Analyse
comparative de la répartition des temps de travail du poste de
coordination (décharge de direction) à
l’école VITRUVE -
Eléments d’évaluation des effets du poste de coordination
Année
scolaire 2009 2010
SOMMAIRE
I/ Avant propos
II/ Introduction
III/ La problématique
IV/
L’objet d’étude
·
Les données
V/ L’analyse des données
·
Les temps
de travail
·
La
répartition des temps de travail
§
La Ville de PARIS
o
La fonction pédagogique
§
Les interventions devant enfants
§
Les interventions sans enfants
VI/ Synthèse
·
La
réussite des enfants
·
L’école et
ses usagers
ANNEXES
I/ Avant propos
L’école Vitruve opère sur
un principe d’organisation collégiale et s’appuie sur des
modes d’action qui sollicitent le roulement des
responsabilités et la répartition des tâches…Ce principe et
ses modes participent d’un redimensionnement et d’une
rédéfinition de la structure administrative révélés notamment
au travers du poste dit de « coordination ».
Ce
poste, qui est une traduction structurelle du fonctionnement
particulier de l’école, correspond au poste de décharge de
direction. Il est assumé au sein de l’équipe des instits, par
roulement, pour une durée d’un an. S’il recouvre les
attributions classiques des directeurs d’école de l’académie
de Paris dans leurs fonctions administratives, pédagogiques et
relationnelles et sociales, il possède ses caractéristiques
propres, dont l’une est qu’il s’intègre au sein d’une
organisation collégiale d’école dont l’instance de régulation,
de contrôle de l’action et de décision est l’équipe elle-même
et sa traduction opérante : la réunion hebdomadaire de
l’équipe des maîtres.
Que ce
mode de « gouvernance » de l’unité école soit appréhendé et
définit par les autorités académiques parisiennes sous le
terme de « fonctionnement particulier » n’est pas le moindre
des paradoxes.... Quoi de plus conforme aux textes fondateurs
de l’école publique que le mode d’organisation d’une école qui
s’appuie sur les réunions de son conseil des maîtres et qui
privilégie l’approche « coordonnante » du poste de décharge de
direction…
A cet
effet nous citerons un extrait de la circulaire du 15 janvier
1908 relative au « conseil des maîtres dans les écoles
primaires » : « L’école est une, quel
que soit le nombre de ses maîtres, et tout enseignement est
une collaboration : collaboration des maîtres entre eux en vue
de la formation intellectuelle et morale de l’enfant. (…) Il
n’est pas de conception plus fausse, plus étrangère à nos
principes d’égalité et de bonne confraternité que celle qui
maintiendrait le directeur et ses adjoints dans un isolement
mutuel, le premier concentrant en sa personne toute la vie
administrative et pédagogique de l’école, les seconds réduits
à une obéissance étroite et bornant leur activité à enseigner
suivant des méthodes et des principes acceptés sans discussion
et sans foi et imposés d’autorité. L’unité ainsi obtenue
frapperait par avance l’enseignement de stérilité ; pour être
féconde, l’harmonie doit être faite de l’accord de toutes les
bonnes volontés s’employant à l’œuvre commune. »
Malgré tout, en juillet
2006, c’est bien pour assurer la pérennité et la légitimité de
ce principe d’organisation collégial, et de sa traduction en
terme de poste de coordination,
que l’école Vitruve a du s’engager au sein d’un projet
expérimental et innovant au titre du L34…
Après trois années de
travail, marquées par la reconnaissance institutionnelle de la
valeur, de l’intérêt du projet de l’école Vitruve, il a semblé
intéressant à l’équipe d’interroger les impacts de son
organisation à travers une recherche des effets du poste de
coordination.
Il est bien évident que ce
travail vaut pour aussi pour contribution à un moment ou se
cristallisent les débats autour de l’évolution des postes de
direction des écoles primaires. Une contribution à revers des
évolutions actuelles, qui suivant les lignes de plus grande
pente des tendances sociétales et institutionnelles, croit
voir la solution dans le renforcement des modes d’organisation
hiérarchisés, cloisonnés et compétitifs quand les enjeux
éducatifs à venir s’anticipent autour des problématiques du
collectif, de la coopération, de l’entraide, de la mise en
réseau, de la globalité, de la complexité…
II/ Introduction
Au
cours de l’année 2008 2009, l’équipe Vitruve a défini et mis
en place les éléments d’une démarche de recherche évaluative
interne des effets de son action.
Cette
expérimentation de l’évaluation se proposait d’explorer trois
champs d’investigations : le champ des résultats scolaires des
enfants notamment par des analyses comparatives aux
différentes évaluations nationales, le champ du service rendu
au public dans le cadre du service public de l’Education
nationale avec l’estimation des effets du côté des usagers
parents et enfin celui du champ économique avec la recherche
d’éléments d’économies directes ou indirectes générés par
l’organisation collégiale.
Ce
cadre évaluatif tridimensionnel est directement inspiré des
recommandations du Livre Vert sur l’évolution du métier
d’enseignant remis le 4 février 2008 au ministre de
l’Education nationale suite à la lettre de mission du 20
septembre 2007 qui a initié les travaux de la commission sur
l’évolution du métier d’enseignant. Ce rapport est
consultable dans son intégralité en ligne.
Ci-dessous, on trouvera le paragraphe relatif à la typologie
de l’évaluation préconisée par les auteurs du rapport.
4)
Une condition indispensable : une évaluation fiable des
établissements et des écoles
Plus
libres de leurs organisations, les établissements devraient
être plus comptables de leurs résultats et de leurs
performances. (...) Cette évaluation devrait être globale et
conduire à rendre compte aux « usagers » de la qualité de
l’Ecole. C’est en effet «
une
évaluation en profondeur des établissements qui [devra
être]disponible pour les familles
» que
le Président de la République et le Premier Ministre
demandent au Ministre de l’Education nationale dans la
lettre de mission qui lui a été adressée la performance de
l’établissement qu’il faudrait évaluer : si l’on reprend la
typologie des indicateurs des projets annuels de performance
de la loi de finances, du point de vue des citoyens,
il s’agirait de la « performance pédagogique » qui
s’apprécie par le biais des résultats ou, pour être plus
juste, des progrès des élèves de l’établissement. Du
point de vue des usagers, il faudrait prendre en compte
la qualité du service qui leur est rendu, ce qui inclut la
qualité de l’enseignement et de la vie scolaire, celle de
l’accueil des élèves et de leurs parents, ainsi que la
qualité de toutes les prestations délivrées par
l’établissement et celle des relations qu’il entretient avec
tous ses partenaires. Du point de vue du contribuable
(contribuable national et contribuable local, puisqu’ils
participent l’un et l’autre au financement), l’efficience de
l’établissement, c’est-à-dire le rapport entre ses résultats
et les moyens qu’il mobilise pour les atteindre, devrait
entrer en ligne de compte.
C’est
dans ce cadre et en investissant le champ de ces trois
dimensions que s’inscrit ce travail d’étude plus
particulièrement axé sur le poste de coordination, de sa
nature, de ses fonctions et de ses effets.
II/ La problématique
Elle
porte à la fois sur les recherches d’impacts de la spécificité
organisationnelle collégiale sur le poste de décharge de
direction et aussi sur les effets provoqués sur la structure
par la redéfinition du poste. Elle peut se définir en termes
de questionnements par champs d’action. Elle s’inscrit dans le
cadre de la typologie évaluative tridimensionnelle présentée
ci-dessous.
En
quoi le fonctionnement collégial Vitruve opère au niveau école
une modification en termes de temps, de situations et d’objets
de travail du poste de décharge de direction et contribue à
produire et à redéfinir des réalités organisationnelles,
relationnelles et économiques à impacts positifs ? En quoi
est-il possible d’en mesurer les effets ?
1.
En quoi ces
redéfinitions des fonctions organisationnelles du poste de
direction contribuent à produire des situations propres à la
réussite des enfants ?
2.
En quoi ces
redéfinitions contribuent à créer des conditions d’efficacité
de la fonction en termes de relations institutionnelles entre
l’école et son public ?
3.
En quoi ces redéfinitions des champs d’action
de la fonction ont des répercussions économiques en termes de
valeur ajoutée et d’économie pour les finances publiques ?
III/ L’objet d’étude
L’objet d’étude porte sur
une analyse de la répartition du temps de travail du
coordinateur adulte délégué annuellement et par roulement sur
le poste de décharge de direction par l’équipe Vitruve.
En janvier 2009,
l’équipe a soumis à Mme Odile GAUTIER-PEYZSINKI, inspectrice
stagiaire, chargée du suivi L34 par la circonscription 20A
durant l’année 2008 2009, l’idée d’une enquête comparative des
répartitions des temps de travail entre l’école Vitruve et des
écoles à fonctionnement de direction dit classique appartenant
à la circonscription 20A.
4 directeurs et directrice
ont accepté de participer à l’enquête : celle et ceux de
l’école élémentaire 8 FONCIN, l’école élémentaire 9 LESSEPS,
l’école élémentaire 9 BRETONNEAU et l’école élémentaire 103
GAMBETTA.
Les caractéristiques
structurelles des écoles participant à l’enquête étaient
comparables en termes d’effectifs au moins pour 9 LESSEPS
(224 enfants 8 classes 9 postes) et 8 FONCIN (263 enfants 11
classes 12 postes). Les écoles 9 BRETONNEAU (303 enfants 11
classes 12 postes) et 103 GAMBETTA (404 enfants 15 classes 16
postes) définissant des structures à taille plus conséquentes.
La
structure de l’école VITRUVE (242 enfants 9 classes 10 postes)
est relativement en deçà de la structure moyenne de
l’échantillon des 4 écoles (293 enfants 11 classes, 12
postes).
·
Les données
L’enquête s’appuyait sur un
tableau élaboré par l’inspectrice stagiaire et communiqué aux
4 directeurs ainsi qu’à la coordination de l’école Vitruve. Le
document déclinait en items numérotés les tâches et les
objets de travail répartis entre les trois fonctions de
direction : fonction administrative, fonction pédagogique et
fonction relationnelle et sociale. Les documents ont été remis
aux directeurs et recueillis entre mai et juin 2009.
L’ensemble des enquêtes a été confié à l’équipe Vitruve en
juin 2009. Ils figurent en annexe au présent document.
La nature et les choix qui
ont présidé à la conception du tableau de recensement des
temps de travail ne sont pas sans influence sur les résultats
bruts de l’enquête notamment dans le domaine de la fonction
administrative.
Ainsi la non prise en
compte de la spécificité du poste de décharge de direction et
l’absence d’items permettant le recensement précis des temps
de travail générés par la gestion et les collectes de la
cantine, des études, des ateliers bleus empêchent une
estimation précise de la répartition des temps de travail au
service de la Ville de PARIS.
·
La méthode
Elle se
base sur une analyse comparative différentielle des 5 enquêtes
portant sur la répartition du temps de travail de 4 directeurs
d’école de la circonscription 20A (8 FONCIN, 8 BRETONNEAU, 103
GAMBETTA, 9 LESSEPS) et de la coordination de l’école VITRUVE
pour l’année scolaire 2008 2009. L’ensemble des données des
enquêtes est consultable en annexe.
Elle
s’appuie sur des mises en comparaison des temps de travail,
des temps par répartition par fonction et l’analyse de la
nature, de la durée, des champs d’action de la direction dans
ses relations institutionnelles avec les interlocuteurs locaux
de la CAS 20 et de la Mairie de PARIS ainsi que la nature, la
durée et la fréquence des interventions pédagogiques directes
et indirectes auprès des enfants.
VI/ L’analyse des
données
Elle
repose sur la compilation des données organisationnelles et
horaires portés dans les tableaux fournis par les 4 directeurs
et la coordination de l’école Vitruve. Les disparités d’unités
de calcul dues à l’absence d’indication initiale d’unité de
mesure horaire commune et l’énumération apparemment restreinte
des items ont nécessité une retraduction des données dans le
cadre du tableau initial en incluant les nouveaux items de
temps de travail pointés par les directeurs et en lissant et
homogénéisant au mieux les disparités d’unités de mesures de
temps, notamment en imposant comme unité comparative le choix
de l’horaire annualisé (h/an) et le temps de travail sur temps
de service.
L’homogénéisation des mesures de temps prend appui sur des
équivalences précisées ci-dessous.
1an =
36 semaines
1 an =
10 mois
1
semaine = 4 jours*
1
semaine = 39h
* dans le cadre habituel de
fonctions liées au service ou 5 jours si la précision est
apportée.
Il
existe une très grande disparité dans les techniques utilisées
pour remplir le tableau de données de l’enquête. Si pour le
cas du 8 FONCIN et du 9 LESSEPS les items sont annotés de
façon exhaustive, précise et respectueuse du cadre en
permettant un calcul homogénéisé satisfaisant, en revanche
pour le 103 GAMBETTA et le 9 BRETONNEAU la situation est plus
complexe.
Pour
l’école 103 GAMBETTA les indications sont globales par type de
fonction et définissent une valeur hebdomadaire haute et
basse. Le choix fait a été celui de la valeur moyenne
hebdomadaire rapportée à l’année.
Pour
l’école 9 BRETONNEAU, les indications de répartition sont
certes succinctes, mais surtout divergentes voire
contradictoires avec le cadre horaire de travail de la
directrice dont on peut estimer malgré tout le temps de
travail de service à 40 heures hebdomadaires et sa répartition
en pourcentage par type de fonction à 50% pour la fonction
administrative, 30% pour la fonction pédagogique et 20% pour
la fonction relationnelle et sociale.
Enfin, il existe des
différences notables de choix d’affectation par fonction de
certains items de travail. Le cas le plus flagrant concerne
les temps de travail liés aux relations avec les personnels de
la Ville de PARIS, tantôt comptabilisés dans la fonction
administrative, tantôt dans la fonction relationnelle et
sociale. Il n’a pas été opéré d’alignement parce que le
document de l’enquête était, à l’origine, mal conçu, car
incomplet dans le relevé des items. Notamment, en ce qui
concerne le régime particulier de la fonction de direction
dans l’académie de PARIS, du fait des tâches administratives
au service direct de la Ville de PARIS.
·
Les temps de
travail
Les
temps de travail sont globalement comparables. Ils définissent
un temps moyen annuel de 1325h pour l’ensemble des enquêtes
dans les 4 écoles. Ils oscillent entre des valeurs basses (990
h annuelles pour le 8 FONCIN), hautes (1602 h annuelles pour
le 103 GAMBETTA) et des valeurs intermédiaires (1305h
annuelles pour le 9 LESSEPS et 1403h annuelles pour le 9
BRETONNEAU).
Le temps de travail de la coordination de l’école VITRUVE
(1130h annuelles) se situe autour de la valeur moyenne (1286h
annuelles).
A
titre de comparaison un temps de travail hebdomadaire de 39h
correspond à 1404h annuelles. Pour information, le temps de
travail légal maximum d’un fonctionnaire est de 1600h
annuelles.





Si on observe les
répartitions des temps de travail par fonction,
l’analyse fait apparaître des temps moyens annuels pour FI de
723h annuelles, FII de 314h annuelles, et FIII de 287h
annuelles.
Les répartitions des temps
de travail oscillent pour FI entre des valeurs basses (436h
annuelles pour 103 GAMBETTA) et hautes (1023h annuelles pour 9
LESSEPS) et intermédiaires (683h annuelles pour 8 FONCIN et
702h annuelles pour 9 BRETONNEAU).
Elles se répartissent pour
FII entre des valeurs basses (174h annuelles et 178h annuelles
pour, respectivement, 9 LESSEPS et 8 FONCIN) et hautes (420h
annuelles et 486h annuelles pour 9 BRETONNEAU et 103
GAMBETTA).
Elles se situent pour FIII
entre des valeurs basses (108h annuelles et 129h annuelles
pour, respectivement, 9 LESSEPS et 8 FONCIN), intermédiaire
(281h annuelles pour 9 BRETONNEAU) et haute (630h annuelles
pour 9 GAMBETTA).
La répartition du
temps de travail de la coordination de l’école VITRUVE est
atypique. Le temps de travail FI (308h annuelles) est
bien en deçà de la moyenne. Le temps FII (588h annuelles) est
bien au-delà de la moyenne. Le temps FIII (234h annuelles) est
le seul comparable.
Dans la mesure où le
temps de travail global est relativement comparable aux temps
de travail des autres directeurs des 4 écoles, voire même
moindre… Il s’agit bien d’une reconfiguration de la
composante horaire du poste de décharge de l’école VITRUVE.
Elle s’accompagne d’un effet vase communicant en transférant
des temps de travail de la fonction administrative vers la
fonction pédagogique et le relationnelle et sociale.
La répartition des temps de
travail de 103 GAMBETTA est aussi interrogeante. Les
répartitions sont sensiblement équilibrées en pourcentage et
en valeur absolu dans les trois fonctions au contraire des 3
autres écoles de l’échantillon…
·
La
répartition des temps de travail
L’analyse des répartitions des temps de travail des directions
des 4 écoles fait apparaître des termes structurels
convergents dans l’échantillon comparatif. La répartition des
temps semble s’articuler sur un mode de pondération par
fonction que l’on peut résumer par la formule « deux tiers
/ un tiers ». La fonction administrative accaparant
environ, voire au moins deux tiers du temps de travail, le
tiers du temps restant se partageant entre fonction
pédagogique et fonction relationnelle et sociale.




Seule l’école 103 GAMBETTA
échappe à la règle en définissant son action dans une
répartition équilibrée sur le mode trois fois un tiers avec en
conséquence une redistribution en terme absolu d’une quantité
de temps plus conséquente sur les fonctions pédagogiques et
relationnelles et sociales que les trois autres écoles.
Certes…
…Mais le cas du 103
GAMBETTA est malgré tout particulier... Certes, le directeur a
opéré un transfert des temps de travail de gestion des
personnels de la Ville de PARIS de FI vers FIII, diminuant
d’autant le temps de travail de la fonction administrative.
Mais surtout…
…L’école a bénéficié, au
moins durant l’année de l’enquête, en 2008 2009 d’un poste
supplémentaire d’EVS administratif attaché directement à la
direction d’école. Dans quelle mesure la présence et le
travail de cet EVS administratif n’a t-il pas provoqué une
redistribution des temps du travail de la direction, avec pour
conséquence un allègement du temps de la fonction
administrative ?
Si l’hypothèse avait pu
être éprouvée et vérifiée… Alors, le rééquilibrage des
fonctions de la direction de l’école et la redistribution des
quantités de temps (heures/an) vers les actions pédagogiques
et relationnelles et sociales auraient un coût. Celui du poste
supplémentaire d’EVS administratif…
L’école VITRUVE quant à elle, et sans coût supplémentaire,
opère sur un mode de répartition en inverse du mode
« deux tiers / un tiers ». Ce sont les fonctions pédagogiques
et relationnelles et sociales qui représentent les deux tiers
du temps de travail contre un tiers pour la fonction
administrative.

Il s’agit là d’un
redimensionnement complet de la nature et du fonctionnement du
poste de décharge de directeur. Cette redéfinition n’est
rendue possible que parce qu’elle s’opère dans le cadre d’une
vision structurelle globale et qu’elle s’appuie sur des outils
et des modes de répartition des tâches et des fonctions au
sein de l’équipe. Y compris sur le poste de décharge de
direction…
On est
bien là dans une problématique de dépassement. Dépassement du
cloisonnement restrictif qui lie le poste à un personnel, qui
attache un directeur à un poste de décharge de direction,
comme un instituteur à sa classe. Dépassement d’horizon, qui
restreint les champs d’action à la simple multiplication de
l’unité classe, quand l’unité de référence d’apprentissage se
pense à l’échelle de l’école…
…Une
école vécue pensée et actée comme un lieu et une unité
cohérente d’apprentissage et de travail et non comme une
juxtaposition atomisée et parcellisée d’opérateurs éducatifs
confinés dans l’horizon fermé de la classe ou du bureau… quand
les enjeux actuels de l’école nécessitent une projection
collective, une mise en réseau cohérente et démultipliée des
moyens et des actions.
·
Les graphiques comparatifs de la répartition
des temps de travail
Les graphiques comparatifs
proposent une présentation globalisée des répartitions des
temps de travail par pourcentage et sur la base de la
dispersion en trois fonctions. Les données agrégées par
fonction sont celles portées dans les tableaux de l’enquête
sans qu’il se soit opéré de glissement de temps de travail
d’une fonction à l’autre.





·
La nature des
temps de travail
§
La Ville de
PARIS
Le
rapport
de l’Inspection générale, publié en septembre 2004, portant
sur l’évaluation de l’enseignement dans l’Académie de PARIS,
rappelait le statut particulier du poste de décharge de
direction des écoles parisiennes et notamment les liens
étroits qui lient la fonction avec la Mairie de PARIS.
2.3.3. Les
rémunérations complémentaires et divers avantages
« Outre la décharge
entière de service qui concerne presque tous les directeurs
de Paris, ceux-ci bénéficient de divers avantages
complémentaires. Il y a d’abord ceux qui relèvent de leur
statut de fonctionnaires d’État et qui sont les mêmes que
pour leurs collègues de province. Mais les directeurs
perçoivent également, de la part de la Ville de Paris, des
traitements accessoires, souvent conséquents, recensés dans
un bulletin de salaire distinct.
C’est
dans le domaine de ces « traitements accessoires »,
qui concernent, pour l’école VITRUVE, la gestion au service de
la Mairie de PARIS de la cantine, de l’étude et des ateliers
bleus que cette délégation, liée à la nature du fonctionnement
de l’école VITRUVE, s’avère particulièrement opérante.
En
effet, la gestion et la collecte de la cantine, de l’étude et
des ateliers bleus est rebasculé intégralement sur l’équipe,
ce travail étant dans ces trois domaines répartis et pris en
charge par trois instits de l’école hors temps scolaire.
Cette
« sous-traitance » s’opère aussi dans le domaine de la
passation et du suivi des commandes de fournitures auprès de
la Ville de PARIS délégué à un quatrième instit de l’équipe.
Enfin,
la prise en charge éducative globale des temps de l’enfant par
l’équipe des instits sur tous les temps de la journée a pour
effet de restreindre à l’unité le nombre des personnels de la
Ville de PARIS intervenant respectivement dans le cadre des
interclasses du midi ou des études du soir. D’où une absence
quasi complète de temps de gestion des personnels d’animation
de la Ville de Paris.
Il s’agit là d’un processus « d’externalisation » …en interne
des tâches et des fonctions administratives. Cette ventilation
des prises en charges diverses liées aux services à la Mairie
de PARIS dégage une quantité horaire annuelle qui correspond à
un dégagement de temps net pour la coordination de l’école
VITRUVE.
Il est possible de
l’estimer en « creux » par comparaison en évaluant les
quantités horaires de travail assurées par les directions des
4 écoles au service des actions de gestion et de collecte
financière générés par les temps d’interclasses et
péri-scolaires au service de la Mairie de PARIS.
Le
calcul global de ces temps de travail pour l’ensemble des
écoles est diversement réalisable. Il est possible avec une
relative précision pour l’école 8 FONCIN, relativement
envisageable pour l’école 9 LESSEPS et estimable globalement
pour l’école 9 BRETONNEAU. Il est impossible à calculer pour
l’école 103 GAMBETTA, qui n’a fourni aucune donnée à ce sujet…
Pour
l’école 8 FONCIN, il s’élève à 290 heures annuelles. Pour le 9
LESSEPS, il s’évalue à 100 heures annuelles. Enfin pour 9
BRETONNEAU, sur la base des annotations portées sur l’enquête,
il peut s’estimer à 432 heures annuelles en hypothèse haute.
Enfin,
il est possible d’élargir le champ de comparaison au-delà de
l’échantillon des 4 écoles sollicitées en consultant le
rapport de l’Inspection Générale sur l’évaluation de
l’enseignement dans l’académie de PARIS
Dans ce
document, l’Inspection générale évaluait pour sa part, après
étude et consultation des agendas, le temps de travail des
directeurs dévolu à la Mairie de PARIS à environ 25 à 30% du
temps de travail global alors que ces derniers l’estimaient à
environ 50%, et ce UNIQUEMENT sur le traitement
administratif des services de cantine et d’études, sans
prendre en compte la gestion des personnels d’animation
générés par ces mêmes services, ni la passation des commandes
de fournitures....
Si
on se base sur un temps de travail hebdomadaire moyen de 39h,
cela représente, en cumul annuel, une quantité horaire
comprise entre 350h et 420h. Voire, 700h si on se base sur les
déclarations des directeurs d’école.




En tout
état de cause, il s’agit d’une quantité horaire conséquente
que l’école VITRUVE dégage, par le fait d’une organisation de
type collégiale et répartitive, au profit du poste de
coordination.
Et
c’est dans les domaines pédagogiques et relationnels et
sociaux que cette quantité horaire est directement reversée
et réinvestie, comme le préconisait par ailleurs le rapport
de septembre 2004 de l’Inspection générale dont l’extrait
ci-dessous, consacré aux directeurs d’école de l’académie de
Paris mérite relecture attentive…
2.3. Les directeurs
d’école
2.3.1. Les directeurs
au service de la Ville de Paris
« Les directeurs des écoles
de l’académie de Paris bénéficient d’un régime de décharge de
service supérieur à tous leurs collègues français : plus de 97
% d’entre eux qui dirigent une école de cinq classes ou plus
bénéficient d’une décharge totale d’enseignement tandis que 16
directeurs, dans des écoles de moins de 5 classes, bénéficient
seulement d’une demi-décharge.
Ce régime particulier a,
entre autres caractéristiques, celle d’être hors norme au plan
national et de traiter de la même manière un directeur d’une
école de 5 ou 6 classes et celui qui en dirige une de 10, 15
ou 19 classes. C’est d’ailleurs l’un d’entre eux, chargé d’une
très grosse école, qui a récemment demandé à être déchargé de
ses fonctions administratives et à revenir au lot commun
national. La Mairie va reprendre en charge ses affaires pour
les confier à un personnel administratif dédié, ce qui
manifeste donc bien que le retour à une situation ancienne est
statutairement possible.
C’est la Ville de
Paris qui finance la différence de régime des directeurs pour
un coût annuel de 13 M. d’euros. La raison officielle en est
la prise en charge par ces fonctionnaires de tâches
administratives qu’ils accomplissent pour la commune.
Ce rôle (décompte des
effectifs, services de cantine, services d’études, récolte
d’argent, etc.) que pourrait exécuter un agent administratif
pèse d’un poids singulier dans l’activité des fonctionnaires
de catégorie A que sont les directeurs. Tous ceux qui
ont été interrogés ont déclaré que leur activité pour le
compte de la Ville n’occupait pas moins de 50 % de leur temps
de travail. La mission a étudié de manière approfondie la
réalité de telles affirmations. L’examen précis des agendas et
des tâches particulières fait apparaître, en fin de compte,
une occupation moyenne d’environ 25 à 30 %, selon les cas, du
temps de travail des directeurs.
C’est sans doute
l’accumulation de ces travaux sur certaines périodes
particulières qui fait penser aux directeurs qu’ils sont
davantage mobilisés par la ville que ce n’est le cas. En
effet, la mission a vérifié qu’à d’autres périodes de
l’année le travail était bien moindre.
Cette situation peut toutefois entraîner
plusieurs conséquences négatives :
elle place tout d’abord les directeurs dans une relation de
forte dépendance à l’égard de la Ville alors qu’avant d’être
à son service ils sont des fonctionnaires appartenant à la
chaîne hiérarchique de l’Etat ; elle leur donne un pouvoir
administratif très important dans la vie de l’école qu’ils
dirigent ; elle tend à ce que les directeurs
privilégient leurs tâches administratives aux dépens de leur
responsabilité pédagogique ; elle incite certains
d’entre eux à établir une relation distante vis-à-vis de
leur IEN et de l’institution de l’éducation nationale en
général. »
Enfin,
le calcul GLOBALISE des répartitions des temps de travail
consacrés à l’ensemble tâches référencées Ville de Paris et
Education Nationale révèle le différentiel entre les quantités
horaires et souligne le cas atypique de répartition des écoles
VITRUVE et LESSEPS.




o
La fonction pédagogique
La composition des temps de
travail de la fonction pédagogique révèle, pour les trois
écoles ayant rempli le questionnaire avec précision, des
différentiels de répartition marqués. Ces différentiels
portent sur la nature des tâches (selon qu’elles se déroulent
devant ou sans enfants) et sur les modes de répartition des
temps. Ainsi, il est vraisemblable qu’il se soit opéré des
glissements de temps (gestion des Aides Personnalisées et des
Accompagnements Educatifs) de la fonction pédagogique vers la
fonction administrative.



§
Les
interventions devant enfants
La consultation des
différents tableaux de l’enquête montre des situations très
contrastées entre les 4 écoles de l’échantillon et l’école
VITRUVE. Au regard des masses horaires annuelles consacrées à
la fonction pédagogique les écarts en valeur sont conséquents
(588h pour l’école VITRUVE) au regard des valeurs des 4 écoles
témoins (174h, 178h, 420h et 486h pour, respectivement l’école
9 LESSEPS, 8 FONCIN, 9 BRETONNEAU et 103 GAMBETTA).


Mais le contraste se
révèle être plus important si on procède à un distinguo au
sein de la fonction FII entre les temps de travail pédagogique
hors enfants et les temps de travail pédagogique devant
enfants.
Ainsi, à l’école VITRUVE, la coordination assure 98% du temps
de la fonction pédagogique devant enfants, soit 576h. Il est
supérieur de 500h à la seule école de l’échantillon qui
déclare un temps d’intervention pédagogique devant enfants.
Pour comparaison, il est de
43%, soit 76h pour la direction de l’école 8 FONCIN et déclaré
comme inexistant dans les trois autres écoles 9 LESSEPS, 9
BRETONNEAU et 103 GAMBETTA…


Si on
souhaite ouvrir un champ de comparaison plus large, il pas
inutile de relire l’extrait suivant issu du rapport de
septembre 2004, précédemment cité, de l’Inspection générale au
sujet de l’évaluation dans l’académie de PARIS, qui consacre
un paragraphe à propos de l’action pédagogique des directeurs
d’école…
« 2.3.2. Le rôle
d’animation et de pilotage pédagogique des directeurs
Ce rôle est très
diversement assumé par les directeurs et les visites
effectuées par la mission, de même que les observations des
IEN et des maîtres eux-mêmes, ont confirmé l’extrême
variabilité de l’engagement pédagogique de ces responsables de
terrain. On constate tout d’abord, à Paris comme ailleurs,
l’effet de leur absence de statut. A cette difficulté s’ajoute
le refus, par nombre d’enseignants, de reconnaître au
directeur un rôle de pilotage, voire d’animation pédagogiques
au prétexte qu’ils ne sont pas leur supérieur hiérarchique.
A Paris, rares
sont encore les directeurs qui entrent dans les classes,
assistent à des séquences, donnent des conseils
professionnels. En pratique, trop peu d’entre eux, occupés à
des travaux administratifs d’exécution, se mêlent de pédagogie
alors qu'ils ont été choisis et formés pour cela.
C’est ainsi que, dans une école visitée au
début du mois de décembre, le directeur n’avait encore ni
rendu visite dans sa classe ni même invité dans son bureau la
jeune maîtresse débutante à laquelle il avait confié un CP.
Cependant, et en
particulier dans les circonscriptions difficiles ou
dynamiques, l’intervention des directeurs se révèle efficace
et utile : dans telle école maternelle, la directrice conduit
des ateliers de langage et joue un rôle clé dans le pilotage
pédagogique, dans telle école élémentaire le directeur prend
en charge l’objectif de continuité, notamment en organisant
des évaluations communes à un niveau en cours ou en fin de
cycle, dans telle autre le responsable parvient à faire
évoluer les représentations et à trouver des réponses
collectives pour le développement de la culture de
l’évaluation et de la pédagogie différenciée, pour les
parcours particuliers dans le cycle, pour le travail concerté
avec les RASED.
C’est dire que des avancées
pédagogiques sont possibles même dans la situation actuelle.
Il y faut de la détermination et du savoir-faire de la
part des directeurs, une approche très professionnelle
(lectures, formation continue, auto-formation) pour les
questions pédagogiques vis à vis des maîtres qui leur sont
confiés, une liberté d’esprit gagnée sur le temps consacré aux
besognes administratives, un soutien affirmé de la
part des IEN et des autorités académiques.
A cet égard des efforts
simultanés doivent être faits pour que les directeurs d’école
soient mieux encadrés et leurs responsabilités mieux reconnues
dans le même temps qu’ils se sentiront eux-mêmes davantage
partie prenante de la hiérarchie académique, ce qu’ils sont
effectivement. »
Dans le
cas de l’école VITRUVE, il ne s’opère donc pas uniquement un
transfert de temps entre la fonction administrative et la
fonction pédagogique, mais aussi une profonde redéfinition
même de la fonction dont une part conséquente du temps est
consacrée à une intervention devant enfants.
C’est bien l’organisation répartitive collégiale de l’équipe
des maîtres qui créé directement en ressource interne propre
un temps de travail devant enfants pour le poste de décharge
de direction.
Ce
temps de travail équivaut, pour l’année 2008 2009, à un temps
de travail d’un instituteur supplémentaire de 576 heures
annuelles, soit 20 semaines. Soit l’équivalent au moins d’un ½
poste de personnel enseignant…

Ces interventions
pédagogiques s’effectuent à plusieurs niveaux, notamment au
niveau de la coordination enfant. Elles se couplent avec des
interventions dans le cadre d’ateliers de travail notamment
au niveau du CIT et prend en compte la participation à un
départ de séjour de classes vertes. On peut consulter
ci-dessous des éléments descriptifs et quantitatifs des
coordinations 2008 2009 et 2009 2010.
Heures de présence avec les enfants
Coordination 2008 2009
|
Activités pédagogiques avec enfants. |
heures hebdomadaires
(sur la base de 36 semaines annuelles) |
|
Coordination enfants |
6h00 |
|
Coopérateurs enfants |
1h00 |
|
Tutorat individualisé |
2h00 |
|
Atelier CM2 |
1h30 |
|
Atelier CM1 CM2 |
1h00 |
|
Conseil d’école enfants |
1h00 |
Classes vertes CE1
(préparation, départ sur place, remplacements) |
3h |
|
Aide selon besoins |
0.5h |
|
TOTAL activités pédagogiques avec enfants |
16 |
Soit un
temps global d’interventions pédagogiques devant enfants de
576h
Heures de présence avec les enfants
Coordination 2009 2010
LUNDI :
MATIN : 2h00 avec les coordinateurs enfants pour
l’élaboration de l’ordre du jour du conseil d’école du
jeudi. Ecriture des propositions de la coordination, passage
dans les groupes pour expliquer le pourquoi des points
proposés et demander les propositions d’autres groupes,
retour à la coordination, mise en commun des différents
sujets et choix de priorités.
Réalisation et écriture de l’affiche pour chaque groupe.
APRES-MIDI : 1h30 avec les coordinateurs enfants pour
les affaires courantes (courriers, affichages, abonnements
et projet de travail).
MARDI :
MATIN : 1h00 avec les coordinateurs enfants
(écritures, tri, classement, prévisions des effectifs de
cantine, calcul des inscrits et appel à la CAS 20).
JEUDI :
MATIN : 1h00 au conseil d’école enfants.
APRES-MIDI : 1h30 avec les coordinateurs enfants
(écriture, relecture et distribution du compte-rendu du
conseil d’école enfants).
VENDREDI :
MATIN : 1h30 avec les coordinateurs enfants pour les
affaires courantes (courriers, affichages, abonnements et
projet de travail).
APRES-MIDI : 2h de projet de travail de la
coordination enfants (Braderie de l’école, Quinzaine de la
lecture…).
Soit
un temps de travail avec les coordinateurs enfants de
8h30 hebdomadaires.
A ce
temps s’ajoutent des interventions de la coordination adulte
auprès des enfants des groupes de l’école.
LUNDI :
MATIN : 1h Groupe de travail CE1 CI à la préparation
au départ en classes vertes.
JEUDI :
APRES-MIDI : 1h Atelier techniques opératoires avec
les CIT.
VENDREDI :
APRES-MIDI : 1h Atelier LVE avec les CT.
Soit
un temps global d’intervention pédagogique devant enfants de
11h30 hebdomadaire. Soit un temps annuel de 414h,
auquel s’ajoute le temps de travail cumulé estimé lors du
séjour de classe verte CE1 CI du 7 au 15 avril 2010, (9
jours à 12h de temps de travail devant enfants, 108h) soit
au total 512h.
§
Les interventions sans enfants
La répartition à « front
renversé » des temps de travail du poste de coordination, dans
le cas de la fonction pédagogique, entraîne en creux un
important différentiel avec les autres écoles, dont trois
d’entre elles au moins (9 LESSEPS, 103 GAMBETTA et 9
BRETONNEAU) consacrent l’intégralité du temps de fonction à un
travail pédagogique sans enfants…
…Car il
s’opère, pour l’école VITRUVE, de la même façon que pour la
fonction administrative, une redistribution des divers temps
de travail de la fonction pédagogique de la coordination vers
l’équipe des maîtres dans un cadre répartitif et participatif
aux actions et aux tâches.
Et si cette diffusion est
moins critériée que pour la fonction administrative,
puisqu’elle ne repose pas, pour des raisons d’efficacité
technique, sur une délégation nominative annuelle sur une
tâche, elle constitue un mode d’organisation, de pensée, qui
permet la redistribution des masses horaires, en s’appuyant
sur des groupes de travail comme moyen d’action et sur les
réunions d’équipes comme mode de régulation.
Ces
modes opératoires, rendus possibles dans le cadre de la
collégialité, révèlent à la fois une production de compétences
collectives et individuelles et l’existence d’un outillage
interne de co formation responsabilisante.
Ce phénomène est amplifié par le principe de roulement sur le
poste de direction qui effectue ici un propre retour sur
investissement en terme de capacité à prendre en charge des
temps de travail habituellement assumés par le poste de
direction…
…Puisque 50% des enseignants actuels de l’école VITRUVE ont
été ces dernières années en poste à la coordination…
…Ce retour sur investissement en interne est aussi
quantifiable financièrement en terme d’économie d’argent
public et … de jours de formation sans coût pour l’Académie de
PARIS… Sans compter l’estimation des effets d’efficacité sur
le poste même de décharge de direction dans une école où la
moitié des enseignants ont une expérience du poste de décharge
de direction…
o
La fonction relationnelle et sociale
La
composition détaillée du temps de travail de la fonction
relationnelle et social, envisageable uniquement pour les
trois écoles 8 FONCIN, 9 LESSEPS et VITRUVE, s’appuie sur une
répartition en trois champs (Parents, Ville de Paris et
Associations et Intervenants). Les diagrammes de l’école
VITRUVE et de l’école 8 FONCIN sont similaires et diffèrent
sensiblement de celui de l’école 9 LESSEPS pour lequel il est
possible d’estimer un glissement de quantité horaire Ville de
Paris de la fonction relationnelle et sociale vers la fonction
administrative.



§
Les parents
La
consultation des tableaux de l’enquête permet une mise en
comparaison des temps de travail et du pourcentage de la part
dévolue aux relations avec les parents.
Ainsi
dans les écoles 9 LESSEPS et 8 FONCIN, les deux seules ou le
décompte est envisageable, le temps de travail est de
respectivement 72h et 36h. La part de temps consacrée dans la
fonction est de respectivement 67% et 28%. A l’école VITRUVE
le temps de travail est de 90h et le pourcentage représente
33% du temps de la fonction relationnelle et sociale.
Mais,
lorsque l’on rapporte ce pourcentage au temps total de travail
du poste de décharge de direction, les résultats sont
différents.
Ainsi, à l’école VITRUVE, le temps de travail dédié aux
parents représente 8% du temps total de travail contre 3% et
5% respectivement pour les écoles 9 LESSEPS et 8 FONCIN.
Il est
envisageable de faire l’hypothèse que ce pourcentage de temps
est un indicateur quantitatif qui révèle la mise en place
d’une politique éducative d’ouverture vers la communauté
scolaire en termes d’implication, de diffusion d’information,
de possibilités de participation dont l’impact est à mesurer.
A
cet effet, au cours de l’année 2008 2009, la recherche des
effets de cette politique a fait l’objet de l’élaboration d’un
questionnaire parents élaboré conjointement par des
instituteurs et des parents d’élèves de l’école VITRUVE et
distribué à l’ensemble des parents en juin 2009.
En
septembre 2009, dans le cadre d’une commission de parents et
d’instituteurs, les données des 124 questionnaires de
l’enquête restitués et complétés par les familles ont été
compilées et une analyse par question a été proposée fin
novembre 2009.
En
décembre 2009, une rencontre entre l’équipe d’accompagnement
de la MAIE et les parents et instituteurs de la commission a
permis de tracer de nouvelles perspectives de réorganisation
et d’interprétation des données recueilles dans un cadre plus
précis.
Il a
été envisagé de procéder, dans le cadre d’une démarche
d’approche sociologique, à des entretiens individuels afin de
compléter les données et d’estimer quelques uns des effets de
l’organisation collégiale de l’école VITRUVE sur les
représentations éducatives des parents.
On
trouvera ci-dessous les premiers éléments de l’enquête qui
traitent des questionnements en rapport avec la problématique
du service aux usagers.
QUESTION 1
A qui vous
adressez-vous ?

QUESTION 2
Savez-vous à vous
adresser ?
Oui à 92%
QUESTION 2 (BIS)
Trouvez-vous quelqu’un à
qui vous adresser ?

QUESTION 3
Rencontrez-vous l’instit de votre enfant en dehors des
réunions avec les parents du groupe ?

Les taux de réponses aux
trois questions révèlent une adhésion forte à la proposition
sous-jacente du service aux usagers en termes de possibilités
et d’accessibilité à l’information.
Le graphique
d’interprétation de la question n°1 révèle une répartition
équilibrée des demandes adressées entre les différents adultes
de l’école. Si pour des raisons évidentes de lien direct et
d’effet « classe », elles s’agrègent fortement autour de
l’instit du groupe de l’enfant, elles n’ont pas d’attribution
d’exclusivité.
Ainsi,
il est à remarquer que les demandes adressées sont
équitablement et fortement réparties entre le coordinateur, un
instit connu et l’instit à la grille. Est-il possible de voir
dans cette répartition un impact de l’organisation collégiale
dans les pratiques de communication quotidiennes
qu’entretiennent les parents avec l’école ? Une réalité qui
révèlerait la capacité d’une organisation collégiale à
démultiplier les pôles et les diffusions d’informations au
bénéfice des usagers…
…Et à générer, au vu des
répartitions des réponses de la question 12, des
interrogations au sujet du terme « enrichissant » qui
pourraient ouvrir des pistes de recherches dans le domaine des
effets sur les parents de l’organisation collégiale de l’école
sur la construction d’une réflexion personnelle sur
l’éducation, voire d’une éducation à l’Education…

QUESTION 12
Relation des parents avec l’école VITRUVE ?


QUESTION 10
: Quel intérêt voyez-vous à ce que les instits ne soient pas
attachés à un niveau ? Intérêt oui ou non ?

Le
groupe de travail de parents a procédé à une agglomération des
termes en idées fortes au nombre de quatre dont le tableau
ci-dessous propose un récapitulatif.
4 idées fortes se
dégagent :
|
Motivation des instits
|
ne
pas s'ennuyer, s'encroûter, éviter monotonie et routine
enthousiasme, projets, évoluer dans profession,
engagement, progression
remise en question – ouverture – renouvellement -
curiosité
entraide - relations - équité des tâches – éviter
enfermement
|
|
Connaissance globale
|
vision globale du parcours de l’enfant, des cycles
adaptation / évolution des enseignements
connaissance des exigences de chaque niveau
connaissance des enfants des différents ages
|
|
Suivi des enfants, des classes
|
suivi de l'enfant - suivi d'une classe sur l'ensemble du
parcours (ou quelques années)
passerelles entre niveaux - vue de l'évolution de l'enfant
|
|
Positif pour les enfants
|
Enrichissant pour les enfants - lien élargi, pluralité des
regards
Diversité des approches pédagogiques
Bien suivi dans sa globalité |


Les réponses à la question
11, qui interroge les parents sur les mots de Vitruve, révèle
parmi les occurrences les plus fortes (dans les dix premières)
des mots clefs de la structure organisationnelle de l’école (collégialité,
responsabilité, autonomie, projet, citoyenneté) et des
effets possibles… de son fonctionnement (bonheur,
convivialité, échanges, ouverture).

On retrouve, parmi les
occurrences les plus fortes recensées pour les réponses à la
question 8, des mots clefs (esprit de groupe, équipe,
responsabilisation, investissements instits, fonctionnement
global, mobilité, s’interroger) qui réfèrent directement
aux problématiques de l’autonomie et de la responsabilisation
comme facteurs indispensables d’évolution et d’efficience du
système éducatif.
En quoi
l’organisation collégiale participative et la poste de
décharge de direction de coordination ne répondent-elles pas
aux enjeux d’évolutions structurelles du système éducatif ?
VII/ Synthèse
La présente synthèse se
propose de reprendre les principales problématiques exposées
en introduction, de pointer quelques éléments forts en termes
d’évaluation et de tracer des perspectives de recherches
futures.
·
La
réussite des enfants
·
L’école et
ses usagers
En quoi le
fonctionnement structurel généré par l’organisation collégiale
et le poste de coordination contribue à créer des conditions
d’efficacité de la fonction en termes de relations
institutionnelles entre l’école et son public ?
Le questionnaire parents
apporte des éléments d’appréciation sur les effets du poste de
coordination et de son corollaire, le fonctionnement
collégial, en termes de service public rendu aux usagers
parents. Il révèle aussi par des éléments quantitatifs des
effets d’un fonctionnement école sur la disponibilité,
l’information, la participation, l’implication dans la vie de
l’école.
Une étude synchronique
sollicitant les parents des écoles représentées dans
l’échantillon des enquêtes sur les temps de travail des postes
de décharge de direction permettrait une mise en comparaison
et en perspective des premiers éléments d’analyse dont la
synthèse, disponible en annexe, éclaire quelques effets et des
apports de l’organisation collégiale sur les rapports à
l’école, à l’éducation.
·
Les aspects économiques
En quoi les modes
opératoires de l’organisation collégiale de l’école VITRUVE et
du poste de coordination contribuent à produire des économies
directes et indirectes en termes de finances publiques ?
Les
analyses comparées des temps de travail du poste de
coordination de l’école VITRUVE permettent de dégager d’hors
et déjà quelques éléments d’économie financièrement
quantifiables. Ils sont complétés par des informations sur la
redistribution des versements complémentaires assurée part la
Ville de PARIS aux directeurs des écoles parisiennes.
Les estimations
quantitatives s’appuieront pour une part sur les données
gouvernementales relatives aux rémunérations des directeurs
d’école et sur les informations contenues dans l’annexe n°3 du
rapport de l’Inspection générale sur l’évaluation de
l’enseignement dans l’académie de PARIS intitulée « Les
rémunérations accessoires des directeurs des écoles ».
Le rapport datant de
septembre 2004, les données financières ont été réactualisées,
en tenant compte de l’état des rémunérations des directeurs
des écoles au titre des services à la Ville de PARIS au titre
de l’année 2009 2010.
Le
calcul se base sur la compilation de quatre opérations
financières dont le regroupement final constitue une
agglomération d’éléments financiers de natures différentes
(notamment en termes de brut et de net) et de temporalités
différentes… sensée traduire, malgré tout, une estimation
globale d’économie d’argent public.
1.
Le poste de
décharge de direction de l’école VITRUVE est assuré par
roulement par les enseignants de l’école qui
administrativement font fonction sur le poste puisque aucun
d’entre eux n’est administrativement directeur.
Ils ne sont donc pas
concernés par les trois rémunérations suivantes qui ne sont
donc pas versées sur les bulletins de salaire de l’Education
nationale des intéressés :
o
NBI de 8 points soit environ 36.88€ annuel
o
NBI pour une école de 9 classes soit environ
138.30€ annuel
o
Indemnité de Sujétion Spéciale soit 1 695.62€
annuel
2.
L’organisation collégiale de l’école dégage un temps de
travail en ressource interne propre équivalent en temps
d’intervention devant enfants à ½ poste d’enseignant
supplémentaire.
En se basant sur la valeur chiffrée du salaire médian
(enseignant du primaire avec 15 ans d’ancienneté) qui s’élève
à 23 539€, les finances publiques font une économie indirecte
d’environ 11 769 € par an.
On
trouvera ci-après un ensemble de comparaisons graphiques des
compositions et répartition des temps de travail. Parmi
celles-ci, on s’attardera sur les deux premières et les deux
dernières représentations synthétiques des temps de travail
qui mettent en relief quelques uns des points saillants
évoqués dans la conclusion.
Ainsi,
dans les quatre premiers graphiques, présentés ci-après, on
note, dans le cas de l’école VITRUVE, un « effet voile »
inversé caractéristique et atypique qui correspond aux impacts
de l’organisation collégiale et du poste de coordination dans
les processus de transfert des temps de travail de la Ville de
Paris vers la fonction pédagogique et vers les temps de
travail pédagogique devant enfants. La comparaison se limite à
3 des 4 écoles (8 FONCIN, 9 LESSEPS, 9 BRETONNEAU).















Les deux graphiques
ci-dessus révèlent la différence structurelle des temps de
travail Ville de PARIS. Dans le cas atypique de l’école
VITRUVE, il y a inversion de tendance. Le temps dévolu aux
tâches administratives est largement minoré par effet de
l’organisation collégiale. Le temps consacré aux aspects
relationnels et sociaux avec les interlocuteurs Ville de PARIS
est quantitativement largement supérieur aux temps de travail
des deux autres écoles 8 FONCIN et 9 LESSEPS. Peut-on
envisager un transfert vers le relationnel et social par gain
de temps sur les tâches de fonction administrative ? Et se
poser la question de la nature, de la valeur et des impacts de
ce redimensionnement du temps de travail Ville de PARIS.
Par
ailleurs, toujours dans le cadre de la conclusion de ce
travail, une étude plus poussée pourrait s’intéresser dans le
domaine de la réussite des enfants aux effets, non seulement
en termes de résultats globaux, de progressions individuelles
ou de taux de dispersion entre différentes évaluations
nationales mais aussi, en termes de rapports aux savoirs. En
articulant, dans le cadre d’enquêtes et d’entretiens
synchroniques et diachroniques une problématique autour du
questionnement suivant :
A cet
effet, on trouvera ci-dessous les premiers éléments relatifs
d’une étude initiée en 2009 2010 auprès de la génération de CP
de l’école Vitruve portant sur l’expérimentation d’une mesure
des effets de l’organisation collégiale Vitruve sur les
rapports au savoir des enfants. La démarche de travail est
consultable en annexe.
Objet d’étude
L’étude porte sur une
génération de 54 CP arrivés à l’école Vitruve en septembre
2009. Elle se propose de procéder, par le biais de l’objet
questionnaire enfant, sur la durée de la scolarité, à une
interrogation des réalités et pratiques éducatives vécues et
conscientisées par cette génération tout au long des 5 années
du parcours élémentaire et une mesure estimée de leurs effets
au regard des paramètres de réussite indiqués par le rapport
de recherche THEODILE.
L’élaboration des questionnaires repose sur une déclinaison de
quelques uns des 12 champs référencés dans l’énumération des
principes transférables, en questions thématiques multiples et
croisées. L’objet est de tenter de dégager par recoupement et
croisement quelques éléments d’analyse en sollicitant le
principe de l’interrogation par faisceaux pluriels de
questions détournées et contradictoires pour tendre à une
approche sériée du champ étudié.
La
correspondance entre les différents paramètres transférables
et les étapes de passation des questionnaires est liée au
degré supposé de conscientisation des enjeux des
problématiques soulevés par les 12 principes de
fonctionnement. Le qualificatif « supposé » laisse…supposer un
non compartimentage terme à terme entre questionnaire et
niveau d’âge des enfants et induit un degré de liberté dans le
choix de passer ou de faire repasser certains questionnaires à
des moments différents de la scolarité voire lors d’une même
année scolaire, notamment pour estimer les premiers effets de
l’évolution possible de l’impact de la dimension école et
collégiale sur un groupe d’enfants de CP.
Pour
l’année de CP, il est envisagé de sérier le questionnement sur
1 point de transférabilité et d’appuis fondamentaux de
l’action de formation portée en début de scolarité à l’école
Vitruve : l’établissement d’un climat propice aux
apprentissages défini dans le point numéroté 9.
La
passation du questionnaire s’effectuant dans le cadre d’un
entretien individuel entre chaque enfant et l’adulte de CP,
l’évidente non-neutralité de la personne adulte chargée de la
passation demeure le principal point critique de la démarche.
Aux deux réponses recouvrant les champs du « OUI / D’ACCORD »,
du « NON / PAS D’ACCORD », l’ajout de deux réponses possibles,
l’une intitulée « JE NE SAIS PAS » et l’autre
« COMMENTAIRES », laisse deux portes de sortie pour chaque
réponse à haut degré d’enjeu vis-à-vis de l’adulte
questionnant, la colonne « COMMENTAIRES » recensant toutes les
réponses non binaires tandis que celle intitulée « JE NE SAIS
PAS » assure à l’enfant le possible refuge d’une réponse à
neutralité effective.
L’absence de l’élément comparatif (passation des
questionnaires à la même époque dans des écoles aux
caractéristiques sociogéographiques proches ou fortement
contrastées) limite l’analyse des données recueillies et
confine les commentaires dans des champs d’hypothèses sans
effet d’écho comparatif et dans des termes de prudence
interprétative.
Au
mois de décembre 2009, les 54 CP de l’école Vitruve, dans le
cadre de leur bilan de travail, se voient proposer de répondre
à un premier questionnaire numéroté 9 portant sur
« L’établissement d’un climat propice aux apprentissages
(sérénité, droit à l’erreur, encouragement des essais, appui
sur le questionnement des élèves, écoute de leurs
interrogations, réponses à leurs demandes de clarification…)
; ».
La
passation se déroule en plusieurs vagues s’échelonnant entre
le lundi 30 novembre pour les premières séries et le mardi 14
décembre pour les dernières. Le questionnaire décline en 20
interrogations 6 champs d’analyse : Sérénité, Droit à
l’erreur, Encouragement des essais, Appui sur le
questionnement des élèves, Ecoute de leurs interrogations,
Réponses à leurs demandes de clarification.
Le
nombre de questions a été volontairement limité à 20 pour une
double raison de durée. Durée de passation individuelle
raisonnable pour des enfants de CP afin d’assurer une non
érosion de la fiabilité de la réponse. Durée de passation
cumulée acceptable pour valider des comparaisons par séries
temporelles en cours de scolarité ou au cours de l’année en
cas de réinterrogation d’items.
L’intitulé des questions reste un point critique du
questionnaire. Si le nombre des questions définit un cadre
limité quantitativement, leur intitulé pose en premier lieu la
problématique de leur pertinence au regard des éléments
interrogés et mesurés et en second lieu la part d’incertitude
liées à la compréhension et à l’interprétation individuelle
des termes et du sens. L’analyse des données recueillies est
d’emblée intimement dépendante de ces deux points critiques.
Le regroupement des questions par champ thématique est le
suivant.
Sérénité
Le
matin je suis content de venir dans mon école.
Dans
mon école, je me sens bien.
En
CP, je me sens bien pour apprendre.
Droit à l’erreur
Quand on fait des
erreurs, des fois, ça peut aider à comprendre.
Se tromper, ça aide pour apprendre.
Quand je ne comprends pas, j’ai peur de demander
de l’aide.
Quand je ne comprends pas, j’ai peur qu’on se
moque de moi.
Quand je me trompe, on se moque de moi.
Encouragement des essais
Les
questions des enfants, ce n’est pas important pour comprendre.
Les
questions des enfants, ça fait avancer le travail et ça sert
pour tout le monde.
Des
fois les questions que posent les enfants ça m’aide à
comprendre.
Appui sur le questionnement des élèves
Les questions des
enfants, ce n’est pas important pour apprendre.
Les questions des enfants, ça fait avancer le
travail et ça sert pour tout le monde.
Des fois, les questions que posent les enfants, ça
m’aide à comprendre.
Quand je pose des questions, parfois, ça sert pour
tout le monde.
Ecoute de leurs interrogations
Si
j’ai une question, je la pose, je sais que ça peut servir pour
faire avancer le travail.
Les
questions des enfants, ça ne sert à rien pour apprendre.
J’aime bien poser des questions, j’ai l’impression que ça
sert.
Réponses à leurs demandes de clarification
Quand je ne comprends pas ce qu’il faut faire, il n’y a jamais
personne pour m’expliquer.
Quand je ne comprends pas, je sais qu’il y aura toujours
quelqu’un pour m’aider.
Questionnaire n°9 :
données & commentaires
Les
données et les analyses suivantes portent sur la compilation
et la mise en lien par champ d’interrogation des résultats au
questionnaire n°9.
Sérénité
Les
forts taux de réponses OUI / D’ACCORD sont comparables et
culminent dans le questionnement n°20 se référant au cercle
d’apprentissage CP. Ils montrent un fort taux d’adhésion à la
proposition portée à questionnement.
On
peut faire l’hypothèse que la problématique de la place de
l’individu CP dans la dimension école en début d’année et
l’impact émotionnel contenu dans le terme « matin »
définissent des conditions d’effritement possible du OUI /
D’ACCORD qui s’ils ne débouchent sur des sollicitations du
NON/ PAS D’ACCORD trouvent leur expression dans AUTRES au
travers de commentaires tels que « ça dépend, un peu, pas
trop ».
Droit à l’erreur
Les
taux de réponses révèlent une adhésion assez forte à forte à
la proposition articulée autour du statut de l’erreur, des
rapports entre apprendre et se tromper et l’établissement
d’une structure d’apprentissage prenant en compte le droit à
l’erreur.
Le
différentiel du taux de réponse OUI / D’ACCORD entre les
questions n°4 et n°8 peut s’expliquer par le caractère
aléatoirement vécu et expériencié de la question n°4 a
contrario du texte de la question n°8 dont la portée
axiomatique ou sentencieuse révèle peut-être plus
l’acquiescement ou la reconnaissance d’un message pédagogique
adulte que l’expression appropriée d’une pensée mise en acte
et vécue.
Le
taux notable de réponses NON à la question n°4 (13%) amène une
interrogation sur la temporalité de la passation et la
nécessité d’expériences cumulées pour percevoir une modulation
des réponses en cours de scolarité CP.
A
noter que pour la question n°4 les cinq réponses AUTRES
recouvrent les réponses complétées suivantes « des fois (4) et
un peu (1) » qui sont des termes déjà contenus dans l’énoncé
de la question et qui par le fait peuvent s’amalgamer aux
réponses OUI / D’ACCORD. Dans cette hypothèse, les taux de OUI
/ D’ACCORD des deux questions n°4 et n°8 deviennent alors fort
comparables…
|
Les différentiels croissants du NON / PAS D’ACCORD entre,
respectivement les questionnaires n°7, n°15 et n°18
définissent un clivage entre l’émotionnel et le réel (j’ai
peur d’être moqué à 19% et je suis moqué à 2%) qui rejette
la moquerie dans le domaine du fait social inacceptable ou
à tout le moins inaccepté et sa réalité dans le champ du
quasi-non subi.
A noter le fort taux de réponse « JE NE SAIS PAS » pour la
question n°18 qui révèle plus qu’autre phénomène,
l'absence de la moquerie qui ne peut plus qu’être
éventuellement envisagée par les plus soupçonneux. |
|
 |
 |
|
Les taux relativement conséquents liés à des sentiments de
peur observés dans les questionnaires n°15 et n°7
révèlent, et ce, d’autant plus dans un lieu éducatif
marqué comme celui de Vitruve par des réalités
d’apprentissages coopératif non compétitif, la prégnance
chez les enfants de facteurs émotionnels de blocage
potentiel.
L’enjeu personnel, social, familial de l’apprentissage de
la lecture notamment et les confrontations potentiellement
déstabilisantes aux situations d’acquisitions complexes
qu’il provoque en début d’année associé à la découverte
d’un nouveau lieu école et de nouveaux pairs sont des
facteurs d’explication possible.
Dès lors, il semble pertinent de procéder à une
réinterrogation des enfants sur ces deux questions en
cours et en fin d’année de CP, voire en prolonger l’étude
en CE1. |
Encouragement des essais
Les
réponses aux questions n°19 et n°12 laissent entrevoir la
réalité d’organisations et de pratiques pédagogiques
valorisant et s’appuyant sur l’essai comme élément fondamental
dans l’acte d’apprendre et la production et l’utilisation des
idées des enfants dans les situations porteuses
d’apprentissages.
A
noter le fort taux de réponses OUI / D’ACCORD à la question
n°16 pour une interrogation possiblement en décalage avec le
champ exploré.
L’hypothèse d’une confrontation à des enjeux de savoirs
fortement marqués et contrastés comme la lecture peut-elle
être pertinente et comme révélée par des réponses traduisant
l’expérience de situations de découragement vécues ?
Appui sur le questionnement des élèves
Les
forts taux de réponses aux 4 questions révèlent à priori une
conscientisation de la valorisation et de la place du
questionnement enfant dans les démarches d’apprentissages.
Le
différentiel des réponses OUI / D’ACCORD entre les deux
questions n°10 et n°17 est hypothétiquement liée à la nature
des deux interrogations et à la difficulté à estimer
positivement l’impact de son propre questionnement sur la
compréhension de ses pairs plutôt que d’estimer l’effet
inverse. D’où un taux de réponse NON / PAS D’ACCORD
déséquilibré qui passe de 6% dans la question n°17 à 2% pour
la question n°10.
A
noter un taux relatif de réponses NON / PAS D’ACCORD plus
conséquent, par rapport aux questions n°10 et n°17, à la
question n°13 qui dans sa formulation ne réfère pas à un terme
de relativité occasionnel contenu en revanche dans les
questions n°10 et n°17 (utilisation de « parfois » et « des
fois »).
|
 |
 |
|
 |
 |
|
Écoute de leurs interrogations
Les taux de réponses montrent une adhésion forte à la
proposition portant sur l’écoute des interrogations
enfants.
L’analyse des données recueillies pour les questionnaires
n°6 et n°11 montrent un taux de réponse positif élevé qui
met en lumière dans un cas la valeur accordée au
questionnement enfant et dans l’autre une expérience vécue
d’un questionnement valorisé parce qu’au service des
apprentissages et de leur élaboration.
Enfin, il peut être intéressant de faire lien entre la
répartition des taux de réponses entre les questions n°6
et n°14 et des termes du questionnement à la fois proche
dans la globalité du message et différencié dans les
mots : « ça ne sert à rien » à la tonalité plus marquée
que « ce n’est pas important » et « apprendre » à l’enjeu
plus fort que « comprendre ».
D’où possiblement une répercussion avec un taux de rejet
sensiblement plus net dans le cas de la question n°6. |

 |
|
Les taux de réponses moins contrastés et plus répartis de
la question n°3 tiennent possiblement à la nature d’un
questionnement à tiroir qui joue sur des contraintes
multiples : entre le fait d’avoir une question, de la
poser et de la poser tout en en sachant que cela peut
faire avancer le travail…
D’où un taux de réponse « NON / PAS D’ACCORD » « JE NE
SAIS PAS » et « AUTRES » conséquent et une répartition
moins tranchée des choix de réponses enfants. |
 |
|
Réponses à leurs demandes de clarification
Les taux de réponses aux deux questions montrent un taux
d’adhésion fort à la proposition étudiée. Elles seront
possiblement réinterrogeables dans le cadre du
questionnaire n°3 portant sur la coopération et
l’entraide.
Les deux taux de réponses OUI / D’ACCORD à la question n°9
et NON / PAS D’ACCORD à la question n°2 sont en cohérence
par effet d’inversion du questionnement. En revanche, il
s’opère sur la répartition des taux minoritaires une
différence notable qui tient à la modulation de termes et
de sens entre les deux interrogations et la précision
complémentaire « ce qu’il faut faire ».
Ainsi, contrairement à la question n°9, il n’y a aucune
réponse inversée NON (c'est-à-dire OUI) à la question n°2,
ce qui laisse supposer que les réalités de réexplication
directe entre adulte et enfants ou mutuels entre enfants
assurent à chacun la possibilité d’être en explicitation
de la tâche à accomplir. On peut faire l’hypothèse que
l’absence de la précision complémentaire « ce qu’il faut
faire » construit pour une grande part les pourcentages de
réponse NON voire même JE NE SAIS PAS. |
|
 |
 |
Synthèse
La
compilation des données du questionnaire n°9 révèle pour
l’ensemble des 6 champs interrogés par le filtre des 20
questions proposées (sérénité, droit à l’erreur, encouragement
des essais, appui sur le questionnement des enfants,
encouragement des essais et réponses aux demandes de
clarification) des taux de réponses fortement marqués qui
autorisent en première analyse à corréler les résultats
obtenus avec des réalités de pratiques pédagogiques en
cohérence avec celles pointées comme points d’appuis
transférables, propres à faire réussir les élèves par les
conclusions du rapport de recherche THEODILE.
Les
essais d’analyses proposées dans le document ci-dessus mettent
en lumière des nécessités de réinterrogation, notamment en
cours de CP, des champs portant sur le « Droit à l’erreur »
ainsi que sur « l’Encouragement des essais ». Le champ
intitulé « Réponses à leurs demandes de clarification » sera
réinterrogeable dans un cadre plus large lors de la passation
du questionnaire n°5 concernant la coopération et l’entraide.
Enfin, il serait nécessaire pour compléter cette première
approche quantitative de solliciter des éléments
complémentaires avec un outillage de type sociologie de
l’éducation dans le cadre d’entretiens individuels enfants
autour des thématiques précitées.
Enfin, dans le cadre d’une
perspective de recherche, il semble important de se poser
désormais la problématique, appliquée à l’école Vitruve, du
concept d’effet école. Un concept évoqué au sujet de l’école
Vitruve par M Wallon, IEN, ICC 20A « Télégraphe » dans son
rapport de juin 2009 à l’issue du cycle de trois années de
suivi et d’accompagnement du projet expérimental initié en
2006.
Un concept qui est abordé
aussi, sous le vocable effet établissement, dans le « Livre
vert sur l’évolution du métier d’enseignant » de février 2008
dans le paragraphe consacré à l’autonomie et la responsabilité
des équipes éducatives dont un extrait est proposé à lecture
ci-dessous.
En
résumé
L’autonomie et la responsabilité des équipes éducatives,
écoles ou établissements
Le
caractère traditionnellement individuel de l’exercice du
métier enseignant, que ce soit à l’école ou dans les
établissements est bien connu. (...) Cette caractéristique
comporte un élément positif : l’effet maître est un
élément essentiel dans la réussite des élèves, et
l’attachement disciplinaire protège contre bien des dérives
possibles.
Mais
aujourd’hui, face à la complexité des situations, cette
approche trouve ses limites et peut même engendrer chez les
enseignants un sentiment d’isolement, voire de souffrance.
Les observateurs constatent de plus
en plus, dans les systèmes éducatifs de très nombreux pays
développés, un effet établissement au moins aussi
déterminant, dans la réussite des élèves, que l’effet
maître : à populations scolaires comparables, les
résultats collectifs sont différents.
Cet
effet établissement est trop souvent présenté comme un
effet chef d’établissement. Sans doute cet effet
chef d’établissement existe-t-il bel et bien, mais il est
apparu à la commission que cet effet reste fragile sans
l’engagement de toute une communauté éducative. Aussi
serait-il présomptueux de compter sur le seul charisme des
chefs d’établissement - lorsque l’établissement existe, ce qui
n’est pas le cas à l’école primaire. La commission a examiné
ce qui est de nature à permettre l’appropriation collective,
par l’ensemble de la communauté éducative, de cet effet
établissement.
Elle a
constaté que l’idée d’autonomie est très souvent évoquée,
qu’elle soit revendiquée ou redoutée, mais avec une grande
ambiguïté. Parce que cette autonomie ne peut se concevoir hors
de l’objectif d’une plus grande équité dans la réussite de
tous les élèves, la commission s’est interrogée sur ce qu’elle
était réellement aujourd’hui, et sur les évolutions qui
devaient être envisagées pour une prise en compte plus
efficace de la diversité des élèves, sans oublier celle des
enseignants. (...)
Il est symptomatique, et
regrettable, que les établissements qui prennent vraiment en
compte la diversité le fassent souvent en marge de
l’institution, plus en « faisant avec » qu’en parfaite
transparence. L’institution n’a, à ce jour, que très «
modestement » encouragé l’initiative et a pu donner à penser
qu’il pouvait s’agir d’un désengagement de la puissance
publique.
La commission s’est rendue à l’évidence : beaucoup de pays,
pratiquement tous ceux qui obtiennent de meilleurs résultats
dans les évaluations internationales, laissent à leurs
établissements scolaires, durant toute la scolarité
obligatoire et au-delà, une grande autonomie pédagogique.
(...)
Dans son esprit, il ne s’agit pas de déréglementer, mais
d’autoriser et encourager les initiatives locales, seules
capables de prendre en compte la diversité des publics et
des ressources existantes. (...) Si certains pays
s’accordent à fixer leurs attentes en terme de compétences
plus que de contenus disciplinaires, tous ceux qui
obtiennent de meilleurs résultats que la France ont su
préserver des objectifs communs.
Un effet école ou effet
établissement, dont les auteurs se gardent bien d’accorder la
responsabilité ou l’effet au chef d’établissement… Ils
soulignent plutôt la dimension forte d’engagement collectif
dont l’importance fondamentale, fondatrice semble bien
prévaloir à toute autre.
C’est cette appropriation
collective qui produit l’école en tant qu’unité cohérente
apprenante pour laquelle, dès lors qu’elle existe, peut se
poser légitimement la problématique de la recherche de ses
effets. C’est dans ce cadre que la question se pose pour
l’école Vitruve.
Appliquer le concept
d’effet école à l’école Vitruve supposerait donc l’élaboration
d’une démarche d’analyse sur un mode systémique. Cette analyse
systémique du lieu éducatif permettrait d’appréhender l’école
comme une organisation sociale apprenante agissant par
combinaison et démultiplication articulées de facteurs de
cohérence qui dépassent l’agrégation de ceux liés aux simples
effets classes. Dès lors, les impacts seraient à envisager
comme ceux d’une action éducative globale, ancrée dans le
cadre affirmé d’une dimension élargie à l’école et d’une
temporalité « générationnelle » quinquennale.
Cette analyse
solliciterait la construction d’une démarche à revers de
nombreux travaux de recherche qui restreignent les champs
d’études à la mesure agrégative des effets classes. Par
difficulté profonde à définir autrement l’école que comme la
juxtaposition d’unités éducatives cloisonnées… Par
difficulté à s’extraire du fait majoritaire d’une école
française qui reste et demeure encore profondément dans sa
réalité un lieu démultiplié de classes vécues comme autant
d’écoles…. De là, la pente est facile à suivre, qui conduit
à minorer les effets, de ce qui, à priori, semble ne pas
exister…A
cet effet, on peut se reporter au rapport de l’Inspection
générale de septembre 2004 qui dans le paragraphe après
avoir constaté« l’absence de solidarité effective » des
organisations d’écoles parisiennes faisait l’état des lieux
des réalités du travail en équipe à Paris…
Travail solitaire, travail solidaire ?
Des
visites qu’elle a effectuées et des entretiens qu’elle a
eus, la mission a retiré la conviction que le travail en
équipe entre les enseignants, à l’exception des écoles où
les difficultés sont les plus grandes, n’était pas encore
une pratique habituelle. Di elle a trouvé quelques
écoles dans lesquelles le travail dans chaque classe est
défini par progressions en conseils de cycles, chaque maître
le répartissant ensuite sur le temps annuel, trimestriel et
hebdomadaire, si de nombreux maîtres innovent sans doute
silencieusement dans leur propre classe en faisant preuve
d’initiatives pédagogiques intéressantes et efficaces,
beaucoup revendiquent encore une forme d’isolement
pédagogique, « charbonnier étant maître chez soi ».
La
plupart des IEN sont d’avis que si les maîtres parisiens ne
sont pas moins compétents, ils sont plutôt moins innovants
et impliqués aussi bien dans la vie de l’école que dans le
suivi des élèves, que dans d’autres académies. Sur le plan
de l’évolution et de l’évaluation de leurs méthodes
pédagogiques respectives, les enseignants échangent et
travaillent globalement peu de manière collégiale.
Toutefois, si la formation initiale des maîtres ne paraît
pas suffisamment insister sur l’intérêt du travail en
équipe, la mission a constaté que de nombreux jeunes
enseignants s’y engageaient volontiers.
Cependant, elle a vu, aussi, par exemple, que dans une école
les quatre maîtres de CP ne se coordonnaient pas entre eux,
employaient quatre méthodes de lecture et quatre méthodes
d’évaluation différentes, sans que le directeur d’ailleurs
ait jugé bon d’intervenir. Elle a
vu peu de travail collectif chez les enseignants et des
écoles dans lesquelles, malgré la petite taille, on ne se
rend pas visite les uns chez les autres.
Pour
éclairer le concept d’effet école et tracer des pistes de
recherche, on citera un extrait d’un texte paru en 1994 dans
la Revue Française de Pédagogie de BRESSOUX, « Les
recherches sur les effets écoles et les effets maîtres »
qui propose une synthèse des multiples approches de l’objet en
citant parmi les travaux de recherche (ANDERSON 1982) ceux qui
en particulier, considérant l’école comme un système social
apprenant, se réfèrent au concept de climat.
« L’effet école n’est pas
qu’une simple agrégation d’effets classes. L’école est conçue
comme une organisation sociale qui, en tant que telle, a un
fonctionnement spécifique, développe un système particulier de
relations entre acteurs, définit son propre ensemble de
rôles ; normes, évaluations, attentes vis-à-vis des élèves.
(…) Le climat de l’école est apparu comme un concept
permettant de rassembler les caractéristiques isolées, pour
les intégrer dans un ensemble qui leur confère sens. »
Questionnaire : la place
des parents à l’école
Dans le cadre du L34,
(article 34 de la Loi d’orientation pour l’avenir de l’Ecole
donnant droit pour chaque école de s’engager dans un
processus expérimental) l’école évalue l’intérêt de
l’organisation collégiale en terme de service rendu et du lien
école/famille.
Afin de nous aider, merci
de bien vouloir remplir ce questionnaire.
Présentation :
-
En quel niveau est votre enfant ? ………………………
-
Si vous avez eu d’autres enfants à Vitruve
avant, en quels niveaux sont-ils aujourd’hui ?…………………………………...
-
Depuis combien d’années êtes-vous parents à
l’école ? …………………………………………….
-
Combien d’enfants avez-vous (ou avez-vous eu) à
l’école ? ……………………………………..
-
Comment votre enfant vient-il à l’école ?
……………………………………………………………..
-
Etes-vous du secteur ou en dérogation ?
…………………………………………………………….
Service au public
1) A
qui vous adressez-vous quand vous avez besoin d’un
renseignement ?
|
|
toujours |
souvent |
parfois |
jamais |
|
A
l’instit du groupe |
|
|
|
|
|
Au
coordinateur |
|
|
|
|
|
A
un instit que vous connaissez |
|
|
|
|
|
A
l’instit qui est à la grille |
|
|
|
|
|
Autre : ……………………. |
|
|
|
|
2)
Quand vous avez besoin d’un renseignement :
Savez-vous à qui vous adressez ? oui non
|
|
très facilement |
facilement |
difficilement |
|
Trouvez-vous quelqu’un à qui vous adresser ? |
|
|
|
3)
Rencontre avec l’instit de votre enfant:
|
|
très facilement |
facilement |
difficilement |
|
Rencontrez-vous l’instit de votre enfant en dehors des
réunions avec les parents du groupe ? |
|
|
|
4)
Comment vous informez-vous sur les événements
de l’école ?
|
|
toujours |
souvent |
parfois |
jamais |
|
Par
l’info Vitruve |
|
|
|
|
|
Par
vos enfants |
|
|
|
|
|
Par
les instits |
|
|
|
|
|
Par
l’affichage à la grille |
|
|
|
|
|
Par
d’autres parents |
|
|
|
|
|
Autre : ……………….. |
|
|
|
|
Participation des parents à la vie de l'école
5)
Dans l’année, vous avez assisté à :
|
|
oui |
non |
Combien de fois ?
|
Une AG (assemblée générale : réunion à thème avec les parents)
|
|
|
|
|
Un
conseil d'école |
|
|
|
|
La
braderie |
|
|
|
|
Une
réunion parents/instit (de votre enfant) |
|
|
|
|
Un
p’tit bal |
|
|
|
|
Le
cabaret |
|
|
|
|
Le
ciné-couette |
|
|
|
|
Une
présentation de projet de votre enfant |
|
|
|
|
Une
présentation de projet d’un autre groupe |
|
|
|
|
Un
atelier du samedi matin |
|
|
|
|
Autre : ………………………………… |
|
|
|
6)
Dans l’année, vous avez participé à la
préparation :
|
|
oui |
non |
|
De
la braderie |
|
|
|
Des
ateliers du samedi matin |
|
|
|
D’une commission ( ex: le comité des fêtes) |
|
|
|
Autre : ……………………………………………………… |
|
|
7)
Que vous a apporté cette participation ?
Intérêt de la collégialité :
8)
Quels intérêts voyez-vous au fonctionnement
collégial de l’école ( 2 instits/groupe, le roulement sur le
poste de la coordination, la répartition des tâches sur tous
les instits de l’école,…) ?
9)
Estimez-vous connaître la majorité des instits
de l'école ?
oui non
10)
Quel intérêt voyez-vous à ce que les instits
ne soient pas attachés à un niveau ?
11)
Donner 5 mots qui, d’après vous, définissent
l'école Vitruve ?
-
-
-
-
-
10)
Diriez-vous que les relations des parents avec l’école Vitruve
sont :
|
|
oui |
non |
faciles
|
|
|
|
difficiles |
|
|
|
compliquées |
|
|
|
conflictuelles |
|
|
|
enrichissantes |
|
|
|
Autres : |
|
|
Questionnaire Parents
Vitruve
0)
Présentation
124 questionnaires
|
niveau enfant |
Années ancienneté |
Transport |
Secteur ou dérogation |
|
CP |
26 |
0 |
0 |
pied |
86 |
secteur |
64 |
|
CE1 |
29 |
1 |
16 |
bus |
9 |
dérogation |
53 |
|
CI |
58 |
2 |
25 |
vélo |
5 |
Niveau autres enfants plus à Vitruve |
|
CT |
17 |
3 |
18 |
voiture |
7 |
6ème |
9 |
|
NR |
3 |
4 |
20 |
scooter |
3 |
5ème |
10 |
|
|
5 |
10 |
trottinette |
5 |
4ème |
6 |
|
Nombre d'enfant |
6 |
6 |
|
|
3ème |
9 |
|
1 |
54 |
7 |
8 |
|
|
2de |
4 |
|
2 |
49 |
8 |
3 |
|
|
1ère |
1 |
|
3 |
13 |
9 |
4 |
|
|
Terminale |
1 |
|
4 |
1 |
10 |
3 |
|
|
Bep |
1 |
|
5 |
1 |
+DE10 |
5 |
|
|
BAC
+ |
2 |
Ancienneté moyenne :
4 ans
Remarque sur secteur / dérogation :
proportion différente de la proportion réelle de l’école =>
plus de réponse de la part des parents avec une dérogation

1)
Question 1
|
|
instit du groupe |
coordinateur |
instit connu |
instit grille |
|
Toujours |
27 |
3 |
9 |
5 |
|
Souvent |
69 |
42 |
35 |
36 |
|
Parfois |
19 |
46 |
45 |
43 |
|
Jamais |
0 |
8 |
5 |
10 |
|
Non renseigné |
8 |
24 |
29 |
29 |
Autre : 15 (autre
parent, gardienne, enfant)
2)
Question 2
Dans le cadre du
cycle des "mardis de l'expérimentation",
une séance a été
consacrée au dispositif d'évaluation de l'expérimentation;
cela a fait l'objet d'une présentation en deux parties
complémentaires en mp3 ou podcast (branchez vos haut-parleurs
ou vos écouteurs).