Travail en équipe, travail d’équipe - séminaire du 15 mai 2002

TABLE DE TRANSPOSITION  - Synthèse des travaux en ateliers

à partir de la technique JMT (jeu méthodologique de transposition)

Questions

Centre scolaire de l’hôpital Necker Enfants malades

A retenir, à tenter

  Qui est qui ?

Qui fait quoi ?

Equipe restreinte :

·Médecins : psychiatre, pédiatre (assurent le suivi médical)

·Neuropsychologue (responsable de l’évaluation, coordonnateur)

·Institutrice spécialisée (agent de liaison  pour les 2/3 de son temps, enseignante pour le 1/3 restant)

·Secrétaire (mise au propre des comptes-rendus et archivage)

 

Equipe élargie :

·Rééducateurs (Psychomotricienne, orthophoniste)

·Enseignants de l’école de l’enfant

·Famille

·Un coordonnateur dès que la taille de l’équipe l’impose et/ou un accompagnateur qui équilibre les rapports entre les différents membres de l’équipe et apporte son expertise

·Responsabiliser les équipes et les acteurs en leur confiant des décisions importantes

·Nécessité d’une direction qui coordonne, décide en dernier ressort, cadre, délègue, stimule, propose, consulte, sache écouter

·Mieux associer les parents

·Mieux associer les partenaires extérieurs

·Faire appel de temps en temps à des experts

·Et si on incluait les élèves dans l’équipe ?

   Quel projet collectif ?

Quels objectifs ?

·Réinsertion dans un cursus scolaire normal des enfants ayant eu une tumeur cérébrale. Pour cela, anticiper et prévenir les conséquences de la maladie, coordonner les efforts des différentes personnes ci-dessus.

·L'objectif initial de guérison a été rapidement dépassé pour conduire à la  prise en charge globale et pluriannuelle de l'enfant: cela mène à l'élargissement des rôles de chacun. 

·Par-delà le projet de guérison, de réinsertion, de suivi de l’enfant, un projet social beaucoup plus large : apprendre autrement, décloisonner la société.

·Cerner le problème à résoudre

·Se donner des objectifs précis, et notamment des objectifs d’intégration : à la classe, à l’école ou à l’établissement, et des moyens d’évaluer cette intégration

·Evaluer pour faire apparaître la valeur, et non seulement le négatif

·Faire de l’élève un sujet plutôt qu’un objet : l’informer avec respect de ce qui le concerne, l’associer aux décisions

·Entrer dans la recherche pédagogique

  Quels objets partagés (lieux, temps, matériaux…) ?

·Deux lieux « centraux » (Institut Gustave Roussy, Hôpital Necker) liés en réseau à des lieux « périphériques » (celui ou vit la famille, l’école de l’enfant, les cabinets spécialisés des rééducateurs).

·Une rencontre mensuelle de toute l’équipe (CMD, ½ journée), planifiée un an à l’avance.

·De nombreux  contacts informels.

·Des documents : compte-rendu de la CMD, dossiers, bilans, tests, feuille de liaison.

·Une analyse collective dans laquelle chacun utilise ses outils professionnels, ses concepts("intelligence", "mémoire", "QI"…), et les met à l'épreuve des autres.

·Des lieux de concertation identifiés.

·Des temps de concertation institutionalisés.

·Des objectifs de concertation clarifiés.

·Des moments institutionnalisés d’ accompagnement et/ou de rencontres avec des partenaires extérieurs, des experts…

·Des écrits (bilan, synthèses, communications)  qui permettent de clarifier, jouent sur l’équipe et la structurent

·Des critères d’évaluation

·Les évaluations nationales dans une démarche d’anticipation et de planification

·Des références théoriques en didactique et en pédagogie

·Des lieux communs (CDI) à mieux faire vivre et partager

Questions

 

Centre scolaire de l’hôpital Necker Enfants malades

A retenir, à tenter

Quels actes partagés ?

Que font-ils ensemble ?

·Des actes partagés :

-Prises de décision

-Conseils des différentes partenaires (équipe élargie)

-Mise au point d’un projet individuel pour l’enfant soumis aux parents

-Actions sur l’enfant

-Recherche et échange d’informations

-Répartition des tâches suivant les compétences de chacun

-Bilans, synthèses

-Rencontres

·Des attitudes partagées : le décloisonnement  des services pour une prise en charge globale, la transparence, la conviction, l’engagement, le dialogue, l’adaptabilité.

·Elaborer des projets

·Repérer et mettre en complémentarité les compétences individuelles

·Construire des compétences collectives

·Réaliser des évaluations bilans : en tirer les conséquences et planifier la suite de l’action

·Reconnaître la difficulté et la souffrance

·Anticiper dans un but de remédiation

·Communiquer davantage

  Quelles modalités du travail collectif ?

Comment travaillent-ils ensemble ?

·Identification et respect mutuel des compétences de chacun

·Mise en complémentarité de ces compétences pour permettre une approche globale

·Réunions institutionnelles planifiés et rencontres informelles improvisées pour analyser, évaluer, proposer, décider, transmettre

·Travail sur le long terme (calendrier annuel des réunions)

·Importance de l’engagement individuel et des convictions dans la prise de décision

·Evaluation différée, traitement du feed-back

·Prise de responsabilité collective dans les décisions scolaires

·En projet : un groupe de parole pour l’équipe

·Eclairer les liens qui unissent les divers membres d’une équipe : définir qui fait quoi, clarifier les responsabilités, définir les compétences individuelles et réfléchir collectivement à leur mise en complémentarité

·Articuler les temps de concertation institutionnalisés et les échanges informels multiples

·Evaluer le travail  fait, élaborer des comptes-rendus de suivi, faire des synthèses des travaux accomplis, communiquer

·Se former collectivement

·Réinvestir dans sa pratique les apports des autres collègues, ne pas en rester au constat

·Savoir se mettre en cause, analyser sa pratique

·Permettre les déplacements de personnes (visites de classes…)

·Multiplier les liens professionnels entre les membres de l’équipe

Quelles traces,

quel impact

du travail collectif ?

·Les traces

-Dossiers individuels, comptes-rendus

-Communications aux différents membres de l’équipe, restreinte et élargie

·L’impact sur l’équipe

-Capacité d’anticipation sur le long terme

-Capacité de prise en compte de la petite difficulté, avant qu'elle ne s'aggrave. 

-Les membres de l’équipe se sentent moins seuls

·L’impact sur l’extérieur

-­­L’équipe est capable de communiquer son travail à des non-spécialistes

·L’impact sur l’enfant

-­­Les objectifs fixés sont atteints

·Constituer des outils permettant de suivre les élèves dans le temps (au-delà d’une année scolaire) pour ajuster les pratiques pédagogiques

·Prendre en compte la multiplicité des destinataires des traces (parents, collègues, élèves, institution) et donc la spécificité des différentes traces