Dans le cadre du programme des décisions favorisant l’égalité
des chances et la loi d’orientation 2005-380 du 23 avril (cf.
article 34), le lycée Henri IV ouvrira en septembre 2006 une
classe expérimentale appelée C.P.E.S (Classe Préparatoire aux
Etudes Supérieures).
Le
but de l’expérimentation CPES est d’impulser un mouvement de
candidatures vers les CPGE concernant les élèves d’origine
sociale modeste et de les accompagner afin de leur permettre
de se présenter aux concours des grandes écoles à égalité de
chances avec leurs camardes plus favorisés.
Ce
projet est né du constat d’une diminution forte au cours des
dernières années des candidatures d’élèves de milieu social
peu favorisé, qui ont tendance à s’autocensurer, et du recul
concomitant de leur place dans les grandes écoles.
La
finalité de cette classe est de préparer des élèves boursiers
méritants à entrer dans des classes préparatoires parmi les
plus sélectives.
Des
propositions plus directes de partenariat ont été adressées à
plus de 200 lycées qui accueillent une forte proportion d’
élèves d’origine sociale modeste.
Appuyé par le recteur de Paris, ce projet a été retenu par le
gouvernement et a fait l’objet d’une décision - présentée le
1er décembre 2005 par Monsieur le Premier Ministre - d’ouvrir
une classe dont le « Lycée Henri-IV sera pilote »
établissement dans lequel « 30 élèves seront accueillis dans
ce dispositif [...] »..
Premières analyses à l’issue d’une année (2006-2007)
Classe Préparatoire aux
études Supérieures
Rapport d’étape -
Octobre 2007
Par
son organisation même, la CPES constitue un dispositif à la
fois original et complexe centré autour des projets d’études des
élèves qui nécessite souplesse et rigoureuse
coordination. (voir en annexe les documents n°s 1 & 2)
La
CPES a été conçue comme une véritable propédeutique .
Les élèves suivent 27 à 30 heures de cours hebdomadaires
comprenant un tronc commun de 12 h et un bloc d’enseignements
d’orientation de 15 à 18 h.
Cette classe a pour priorité d’apporter ce qui fait souvent la
différence au niveau des concours les plus difficiles, ce qu’on
a coutume d’appeler la culture générale acquise
pour une grande part, en plus de la scolarité, au contact de
tout l’environnement social et culturel des familles. Ce choix a
conduit à faire en sorte que l’ensemble des élèves, quels que
soient leur projets d’études, suivent un tronc commun
d’enseignements fondamentaux comprenant du français, de la
philosophie, une langue vivante, un cours d’expression (écrite
et orale) et de l’éducation physique. Une façon de poursuivre en
l’approfondissant et en la mettant en perspective avec les
enjeux de l’enseignement supérieur, la formation dispensée dans
le secondaire.
Les blocs d’enseignements d’orientation ont été conçus en
fonction des projets d’études des élèves et ont été agencés de
telle sorte qu’ils correspondent aux filières des classes
préparatoires.
Considérant que beaucoup d’élèves entrant en CPES (certainement
autant que bien d’autres élèves entrant en CPGE) n’auraient a
priori pas encore un projet d’orientation bien précis, le
dispositif a été présenté comme pouvant être assoupli. Sont
ainsi envisageables le changement de bloc d’enseignements
d’orientation et le passage direct, au cours des premières
semaines, dans une première année de CPGE.
Un dispositif
complexe nécessitant un pilotage rigoureux.
Le dispositif est complexe et conduit à faire travailler
ensemble un groupe de professeurs nombreux et des élèves ayant
des projets fort divers. On pouvait craindre l’émiettement et
une absence totale de dynamique de groupe aussi bien chez les
élèves que chez les professeurs. L’écueil existe et, s’il a pu
être somme toute assez bien évité c’est grâce à la volonté de
l’ensemble de l’équipe pédagogique qui a su garder le cap autour
des objectifs fixés.
Moyens mis en œuvre pour en assurer le fonctionnement cohérent :
Pour cela, il a fallu mettre en place les structures permettant
d’assurer un fonctionnement rationnel et efficace : trois
professeurs ont assumé les fonctions de coordonnateurs et
des réunions régulières de l’ensemble de l’équipe ont été
tenues (une fois par mois).
La concertation pédagogique, même sommaire, est
indispensable pour assurer la réussite d’un tel projet. Cela
demande du temps de travail en commun et de l’écoute que seule
une équipe motivée parce que volontaire peut assumer.
A l’expérience, il est apparu également nécessaire de mettre en
place des outils de communication efficaces. C’est ainsi
qu’ a été créé pour l’année 2007/2008, un site d’information
et d’échanges accessible à l’ensemble de l’équipe
pédagogique (proviseur, CPE et documentalistes compris) aux
tuteurs et aux élèves .
(voir en annexe le document n°3)
On
sait en effet que les élèves, même les meilleurs, ont plutôt
tendance à être passifs, à attendre que le professeur note au
tableau, à apprendre des formules prêtes à l’emploi plutôt qu’à
consentir un effort persistant de réflexion personnelle ; on
sait qu’ils privilégient une stratégie utilitariste sur un
horizon court, avec une tendance générationnelle au zapping,
qu’ils ne sont pas habitués à lire des textes longs, à faire des
choix dans une bibliographie fleuve, qu’ils ne sont pas très
entraînés à la dissertation, ne savent pas s’organiser dès que
la quantité de travail les submerge, etc…
Cette
partie plus immédiatement scolaire, rythmée par des colles (dans
quelques matières), et des devoirs sur table, est complétée par
un programme culturel (sorties, spectacles, musées, conférences,
etc…), afin d’apporter un peu de cette culture libre, implicite,
qui constitue l’un des atouts des héritiers, y compris
dans les filières scientifiques.
Pour
tout dire, les programmes de la CPES ont été élaborés pour que
chaque élève ait bien acquis le bagage, le socle fondamental,
ce qu’il ne doit pas ignorer, qui lui donnera les meilleures
chances de réussir les concours les plus difficiles.
Une « pré-prépa »
Toutefois, comme il s’agit d’une expérience nouvelle dans sa
forme, il y a eu nécessairement des tâtonnements.
étant une classe
intermédiaire entre la terminale et la prépa, la CPES pouvait
par conséquent se rapprocher plus de l’une (être une terminale
plus), que de l’autre (une pré-prépa). Il y a eu inévitablement
débat entre des enseignants aux conceptions et aux pratiques
différentes : entre les idéalistes qui voulaient que l’on
invente quelque chose de radicalement nouveau et les réalistes
qui voulaient s’en tenir aux méthodes éprouvées, entre les
anti-utilitaristes partisans d’une culture générale très
générale, à distance des programmes et des manuels et les
utilitaristes partisans de contenus proches des exigences des
concours, entre ceux qui accordent la priorité aux méthodes et
ceux qui l’accordent aux contenus, voire même entre les
littéraires et les scientifiques.
C’est finalement le réalisme qui a prévalu,
car il s’est avéré très difficile de tout réinventer à ce stade
du cursus alors que les obligations de résultats immédiats ont
dès le départ pesé très lourd, la « barre » ayant été placée
haut : faire entrer la plus grande partie, voire la totalité des
élèves dans une CPGE du Lycée Henri-IV et leur donner de réelles
chances de réussir les concours les plus sélectifs. Les
programmes retenus sont de ce fait plus ceux de classes
préparatoires que du secondaire. Même si la part des
savoir-faire a été largement privilégiée, celle accordée à
l’acquisition de connaissances figurant aux programmes des
classes préparatoires a conservé la première place.
L’apprentissage du « style classe préparatoire »
.
Le
choix a été unanimement fait de rompre nettement avec le
secondaire. Comme tous les élèves de CPGE, les élèves de la CPES
ont dû rendre régulièrement des travaux écrits dans
toutes les disciplines. Des devoirs sur table ont été organisés
selon un calendrier annoncé en début d’année.
Tout
au long de l’année les élèves ont été entraînés, à des
exercices oraux sur le modèle des interrogations orales
(colles). En fin d’année, ils ont été initiés aux épreuves
d’entretien des concours des grandes écoles, avec les élèves des
classes préparatoires économiques et commerciales.
Il
avait été prévu deux « concours blancs », un en décembre et un
en mars. Mais du fait de divergences de points de vue entre les
professeurs, toutes les matières n’ont pas été concernées.
L’orientation déjà très « classe préparatoire » a logiquement
fait ressortir la « culture » propre à chacune des filières, les
classes scientifiques préférant l’enchaînement de devoirs sur
table hebdomadaires, les classes littéraires et économiques, une
année rythmée par deux ou trois concours blancs.
Finalement, ce choix ne s’est pas avéré judicieux car il a mis à
mal la dynamique du groupe perturbé son rythme de travail et
finalement ralenti sa progression.
C’est
pourquoi le concours blanc de mars n’a finalement pas été
organisé et le choix a été fait de rythmer le reste de l’année
en planifiant des devoirs sur table et des devoirs du soir .
En
définitive, l’organisation et les contenus pédagogiques de cette
nouvelle forme de propédeutique que constitue la CPES ont semblé
plutôt bien adaptés aux élèves et aux objectifs fixés.
Le
parti pris de dépasser les programmes du secondaire, en
imprimant à l’année scolaire le rythme et le style des classes
préparatoires, s’avère judicieux. Ayant jusqu’ici tous plutôt
bien réussi leurs études et obtenu de bons résultats le
baccalauréat (avec une mention pour 28 sur 30), une terminale
renforcée n’aurait pas été utile. L’expérience a confirmé ce qui
avait été pressenti : c’est bien au niveau du rythme de
l’organisation et de la densité du travail que l’écart entre
secondaire et CPGE est le plus grand. D’où la nécessité de
programmes aux contenus ambitieux bien structurés et conçus pour
faire acquérir les connaissances et maîtriser les savoir-faire
indispensables pour réussir les études supérieures les plus
exigeantes.
En ce
sens, le tronc commun de culture générale très consistant
proposé à toutes les filières s’est révélé une innovation très
pertinente.
Par
contre, de par sa complexité même, le dispositif s’est avéré
difficile à piloter. L’équipe pédagogique a eu un peu de mal à
trouver le bon tempo. A l’expérience, se sont imposées
comme indispensables la programmation rigoureuse de l’année
scolaire, l’anticipation des ruptures de rythme prévisibles à la
jonction des trimestres et au printemps, période au cours de
laquelle se tiennent les réunions des commissions d’admission en
CPGE, et l’organisation régulière de réunions de régulation.
La
filière économique et sociale sera sans doute toujours plus
difficile à piloter que les deux autres. Le fait que les mêmes
difficultés soient rencontrées avec la promotion 2007/2008
qu’avec la précédente prouve sans doute que cela tient
certainement à la diversité des origines scolaires des élèves
qui la choisissent (élèves de TS ou TES) de leurs parcours
scolaires (choix d’options et de spécialités dans le
secondaire), de leurs projets (ECE, ECS, B/L, D1, D2), ainsi que
de leurs personnalités.
La
CPES a été conçue pour offrir à chaque élève la possibilité d’un
parcours souple. Cela n’a été que très partiellement le cas.
-
Il était prévu que, au cours des premières semaines, tout élève
ayant fait la preuve de capacités suffisantes pourrait rejoindre
une classe de première année. Un élève aurait pu franchir le pas
en 2006, mais il ne l’a pas souhaité. Les deux ou trois
pressentis au début de l’année 2007/2008 ont donné la même
réponse avec les mêmes arguments : souhait de se donner du temps
pour mieux déterminer son projet et améliorer ses méthodes de
travail ; manque de confiance ; volonté de ne pas briser la
dynamique du groupe.
-
L’autre opportunité offerte, celle de changer de filière, a été
utilisée par quelques élèves. A noter cependant que les
glissements ne se sont opérés qu’au cours des deux premiers mois
et entre les filières littéraire et économique.
On
peut regretter qu’il en soit ainsi. Mais ne serait-ce pas la
conséquence d’une différenciation encore très forte des
filières ? Cela ne révèle-t-il pas le rôle essentiel de la
dynamique des groupes classe en CPGE ? Cela ne tient-il pas
aussi à l’angoisse d’élèves peu sûrs d’eux et qui ont choisi la
CPES pour gagner la confiance qui leur manque ? Les réponses à
ces questions viendront avec le temps et ne manqueront
certainement pas d’intérêt.
Pour
l’année 2007/2008, quelques inflexions
ont été données : (voir en annexe le document n°4)
-
Pour
les littéraires,
il est apparu nécessaire de renforcer fortement le programme
de littérature.
-
Pour
les élèves de la filière économique,
l’apprentissage des méthodes en sciences économiques et
sociales a été étoffé pour répondre aux besoins d’un groupe
aux parcours secondaires très divers : élèves venant de TS ou de
TES n’ayant pas tous choisi les mêmes spécialités. En
mathématiques, le professeur conduit un travail plus
spécifique avec les élèves issus de ES en liaison étroite avec
les tuteurs.
-
L’organisation générale de l’année a été revue pour en faire une
pleine utilisation et éviter les ruptures de rythme
préjudiciables à la progression des élèves :
·
Plus de concours blancs en cours d’année, mais des devoirs sur
table réguliers et un examen de fin d’année. Un ensemble
d’épreuves sur table sera organisé sur deux semaines au cours du
mois de mai pour valider connaissances et compétences acquises
dans toutes les disciplines au cours de toute l’année.
·
Une utilisation pleine du mois de juin par l’organisation d’un
stage intensif de langue vivante débouchant sur une
certification. Il s’agira d’un stage d’anglais de deux semaines,
au British Council. Le contenu et les objectifs seront
établis en partenariat avec le lycée, le financement assuré par
le mécénat.
Tous
les élèves bénéficient d’un accompagnement pédagogique
personnalisé assuré par des tuteurs.
Il a
été décidé de recruter pour assurer cette fonction, des
étudiants de grandes écoles ou de deuxième ou troisième
cycles universitaires (master ou doctorat), tous volontaires et,
pour la plupart, anciens élèves des classes préparatoires du
Lycée Henri IV. Le nombre des candidats excédant dès le départ
les besoins, une commission présidée par le proviseur et
composée des professeurs coordonnateurs a procédé à la sélection
à l’issue d’une série d’entretiens.
Les
tuteurs ainsi recrutés (au nombre d’une trentaine pour l’année
2006/2007), se sont vus confier deux types de tâches très
différents. La moitié a assuré un tutorat dit « individuel »
l’autre moitié, un tutorat dit « disciplinaire »..
Chaque tuteur « individuel » a pris en charge deux
élèves. Il lui a été demandé de les rencontrer régulièrement et
de correspondre avec eux de manière suivie par mel. Les
tuteurs « disciplinaires » ont assuré une assistance dans
une ou deux disciplines. Chacun a pu accueillir pour cela, dans
une salle du lycée, les élèves de la CPES mais aussi tous les
élèves des premières années de classe préparatoire qui le
souhaitaient.
Chaque tuteur a eu connaissance du cahier des charges de ses
fonctions et a signé un contrat en début d’année
(voir
en annexe les documents n°s 5 et 6)
Tous
les tuteurs ont été astreints à rendre régulièrement compte de
leur travail à l’équipe des professeurs et leurs rapports ont
contribué à l’évaluation des élèves.
(voir
en annexe le document n°7)
Le
suivi du travail des tuteurs a été assuré par les professeurs
coordonnateurs. L’un d’entre eux, M. COQUARD, s’est chargé des
synthèses générales.
Le
tutorat « individuel »
:
Le
rôle des tuteurs « individuels » a été très largement positif
et salué comme tel par les élèves comme par les enseignants.
Prenant leur mission très à cœur, ils ont permis aux élèves qui
ont connu des « passages à vide » de rester au contact de la
classe et des exigences du travail qu’elle impose. Beaucoup ont
organisé régulièrement des sorties culturelles, et ont proposé
des exercices variés à leurs élèves pour leur permettre de
progresser.
Cependant, le regroupement inter filière des élèves de chaque
tuteur n’a pas donné le résultat escompté d’échange et de
partage de compétences.
Par
ailleurs, la coordination entre les tuteurs et les enseignants
n’a pas toujours été parfaite.
Le
tutorat «disciplinaire» :
Ce
tutorat disciplinaire est lui aussi une aide précieuse pour les
élèves. En mathématiques en particulier où les décalages
initiaux entre élèves de série S et ES dans la filière
économique, sont considérables. C’est le cas aussi pour toutes
les matières à dissertation (lettres, philosophie, histoire,
géographie).
Mais,
le planning n’a pas été facile à établir. Il a fallu faire
plusieurs ajustements. Le cadrage a été progressivement
amélioré et les horaires ont été rendus plus rigoureux.
Un
rôle clé :
Au
total, le tutorat apparaît comme un dispositif essentiel
permettant d’accompagner de la manière la plus efficace possible
chaque élève, en fonction de la situation particulière de
chacun. C’est notamment le cas du tutorat « individuel »
(voir en annexe le document n° 8)
Des limites.
Le
dispositif a manqué d’efficacité à certains niveaux :
-
Le regroupement inter filière des élèves de chaque tuteur
individuel n’a pas donné le résultat escompté d’échange et de
partage de compétences.
-
La coordination entre les tuteurs et les enseignants n’a
pas toujours été bonne.
-
La participation des élèves des autres classes préparatoires aux
séances de tutorat « disciplinaire » n’a pas été satisfaisante :
trop peu d’élèves, pas assez souvent …
Une « professionnalisation » des tuteurs ?
Concevoir le tutorat uniquement sous la forme du bénévolat peut
vite limiter l’efficacité du dispositif. Les étudiants
volontaires ont certes dès le départ affirmé leur volonté d’être
utiles à d’autres et de rendre une part de ce qu’ils avaient
reçu, et ils n’ont jamais placé la rémunération de leur travail
comme préalable à leur engagement. Il n’en a pas moins semblé
indispensable de les indemniser partiellement, pour pouvoir
exiger d’eux un travail suivi de qualité.
Deux
formes ont été envisagées : validation en terme de parts de
diplômes (points ECTS) attribuées par les Ecoles et des heures
d’interrogation orale. Sur le premier point, seule l’Ecole
Centrale de Paris s’est engagée pour 2007/2008.
Comme
il n’était pas possible d’indemniser les tuteurs en heures
d’interrogation, cela a pu une solution a été trouvée grâce à
une subvention spécifique de la Délégation Interministérielle à
la Ville. Une convention pluri-annuelle (3 ans ) sur le modèle
de celles passées avec l’ESSEC ou l’association Tremplin, a été
signée avec la Préfecture de Paris. Les modalités d’utilisation
de ces fonds ont été fixées par une délibération du conseil
d’administration du lycée. (voir en annexe le document n° 9)
Pour
2007/2008, tenant compte de l’expérience acquise, l’ensemble du
dispositif a été resserré et rationalisé à plusieurs niveaux.
(voir en annexe, les documents n° 10, 11, 12 et 13)
-
Les
tuteurs :
·
Leur nombre a été ramené à 20.
·
Chaque tuteur « individuel » a désormais en charge deux élèves
de la même filière.
·
Le nombre des tuteurs « disciplinaires » a été sensiblement
réduit et certains tuteurs assurent les deux types de fonction.
·
Pour assurer la transmission de l’expérience, le groupe des
tuteurs 2007/2008 associe anciens et nouveaux.
-
L’amélioration de la coordination du travail
par la mise en place de procédures plus rigoureuses pour assurer
la liaison tuteurs/professeurs /élèves :
·
création d’un site internet ouvert à toute l’équipe
pédagogique, aux tuteurs et aux élèves.
·
Transmission, via ce site, des questions étudiées, des
comptes-rendus des tuteurs aux professeurs,
·
réunions mensuelles entre tuteurs et enseignants
pour voir où en est l’avancement dans les différentes
disciplines, transmission des bulletins trimestriels aux
tuteurs,
·
participation des tuteurs aux conseils de classe.
-
Maîtrise rigoureuse du coût :
·
contrôle systématique du travail des tuteurs.
·
relance de négociations avec les grandes écoles pour développer
la validation de ce travail en ECTS.
A
moyen terme, la question se pose maintenant de savoir dans
quelle mesure ce type de dispositif, est appelé à se développer
et doit être « professionnalisé ». au bénéfice de tous les
élèves de première année de CPGE, dans le but de réussir
l’intégration dans toutes les classes, y compris les plus
sélectives, de publics socialement et culturellement plus
diversifiés.
Aussi, dans la perspective de sa pérennisation, a-t-il été
décidé de donner une impulsion particulière au tutorat
disciplinaire :
-
en l’insérant dans l’emploi du temps des élèves de la CPES.
-
en développant son ouverture aux élèves demandeurs des autres
classes préparatoires.
Ce
programme a été conçu pour donner à chaque élève la possibilité
d’acquérir une culture générale étendue en tirant le
meilleur parti de l’environnement culturel exceptionnel offert
par Paris.
Il a
été prévu d’offrir aux élèves la possibilité d’assister à des
spectacles ou des concerts présentés dans les théâtres ou à
l’Opéra ; de visiter des musées, des expositions voire même des
laboratoires ou des entreprises, de suivre des conférences.
Le
financement a été assuré pour tout ou partie par le mécénat
ou des conventions de partenariat. L’Opéra de Paris,
la Comédie Française, le Louvre, l’Institut du Monde Arabe, le
Théâtre de poche de Montparnasse, la Fnac, la fondation
Accenture ont été les principaux partenaires engagés dans
ce programme culturel.
Lier ce programme aux cours dispensés aux élèves et l’intégrer à
leur emploi du temps, telle a été la tâche lourde complexe et
assez ingrate de la documentaliste qui s’est chargée de la
coordination.
Dans
ce cadre les élèves ont pu assister à des spectacles, des
conférences, visiter des expositions et aller à des concerts.
Certaines parties du programme leur ont été imposés d’autres
offertes à leur choix.
Le
programme culturel n’a pas été aussi riche et développé qu’il
l’était envisagé à l’origine.
Ce qui a le plus posé problème c’est son intégration dans
l’emploi du temps des élèves (les sorties, conférences, visites,
etc..), ce qui est regrettable, car c’est une dimension cruciale
pour réduire les inégalités.
Il
apparaît que les difficultés rencontrées sont pour partie la
conséquence de l’orientation très « prépa » de la classe :
l’emploi du temps « scolaire » est lourd, les élèves
privilégient tout ce qui leur semble avoir une utilité
immédiate, voire même un effet direct sur leur moyenne…Le
programme d’études de la classe, prioritaire et dense, n’a pas
permis d’ouvrir vers une diversité culturelle en vue d’une
éducation des choix.
Quelques temps forts
ont été cependant particulièrement réussis : les représentations
suivies à l’Opéra de Paris - dont la première des Troyens-,
toutes précédées ou complétées par des conférences de grande
tenue ouvertes à tous les élèves du lycée ; le travail conduit
sur L’illusion comique, avec la troupe du Théâtre de
Poche ; la Comédie Française. Avec le recul, il apparaît que le
succès de ces opérations a beaucoup tenu au fait qu’elles ont pu
être suffisamment anticipées préparées et exploitées par les
professeurs.
Si la nécessité de prévoir chaque année un programme culturel
consistant et éclectique ne peut faire de doute, l’obligation
de mieux l’inscrire dans les programmes et l’emploi du temps de
l’année s’impose de manière absolue.
Pour en assurer le suivi, une intervention hebdomadaire du
professeur documentaliste a été inscrite à l’emploi du temps des
élèves de la nouvelle promotion. Ce sera aussi l’occasion de
leur présenter chaque nouvelle activité, (le spectacle ou
l’exposition, la conférence) afin de l’ancrer durablement dans
leur formation.
Une liaison plus étroite est prévue avec
les professeurs.
Par exemple, le professeur de lettres a travaillé sur le thème
des mythes des contes et des légendes, en liaison avec la pièce
« Ariane et Barbe bleue » jouée à l’Opéra. L’utilisation
du programme culturel est désormais faite de manière quasi
systématique en cours d’expression.
La
CPES propose donc aux élèves méritants et capables qu’elle
accueille d’accomplir un parcours d’excellence par une
organisation pédagogique renforcée (programme d’enseignement,
dispositifs d’accompagnement…)et financée par un engagement fort
de l’Etat. Mais cela ne saurait suffire pour épauler de jeunes
étudiants dont les familles n’osent pas envisager (ou même ne
peuvent pas envisager) de faire le pari risqué d’assumer la
charge financière lourde que représentent des études supérieures
longues conduites loin du domicile, débouchant sur des filières
qu’elles ne connaissent pas et conditionnées à la réussite à des
concours difficiles.
Ce
constat a très vite conduit l’équipe de direction à associer la
CPES à un
ensemble de partenaires,
pour la plupart privés. Un apport qui dès la première année, a
montré qu’il pouvait jouer un rôle de premier ordre en faveur de
l’égalité des chances.
Loger
les élèves au lycée, sinon à proximité, faisait partie
intégrante du projet et cette disposition avait été reprise par
le Premier Ministre dans sa conférence de presse. Dans le cadre
d’une convention spécifique, suivant en cela l’exemple de
Sciences-po, les élèves de la CPES sont tous logés, au sein de
la résidence Honnorat de la Cité Internationale Universitaire
de Paris (Boulevard Jourdan Paris 14ème ).
Cet
hébergement, proche du Lycée Henri IV, offre à tous les élèves
de la classe un cadre remarquable pour leurs études, leur
permettant de disposer d’équipements de grande qualité
(bibliothèques, salles de travail, équipements sportifs…)
pendant dix mois complets (petites vacances comprises), de
rencontrer des étudiants du monde entier et de bénéficier de la
dynamique du groupe.
A
l’issue de l’année de CPES, les garçons sont accueillis comme
internes au Lycée Henri IV.
Pour
les filles continuant leurs études au Lycée Henri-IV, ainsi que
pour les élèves filles ou garçons conduits à poursuivre leur
cursus dans d’autres établissements, l’hébergement est assuré
soit par le CROUS, soit en internat.
Une nécessité
Faire
des études dans une grande ville et en particulier à Paris,
coûte cher, même si l’on est inscrit dans un établissement
public et même si l’on est interne. Il faut non seulement se
loger et se nourrir, mais il faut aussi se déplacer, acquérir
des livres, des outils informatiques, continuer à se cultiver
mais aussi payer les frais de concours quand on est en CPGE.
Au
total, la charge financière dépasse nettement le montant des
bourses d’études les plus élevées. Elle peut même être très
dissuasive pour des familles qui se sentent socialement et
culturellement trop éloignées des filières d’excellence dont
l’issue est conditionnée par la réussite non garantie à un
concours.
La
nécessité de trouver des moyens complémentaires s’est imposée
d’autant plus que la CPES se propose de donner un plus de
formation se traduisant aussi par un temps d’études plus long
pour les élèves qu’elle accueille.
Les partenaires qui se sont engagés dans le projet l’ont fait
sous deux formes :
-
l’apport d’aides matérielles complétant les bourses de l’état
et permettant de couvrir la plus grande partie des frais
complémentaires (logement, nourriture, déplacements, équipements
informatiques, livres, entrées de spectacles ou d’expositions…)
-
le
parrainage des étudiants :
chaque élève de la CPES est mis en relation avec un cadre
d’entreprise qui s’engage à suivre sa scolarité pendant trois
ans, à le conseiller sur les métiers pour trouver des stages et
éventuellement pour chercher un emploi.
Des partenariats inscrits par conventions, dans la durée :
Les
partenariats ont été établis sur la base de conventions
bipartites et pluriannuelles avec le Lycée Henri-IV.
(voir en annexe les documents n° 14 et 15)
Les
quelques élèves de la CPES qui pourraient être conduits à
poursuivre leur scolarité hors du Lycée Henri IV, peuvent
continuer à bénéficier de tout ou partie de l’accompagnement par
les partenaires de la classe. Pour cela, des conventions sont
passées avec l’établissement d’accueil de chacun d’entre eux
(voir en annexe le document n° 16).
Déjà
importante, la liste des partenaires a été étoffée depuis
la rentrée 2007. (voir en annexe le document n° 17)
Un
apport très précieux et transposable
A
l’évidence, sans les aides matérielles apportées par les divers
mécènes ou fondations associés au projet, la quasi
totalité des élèves des deux promotions de la classe n’aurait
pas pu faire des études dans Paris même, et surtout dans des
conditions aussi favorables !
De
plus, n’ayant pas été limités aux simples aspects matériels de
la vie des élèves, ces partenariats ont permis de mettre en
place le parrainage des élèves par des cadres de grandes
entreprises ou institutions. Un moyen de les faire entrer dans
des réseaux propres à leur faciliter leur future insertion
professionnelle.
Depuis quelques années, nombre de fondations ont été créées et
peuvent offrir de belles opportunités pour soutenir, par le
moyen de conventions, les actions en faveur de l’égalité des
chances. En la matière, l’expérience de la CPES le montre bien
et devrait pouvoir être reprise sous des formes diverses dans
d’autres établissements.
Si la
validation du projet n’interviendra que dans deux ans, lorsque
la première promotion aura passé les concours, il n’est pas
envisageable de clore ce rapport d’étape sans faire l’examen des
premiers résultats des élèves en les rapportant aux objectifs
fixés et aux moyens engagés.
Il
nous a semblé pour cela intéressant de réunir les éléments de ce
bilan intermédiaire sous la forme de réponses à quelques
questions renvoyant aux principaux aspects et aux finalités
d’une classe annoncée comme devant être « pilote ».
(
voir en annexe les documents n°18, 19 et 20)
La
CPES est destinée à accueillir 30 élèves méritants et au fort
potentiel de n’importe quel lycée de France (DOM TOM compris)
bénéficiaires de bourses d’études.
Un
examen attentif de la composition de la première promotion
montre qu’elle correspond bien socialement et géographiquement
aux critères fixés. Les élèves sont tous issus de familles aux
revenus modestes et, pour la plupart d’entre elles, fort
éloignées du standard culturel des parents d’élèves de CPGE.
Cependant, si la deuxième promotion est d’origine géographique
plus diversifiée et si elle est mieux équilibrée entre garçons
et filles , elle est en (petite) partie composée d’élèves
culturellement moins « défavorisés ». C’est sans doute là un des
effets de l’intégration à la procédure nationale qui laisse le
jeu plus ouvert et limite paradoxalement les possibilités de
contrôle par la commission d’admission. Il conviendra d’être à
l’avenir particulièrement vigilant sur ce point.
L’examen de la situation culturelle et scolaire des élèves des
deux promotions confirme assez bien la pertinence du
recrutement. Tous ont besoin, certes à des degrés divers,
d’apprendre le métier d’étudiants. Le constat n’est du
reste pas sans poser problème, même s’il peut être fait pour
bien d’autres élèves entrant en CPGE. N’est-il pas anormal que
nombre de ces élèves presque tous bacheliers avec mention aient
si peu lu, soient si peu autonomes et soient si vite déroutés
lorsque le travail devient plus intense et que les exercices
proposés nécessitent de leur part la mobilisation de parties
plus ou moins dispersées entre les disciplines et éloignées dans
le temps des programmes qu’ils ont étudiés ? Il y a là des
questions qui dépassent largement le cadre de notre sujet.
Enfin, il n’est pas inutile de rappeler ici que l’information
des candidats potentiels à la CPES ont été beaucoup mieux
informés par les medias et internet que par les services
d’information de l’éducation Nationale, procédure nationale
post-bac.org exclue. C’est une réalité peu satisfaisante que
tous les promoteurs d’innovation doivent prendre en compte.
Les
premiers résultats obtenus sont très encourageants : 24 élèves
ont été admis en CPGE au Lycée Henri IV et tous continuent dans
des cursus les conduisant à des niveaux bac + 5. (voir en
annexe le document n°20)
Si la
plupart d’entre eux n’auraient pu être admis avec de réelles
chances de réussite dans les classes où ils se trouvent
aujourd’hui, il est bien trop tôt pour avoir une appréciation
des effets réels de la CPES qui seront à mesurer à l’aune de la
liste des écoles qu’ils intégreront.
Les
apports de la CPES en matière de culture générale et de méthodes
de travail paraissent d’ores et déjà plus évidents. Les
résultats obtenus aux premiers devoirs rendus en ce début
d’année par les élèves de la première promotion sont très
encourageants, malgré leurs niveaux très inégaux.
Mais
ce qui semble encore plus net c’est le gain en ambition scolaire
et en confiance, même si celle-ci peut encore être à tout moment
remise en cause, comme chez tout élève de classe préparatoire.
Enfin, et pour être complet, il faut souligner que les
parrainages des fondations, lorsqu’ils ont bien fonctionné, de
même que le programme culturel ont eu des effets très stimulants
en ouvrant des horizons nouveaux à la plupart des élèves.
Dans
sa forme complète, la CPES ne peut être implantée que dans un
lycée disposant la gamme la plus large de filières de CPGE.
C’est une condition nécessaire pour offrir à chaque élève la
possibilité de poursuivre ses ’études dans le même
établissement. C’est aussi la garantie de réunir un nombre
suffisant de professeurs volontaires.
Dans
une configuration plus réduite en taille et en filières, une
classe de ce type peut trouver sa place dans nombre de lycées.
C’est déjà le cas à Marseille et à Bordeaux et sous d’autres
formes à Epinay sur Seine et à Torcy.
Ce
genre de dispositif a un coût. Celui de la CPES est loin d’être
négligeable. Les moyens viennent
-
de l’Etat : 56 heures hebdomadaires d’enseignement, plus 1 000 €
par an et par élève pour le tutorat sur les fonds de la DIV (les
bourses du CROUS n’ont pas à être prise en compte puisqu’elles
sont indépendantes du dispositif)
-
de partenaires (mécènes ou fondations) : 3 000 à 4 000 € par an
et par élève.
On
pourra juger que c’est beaucoup si on en reste au niveau des
chiffres bruts ; cela pourra s’avérer juste si les résultats
sont à la hauteur des attentes et si c’est donc le prix à payer
pour réduire une regrettable discrimination négative.
Eu
égard aux moyens engagés,et à l’investissement énorme consenti
par l’équipe de direction entourée d’une équipe pédagogique très
engagée, eu égard à l’accueil réservé et au soutien apporté par
les entreprises et les fondations, il serait très regrettable
que cette expérience ne fasse pas école. Si le prototype de la
CPES ne peut être reproduit à l’identique que dans quelques
établissements, l’expérience acquise dans l’accompagnement des
élèves par le tutorat, le parcours culturel, et les partenariats
est sans nul doute transposable, des moyens existants pour ces
dispositifs qui s’avèrent d’ores et déjà bien adaptés à l’action
engagée en faveur de l’égalité des chances.
Un
colloque regroupant toutes les équipes travaillant sur ces
questions serait à court terme le bienvenu car il créerait les
conditions d’une large diffusion des pratiques mises en œuvre.
Classe Préparatoire aux
études
Supérieures
I -
Une initiative née au sein du Lycée Henri IV
I – 1 /
Constat :
Au cours des années 1970, la tendance était à la
critique de l’Ecole des « héritiers ». Cette critique était
ambivalente car nombre de ceux qui la reprenaient à leur compte
étaient la preuve vivante que cette Ecole avait aussi permis la
réussite et la promotion sociale des « boursiers ». Mais on
pensait alors que ces boursiers servaient de « caution » et ne
devaient pas masquer l’ampleur des inégalités sociales. Or, à
partir de la fin des années 1980, il est apparu, non seulement
que les inégalités ne reculaient pas, ce à quoi pouvaient
s’attendre tous ceux qui pensent que les logiques sociales sont
beaucoup plus fortes que l’Ecole, mais qu’elles augmentaient,
malgré la démocratisation quantitative des années 1980, tout
particulièrement dans les filières les plus sélectives, celles
qui sont supposées recruter l’élite scolaire. Avant, il y avait
les héritiers et les boursiers et bientôt il n’y aurait même
plus les boursiers…
Il ne s’agit pas là d’une simple opinion, mais
d’une réalité attestée par les statistiques. Une
référence désormais commune est l’article de Euriat et Thélot,
publié en 1995 ("Le recrutement social de l'élite scolaire en
France. Evolution des inégalités de 1950 à 1990", Revue
française de sociologie, XXXVI, 1995, pp. 413-438.), dans lequel
on trouve ce constat : « la proportion des jeunes d'origine
populaire (en un sens très large : père paysan, ouvrier,
employé, artisan ou commerçant) dans quatre très grandes écoles
(Ecole polytechnique, Ecole normale supérieure, ENA, HEC) est
passée de 29 % des élèves dans la première moitié des années
1950 à seulement 9 % au milieu des années 1990. Bien que
l’analyse, plus rigoureuse, en termes d’odds ratio
(rapports de chances relatives) ne conclue pas dans ce cas à un
recul avéré de la démocratisation, du fait du déclin
démographique relatif des catégories populaires, les logiques de
reproduction, dont bénéficient entre autres les enfants
d’enseignants, sont toujours à l’œuvre. Dans un article plus
récent, celui de Valérie Albouy et Thomas Wanecq (« Les
inégalités sociales d’accès aux grandes écoles », Economie et
Statistique N° 361, 2003), on trouve cet autre résultat, cette
fois sous la forme d’odds ratio, pour la génération née
entre 1959 et 1968 : il y a 40 fois plus de chances pour qu’un
enfant issu d’un milieu supérieur (cadres et chefs d’entreprise)
accède à une très grande école et qu’un enfant de milieu
populaire (ouvrier, agriculteur) échoue, que l’inverse ; notons
que ce ratio tombe quasiment à 1 quand on compare le milieu
supérieur et les enseignants. Un dernier chiffre : au début de
ce siècle, les enfants de cadres supérieurs et d’enseignants
représentaient plus de la moitié des effectifs de classes
préparatoires contre 15% des effectifs des classes de sixième….
De
toute façon, il suffisait déjà de se promener rue d’Ulm, rue
Saint Guillaume, ou sur le plateau de Jouy en Josas, pour se
faire une assez bonne idée de l’homogénéité sociale, voire de la
ségrégation sociale. Il existe inévitablement un écart entre les
idéaux et la réalité, mais celui qui se creusait entre les
valeurs de la République et la réalité devenait, dès cette
époque, intolérable. C’est en tout cas ce que l’on pouvait
ressentir lors des sélections des dossiers pour l’admission dans
les classes préparatoires offrant les meilleures chances de
succès aux concours, donc en l’un des points qui concentrent les
tensions du système, au stade où les orientations deviennent
décisives. Bien que cette procédure soit formellement neutre (la
concurrence sur ce marché étant intense, chaque établissement
recruteur recherche nécessairement les candidats au plus fort
potentiel), les lycéens sont inégaux car les lycées sont
inégaux. Pour les commissions de sélection, le décryptage des
dossiers devient presque impossible car l’information brute
délivrée par les bulletins scolaires est biaisée : un 17 de
moyenne dans telle classe de tel établissement équivaut à peine
à un 10 de moyenne dans tel autre établissement.
Confrontées à cette injustice, les commissions
d’admission ont plusieurs fois essayé de donner leur chance à
des élèves victimes de ce que les économistes appellent une
discrimination statistique. Mais, ces tentatives se sont souvent
retournées contre ceux auxquelles elles étaient censées
profiter : ils se sont retrouvés en difficulté voire en
situation d’échec, non pas parce qu’ils ne possédaient pas les
aptitudes requises pour réussir, les appréciations de leur
professeurs de lycées étaient élogieuses, mais parce que le
rythme de la prépa, la nature des exigences et le type
d’enseignement pratiqué, ne leur laissaient que peu d’espoir de
rattraper leur retard initial, un retard dont ils n’étaient
pourtant pas responsables.
I – 2 / Il fallait donc faire quelque chose, mais
quoi ?
La
réponse n’est pas évidente car il y a au contraire de multiples
raisons de ne rien faire :
-
que peut l’Ecole quand les inégalités économiques et sociales
s’accentuent ? Que peut-elle contre les stratégies, par ailleurs
légitimes, des familles les mieux dotées dans un contexte
d’accentuation de la lutte pour les places et d’angoisse
généralisée, surtout dans les classes moyennes, quant au destin
des enfants ? Que peut-elle contre la ségrégation spatiale ?
Elle ne peut pas grand chose, sinon éviter de rajouter une
inégalité aux autres, ce qui n’est déjà pas gagné, loin s’en
faut.
-
ne rien faire également quand on sait que les actions les plus
efficaces se situent en amont des cursus, donc en maternelle et
au primaire, de nombreuses études ayant mis en évidence comme
une loi des rendements décroissants de l’investissement éducatif
en fonction de l’âge et du niveau d’enseignement. Ne rien faire
en prépa parce que l’on se trouve pris en tenaille entre les
caractéristiques de la population des bacheliers en amont et les
exigences des concours des grandes écoles en aval.
-
ne rien faire enfin parce que ne pouvant a priori agir qu’au
niveau d’un établissement donc seulement à l’échelle
micro-sociale alors que les logiques et les forces contre
lesquelles on voudrait se battre sont macro-sociales.
Agir,
l’occasion nous en a été donnée par l’initiative prise par
Sciences-Po d’ouvrir une voie d’accès réservée aux élèves de ZEP.
Le débat largement médiatisé suscité par cette décision a offert
une fenêtre d’opportunité qui a permis à deux professeurs du
Lycée Henri IV de publier en mars 2001 une tribune dans le
Monde, intitulée la « gifle de Sciences-Po ». ”
La proposition de ces deux initiateurs était
très simple : il fallait créer dans les « grands » lycées, des
“ prépas à la prépa ” qui serviraient en quelque sorte de sas,
de classes de transition, pour des élèves boursiers à fort
potentiel. Ces élèves seraient encadrés par des professeurs
volontaires qui connaissent bien les deux “ mondes ”, en amont
celui des zones dites « difficiles » ou « sensibles », en aval
celui des prépas obtenant les meilleurs résultats aux concours
les plus sélectifs, avec un soutien permanent sous la forme d’un
tutorat effectué par des étudiants des grandes écoles. Le but
était de redonner toutes leurs chances à ces élèves que l’on dit
« méritants », en leur apportant une mise à niveau, autant sur
le plan des savoirs, notamment la culture générale, que des
savoir-faire, qu’il s’agisse de l’expression, écrite et orale,
ou des méthodes de travail.
I – 3 / Des critiques
Malgré le soutien du ministre d’alors, Jack Lang, ce projet ne
s’est pas concrétisé. On lui a opposé de nombreuses critiques
auxquelles l’évaluation du projet conduira nécessairement. On
peut brièvement les rappeler ici en mettant en regard nos
premières réponses sur lesquelles se fonde notre projet :
1°)
Suivant l’exemple de Sciences-Po, pourquoi ne pas
intégrer ces élèves « méritants » directement en première année
de classe préparatoire ?
Sciences-Po a l’avantage de maîtriser son cursus de l’entrée à
la sortie, de surcroît sur cinq ans. Or, les concours des
grandes écoles ne s’inscrivent pas dans une logique de quotas ou
d’accès dérogatoires et l’expérience a souvent montré que des
élèves recrutés de façon volontariste se trouvaient rapidement
en difficulté dans les classes préparatoires les plus sélectives
(rappelons que le redoublement en première année n’est
généralement pas autorisé).
2°)
Cette initiative constitue une concurrence déloyale
dont vont souffrir les autres classes préparatoires, en
particulier les classes préparatoires dites « de proximité »
, certes moins prestigieuses, mais qui effectuent déjà un
travail efficace pour permettre à des élèves issus de milieux
modestes de réussir des concours à leur portée. :
Il
est vrai que le problème ne se pose pas dans les mêmes termes
selon les filières. Pour la filière scientifique il existe une
gamme très étendue d’écoles, dont les écoles d’ingénieurs qui
ont largement démocratisé leur recrutement. Il en va de même
pour les écoles de commerce, avec parfois une restriction liée
au coût des concours et des études.
Mais, force est de constater qu’il n’en est pas
de même pour la filière littéraire et pour les écoles les plus
sélectives. Il y a une extrême concentration des résultats aux
concours les plus sélectifs au bénéfice des catégories sociales
les plus favorisées qui tendent à occuper une part grandissante
des places dans les lycées considérés (à tort ou à raison) comme
les plus réputés. Pour donner une plus grande mixité de nos
élites pourquoi ne pas tenter de favoriser l’accès de ces
établissements à un plus grand nombre d’élèves issus de milieux
modestes ?
3°)
Ce projet impose à des élèves déjà défavorisés une année
d’étude supplémentaire, donc un surcoût important.
Cette
année peut être au contraire une chance si les élèves concernés
bénéficient d’un accompagnement spécifique : tutorat, programme
culturel mais aussi aides matérielles substantielles :
hébergement en internat à proximité du lycée, prise en charge
des frais de logement de transport d’équipement, le coût des
sorties culturelles…
4°)
Ce projet a une portée bien trop limitée : il intervient
après le baccalauréat alors qu’il faudrait bien davantage
travailler en amont sur le modèle des initiatives de Sciences Po
ou de l’ESSEC ; et il ne touche que 30 élèves par an.
En effet, il faut aussi travailler en amont, mais
cela implique de constituer d’abord un réseau avec des
partenaires volontaires ; c’est justement l’ouverture de cette
classe qui peut permettre d’établir des relations durables avec
les lycées d’origine des élèves recrutés, en fonction des
résultats de ceux-ci et des liens créés avec les équipes
pédagogiques.
Ce
projet peut constituer un signe fort et doit avoir un effet
d’entraînement et susciter d’autres initiatives.
Et enfin, il
faut bien un jour passer du stade du constat des discours et des
débats à l’action sur le terrain.
II -
L’aboutissement du projet :
II – 1 / Conditions dans lesquelles la CPES a été
ouverte :
-
Le lycée Henri IV a ouvert en septembre 2006 une classe
expérimentale appelée C.P.E.S (Classe Préparatoire aux
études
Supérieures), dans le cadre du programme en faveur de l’égalité
des chances et la loi d’orientation 2005-380 du 23 avril (cf.
article 34),
-
Appuyé par le Recteur de Paris, ce projet a été retenu par le
gouvernement et a fait l’objet d’une décision - présentée le 1er
décembre 2005 par Monsieur le Premier Ministre - d’ouvrir une
classe dont le « Lycée Henri-IV sera pilote » établissement dans
lequel « 30 élèves seront accueillis [...] »..
-
Le Recteur de l’Académie de Paris a inscrit la CPES
parmi
les actions innovantes du programme pluriannuel
d’expérimentation pédagogique.
-
Le projet a reçu la
validation du Ministère de l’éducation
Nationale,
-
Cette classe s’inscrit dans le programme des mesures en faveur
de « l’égalité des chances ». Elle bénéficie du
soutien de la Délégation interministérielle à la ville.
On
serait incomplet dans cette présentation si on omettait de
souligner les rôles différents mais déterminants joués
-
au
sein de l’éducation
Nationale par le Recteur de l’Académie de Paris
qui a souhaité que l’expérimentation proposée par le Lycée
Henri-IV soit dotée des moyens nécessaires à sa réussite
-
pour
l’information du grand public et surtout des lycéens qui
pouvaient être concernés, par les medias nationaux
qui ont suivi avec attention la naissance et la mise en place du
projet. Ainsi la première promotion a-t-elle été recrutée pour
l’essentiel suite à la première conférence de presse donnée au
Lycée Henri-IV, en mai 2006 ; la seconde doit aussi beaucoup au
coup de projecteur très positif apporté par le reportage diffusé
par M6 le 13 mai 2007 dans l’émission « Zone Interdite » (il
faut sans doute voir dans le record d’audience réalisé par cette
diffusion l’intérêt positif porté à l école et à son action par
le grand public).
II – 2 /
La CPES – Finalités et objectifs opérationnels
:
On
compte trois principales finalités :
·
Redonner un espoir raisonnable d’accès aux grandes Ecoles
les plus sélectives (E.N.S. Ulm, Lyon et Cachan,
Polytechnique, ENSAE, Ecoles de commerce, I.E.P.), et plus
généralement aux cursus les plus exigeants, à des élèves
présentant les dispositions requises mais dont les chances de
succès, dans le contexte social et culturel qui est aujourd’hui
le leur, paraissent si faibles qu’ils ne sont plus incités à se
mobiliser pour atteindre des objectifs aussi ambitieux. De ce
point de vue, il faudra attendre que deux ou trois promotions
aient tenté ces concours pour savoir si l’expérience est
concluante.
·
Susciter une dynamique en amont.
Il s’agit d’envoyer un signal clair : le travail scolaire paye,
l’Ecole ne trahit pas ceux qui croient en elle. Et même, si
possible, un signal fort : l’Ecole offre une chance de réussite
à des élèves issus des classes populaires, à la condition, du
fait même des inégalités, qu’ils travaillent plus encore que les
autres. L’effet de l’initiative de Sciences-Po sur les lycées
conventionnés montre qu’une telle dynamique peut en effet être
impulsée, la difficulté consistant ensuite à l’entretenir dans
la durée, sans susciter de faux espoirs et donc à terme un
ressentiment qui serait destructeur.
·
Capitaliser une expérience qui sera utile pour tous ceux qui
veulent contribuer à cette forme de démocratisation,
qui vise une diversification du recrutement des élites scolaires
et sociales. Cette expérience doit permettre de mettre en œuvre
des dispositifs d’accompagnement dans les domaines pédagogiques
culturels ou matériels qui, une fois évalués, devront pouvoir
être largement diffusés voire même généralisés. Il s’agit en
particulier du tutorat, du programme culturel, de l’hébergement
des aides matérielles et des partenariats.
Deux objectifs opérationnels :
-
Préparer en une année, des élèves méritants issus de
milieux modestes, et au cursus scolaire prometteur,
à entrer dans les classes préparatoires aux grandes écoles les
plus sélectives.
-
Leur donner les meilleures chances d’intégrer les Grandes
Écoles de premier rang et plus généralement de réussir
des études supérieures longues et difficiles.
Classe
préparatoire
aux
Etudes Supérieures
Classe
expérimentale créée dans le cadre :
de la Loi d’Orientation 2005-380 du 23 avril 2005 (article 34)
Finalités :
Classe
destinée à préparer, en une année, l’entrée dans les classes
préparatoires offrant les meilleures chances de réussite aux
concours des Grandes Ecoles les plus sélectives.
Conditions d’accès :
être élève de terminale générale (L, ES ou S)
de tout lycée (pas seulement en ZEP).
avoir accompli une bonne scolarité secondaire
avoir le projet d’entrer dans une Grande Ecole
être boursier du secondaire ou futur boursier du supérieur
Dossier de candidature spécifique
disponible sur le site du Lycée Henri IV :
http://www.lycee-henri4.com
Nombre de places :
26 à 30
Pédagogie et programmes spécifiques
:
cours dispensés par une équipe de professeurs
des classes préparatoires du Lycée Henri IV
tutorat, aide individualisée,
programme culturel complémentaire (voir
descriptif détaillé ci-dessous)
Conditions matérielles :
Logement : chambres de la Cité Universitaire
6, Boulevard
Jourdan – Paris XIVème
Aides matérielles et financières de fondations
de grandes entreprises
Renseignements complémentaires
L’administration du Lycée Henri IV et l’équipe pédagogique se
tiennent à votre disposition pour vous fournir toutes les
informations complémentaires dont vous pourriez avoir besoin.
Contact à l’adresse électronique du Lycée :
ce.0750654d@ac-paris.fr
Finalités de la C.P.E.S.
Une classe préparatoire expérimentale, appelée « Classe
Préparatoire aux Etudes Supérieures » (CPES), ouvre en
septembre 2006 au Lycée Henri IV, conformément à l’annonce faite
le 1er décembre 2005, par Monsieur le Premier
Ministre qui précisait, au terme de sa présentation des
initiatives prises en faveur de l’égalité des chances, que :
Le lycée Henri IV à Paris sera pilote de ce projet : 30 élèves
seront accueillis dans ce dispositif et logés dès la rentrée
2006 ».
Cette
classe a pour but de préparer des élèves boursiers motivés,
au cursus scolaire prometteur, à entrer dans les classes
préparatoires les plus sélectives (littéraires, économiques ou
scientifiques), avec de bonnes chances de réussite aux concours
et plus généralement dans les cursus universitaires les plus
difficiles.
Ces
élèves sont recrutés dans les classes terminales des filières de
l’enseignement général (L, ES ou S) de tous les lycées. Ils
bénéficieront d’un enseignement adapté, d’un soutien pédagogique
permanent et d’un environnement privilégié (hébergement, centre
de documentation et bibliothèques bien équipés, sorties
culturelles, conférences).
Sur
le plan pédagogique,
l’équipe, formée de professeurs de Classes Préparatoires
volontaires, mettra en œuvre un programme pluridisciplinaire,
modulable selon les projets d’orientation des élèves, orienté
vers la consolidation de la culture générale, des apprentissages
fondamentaux et le renforcement des méthodes de travail.
L’objectif principal est de combler les lacunes généralement
constatées en première année et de dispenser la formation
nécessaire à une intégration réussie dans les classes donnant
les meilleures chances de succès aux concours d’entrée dans les
Grandes Ecoles les plus sélectives. A cet enseignement et
aux exercices traditionnels écrits et oraux viennent s’ajouter
l’aide pédagogique de tuteurs – à raison de un pour deux
élèves- , recrutés dans ces mêmes Grandes Ecoles. Enfin, les
élèves de cette classe bénéficient d’un accompagnement
culturel soutenu : spectacles, musées, concerts, conférences
leur permettront de se familiariser avec cette culture libre qui
est souvent l’apanage exclusif des étudiants issus des milieux
les plus favorisés.
Sur
le plan social,
tous les élèves de cette classe sont hébergés dans les
chambres mises à leur disposition pour toute la durée de l’année
scolaire –petites vacances comprises-, à proximité immédiate du
lycée. Ils recevront par ailleurs, tout au long de leur
scolarité en classe préparatoire et en plus de leur bourse,
des aides financières et matérielles (livres, ordinateurs,
….) grâce au soutien de fondations d’entreprises partenaires du
projet.
Procédure de recrutement
Parce
que l’objectif est d’amener des élèves méritants et socialement
défavorisés à égalité réelle de chances devant les concours les
plus sélectifs, la scolarité dans cette CPES est exigeante.
C’est pourquoi elle ne profitera vraiment qu’à des élèves
prometteurs et motivés. L’avis des équipes pédagogiques et du
chef de leur établissement d’origine est donc un élément
crucial dans l’appréciation du dossier.
La
C.P.E.S. est annoncée sur le site national de recrutement des
classes préparatoires
http://www.admission-postbac.org/. Toutefois, la demande
d’admission doit être faite à l’aide d’un dossier spécifique
disponible sur le site du Lycée Henri IV
http://www.lycee-henri4.com .
Ce
dossier doit être déposé au Lycée Henri IV indépendamment des
dossiers présentés dans le cadre de la procédure informatisée
normale. Il est constitué de deux volets :
1°)
un volet social (une fiche accompagnée de l’attestation
de la qualité de boursier)
2°)
un volet scolaire :
-
tableau de synthèse des résultats et des capacités du candidat
-
bulletins scolaires de seconde, première, terminale
-
lettre de motivation du candidat
-
lettres d’évaluation du candidat par son professeur principal
Le
calendrier :
Dossier spécifique
à établir à partir du site ministériel ou bien directement, à
partir du 20 janvier
A
faire parvenir avant le 30 avril 2007 pour la première
commission
Avant le 4
juillet 2007, pour la phase complémentaire
La
sélection des candidatures sera conduite par une commission
présidée par le Proviseur du Lycée Henri IV qui se réunira aux
dates suivantes :
-
entre le 5 mai et le 1er juin 2007
-
entre le 5 et le 14 juillet 2007
Organisation pédagogique
1°) Enseignements :
Horaires
Tronc commun :
12 heures
|
Disciplines |
Horaires hebdomadaires |
|
Philosophie |
3
h |
|
Lettres |
3
h |
|
LV1 |
3
h |
|
Prise de parole |
1
h |
|
EPS |
2
h |
Enseignements d’orientation : 16 h à 18 h
|
Disciplines |
Orientation littéraire |
Orientation économie et sciences sociales
(E.C. ou B/L) |
Orientation scientifique |
|
Histoire |
4
h |
|
|
Géographie |
2
h |
|
|
SES |
2
h.
(sciences sociales)
au choix avec langue ancienne |
4
h (2 +2) |
|
|
LV2 |
3
h |
3
h (éventuellement) |
|
Mathématiques pour les voies économiques
(prépas ECS ou ECE ; prépa B/L) |
|
5
h |
|
|
Lettres |
2
h |
|
|
|
Philosophie |
2
h |
|
|
|
Langue ancienne (éventuellement) |
4
h
optionnelles
au choix avec SES |
|
|
|
Mathématiques S |
|
|
6
h |
|
Physique chimie |
|
|
4
h |
|
Chimie |
|
|
2
h 30 |
|
SVT |
|
|
2
h 30 |
|
Total options |
16 h / 18 h |
19 h |
15 h / 18 h |
|
Horaires élèves totaux |
27 h / 29 h |
30 h |
26 h / 29 h |
Organisation pédagogique de l’année scolaire :
Première période : septembre octobre
-
les élèves suivent les cours du tronc commun et ceux d’une des
trois filières d’orientation (littéraire, économie et sciences
sociales, scientifique)
-
travail intensif et approfondi permettant à chacun de s’évaluer,
de commencer à combler ses lacunes et à réfléchir sur son projet
d’orientation.
-
bilan établi à la fin de cette période initiale qui peut
conduire certains élèves à modifier leur choix de filière.
-
Possibilité de rejoindre, au cours des premières semaines une
des classes de première année du Lycée Henri IV, pour des élèves
en révélant les capacités. Ces élèves garderont le bénéfice de
tous les dispositifs d’accompagnement de la classe (tutorat,
hébergement, aides matérielles, programme culturel)
Deuxième période : novembre à fin juin
-
travail d’approfondissement progressif.
-
évaluation : conseils de classe début janvier, puis en mars et
fin juin.
2°) Interrogations orales :
1 heure hebdomadaire
3°) Tutorat
par des élèves des Grandes Ecoles
-
Tuteurs « individuels » :
un tuteur pour deux élèves. Interventions : une ou deux
interventions de 2 heures chacune, par mois, sur place. Suivi
par correspondance électronique sur le réseau internet.
-
Tuteurs « disciplinaires » :
aide et cours de soutien
4°) Contenus des enseignements :
-
L’intention est d’enseigner les fondements de la culture de
l’honnête homme de notre siècle :
·
La maîtrise des langages fondamentaux : le français écrit et
oral ; une ou deux langues vivantes, éventuellement une langue
ancienne, les mathématiques.
·
la connaissance des grandes œuvres (humanités classiques) ; les
connaissances permettant de se situer dans le temps, dans
l’espace, dans l’environnement économique et la société
(humanités modernes).
·
les connaissances scientifiques fondamentales et les méthodes et
démarches qu’il est indispensable de maîtriser pour réussir les
études scientifiques les plus exigeantes.
-
Les contenus des enseignements sont établis en concertation avec
l’Inspection Générale, en fonction des objectifs pédagogiques
particuliers de la C.P.E.S.
5°)
Programme culturel :
-
Tous les élèves de la CPES bénéficient d’un programme culturel
qui viendra compléter et enrichir les enseignements qui leur
seront dispensés : spectacles (théâtre, opéra..), conférences,
expositions, musées…
-
Ce programme sera financé par le mécénat (voir ci-dessous)
-
L’organisation sera assurée en fonction des parcours d’études et
des besoins de chaque élève, par le professeur documentaliste.
-
Ce programme culturel se déroulera sur toute l’année, petites
vacances comprises.
Partenariats
Partenariat avec les lycées d’origine
Partenariat avec les Grandes Ecoles
(de la région parisienne pour des raisons de proximité
géographique) :
·
Lien avec les actions déjà conduites par les Grandes Ecoles
(associations « Tremplin », « une Prépa pourquoi pas
moi ? »…)
·
Organisation du tutorat assuré par des élèves, avec un appel
prioritaire aux anciens élèves du Lycée Henri IV.
·
Séances d’information sur les formations assurées dans ces
écoles.
Partenariat avec la Cité Internationale Universitaire (CIUP)
pour l’hébergement .
Partenariat avec l’Association des Anciens Elèves :
cette association est reconnue d’utilité publique a exprimé le
souhait de soutenir la CPES en facilitant son rapprochement avec
les entreprises ou les institutions dans lesquelles travaillent
les anciens élèves du Lycée Henri IV.
Partenariat avec des entreprises et diverses institutions :
·
Objectifs : aide matérielle des élèves, suivi de leur scolarité
(recherche de lieux de stage, voire plus …). Apports
complémentaires à la formation.
·
Mécénat : soutien apporté par des fondations :
se
sont déjà engagés ACCENTURE (groupe international,
conseil en management, services technologiques et
externalisation), la Fondation Télémaque, la FNAC, la Fondation
HEC.
·
Institutions :
Comédie Française, Opéra de Paris, Théâtre Mouffetard, Musée du
Louvre, La Vilette, Muséum d’Histoire Naturelle, Académie
Française…
Soutien financier de la Délégation Interministérielle à la Ville
(DIV)
Annexe n°3: Les programmes d'enseignement de la
CPES (état en octobre 2007)
Annexe
n° 3
PROGRAMME DE FRANÇAIS.
Programme de philosophie.
Programme d’anglais.
Programme de Langues vivantes - Allemand.
Programme d’Espagnol.
Programme dE RUSSE.
Programme de Mathématiques.
Programme du cours d’EXPRESSION - pRISE DE
PAROLE ET ENTRETIEN.
Programme d’histoire.
PROGRAMME DE GEOGRAPHIE.
Programme de physique.
PROGRAMME DE CHIMIE.
Programme Sciences de la Vie, Sciences de la
Terre.
Programme de SCIENCES ECONOMIQUES ET DE
Sciences sociales :
Programme de Sciences sociales.
Programme de Sciences économiques et sociale
Marie-Anne Charbonnier, Christian Leroy et
Claude Richebourg.
A des élèves issus d’horizons différents, et
dont les compétences seront sans doute contrastées, on se
propose, à partir de ce que l’enseignement secondaire leur a
permis d’acquérir, de donner les moyens d’étendre et
d’approfondir leur culture générale, d’accroître de façon
décisive la maîtrise de l’expression orale et écrite, pour
qu’ils puissent envisager d’accéder aux filières d’excellence
de l’enseignement supérieur.
Cet objectif ne peut être atteint que par la
fréquentation des œuvres littéraires, car la littérature
permet de penser et de se représenter le rapport à l’autre et
au monde ; à travers cet usage particulier du langage, l’homme
pense sa propre condition au lieu de la subir. C’est pourquoi
elle est une des voies nécessaires à la formation d’un
individu autonome armé pour penser et pour vivre.
C’est sans perdre de vue cette perspective que
nous nous proposons d’initier les élèves aux exercices
auxquels ils seront confrontés dans l’enseignement des classes
préparatoires : résumé, synthèse, essai et dissertation pour
l’écrit ; exposé, explication de texte, entretien pour l’oral.
Pour maîtriser ces situations, des méthodes de
documentation, d’analyse, d’assimilation des informations sont
nécessaires : il faut pouvoir multiplier les exercices
intermédiaires selon un ordre progressif, par exemple, savoir
prendre en note un article, rendre compte d’une œuvre
littéraire, mener une réflexion sur une question. Une relation
de consolidation réciproque entre l’écrit et l’oral doit
pouvoir se tisser.
Il faut, évidemment, maîtriser les codes de la
langue écrite et orale, qu’il s’agisse de la richesse et de
l’exactitude du lexique, de la syntaxe, de la cohérence
textuelle, de l’argumentation. Mais, s’il n’est pas exclu de
recourir éventuellement à des exercices ciblés, il s’agirait
de procéder, en fonction d’une évaluation initiale, à un suivi
de chaque étudiant, qu’on peut supposer motivé à progresser
sur ces points.
Ces compétences ne peuvent se développer que si
la fréquentation des grands textes littéraires et l’ouverture
vers les autres expressions artistiques donnent aux étudiants
le désir de les acquérir. Ce que l’on appelle la culture
générale n’est pas simplement un code de reconnaissance
sociale, mais un moyen de se comprendre et de se construire
grâce à la reconnaissance de ce qui n’est pas nous. Il faut
que l’expérience de dépaysement que constitue cette classe
préparatoire soit, pour ceux qui la constituent, vécue comme
un épanouissement de leur propre personne et non comme la
substitution pénible et hasardeuse d’une identité à une autre.
En ce qui concerne le tronc commun, on se
propose d’organiser l’enseignement à partir de « massifs »
associant un questionnement à une ou plusieurs œuvres choisies
parmi les plus éminentes de la littérature française.
A partir de cette œuvre (de ces œuvres), on
procédera par rayonnement vers d’autres textes, de façon à
créer progressivement une conscience globale et chronologique
de l’histoire de la littérature, des idées, de la culture. On
ne s’interdira pas les incursions vers les littératures
étrangères, de l’Europe et du monde. On pourra par exemple, à
partir du Neveu de Rameau, poser la question du moi et
son double et voir quelles formes elle prend chez Artaud et
Koltès. Une œuvre comme Gargantua permettra d’envisager
comment, dans la littérature, peut se concevoir la refondation
de l’homme. On pourra aussi examiner quelle filiation se
dessine de Montaigne à Rousseau jusqu’à Levi-Strauss dans la
manière d’aborder le rapport entre civilisé et sauvage. Sans,
bien entendu, exclure les spécificités génériques, et même en
insistant sur le fait qu’on n’accède au sens que par la forme,
il s’agira à la fois d’ancrer chaque œuvre dans son moment
historique, et de montrer la récurrence des questions, qui,
bien plus que d’éventuelles réponses, caractérisent une
culture vivante, apte à nourrir une réflexion sur le présent.
On espère ainsi entretenir ou susciter un désir de lectures.
Chaque ensemble d’œuvres et de textes donnera
lieu à une gamme d’exercices variés, permettant de se les
approprier : explication d’un passage, approches
transversales, exposés complémentaires, comptes rendus de
lecture. On privilégiera ceux qui seraient féconds à la fois
pour l’étudiant qui s’y consacre et pour l’ensemble de la
classe. Il est souhaitable en effet de susciter et encourager
les formes de coopération dans un groupe scellé par des
objectifs communs.
A la fin de chaque séquence, un exercice écrit
ressortissant à l’essai composé sera proposé. Mais, tout en
indiquant d’emblée l’objectif à atteindre, il importe de
ménager une préparation à ce type d’exercice sommatif en
proposant pour chaque élève un suivi personnel grâce,
notamment, au tutorat.
Enfin, on intégrera à cet enseignement fondé
sur les textes, une ouverture vers le théâtre, le cinéma et
les arts plastiques, non seulement pour créer les conditions
d’une immersion culturelle largement entendue, mais pour faire
percevoir la nécessaire interaction entre les textes et les
autres formes de représentation.
Aux trois heures hebdomadaires réservées au
tronc commun de français s’ajoutent, pour les élèves de la
filière littéraire, deux heures d’option. Assurées en
alternance, ces heures proposent aux élèves de réfléchir,
d’une part sur les éléments constitutifs de la culture
occidentale (références littéraires, mythes et valeurs), et,
d’autre part, sur la lecture comme usage du monde et de soi.
Le cours assuré par Mme Charbonnier propose
une réflexion sur les questions suivantes
Cette question permet d’abord de s’interroger
sur la spécificité du spectacle théâtral par rapport à
d’autres (et en particulier, bien sûr, par rapport à la
fréquentation du cinéma et à la pratique « évidente » de la
télévision). Elle entraîne une réflexion sur le théâtre comme
pratique citoyenne (en Grèce), donc politique (théâtre
romantique, théâtre engagé), mais aussi comme pratique plus
privée (ce qui constitue peut-être une dérive dans les
sociétés démocratiques modernes).
Elle permet aussi de poser la question des
différentes fonctions du théâtre par rapport à chacun d’entre
nous : identification, dénégation, « purgation », sublimation.
A partir de quelques exemples concrets on pourra ainsi
analyser le rôle dans la vie intellectuelle et affective d’un
spectacle théâtral.
La question suscitera enfin une interrogation
sur les divers enjeux du théâtre occidental (et sur leur
contestation), ce qui sera une manière d’introduire une
histoire du théâtre et de poser les bases d’une analyse de la
fable, de la notion de personnage, des différents « genres »
et de leur crise, des paradoxes sur le rôle et le jeu du
comédien enfin.
Comme point de départ, une phrase de Patrice de
la Tour Du Pin : « Les pays sans légendes seront condamnés à
mourir de froid. »
Quel est le rôle des mythes, des légendes, des
croyances collectives, dans la culture moderne ? Pourquoi
pouvons-nous encore aujourd’hui faire référence à Œdipe, à
Antigone, à Faust, à Don Juan ? Que gagnons- nous à nous
inscrire ainsi sous des bannières connues, dans des terres
déjà si longuement labourées ?
Après une analyse des traces de quelques mythes
fondateurs dans la culture occidentale (en premier lieu
surtout au mythe du labyrinthe et à Faust) les élèves seront
invités à comprendre comment le mythe délivre des savoirs et
des vérités qui relèvent d’une autre logique que celle de la
pensée réflexive. Ce pourra être l’occasion d’un détour par le
travail de Lévi-Strauss.
3) En collaboration avec les professeurs de
philosophie de la classe, nous poserons la question de la
valeur en matière d’œuvre d’art.
Façon de mettre en évidence la richesse et l’inventivité de
certaines oeuvres et la pauvreté de tant d’autres. Et
d’affirmer fortement – comme une thèse et une conviction – que
tout ne se vaut pas.
Le cours sur la lecture, assuré par C. Leroy,
s’organise autour des points suivants (entre histoire et
structure) :
-
une
histoire de la lecture
permettant de découvrir par le biais de textes traduits la
culture antique, médiévale et classique : de la recitatio
antique aux lectures d’écrivains et/ou aux mises en scène de
textes littéraires (cf. Les Fables de La Fontaine
adaptées par la troupe de la Comédie-Française) via
l’invention de la lecture silencieuse et personnelle :
moyens de réfléchir sur le rapport de l’oral à l’écrit et
d’envisager la double question des littératures orales (un
oxymore ?) et de l’écriture de l’oral (« écrire la voix »,
au théâtre » ; les dialogues romanesques et les accents dans
les romans de Balzac ; Céline : prose et poésie).
-
une
réflexion sur l’acte de lecture :
-
en général – pourquoi lit-on ? Pour apprendre
et/ou se divertir ? Y-a-t-il un plaisir du texte ? Le lisible
et l’illisible…
-
selon les genres : lire la poésie, le théâtre,
le roman
-
quid
des figures théoriques et des opérations concrètes impliquées
par cet acte : le dialogue avec un auteur – cf les
« prologues » de Rabelais et, de Judith Lyon-Caen, La
Lecture et la vie Les usages du roman au temps de Balzac –
Paris, Taillandier, 2006 ; le texte : ouverture ou objet
clos ? Figures de lecteurs – bon/mauvais ; masculin/féminin –
cf., de Laure Adler et Stefan Bollmann, Les Femmes qui
lisent sont dangereuses –Flammarion, Paris, 2006 ;
adulte/enfant – cf. Contes de Perrault) ?
Ce cours implique :
- Un programme de lectures personnelles (lire
un livre par semaine ou par quinzaine : de Villon à la
littérature contemporaine et selon les genres (recueils de
poèmes, pièces de théâtre, romans et nouvelles, essais) qui
peut être encadré par les tuteurs et fera l’objet d’exposés en
classe (technique de l’exposé et maîtrise de l’oral : question
éventuelle des niveaux de langue).
Un travail « classique » d’explication de
textes en classe permettant de retrouver la question du
commentaire composé et de l’étude littéraire.
- Des « ateliers » de lecture en relation avec
la nécessité d’apprendre des poèmes et/ou de la prose par
cœur.
- Un cycle de rencontres (comédiens), de
conférences (écrivains et universitaires) et sorties (contacts
avec la Maison de la poésie, par exemple – mais aussi musées).
Le programme de l’année 2006/2007 est
reconduit. Toutefois, à la lumière de cette première année de
CPES, on peut apporter sur le contenu du cours les précisions
suivantes :
- L’objet du cours est de familiariser les
élèves avec la notion de littérature entendue comme
-
ensemble des œuvres linguistiques à fin
esthétique
-
champ de production structuré génériquement
-
discours du particulier,
en les amenant à réfléchir sur l’histoire de la
littérature française du XVIe siècle à nos jours en termes de
grands mouvements (humanisme, classicisme renaissant,
maniérisme, baroque, etc.), de genres (tragédie, épopée /
roman, poésie) et de rapports entre ce domaine et la vie, le
monde, la société.
- Dans cette perspective, la réflexion sur la
lecture, telle que définie dans le programme 2006-2007,
constitue à la fois une toile de fond et une fin.
Elle doit conduire à divers types d’activités :
-
initiation (via l’exploitation de l’exercice
argumentatif) à la dissertation : élaborer un plan, choisir et
développer des exemples littéraires
-
réalisation de comptes-rendus de lectures de
textes littéraires (romans, pièces de théâtre, recueils
poétiques…)
-
réflexion sur les rapports entre littérature et
autres arts, par exemple le cinéma dans le cas d’adaptations
d’œuvres littéraires ou la photographie, ou la peinture, ou la
musique, plus classiquement.
-
exercices de diction dramatique ou poétique et
de mémorisation (un minimum d’une dizaine de poèmes et de
textes de prose à apprendre « par cœur »)
- Le cours doit être « doublé » de lectures sur
programme (pendant chaque vacances, par exemple un volume du
Lagarde et Michard : Toussaint (16e), Noël (17e),
février (18e), Pâques (19e), grandes
vacances (20e)) et de lectures personnelles à
partir des goûts propres à chaque élève et faisant l’objet de
conseils et d’un suivi personnalisé.
- Le choix des textes étudiés l’année prochaine
sera indiqué avant la sortie des classes en juin.
À titre d’exemple, cette année nous aurons
étudié :
- un roman naturaliste, Thérèse Raquin
d’Émile Zola, à partir duquel nous aurons réfléchi, au-delà
des problèmes du réalisme en littérature, à la question du
tragique. Et des rapports entre littérature et para et infra
littérature, en comparant ce roman avec celui (policier) de
Simenon, Monsieur Gallet décédé.
- l’adaptation cinématographique réalisée par
Marcel Carné de Thérèse Raquin pour préciser les rapports
entre roman et cinéma.
- de cette question, nous sommes passés du
cinéma à l’étude des relations entre littérature et
photographie dans le double cas d’un roman symboliste (Bruges
la morte de Rodenbach) et d’un « roman » surréaliste (Nadja
d’André Breton).
- le statut de la photographie dans ces œuvres
aura été mis en relation d’une part avec des expositions de
photographies sur Paris au 19e siècle et sur la
question des rapports entre littérature et ville.
- cette dernière question permettant
d’envisager la figure de Paris dans la poésie moderne en
particulier à partir de Baudelaire (étude des Petits poèmes
en prose).
- en liaison avec cette dernière œuvre, la
lecture des analyses de Walter Benjamin d’une part et
l’exploration des « passages » parisiens permettront de mettre
en relation littérature et géographie concrète de Paris dans
la perspective d’une découverte de la capitale.
(M.
Paul MATHIAS – M. Frank BURBAGE)
L’enseignement de la philosophie en CPES vise
deux objectifs principaux :
-
l’acquisition et la consolidation d’un certain
nombre d’éléments fondamentaux de la culture et de la
réflexion philosophiques ;
-
l’apprentissage des techniques,
et notamment celle de la dissertation, que les élèves
auront à mettre en œuvre en classes préparatoires ainsi que
lors des concours.
Les acquis de la classe Terminale sont souvent
fragiles : il s’agit de donner aux élèves les outils
théoriques et techniques leur permettant de profiter
pleinement du niveau mais aussi du rythme des cours en classes
préparatoires ; vivifier aussi pour eux le goût de la lecture,
de l’écriture, de la réflexion et de la conversation
philosophiques.
L’enseignement associe la précision et la
rigueur des apprentissages (pour éviter une dispersion
superficielle) à une réelle variété des contenus (pour
éviter une spécialisation trop étroite).
S’agissant des thèmes à étudier, les grandes
orientations des programmes des classes terminales peuvent
être retenues:
-
1/ L’homme et le monde (la condition humaine) ;
-
2/ La connaissance et la raison (les croyances
et les savoirs) ;
-
3/ La pratique et les fins (morale et
politique).
S’agissant des auteurs étudiés, on veillera à
explorer les différentes époques comme les différentes
traditions de la philosophie.
• L’enseignement de la
philosophie intervient à deux niveaux :
-
dans le cadre du tronc commun qui
s’adresse à tous les élèves, qu’ils se destinent aux études
littéraires, scientifiques ou économiques, à raison de trois
heures hebdomadaires.
-
dans le cadre d’un enseignement « de
spécialité » destiné aux élèves qui envisagent des études
littéraires, à raison de deux heures hebdomadaires.
• L’enseignement de tronc commun
L’enseignement de tronc commun s’organise
autour trois grands axes, complémentaires :
-
1/ l’analyse de notions ou questions
fondamentales ;
-
2/ la lecture suivie de quelques œuvres
majeures, soit dans leur intégralité lorsqu’elles sont
courtes, soit dans certaines de leurs parties ;
-
3/ la pratique intensive de la dissertation
ainsi que de l’exposé oral.
• L’enseignement de « spécialité » prolonge
le cours commun : il est l’occasion notamment de
développer les lectures, l’analyse et le commentaire de
certaines œuvres majeures.
• Les exercices consistent
alternativement en dissertations ou en explications
de textes (à effectuer parfois en temps libre, parfois en
temps limité).
• L’enseignement en cours en relayé par des
exercices oraux (« colles ») et par le soutien dispensé par
les tuteurs. Ceux-ci travaillent sous la responsabilité des
professeurs et rendent compte régulièrement de l’avancement du
travail des élèves.
• Dans le cadre du tronc commun comme de
l’enseignement de « spécialité », les enseignements de
philosophie s’articulent à ceux dispensés dans les autres
disciplines, ainsi qu’au programme culturel piloté par le CDI.
• Les élèves et les professeurs bénéficient
d’un support informatique : un site internet ainsi qu’un « blog
» sont dédiés à la philosophie, et placés sous la
responsabilité des professeurs de la classe. L’accès à l’outil
informatique est facilité à partir du Centre de Ressources
multi média.
Objectifs généraux :
-
S’exprimer avec davantage d’autonomie en
-
consolidant les connaissances linguistiques fondamentales
-
se
sensibilisant aux différents niveaux de langue, aux
différents registres de la langue
-
maîtrisant la différence entre un discours oral spontané
et un discours écrit davantage conceptualisé
-
Acquérir
davantage d’autonomie dans la compréhension
-
Rédiger
en anglais (créativité)
-
Approfondir ses connaissances de la culture et de la
littérature de langue anglaise
Aptitudes particulières à développer :
-
Précision
de l’expression
par l’acquisition du lexique, de structures argumentatives :
-
Maîtrise des notions permettant d’identifier la structure
logique du discours et de structurer sa propre
argumentation
-
Consolider le lexique fondamental (psychologique –
description physique, de l’espace – expression du temps –
mouvements et positions)
-
Compréhension écrite :
-
Expression orale :
-
Maîtrise des codes et des techniques de la prise de parole
dans une situation dialogique (présentation d’une idée,
intervention contradictoire, apport/demande d’explication,
élargissement, approfondissement, etc.)
-
Acquisition de techniques de traduction (pratique nouvelle,
qui nécessite en particulier la mise en place d’une grille
de lecture plus fine, précise)
Grammaire et thème :
-
Révision complète de la grammaire de base.
-
Exercices de thème grammatical évoluant vers le thème
littéraire continu.
Ce
programme se poursuit sur toute l’année et est accompagné de
contrôles appropriés.
L’objectif est d’atteindre le niveau des
meilleurs élèves qui arrivent en première année des classes
préparatoires. Cette priorité de la classe et exige un travail
personnel considérable. La première partie de tous les cours
est consacrée à cet apprentissage.
Vers la fin de l’année, des articles de presse
sont analysés afin d’étudier les problèmes posés par le cadre
temporel.
Des cours de soutien sont organisés pour les
plus faibles.
Sujets d’actualité :
Littérature et version :
Civilisation :
Programme de Civilisation
Elise Fromageot – Marie-Noëlle Faure
Objectifs généraux :
1
S’exprimer avec davantage d’autonomie en
-
consolidant les connaissances linguistiques fondamentales
-
se
sensibilisant aux différents niveaux de langue, aux
différents registres de la langue
-
maîtrisant la différence entre un discours oral spontané
et un discours écrit davantage conceptualisé
2
Acquérir davantage d’autonomie dans la
compréhension
3
Rédiger en allemand (créativité)
4
Approfondir ses connaissances de la culture et
de la littérature de langue allemande
5
Réfléchir à la singularité et aux convergences
entre culture/littérature germanique et d’autres cultures
1.
Aptitudes particulières à développer :
-
Expression orale :
-
Maîtrise des codes et des techniques de la prise de parole
dans une situation dialogique (présentation d’une idée,
intervention contradictoire, apport/demande d’explication,
élargissement, approfondissement, etc.)
2.
Supports envisagés pour un enseignement
s’adressant à une classe sans spécialisation particulière :
·
Textes littéraires avec une portée plus
générale, pouvant être abordés sous le double aspect de la
civilisation et de la littérature
·
Textes de journaux mêlant l’anecdotique à la
réflexion générale (accessibles d’emblée)
·
Œuvres suivies (nouvelles ou contes) plus tard
dans l’année
·
Découverte de la peinture et de la musique
Karine Lodi
Objectifs généraux :
1
S’exprimer avec davantage d’autonomie en
-
consolidant les connaissances linguistiques fondamentales
-
se
sensibilisant aux différents niveaux de langue, aux
différents registres de la langue
-
maîtrisant la différence entre un discours oral spontané
et un discours écrit davantage conceptualisé
2
Acquérir davantage d’autonomie dans la
compréhension
3
Rédiger en espagnol (créativité)
4
Approfondir ses connaissances de la culture et
de la littérature de langue espagnole
5
Réfléchir à la singularité et aux convergences
entre culture/littérature hispanique et d’autres cultures
Aptitudes particulières à développer :
-
Précision
de l’expression
par l’acquisition du lexique, de structures argumentatives :
-
Maîtrise des notions permettant d’identifier la structure
logique du discours et de structurer sa propre
argumentation
-
Consolider le lexique fondamental (psychologique –
description physique, de l’espace – expression du temps –
mouvements et positions)
-
Compréhension écrite :
-
Expression orale :
-
Maîtrise des codes et des techniques de la prise de parole
dans une situation dialogique (présentation d’une idée,
intervention contradictoire, apport/demande d’explication,
élargissement, approfondissement, etc.)
-
Acquisition de techniques de traduction (pratique
nouvelle, qui nécessite en particulier la mise en place
d’une grille de lecture plus fine, précise)
Les connaissances linguistiques fondamentales.
Comprendre et s’exprimer avec les outils
linguistiques :
-
Révision des conjugaisons, des structures
grammaticales élémentaires puis enrichissement.
-
Maniement des tournures idiomatiques et des
tournures courantes ainsi que du lexique qui permettront la
richesse et la nuance de l’expression écrite et orale. On aura
recours à des exercices spécifiques qui prépareront les
étudiants aux travaux écrits des concours : traductions,
résumés et essais
Les connaissances culturelles.
-
Connaître et comprendre le monde hispanique
contemporain par une approche des événements historiques
marquants d’Espagne et d’Amérique Latine. Ces connaissances
seront mises au service d’une réflexion sur des sujets précis,
imposés dans les essais des épreuves de langues des différents
concours.
-
Quelques grands textes de la littérature
hispanique.
-
Ouverture sur le monde cinématographique.
-
L’Espagne et ses peintres.
La communication.
-
Favoriser la compréhension de la langue
espagnole orale et courante par la pratique des medias écrits
et audiovisuels.
-
Encourager la prise de parole en continu. Qu’il
s’agisse de présenter un texte littéraire, de civilisation, un
article d’opinion ou de faire le compte-rendu d’un reportage
télévisuel, l’exercice tel qu’il est exigé aux concours
requiert de la pratique.
Patricia Viglino
Objectifs généraux :
1
S’exprimer avec davantage d’autonomie en
-
consolidant les connaissances linguistiques fondamentales
-
se
sensibilisant aux différents niveaux de langue, aux
différents registres de la langue
-
maîtrisant la différence entre un discours oral spontané
et un discours écrit davantage conceptualisé
2
Acquérir davantage d’autonomie dans la
compréhension
3
Rédiger en russe (créativité)
4
Approfondir ses connaissances de la culture et
de la littérature de langue russe
5
Réfléchir à la singularité et aux convergences
entre culture/littérature russe et d’autres cultures
Aptitudes particulières à développer :
-
Précision
de l’expression
par l’acquisition du lexique, de structures argumentatives :
-
Maîtrise des notions permettant d’identifier la structure
logique du discours et de structurer sa propre
argumentation
-
Consolider le lexique fondamental (psychologique –
description physique, de l’espace – expression du temps –
mouvements et positions)
-
Compréhension écrite :
-
Expression orale :
-
Maîtrise des codes et des techniques de la prise de parole
dans une situation dialogique (présentation d’une idée,
intervention contradictoire, apport/demande d’explication,
élargissement, approfondissement, etc.)
-
Acquisition de techniques de traduction (pratique
nouvelle, qui nécessite en particulier la mise en place
d’une grille de lecture plus fine, précise)
Michel
London
Objectifs généraux :
La classe de CPES a
pour but de préparer les élèves à entrer dans les classes
préparatoires les plus sélectives.
Ce programme est donc
orienté vers :
-
la
consolidation des acquis mathématiques de l’enseignement
secondaire,
-
l’amélioration et
l’approfondissement de la compréhension des objets
mathématiques ainsi que de
leur statut.
Il ne s’agit pas de
dévoiler le contenu des programmes de classes préparatoires,
mais de faciliter leur acquisition.
C’est pourquoi on
insistera sur les
méthodes de travail,
de raisonnement et de calcul ainsi que sur
la nécessité d’une réflexion sur ces
méthodes.
Orientation
scientifique
L’essentiel du programme de terminale S est
repris (y compris la spécialité), en tenant compte de
l’orientation précisée dans le préambule.
Les points suivants concernent les commentaires
et ajouts au programme de TS.
I. Langage de la théorie des ensembles
Objets élémentaires de la théorie des ensembles
et opérations sur ces objets.
Implication (condition nécessaire, condition
suffisante), contraposée, raisonnement par l’absurde,
équivalence.
Quantificateurs.
Utilisation de divers symboles mathématiques
(ex.: ∑ ).
Injection, surjection, bijection.
Récurrence.
L’enseignement des notions de logique n’est pas
une fin en soi, mais sera développé par la pratique tout au
long de l’année scolaire.
II. Analyse
C’est en analyse que les élèves arrivant en
classe préparatoire éprouvent le plus de difficultés. Une
attention particulière sera accordée à la compréhension des
notions introduites, on incitera à une réflexion sur ces
notions, en particulier sur le passage du discret au continu
(suites - fonctions). On pourra s’appuyer en particulier sur
le couple « suites géométriques- fonction exponentielle ». La
pratique du calcul sera encouragée (intégration par parties,
suites d’intégrales, utilisation de paramètres).
III. Nombres complexes et géométrie
On insistera sur l’utilisation des nombres
complexes en géométrie (la partie du programme de la
spécialité Mathématiques de terminale sur les similitudes sera
entièrement traitée).
On abordera la résolution dans C de
l’équation ax² + bx + c = 0 avec a, b et c complexes.
IV. Probabilités
L’accent sera mis sur les méthodes
combinatoires et probabilistes.
Coefficients binomiaux.
V. Activités numériques
Les méthodes de calcul et leur pratique seront
développées.
Pivot de Gauss.
Orientation
Économie et Sciences Sociales
La diversité des formations originelles
des élèves choisissant cette orientation rend nécessaire une
uniformisation des acquis et des connaissances. On peut
envisager certains enseignements modulaires.
Le programme de Terminale ES (compléments sur
les suites de l’enseignement de spécialité compris) ainsi que
le programme de TS -géométrie exclue- sont revus en tenant
compte de l’orientation du préambule.
Les points suivants concernent les commentaires
et ajouts au programme cité ci-dessus.
I. Langage de la théorie des ensembles
Objets élémentaires de la théorie des ensembles
et opérations sur ces objets.
Implication (condition nécessaire, condition
suffisante), contraposée, raisonnement par l’absurde,
équivalence.
Quantificateurs.
Utilisation de divers symboles mathématiques
(ex.: ∑).
Injection, surjection, bijection.
Récurrence.
L’enseignement des notions de logique n’est pas
une fin en soi, mais sera développée par la pratique tout au
long de l’année scolaire.
II. Analyse
C’est en analyse que les élèves arrivant en
classe préparatoire éprouvent le plus de difficultés. Une
attention particulière sera accordée à la compréhension des
notions introduites, on incitera à une réflexion sur ces
notions, en particulier sur le passage du discret au continu
(suites - fonctions). La pratique du calcul sera encouragée
(Fonctions définies sur des réunions d’intervalles,
intégration par parties, utilisation de paramètres). Il est
rappelé à ce sujet que l’usage de la calculette est interdit à
tous les concours des écoles de commerce.
Approfondissement de l’étude des suites :
On insistera sur le maniement des indices,
l’utilisation des symboles mathématiques, les opérations sur
les suites.
Les théorèmes classiques sur les suites seront
étudiés (théorèmes de comparaison, théorème des gendarmes).
On fera une large place aux calculs ainsi qu’à
l’étude d’exemples simples de suites : suites arithmético -
géométriques, suites définies par une relation de récurrence
u(n+1)=f(u(n)).
Étude de fonctions. Interprétation géométrique
du nombre dérivée.
Pour les élèves issus de TS
Les nombres complexes (avec révision des
notions de géométrie liées).
Étude de fonctions trigonométriques.
Résolution de l’équation différentielle y’ = ay
+ b.
III. Calcul de probabilités
Dénombrement.
Coefficients du binôme.
On insistera sur l’aspect modélisation (en particulier dans
le cas d’un univers fini) ainsi que sur la nature des objets
probabilistes : Probabilité, Probabilité conditionnelle,
Variable aléatoire.
Françoise Boulay
Objectifs généraux
Prendre la parole suppose une bonne maîtrise de
la langue au service d’idées claires. Les situations de prise
de parole sont certes très variées et font appel à tous les
registres de la langue.
Le parcours de travail proposé vise à aider
chaque élève à :
- vaincre sa timidité à l’oral ;
- s’approprier les nuances du vocabulaire et
les codes qui vont lui permettre de disposer d’une expression
plus libre et plus efficace ;
- développer ses qualités d’écoute, de rigueur
et de justesse dans le cadre d’un échange verbal ;
- affirmer son autonomie dans le plaisir et le
choix de la prise de parole ;
- se préparer aux oraux et aux entretiens qu’il
aura à passer (concours, examens, entrée dans la vie
professionnelle).
L’effort de vigilance requis dans les
différentes situations de prise de parole s’accompagne pour
chaque élève d’une auto-évaluation régulière de ses acquis et
des ajustements à poursuivre (distribution de fiches de
synthèse mentionnant la date de l’exercice, ses objectifs, le
vocabulaire à préciser, les points de grammaire à réviser et
un bilan de la prise de parole individuelle). Ces bilans
contribuent à renforcer l’implication des élèves dans la
construction de leurs parcours de réussite.
La formation à la prise de parole et à
l’entretien s’adresse à tous les élèves, quelles que soient
leurs filières d’origine et les études auxquelles ils se
destinent, à raison d’une heure hebdomadaire qui peut être
relayée par des exercices individualisés (colles de
préparation à l’entretien, exercices proposés par les tuteurs
en collaboration avec le professeur). Cette formation permet
aussi d’établir un lien fécond entre des sorties culturelles
(opéra, théâtre, cinéma, expositions, conférences, visites),
des rencontres, (divers acteurs du monde professionnel) et la
diversité des situations de prise de parole auxquelles elles
donnent lieu.
Parcours de formation :
Les exercices de prise de parole peuvent
s’organiser autour de « paysages de culture » (lectures, art,
spectacles, événements par exemple) en faisant dialoguer les
disciplines scolaires et les expériences des élèves, le passé
et le présent.
Initiation à la prise de parole :
-
présentation des situations de prise de parole,
de leurs enjeux (lecture à haute voix d’un texte, exposé avec
ou sans notes devant différents auditoires, compte-rendu de
spectacle, entretien individuel ou collectif, interview, jeu
théâtral, face à face, négociation, par exemple) et exercices
individuels ;
- établissement de bilans individuels
réguliers pour accompagner la mise en confiance progressive de
chaque élève.
Le travail avec un comédien et les rencontres
avec différents interlocuteurs permettent de préciser les
techniques et les exigences de la prise de parole.
Approfondissement de la maîtrise de l’argumentation à l’oral :
-
travail sur le dialogue ;
- mise en œuvre de l’art de convaincre ou de
persuader en développant les ressources acquises lors de la
scolarité notamment en lettres et en philosophie : la
rhétorique, l’élaboration de distinctions conceptuelles ;
- recherche de l’exactitude des propos ;
- gestion du temps de parole.
Préparation
à l’entretien :
- se présenter ;
- préciser son orientation, sa motivation pour
les études entreprises et commencer à réfléchir à un projet
professionnel (les tuteurs, les rencontres avec des élèves
intégrés et différents professionnels favorisent cette
réflexion) ;
- apprendre à parler de ses choix, de ses
expériences (voyages, stages, engagements etc.), des traits
principaux de sa personnalité, de sa culture à différents
interlocuteurs ;
- gagner en confiance et en aisance lors de
simulations d’entretiens et de rencontres avec des
cadres-partenaires.
Organisation d’un entretien, bilan d’un premier parcours
Cette étape permet de rassembler de nombreux
partenaires de la CPES.
En fin d’année scolaire, chaque élève passe un
entretien ( 30mn) devant un jury composé de plusieurs membres
( représentants de l’administration du lycée,
cadres-partenaires, professeurs, conseillers d’éducation,
tuteurs ) au cours duquel il serait amené à :
- se présenter
-
dresser un bilan de ses acquis et de son
parcours en CPES ;
-
expliquer sa motivation pour les études
auxquelles il se destine ;
-
recevoir des conseils du jury sur des questions
qu’il pourrait se poser et sur sa prise de parole.
Le jury dispose pour chaque élève d’un carnet
de bord rassemblant ses bilans intermédiaires et un
questionnaire de personnalité. A la fin de l’entretien, le
jury propose à l’élève un bilan de son appréciation et de ses
conseils.
Exemples d’exercices
Les exercices de prise de parole offrent des
occasions privilégiées de rencontres des savoirs,
d’élaboration de la culture générale et de formation du
jugement. Les approches techniques peuvent se construire
autour de « paysages de culture ». Les exemples qui suivent
tentent de remplir cette ambition.
Travail autour d’un opéra :
Les
Troyens
d’
Hector Berlioz ( CPES octobre 2006)
Le travail a comporté plusieurs étapes :
rencontre avec le chef d’orchestre, sortie à l’Opéra Bastille
pour assister au spectacle, rencontre avec le réalisateur de
la mise en scène, analyse de l’opéra et travail du vocabulaire
spécifique à l’art lyrique, comparaison avec le mythe traité
par Virgile dans L’Enéide, rédaction d’un article de
critique, lecture d’une revue de presse, écriture libre autour
d’une actualisation du mythe (occasion d’un travail sur
certaines formes poétiques), lecture d’un texte de Marcel
Proust ( extrait de A la recherche du temps perdu, « Le
côté de Guermantes ») et enfin entretien conduit par les
élèves avec un responsable des relations culturelles de
l’Opéra de Paris ( dans le cadre d’un partenariat avec le
lycée).
Une visite de l’Opéra Bastille a également été
organisée.
Travail
avec un comédien (CPES
décembre 2006)
La séance a duré trois heures et a eu lieu au
Théâtre de Poche Montparnasse.
Les élèves ont donc pu faire l’expérience de la
scène.
L’objectif était, par un travail sur des scènes
d’exposition de pièces connues (de Molière, par exemple), de
mettre en évidence les apprentissages utiles à la maîtrise
technique de l’expression en vue du jeu théâtral et de la
préparation à l’entretien :
-
gestion du stress
-
gestuelle
-
diction
-
respiration
-
respect du texte
-
ton
-
entrée en scène et autres conseils dispensés
par le comédien.
L’exercice s’est poursuivi la semaine
suivante par une mise en scène des textes en classe.
Un bilan écrit (produit par chaque élève) et
oral a permis de faire une synthèse de cette rencontre et a
conduit à la lecture d’un extrait du Paradoxe sur le
comédien de Denis Diderot. Un travail sur le vocabulaire
propre au théâtre a pu faire écho, pour les élèves, à un cours
de littérature (définition de la réplique, de la tirade, de la
stichomythie) et favoriser leur appropriation de ce
vocabulaire.
Il faut souligner l’enthousiasme communiqué
par cette expérience à la classe.
Présentations de lectures
(CPES
septembre 2006)
Les
élèves disposent de 5mn de parole pour convaincre et persuader
leurs camarades de lire un livre qu’ils ont choisi de
présenter sans notes. Une bibliothèque de classe est ainsi
créée par la circulation de ces livres.
Face
à face
Cet exercice d’argumentation en temps limité (
9 à 10mn) prépare à une épreuve spécifique du concours HEC. Il
permet de travailler différents rôles dans la prise de
parole : convaincre, répondre, formuler un jugement critique
après avoir observé un débat. Il offre donc une préparation
efficace qui dépasse le seul objectif d’une épreuve de
concours.
Autres exercices possibles :
-
improvisations de « paysages de mots » en
dialogue avec la littérature ;
-
exposés sur sites faisant varier les situations
de prise de parole ;
-
parole médiatisée (usage de micro) ;
-
compte-rendu différé de conférence pour
sensibiliser les élèves à la mémorisation d’un vocabulaire
exact (Exemple d’une conférence au musée du Louvre sur le
thème « L’art et la science » comportant un vocabulaire
technique sur la perspective et le sfumato ) (CPES novembre
2006) .
Il est intéressant de faire réfléchir les
élèves sur les différents registres de la langue et d’appeler
leur attention sur le vocabulaire et les formes grammaticales
propres à chaque usage (par exemple, l’emploi de la négation).
Les exercices développent leur écoute et leur permettent
d’ajuster leur expression en partageant les expériences de
leurs camarades.
L’ensemble du travail conduit dans cette
préparation offre de nombreuses possibilités de collaborations
interdisciplinaires et invite aussi les élèves à travailler de
façon plus étroite avec les documentalistes du lycée.
La formation à la prise de parole exerce un
effet fédérateur dans une classe en développant
l’apprentissage par chaque élève du respect de la parole de
ses pairs.
Olivier
Coquard
L’année scolaire représente à peu près 34
semaines effectives de cours. On préconisera au mieux 4 heures
hebdomadaires, 3 étant un minimum. L’enseignement d’histoire
concerne bien sûr au premier chef les élèves désirant
s’orienter vers les filières littéraires et économiques (hypochartes,
Lettres Supérieures, première année de classe préparatoire
Economique et Commerciale) ; cet enseignement doit aussi
permettre d’étoffer le bagage culturel des élèves qui
prépareront les concours des grandes écoles scientifiques,
puisque les épreuves « littéraires » sont en fait celles qui
déterminent la réussite aux grandes écoles les plus
sélectives.
Objectifs généraux :
L’enseignement de l’histoire dans la classe de
CPES doit d’abord permettre aux étudiants d’appréhender
l’histoire comme une discipline universitaire à part entière :
à travers les thèmes étudiés et les exercices proposés, ils
doivent comprendre la spécificité du fait historique, les
mécanismes du raisonnement historique, la relativité des
connaissances historiques et les enjeux des débats
historiques.
Il s’agit donc d’élargir considérablement les
perspectives qui leur ont été ouvertes par la préparation des
épreuves du baccalauréat. Cet élargissement passe
naturellement par des regards sur toutes les périodes de
l’histoire : celle-ci participera ainsi complètement au projet
de rattrapage socio-culturel constitutif de la CPES.
Objectifs méthodologiques :
-
Identification claire des grandes périodes de
l’histoire universelle, européenne et française.
-
Identification claire des principales notions
de l’histoire politique et culturelle
-
Préparation d’une bibliographie simple
-
Acquisition des principes de la dissertation
-
Acquisition des fondements du commentaire de
document
-
Présentation d’un exposé oral dans un cadre
défini
Thèmes retenus :
L’année initiale est organisée en deux thèmes
principaux : « L’individu dans la cité » et « Le fait
religieux ». Chacun occupe un semestre de l’année scolaire ;
ce programme, expérimental pourra être modifié les années
suivantes ; le calendrier proposé est évidemment purement
indicatif.
1)
L’individu dans la Cité.
Il s’agira d’une part d’étudier avec une
certaine précision deux questions d’histoire politique ;
d’autre part, de permettre aux étudiants de maîtriser les
notions principales de cette partie de l’histoire.
a)
les statuts de l’individu dans la Grèce
classique : à travers une approche diachronique et
synchronique des différents systèmes politiques de la Grèce du
VIè au IVè siècle, mettre en évidence la diversité des
relations entre l’individu et la cité (hommes libres et
non-libres, femmes, enfants) ; les relations entre les cités
et avec les Etats environnants permettront de comprendre les
évolutions des différents systèmes selon d’autres logiques. Il
s’agit de donner aux notions essentielles de la politique
contemporaine leur profondeur historique (7 semaines)
b)
sujets et citoyens dans l’Occident du XIXè
siècle : dans une large acception du XIXè siècle (de 1789 à
1914), dans un Occident qui englobe l’Europe occidentale et
les Etats-Unis, la progressive affirmation de la citoyenneté
au détriment de celle de la sujétion doit être à la fois
analysée à travers des exemples nationaux (la France, les
Etats-Unis, l’Allemagne) et à travers les relations
internationales. Cette étude permettra une mise en place
systématique des différentes formes de gouvernement, non pas
comme des données figées mais comme des faits historiques,
soumis à l’évolution. (10 semaines)
2)
Le fait religieux
De la même façon, trois questions seront
traitées successivement, qui permettront aux étudiants
d’établir les liens efficaces entre les faits religieux et les
faits politiques, culturels, diplomatiques.
a)
Les fondements des trois monothéismes. Il
s’agit de montrer dans quelles conditions se sont constituées
les trois principales religions monothéistes, à la fois comme
systèmes de pensée sur le monde et comme faits historiques.
Les éléments dogmatiques et cultuels, les relations avec les
sociétés dans lesquels ils sont nés seront l’occasion à la
fois de poser les bases d’une partie de notre culture et d’une
relativisation du fait religieux. (5 semaines)
b)
Chrétiens et musulmans du VIIè au XIIIè
siècles. Les conflits et les relations entre l’Islam et la
chrétienté d’Occident d’une part ont largement commandé la
constitution des Etats d’occident et d’autre part, ont
contribué à l’évolution culturelle de l’espace occidental. Le
moment des croisades permettra ainsi à la fois une approche
d’histoire militaire, politique et culturelle. (6 semaines)
c)
Les chrétiens en Occident aux XVIè et XVIIè
siècle. Non seulement les guerres de religion, mais aussi la
question centrale de la réforme de la Chrétienté. A nouveau,
les aspects culturels – à la fois sous l’angle de la culture
des élites et de la culture populaire – seront un aspect
majeur de cette étude. (6 semaines)
1 -Objectifs généraux :
Les objectifs, la démarche, les outils et les
types de travaux définis en 2001 restent d’actualité dans un
contexte pédagogique précisé. Un enseignement de géographie de
3 heures hebdomadaires est proposé à un groupe d’élèves
désirant s’orienter vers les filières littéraires et
économiques. Compte tenu des propositions faites pour
l’enseignement de l’histoire en CPES, plusieurs thèmes peuvent
être retenus pour le programme de géographie :
2-Qu’est-ce que la géographie ?
Une réflexion modeste sur la discipline,
son évolution et sa diversité actuelle, doit permettre
d’identifier les fondements de la géographie pour ensuite
déboucher sur un essai de définition. La proposition de Paul
Claval nous semble dire l’essentiel :
-
1-la géographie étudie les relations
« verticales » qui prennent place entre les cellules sociales
et le milieu qui les porte.
-
2-la géographie se penche aussi sur les
relations « horizontales » que les hommes tissent entre eux.
-
3-la géographie s’interroge enfin sur les
représentations du monde et de la société développées par les
divers groupes humains.
3-Une grille de lecture géographique du
monde contemporain
Cette proposition vise à donner du sens
aux nombreux phénomènes brassés par les médias tels que la
mondialisation, les changements environnementaux (dérèglements
climatiques, déforestation…), l’urbanisation (mégapoles,
bidonvilles, crise des « banlieues »…), le développement…
Olivier Dollfus s’est essayé à l’exercice en 1995 avec son
petit Que sais-je ? titré « La nouvelle carte du monde ». Une
telle grille de lecture doit insister sur les notions
centrales de la géographie comme le milieu, les ressources,
l’espace et le territoire…
4-La géographie de la Méditerranée
Ce thème d’étude fait partie du programme
de géographie des classes terminales. D’autre part,
l’enseignement de l’histoire en CPES se propose d’étudier des
notions en rapport avec la Méditerranée. Il y a donc deux
avantages évidents de réfléchir en CPES à la géographie de la
Méditerranée : 1-aborder une question de façon
interdisciplinaire, 2-vérifier les acquis récents comme le
vocabulaire géographique, la technique du croquis… Par
ailleurs, c’est aussi l’occasion d’enrichir la réflexion
géographique en montrant que le programme de terminale
privilégie un angle d’attaque (la Méditerranée, interface
Nord/Sud) mais qu’il est possible de développer d’autres
points de vue comme la notion de méditerranée par exemple.
5-La géographie des religions
Etudier le fait religieux en géographe
permet de montrer que la discipline est une clé de lecture
utile pour des objets non réputés « géographiques ».
D’ailleurs la timidité des géographes à aborder la question
religieuse est représentative des pesanteurs épistémologiques
de la géographie. Néanmoins, en 2003, le FIG de Saint-Dié a
choisi ce thème pour ses travaux d’où la possibilité de
consulter de nombreux articles du FIG sur Internet. Il est
donc souhaitable de travailler avec les élèves en exploitant
les ressources de la Toile. Parmi les thèmes de réflexion
possible sur la géographie des religions :
-
localiser les aires religieuses
à différentes échelles. C’est l’occasion d’insister sur la
nécessité de la réflexion multiscalaire et sur le problème de
la représentation cartographique.
-
étudier le rôle des facteurs
naturels et historiques de la mise en place des aires
religieuses. C’est l’occasion d’aborder la question du
déterminisme naturel.
-
étudier la notion de mobilité
géographique (toujours à différentes échelles) à partir des
mobilités liées directement et indirectement à la religion.
-
à partir d’une étude de cas (Nigéria,
Irlande du nord…), réfléchir à l’interface
géopolitique/religion en montrant comment le facteur religieux
se combine nécessairement avec d’autres facteurs.
6-La géographie de l’environnement
Cette question, au cœur du programme de
géographie de la classe de seconde, est une nouvelle fois
l’occasion de vérifier les acquis et d’enrichir la réflexion
géographique sur un thème donné. Elle permet également de
montrer comment la géographie « physique » s’est recentrée sur
les relations homme-milieu en envisageant le poids des
facteurs naturels dans les aménagements (nature des
contraintes, gestion des risques, coût de la prise en compte
des contraintes naturelles…).
Des thèmes d’actualité se prêtent
particulièrement à une réflexion « environnementaliste » de la
géographie, en distinguant bien l’approche spécifiquement
géographique et la démarche écologique :
-
le pétrole, ressource non renouvelable, et la
question de l’énergie.
-
la question de l’eau, défi du XXIe siècle.
-
les risques dits « naturels ».
-
la question de l’environnement dans les pays
riches et les pays pauvres (bon exemple de la déforestation).
-
le difficile compromis entre la protection de
la nature et le développement économique.
Rémi
Barbet-Massin et Jérôme COUP
-
Partant du constat que ce qui rend difficile la
transition Secondaire/Supérieur en physique est pour beaucoup
d’élèves l’introduction simultanée d’un
contenu analytique précis de connaissances acquises
précédemment et d’un élargissement important vers de nombreux
domaines nouveaux de la physique, nous mettons l’accent
sur le premier point, c'est-à-dire l’appropriation par les
élèves de CPES d’un contexte mathématique précis permettant la
traduction et l’approfondissement des connaissances acquises
en Terminale.
-
D’où la présence d’une partie « techniques
mathématiques pour la physique » importante qui pourra être
scindée en plusieurs blocs alternant avec l’approfondissement
de différents domaines de la physique : électricité, puis
ondes, puis de façon très importante mécanique afin de
familiariser les élèves avec l’analyse vectorielle,
essentiellement 2D, puis éventuellement ouverte sur le 3D via
l’utilisation du produit vectoriel et l’étude des trajectoires
de particules chargées dans des champs magnétiques uniformes
et constants.
-
Les objectifs à atteindre par les élèves à
l’issue de cette année sont donc en particulier :
-
savoir
mettre en équation, traduire la physique en langage
mathématique
-
savoir ce
que signifie une équation, traduire géométriquement ou
graphiquement ou en langage courant une équation ou une
formule, donner du sens à chaque terme
-
savoir
exploiter mathématiquement une équation, manipuler des
mathématiques utiles
Projet élaboré sur la base de 34 semaines de 3
heures de cours/TD
et dix séances de TP de 3heures
Ø
Première partie en début d’année (avant les
régimes transitoires d’électricité)
·
Dérivées, lien avec la tangente, notation
différentielle
·
Equations différentielles et méthode d’Euler
·
Primitives et intégrales
Ø
Deuxième partie (avant les signaux sinusoïdaux
d’électricité)
·
Représentation de Fresnel, utilisation des
complexes
·
trigonométrie
Ø
Troisième partie (avant les ondes)
·
Courbes, recherche de zéros, d’extrema
·
Introduction aux fonctions à deux variables sur
des cas simples (en lien avec les ondes)
Ø
Quatrième partie (avant la mécanique)
·
Utilisation des coordonnées polaires, calcul de
surfaces et de volumes simples
·
Manipulation de vecteurs ; produit scalaire,
projections, formule d’Al Kashi
·
Introduction au produit vectoriel ; base locale
en polaire
·
Étude de régimes transitoires du premier et du
second ordre, acquisition, modélisation, confrontation aux
expressions théoriques
·
Acquisition numérique, réalisation d’un
multimètre numérique, étude des différentes fonctions, mesure
d’une tension continue, variable par élaboration d’une valeur
efficace vraie, utilisation d’un multiplieur
·
Traitement du signal : modulation et
démodulation
·
Bobines : induction, rôle du champ magnétique
·
Condensateurs : lien entre charge, différence
de potentiel et champ électrique
·
Étude de résonance en régime sinusoïdal forcé :
le R,L,C série, application de la représentation de Fresnel et
de la représentation complexe
·
Cinématique, essentiellement à 2D, en
cartésiennes seulement à 3D
·
Étude analytique, vectorielle et énergétique,
du pendule simple
·
Mouvements de satellites, approche vectorielle
et réflexion sur la dérivation vectorielle
·
Étude de mouvements de particules chargées en
champ électrique ou /magnétique uniformes et constants.
Comparaison des mouvements en champ électrique uniforme et en
champ de pesanteur uniforme. Accélérateurs de particules,
spectrométrie de masse
·
Mouvement des charges dans un métal : modèle
mésoscopique de Drude, effet Hall, forces de Laplace
·
·
Equation de propagation d’un signal dans un
milieu régi par l’équation de d’Alembert,
mise en équation semi quantitative. Pertinence de
l’expression de la célérité
·
Solution ondes progressives, expression
mathématique, signification des dérivées partielles.
·
Passage de la représentation spatiale à la
représentation temporelle et inversement
·
Cas de réflexions simples sur des extrémités
fixes ou libres
·
Formule de conjugaison (manipuler les quantités
algébriques et la géométrie)
·
Tracé de rayons
·
Étude de systèmes à un élément (lentille ou
miroir)
·
Étude d’un instrument d’optique à deux éléments
·
Diaphragmes d’ouverture et de champ
Jean-Pierre Foulon
Objectifs :
-
Il s’agit de maîtriser à la fois le langage,
les symboles et les techniques expérimentales simples propres
à la chimie.
-
On montre les relations de réciprocité entre le
fait expérimental et sa vérification par un modèle
physicochimique en développant certains calculs mathématiques.
-
L’implication de la chimie dans les problèmes
de société actuels est traitée en relation avec la physique et
la biologie.
Horaires :
1h30 de COURS-TD sur 30 semaines
10 séances de TP de 3 h chacune
1 h de « colles » mensuelle par élève
Contenu du programme :
La réaction chimique : sa facilité et sa
rapidité
1°)
SOLUTIONS AQUEUSES : (10h)
Présentation des grands types de réactions
acidobasiques, d’oxydoréduction, de précipitation et de
complexation
Techniques analytiques simples à mettre en
œuvre sur des cas concrets
2°)
CHIMIE STRUCTURALE : (8h)
Le tableau périodique : famille des alcalins et
des halogènes étude qualitative
La géométrie des molécules simples
Les liaisons en chimie
3°)
CINÉTIQUE : (8h)
Etude expérimentale de la vitesse de réaction,
interprétation par un modèle mathématique simple.
La radioactivité :, étude des modes de
désintégration nucléaire, réactions de fission et de fusion.
4°)
CHIMIE BIOORGANIQUE :
(16h)
Etude simple de quelques fonctions organiques ;
les alcools, les aldéhydes, les amines et les acides
carboxyliques.
Application aux acides aminés, peptides et
protéines
Polymères ; biodégadabilité
Cycles chimiques du carbone et du phosphore.
Culture générale :
-
Activités de documentation et de recherche
bibliographique avec rédaction d’un rapport.
-
Visites d’usines et de laboratoires en commun
avec des élèves de «prépas»
Liste de travaux pratiques proposés (à titre indicatif):
1°)
Acides
forts et faibles : pH-métrie et conductimétrie
2°)
Dosages
volumétriques simples d’oxydoréduction
3°)
Dosage
de l’oxygène dissous dans l’eau ; DBO
4°)
Dosage
du phénol d’une eau résiduaire, comparaison avec la méthode
industrielle vue
5°)
Dosages du calcium
et du chlorure d’une eau, discussion des techniques
industrielles
6°)
Cinétique de décomposition de l’eau oxygénée catalysée par les
ions iodure.
7°)
Cristallisation et recristallisation
sur un exemple
8°)
Extraction acido-basique de l’acide
benzoïque
9°)
Séparation des constituants d’un
mélange d’acide benzoïque et d’alcool benzylique
10°)
Préparation de quelques polymères : PA
, PS, PET , PMMA
Eric
Périlleux et Myriam Gazeau
Objectifs
-
Ne pas reprendre de
thématiques abordées dans les classes de Première et de
Terminale, pour éviter tout air de déjà vu
-
Présenter un
panorama des quelques concepts phares de la Biologie et de
la Géologie actuelles, pour consolider le socle de
connaissances, initier une réflexion sur les enjeux
multiples de la Biologie et de la Géologie, et éclairer
l’étudiant dans son orientation
-
Compléter cette
offre de détermination par des rencontres avec la science
qui se fait dans les laboratoires et celle qui est appliquée
dans l’entreprise
-
Faire appréhender
les différentes facettes des démarches propres aux sciences
d’observation et d’expérimentation, notamment biologique et
géologique et souligner la place de la chimie et de la
physique, voire des mathématiques, dans la recherche
d’explications des phénomènes naturels actuels ou passés
-
Permettre une
maîtrise des principales techniques expérimentales utilisées
en Biologie et Géologie
-
Faire acquérir les
méthodes de travail indispensables à un cursus réussi dans
l’enseignement supérieur, mais aussi les techniques de
communication écrites et orales exigées dans les différents
concours d’admission aux Grandes Ecoles scientifiques
Organisation souhaitée des enseignements
Ø
Base d’une année établie sur 30 semaines
effectives
Ø
Volume horaire prévu initialement à 4h00 puis
3h00/semaine et ramené à 2h30
Ø
Travail réparti sur des temps d’enseignement
« magistraux » (cours et synthèse), des séquences d’activités
pratiques (TP) et des séances d’exposés individuels (analyse
d’articles scientifiques)
Ø
Des colles (1 passage toutes les 3 ou 4
semaines environ pour chaque élève) et des séances de tutorat
disciplinaire (même fréquence), encadrées par d’anciens élèves
de la BCPST d’Henri IV, normaliens.
Contenu des enseignements (Biologie et Géologie)
Organisation par grands thèmes. Chaque thème est enseigné sur
une période de 15 jours, pour éviter de diluer des
enseignements disposant d’un horaire très réduit (alternance
par quinzaine avec l’enseignement de la chimie). Le programme
ci-dessous, communiqué et accepté par l’Inspection Générale de
SVT (mars 2006) a été conçu pour un enseignement organisé
autour de 4h00 hebdomadaires. Si l’horaire est maintenu à
2h30, ses ambitions seront revues à la baisse.
·
thème 1
: Le Vivant et sa
diversité
TP
(organisation du vivant : approche histo et cytologique)
·
thème 2
: L’organisation
cellulaire et sa dynamique
Visite
au département de biologie cellulaire de l’Institut Curie
·
thème 3 :
L’organisme dans son environnement.
Réponses aux variations de quelques paramètres
physico-chimiques
TP
(expérimentations sur le végétal)
DS 1
·
thème 4 :
La répartition des organismes dans
leur environnement. Eléments d’écologie
TP
(écologie végétale : approche cartographique)
·
thème 5 :
L’homme face aux maladies. Exemple
des maladies neurodégénératives
TP
(organisation fonctionnelle du système nerveux, observations
et simulations informatiques)
Visite
aux départements de neurobiologie de l’hôpital Broca
DS 2
·
thème 6
: L’eau, ressource
géologique. Disponibilité et qualité
TP
(approche cartographique et analyse de données)
Traitement des eaux, visite de l’usine d’Achères
·
thème 7
: Le temps et sa
mesure au cours de l’histoire de la Terre
TP
(approche cartographique et analyse de données)
DS 3
·
thème 8 :
L’évolution des idées en sciences de
la vie et en sciences de la Terre
Conférences (Paul Mazliak et Gabriel Gohau)
Pascal Combemale
Préambule :
Afin d’offrir aux élèves de la CPES un
spectre de débouchés aussi large que possible, deux programmes
sont proposés ci-après.
Bien que distincts, l’un (Sciences sociales)
étant un peu plus orienté vers la filière BL et l’autre (SES)
vers la filière EC, ils ont été conçus dans le même esprit et
sont complémentaires (les quatre heures étant « obligatoires »
pour les élèves s’orientant vers ces filières). L’un et/ou
l’autre sont accessibles, de façon optionnelle, aux élèves
privilégiant une autre orientation, qu’elle soit littéraire ou
scientifique, mais qui seraient intéressés par les questions
économiques et sociales.
Pascal Combemale
Introduction
Il s’agit d’indications qui peuvent évoluer
dans le détail pour prendre en compte la nécessaire
articulation entre ce programme et celui de Sciences
économiques et sociales enseigné par mon collègue Jean-Pierre
Noreck.
Cette initiation aux Sciences sociales est
généalogique et centrée sur l’étude de quelques « grands »
auteurs (les élèves seront invités à travailler sur des textes
originaux, donc à lire ces auteurs, très souvent cités, plus
rarement connus), mais l’objectif n’est pas de s’enfermer dans
l’exégèse. Il s’agit :
-
de construire les bases d’une solide culture
générale en sciences sociales, dans une perspective
pluridisciplinaire (Economie, Sociologie, Anthropologie), sans
exclusive a priori ;
-
d’introduire les principales problématiques,
qui ne sont pas en nombre infini si l’on s’en tient à un
certain niveau de généralité ;
-
de croiser ces problématiques avec l’étude,
aussi bien théorique qu’empirique de thèmes ou d’objets
cardinaux ;
-
d’en profiter pour faire acquérir un
vocabulaire, la connaissance des mécanismes et des relations
élémentaires, la maîtrise des méthodes d’analyse de la réalité
sociale.
Pour commencer, deux hypothèses de travail
sont privilégiées :
-
1) il est souhaitable, autant que possible,
d’articuler les pratiques (les actions, les comportements,
etc.) et les représentations (les valeurs, les idéologies, les
cultures, etc…).
-
2) dans l’ordre des pratiques, cela conduit se
confronter, en premier lieu, à la question de la violence ;
dans l’ordre des représentations, à celle de la religion (au
sens large, en tant que matrice originelle des autres formes
de pensée). D’où « la violence et le sacré ». Par conséquent,
René Girard, ce qui n’implique pas une adhésion sans réserve à
sa théorie. Mais ce point de départ présente plusieurs
avantages :
·
il conduit à se poser la question de
l’émergence de l’ordre à partir du chaos, et non la question
inverse, moins pertinente (selon nous). Dans cette
perspective, en effet, la crise est première ; c’est la
pacification des relations sociales, leur
institutionnalisation, via la régulation de la violence, qu’il
s’agit d’abord d’étudier ;
·
cette première question conduit logiquement à
s’interroger sur « la religion de la sortie de la religion » (Gauchet)
et, plus largement, sur le processus d’émancipation des autres
formes de pensée : la philosophie, en particulier la
philosophie morale et politique ; les sciences, en particulier
les sciences sociales ;
·
la critique de la théorie girardienne passe par
une incursion sur le territoire de l’anthropologie (et/ou de
l’ethnologie) ; la découverte de l’altérité culturelle est en
effet l’une des conditions de la distance à soi, donc des
sciences sociales.
Les liens possibles avec la philosophie et les
lettres sont ici évidents.
Ce cours introductif mène à la problématique
qui motiva les premiers grands théoriciens des sciences
sociales, celle des fondements d’un ordre social abandonné par
les dieux aux passions et aux intérêts des hommes.
A cette question de la régulation du social,
plusieurs réponses furent apportées, d’abord par les
philosophes, dans le prolongement des guerres de religion (qui
posaient, dans la pratique, ce problème de la pacification et
de l’intégration d’un corps social divisé par ses croyances
religieuses). C’est ici qu’intervient Smith, après Machiavel,
Hobbes, Locke, Rousseau, etc.
I)
Smith et les classiques
Cette référence à Smith paraît convenue si l’on
conserve la mauvaise habitude de le considérer comme le père,
au choix : de l’économie, de l’affreux homo oeconomicus,
du libéralisme économique (cf. la métaphore de la « main
invisible »). Elle l’est moins, dans la perspective ici
retenue, si l’on se souvient qu’il est : un philosophe (ami de
Hume, s’inscrivant dans la tradition des Lumières écossaises,
lu attentivement par Hegel et Marx, etc…), qui veut trouver
une réponse alternative à celle de Hobbes (à cette question de
la régulation du social), en réponse à Mandeville (et
« derrière lui », à La Rochefoucauld et aux jansénistes), ce
qui le conduira de la « Théorie des sentiments moraux »
(ouvrage dans lequel il s’approche d’une sociologie de la
morale) à la « Richesse des nations », cette bible (toujours
célébrée et abondamment citée par les libéraux anglo-saxons)
qui annonce la société de marché. D’une certaine façon, le
philosophe écossais énonce, dès la fin du XVIIIème, le
« programme » de notre société.
Ces précautions étant prises, il est possible
d’aborder un Smith moins exotique :
-
qui ouvre la voie à l’économie en
l’affranchissant de la morale et de la politique, en postulant
son autonomie, sa capacité à s’autoréguler « naturellement » ;
-
qui se fait l’avocat d’un libéralisme tempéré ;
-
qui sert de référence au courant classique (la
première génération d’économistes, dont Malthus, Ricardo, Say
et… Marx, commente, développe et critique Smith).
La moisson de notions et de mécanismes
économiques est ici assez riche : échange, division du
travail, productivité, valeur, concurrence, répartition du
revenu national (détermination des salaires, des profits, de
la rente), facteurs du développement, libre échange, fonctions
de l’Etat… Quant aux classiques, ils tentent de répondre aux
questions de leur temps :
-
la réforme des lois sur les pauvres, donc la
question sociale naissante en relation avec la création d’un
marché du travail (Speenhamland, etc.) ;
-
la réforme du système monétaire, donc la
question de la nature de la monnaie et de la politique
monétaire (Bank Charter Act de 1844, etc.) ;
-
le débat sur libre échange (abolition des
Corn Laws)
Liens à nouveau nombreux avec la philosophie
morale et politique, mais aussi l’histoire et l’anglais..
Marx et l’analyse critique du capitalisme
Le passage à Marx s’effectue sans difficulté
car il est, pour une part, un classique turbulent. Après
Smith, il est aussi un autre exemple de transition (inachevée)
entre la philosophie et les sciences sociales. Il nous
intéresse pour sa critique de toutes les idéologies, dont
l’économie, pour son analyse de la dynamique du capitalisme et
sa théorie des classes sociales. Avec lui, il est possible
d’étudier l’échec d’un projet grandiose, celui de la
construction d’une science globale des sociétés, des lois de
leur développement et de leurs crises. Car c’est pour partie
cet échec qui justifie d’autres orientations épistémologiques
pour les sciences sociales, plus spécialisées, plus modestes.
Liens avec la philosophie et l’histoire, ou,
pourquoi pas, les lettres (l’auteur préféré de la famille Marx
est Shakespeare).
Durkheim et l’institutionnalisation de la
sociologie
D’une certaine façon, on aborde avec Durkheim
une autre critique de Smith, plus précisément du libéralisme
anglais (Spencer), perçu comme individualiste et utilitariste,
une critique de la société de marché. L’une des sources
d’inspiration est le solidarisme, l’enjeu politique est la
consolidation de l’ordre républicain, l’enjeu scientifique est
l’émancipation de la sociologie de la philosophie, de
l’histoire, de la psychologie, mais d’une sociologie qui
permettrait de refonder une morale (« le lien social est un
lien moral »). Des « règles de la méthode » aux « formes
élémentaires de la vie religieuse », en passant par « le
suicide », la plongée dans l’œuvre de Durkheim est le baptême
de tout apprenti sociologue. Elle permet d’acquérir un
vocabulaire, de s’initier à la sociologie quantitative
(construction de l’objet, raisonnement ceteris paribus,
tests empiriques, etc.), de découvrir les premières
problématiques : la nature du lien social, les relations
individus/société, la socialisation, etc…
Les liens les plus forts sont ici du côté de
l’histoire (sans l’affaire Dreyfus l’école durkheimienne
n’aurait probablement pas « survécu ») plutôt que de la
philosophie (ses camarades avaient surnommé Durkheim « le
métaphysicien », mais il fut reçu avant dernier rang à
l’agrégation), mais rien n’interdit de s’intéresser au
néo-kantisme.
Weber et la sociologie historique
Dans les manuels, l’habitude a été prise
d’opposer scolairement Weber (sociologie de l’action sociale)
à Durkheim (sociologie du fait social). Cette opposition,
comme celle qui la redouble entre l’individualisme et le
holisme méthodologique, est sans grand intérêt (sauf dans les
salons). La sociologie historique et comparative de Weber le
rattache à Marx (via l’Ecole historique allemande). Son œuvre
(dont la traduction est très loin d’être achevée) est
vertigineuse, un peu trop d’ailleurs pour servir de
« matière » à une initiation. Après une présentation de son
épistémologie (perspectiviste) et de sa méthodologie (le
fameux ideal-type), il est toutefois possible de choisir
quelques exemples dans sa sociologie de la religion (affinité
élective entre l’éthique protestante et l’esprit du
capitalisme) et sa sociologie de la domination (le pouvoir,
l’autorité, la bureaucratie, etc.), sans négliger les deux
principales questions pour lui : les déterminants du « style
de vie » (Lebensführung) et la singularité culturelle
de la civilisation occidentale.
Les liens sont ici innombrables, surtout avec
la philosophie puisque Weber va de Kant à Nietzsche, mais
aussi avec l’Allemand (les querelles autour de la traduction
de l’éthique
protestante, pour ne prendre que cet exemple,
atteignent un degré de violence étonnant), ou de l’histoire
(dont l’épistémologie de l’histoire) et la géographie (pour la
partie « religion » du programme).
Marshall et Walras
Bien que Weber ait lui aussi contribué à
l’institutionnalisation de la sociologie, il ne séparait pas
radicalement l’économie des sciences sociales. Nous sommes
aujourd’hui (hélas) très loin de cette perspective et c’est
cette évolution, celle qui conduit à l’autonomisation puis à
la domination, voire à l’impérialisme de la « science
économique » qu’il convient de commencer à comprendre
maintenant. Cela implique de revenir sur cette bifurcation
qu’a constitué ce qu’il est convenu d’appeler, un peu trop
rapidement, la révolution marginaliste, en privilégiant deux
de ses trois foyers : l’école anglaise, rétrospectivement
perçue comme celle de l’équilibre partiel, et ce qui deviendra
le courant walrasso-parétien. Marshall est un auteur
éclectique, encore préoccupé des relations de l’économie avec
d’autres sciences (en particulier la biologie), qui privilégie
les énoncés « littéraires », mais il joua, dans la formation
du courant aujourd’hui présenté comme « néo-classique », un
rôle pour partie homologue à celui de Smith pour le courant
classique. Ses « principes d’économie politique »
constituèrent longtemps le manuel de référence de la nouvelle
génération d’économistes.
Après lui, et grâce à de nombreux auteurs, dont
quelques français (notamment Cournot), se développa une
micro-économie, de plus en plus formalisée. L’usage des
mathématiques tend alors progressivement à s’imposer, et c’est
de toute évidence le cas avec Walras, qui présente ses
« éléments d’économie politique pure » comme une « branche des
mathématiques » (malgré ses deux échecs à Polytechnique…). On
doit à ce français longtemps méconnu, exilé à Lausanne,
d’avoir posé les bases de la théorie de l’équilibre général,
ce monument dont sont encore très fiers les économistes
(fascinés par la physique).
L’enjeu de cette théorie dépasse largement le
défi « technique » lancé aux virtuoses des ensembles convexes,
puisqu’il s’agit de « démontrer » que la « main invisible » ne
souffre pas d’un Parkinson avancé, mais nous préserve au
contraire du chaos en nous garantissant un équilibre rassurant
(en fait un point fixe). Pour les étudiants, cette entrée dans
l’univers merveilleux de la formalisation et de la
modélisation, constitue un moment de vérité : ceux qui
tolèrent mal que les mathématiques soient désormais le langage
exclusif des économistes devront se découvrir une autre
vocation.
Ici, il est donc permis de lancer une
passerelle vers les Maths, mais l’outillage requis, au stade
de l’initiation, est particulièrement léger (fonctions de
plusieurs variables, dérivées en chaîne, théorème des
fonctions implicites, méthode du Lagrangien pour optimiser
sous contrainte, des petites choses comme ça…).
Keynes et Hayek
Bien qu’ayant reçu une excellente formation
mathématique , comme le prouve sa contribution à la théorie
des probabilités, saluée par Russel, Keynes n’était pas, mais
il fut l’un des derniers, favorable à la mathématisation de
l’économie, qu’il jugeait beaucoup plus proche de la
psychologie collective. Une autre opposition scolaire, si
commode pour construire les plans de dissertation, nous invite
à choisir entre Keynes et ceux qu’il appelait, en un sens
particulier, les « classiques », dont le point commun était de
croire au marché autorégulateur, y compris en pleine crise des
années trente, avec un actif sur quatre au chômage. On a
longtemps présenté Keynes comme le sauveur du capitalisme ou,
au moins, comme l’inspirateur des politiques économiques
permettant de réguler le cycle et de ne pas trop s’éloigner du
plein emploi. Il s’agira donc de comprendre ce qui peut
justifier cette interprétation. Mais elle n’est plus à la mode
depuis que les « classiques » ont pris leur revanche.
Ce n’était pas non plus celle de Hayek, qui,
bien que proche de Keynes sur la question essentielle de
l’incertitude et lui-même un critique virulent de la théorie
néo-classique, considérait que le keynésianisme était l’une
des routes « vers la servitude ». Avec Hayek, l’un des
héritiers de l’école autrichienne, on renoue avec la tradition
écossaise (celle qui considère, après Ferguson, que "l'ordre
social est le résultat de l'action des hommes mais non de
leurs desseins"), ce qui est une façon de boucler la boucle…
Les liens avec la philosophie (Keynes et
Wittgenstein, par exemple), l’histoire (crise des années
trente, etc.), la littérature et l’anglais (Bloomsbury,
Virginia Woolf, etc.) sont là aussi faciles à nouer.
Conclusion provisoire
Hayek, l’un des inspirateurs de l’ultra-libéralisme,
est célèbre pour avoir tenté de montrer que la notion de
justice sociale était dépourvue de sens (la société n’est pas
un sujet auquel on puisse imputer une volonté et donc une
responsabilité). L’économie normative se réfère pourtant de
plus en plus régulièrement aux différentes conceptions de la
justice sociale (libertarienne, utilitariste, rawlsienne, etc…)
et la sociologie ne vaudrait probablement pas « une heure de
peine » si elle ne contribuait pas un peu à se rapprocher de
la « bonne société ». Que les sciences sociales assument de
plus en plus leur dimension normative, trop longtemps et
encore trop souvent déniée, nous semble constituer un progrès.
Mais ce n’est qu’un point de vue, dont il convient de
débattre, en guise de conclusion.
PS : selon le rythme de progression et les
questions abordées, une place sera éventuellement accordée à
l’une des catégories anthropologiques absentes de ce
programme, celle du « don », d’abord en référence à Mauss,
avec en arrière-plan la lutte pluriséculaire entre
l’utilitarisme et l’anti-utilitarisme.
Jean-Pierre Noreck
Cette partie est liée aux programmes de la
filière Grandes écoles de commerce, options scientifique et
économique. Le thème choisi sera « La mondialisation ». Nous
l’envisagerons comme un processus de diffusion d’un système
économique – le capitalisme de marché(s) - comportant
différentes dimensions et comme un processus de longue durée.
Cet enseignement complètera celui assuré par Pascal Combemale.
Partie I : L’évolution du système capitaliste.
-
1) Le capitalisme de marché(s). La démarche
adoptée renvoie aux analyses de M.Weber. Il s’agira de
déterminer les différents éléments qui constituent le système
capitaliste (appropriation privée des moyens de production,
compte de capital, marché « libre » du travail…), de les dater,
et d’analyser les relations causales possibles entre ces
éléments.
-
2) Les territoires économiques pertinents :
espaces locaux, Etats-nations, espaces régionaux, espace
mondial…Le capitalisme de marché(s) suppose une mobilité des
biens, des services, des capitaux et des personnes. La notion de
« territoire économique pertinent » pose la question du contrôle
et de la régulation de ces flux.
-
3) L’évolution des structures sociales.
L’émergence du capitalisme de marché(s) s’accompagne d’un
profond bouleversement des structures sociales diversement
interprété. Deux thématiques peuvent être développées – en
relation avec les auteurs étudiés par P.Combemale – et analysées
par référence aux deux précédentes sous-parties : l’évolution
des hiérarchies sociales et l’individuation.
Partie II : Les acteurs au sein du système.
-
1) Entreprise(s) et marché(s). Il est important
de comprendre l’émergence de l’entreprise en tant qu’agent de
production, organisation et institution.
-
2) état(s)
et marché(s). Cette question est bien sûr centrale.
-
3) Les syndicats. Les syndicats demeurent les
acteurs les moins étudiés dans les programmes. Il s’agit de
comprendre la genèse du syndicalisme, ses fonctions et son rôle
de contre-pouvoir.
Partie III : Méthodes.
-
1) Entraînement à la dissertation. La
dissertation, – épreuve importante dans les concours - ,
présente des difficultés spécifiques en sciences sociales. Il
s’agit de relier la perspective historique à des approches plus
théoriques et analytiques.
-
2) Mobilisation des outils analytiques. L’option
peut être l’occasion d’une initiation à la microéconomie et à la
macroéconomie. Le contenu de cette sous-partie sera centré sur
le « marché » comme construit intellectuel.
-
3) Introduction à la méthode comparative. Les
auteurs étudiés par P.Combemale mobilisent souvent l’approche
comparative. Nous étudierons les diverses méthodes utilisées
afin de comparer dans le temps, dans l’espace…en référence aux
auteurs classiques.
Classe Préparatoire aux
études Supérieures
I - Conditions d’accès à la CPES
La CPES
accueille, sur sélection, des élèves :
-
bacheliers issus d’une terminale générale
(L, ES ou S)
-
de
tout lycée de France (métropole ou DOM TOM)
-
ayant accompli une bonne scolarité secondaire
-
boursiers
de l’enseignement secondaire ou futurs boursiers de
l’enseignement supérieur.
Dépôt des
candidatures :
-
Inscription sur le site de la procédure nationale
d’admission dans les classes préparatoires (www.admission-postbac.org)
Dates : de janvier à mars.
-
Constitution et transmission du dossier national d’admission
en classe préparatoire accompagné d’un dossier spécifique à
retirer sur le site du Lycée Henri-IV (www.lycee-henri4.com).
Dates : de mars à mai.
-
Le
dossier spécifique
comprend :
-
des fiches présentant les appréciations très détaillées
de tous les professeurs et du proviseur de l’élève.
-
une attestation de la qualité de boursier du secondaire
ou de futur boursier du supérieur fournie par les CROUS.
-
Une lettre de motivation.
II -
Organisation pédagogique
II – 1 / Enseignements : les horaires
|
Disciplines |
Horaires hebdomadaires |
|
Philosophie |
3
h |
|
Lettres |
3
h |
|
LV1 |
3
h |
|
Expression |
1
h |
|
EPS |
2
h |
Enseignements
d’orientation : 15 h à 18 h
|
Disciplines |
Orientation
littéraire |
Orientation
économie et sciences sociales
(E.C. ou B/L) |
Orientation
scientifique |
|
Histoire |
4 h |
|
|
Géographie |
2 h |
|
|
SES |
|
4 h (2 +2) |
|
|
LV2 |
3 h
(enseignement obligatoire) |
3
h
(cours très recommandé) |
|
Mathématiques
pour la filière économique et sociale
(prépas ECS ou
ECE ; prépa B/L) |
|
5 h |
|
|
Littérature |
3 h |
|
|
|
Philosophie |
2 h |
|
|
|
Culture de
l’antiquité et langue ancienne (latin ou grec –
continuant ou débutant) |
3 h
|
|
|
|
Mathématiques
filière scientifique |
|
|
6 h |
|
Physique |
|
|
4 h |
|
Chimie |
|
|
2 h |
|
SVT |
|
|
2 h 30 |
|
Total
options |
17 h |
18 h |
14 h
30 / 17 h 30 |
|
Horaires élèves totaux |
27 h / 29 h |
30 h |
25 h 30/ 28 h 30 |
II – 2 / Enseignements : le programme d’études
-
Les programmes ont été élaborés par l’équipe pédagogique de la
CPES en concertation avec l’Inspection Générale, en fonction des
finalités propres à la C.P.E.S.
-
Leurs contenus ont été conçus pour consolider les acquis des
études secondaires (connaissances et méthodes) en les complétant
par un renforcement de la culture générale et un entraînement
intensif aux exercices et aux méthodes de travail de
l’enseignement supérieur.
-
Au cours de l’année de CPES les élèves complètent donc leur
formation en acquérant les fondements de la culture de
l’honnête homme de notre siècle :
·
la maîtrise des langages fondamentaux : le français écrit
et oral ; une ou deux langues vivantes, une langue ancienne pour
les littéraires, les mathématiques.
·
la connaissance des grandes œuvres (humanités
classiques) ;
·
les connaissances permettant de se situer dans le temps,
dans l’espace, dans l’environnement économique et la société
(humanités modernes).
·
les connaissances scientifiques fondamentales mais aussi
et surtout les méthodes et démarches qu’il est
indispensable de maîtriser pour réussir les études scientifiques
les plus exigeantes.
-
un cours spécifique expression prise de parole
est inscrit à l’emploi du temps de toute la classe. Il permet un
entraînement à toutes les formes d’expression écrite ou orale.
Il est destiné à acquérir aisance et clarté mais aussi une bonne
connaissance des codes sociaux ou culturels qui ont une place
non négligeable dans les concours et pour l’insertion
professionnelle.
-
Au total, la CPES constitue une forme de « propédeutique ».
II – 3 / Travaux et évaluation
-
les élèves de la CPES doivent rendre régulièrement des
travaux écrits dans toutes les disciplines. Des devoirs sur
table sont organisés selon un calendrier annoncé en début
d’année.
-
Tout au long de l’année, chaque élève s’entraîne, à des
exercices oraux sur le modèle des interrogations orales
(colles) des classes préparatoires. En fin d’année, ils sont
initiés aux épreuves d’entretien des concours des grandes
écoles, avec les élèves des classes préparatoires économiques et
commerciales.
-
Un examen de fin d’année. Un ensemble d’épreuves sur
table est organisé sur deux semaines au cours du mois de mai
pour valider connaissances et compétences acquises dans toutes
les disciplines au cours de toute l’année.
-
Un stage intensif de langue vivante débouchant sur une
certification est inscrit au programme du mois de juin.
III - L’accompagnement pédagogique et culturel
III – 1 / le tutorat
-
Tous les élèves bénéficient d’un accompagnement pédagogique
personnalisé assuré par des tuteurs.
-
Les tuteurs sont tous des étudiants de grandes écoles ou de
deuxième ou troisième cycles universitaires (master ou
doctorat). Ils sont tous volontaires et, pour la plupart,
anciens élèves des classes préparatoires du Lycée Henri IV.
-
Chaque tuteur « individuel » prend en charge deux élèves.
Il les rencontre régulièrement et correspond avec eux de manière
suivie par mel.
-
Les tuteurs « disciplinaires » viennent régulièrement au
Lycée Henri IV, selon un planning établi en début d’année.
Chacun assure une assistance dans une ou deux disciplines.
Chacun accueille dans sa salle les élèves de la CPES mais aussi
tous les élèves des premières années de classe préparatoire qui
le souhaitent.
-
Tous les tuteurs rendent régulièrement compte de leur travail à
l’équipe des professeurs et participent à l’évaluation des
élèves, au moment des conseils de classe.
III – 2 / Programme culturel
-
Un programme culturel est organisé en complément des
enseignements dispensés en classe.
-
Objectifs
:
·
donner à chaque élève la possibilité d’acquérir une culture
générale étendue.
·
permettre à chacun de tirer le meilleur parti de l’environnement
culturel exceptionnel offert par Paris.
-
Contenu :
·
spectacles
présentés dans les théâtres, à l’Opéra, concerts,
·
visites de musées ou d’expositions,
·
conférences
…
·
visites de laboratoires d’entreprises…
-
Financement assuré pour tout ou partie par le mécénat ou
des conventions de partenariat. Principaux partenaires
engagés dans ce programme culturel : L’Opéra de Paris, la
Comédie Française, le Louvre, la Fnac, fondations et mécènes…
IV / Organisation de l’année scolaire
Premier trimestre
(septembre à décembre) :
Période initiale : septembre octobre
-
les élèves suivent les cours du tronc commun et ceux de l’une
des trois filières d’orientation (littéraire, économie et
sciences sociales, scientifique)
-
mise en place du tutorat (individuel et disciplinaire).
-
travail intensif et approfondi permettant à chacun de s’évaluer,
de commencer à combler ses lacunes et à réfléchir sur son projet
d’orientation.
-
possibilité de rejoindre, au cours des premières semaines l’une
des classes de première année du Lycée Henri IV, pour des élèves
en révélant les capacités. Ces élèves garderont le bénéfice de
tous les dispositifs d’accompagnement de la classe (tutorat,
hébergement, aides matérielles, programme culturel)
-
fin octobre : conseil des professeurs. Bilan établi à la fin de
cette période initiale qui peut conduire certains élèves à
modifier leur choix de filière.
Deuxième partie du premier trimestre :
-
travaux sur table réguliers
-
3ème semaine de décembre : conseil de classe
Deuxième trimestre
(janvier à mars):
-
travail d’approfondissement progressif.
-
formalisation des vœux d’orientation. Participation à la
procédure nationale d’admission dans les classes préparatoires.
-
mi-mars : conseil de classe.
Troisième trimestre
(avril à juin):
-
travaux de synthèse
-
troisième semaine de mai : épreuves finales de fin d’année
(« petit concours »).
-
2ème et 3ème semaine de juin : stage
intensif d’anglais.
-
Tout le mois de juin : phase finale d’admission en classes
préparatoires aux grandes écoles et dans toutes les filières de
l’enseignement supérieur.
V /
Accompagnement des élèves dans leur vie d’étudiants
V – 1 / Hébergement
-
Les élèves de la CPES sont tous logés, dans le cadre d’une
convention spécifique, dans la résidence Honnorat de la Cité
Internationale Universitaire de Paris (Boulevard Jourdan
Paris 14ème ).
-
Cet hébergement, proche du Lycée Henri IV, offre à tous les
élèves de la classe un cadre remarquable pour leurs études, leur
permettant :
·
de disposer d’équipements (bibliothèques, salles de travail,
équipements sportifs…) de grande qualité
·
de rencontrer des étudiants du monde entier
·
de bénéficier de la dynamique du groupe.
-
A l’issue de l’année de CPES, les garçons sont accueillis comme
internes au Lycée Henri IV ; les filles sont hébergées dans
une résidence du CROUS de Paris située à proximité immédiate
du Lycée. Les élèves poursuivant leur cursus dans un autre
établissement sont hébergés dans un internat ou dans une
résidence universitaire.
V – 2 /
Partenaires et mécènes
-
Un groupe de partenaires s’est engagé dans le projet, apportant
un appui déterminant sous deux formes :
·
aides
matérielles complétant les bourses de l’état
et permettant de couvrir la plus grande partie des frais
complémentaires (logement, nourriture, déplacements, équipements
informatiques, livres, entrées de spectacles d’exposition…)
·
parrainage des étudiants :
chaque élève de la CPES est mis en relation avec un cadre
d’entreprise qui s’engage à suivre sa scolarité pendant trois
ans, à le conseiller sur les métiers pour trouver des stages et
éventuellement pour chercher un emploi.
-
Les quelques élèves de la CPES qui pourraient être conduits à
poursuivre leur scolarité hors du Lycée Henri IV, peuvent
continuer à bénéficier de tout ou partie de l’accompagnement par
les partenaires de la classe. Pour cela, des conventions sont
passées avec l’établissement d’accueil de chacun d’entre eux.
-
Un partenariat culturel exemplaire avec l’Opéra de Paris au
bénéfice des élèves de la CPES, élargi aujourd’hui à
l ensemble du Lycée, permettant un accès facilité aux spectacles
et l’organisation de conférences par des personnalités de
l’Opéra.
Coordination du suivi et d’évaluation de l’expérimentation :
MAIE, Paris
Ce qui sera observé :
|
Dans le
cadre des Objectifs
donnés
par l’équipe |
Critères
significatifs de l’expérimentation
Ce qu’on
va observer et niveau visé de performance |
Dans des
moments et sur des traces visibles |
Comment
va-t-on pouvoir observer les évolutions ?
Modalités d’observation |
Personnels concernés
Interne
----------
Externe |
|
Dans le processus et déroulement de l’action : |
|
Profils
des élèves recrutés en CPES |
Issus de ZEP, ou non
Origine populaire
Parcours scolaire méritant
|
Dossiers scolaires |
Comptes-rendus écrits
Travaux
|
inspection
|
|
Programme pédagogique |
Rapport avec les programmes de formation plus classique |
Projet prévisionnel
Compte-rendu de fin d’année |
Entretiens
visite
Communication |
inspection |
|
Actions
culturelles |
Variété et qualité des actons |
Compte-rendu, analyses et travaux d’élèves |
entretiens |
Inspection |
|
Dispositif d’accompagnement personnalisé |
Complémentarité et efficacité des modalités de
l’accompagnement |
Bilans de fin d’année |
Enquête auprès des
élèves et des tuteurs
Réunion bilan |
MAIE |
|
A terme : les impacts sur les
élèves, sur l’organisation….. |
|
Orientation des élèves issus
de CPES |
Intégration dans les CPGE et les meilleures filières
universitaires |
|
Réunion de fin d’année juin 2007 |
IEN-IO |
|
Réussite des élèves issus de
CPES aux concours |
|
|
Réunion juin 2009 |
IEN-IO
Inspection |
Calendrier indicatif
¨
Terme prévu de l’expérimentation : 5 ans
¨
Bilan annuel prévu : réunion annuelle d’évaluation du dispositif
en fin juin//début juillet faisant l’objet d’une communication
écrite de l’équipe
|