DU COLLEGE PIONNER AU COLLEGE MULTIMEDIA

 

Comment ne pas commencer par le collège Michelet et lui offrir un "tiré à part" dans ces récits de pratiques ? Il est un peu un peu la mémoire de l'Académie en matière d'image,  puisqu'il a fait partie de l'expérimentation "Images et médias," en 1993. Au collège Michelet, cette tradition d'ouverture internationale  et d'intégration des TICE s'est poursuivie sous des  formes variées. Si un collège illustre la diversité des pratiques de l'image et des médias, c'est bien le collège Michelet, "multimédia" pas seulement parce qu'on y pratique les TICE, mais parce qu'on y travaille avec tous les médias: la presse lycéenne avec le journal le Marmot Fluo, un cyberjournal réalisé pendant la Semaine de la presse à l'école avec le CLEMI, l'utilisation de la vidéo en langues, une correspondance par Internet avec un professeur des universités à Londres et un site qui reflète les échanges avec un collège américain. Et bien d'autres projets, comme une classe culturelle qui fait l'expérience d'intégrer la musique en classe de lettres avec des intervenants de la Cité de Musique.
Image, médias  et échanges multimédia

Christiane DAUTREMONT, principale

Mickie KLEIN, professeur d’anglais, déléguée à la Mission REP IUFM,membre de l’équipe du CLEMI-Paris, praticien-chercheur au CIEP

Sylvie VADUREAU, professeur de lettres,

membre de l’équipe du CLEMI-Parispraticien chercheur au CIEP

Collège Edmond Michelet, XIXème

À l’âge où nous construisions nos premiers châteaux, obstinément, chacun dans une solitude jalousée, les yeux rivés sur un minuscule écran, avec une agilité et une vivacité d’esprit défiant tout adulte, dans la peau et les habits du héros, ils ont lutté sur leur Game boy contre des ennemis virtuels les cernant de toutes parts. Dès l’école élémentaire, Nintendo et Sega ont investi leur chambre et ils se sont attelés à des combats d’une complexité si farouche, qu’ils ont requis la solidarité et l’entraide d’alter ego pour lutter contre des humanoïdes aux mœurs inconnues, ou pour défier la résistance des matériaux et voir s’édifier sur l’écran de l’ordinateur la ville idéale issue de leur imagination.

Ces nouveaux chevaliers, ces architectes des temps modernes, ces enfants d’Aldebaran sont parmi nous : ce sont nos élèves qui mixent allègrement le réel et le virtuel.

 

Au Collège Michelet - collège situé dans le REP 14 du  XIXe arrondissement de Paris-, une tradition d’ouverture internationale et d’intégration des TICE dans les disciplines est installée depuis de nombreuses années : des ateliers sont mis en place, soit dans le cadre de Parcours destinés à mettre en relief ou à faire émerger des compétences qui seront ensuite réinvesties dans les apprentissages traditionnels, soit comme option TICE, en particulier dans le cadre de l’Education à l’image et aux Médias. Cette éducation à l’image est pratiquée depuis 1993 à raison de 2 heures hebdomadaires de la 6e à la 3e  avec 2 groupes de 12 élèves par classe. D’autres classes fonctionnent avec, par exemple, un projet EPS et vidéo, ou en partenariat avec la Cité de la Musique avec un projet de percussions africaines ou encore avec la Maison du geste et de l’Image dans le cadre de la réalisation d’un court-métrage ou d’une exposition photo.

L’ouverture de classes européennes a permis également d’élargir les projets d’échange et de correspondance multimédia avec des établissements scolaires à l’étranger ainsi que la création de sites internet –dans le cadre du Réseau d’établissements de l’IUFM de Paris-- regroupant les travaux entre élèves américains, britanniques et français.

 

Image et médias : une expérimentation académique heureusement poursuivie au collège

 L’immersion subie ou choisie dans un univers d’images et de sons est, de fait, un élément constitutif de la personnalité de chacun de nos élèves et de leur mode de pensée. Cependant, force est de constater, que les médias joignent rarement les outils et le mode d’emploi nécessaires à l’intelligibilité des messages diffusés. A partir de ce constat préliminaire, le collège Michelet fut l’un des premiers établissements à Paris –en 1993- a inscrire à l’emploi du temps des élèves un “ enseignement à l’image et aux médias ” à partir de la 6e, aussi a-t-il participé à l’expérimentation mise en place par la Mafpen et la Mission Tice de l’Académie de Paris dans 15 collèges,  de 1995 à 1998 – expérimentation coordonnée par Clotilde Schelstraete.

 L’enjeu principal de cet enseignement est de prendre en considération toutes les possibilités d’un développement optimal des potentialités des élèves l’élève doit acquérir des repères et des techniques pour comprendre dans un premier temps et savoir ensuite maîtriser un environnement qui ne cesse d’évoluer. Puis, en connaissance de cause, et avec des arguments étayés, il pourra ensuite choisir de s’adapter à ce monde en devenir ou proposer sa propre vision.

Les objectifs poursuivis par cet enseignement sont multiples :

       Permettre à l’élève de comprendre les mécanismes de la communication dans le cadre de l’image et des médias : de l’émetteur au récepteur.

       Le préparer à donner un sens aux messages qu’il reçoit

       Lui donner la possibilité de s’exprimer et de communiquer avec les langages et les outils de communication complémentaires du verbal et de l’écrit.

L’étude et l’appropriation des différents supports de l’image sont acquises lorsque l’élève est capable de justifier par sa propre pratique l’intentionnalité de son message, sa fonction sociale, de définir le réel et la représentation qu’il en a donnée.

L’enseignant doit être le vecteur non pas d’un apprentissage qui approche sa propre discipline mais d’une transversalité qui a beaucoup plus à voir avec notre regard sur le monde et notre façon d’être dans notre propre actualité. L’enseignement à l’image et aux médias doit à la fois recourir aux connaissances sémiologiques de l’analyse de l’image mais aussi s’inscrire dans une dynamique de transmission qui permette rapidement à l’élève de s’approprier ce langage pour mieux formuler ce qu’il possède déjà mais qu’il ne sait pas encore nommer : nos élèves sont des consommateurs d’images souvent beaucoup moins naïfs qu’on pourrait le penser.

Ainsi, si la poursuite de l’acquisition du vocabulaire et du savoir-faire pour analyser tout type d’image ou de discours audiovisuel, journalistique ou radiophonique, se révèle indispensable, on utilise de manière active et autonome, l’alternance de pratique et d’analyse pour que le savoir-lire devienne un savoir-réaliser. Au collège Edmond Michelet nous avons choisi pour engager un dialogue réaliste avec les élèves d’écrire un Journal témoin “ le petit zappeur illustré ”. Un élève prend en charge pendant une semaine ce journal témoin, il note chaque jour ce qu’il a regardé, pourquoi, quand, comment et donne son avis sur chaque émission. En fin de semaine, il compose, sous forme de collage, le portrait du téléspectateur qu’il juge avoir été. Ce travail est évalué par les élèves et les enseignants, en tenant compte non du choix des émissions mais du sérieux de ce travail et de l’argumentation qui permet à l’élève de justifier ses choix.

Il ne s’agit pas de former un lecteur d’images performant et brillant mais d’accepter que se construise peu à peu un lecteur indépendant, libre mais conscient de ses choix : l’élève a appris à gérer ses choix et à dépasser la simple consommation en tenant compte des aspects sémiologiques, économiques, historiques, psychosociologiques, linguistiques, artistiques et culturels de l’image.

 

Les enseignants engagés dans des projets similaires sont plus que jamais préoccupés du devenir de cet enseignement. Il semble totalement impossible que, -alors que les responsables politiques se préoccupent, à juste titre, du devenir de nos sociétés et de notre capacité à réagir contre une certaine fragilité de nos démocraties-, cet enseignement ne soit pas élargi au plus grand nombre afin que chaque collégien puisse bénéficier dans l’école de la République d’une éducation à l’image et aux médias.

Cet enseignement est bien, comme le définit Jacques Gonnet, véritablement le lieu “ d’un atelier de démocratie . L’école a tendance devant le monde brisé qui est le nôtre à surprotéger des élèves qui sont devant la télévision et dans la rue, chaque jour, les spectateurs privilégiés de la misère extrême, de la surconsommation, des publicités provocantes ou des conflits sociaux. S’il vit au sein d’une famille en difficultés psychologiques ou matérielles, l’enfant épouse souvent la cause de ses parents et s’inquiète de ne pas savoir leur apporter de solution. Si l’élève ne peut à aucun moment verbaliser le plus souvent symboliquement son “ ailleurs”  dans l’ “ ici”  du collège, il ne pourra trouver en lui la disponibilité nécessaire à l’apprentissage de savoirs traditionnels qui ne le concernent pas. L’actualité du monde permet de prendre en considération l’histoire de l’élève, et son hétérogénéité. L’élève établit ainsi, peu à peu, un lien entre la vie dans la famille et la vie à l’école.

L’enseignement à l’image et aux médias apparaît aussi comme un élément puissant de lutte contre l’échec de l’expression et de la communication, chaque élève étant sollicité pour une exploration individuelle ou collective du réel et de l’imaginaire. Chacun digère du visuel et de l’auditif, mais comme ceux-ci lui semblent familiers et ne pas faire l’objet d’un contrôle d’apprentissage antérieur qui risquerait de le mettre en échec, il installe peu à peu son territoire avec ses propres mots et invite les autres à y pénétrer. La langue retrouve ici sa fonction réelle de partage.

Si cet enseignement motive fortement l’élève par son approche ludique, il ne le rebute pas lorsqu’il s’agit de s’investir dans l’effort et l’approfondissement d’une réflexion. Puisque son avis est requis à chaque phase du travail il se sent suffisamment légitimé pour se sentir capable d’explorer l’existence de la contradiction entre “ Je ” et l’” Autre ”, entre le sujet et l’histoire, le langage et le monde, l’imaginaire, le réel et la représentation de celui-ci. L’éducation à l’Image et aux médias permet de cesser d’opposer, au sein de la classe, intelligence et sensibilité, d’arrêter de faire croire au clivage de l’intellect et du viscéral, de recevoir avec un même intérêt la pensée et l’émotion.

L’élève est au cœur de son apprentissage, il développe ainsi une relation d’authenticité qui contribuera à faire de lui un adulte responsable.

 

“ Je revendique pour l’image ” dit Chris Marker, “ l’humilité et les pouvoirs d’une madeleine ”. L’art de déceler et de choisir les références les plus suggestives, celles qui susciteront dans la sensibilité et le souvenir des échos persuasifs et émouvants participe de la construction de la personne et il y a fort à parier que nombre des références de nos élèves sont nées de cette enfance-là.

Nous ne pouvons dans l’Institution continuer à l’ignorer sans risquer d’être dans une classe où les paroles se taisent, où des plages de silence s’installent alors que chaque présent, adolescent ou adulte, devrait se sentir reconnu aussi bien qu’interpellé par ce qui s’y déroule.

Quitte à démentir “ Le petit Prince ”, nous sommes encore capables de “ créer des liens “ , entre l’école et le monde, et au sein de l’école. En sont pour preuves les deux journaux en ligne réalisés par des classes médias de Michelet 

     le “ Marmot fluo ” fruit d’un jumelage avec des classes de maternelle puis de primaire

     le “ cyberjournal ” réalisé pendant la semaine de la presse à l’Ecole, organisée par le CLEMI en France, par des élèves volontaires d’établissements parisiens

http://clemi.scola.ac-paris.fr

 

Utilisation du document vidéo authentique en langue

 Depuis l’accord signé en septembre dernier, par Jack Lang pour le Ministère de l’Education nationale et la Direction de la BBC, les enseignants d’anglais peuvent utiliser les programmes de BBC World et BBC Prime en classe, d’autres télévisions étrangères suivront cet exemple, souhaitons-le...

L’approche pédagogique nécessaire à la didactisation de tels documents se situe très loin de l'utilisation intégrale d'un film ou d'une vidéo illustrant le thème étudié.  Une séquence courte (3-4 minutes) qui tient compte de la spécificité de l'audiovisuel suffit pour mettre en œuvre une séance de travail : l'image facilite l'accès au sens d'une langue orale authentique. Il s'agit ici d'apprendre autrement en mettant en relation les paramètres du langage audiovisuel : images, textes, musique, bruits et paroles.

Les enseignants de langues utilisent depuis quelques années des documents vidéo authentiques libres de droit –ceux du CRDP de Dijon, par exemple- aussi sont-ils conscients que l'utilisation de documents vidéo authentiques –c’est-à-dire grand public et destinés à un public de langue maternelle-- conduit le professeur à modifier sa pratique pédagogique et à repenser sa place dans le processus d'apprentissage. Il n'est plus le détenteur unique du savoir, mais celui qui l'organise et permet à l'élève de s'approprier savoirs et compétences.

La première question qui se pose est celle des critères de choix du document audiovisuel : types d'émission, rapport image/son, richesse du langage audiovisuel, difficulté de la langue, références culturelles, actualité, potentiel de motivation des élèves, etc. Ce choix est déterminant et délicat, nous avons tendance à “ fonctionner dans l’implicite ” et nos repères ne sont pas toujours ceux de nos élèves.

Il s'agit ensuite de déterminer des objectifs pédagogiques et concevoir des activités adaptées aux caractéristiques du document. Selon qu'on privilégie le visuel ou le sonore, l’exploitation pédagogique sera différente : un bulletin météorologique permettra soit d'étudier la géographie, soit d'acquérir un lexique particulier.   Les publicités pourront être l'occasion pour les élèves de travailler l'expression de la comparaison, des adjectifs laudatifs, et de comprendre l'exploitation des référents culturels. L'analyse du langage audiovisuel spécifique de la publicité permettra, en outre, d'en appréhender la fonction sociale.

À partir du document authentique sélectionné, il s’agit de fabriquer une bande vidéo "didactisée" avec un matériel grand public (deux magnétoscopes connectés à un téléviseur). Selon les activités retenues, on sera amené à enregistrer un arrêt sur image, supprimer le son d'une séquence, enregistrer un nouveau commentaire, intervertir l'ordre des séquences, supprimer la chute d'un document. Si ces manipulations nécessitent un peu de temps, elles sont efficaces, donnent une grande liberté d’utilisation tant à l’enseignant qu ‘à l’élève et redynamisent l’intérêt et la participation de la classe.

Les élèves reconnaissent ” s’intéresser plus à la classe ”, “ être plus attentifs en général ”, “ mieux comprendre la langue ”, “ mieux s’exprimer à l’oral ”,   ils ajoutent même qu’ils “ écoutent mieux le prof ” !

Pour être capable de s'exprimer librement dans une langue étrangère il est nécessaire d’en avoir une pratique “ physique ” : le document audiovisuel authentique (DAV) transmet une gestuelle, des attitudes des “ savoir- êtres ” indispensables pour entrer dans la logique d’une langue étrangère.  Ajoutons que cette découverte, “ de l’intérieur ” d’une autre culture, contribue à former un citoyen européen responsable, attentif et respectueux des autres. 

Un reportage réalisé pour le site éducnet dans une classe de 4e à Michelet pendant une séquence utilisant un reportage de la BBC est consultable sur le site du Ministère de l’éducation .   http://www.educnet.education.fr/actu/reportage/bbc.htm

 

Échange scolaire et correspondance multimédia

“ Internet est là et bien là. Tempêter ou soupirer ne change rien à l’affaire ” écrit Bruno Frappat dans Le Monde et d’ajouter “ sur l’agora prétendument égalitaire d’Internet il y en a qui sont plus égaux que d’autres ”. Nous sommes en accord parfait avec cette opinion et il n’est pas question d’aborder Internet avec les élèves sans parler de l’utilisation mondialiste qui en est faite ; qu’ils entendent également qu’Internet est un outil et non un média d’information et qu’un support ne vaut que par son contenu. Mais ni “ thuriféraires ni nihilistes ” de la communication sur Internet, au sens où l’entend Dominique Wolton, nous pensons que, quand bien même elle puisse nous faire entrer dans “ l’ère des solitudes interactives” , des activités comme le cyber journal et la correspondance par Internet sont un défi à l’individualisme : un jeune internaute solitaire devant son propre ordinateur mais solidaire en classe dans la composition d’un message peut s’inscrire en adulte responsable dans la cité.

On sait que les enseignants impliqués dans des échanges susceptibles de construire simultanément des savoirs langagiers et des savoirs sociaux se donnent une chance d’établir un nouveau rapport au savoir et à l’Institution. L’échange et la diffusion sont l’occasion d’une rencontre et d’un travail qui visent à rompre un silence, à faire émerger des désirs de rencontres et de prises de paroles.

Des échanges perdurent, d’autres naissent au fil des ans au collège….. Praticiens-chercheurs depuis de nombreuses années au CIEP (dans le cadre du Réseau d’échanges de correspondances multimédia coordonné par Micheline Maurice) nous sommes conscients qu’un des objectifs de l’école est de permettre à l’enfant et à l’adolescent d’organiser sa pensée à partir des questions qu’il se pose. Là encore, des sites internet témoignent du travail d’échange réalisé par des élèves de Michelet, des élèves américains de Wayzata High School et depuis cette année, dans le cadre d’une classe européenne, des élèves d’Elliott School à Londres.

Une correspondance d’un autre type - “ littéraire ”, cette fois - s’est établie entre des élèves de 4ème d’une classe européenne LV1 anglais et un universitaire britannique du King’s College de Londres. Ce dernier incarne, à notre demande, des personnages de romans ou des écrivains. Il est ainsi passé des habits, des idées et du langage propre au Dr Watson, compagnon de Sherlock Holmes, à ceux de Charlotte Brontë. Une rencontre a été organisée en janvier dernier au collège et un cours s’est improvisé autour de questionnaires destinés à tous ces personnages et à l’universitaire lui-même. Les élèves en sont ressortis étonnés et ravis de leurs propres performances : nul besoin de les évaluer, ils l’avaient fait eux-mêmes en constatant leur niveau de compréhension et de participation….. Quant à Chris Abbott, il sait toujours qui il est …. . et se prépare à incarner William Shakespeare dans les jours prochains !

Sites Internet  http://michelet.paris.iufm.fr

Échange Wayzata High School - Collège Edmond Michelet => Let’s go MiWay (depuis 1998) 

Échange Elliott School - Collège Edmond Michelet => Let’s go Euro (depuis sept 2002)

De l’avis de tous, les élèves qui ont suivi ces enseignements sont plus ouverts, plus curieux, plus disponibles, ils prennent plus volontiers la parole, beaucoup se sont “ réconciliés ” avec l’école. Et si ces expériences n’ont pas fait s’envoler les difficultés de tous ordres rencontrés par nos élèves et nous mêmes au quotidien, elles ont cependant amélioré le regard porté par beaucoup de parents et d’enfants sur notre établissement.

Cette liaison entre le monde et la classe est indispensable si l'on souhaite que l'école soit vécue non seulement comme l'un des lieux privilégiés où l'on apprend à connaître, mais aussi comme la possibilité de découvrir ses véritables capacités et le pouvoir de les développer afin de former un projet d'études.

 

Paris ; 12 mars 2002

 

Note : Des articles concernant ces expériences sont parus dans la revue Question d’école, sur les sites Internet de l’IUFM (réseau d’écoles), du CIEP (Réseau d’échanges) ainsi que sur le site Educnet (cf. la rubrique RELIANCE)