebdomadaires au lieu de modules par
quinzaine (7h professeur / 6h élèves au lieu de 6h professeur
/ 5h30 élèves).
- Il paraît également souhaitable de
prévoir dans l’année deux ou trois réunions entre le
coordinateur et le chef d’établissement (ou son
adjoint) en présence autant que de besoin de M. l’Intendant,
de façon à faire le point sur les questions administratives et
financières - avec lesquelles les enseignants sont peu
familiarisés - et à faire des bilans d’étape permettant
d’assurer par un regard extérieur un suivi et une évaluation
du travail et de faire face aux échéances institutionnelles et
administratives qu’implique un tel projet. On pourrait ainsi
prévoir une première réunion avant le CA qui statue sur les
projets (octobre/novembre) ; cette première réunion pourrait
également être l’occasion de faire le point sur le financement
du projet, condition sine qua non de sa réalisation. Une
seconde réunion pourrait être prévue mi février ou fin
février, à mi parcours ; consacrée à un bilan plus
pédagogique, elle permettrait de faire le point des succès et
des limites du travail engagé et d’amorcer une première
réflexion sur les améliorations à apporter au projet. Enfin
une troisième réunion pourrait être prévue fin avril début mai
avant la soirée finale, pour faire un bilan plus précis du
travail de l’année et mettre en place les bases de la
reconduction du projet (montage du dossier pour l’année
suivante notamment).
Au musée du Louvre, le projet met en œuvre :
- une visite mensuelle en moyenne, soit une
réservation prioritaire pour le lycée Bergson et la mise à
disposition, si nécessaire, d’un conférencier sur le thème
retenu. Les autres visites sont conduites par les professeurs
ou faites en autonomie complètes par les élèves.
- des ateliers, réalisés dans les locaux et
avec le personnel du musée ; deux ateliers sont programmés en
moyenne chaque année, ainsi qu’un important travail de
préparation de l’exposition de fin d’année à partir du mois
d’avril, sous la direction d’une scénographe attachée au musée
du Louvre.
Thème de travail retenu pour l’année 2009 /
2010
Reflet(s)
Le choix du thème est né d’abord du désir des
professeurs d’arts plastiques et de lettres de travailler sur
la lumière, clé d’entrée fondamentale dans l’analyse
des œuvres picturales et objet d’un questionnement esthétique
constant. Dans la discussion avec les professeurs des
différentes disciplines et dans la volonté de construire un
projet transversal qui associe l’ensemble des disciplines, la
problématique initiale s’est progressivement élargi au thème
du reflet(s), dont la richesse permet de multiples
lectures. La notion de “reflet(s)” est ainsi apparue comme un
thème fédérateur de l’ensemble des disciplines et susceptible
de nombreuses approches directement liées aux objectifs des
différents programmes. De façon à “cadrer” le travail de
l’équipe, la réflexion s’est engagée autour de deux
perspectives :
·
Reflets : les jeux de lumière
Le terme de reflet sera d’abord exploré dans
son sens premier et cette première perspective privilégiera le
travail sur la lumière et son pendant, la couleur.
Cette première approche trouvera son
illustration naturelle dans un travail plastique
sur la lumière et ses effets, lumière qui modèle les reliefs,
installe l’illusion de la profondeur, oriente le regard et
offre des effets de contraste particulièrement signifiants. Un
travail plastique sur la notion de clair-obscur ou sur les
jeux d’ombre et de lumière par exemple trouvera un écho dans
l’observation des tableaux de Rembrandt et en lettres dans
l’étude des portraits balzaciens construits explicitement en
référence à l’œuvre du peintre hollandais (portrait de
Frenhofer dans le Chef d’œuvre inconnu ou du colonel
Chabert dans la nouvelle de Balzac).
La perspective sensible et concrète abordée en
arts plastiques pourra de la même façon être complétée en
lettres et en langues vivantes
par un travail sur les jeux de lumière dans les textes
littéraires. On pourra s’intéresser par exemple au topos du
soleil couchant. On pourra ainsi étudier en lettres les motifs
du soleil couchant et du soleil levant dans la poésie du 19ème
siècle ; l’étude des tableaux du Lorrain pourra par exemple
faire pendant à l’analyse de textes d’Hugo, de Baudelaire, d’Hérédia
ou de Verlaine qui offriront des exemples de réécritures du
topos, trouvant sa place dans l’approche génétique des textes
littéraires faisant partie du programme de lettres et
préparant les élèves à la confrontation des textes et des
œuvres sur laquelle se fonde la démarche des exercices d’écrit
de l’EAF à laquelle les élèves de 2nde doivent
s’initier.
Une telle approche pourra être d’ailleurs
utilement complétée par une visite au musée d’Orsay où les
élèves pourront apprécier la nouveauté des Impressionnistes
dans leur traitement de la lumière, impressionnistes dont la
démarche sera alors située dans une histoire de l’art.
L’approche littéraire et plastique pourra se
doubler d’une approche scientifique
des notions de lumière et de couleur. Par exemple, le
professeur de SVT pourra aborder la façon dont l’œil perçoit
lumière et couleurs. Dans le même sens, le professeur de
physique pourrait utilement répondre à la question de la
couleur du soleil couchant… et plus largement il pourra
aborder dans une perspective à la fois physique et historique
la révolution conceptuelle entraînée par les travaux de Newton
par exemple qui vont conduire à la découverte du cercle
chromatique et bouleverser la compréhension de la couleur et
de la lumière.
La combinaison d’une approche scientifique,
littéraire et plastique est propre à faire réfléchir les
élèves sur le réel et les codes adoptés par les artistes pour
le représenter.
·
Reflets : l’œuvre / miroir
Le terme de reflet pourra également être abordé
dans un sens plus métaphorique et cette seconde perspective
abordera le thème sous l’angle de l’œuvre comme reflet, miroir
de la société dans laquelle elle est produite.
Cette approche sera plus particulièrement
ouverte aux sciences sociales, à l’histoire et aux disciplines
littéraires.
Elle donnera une place conséquente à la peinture d’histoire et
permettra par exemple d’aborder les peintures grands formats
et des œuvres comme La Liberté guidant le peuple ou
Le Radeau de la Méduse, grandes œuvres du patrimoine qui
remportent toujours un vif succès auprès des élèves.
Par ailleurs, cette seconde perspective pourra
se combiner avec le thème de la lumière, à travers par exemple
le motif des vanités abordé en lettres et en histoire et où
l’on retrouvera les jeux de lumière et la thématique combinée
de la flamme et du miroir.
BUDGET PREVISIONNEL CLASSE « LOUVRE » - 2009-2010
|
Estimation des moyens nécessaires en termes
financiers
Cette estimation s’appuie sur les dépenses
engagées en 2008-2009. Ouverte pour un effectif de 27 élèves,
base sur laquelle est fondée l’estimation suivante, le budget
prévisionnel prend en compte la nécessité de dédoubler la classe
dans certains départements du Louvre et pour certaines visites.
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Estimation des dépenses liées aux visites payantes au Louvre |
|
- 5 ou 6 visites conférences
5 ou 6 x 53 €………………………………………………………………
|
entre 265 et 318 € |
|
- 2 ou 3 ateliers
1 ou 2 intervenants x 53 €………………………………………………..
|
entre 106 et 318 € |
|
Préparation et mise en œuvre de la soirée finale |
|
- ateliers pour préparer la soirée finale
5 x 53 €…………………………………………………………………… |
265 € |
|
- Matériel nécessaire pour l’organisation de la soirée
finale
·
Cartons d’invitation à la soirée finale (faits à partir des
travaux des élèves et distribués après l’un des ateliers de
préparation à la soirée finale, ils font partie du matériel
pédagogique) et CD reprenant les travaux pédagogiques de
l’année (avec leur pochette)…………………
·
Matériel servant à la mise en valeur des œuvres (affichage
de textes explicatifs notamment)…………………………………………………... |
environ 160 €
environ 100 €
|
|
- Contribution du lycée au buffet organisée lors de la
soirée finale…….. |
environ 150 € |
|
TOTAL……………………………………………………………………….
|
entre 1041 et 1251 € |
Quelques dépenses supplémentaires à prévoir
- Le thème retenu pour l’année 2009-2010 implique des sorties
dans d’autres musées (musée d’Orsay pour aborder le
traitement de la lumière dans la peinture impressionniste et
musée Beaubourg pour voir comment le thème du reflet – jeux de
lumière et miroir d’une société- est traité par les artistes
contemporains). Ces sorties entraînent un coût supplémentaire.
Estimation des moyens nécessaires en termes d’heures
d’enseignement
- Le travail fourni en arts plastiques et la réalisation des
œuvres produites par les élèves ainsi que leur exposition est
rendue possible par la mise en place d’une heure de cours d’arts
plastiques prise sur la DHG ; pour faire face aux exigences du
travail proposé aux élèves, il serait souhaitable que le
professeur d’arts plastiques dispose d’une demi HSA
supplémentaire de façon à pérenniser l’heure et demie d’arts
plastiques mise en place dans l’emploi du temps de la classe en
2008-2009.
- La concertation particulièrement importante dans cette classe
et la préparation pédagogique des visites (reconnaissance au
musée, préparation des questionnaires, documentation
personnelle…), de même que la rédaction du projet, des bilans,
des réflexions faite par le coordinateur du projet nécessite que
soit débloqué un volant d’heures supplémentaires (HSE).
Une organisation du dispositif et des
enseignements sur un mode expérimental
Le dispositif « Class’arts » combine plusieurs
éléments qui relèvent de l’expérimentation pédagogique ;
encore à l’état d’ébauche pour certains, l’autorisation dans
le cadre de l’article 34 permettra d’amplifier le dispositif.
A savoir :
n
Prodiguer un enseignement obligatoire des
Arts plastiques, actuellement d’une heure hebdomadaire,
totalement nouveau dans sa conception et ses pratiques sur ce
niveau et dans ce lycée.
n
Mettre en œuvre des méthodes de travail selon
une approche transdisciplinaire qui dépasse les
programmes ou en recombine des éléments, dans l’esprit de ce
que le « socle commun » propose au collège ; elle repose sur
des exigences, des questionnements et des objets d’étude qui
anticipent sur la suite des études au lycée, voire sur les
formations universitaires. cette approche permet une
véritable formation culturelle et citoyenne.
n
Elargir le cadre scolaire, sur les dimensions
des temps et des lieux :
en s’appuyant sur un lieu prestigieux comme
prolongement de l’Ecole sur toute une année ; le temps de
travail au Louvre est l’occasion de Ce travail est ensuite
réinvesti en cours, durant d’autres sorties (musées,
laboratoires, expositions…) voire à l’occasion d’un voyage de
classe (une semaine à Rome en 2006 ; trois jours à Lyon en
2008).
n
L’équipe pédagogique est totalement
interdisciplinaire :
autour d’un noyau stable composé du professeur d’anglais,
coordinateur avec le Louvre, du professeur d’histoire
géographie, professeur principal de la classe, du professeur
d’Arts plastiques, du professeur d’italien et du professeur de
SES s’agrègent le professeur de français, qui change chaque
année par choix de l’équipe de Lettres, et les professeurs des
autres matières, en fonction du thème et de leurs programmes.
n
S’appuyer sur un partenariat prestigieux et
déjà éprouvé par des réussites
Le partenariat entre le musée du Louvre et le
lycée Bergson autour d’une classe de Seconde générale
existe depuis 2001. Le principe consiste à organiser, à
partir d’un thème modifié chaque année (en 2006-2007 :
le temps ; en 2007-2008 : le passage, les transformations, les
métamorphoses), des visites régulières au musée du Louvre
(10 à 12 par an), une exposition au musée des œuvres
plastiques réalisées par les élèves au cours de l’année et
une soirée finale de « vernissage » de l’exposition, au
cours de laquelle chaque élève présente, à la manière d’un
guide conférencier, une œuvre du musée qu’il a sélectionnée à
un groupe d’une trentaine d’invités.
n
Des besoins repérés à l’appétit d’apprendre…
Nous répondons à un appétit des élèves,
souvent issus de milieux culturellement défavorisés, de
s’ouvrir à ce qui est perçu comme le patrimoine culturel par
excellence, mais aussi à un sentiment de frustration et de
rejet du système scolaire, à une situation d’échec
personnel chez certains élèves qui n’ont pas été admis
dans les formations plus prestigieuses auxquelles ils
postulaient –et plus en rapport avec leur souhait
d’orientation vers des filières à forte connotation
artistique.
Notre objectif est de positiver
l’affectation au lycée Bergson et de mieux accompagner
la transition vers le lycée, au niveau des méthodes de
travail, de ces élèves dont l’autonomie et les résultats ont
été jugés insuffisants par des établissement plus prestigieux.
n
Réussir au lycée, c’est possible
Une mobilité des parcours
- Les élèves de la classe Louvre ont tous fait acte de
candidature. Il est possible de redoubler en classe Louvre en
venant d’une autre section, mais on ne redouble pas sa Seconde
Louvre.
Un accès à un « nouveau monde », celui de la
culture encore des élites (scolaires)
A travers la classe Louvre, nos élèves
parviennent à surmonter le caractère intimidant de cette
grande institution patrimoniale qu’est le musée du Louvre ;
nous participons donc pleinement à la démocratisation de la
culture académique et à l’attraction de nouveaux publics vers
les musées en général.
Le développement de compétences scolaires de
haut niveau-
Les élèves sont amenés à se familiariser avec les œuvres
d’art, célèbres ou moins connues, à exercer leur regard
critique en argumentant, et à apprendre en les pratiquant en
toutes circonstances les techniques de la prise de notes, de
la recherche documentaire autonome sur plusieurs types de
sources et de supports, et enfin à prendre la parole en
public.
Un travail de fond sur la motivation scolaire-
L’expérience est donc fructueuse sur le plan pédagogique et
personnel pour les élèves (confiance en soi, meilleure
organisation et meilleure perception du travail scolaire) et
sur le plan social (démocratisation de l’accès à la culture
« savante »).
Une ouverture sur des études inattendues
- Toutes compétences qui leur faciliteront la réussite en
lycée et l’adaptation ultérieure en université, autre axe
fort de la formation à Bergson.
La plupart des élèves auraient aimé poursuivre
une scolarité plus axée sur les Arts plastiques ou appliqués
et envisagent une formation supérieure et une carrière
professionnelle dans les métiers du design, des arts
graphiques, etc. C’est la raison pour laquelle la
prolongation de la Seconde Louvre sous forme d’une option
facultative d’Histoire des Arts ou d’Arts plastiques
apparaît hautement souhaitable pour les élèves continuant dans
la série L du baccalauréat général.
L’impact de ce projet peut déjà être évalué,
dans la mesure où l’expérience existe depuis plusieurs années
et où l’équipe pédagogique a eu, dès le départ, le souci et
la nécessité d’en mesurer les effets.
Des impacts repérés dans le parcours des élèves
Pour une part, le lycée Bergson n’en est pas le
seul ni même le principal bénéficiaire, puisque certains de
nos élèves, ayant repris confiance et amélioré leurs résultats
durant leur année de Seconde « Louvre », bifurquent vers
d’autres formations et quittent notre établissement.
Les anciens élèves de notre classe « Louvre »
restés au lycée poursuivent une scolarité normale, souvent
brillante, et conservent un lien particulier avec leurs
professeurs : les relations au sein de l’établissement s’en
trouvent modifiées, apaisées. Ces élèves fréquentent plus
spontanément les musées, les expositions, selon leur propre
témoignage, même s’il nous est impossible de valider l’impact
durable sur leur attitude et celle de leur famille.
Dans leur majorité, les anciens de la classe
« Louvre » s’orientent plutôt vers la série Littéraire,
ce qui permet au lycée Bergson (seul lycée général polyvalent
du Nord-est parisien) d’alimenter cette filière avec des
élèves motivés et ouverts.
Evaluations croisées (interne, externe)
L’évaluation que nous effectuons repose d’abord
sur les questionnaires remplis par les élèves, en début
et en fin d’année. Ces questionnaires ne sont pas identiques,
mais ils permettent d’apprécier la transformation de leur
attitude par rapport au lycée, aux études, au musée. Nous
n’avons pas encore éprouvé le besoin d’un indice de
satisfaction synthétique, mais les analyses des questionnaires
nous fournissent déjà un écho qualitatif (et quantitatif)
assez fiable.
Chaque année, nous produisons à la demande du
Louvre un rapport complet sur le déroulement des activités,
transmis également au rectorat. A titre d’exemple, nous
joignons des extraits du rapport d’activité de l’année
2006-2007.
Un impact sur l’image de l’établissement
Plus globalement, la classe Louvre a été une
des premières initiatives destinées à fournir un support pour
une communication positive du lycée Bergson et
l’amélioration durable de son image.
Cette offre s’est aujourd'hui étoffée avec
d’autres secondes à projet, comme l’atelier cinéma et l’agenda
21, en plus de la section européenne.
La classe « Louvre » a fait l’objet, au cours
de l’année scolaire 2005-2006, du tournage d’un
documentaire par la réalisatrice Juliette Sénik pour les
« Films d’ici », à la demande du musée du Louvre. Ce
documentaire a été diffusé sur France 5 en septembre 2007 au
cours d’une soirée thématique et M. ROYER, professeur d’histoire-géographie
et professeur principal de la classe ces trois dernières
années, a été interviewé par Carole Gessler pour commenter
l’initiative, à l’issue de la projection du film.
Développer l’expérimentation, c’est :
n
étoffer l’horaire d’arts plastiques
en passant à 2 heures hebdomadaires.
n
disposer d’heures de concertation et de
préparation de séquences transversales pour les
principales matières du projet (anglais, histoire, arts
plastiques, lettres au minimum), et pour couvrir les démarches
nécessaires auprès du Louvre et le travail d’évaluation de fin
d’année et de préparation de la soirée et des brochures
finales, ce qui suppose au moins une heure de coordination
à l’année. Le soutien d’une équipe de direction pourtant
renouvelée presque chaque année nous a permis de bénéficier
d’un volant d’heures pris sur les moyens du lycée, mais il
n’est pas possible de faire plus sans dotation supplémentaire,
à moins de sacrifier d’autres initiatives tout aussi utiles et
complémentaires.
n
Une dotation plus substantielle introduirait
aussi plus de souplesse et pourrait permettre
d’envisager autrement l’organisation du temps scolaire et
son articulation avec les activités au Louvre, ouvrant encore
plus largement la possibilité de participation de tous les
membres de l’équipe (à l’heure actuelle, ce sont souvent les
trois mêmes professeurs qui se relaient pour accompagner les
sorties des élèves). On pourrait ainsi envisager de
concentrer les activités liées au projet « Louvre » sur une
journée, où seraient regroupés les aspects
méthodologiques, le travail d’arts plastiques, les sorties,
etc. Le travail gagnerait en cohérence et en sens pour les
élèves, qui s’investiraient sans doute encore davantage.
n
L’organisation souhaitée pour l’année 2008-2009
serait :
A
Une journée consacrée à l’activité « Louvre » ;
il ne pourrait évidemment s’agir ni du mardi ni du mercredi,
mais un jour complet de la semaine (lundi, jeudi,
éventuellement vendredi) en fonction de l’emploi du temps des
autres classes à projet ;
A
la matinée serait consacrée soit aux
visites (au Louvre, mais aussi à d’autres institutions
culturelles) soit à des séquences « hors cours » (aide,
modules, ECJS) pouvant permettre des ajustements et un
« lissage » sur l’ensemble de l’année du nombre de séances ;
A
l’après-midi
serait constituée par des cours de lettres,
histoire-géographie et par la plage de deux heures d’arts
plastiques ; ces séquences horaires pourraient être
mutualisées (en faisant éventuellement intervenir d’autres
matières) avec un roulement à déterminer par les professeurs
et devraient permettre l’exploitation immédiate des visites
du matin (quand il y en aura et qu’elles s’inséreront dans
une programmation précise, disciplinaire ou
transdisciplinaire) ou, a minima, des séquences plus
longues pour le travail artistique des élèves. Il faudrait
rendre possible toutes sortes de combinaisons (travail en
classe entière avec un seul ou avec deux professeurs, travail
en demi-classe, etc.) et les plages horaires, bloquées dans
l’emploi du temps des professeurs, pourraient aussi
permettre la concertation et la préparation des visites
dans les matières non « mobillisées » une semaine précise (par
défaut, les élèves auraient arts plastiques sur leurs emplois
du temps).
Bilan de la « classe
Louvre »
2007-2008
BILAN QUANTITATIF
Nombre d’élèves ayant
suivi l’atelier : 16
Classe ayant suivi
l’atelier : les 16 élèves formaient la classe de Seconde
1.
Assiduité :
Les sorties au Louvre étant
intégrées à l’emploi du temps de la classe, l’assiduité allait
de soi.
Ouverture
culturelle :
Lieux visités en rapport
avec le projet d’atelier :
L’essentiel des visites
s’est effectué au musée du Louvre :
-
parcours avec un conférencier spécialisé en
architecture expliquant les étapes de la construction du
Louvre en privilégiant certains lieux de passage
-
conférence sur les rites funéraires en Grèce
et à Rome jusqu’à l’époque paléochrétienne
-
conférence sur les tableaux illustrant des
chapitres des Métamorphoses d’Ovide
-
conférence sur la peinture d’Histoire (XIXème
siècle)
-
Atelier « L’Art et la manière » sur la
Renaissance italienne
-
Rallye-découverte
-
Les Métamorphoses d’Ovide (Français) /
Füssli (Anglais)
-
La Renaissance (Histoire)
-
La frontière (Allemand, Anglais, Italien,
Espagnol)
-
3 séances de préparation de l’exposition avec
une scénographe
-
3 séances de préparation des exposés avec les
professeurs
Après la soirée finale :
Le projet concernant toutes
les matières de la classe, les matières scientifiques
ont également été sollicitées :
Liste des spectacles,
concerts, expositions, films, pièces de théâtre, conférences,
salons, etc :
-
Exposition temporaire au
Louvre sur la ville de Babylone (afin de faire la différence
entre une exposition permanente et une exposition
temporaire)
-
Musées à Lyon (Musée
gallo-romain, Musée des tissus et des arts décoratifs, Musée
des Beaux-arts)
-
Atelier de soierie à Lyon
(technique de l’impression sur soie, rencontre avec un
professionnel)
Les élèves ont-ils été amenés à fréquenter de leur propre
initiative un ou plusieurs lieux culturels ? Si oui,
lesquels ?
Seuls 5 élèves sur 12 disent avoir fréquenté d’autres musées
par eux-mêmes (Centre Georges Pompidou, musée du quai Branly,
musée des arts décoratifs, une exposition au Maroc, etc) mais
l’ampleur du projet de cette année n’a pas dû leur laisser
beaucoup de temps pour ce genre d’activités.
BILAN QUALITATIF
Le projet a-t-il modifié le
comportement social des élèves en contribuant à une meilleure
intégration dans le milieu scolaire ? et en tant que citoyen ?
Le projet apprend aux élèves à
respecter les horaires (comme au Lycée), à prendre des notes
avec un papier et un crayon comme en cours (et donc à mettre
de côté dictaphones, téléphones portables, lecteurs MP3, etc),
à respecter la personne qui parle (les professeurs, les
conférenciers, leurs camarades), à maîtriser la prise de
parole en public, à respecter les oeuvres d'art et les lieux
publics (en maîtrisant notamment leur déplacements dans
l'espace gigantesque du musée où peu à peu ils finissent par
se sentir un peu plus chez eux), à mieux comprendre leur
propre civilisation et les civilisations étrangères, à
développer leur esprit de curiosité et de tolérance.
La visite de janvier sur le thème de
la frontière a impliqué les quatre langues vivantes enseignées
au lycée. Un professeur représentant chaque langue a
participé. Nous avons vu des élèves ne pratiquant pas telle ou
telle langue se désintéresser lorsqu’il s’agissait de tableaux
peints dans un pays représentatif de cette langue (ex :
seules deux élèves faisaient de l’allemand, elles ont cessé
d’écouter lorsqu’il s’agissait des tableaux espagnols, ne se
sentant pas concernées). Ce fut l’occasion de conclure sur les
liens étroits entre les différentes écoles européennes de
peinture et sur la nécessité d’une ouverture d’esprit dans ce
domaine.
La constitution d'une exposition en
fin d'année leur a fait prendre conscience du nombre de gens
impliqués dans le projet, du retentissement que pouvait avoir
leur travail quotidien, et de la nécessité de pratiquer une
communication allant au-delà des élèves de la classe, de leurs
parents et de leurs professeurs.
Le projet a particulièrement aidé
les élèves à se sociabiliser cette année. En effet, le hasard
a fait se retrouver ensemble un nombre d’élèves plus petit que
d’habitude (d’autant plus que 3 élèves ont dû quitter la
classe dès le premier trimestre, faisant baisser le nombre de
19 à 16) et particulièrement timides. Cette timidité était
générale et déteignait sur tous les cours. Les professeurs se
plaignaient de l’absence de réaction, de participation, de
répondant. Les cours n’avançaient pas. L’atmosphère était
silencieuse et pesante. La peur de se tromper les rendait
muets. Leur attitude passive aux premières visites au Louvre
était même très gênante vis-à-vis des conférenciers qui
déployaient des efforts importants pour les faire réagir.
L’effet petit groupe a également contribué à ralentir le
rythme en classe. Trois aspects fondamentaux du projet ont
contribué à renverser cette situation : le travail en petits
groupes en classe dans plusieurs matières sur les tableaux ou
autour des tableaux, le voyage à Lyon, et la préparation
angoissante des exposés pour la soirée finale. La qualité des
exposés a été particulièrement frappante cette année. Le
travail a été sérieux et approfondi, mais surtout il a pu être
communiqué de manière inespérée.
Y a-t-il eu une éventuelle
réalisation aboutie ou non sous quelle que forme que ce soit ?
Le mercredi 21 mai 2008, le projet a
donné lieu à une soirée finale qui a pris une double forme :
- vernissage d'une exposition
au Louvre des oeuvres d'art plastique réalisées par eux en
classe avec leur professeur d'art plastique M. Vincent,
intitulée Passage(s). Les élèves ont appris avec une
scénographe comment préparer une exposition : établir la liste
des invités, réaliser et la distribuer des cartons
d'invitation, choisir les oeuvres dignes d’être mises sous
cadre, organiser et réaliser l’accrochage. Il apparaît que de
nombreux élèves particulièrement intéressés par la pratique
artistique rejoignent de plus en plus la classe Louvre. Le
bilan de leurs réponses au questionnaire de fin d’année montre
leur attachement à l’art.
- présentation d'exposés devant
des tableaux du Louvre devant des groupes d'invités. Les
élèves ont été partagés en 3 groupes. Au sein de chaque
groupe, chaque élève a pris la parole 10 minutes devant un
tableau de son choix. L'élève a le droit de choisir ce qu'il
veut du moment que c'est une oeuvre qu'il aime, pas forcément
quelque chose d'étudié en cours pendant l'année, et doit
chercher des renseignements qu'il organise en exposé guidé par
les professeurs. Ce travail les prépare aux TPE et au bac de
Français en Première. Après avoir observé, voire critiqué, les
conférenciers du Louvre ou les professeurs pendant l'année,
c'est à l'élève de se faire conférencier à son tour.
- comme chaque année, l’équipe des
professeurs a réalisé un catalogue sous forme de CD
regroupant toutes les activités pédagogiques de l’année qui
pouvaient y figurer (questionnaires distribués au Louvre
pendant les séances de travail, travaux écrits des élèves,
photos illustrant certaines activités, compléments
historiques, etc) et l’a distribué aux élèves en guise de
souvenir. Cette année, le professeur de Français leur a
également fait rédiger des nouvelles qui se trouvent sur le CD
mais aussi dans un petit recueil de nouvelles sur un
support papier qui leur a été remis en mains propres.
Quelles ont été vos réussites
et vos difficultés au cours de l’année (pédagogiques,
administratives, financières, relationnelles ?
Les réussites se situent sur
le plan pédagogique et relationnel. Les relations entre le
Lycée et le Service des activités éducatives et culturelles du
Louvre sont toujours aussi positives.
Le dosage entre les différents types
de visites est globalement satisfaisant selon les professeurs.
Les élèves apprécient moins les visites avec des conférenciers
qu’ils ne comprennent pas toujours, mais il est bon qu’ils
fassent de temps en temps l’effort d’écouter et qu’ils
puissent avoir l’occasion de se comparer avec de véritables
conférenciers lorsqu’ils se font guides à leur tour en fin
d’année.
Pour la soirée, les élèves
bénéficient de l'expérience acquise ces dernières années. Ils
ont pleinement apprécié leur année et plébiscitent le buffet
de la soirée final comme un grand moment de rencontre (cf.
bilan du questionnaire). Ils ne voient guère ce qui pourrait
être amélioré et sont eux-mêmes conscients que cette
expérience leur a permis de vaincre leur timidité.
Les professeurs souhaiteraient
pouvoir organiser des séances d’entraînement à la prise de
parole avec un professionnel de la voix. Ils peuvent les
préparer à améliorer le contenu et donner quelques conseils
lors des entraînements sur place, mais un véritable travail
vocal serait nécessaire pour mettre leur travail en valeur
vis-à-vis du public. Il faut pour cela trouver le financement
et le temps.
L'équipe des enseignants de
cette classe est très soudée et motivée, constituée d'un bloc
expérimenté mais aussi d'apports différents chaque année et
donc d'idées toujours renouvelées. Un seul professeur n’a pas
participé au projet cette année (SVT) pour des raisons
personnelles ; tous les autres professeurs ont au moins
accompagné la classe lors de ses visites même lorsque leur
présence n’était pas indispensable, prouvant par là leur
intérêt pour l’aventure. Le stagiaire de Physique s’est
particulièrement investi et a même proposé une visite
scientifique.
Les élèves insistent sur la bonne
ambiance qui a prévalu dans la classe à la fin de l’année (cf.
le bilan du questionnaire). Ils voient le voyage à Lyon de
février comme un tournant. Les élèves de l’année dernière
n’avaient pas pu faire de voyage scolaire en raison de la
difficulté à financer le voyage des professeurs et à aider les
élèves boursiers. Ils avaient attribué la mauvaise ambiance
non pas au projet Louvre mais à un hasard de personnes et
avaient suggéré que s’il y avait eu un voyage, cela les aurait
rapprochés. Cette année, un effort a été fait mais
l’organisation d’un voyage reste très difficile. Les élèves
souhaitent partir à l’étranger mais cela implique un prix
élevé, une durée souvent plus longue, que tous les élèves de
la classe aient des papiers en règle, et même, pour tout
voyage y compris en France, que le problème du paiement du
voyage des professeurs soit réglé. Encore une fois, un voyage
n’est pas une obligation dans ce type de projet mais s’avère
bénéfique pour l’ambiance propice au travail. Il n’en reste
pas moins que les professeurs sont fiers d’avoir fait
découvrir une capitale régionale à des élèves qui n’en
soupçonnaient pas l’intérêt et qui sont plus attirés par
l’étranger (« J’ai découvert une ville que je ne connaissais
pas »).
Un problème d’organisation
concernant les visites au Louvre se fait de plus en plus
sentir.
D’une part, il devient de plus en
plus difficile d’amener les élèves au Louvre le vendredi
après-midi en raison du nombre croissant de visiteurs. Les
élèves voient bien que les conférenciers eux-mêmes ont du mal
à faire face à l’afflux de touristes. La situation est
tolérable pendant l’hiver mais devient pénible au printemps,
précisément à la période où les élèves doivent répéter leurs
exposés devant les œuvres sans l’aide du micro réservé aux
vrais conférenciers. Par ailleurs, un élève fait justement
remarquer que les professeurs n’ont pas toujours le temps de
corriger tout leur questionnaire sur place ou de faire
participer les élèves autant que ceux-ci le voudraient. Il
serait souhaitable de pouvoir faire les visites le matin et
d’en reparler en classe l’après-midi. Etant donné les
difficultés d’organisation d’emploi du temps que cela
occasionnerait, il reste préférable pour l’instant de s’en
tenir aux dispositions des années passées (visites le vendredi
après-midi) tout en étant conscients du problème.
D’autre part, l’emploi du temps
régulier des élèves comprenait un cours d’aide individualisé
de Français le vendredi après-midi. Les visites étaient dons
prises sur cette heure mais duraient entre 1h30 et 2h30
chacune. Depuis la première année de la classe Louvre,
l’essentiel des visites se faisait sur les 2 heures de modules
de Français et d’Histoire-Géographie placées le vendredi
après-midi. Cela veut donc dire que ces heures ont été placées
à un autre moment de la semaine cette année. Le résultat
négatif est que cela a entraîné un temps de travail plus
important pour tous. Les professeurs concernés ont accompagné
les visites sans être rémunérés, et donc cherchaient parfois
des remplaçants, et surtout les élèves étaient conscients que
cet arrangement allongeait leurs autres journées et qu’ils
avaient donc plus de temps de travail que les autres classes
(avec aussi 1h d’arts plastiques en plus). Le temps passé au
Louvre est aussi une fatigue physique car les déplacements
sont grands. Par ailleurs, l’emploi du temps des autres
professeurs de la classe a été libéré aussi le vendredi
après-midi. Le résultat est plutôt positif puisqu’il leur a
permis d’accompagner la classe tout au long de l’année.
Les problèmes d’organisation
scolaires ne sont donc jamais totalement satisfaisants et
reposent sur la bonne volonté de chacun.
Il reste une revendication
constante : l’heure d’arts plastiques intégrée dans l’emploi
du temps de la classe ne suffit pas pour faire face aux
exigences d’une véritable exposition au Louvre. Le professeur
souhaiterait avoir les élèves 2h d’affilée afin de faire un
travail construit et de compenser les séances qui peuvent être
amenées à sauter, d’autant plus que nous constatons que la
classe, qui attirait surtout au début des élèves attirés par
un supplément de culture générale, attire de plus en plus
d’élèves réellement intéressés par la pratique artistique.
La réalisation du projet a reposé
sur la promesse de l’octroi d’une dotation rectorale de 700 €
sur service fait, en fin d’année scolaire. Nous joignons au
nouveau projet pour l’année 2008-2009 un nouveau budget
prévisionnel qui tient compte des remarques faites par le
professeur d’arts plastiques concernant les frais liés à
l’exposition de fin d’année.
Lycée Bergson / Classe Louvre / 2007-2008
Compte-rendu du questionnaire distribué aux élèves
Le
questionnaire a été distribué aux élèves quelques jours après
la soirée finale. 12 élèves présents l'ont rempli, les
chiffres ci-dessous sont donc à considérer sur 12.
Opinion générale
1 - Quel souvenir
garderez-vous de la classe Louvre ?
12
élèves sur 12 ont considéré que c'était une très bonne
expérience, « très » apparaissant 9 fois :
« Un
très bon souvenir. Ce n’est pas tous les ans qu’on a la chance
de pouvoir aller au Louvre et de découvrir des choses
intéressantes. J’ai eu une opportunité que je n’oublierai
pas. » / « C’est une très bonne expérience, qui ne peut être
qu’enrichissante, cela permet d’acquérir beaucoup de
connaissances. J’en garde un très bon souvenir » / « Je garde
un très bon souvenir de la classe Louvre qui nous a permis
d’épanouir notre culture artistique » / « Je garderai un bon
souvenir de la classe Louvre, ainsi que du voyage à Lyon » /
« La soirée finale et les sorties au Louvre » / « je garde un
bon souvenir de cette classe » / « Je me souviendrai du voyage
à Lyon en particulier un jour » / « Un bon souvenir car c’est
une classe qui m’a appris beaucoup de choses » / « Une très
bonne expérience. Une autre façon de voir le programme
scolaire et un enrichissement culturel » / « De bons
souvenirs, comme les visites au Louvre et l’exposition
finale » /« Une expérience très enrichissante, très bonne
atmosphère. De très, très bons souvenirs !».
Un
élève a oublié de répondre à cette question.
2 - Comment avez-vous entendu
parler de l'existence de la classe Louvre ?
-
Par votre professeur principal de 3ème :
1
-
Au cours de l'entretien avec le Proviseur :
5
-
En consultant le site de l'établissement :
0
-
Par le bouche-à-oreille :
3
-
Autre : 3
Autre :
-
« J’ai reçu un courrier me proposant d’y adhérer après mon
inscription » (2) : une lettre a effectivement été envoyée de
la part de l’établissement aux élèves repérés après
consultation des dossiers scolaires de manière à permettre à
des élèves susceptibles de s’épanouir dans cette classe de ne
pas laisser passer leur chance. L’élève en question va
probablement passer en section L l’année prochaine et ses
qualités artistiques ont été confirmées.
-
« Reportage TV » : un élève affecté dans un autre
établissement voisin a demandé à rejoindre la classe Louvre
après avoir vu le documentaire Classe Louvre de
Juliette Sénik sur France 5 à la rentrée, considérant que
cette classe était « exactement ce qu’il voulait faire »
3 - La classe Louvre a-t-elle
correspondu à vos attentes du début de l'année ?
-
oui : 10
-
non : 0
-
en partie : 2
Précisez "en partie" :
un élève ne précise rien /
« J’ai trouvé le voyage un peu court et un peu frustrant (je
croyais qu’on irait dans un autre pays) ».
4 - Votre opinion sur la
classe Louvre a-t-elle changé après y avoir passé une année ?
-
oui : 4
-
non : 8
Précisez en quoi elle a changé :
« Cela ne permet pas seulement d’acquérir des connaissances
mais aussi de s’extérioriser, cela permet à l’élève d’être
plus ouvert » / « Je ne pensais pas qu’elle était si bien
organisée » / « Au début, je n’appréciais pas le musée du
Louvre mais la classe Louvre m’a fait changer d’avis »
5 - Si vous aviez à décrire la
classe Louvre pour la présenter à d'autres élèves, qu'en
diriez-vous ?
« La
classe Louvre est une classe très intéressante et
enrichissante » / « C’est une classe qui a pour but de fournir
des connaissances artistiques et historiques tout en restant
dans le cadre scolaire » / « La classe Louvre est en relation
avec le musée du Louvre. Un jour de la semaine, tu te rends au
musée pour assister à des conférences. A la fin de l’année, tu
vas devoir présenter une œuvre que tu auras choisie dans le
Louvre. C’est un grand privilège et cela permet de montrer aux
autres de quoi tu es capable » / « La classe Louvre est un
moyen de se cultiver davantage sur l’art tout en s’impliquant
dans plusieurs projets intéressants. Bien sûr il ne faut pas
oublier que le travail est sérieux et qu’il prend beaucoup de
temps » / « Je dirais que c’est une classe où on apprend
beaucoup de choses en rapport avec l’art » / « Il y a beaucoup
de visites au Louvre, des travaux dans plusieurs matières avec
l’art, un voyage scolaire, des cours d’art plastique » / « Que
c’est une classe avec beaucoup de projets excellents, qui
permet de s’instruire au niveau scolaire et culturel » / « Que
c’est une bonne façon de s’ouvrir à la culture artistique » /
« Elle enrichit nos connaissances, la culture » / « C’est une
classe de découverte et d’apprentissage dans le domaine
artistique » / « Une classe de grandes découvertes culturelles
fortement orientées vers l’art ».
6 - La conseilleriez-vous aux
autres élèves entrant au Lycée Bergson ?
-
oui : 10
-
non : 0
-
peut-être : 2
7 - Quelles qualités, selon
vous, sont nécessaires pour s'y sentir bien ?
a
- la capacité à fournir un volume de travail important
b-
un goût pour l'art
c-
le sens de la camaraderie
d-
le sens de l'organisation
e-
du sérieux
f-
autre (précisez)
a – 5
/ b – 8 / c – 4 / d – 1 / e – 8 / f – 2
Le
goût pour l’art et le sérieux arrivent en tête.
Autre : « De l’attention, la volonté de se cultiver » / « De
la curiosité »
8 - Pensez-vous que cette
classe pourrait ne pas convenir à certains
élèves ?
-
non : 3
-
oui : 9
Si
votre réponse est "oui", précisez en quoi :
« Aux
personnes qui n’aiment pas l’art, qui ne veulent pas vraiment
s’enrichir » / « Cela dépend de la vision de l’élève. S’il
pense que ce n’est qu’un travail provisoire et secondaire, il
ne se sentira pas à l’aise et bâclera son travail » / « Ceux
qui n’aiment pas l’art et qui ne s’investissent pas dans leur
activité » / « Ceux qui n’aiment pas l’art » « Les élèves qui
s’intéressent aux arts » / « Cette classe pourrait ne pas
convenir à des élèves qui y ont été mis de force » / « Ceux
qui ne s’intéressent pas à l’art ou à l’histoire de l’art » /
« S’ils n’aiment pas l’art ou peut-être à cause du nombre de
sorties au Louvre » / « Certains élèves pourraient être agacés
par l’heure supplémentaire de dessin et les visites régulières
au Louvre qui occuperaient un après-midi de libre ».
Travail autour du projet
9 - A quelles matières
associez-vous le plus le projet Louvre ?
Le
Français et l’Histoire-géographie, cochés 11 fois chacun,
arrivent en tête, suivis de près par l’art plastique coché 10
fois.
L’Anglais
est coché 7 fois, l’Espagnol et l’Italien 3 fois chacun,
l’Allemand et les mathématiques 1 fois chacun. Pour les
langues, les chiffres sont proportionnels au nombre d’élèves
suivant ces enseignements.
10 - Quelle activité faite en
classe dans le cadre du projet Louvre vous a le plus intéressé
?
5
élèves ne répondent rien à cette question.
1
élève a aimé « le travail sur les rites funéraires ».
1
élève a aimé le travail en Français (« L’écriture d’une
nouvelle portant sur le sujet d’une métamorphose m’a beaucoup
intéressé. Pour ma part, j’aime le travail d’invention et j’ai
trouvé que le sujet était très intéressant »).
1
élève a surtout aimé les cours d’art plastique.
1
élève a aimé l’organisation de l’exposition (« cela nous a
permis d’acquérir une plus grande responsabilité » / « c’était
l’aboutissement de tout notre travail dans cette classe »).
1
élève a aimé les exposés de fin d’année (« c’était très
stressant et excitant à la fois »), 1 autre élève aussi mais
cite surtout son propre tableau.
Visites au Louvre
11 - L'exploitation en classe
des visites au Louvre vous semble-t-elle suffisante ?
-
oui : 10
-
non : 2
Si
"non" expliquez pourquoi :
« Les
visites étaient un peu longues, un peu conventionnelles » /
« On parle très peu des visites, c’est-à-dire on ne travaille
pas assez sur les visites qui ont eu lieu ».
12 - Le rythme des visites
vous a-til convenu ?
-
oui : 10
-
non : 2
Si
"non", précisez pourquoi :
« Un
peu trop souvent (mais pas excessif non plus )» / « Ce n’était
pas régulier, on allait parfois au Louvre 3 semaines de suite
et puis plus rien pendant longtemps ».
13 - Quelle visite vous a le
plus intéressé ? pourquoi ?
1
élève ne répond rien.
« La
première car c’est là que nous avons découvert le musée ».
« Celle où nous avons vu les métamorphoses car ce sont des
tableaux avec un aspect mythologique, c’est ce qui m’a plu ».
« La
plupart des visites m’ont beaucoup intéressée mais j’ai eu un
faible pour la visite dans laquelle on a étudié les tableaux
des métamorphoses avec la professeur de Français. Le thème des
métamorphoses me plait énormément, j’adore interpréter ce
style de tableaux ».
« C’est l’exposition sur Babylone car c’était intéressant.
J’ai apprécié le fait qu’on soit libres, ce qui nous a permis
de prendre notre temps et de regarder ce qui nous intéressait.
J’ai appris beaucoup de choses ». Babylone est par ailleurs
cité 2 fois, donc 3 fois en tout.
« La
visite d’un conférencier très sympathique qui nous avait
montré un tableau de Léonard de Vinci (avec la Vierge et Jésus
qui tient une brebis). J’ai été intéressée par les méthodes de
perspective qu’il nous avait appris, de plus il était marrant
et nous faisait dessiner »
« La
visite à Lyon » / « Le voyage à Lyon, car on a découvert plein
de choses tout en s’amusant » / « Le voyage à Lyon. Il m’a
apporté beaucoup de connaissances et d’expériences, et j’ai
aimé passer du temps avec mes professeurs et mes camarades ».
« C’est la visite au laboratoire de restauration des monuments
historiques parce que c’était plus scientifique ».
14 - Que pensez-vous des
visites conférence (présentées par un guide) ?
« Je
n’ai pas trop aimé ces visites » / « Cela dépend des guides.
Certains étaient très intéressants et d’autres ennuyants » /
« Cela dépend du guide » / « Elles étaient bien, peut-être un
peu longues » / « Je pense qu’il ne faut pas en faire trop et
trop longtemps car c’est vite ennuyant » / « Je pense que ça
dépend du guide. S’il est intéressant et qu’il arrive à nous
captiver et à attirer notre attention, je trouve ça très bien,
mais à l’inverse, les conférences peuvent vite devenir
inintéressantes et je trouve ça dommage » / « Les visites
conférence sont bien, mais parfois c’est difficile de
comprendre tout ce qu’ils disent » / « C’était pas mal, mais
un peu long » / « Elles sont trop conventionnelles » /
« Parfois elles ont été ennuyantes. J’ai préféré les visites
faites par nos professeurs (Français, Histoire, Anglais, Arts
plastiques » / « Les conférenciers ont rarement su
m’intéresser au cours de l’année » / « Elles sont souvent trop
longues donc au bout d’un moment on s’arrête d’écouter et on
s’ennuie ».
15 - Que pensez-vous des
visites autonomes (présentées par un professeur) ?
1
élève ne répond rien. « Je les trouve agréables » / « Plus
intéressantes » / « Elles étaient bien » / « C’était plutôt
bien » / « C’était très bien » / « Beaucoup plus agréables et
plus captivantes que celles avec conférenciers » / « Comme
j’ai pu le dire dans la question précédente, elles sont mieux
que celles faites par un guide. C’est peut-être parce qu’on
les connaît, mais en tout cas c’est plus attrayant lorsque
c’est un professeur qui fait la visite » / « Tout aussi
intéressantes que celles d’un guide » / « Les visites
autonomes sont nettement meilleures que les visites conférence
car on peut prendre son temps » / « J’aime beaucoup les
visites autonomes car pour ma part, j’ai trouvé que les
professeurs de cette année disaient des choses essentielles
sans en rajouter. Comme ils étaient plusieurs, on se séparait
en plusieurs groupes et je trouve que c’est une meilleure
méthode d’apprentissage » / « Je pense que c’est mieux qu’avec
les guides car on participe ».
16 - Que pensez-vous des
visites libres ?
« C’est bien, car on nous laisse de la liberté » / « Elles
étaient bien et j’en referais » / « Elles étaient très bien
aussi » / « Je pense que c’est les visites les plus
enrichissantes car il faut s’impliquer et s’intéresser » /
« Ces visites étaient une très bonne idée car ça nous
permettait de nous déplacer seuls dans le musée et en quelque
sorte de nous responsabiliser » / « Les visites libres c’est
bien, surtout pour préparer l’exposé en fin d’année » /
« C’est une bonne initiative » / « Elles sont différentes car
on ne regarde pas l’œuvre de la même façon » / « Les visites
libres étaient très intéressantes, on se baladait et l’on
voyait de belles toiles peu connues » / « Les visites libres
sont intéressantes lorsque l’on a un questionnaire et que l’on
doit trouver certaines choses dans le Louvre. De plus, cela
permet à l’élève de mieux connaître le musée. Mais si on
laisse l’élève sans instructions, c’est ennuyant et il
n’apprend rien » / « Bien mais de temps en temps seulement,
sinon on serait tentés de ne rien faire » / un élève ne répond
rien.
17 – Quels rapprochements
avez-vous fait entre les visites à Lyon et celles au Louvre ?
« Culturel et artistique, le thème des passages » / « Le thème
du passage et son exploitation » / « Un rapprochement sur
l’art et la culture et une continuité dans le projet de cette
classe » / « C’est l’art qui rapprochait les visites à Lyon et
celles au Louvre » / « Un contenu artistique très important »
/ « On a visité des musées » / « On retrouve à Lyon et au
Louvre des peintures d’un même peintre ». Les autres réponses
sont toutes centrées sur le thème du passage.
18 – Que vous a apporté le
voyage à Lyon ?
« Beaucoup de culture et connaître une autre ville » / « Un
peu plus de culture générale » / « Une bonne entente dans la
classe, de bons moments et des connaissances sur Lyon et son
histoire. J’en ai de très bons souvenirs » / « Des
connaissances en plus, que ce soit au niveau historique ou
artistique » / « Le voyage à Lyon m’a beaucoup enrichi
personnellement. J’ai pu découvrir Lyon que je ne connaissais
pas » / « La découverte d’une nouvelle ville » (2 fois) /
« Cela m’a permis de me rapprocher de mes camarades. Cela m’a
apporté des connaissances … Dommage que cela n’ait pas duré
plus de 3 jours !!! » / « Plus de culture et plus de
camaraderie » / « C’était bien. J’ai découvert une ville que
je ne connaissais pas. Nous avons visité des passages et des
musées. Cela m’a fait voyager, découvrir des choses que je ne
connaissais pas ».
Vous et le Louvre
19 - Il vous semble, après vos
nombreuses visites :
-
très bien connaître le Louvre, vous y repérer avec aisance :
2
-
être familier du Louvre, même s'il n'est pas toujours facile
de s'y retrouver :
9
-
être encore un peu perdu, avoir en général de mal à s'y
repérer : 1
20 - Vous avez l'impression,
après une année dans la classe Louvre :
-
de bien connaître globalement le Louvre, ses œuvres, ses
artistes et les styles représentés :
4
-
d'avoir quelques bonnes connaissances sur certaines parties du
Louvre uniquement :
11
-
d'avoir encore une vue un peu superficielle du contenu du
musée : 1
21 - A présent le Louvre est
un lieu :
-
que vous aimez, dans lequel vous vous sentez bien :
11
-
qui vous est indifférent :
1
-
que vous n'appréciez pas particulièrement :
0
Apports de la classe Louvre
22 - Que pensez-vous de
l'ambiance de classe ?
La
classe était très timide en début d’année : « C’était une
ambiance calme mais pas tout à fait apte au travail » /
« L’ambiance était morose, trop calme » / « Elle pourrait être
mieux ! ».
Mais
elle a suivi une progression : « Elle a progressé tout au long
de l’année » / « Elle est assez bonne » / « Je trouve que
l’ambiance est beaucoup mieux depuis le voyage à Lyon » / « La
classe est un peu réservée, mais j’ai trouvé que tout le monde
faisait de son mieux pour s’impliquer au maximum dans les
projets de la classe Louvre. Je trouve dommage qu’il y ait eu
peu de participation venant de nous » / « Il y a une très
bonne ambiance, la classe s’est beaucoup rapprochée lors du
voyage à Lyon » / « Elle était plutôt pas mal » / « Très,
très, très bonne ambiance » / « Au début on était tous un peu
timides mais maintenant qu’on se connaît un peu mieux,
j’adore ».
23 - Peut-on l'attribuer en
partie au projet Louvre ?
-
oui : 8
-
non : 4
24 - Sur quel plan le projet
Louvre vous a-t-il le plus apporté ?
Nombre de fois où la case a été cochée :
a
- scolaire : 3
b
- travail en groupe :
5
c
- lecture d'une oeuvre d'art, d'une image :
11
d
- artistique : 9
e
- culturel : 10
f
- ouverture d'esprit :
6
g
- sens critique : 5
h
- autonomie : 4
i
- amitié, camaraderie :
3
j
- autre (précisez) :
0
3
élèves seulement ont numéroté leurs cases. Voilà leurs
classements :
- 1c,
2 e, 3i
- 1c,
2d, 3e, 4f, 5g
- 1d,
2e, 3f, 4h, 5b
Les suites de la classe Louvre
25 - Globalement, êtes-vous
satisfait d'avoir été dans la classe Louvre plutôt qu'une
seconde classique ?
-
oui : 12
-
non : 0
-
en partie (précisez) :
1 (l’élève n’a donné aucune
précision)
26 - Quelles améliorations
pourraient être apportées ?
« Aucune » (2 fois) / « Un peu moins de visites au Louvre et
un peu plus d’activités Louvre en classe » / « Faire des
voyages à l’étranger » / « Voyage dans d’autres pays et plus
long » / « On pourrait faire d’autres sorties mais ailleurs
que le Louvre » / « Un voyage plus long » / « Il y aura
toujours des choses à améliorer mais là je ne vois rien de
gênant » / « Il faudrait plus de projet de voyage » / « Plus
de travail en groupe (encore) » / « Moins de visites avec
conférenciers. Changer la fréquence des visites (1 semaine sur
2), que ce soit plus régulier ».
27 - Pensez-vous que la classe
Louvre devrait se prolonger en Première ?
-
oui : 5
-
non : 4
-
sans opinion : 3
Si
"oui", précisez sous quelle forme et dans quelle classe :
« La
même forme » / « Peut-être sous une forme d’option et sûrement
dans la classe littéraire » / « En première littéraire en
poursuivant le projet et en approfondissant en cours d’arts
plastiques ». Les 2 autres élèves ayant répondu oui ne
précisent rien.
L'ouverture culturelle
28 - Au cours de l'année, vous
êtes-vous déplacé au Louvre par vous-même ?
-
oui : 9
-
non : 2
Si
"oui", précisez combien de fois :
- une
fois : 1
-
deux fois : 1
-
trois fois : 5
-
« De nombreuses fois » (2) / « Toute l’année »
29 - Au cours de l'année,
avez-vous visité d'autres expositions ou musées par vous-même
?
-
oui : 5
-
non : 7
Si
"oui", précisez lesquels :
« Au
centre Georges Pompidou » / « Centre Pompidou, quai Branly,
musée des arts décoratifs …» / « Divers » / « Notre propre
exposition ! Et des musées lors du voyage à Lyon » /
« Exposition au Maroc ».
30 - Aviez-vous l'habitude de
fréquenter les musées auparavant ?
-
fréquemment : 2
-
parfois : 6
-
rarement : 4
-
jamais : 0
31 - Comptez-vous continuer à
fréquenter les musées à présent ?
-
oui : 11
-
non : 1
-
ne sait pas : 0
32 - Etre capable de lire une
peinture vous semble-t-il un savoir important ?
-
oui : 12
-
non : 0
-
sans opinion : 0
Opinion des proches
33 - Vos parents vous ont-ils
accompagné au Louvre au cours de l'année ?
-
plusieurs fois : 1
-
au moins une fois :
7
-
jamais : 4
34 - Avez-vous discuté avec
vos parents, vos proches du projet Louvre au cours de l'année
?
-
fréquemment : 8
-
parfois : 4
-
rarement : 0
-
jamais : 0
35 - Parliez-vous parfois de
la classe Louvre avec vos camarades du lycée ou vos amis ?
-
fréquemment : 4
-
parfois : 6
-
rarement : 2
-
jamais : 0
Soirée finale au Louvre
36 - Qu'avez-vous pensé de la
soirée finale au Louvre ?
« Malgré le stress du moment, j’ai énormément apprécié.
C’était un moment inoubliable » / « Très bien. Dommage que
l’on n’ait pas pu voir d’autres groupes » / « C’était une
belle soirée et elle s’est passée plutôt bien » / « Elle était
vraiment très bien, même si j’avais le trac au début » /
« Elle était bien » / « Très réussie » / « La soirée finale au
Louvre était très bien. La présentation des exposés,
l’exposition et le buffet se sont très bien déroulés » /
« Très stressant au début puis très satisfaisant à la fin » /
« Très stressant mais aussi très sympathique et convivial » /
« Plutôt bien, il y avait une bonne atmosphère et un bon
buffet » / Très réussi, surtout le buffet » / « C’est une
soirée superbe, enrichissante … qui permet aux élèves
d’acquérir de l’expérience pour les années à venir ».
37 - Comment avez-vous trouvé
l'organisation de cette soirée ?
-
très satisfaisante :
4
-
globalement satisfaisante :
7
-
perfectible : 1
38 - Quels en ont été, selon
vous, les points forts ?
« Les
discours des professeurs étaient satisfaisants et concrets.
Les exposés ont été un point fort selon moi » / « L’apéritif.
Très bon moyen pour réunir les gens autour des œuvres pour
qu’ils en discutent entre eux ou avec les professeurs » /
« Les répétitions en groupe pour les exposés et aussi
l’exposition de nos œuvres » / « L’exposition des œuvres » /
« L’exposition, les spectateurs, le fait de parler devant
beaucoup de monde (vaincre sa timidité). La soirée a été
l’aboutissement de l’année » / « L’exposition de nos
œuvres » / « Les points forts de cette soirée ont été les
exposés et surtout l’exposition » / « L’exposition » (2 fois)
/ « L’exposition, et l’indulgence et la curiosité des
invités » / « Le buffet et l’exposition des élèves » / « Les
exposés et la complicité de certains élèves ».
39 - Quelles améliorations
suggéreriez-vous ?
« Aucune pour l’instant » / « Aucune » / « Des discours moins
longs » / « Je ne sais pas trop, c’était déjà pas mal » / « Je
pense qu’il faudrait prévenir les élèves depuis le début de
l’année de la soirée finale (avec exposition et commentaire
d’une œuvre) pour qu’ils prennent conscience depuis le début
de l’année, qu’ils se préparent longuement à l’avance et
préparent des projets présentables en arts plastiques » /
« Avoir plus d’espace » / « Ajouter peut-être plus d’œuvres à
l’exposition » / « Mieux préparer les élèves à la présentation
de tableaux » / « Plus d’organisation, prendre en compte
l’avis des élèves !! » / « Vider le Louvre pour cette
soirée ».
PROJET PEDAGOGIQUE POUR LA
CLASSE LOUVRE «
ATELIER CULTUREL »
Raisons de
la reconduction
Pour l’établissement scolaire, la classe « Louvre » constitue
un facteur d’attractivité et elle remporte auprès des élèves
qui la composent et de leur famille un réel succès. Sans être
une classe “sélective” elle vise à remplir des objectifs de
motivation et d’éveil de la curiosité artistique chez les
élèves, et sur ce plan elle atteint la plupart de ses
objectifs : la richesse des travaux exposés et des
interventions lors de la soirée finale en témoigne, de même
que les bilans successifs tirés de cette expérience qui dure
depuis maintenant sept ans. Dans un arrondissement très mixte
sur le plan social et dans un établissement qui accueille des
élèves dont beaucoup ont connu un parcours scolaire parfois
chaotique, l’existence d’une classe permettant de se
familiariser avec l’expression artistique, de découvrir de
grandes œuvres, un grand musée, un patrimoine culturel et
artistique est à la fois un atout pour les élèves et pour le
lycée et répond pleinement aux exigences d’un service public
d’enseignement ambitieux pour tous les élèves.
Objectifs
généraux
Ce
projet vise à proposer aux élèves du Lycée Bergson (qu’ils
soient issus du collège ou qu’ils arrivent dans
l’établissement à l’entrée en seconde) la possibilité de
suivre pendant leur scolarité en classe de seconde générale un
« atelier culturel » en étroite collaboration avec le musée du
Louvre. Le premier objectif, d’ordre éducatif, est d’inciter
les élèves à fréquenter de façon répétée et suivie un lieu
aussi prestigieux dans le domaine artistique et culturel que
le Louvre, alors qu’ils sont en général souvent peu familiers
de ces hauts lieux culturels dans leur expérience quotidienne
. Il s’agit aussi de les introduire à la notion de patrimoine
afin qu'ils se sentent chez eux dans un tel lieu. En matière
strictement scolaire, ce projet permet un travail d'équipe
entre les professeurs et facilite une approche
transdisciplinaire, un rapprochement occasionnel ou permanent
entre les programmes imposés et les ressources du Louvre, une
approche par conséquent plus concrète de certains aspects de
ces programmes par le recours à l'étude œuvres plastiques, une
stimulation intellectuelle parallèle à une démarche physique
replaçant les notions abstraites dans un contexte concret pour
les élèves. L'objectif est de rendre l'apprentissage attrayant
et les lieux de culture familiers à des élèves gagnant
progressivement en assurance et en autonomie.
Objectifs
spécifiques
-
Objectif éducatif :
Le
projet vise à rendre familier aux élèves un haut lieu de la
culture artistique de notre pays et du monde, l'art et le
patrimoine. Il doit aussi faciliter l'intégration des élèves
de notre lycée dont beaucoup sont issus de familles
étrangères, ne connaissant pas toujours très bien notre
langue, et connaissant souvent des difficultés sociales qui
constituent pour eux un handicap ou un retard supplémentaire
dans l'accès à notre culture. Il s'agit aussi, à travers la
découverte des chefs-d’œuvre étrangers du Louvre, de faire
connaître, lorsque cela est possible, la culture des élèves
étrangers de la classe à ceux qui ne le sont pas. L'objectif
est d'obtenir un climat favorable à la paix sociale, à
l'entente, à la bonne humeur, en partageant une expérience
commune, toutes origines confondues, la classe étant un
microcosme de la vie sociale extérieure.
- Objectifs
artistiques
Les élèves seront amenés à produire des œuvres personnelles
sur différents supports tout au long de l’année. Leurs
séquences de travail correspondront autant que possible aux
thèmes des visites effectuées par les professeurs au Louvre.
Ils exploreront et s’approprieront ainsi les différentes
formes d’expression plastique. Leurs travaux feront l’objet
d’une exposition dans la mezzanine de l’ “accueil des groupes”
au musée du Louvre, dans le cadre de la soirée de fin d’année.
-
Objectif technique :
Comme les années précédentes, les élèves se verront proposer
des travaux impliquant l'utilisation des nouvelles
technologies. Des travaux de recherche sur ordinateur seront
effectués en cours sous la direction des professeurs. Les
richesses de « Louvre.edu » seront largement exploitées. De
même, reconduisant le dispositif des deux dernières années, un
CD sera réalisé en fin d’année pour rendre compte des divers
travaux effectués pendant l’année. Le projet de création d’un
site de publication (par SPIP) dont l'accès serait limité à la
classe Louvre demeure ; il permettrait aux professeurs et aux
élèves de publier, tout au long de l'année, des textes et des
photos de travaux effectués dans le cadre du projet (travaux
en Arts plastiques, textes étudiés en langues, tableaux
analysés au cours d'une visite, ...) ou des informations
pratiques à l'adresse des familles (dates de visites, œuvres
ou thèmes étudiés, suggestions de musées ou d'expositions
temporaires à visiter, orientation, etc.). Sa mise en œuvre
toutefois pose encore un certain nombre de problèmes. En
attendant, le catalogue de fin d’année réalisé sur CD sera
disponible en ligne à partir du site du lycée.
-
Variété des interventions et autonomie :
Les élèves se rendront régulièrement au Louvre accompagnés de
leurs professeurs. Un certain nombre de visites se feront avec
des conférenciers du Louvre, ce qui permettra de différencier
les modes de transmission du savoir. Le professeur ne sera
plus le seul à dispenser son savoir, la visite ne sera pas un
cours magistral. Les élèves devront apprendre à prendre des
notes dans un contexte différent de celui de la classe, les
gérer tout au long de l’année, et en assimiler le contenu le
mieux possible de manière à en rendre compte à leur tour de
manière autonome. Un certain nombre de visites totalement
autonomes et individuelles seront également prévues.
Structuration du projet
-
Répartition des responsabilités :
L'organisation de la classe mise en place depuis plusieurs
années qui sépare les responsabilités entre le professeur
principal et la coordinatrice des relations avec le musée du
Louvre a donné toute satisfaction. Le départ de Mme Pradeilles,
professeur d'Anglais LVI, investie dans le projet depuis
2002, coordinatrice des relations avec le musée qui vient
d’obtenir sa mutation et de M. Royer, professeur
d'Histoire Géographie, professeur principal dans la classe
Louvre depuis trois ans et dont le poste a été supprimé, qui
assuraient avec la plus grande compétence leurs fonctions
respectives entraînera quelques changements : le professeur d’Histoire-Géographie,
Mme Veillon, se trouvera à la rentrée en situation de
découvrir la classe Louvre et son fonctionnement, mais déjà
engagée dans la réflexion sur le projet, elle pourrait assurer
les fonctions de professeur principal. Le professeur de
Lettres, Mme Etesse, investie dans la classe Louvre les années
précédentes, pourrait prendre utilement le relais comme
coordinatrice des relations avec le musée une année si besoin
était.
En
tout état de cause, l’équipe souhaite que le principe de
répartition des responsabilités soit reconduit pour l’année
prochaine : le Professeur Principal s'occupera de la vie de la
classe, de l'orientation, du relais d'information auprès de
tous les élèves. Le professeur coordonnateur veillera aux
liens entre les disciplines et aux liens entre le Louvre et le
Lycée. Les deux professeurs seront en contact permanent.
-
Importance
du travail en équipe :
La
classe Louvre a toujours eu comme objectif la meilleure
transdisciplinarité possible, pour aider les élèves à se faire
une opinion personnelle à travers des approches différentes et
complémentaires sur un même sujet et pour s'entraîner
eux-mêmes aux exigences du travail en équipe en prévision de
leurs besoins futurs (TPE et surtout études ultérieures). Les
enseignants de lettres, langues et sciences humaines
naturellement engagés dans le projet par les caractéristiques
de leurs disciplines souhaitent que les disciplines
scientifiques aident également les élèves à acquérir la
rigueur nécessaire à l'analyse, y compris dans le domaine
artistique : il nous semble indispensable de faire comprendre
à nos élèves que l'art ne relève pas exclusivement d'une
approche de telle ou telle discipline mais qu'il peut
mobiliser l'ensemble des acquis culturels et des méthodes
d'analyse. L’implication des professeurs de physique-chimie ou
de mathématiques en 2007-2008 montre que de ce point de vue la
réflexion pédagogique a évolué. En 2008-2009, l'effort
d'interdisciplinarité sera poursuivi et étendu en particulier
au professeur d’EPS, ce qui sera favorisé par la nouvelle
organisation de l’enseignement d’éducation physique et
sportive qui verra un professeur spécifique nommé pour chaque
classe de 2nde. Le choix du thème de l’année
reflète d’ailleurs ce souci d’implication du plus grand nombre
possible de disciplines.
Conditions
matérielles de mise en œuvre du projet
au sein de
l’établissement
C’est l’ensemble de la division de Seconde 1 qui est impliqué
dans le projet ; en raison des limitations de sécurité pour
les visites au Louvre, l’effectif de la division est limité à
27 élèves. Tous les élèves de la classe doivent avoir fait
acte de candidature sous forme d’une lettre de motivation
manuscrite au plus tard en début d’année.
Au sein de l’établissement,
pour sa mise en œuvre le projet requiert :
-
une heure hebdomadaire (HSA) d’arts plastiques qui vient
s’ajouter à l’emploi du temps de la classe ; l’heure d’arts
plastiques intégrée dans l’emploi du temps de la classe ne
suffit pas pour faire face aux exigences d’une véritable
exposition au Louvre. Le professeur souhaiterait avoir
les élèves 2h d’affilée afin de faire un travail
construit et de compenser les séances qui peuvent être amenées
à sauter, d’autant plus que nous constatons que la classe, qui
séduisait surtout au début des élèves attirés par un
supplément de culture générale, attire de plus en plus
d’élèves réellement intéressés par la pratique artistique, ce
dont témoigne le nombre d’élèves de la classe qui l’an dernier
par exemple ont suivi l’atelier facultatif de deux heures
hebdomadaires le mercredi après-midi.
-
il paraît également indispensable qu’une heure (HSA)
soit accordée au coordinateur des activités qui fait
la liaison avec le musée du Louvre : la coordination entre les
membres de l’équipe, la préparation – institutionnelle – des
visites, la liaison constante avec les personnels du musée, la
rédaction des réflexions, des bilans, la synthèse des travaux
effectués dans l’année, et même la bonne tenue des comptes
financiers sont autant de tâches très lourdes assurées par le
coordinateur, et sans lesquelles le projet ne trouverait pas
son aboutissement
-
le reste du temps de concertation, très important, et de
préparation pédagogique des visites (reconnaissance au musée,
préparation des questionnaires, documentation personnelle…)
est à la charge des enseignants volontaires. Il serait
souhaitable de disposer d’un volant d’HSE pour
rémunérer les bonnes volontés qui risquent de se tarir, car
même si la classe Louvre offre une réelle satisfaction pour
les enseignants, elle représente aussi une charge de travail
supplémentaire importante.
-
il semble préférable pour l’organisation des visites de
revenir au mode de fonctionnement des années antérieures : les
modules de français et d’histoire-géographie étaient
programmés en parallèle et étaient les seules activités de la
classe (et des professeurs) sur une demi journée, ce qui
permettait de les remplacer par les visites au Louvre autant
que de besoin. De ce point de vue, compte tenu du programme
très lourd de l’enseignement du français en 2nde –
qui pose toutes les bases préparant à l’épreuve de fin de 1ère
– il paraît souhaitable de prévoir une heure
supplémentaire de lettres dans la classe (7 heures
hebdomadaires au lieu de 6h)
L’organisation d’un voyage scolaire paraît enfin un des
facteurs de réussite de la classe ainsi que le montre le bilan
de l’année 2007-2008 qui souligne non seulement le plaisir
qu’y ont pris les élèves mais aussi le déclencheur qu’a
constitué le voyage à Lyon dans leur investissement.
Au musée du Louvre, le
projet met en œuvre :
-
une visite mensuelle en moyenne, soit une réservation
prioritaire pour le lycée Bergson et la mise à disposition, si
nécessaire, d’un conférencier sur le thème retenu. Les autres
visites sont conduites par les professeurs ou faites en
autonomie complètes par les élèves.
-
des ateliers, réalisés dans les locaux et avec le personnel du
musée ; deux ateliers sont programmés en moyenne chaque année,
ainsi qu’un important travail de préparation de l’exposition
de fin d’année à partir du mois d’avril, sous la direction
d’une scénographe attachée au musée du Louvre.
Thème de
travail retenu pour l’année 2008 / 2009
Le corps
Objet d’un questionnement à la fois esthétique, scientifique,
social, historique, le corps apparaît comme un thème propice à
susciter l’intérêt de jeunes lycéens qui sont à un âge où les
interrogations sur la représentation de soi et des autres est
essentielle. Le corps est également apparu à l’équipe
pédagogique comme un thème fédérateur de l’ensemble des
disciplines et susceptible de nombreuses approches directement
liées aux objectifs des différents programmes. La richesse du
thème retenu nécessitera sans doute de “cadrer” les
activités ; la réflexion s’est ainsi engagée autour de deux
perspectives principales :
·
Le corps et
sa représentation
Quelles représentations du corps les artistes - peintres,
sculpteurs, écrivains - mais aussi les scientifiques nous
proposent-ils ? Quel rapport la représentation du corps
entretient-elle avec les sociétés qui les produisent ?
Cette première perspective permettra de travailler sur l’image
que l’on a - que l’on construit - de soi et des autres. A
travers des thèmes comme le portrait ou l’autoportrait, le
blason et le contre blason, par exemple, cette première
approche, combinant plus particulièrement les arts plastiques,
les langues et les lettres, permettra de s’interroger sur la
représentation de soi et des autres. En anglais par exemple,
le professeur pourra étudier la vision du corps donnée par les
artistes de l'époque élisabéthaine, ainsi que la notion de
corps à l'époque victorienne, à travers l'étude de quelques
passages romanesques, des sœurs Brontë à Thomas Hardy et en
s'appuyant sur des tableaux du Louvre.
Dans une approche plus historique et plus sociologique, le
questionnement sur la représentation du corps conduira
également à s’interroger sur la problématique des normes et
des stéréotypes. L’association naturelle avec les SVT ou l’EPS
enrichira la réflexion.
·
Le corps et
son expression
Dans une approche plus sensible, on pourra également
s’intéresser à la façon dont la représentation du corps
traduit les sentiments, les émotions. Les professeurs de
langue pourront ainsi faire réviser le vocabulaire de la
description physique, des gestes et des sentiments, à partir
de tableaux ou de textes liés à des tableaux. Outre les
multiples œuvres plastiques et littéraires qui pourront être
étudiées (on peut songer par exemple à la posture des corps
romantiques), cette deuxième perspective mettra
particulièrement à contribution le professeur d’EPS à travers
un travail sur l’expression corporelle.
BUDGET PREVISIONNEL
CLASSE « LOUVRE » - 2008-2009
|
Estimation des moyens nécessaires en termes financiers
Cette
estimation s’appuie sur les dépenses engagées en 2007-2008. Même
s’il n’y a eu que 16 élèves dans la classe en 2007-2008 au lieu
des 26 élèves que compte d’habitude la classe, celle-ci reste
ouverte pour un effectif de 27 élèves, base sur laquelle sont
fondées l’estimation suivante qui prend en compte la nécessité
de dédoubler la classe dans certains départements du Louvre et
pour certaines visites.
|
Estimation des dépenses liées aux visites payantes au Louvre |
|
- 5 ou 6
visites conférences
5 ou 6 x
53 €………………………………………………………………
|
entre 265
et 318 € |
|
- 2 ou 3
ateliers
1 ou 2
intervenants x 53 €………………………………………………..
|
entre 106
et 318 € |
|
Préparation et mise en œuvre de la soirée finale |
|
-
ateliers pour préparer la soirée finale
5 x 53
€…………………………………………………………………… |
265 € |
|
-
Matériel nécessaire pour l’organisation de la soirée finale
·
Cartons d’invitation à la soirée finale (faits
à partir des travaux des élèves et distribués après l’un des
ateliers de préparation à la soirée finale, ils font partie
du matériel pédagogique) et CD reprenant les travaux
pédagogiques de l’année (avec leur pochette)…………………
·
Matériel servant à la mise en valeur des œuvres
(affichage de textes explicatifs
notamment)…………………………………………………... |
environ
140 €
environ
100 €
|
|
-
Contribution du lycée au buffet organisée lors de la soirée
finale…….. |
environ
100 € |
|
TOTAL……………………………………………………………………….
|
entre 976 et 1241 € |
Quelques dépenses
supplémentaires à prévoir
-
L’organisation d’un éventuel voyage occasionne également
quelques dépenses supplémentaires en visites pédagogiques
(environ 15 euros en moyenne) qui sont à la charge des
familles, mais qui sont en réalité directement liées aux visites
effectuées au Louvre
- Une
éventuelle sortie dans un autre musée (ou une salle de
concert, ou un spectacle – on peut penser par exemple à un
spectacle de danse en lien avec le thème du corps retenu cette
année) implique parfois un coût supplémentaire.
Estimation des moyens
nécessaires en termes d’heures d’enseignement
- Le travail
fourni en arts plastiques et la réalisation des œuvres produites
par les élèves ainsi que leur exposition est rendue possible par
la mise en place d’une heure de cours d’arts plastiques prise
sur la DHG ; pour faire face aux exigences du travail proposé
aux élèves, il serait souhaitable que le professeur d’arts
plastiques dispose d’une HSA supplémentaire.
- La
concertation particulièrement importante dans cette classe et la
préparation pédagogique des visites (reconnaissance au musée,
préparation des questionnaires, documentation personnelle…), de
même que la rédaction du projet, des bilans, des réflexions
faite par le coordinateur du projet nécessite que soit débloqué
un volant d’heures supplémentaires (HSE).
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