|
un dispositif de
prévention pour éviter la
déscolarisation progressive
Bilan
1 - juin 2007 |
Bilan 2 - juin 2008 |
|
L'ESPRIT DU DSA FONTAINE AU ROI :
construire la notion de travail
L'ORGANISATION DU DISPOSITIF : adapter l'organisation aux actions.
LES PRATIQUES PÉDAGOGIQUES..
Une petite classe provisoire qui devait se former puis se défaire en
peu de temps.
Bilan des séances avec les élèves (collectives et individuelles)
2003 - 2006.
Analyse - bilan : les pratiques pédagogiques au cours du DSA et leur
impact sur la classe
Feu Vert Orillon DSA Collège Fontaine au roi du point de vue des
éducateurs.
« Un petit pas de côté », DSA Collège Fontaine au roi du
point de vue des psychologues
LA NOTION D’EVALUATION EN AÏKIDO..
L'ÉVALUATION..
chronologie des modalités d’évaluation.
Évaluation des élèves pendant le D.S.A.
Évaluation par les enseignants et les intervenants.
Proposition de canevas de bilan (pour faciliter le bilan général)
Bulletin DSA..
ANNEXES..
Bibliographie proposée au cours
du stage « comment remettre au travail des élèves pensant que venir
à l’école sans travailler peut suffire à progresser ».
LE PROJET DSA- Année 2003 - 2004.
Dossier de candidature au Fonds Social Européen- Août
2004.
|
A.
Ce que le DSA modifie des pratiques pédagogiques :
-
synthèse de discussion collective
-
contribution de C. Ritaly, professeur,
-
contribution de V. Diels, professeur
-
contribution de N.Regradj, éducatrice
spécialisée, partenaire
B.
Comment le DSA s’inscrit dans l’établissement :
-
synthèse de discussion collective, autour de la
figure du tuteur
-
contribution de A. Drocheiner, professeur,
-
contribution de B. De Bérail et J. Guetta,
psychologues, partenaires
C. Analyse de
l’enquête menée auprès des personnels
Conclusion - transition
Annexes |
2ème BILAN D'ETAPE - juin 2008
COLLEGE LUCIE
AUBRAC
Dispositif
de
Socialisation
et d’Apprentissages
BILAN D’ETAPE – juin 2008
sommaire
A.
Ce que le DSA modifie des pratiques pédagogiques :
-
synthèse de discussion collective
-
contribution de C. Ritaly, professeur,
-
contribution de V. Diels, professeur
-
contribution de N.Regradj, éducatrice spécialisée, partenaire
B.
Comment le DSA s’inscrit dans l’établissement :
-
synthèse de discussion collective, autour de la figure du tuteur
-
contribution de A. Drocheiner, professeur,
-
contribution de B. De Bérail et J. Guetta, psychologues, partenaires
C. Analyse de l’enquête menée auprès des personnels
Conclusion - transition
Annexes
Compte tenu de ses possibilités et des problématiques prioritaires
soulevées au cours des années passées, le groupe (la principale
adjointe, 6 professeurs et 4 partenaires extérieurs) décide de
concentrer cette année son travail d’analyse sur :
Ce que le DSA modifie des pratiques pédagogiques de ceux qui
y participent ;
L’inscription du DSA dans l ‘établissement.
La question de la place de l’élève dans
le dispositif et dans l’établissement, en relation avec les adultes,
nous a conduits à examiner la fonction du tuteur, sa mise en place
actuelle, sa perception par les collègues.
Ce travail d’écriture a révélé la
nécessité de mieux communiquer et d’échanger avec les collègues sur
le dispositif.
A. RéflexionS sur
ce que LE DSA modifie DES pratiqueS pédagogiques
1° Discussion
collective
Ce qui nous
intéresse, c’est la transformation des pratiques pédagogiques.
Le DSA représente
un travail en équipe : on peut ne pas être d’accord avec un
collègue, le dire, et ça n’est pas grave, l’autorité qu’on peut
avoir, les uns ou les autres sur tel ou tel sujet n’entrave le fait
qu’on est là pour travailler ensemble.
L’équipe DSA
reste un groupe de parole ouvert, c’est un tâtonnement collectif.
La réunion du
lundi matin a une vraie teneur, c’est un espace tranquille, on s’y
nourrit. Madame Ferrand fait du liant, nous met en rapport. C’est
toute l’importance d’une personne qui a un rôle de médiation et qui
n’est pas ensuite devant les élèves.
Qu’est-ce qui
fait cadre ?
Comment entrer
une initiative individuelle dans un cadre collectif ?
Comment
harmoniser ou articuler deux cadres de travail éducatif :
Celui des
enseignants : conseil et bilan avec dossier
Celui de
l’éducatrice qui n’a pas de mandat nominatif ni de trace écrite.
Questionner le
cadre, est-ce une posture de perpétuelle improvisation ?
Le DSA nous fait
nous poser collectivement la question de nos objectifs et des moyens
qu’on se donne.
Il crée une
dynamique collective autour de l’élève : un espace pour en parler,
pour tenter quelque chose, pour ne pas rester sur un « on ne peut
rien y faire ».
L’aspect expérimental
du DSA permet une liberté et une créativité pédagogique.
Chacun sort de
ses repères, chacun est bousculé et cet aspect peut même entraîner
un sentiment de danger chez les collègues.
Il y a un
déplacement des objectifs pédagogiques : amener les 6è à être
curieux, à se poser des questions en sortant de la classe.
La question du
résultat : le DSA n’est pas une remise à niveau vérifiée par les
notes. Enlever les notes repose la question du résultat. Ça pose
aussi la question de ce qu’on évalue. Comment évaluer des attitudes
(la curiosité).
Le DSA donne un
autre regard sur une classe qui dysfonctionne : il apporte une
distance par rapport au dysfonctionnement d’une classe, c’est moins
de pression, même si chercher n’est pas trouver et qu’être dans
l’incompréhension n’est pas non plus très confortable.
On est moins dans
la routine, moins sur les rails.
On est moins
accroché au programme et ça permet des tentatives.
Ce qui a un effet
sur la classe traditionnelle : si plusieurs des enseignants ont
pratiqué le DSA, personne ne trouve choquant de tenter quelque chose
d’insolite.
Lien entre la permission d’expérimenter et la relation
avec les élèves.
Le DSA opère une
transformation de la relation avec les élèves. Ce qui contribue
aussi au sentiment de danger des autres enseignants : il peut y
avoir, pour les élèves, les « bons » profs et les autres.
2° CONTRIBUTIONS
PERSONNELLES
— CATHERINE RITALY
I - En quoi le
DSA transforme-t-il les pratiques pédagogiques ?
-
Qu’est-ce qui a été expérimenté ?
-
Qu’est-ce qui a bougé ?
II - Comment les
enseignants s’adaptent-ils à la classe de DSA ?
-
Place de l’initiative personnelle dans le cadre collectif ?
- S’interroger
sur ses repères et reposer ses propres choix ?
I – En quoi le
DSA transforme-t-il les pratiques pédagogiques ?
Le DSA permet
d’expérimenter ou d’affiner, sur un groupe restreint, des méthodes
qu’on peine à mettre en place avec des groupes classes parce que
individualisées, elles sont trop contraignantes et chronophages
compte tenu des impératifs de programmes et de la nécessité de faire
travailler tout le monde, aussi bien les élèves en difficultés que
les « bons élèves » qui possèdent déjà les outils pour apprendre.
A terme, lorsque
les conditions l’y autorisent, et que les méthodes auront été bien
rodées, on peut envisager de les réinvestir en partie, en les
adaptant, dans une pratique plus ordinaire.
le bilan de
compétences
Objectifs :
il doit permettre
aux élèves de se situer par rapport à un niveau de référence et de
cerner leurs difficultés, leurs points forts et les progrès qui
restent à accomplir.
il doit les
amener à s’interroger sur leurs goûts, leurs intérêts et les
applications de l’enseignement, des sciences de la vie et de la
terre par exemple, dans leur vie de tous les jours et dans le monde
du travail
il doit permettre
à l’enseignant de cerner les difficultés spécifiques à chacun et
d’adapter les activités qu’il propose
il peut déboucher
sur la formulation d’un ou de quelques objectifs simples et
clairement formulés par l’élève
Les grilles
d’évaluation
Objectifs :
elles rendent les
élèves acteurs de leur réussite en leur donnant la possibilité de
s’auto évaluer, de se projeter dans le temps et de cibler les
compétences à travailler
elles permettent
d’établir un climat de confiance quand le principe en a été
explicité et que les grilles servent de support à l’élaboration du
bulletin de fin de session basé sur les mêmes items.
elles sont des
jalons relativement objectifs des efforts réalisés par rapport à des
critères préalablement définis et qui peuvent être individualisés
Le carnet de
bord
Objectifs :
il doit servir
d’outil de métacognition puisque l’élève peut y faire figurer pour
chaque
discipline les
objectifs de la séquence, son déroulement (ex. : « j’ai travaillé
seul ; j’ai
atteint les
objectifs fixés; etc.), mais aussi les moyens mis en oeuvre pour
parvenir à ces
objectifs (ex. :
j’ai cherché dans mon livre)
il constitue un
lien entre les disciplines et les différents acteurs du dispositif
(élèves et éducateurs)
il est une trace
du parcours réalisé en DSA et peut servir de production valorisante
en vue d’une présentation à la classe d’origine des travaux
effectués
il est une
vitrine pour les membres de la communauté éducative extérieurs au
DSA
il jette des
ponts entre le monde du dehors (monde professionnel, actualité,
famille, etc.) et celui du dedans (le collège)
Le recours aux
TICE
Objectifs :
ressentis la
plupart du temps par les élèves comme une approche ludique du
travail scolaire, l’utilisation de l’informatique et des moyens
multimédias dédramatise les activités pédagogiques et décomplexe les
élèves souvent plus à l’aise avec l’outil informatique que devant
une page blanche ;
il permet de
s’affranchir d’un certain nombre d’obstacles (graphiques,
orthographiques, etc.) et de valoriser d’autres compétences plus
pratiques (ex. :maîtriser les fonctions de base de l’ordinateur et
de ses périphériques)
il développe le
sens critique (ex. : prendre en compte les richesses et les limites
de l’Internet) et la responsabilité civique (ex. : prendre
conscience des enjeux liés à l’usage de l’Internet)
Les sorties
Objectifs :
ouvrir le regard
des jeunes sur le monde extérieur
éveiller la
curiosité
créer
éventuellement des liens entre les enseignements et la vie de tous
les jours
montrer l’intérêt
des apprentissages scolaires dans la compréhension du monde qui nous
entoure
apprendre à se
comporter dans des situations différentes de la classe ( dans les
transports en commun, dans un musée, ..)
Le DSA c’est
aussi un laboratoire pour le travail d’équipe dans la mesure
où il est le support à des échanges nourris entre les participants
et où il intègre la dimension expérimentale avec des avancées (mise
en place du carnet de bord évoqué dès la première année d’existence
du DSA en 4ème année seulement ) et des reculs , des
hésitations, des doutes et des erreurs et conduit à une remise en
question (les outils sont remaniés) et éventuellement à une
harmonisation des pratiques individuelles, chacun pouvant, en
théorie, s’approprier les « trucs » testés par ses collègues.
Au-delà, il
oblige à aller à la rencontre des autres enseignants avec lesquels
on n’est pas forcément amenés à travailler, pour le recrutement des
candidats par exemple (quels sont les élèves qui relèvent du DSA et
quelles sont leurs difficultés dans telle ou telle matière ?), mais
aussi dans un souci de cohérence des enseignements (qu’est-ce qu’ils
ont déjà vu, qu’est-ce qu’ils ne savent pas faire, qu’est-ce que
leur prof attend d’eux, que fera la classe d’origine pendant
l’absence des élèves du DSA ? etc.).
Il s’agit
d’obtenir, quand c’est possible, leur adhésion au projet (qu’ils
acceptent par exemple que les élèves du DSA collent les documents
reçus dans leur cahier de cours) et de les rassurer quand parfois
ils se montrent plutôt sceptiques (« à quoi ça sert ? ») ou qu’ils
craignent la comparaison avec leur propre façon
de travailler,
plus conventionnelle peut-être (« les élèves vont penser que c’est
mieux en DSA, plus facile, plus amusant »).
Il semble
d’ailleurs que parfois les pistes explorées en DSA aient ouvert des
perspectives aux enseignants qui ne sont pas directement impliqués
dans le dispositif mais qui par le dialogue avec l’équipe ou par
l’intermédiaire des réalisations des élèves ont eu connaissance du
travail effectué.
Plus que les
pratiques, il apparaît que le DSA transforme davantage le regard et
les relations qu’on a sur et avec les élèves qu’on prend le temps
d’envisager dans leur globalité d’individu sorti du groupe qui a le
pouvoir de les désincarner. On travaille avec eux et il m’est
arrivé par exemple de rechercher leur approbation dans le choix des
activités proposées, plutôt qu’imposées.
De toute façon, à
force de doutes et de tâtonnements il s’avère difficile de se fixer
sur une stratégie, d’où d’ailleurs un sentiment d’inabouti parfois.
Mais ne serait-ce pas là justement le sens même de cette action qui
cherche des réponses différentes d’un élève à l’autre, et avec
l’élève ? Rien n’est jamais acquis, tout est toujours à (re)construire.
La stratégie est mouvante au gré de ce que nous renvoie l’élève. Pas
de recette donc.
II – Comment les enseignants s’adaptent-ils à la
classe de DSA ?
Pour l’enseignant
du DSA, la notion de liberté des choix pédagogiques est une donnée
essentielle mais toute relative : il n’y a pas autant de façons de
mettre en place une notion qu’il y a d’élèves ou même de groupes
d’élèves.
Il doit pouvoir
faire preuve d’initiative personnelle quitte à emprunter des détours
inhabituels par rapport à sa pratique ordinaire bien sûr (ex. :
élève qui filme une séquence de cours), mais aussi à se libérer
dans une certaine mesure et compte tenu des conditions de temps
imparti et de durée du dispositif, du cadre imposé par les
programmes. Il est indispensable en effet de pouvoir consacrer
vraiment plus de temps à ces élèves pour essayer de comprendre et
d’accompagner sur un rythme différent du rythme scolaire habituel.
Mais est-ce qu’on sait forcément faire autrement ?
Il lui faut
cibler des objectifs prioritaires qui ne sont plus ceux de l’élève
lambda (ex. : avoir un comportement responsable et non pas connaître
les principales caractéristiques de la matière) et il lui faut
individualiser son approche, prendre en compte réellement les
qualités et les défauts de chacun, ce que théoriquement devrait
permettre l’effectif restreint du groupe DSA et qui m’apparaît
pourtant encore très complexe à gérer. Il s’agirait en quelque sorte
de faire du sur mesure, mais quelles sont les garanties, pour
l’enseignant comme pour l’élève, de s’aventurer sans réelle
formation en psychologie, sur des pistes non balisées qui touchent
parfois à l’intime du sujet (ex. : s’interroger et interroger
l’élève sur le pourquoi il dysfonctionne ?) sans risquer des
débordements, parce qu’un élève en difficultés ça peut-être un élève
qui est empêché d’apprendre pour des raisons qui dépassent le cadre
scolaire et les compétences de l’enseignant.
Le DSA c’est
aussi une équipe pluri catégorielle et les initiatives
personnelles doivent s’inscrire dans cette donnée essentielle, ce
qui implique une remise en question perpétuelle créant parfois
encore, un sentiment d’inconfort et de danger. On n’est plus seul
face à sa classe, et il y a comme une obligation de résultat qui
instaure une pression et qui paralyse. En conséquence, il s’avère
difficile de faire bouger les petites habitudes de chacun et de
renoncer à des recettes maintes fois éprouvées.
Pas question
pourtant de ronronner dans cette structure, parce que c’est cette
insécurité qui stimule.
Et puis le groupe
pousse, il impose des outils, des contraintes auxquelles il convient
de se conformer pour la bonne cohérence des pratiques et une
meilleure compréhension pour les élèves, même si ces contraintes ne
font pas l’unanimité (ex. : question du support utilisé pour le
carnet de bord, choisi ou non par l’élève, problème des sorties avec
la classe d’origine, etc.).
Finalement, on
pourrait se demander aussi « comment le DSA s’adapte aux
enseignants ? ». Le DSA est une grosse machine avec des rouages,
plus ou moins bien huilés, qu’il est quand même très difficile de
faire bouger sur ses fondations. Dans ce contexte, les propositions
innovantes sont rarement reprises et débattues dans le groupe.
Comment faciliter
la prise en compte par l’équipe des suggestions et propositions
(ex. : « Socialisation » plutôt que soutien ou remédiation et
donc liberté par rapport aux programmes, ou encore, travail en
binôme face aux élèves et non plus en solo) ?
Comment assurer
une latitude créative aux enseignants pour que le dispositif,
innovant dans l’organisation du collège, soit bien le cadre de
l’innovation pédagogique et pas d’un retour aux pratiques
habituelles ?
Et que propose le
DSA aux enseignants, pas toujours volontaires, fragilisés par une
pratique déstabilisante et confrontés à des difficultés nouvelles
compte tenu du cadre et du public particuliers qui caractérisent ce
dispositif, culpabilisés parfois aussi quand ils ont le sentiment de
ne pas y arriver et d’être seuls (profs qui craquent !)? la
possibilité d’exprimer leurs doutes est-elle réelle ? les
conditions de le faire sont-elles adéquates (interlocuteurs, groupe
complet ou restreint, temps et qualité de l’écoute, aide
personnalisée, etc.).
3°
CONTRIBUTIONS PERSONNELLES
— VINCENT DIELS, sciences physiques
En quoi le DSA
transforme-t-il les pratiques pédagogiques ? Ou, comment les
enseignants s’adaptent-ils à la classe de DSA ?
A la question “en
quoi le DSA a-t-il modifié ma façon de travailler ?”, je dégagerai
deux axes pour répondre : le regard porté sur l’ élève, le regard
porté sur le travail de l’ enseignant.
1 Le regard porté
sur l’élève.
Tout d’ abord, je
ne peux pas parler d’un changement majeur, d’une révélation ou une
révolution dans ma façon de travailler ou de percevoir les élèves.
Je préfèrerais parler d’une éclaircie, ou d’ un bougé (comme on dit
en photographie).
Le maintien de
réunions régulières, pour la concertation et le travail en équipe
induit un regard nouveau, critique mais constructif, sur la façon de
travailler.
Le déploiement
séquentiel du dispositif (on passe quelques semaines dans une
séquence différente de celle du cadre ordinaire de la classe) est
indissociable de la notion d’éducabilité, de la possibilité pour
l’élève pré-décrocheur de changer ou d’évoluer s’il rencontre les
ressources nécessaires. Cela peut paraître évident, mais tout ce qui
se fait dans le cadre du dispositif part du principe que l’on peut
agir, infléchir la progression d’un élève dans le cadre de l’école.
Dans les
discussions en équipe, quand on parle d’objectifs et évaluation, il
est souvent cherché comment rendre l’élève acteur de sa scolarité,
pas seulement récepteur d’un savoir. Les sorties pédagogiques
fréquentes à des expositions ou en bibliothèque mettent en avant
l’idée de l’ouverture sur le monde, stimulent la curiosité. On parle
d’engagement, de persévérance dans les évaluations de fin de
session, pas seulement des devoirs faits. La notation sur 20 est
maintenue, mais on a retenu d’autres compétences que celles
ordinairement retenues. L idée d’une prise en charge globale de
l’élève revient fréquemment dans les discussions : comment rendre
compte de manière plus fine et juste des progrès et des stagnations
observées.
2- Le regard
porté sur le métier.
Le caractère
obligatoire des réunions inscrit la démarche des uns et des autres
dans une perspective institutionnelle bien différente de celle
ordinairement pratiquée (bonnes volontés partagées, affinités
personnelles).
Les discussions
sont argumentées, tandis que le cadre régulier du dispositif de
réunions introduit un rythme, un battement avec le travail en classe
devant les élèves. Cette ponctuation conduit chacun à se replacer
dans le cadre d’objectifs communs, à repenser sa manière de
travailler, pour l’ adapter ou la mettre en questionnement . Si on
la confronte à celle des autres, la réflexion qu on peut avoir sur
ses propres pratiques gagne certainement en acuité et en exigence.
Cet espace de réunions introduit simplement une réflexion permanente
sur les pratiques.
Néanmoins, la
place de l’autonomie reste centrale, étant donné que chaque piste de
travail avec les élèves, ou chaque proposition reste de l’ordre de
l’initiative personnelle. Libre à chacun d’ y aller voir, d’essayer,
d’expérimenter ou de rester en retrait.
Ainsi, les
tentatives plus ou moins volontaristes de “programme commun”, de
thème fédérateur, ou de mise en commun des objectifs cognitifs ont
toutes débouché sur des pratiques disciplinaires libérées de tout
formatage. Par exemple, si les élèves travaillent en technologie sur
une fabrication impliquant des règles de sécurité à respecter, il
peut y avoir rebond, ou écho en sciences physiques sur les notions
de sécurité en électricité.
Tout se passe
comme si le cadre organisationnel et régulateur du travail en équipe
permettait de maintenir une structure minimale, mais solide, au sein
de laquelle toutes les initiatives personnelles pourraient prendre
place, avec pour exigence supplémentaire de leur donner de la
visibilité (bilans de fin de session).
Un autre aspect
important est la nécessité d’adapter des réponses communes à un ou
plusieurs besoins diagnostiqués. D’ où la création de nouveaux
outils, comme la fiche bilan en fin de session, le carnet de bord de
l’élève, la réflexion sur le suivi des élèves en tutorat, exemples
parmi d’ autres.
Pour ma part,
dans le cadre du cours de sciences physiques, l’approche en petit
groupe de six élèves rend possible une répartition des rôles, sous
forme de tâches temporaires à accomplir. Sur une partie de la
séance, il est demandé aux élèves d’interpréter un schéma, de
réaliser un montage, ou un geste expérimental. Ou bien de rédiger
une conclusion, d’élaborer un résumé. Le groupe d’élèves se
transforme en une mini-unité de recherche chargée de répondre à une
question. Le retour à une structure plus classique, du type
professeur devant élèves, se fait ensuite rapidement. Cet exemple du
travail en petit groupe dans le cadre d’une discipline scientifique
est devenu banal, et relève de l’évidence, dans le cadre du
dispositif DSA. Mais c’est sans doute grâce à l’injonction de
travailler différemment et à l’aspect facilitant du travail en
effectif réduit que ce mode de fonctionnement est devenu une
habitude. On s’autorise peut-être plus de liberté dans les choix
pédagogiques dans le cadre du dispositif, que dans les classes
“ordinaires”.
De nouvelles
matières sont inscrites dans l’emploi du temps des élèves, et cela
vient rompre le cursus classique, les habitudes routinières.
Par exemple,
l’absence des Sciences Physiques en 6ème n’empêche pas l’implication
des élèves dans cette matière, pour ce type de niveau. L’enseignant
se trouve alors en présence d’ un degré de liberté supplémentaire
par rapport au cadre des programmes. On peut choisir de traiter du
programme de 5ème, ou bien de réfléchir à une séance en
transversalité avec le cours d’une autre discipline.
4°
CONTRIBUTIONS PERSONNELLES — NAÏMA REGRADJ, éducatrice
spécialisée en prévention, Fondation Jeunesse Feu Vert
Notre équipe
éducative intervient auprès des groupes du D.S.A. du collège Lucie
Aubrac (anciennement Fontaine au Roi) depuis trois années
consécutives. Durant ces trois années scolaires, notre participation
(réunions diverses, contenus des sorties) au D.S.A. a évolué en
fonction des sollicitations du collège.
Un partenariat
a été établi entre le collège et notre équipe de prévention
spécialisée.
Ce dernier est explicite dans le projet d’établissement du collège
Lucie Aubrac, ainsi que dans le projet d’actions éducatives de
l’équipe Orillon de la fondation Jeunesse Feu Vert.
La prévention
spécialisée est intégrée à l’institution scolaire, dans le cadre
d’un projet bien défini, mais ne peut en aucun cas se soustraire à
ses fondements (libre adhésion, absence de mandat nominatif,
anonymat et secret professionnel) ; elle doit s’adapter au cadre
global du projet afin d’être garante de la cohérence de celui-ci
tout en préservant sa forme d’intervention.
Le groupe, en
prévention spécialisée, est un levier pour le travail éducatif.
Le processus du
D.S.A. repose sur les interactions qui vont avoir lieu dans un petit
groupe d’élèves. Cette expérience peut permettre aux participants
de se « raccrocher » à son projet scolaire, à sa classe, à son
collège… Il est difficile d’évaluer à court ou moyen terme la
proportion d’élèves à qui cela aura été profitable. La
quantification me parait difficile.
Dans le travail
d’accompagnement éducatif, les jeunes suivis en prévention
spécialisée sont parmi ceux dont la situation socio-familiale est la
plus difficile, voir dégradée. Alors lorsqu’un de ces jeunes aboutit
enfin dans son intégration scolaire (ou autre) je ne prend pas pour
acquis qu’il va pouvoir tenir son projet. Nous l’accompagnons en lui
proposant des solutions à sa portée et sans nous acharner. Nous
tentons, avant tout, d’établir une relation de confiance afin que le
jeune et sa famille adhèrent aux projets et qu’il soient acteurs de
leurs réussites. (*tutorat en libre adhésion pour le prof et
l’élève).
La notion de
temps est différente en fonction de la profession
des encadrants du D.S.A. Dans les missions de la prévention
spécialisée nous suivons les individus très jeunes, nous les
accompagnons et les soutenons dans leur projet de vie. Nous les
aidons, en étant force de proposition, afin de prévenir la
marginalisation qui mène à l’échec scolaire, social, professionnel,
personnel… De ce fait, nos attentes sont aussi différentes. La
participation et l’inscription d’un élève dans un D.S.A ne sont pas
obligatoires, c’est l’élève qui choisit d’y adhérer. Par cette
démarche le processus du D.S.A. prend son sens dans notre esprit
d’intervention en prévention spécialisée. Les relations qui vont
pouvoir se construire (élève/élève, élève/adulte) n’en seront que
plus enrichissantes. La mise en place d’une relation de
confiance peut parfois se faire sur un long terme. Le travail de rue
se fait en binôme (l’aller vers l’autre), il est organisé autour
d’horaires spécifiques (le soir, sortie d’école, le samedi, lors
d’événements forts du quartier) et de lieux repérés (sortie d’école,
places, centre sportif…) ; Il nous permet de travailler avec les
personnes en « errance » dans le quartier.
Les réunions du
D.S.A sont nombreuses, mais ont chacune leur importance de par leurs
différentes spécificités (régulation, choix des thèmes, des
élèves…). Tous les intervenants du D.S.A., quelle que soit la
discipline d’enseignement ou la profession, font équipe le temps du
dispositif. Cette spécificité de travail peut aussi se nommer
partenariat. Chacun a une discipline mais nous mutualisons nos
ressources autour du groupe, de l’élève, du projet.
En prévention
spécialisée, l’équipe représente un « pan » du cadre de travail.
Le travail d’équipe nous permet d’évaluer le suivi des jeunes, de
leur famille. L’éducateur de l’équipe qui accompagne une personne
ou porte un projet en est le référent. Les réunions
hebdomadaires nous permettent de suivre l’évolution des situations
suivies par les référents, de prendre du recul par les réflexions
des collègues, d’envisager des perspectives, d’organiser le travail
d’équipe... Une fois par mois notre équipe se rend chez un
psychanalyste pour lui présenter certaines situations. Ces temps
nous permettent de réfléchir en équipe et avec le soutien d’un
professionnel de la santé mentale. Ainsi, nous bénéficions d’un
outil de travail pertinent qui permet à la fois une lecture
différente des situations et d’évaluer notre positionnement.
Cette année, le
choix des sorties que nous encadrons est en lien avec une partie du
programme du D.S.A., ceci afin de créer une cohérence avec les
apprentissages. Avant de quitter l’établissement, je rappelle au
groupe la destination de la sortie et son lien avec le programme, le
trajet que nous allons effectuer, les règles de vie des différents
lieux publics (musée, rue, métro). Poser le cadre permet de rassurer
les jeunes. Durant les trajets ils expriment des questionnements,
des inquiétudes. Ces questionnements peuvent porter sur le D.S.A.,
ils seront ainsi rapportés lors des réunions (je m’y appuierai aussi
afin de partager et de permettre à chacun de donner son point de
vue) ou peuvent être d’ordre plus personnel et nous tenterons avec
les personnes compétentes (professeur référent ou principal,
médecin, parents…) de les traiter, d’y répondre dans un second
temps. En fin d’après midi je prévois un temps afin de relever
ce qui a été retenu de la sortie en faisant noter aux élèves sur
leurs cahiers ; c’est de nouveau un temps qui permet de valoriser
les connaissances des élèves tout en leur montrant que
l’apprentissage peut prendre différentes formes.
A la fin de
chaque D.S.A. je dois rédiger un compte rendu. J’ai été très gênée
pour réaliser le premier du fait que je pensais devoir écrire sur
chacun des jeunes, ayant lu le travail réalisé par d’autres
professeurs. La notion de libre adhésion et d’absence de mandat
nominatif ne me permet pas de stigmatiser un jeune en particulier.
J’en ai fait part à mon équipe et à madame Ferrand. Cette dernière
m’a informé qu’une trame avait été établie et qu’il était question
d’un bilan global. La réunion « bilan » m’a aussi beaucoup
surprise ; En effet, je ne m’attendais pas a être face aux parents
des élèves sans leur avoir demandé au préalable leur accord. J’en
ai, de nouveau, fait part à mon équipe et nous avons pris la
décision d’en discuter avec l’élève avant de participer à son bilan
et l’informer de ce que nous avons l’intention de dire. La
cohérence de notre travail d’équipe dans ce projet est essentielle,
mais l’amalgame entre nos différentes professions est risqué.
L’intégration de
la prévention spécialisée dans le D.S.A. est intéressante. Pour ma
part c’est une expérience enrichissante qui me permet de mieux
comprendre les difficultés d’élèves de l’établissement et de
réaffirmer le cadre de mon intervention et de ma mission.
Naïma Regradj
Educatrice spécialisée en prévention
Fondation Jeunesse Feu Vert
B° RÉFLEXIONS SUR
La façon dont le DSA s’inscrit dans l'établissement
Discussion
collective autour du tuteur
Évaluation de la mise en place d'un
tutorat au retour en classe des élèves ayant bénéficié d'un DSA
Le
tuteur commence à suivre l'élève dès la dernière semaine du DSA et
l'accompagne, selon les besoins, sans limite de durée instituée, sur
l'année. Les tuteurs sont en principe à la fois enseignants
participants au DSA et enseignants de la classe de l'élève
accompagné.
Nos
questions autour du rôle du tuteur
Au retour de l'élève en classe : le
désétayage
Qu'est-ce qui fait rupture et qu'est-ce qui fait continuité avec le
parcours scolaire dans le dispositif ?
Au
départ, l'extraction était une dimension importante du dispositif
mais petit à petit nous avons insisté auprès des parents sur la
récupération des cours et le retour à la continuité du parcours.
Il y
a une inquiétude des élèves au moment du retour en classe. Qu'est-ce
qui, dans la séparation, peut permettre de rejoindre le grand
groupe ?
Examiner l'articulation entre l'aspect plus individualisé du suivi
DSA et la dimension collective de la pédagogie dans la grande
classe.
Qu'est-ce qui marque la fin du DSA ? référence à un rituel convivial
pratiqué dans un autre collège : pot de fin de DSA.
Examiner les pratiques d'accompagnement des tuteurs : entretien,
aide pédagogique, évolution du tutorat du moins formel au plus
formel.
La dynamique du DSA articulée à la
dynamique de groupe dans les classes DSA
Un
rôle de relais entre les groupes d'élèves en DSA et l'équipe
enseignante, permettant une dynamique du dispositif, une évaluation
en cours de DSA et une réactivité de l'équipe, des ajustements
rapides. Ce rôle était tenu par Madame Colcanap qui assurait les
séances régulières de régulation de groupe et en transmettait la
synthèse à l'équipe pédagogique. Qu'en est-il de ce rôle ? Les
manques ? Les transferts possibles ? Place du travail de tutorat de
groupe de l'équipe des psychologues ?
Image du tuteur DSA-classe dans
l'établissement
Quelles sont les représentations du tuteur
- Auprès des collègues participant au DSA ?
- Auprès des collègues ne participant par au DSA ?
CONTRIBUTIONS
PERSONNELLES
— ANNICK DROCHEINER
Tutorat et impact sur le dispositif.
Questions : comment faire le lien entre l’équipe du DSA et l’élève.
Comment
après ce moment de rupture avec la classe d’origine assurer la
continuité entre les acquis comportementaux et compétences, ou en
voie d’acquisition, du DSA et l’équipe ou le professeur principal de
la classe.
Le
détour : impliquer le PP et les professeurs par le biais d’un
questionnaire sur le tutorat après le DSA.
Pourquoi :
·
les professeurs de l’élève ne sont pas concernés par le dispositif,
ils en sont exclus volontairement ou non mais ils ne sont pas partie
prenantes.
·
Les résultats chiffrés ne sont pas, à leur avis satisfaisants, les
retards dans les acquis disciplinaires
Ne sont
pas comblés, les savoir-faire ou tâches ne sont pas évidents d’où
une déception, voire un regard souvent négatif.
·
Le comportement de l’élève n'a pas fondamentalement changé dans un
premier temps et l’accueil des professeurs perçu par l’élève est
différent quand il compare les deux situations.
Observations :
L’élève
n’a pas toujours envie de retourner dans sa classe et se confronter
à un point de vue autre de la part de ses enseignants, qu’il juge
moins individualisé, moins attentif à sa personne. Parfois content
de retrouver ses camarades, dans un premier temps, il semble jauger
ce qui s’est passé sans lui, reprendra t-il son rôle ou changera
t-il ? Il peut s’être senti en dehors et teste ses repères d’où un
possible intérêt pour les copains plus que pour le travail scolaire.
C’est une période de réadaptation et d’hésitation, y a-t-il plus de
confort à reprendre les anciennes habitudes .Il semble que ce soit
une période de réadaptation où il tâtonne, teste professeur et
camarades, période que n’apprécie guère, et on le comprend aisément
les professeurs, d’où certaines remarques :
« Comment
va-t-il nous revenir ? «
Par
contre, vis-à-vis des professeurs de l’équipe l’élève va essayer,
cahin-caha de maintenir son attitude pour la majorité des cas et
poursuivre ses efforts soit au niveau du travail ou, et, du
comportement.
Deux
questions :
Comment
faut-il opérer des liens avec les professeurs de la classe
d’origine, pour non pas donner une image positive du DSA, ce qui
n’est pas l’objectif, mais pour que la continuité de la stratégie
entreprise pendant la durée du dispositif soit comprise et assure la
continuité de la reconnaissance de l’élève, quel qu’il soit. Est-ce
toujours possible devant une classe de vingt cinq élèves ?
Deux
questions :
·
Quel contenu pour le tutorat ?
·
Quels liens de continuité entre tuteur et professeur pour éviter
cet isolement, cette séparation entre deux équipes car le DSA peut
apparaître dérangeant.
·
Comment, par quel moyen pas trop contraignait pour faciliter le
travail de chacun.
Le
questionnaire
Si on
envisage un questionnaire à remplir par les enseignants pour les
impliquer dans ce dispositif de manière indirecte.
A votre
avis quel rôle doit jouer le tuteur ?
·
Un rôle pédagogique en travaillant avec l’élève sur un point faible,
sur la méthodologie et le travail personnel,
·
Une personne avec qui dialoguer par un bilan oral de la semaine
discuté entre le tuteur et l’élève, avec une fiche d’évaluation
formative qui est à repenser ou un suivi écrit dans le carnet de
bord, une fois dans la semaine et présenté au tuteur et au
professeur concerné
-écrire ce que j’ai réussi, pourquoi ?
-Le cours ou ça s’est mal passé, pourquoi et le
faire lire par le professer du cours ?
Peut-être passer par un entretien professeur, tuteur, élève.
Les
brefs commentaires dans la salle des professeurs ne sont pas
satisfaisants.
Liens
entre tuteurs et partenaires extérieurs.
Difficultés :
les
élèves qui refusent le tutorat, pourquoi, poser la question à
l’élève .
Les
élèves qui n’en comprennent pas l’utilité
Ceux qui
ne viennent pas régulièrement, comment les inciter.
Le rôle
des parents. (les fiches actuelles ne sont pas signées).
A
suivre….
A.Drocheiner
10.04.2008
CONTRIBUTIONS
PERSONNELLES
— BRUNE DEBERAIL, JOHANNA GUETTA
Evaluation de l’impact du DSA : Réflexion sur le
tutorat
Pourquoi
mettre en place des ateliers post-DSA ?
Le dispositif DSA
à Lucie Aubrac est sans cesse en évolution ; depuis deux ans, les
changements sont allés dans le sens d’une solidification des liens
entre les différentes personnes impliquées :
- entre les
personnes de l’équipe : au delà des réunions régulières,
organisation de groupe d’analyse des pratiques, de réunion en équipe
réduite pour avancer plus rapidement sur des thèmes différents,
recherche de thèmes transversaux qui peuvent s’inscrire dans les
différents enseignements…
- entre
les membres de l’équipe et les élèves : par la mise en place
de tutorats individuels où peut se tisser une relation de confiance
privilégiée entre l’élève et son tuteur.
- les élèves
entre eux : par l’organisation d’ateliers d’expression après le
retour en classe, qui permettent aux élèves de se retrouver.
La réflexion sur
le carnet de bord des élèves va aussi dans ce sens, le carnet comme
un « témoin » de l’évolution de l’élève, passant dans les
différentes disciplines et où l’élève pourrait garder la trace de ce
qu’il y apprend, de ce qu’il y vit.
En ce qui nous
concerne, nous pensons que ce processus de recherche de liaison a
commencé il y a deux ans, quand nous avons trouvé en équipe le moyen
de rencontrer les parents avec les élèves : non plus dans un lieu
tiers mais dans le collège, juste après la rencontre entre
parents/enfants et l’équipe enseignante pour l’entrée et le bilan
du DSA.
Lors
de cette première prise de contact, nous nous informons sur la
situation familiale et le rapport à l’école de l’élève mais aussi de
sa famille. Nous insistons aussi auprès des élèves et de leurs
parents sur l'objectif du DSA qui est de prévenir le décrochage
scolaire, et non de remédier à un échec consommé. Les enfants que
nous voyons sont encore scolarisés, pas trop absentéistes, encore
investis dans l'école et par l'école, comme le prouve leur
désignation pour le DSA.
L’idée de faire
des ateliers en post-DSA, qui vient aussi lier l’avant et l’après
DSA, est venue des retours que nous avions sur certains élèves qui
décrochaient après leur retour en classe entière, alors que, bien
souvent, ils avaient progressé lors de la session du DSA.
La session DSA
et les progrès accomplis apparaissaient alors comme une bulle de
savon qui explosait soudain. Lors des réunions de bilan, environ
deux semaines après le retour en classe, les élèves nous parlaient
de leurs regrets et de leurs difficultés à réintégrer leur classe
tout en persévérant dans les efforts accomplis en DSA. Ils étaient
souvent déçus, découragés. Nous avions le sentiment de les laisser
tomber, et la chute était encore plus rude pour ceux qui avaient
investi le dispositif et l’étayage qu’ils y trouvaient.
Nous étions
confrontées nous aussi à ce sentiment de brutalité de la rupture
car, contrairement aux enseignants, nous ne voyions plus les élèves
après leur passage en DSA et n’avions que très rarement des
nouvelles de leur évolution. L’impact de notre intervention restait
assez flou et la réflexion autour de notre action s’en trouvait
alors fragilisée.
La mise en place
de ces ateliers, qui peut s’apparenter à du tutorat collectif,
renforce la continuité de notre intervention et nous pousse à
réfléchir plus profondément à l’évolution du groupe et du comment
chaque élève individuel peut s’approprier et développer ce qu’il
« semé » durant le DSA.
Organisation
et déroulement des ateliers post-DSA
Pour chaque
session, nous voyons les élèves trois fois en post-DSA, c’est
l’occasion pour eux de retrouver l’ambiance du petit groupe, de se
rappeler des objectifs qu’ils s’étaient posés à l’entrée et au
départ du DSA, les progrès qu’ils ont accomplis… Mais aussi de
partager leur expérience du retour en classe, les stratégies qu’ils
ont mis en place pour maintenir le cap qu’ils se sont donné, et
celles qu’ils n’arrivent pas à appliquer.
Pour chaque
groupe, nous adaptons le dispositif en fonction de la dynamique du
groupe, de leur âge et de leurs envies. Cela est du au fait qu’une
certaine souplesse est nécessaire à ce type d’atelier mais aussi
parce que ce dispositif post-dsa en étant à ses débuts, nous
cherchons encore quelle forme lui donner.
Le premier
atelier post DSA qui survient un mois environ après le retour en
classe est le plus difficile. Les élèves ont du mal à retrouver la
cohésion préexistante dans le groupe. Plutôt timides et gênés de
retrouver le petit groupe, ils adoptent des attitudes assez
défensives et tentent par différents moyens de mettre en péril la
dynamique du groupe, de la même manière que le départ du dsa les a
eux-mêmes fragilisés.
En effet, leur
proposer de se ré-unir peut être synonyme de danger, comme s’ils
avaient peur de ne pas pouvoir/ savoir restaurer ce qu’ils avaient
construit en DSA. Il faut du temps donc. Le temps de se faire
confiance, à nouveau. Le temps de redécouvrir l’autre, soi-même. Du
temps pour parler d’une expérience, accompagner la consolidation
individuelle de ce qui a été initié dans la dynamique de groupe.
Depuis que nous
avons mis en place ces ateliers post-DSA et que les élèves peuvent
bénéficier d’un tutorat individuel, bien que le retour en classe
demeure une épreuve pour la plupart des élèves, il nous semble que
les acquis sont plus pérennes, la volonté d’y arriver et la
confiance aussi.
Comparer les
progrès des élèves en ayant bénéficié, avec ceux des élèves passés
en DSA durant les années précédentes, pourrait nous informer sur
l’impact de ces aménagements.
C.
ANALYSE DE L’ENQUETE
Préambule : le
questionnaire n’a pas été élaboré comme une véritable enquête avec
un échantillon représentatif de l’ensemble du personnel scolaire
et éducatif, ni un pré-test des questions, nous l’avons effectué
avec nos moyens limités dans ce type de travail (compétences,
temps).
Il a été
distribué : - 22 questionnaires aux personnels du collège n’ayant
pas participé au DSA
- 16 à celles et ceux ayant participé cette
année et les années
passées.
Trois personnes sur 22 ont donné quelques réponses. (Le
questionnaire était-il suffisamment ouvert pour le personnel non
enseignant ? )
Hypothèse sur ce
nombre réduit de réponses : les effets peu perceptibles, à court
terme, par les professeurs n’appartenant pas à l’équipe sur les
performances scolaires. Les effets sont souvent différés dans le
temps et plus globaux. (Problème personnel d’orientation, attitude
générale vis-à-vis de la scolarité). On peut rappeler que
l’objectif du DSA est essentiellement la prévention du décrochage
solaire et non une remise à niveau, ce qui n’est pas toujours clair
pour tous les enseignants.
Neuf réponses /16
parmi les « acteurs » du DSA (difficulté à interpréter ce manque :
temps insuffisant, difficulté à prendre du recul ou à interpréter
des questions mal formulées…).
Organisation
de l’analyse des réponses du questionnaire « acteurs » :
1) - Intitulé de
la question
2) -
Identification des réponses
3) - Nouvelles
problématiques émergentes.
Question 1 :
Vous êtes vous senti autorisé en DSA à expérimenter de nouvelles
méthodes ? Pourquoi ?
2) - Oui pour
toutes les réponses (à l’unanimité).
Pourquoi :
la liberté par rapport au programme (2 réponses)
Non réponses : 2
En vue de quoi :
sur le versant socialisation : motivation, investissement personnel,
interrelations.
Sur le versant
des apprentissages : consolidation des bases et outils pour
apprendre, répondre aux besoins spécifiques.
3) - S’ouvre la
question de l’autorisation par rapport aux missions et le
déplacement depuis « faire le programme » vers « aider l’élève à
progresser à partir de là où il en est ».
- S’autoriser,
est-ce prendre un risque ?
-Sous quelle
forme s’exerce l’autorité du professeur ? Quelle figure d’autorité ?
Une question n’a
pas été soulevée : Qu’est-ce qu’expérimenter ?
Question 2 :
Qu’est-ce qui a facilité leur mise en pratique ?
2) –
5 réponses font état du nombre réduit d’élèves.
1 réponse : Les
activités différentes sont différentes de celles pratiquées en
cours.
2 réponses : les
intervenants extérieurs et leur points de vue différents.
La facilité de la
communication, les échanges professeurs, élèves.
3) – Les
questions : Quel rôle joue le petit groupe dans la dynamique de
l’enseignement ? Faut-il rendre l’élève plus actif, comment ?
Question 3 :Qu’est-ce
qui l’a rendue impossible ou difficile ?
2) -3 Réponses :
les élèves « retors », le manque d’envie de certains élèves.
1 réponse : la
durée trop courte de la session.
3 réponses :
L’hétérogénéité des groupes et leurs grandes différences.
Les aléas : Les
perturbations de l’emploi du temps (fêtes, absences de professeurs,
sollicités pour d’autres activités dans le collège, sorties avec la
classe d’origine.
3) - Les
questions : La question du nombre est perçue comme une idée reçue :
petit nombre = facilité ;
Le petit
effectif peut-il jouer un rôle positif et négatif ? Dans quelles
conditions ? Comment l’élève réagit face à une attention plus
soutenue de l’enseignant ? Quelle stratégie développe t-il dans ce
nouveau contexte ? Comment peut rebondir l’enseignant ? Seul ? À
Plusieurs ? Quelle attente avait l’élève avait au moment du choix de
faire partie du DSA ? Comment solliciter le désir de se mobiliser ?
Question 4 :
Avez-vous partagé ces expériences avec vos collègues de DSA ?
Pourquoi ? De quelle façon ?
2)-
2 réponses
positives, 1 réponse négative,
Le besoin d’être
rassuré, partager le vécu de l’élève et du groupe, l’organisation du
dispositif.
Le travail en
commun pour 2 collègues (reste marginal).
La réponse
négative : difficulté d’échanger sur de nouvelles pratiques,
l’impression de bricoler.
3)- Les
questions : Comment faire pour que les réunions communes soient
aussi un moment d’échange sur les pratiques pédagogiques. Bricoler
est-il pédagogique ? Le métier d’enseignant est-il un métier
solitaire ?
Question 5 :
Avez-vous échangé avec vos collègues hors DSA ? Pourquoi ?
De quelle façon ?
2)- Réponse
négative 1, ou un peu, 2 réponses positives : pour la réussite de
l’élève, une pour la coordination disciplinaire, au moment du retour
en classe. (La réussite-est-elle magiquement au rendez-vous au
retour ?)
Les échanges ont
lieu par souci de cohérence (la progression pédagogique des
collègues de la classe initiale,
Peu de réponses
posent de questions.
3) - Des
questions : peut-on échanger sur des expériences incertaines ? Le
tutorat peut-il être un support d’échange ? Peut-on échanger
autrement ? Visuellement ? Faut-il un lieu approprié ? Exposition,
documents, Pourquoi ce déficit ?
Question 6 :
Est-ce que ces expériences ont pu être étendues à d’autres
disciplines, d’autres activités ?
2) -Les réponses
sont plutôt négatives 3, ou « très peu » : 3.
La formulation de
la question est ambigüe et a peu permis de réponses personnelles.
3) - Question :
Les situations pédagogiques sont-elles transposables en classe
entière ? (voir plus haut)
Question 7 :
Quel effet cela a-t-il eu sur les élèves du DSA ? Et sur vos
rapports avec eux ?
2) - réponse «
aucun effet » une réponse souligne de la gêne et de la méfiance si
la réussite n’est pas au rendez-vous pour l’élève (perçue comme
venant de l’extérieur).
Réponses
positives : amélioration des relations, de la confiance, en eux ou
vis-à-vis du professeur.
Du côté des
apprentissages : la fierté d’avoir réussi, une respiration entre
deux moments éducatifs dans le parcours scolaire.
Les élèves
apprécient le travail collectif, l’auto-évaluation, la production
collective surtout si elle est valorisée à l’extérieur, et leur
implication, l’investissement augmentent alors.
« Ca dépend » 2
réponses : Les variations sont différentes suivant les besoins
spécifiques de chaque groupe.
3) – Quelle
formation de la majorité des enseignants dans le domaine de la
problématique du changement personnel et de l’identité ? Quel statut
de l’échec ?
Question 8 :
Cela a t-il eu des répercussions sur votre façon de travailler avec
les autres classes ? Précisez.
2)- Réponses
négatives 2, positives 2,
L’accent est mis
sur le danger de ne pas faire le programme mais dans la majorité des
réponses il y a une prise en compte des observations, pas de grands
changements mais une évolution. L’élève, là où il en est. L’écoute
s’élargit à l’individu. Deuxième frein : le grand groupe.
Ce qui a été fait
: la transposition d’exercices, une définition plus précise et mieux
adaptée des objectifs, l’adaptation du vocabulaire, l’activité de
l’élève est davantage sollicitée et l’aide plus individualisée.
3)- Questions :
les apports même minimes sont- ils négligeables ? Ne prend-on pas
mieux en compte la réalité de l’élève et de son contexte ? Quels
autres changements sont-possibles ?
Question 9 :
Est –ce que votre implication dans le dispositif a changé quelque
chose dans vos relations avec les élèves du DSA ? Et avec les autres
élèves ? Et avec les adultes du DSA ou autres adultes au contact
avec les élèves ?
2)- 2 réponses
positives, une non réponse.
Avec les élèves :
partage, confiance, compréhension. L’absence de jugement semble une
condition nécessaire d’acceptation pour l’élève de ses difficultés.
« Ça dépend » :
la continuité ou la rupture des relations avec l’enseignant d’une
année sur l’autre modifie la perception de cette évolution, de ces
progrès, par l’élève et son implication dans sa scolarité ou dans
son orientation professionnelle. La nouveauté des situations
pédagogiques (interventions à plusieurs, types de travaux faits dans
les IDD) aide à progresser en apportant un autre point de vue sur
l’élève, d’autres conditions qui lui permettent de montrer d’autres
compétences.
3)- Comment
s’établit la confiance ? Comment ’élève retrouve t-il l’estime de
lui, de l’autre ? Comment reprend-il sa place dans l’institution ?
Question 10 :
Diriez-vous que l’expérience du DSA est / a été pour vous
Plutôt utile,
enrichissante, difficile, inutile, autre…précisez.
2)- utile : 5
réponses, enrichissante : 10, difficile : 2, épuisante, éprouvante :
2.
Après cinq ans on
pointe mieux les difficultés des élèves et leurs origines, en tant
qu’enseignant on fait évoluer sa pratique. L’adaptation à chaque
groupe semble obligatoire mais la stratégie pour y arriver est
difficile et empirique. Comment accompagner l’enseignant pour qu’il
trouve des solutions adaptées aux cas rencontrés ?
3)- Comment la
tension entre « l’enrichissant » et le « difficile » génère t-il le
mouvement ?
Conclusion
provisoire :
Les avis des
bénéficiaires et leur analyse manquent, pour la période 2006-2008.
Les questionnaires existent. Quelques entretiens ont déjà été
réalisés, d’autres sont en cours de réalisation. Leur analyse sera
communiquée. D’autres informations, quantitatives, devaient être
rassemblées et analysées. Faute de temps et de personnel, ou de
personne extérieure qualifiée, disponible, ces tâches n’ont pu être
réalisées.
Les questions
soulevées cette année au cours de ce travail d’analyse seront
reprises et développées l’année scolaire prochaine, dans ce même
cadre de l’action « expérimentation pédagogique ».
Annexes :
-
fiche
descriptive académique : actualité 07-08 du DSA
-
questionnaire à
destination des « acteurs »
-
questionnaire à
destination des personnels « extérieurs » à l’équipe
Grille de lecture du DSA du
Collège LUCIE AUBRAC (Ex Fontaine Au Roi)
Année scolaire
2007 / 2008
collège Lucie
Aubrac
Paris 11ème
eNQUETE
Le DSA a 5 ans !!
Vous êtes
ou vous avez été acteur
du DSA.
Dans le
cadre de l’analyse actuellement en cours de ce dispositif, votre
avis nous intéresse.
Merci de
bien vouloir prendre un peu de votre temps pour répondre à cette
enquête.
1 - Vous
êtes-vous senti autorisé en DSA à expérimenter de nouvelles
méthodes ?
Pourquoi ?
2-
Qu’est-ce qui a facilité cette mise en pratique ?
3-Qu’est-ce qui l’a rendu difficile ou impossible ?
4
-Avez-vous partagé ces expériences avec vos collègues du DSA ?
Pourquoi ? De quelle façon ?
6 - Avec
vos collègues hors DSA ? Pourquoi ? De quelle façon ?
5 -
Est-ce que ces expériences ont pu être étendues à d’autres
disciplines, d’autres activités ?
6 - Que
effet cela a-t-il eu sur les élèves du DSA ?
Et sur
vos rapports avec eux ?
7 Cela
a-t-il eu des répercussions sur votre façon de travailler avec les
autres classes ?
8- Est-ce
que votre implication dans le dispositif a changé quelque chose dans
vos relations avec les élèves du DSA ? Et avec les autres élèves ?
Et avec les adultes du DSA ou autres adultes au contact avec les
élèves ?
Merci
de votre écoute et de votre collaboration.
Collège
Lucie Aubrac
Paris 11ème
Le DSA a 5
ans !!
Vous êtes
extérieur au DSA,
Dans le cadre de
l’analyse actuellement en cours de ce dispositif, votre avis nous
intéresse.
Merci de bien
vouloir prendre un peu de votre temps pour répondre à cette enquête.
1 –
Connaissez-vous la signification des lettres DSA ?
2 - Que
savez-vous de ce dispositif ?
3 –
Avez-vous eu l’occasion d’échanger avec les personnes impliquées
dans le dispositif sur les contenus et les méthodes ? De quelle
façon ?
4 – Ces
échanges ont-ils débouché sur quelque chose de concret ? Expliquez.
5 –
Est-ce que l’existence de ce dispositif a changé quelque chose dans
votre façon de travailler avec les élèves concernés ?
Avec les
autres ?
Comment ?
6 -
L’existence d’un tel dispositif vous semble-t-elle nécessaire ?
Utile ? Efficace ? Expliquez.
7 -
Savez-vous que les élèves du DSA ont chacun un tuteur ?
Si oui,
Connaissez-vous les tuteurs des élèves de vos classes qui sont
passés par le DSA ?
8 -A
votre avis, quel est le rôle de ces tuteurs ?
9-
Avez-vous eu des contacts avec eux ? Précisez.
10 -
Quelles sont vos attentes ?
11 - Quel
type de collaboration souhaiteriez-vous ?
Merci de votre précieuse collaboration.
Merci aussi de bien
vouloir déposer le questionnaire complété avant le 16.05.2008, dans
le casier DSA de la salle des profs.
PREMIER BILAN D'ETAPE - juin 2007
Le
document qui suit présente l'ensemble de ce premier travail pour
comprendre les facteurs de réussite du Dispositif de Socialisation
et d'Apprentissages du collège Lucie AUBRAC (ex.FONTAINE AU ROI)
L'ESPRIT DU DSA FONTAINE AU ROI :
construire la notion de travail
L'ORGANISATION DU DISPOSITIF : adapter l'organisation aux actions.
LES PRATIQUES PÉDAGOGIQUES..
Une petite classe provisoire qui devait se former puis se défaire en
peu de temps.
Bilan des séances avec les élèves (collectives et individuelles)
2003 - 2006.
Analyse - bilan : les pratiques pédagogiques au cours du DSA et leur
impact sur la classe
Feu Vert Orillon DSA Collège Fontaine au roi du point de vue des
éducateurs.
« Un petit pas de côté », DSA Collège Fontaine au roi du
point de vue des psychologues
LA NOTION D’EVALUATION EN AÏKIDO..
L'ÉVALUATION..
chronologie des modalités d’évaluation.
Évaluation des élèves pendant le D.S.A.
Évaluation par les enseignants et les intervenants.
Proposition de canevas de bilan (pour faciliter le bilan général)
Bulletin DSA..
ANNEXES..
Bibliographie proposée au cours
du stage « comment remettre au travail des élèves pensant que venir
à l’école sans travailler peut suffire à progresser ».
LE PROJET DSA- Année 2003 - 2004.
Dossier de candidature au Fonds Social Européen- Août
2004.
Ont
participé à l'éboration de ce document :
A. Barro (Jeunesse Feu Vert), B. de Bérail (PsyForm), B. Champion,
P. Colcanap, V. Diels, A. Drocheiner, A. Ducouret (Cercle d'Aïkido
Parisien), E. Fèvre, A. Ferrand, J. Guetta (PsyForm), P. Lafontaine,
J.P. Luciani, J. Mitelman, M. Paraud, C. Penet, B. Perrelle, D.
Pilet, M.C. Ripoll (Jeunesse Feu Vert), J. Rouanet, C. Ritaly, C.
Rodriguez (PsyForm),
accompagnés par Nicole Caligaris.
« Que faire des élèves décrocheurs ? »
« On a pas le temps dans une classe de
s’en occuper… »
Frustration des enseignants, problèmes de
discipline.
Depuis 2003 le collège Fontaine au Roi propose aux élèves en
difficulté un dispositif de prévention pour éviter leur
déscolarisation progressive. Les élèves y participent volontairement
après une demande des professeurs de leur classe. Les refus sont
rares.
Élaboré collectivement par les différents membres de l'équipe,
principale adjointe, assistante sociale, enseignants, CPE,
assistante d'éducation, éducateurs, psychologues et encadrants
sportifs partie prenante, ce document est une première production
écrite engageant l'analyse de ce projet expérimental.
Notre souhait est de restituer le "vivant de l'expérience", les
succès, les difficultés, de montrer ce qui se passe avec les élèves
et ce qui se passe à l'intérieur de l'équipe.
Au cours d'une première rencontre, le 30 avril 2007, avec l'équipe
du collège et l'ensemble des partenaires, nous décidons d'élaborer
l'écrit commun en suivant deux modalités d'écriture : d'une part, la
description factuelle qui peut s'appuyer sur les bilans et les
documents produits dans le cadre du DSA (Dispositif de
Socialisation et d'Apprentissages) et peut se rédiger en petits
groupes ; d'autre part, le témoignage personnel, subjectif, qui
permet de donner des récits concrets de situations pédagogiques et
de croiser les visions singulières, les perceptions différentes et
les points de vue de chacun.
Lecture thématique des premiers écrits réunis et propositions de
pistes de réflexion
Ce premier recueil d'écrits fait apparaître un point clé du
travail avec les élèves, dans le cadre de ce dispositif : il
s'agit de provoquer et d'accompagner le changement de leurs
représentations du travail scolaire.
LES ORIGINES
Le projet est porté par la volonté des personnes et se fonde sur la
participation d'enseignants à des expériences précédentes dans
d'autres établissements.
"Au départ, la principale avait l'intention de mettre en place une
classe SAS puis relais. La question était de savoir ce qu'on pouvait
faire avec des élèves pour qui on avait tout essayé. Au début,
c'était pour des élèves qui avaient des difficultés de comportement.
Puis on a évolué.
C'est aussi la formation qui nous a permis d'évoluer.
En 2000, j'avais fait référence à une classe SAS d'un collège du
XIIIème. Mais pendant deux ans ça n'a rien donné. C'est avec
l'arrivée de madame Ferrand et de madame Colcanap que le projet a
démarré." (Propos extraits du verbatim de la première
rencontre : 30 avril 2007)
Des récits montrent que les élèves eux-mêmes sont prescripteurs du
DSA auprès de leurs camarades.
LE SUIVI ADMINISTRATIF
Une des conditions mentionnées du succès du dispositif est la
coordination et le suivi administratif (Mesdames Ferrand, Colcanap,
Drocheiner). L'importance de cet aspect est rappelée plusieurs
fois : "côté matériel pris en charge", "être déchargé de
l'intendance"
LA CONSTITUTION DE L'ÉQUIPE
L'équipe en elle-même est présentée comme un élément clé du succès.
"Il y a la particularité de l'établissement Fontaine au Roi : les
gens travaillent ensemble, ici.
C'est important de dire que l'équipe peut fonctionner avec des
partenaires extérieurs.
Le DSA n'est pas seulement une réussite aujourd'hui mais il y a des
éléments de réussite du groupe de départ qui sont toujours actifs
aujourd'hui.
Au cours des trois ans d'expérience de DSA, année par année, on
voit une évolution et une fortification de l'équipe. L'équipe bouge
et change, y compris dans les rôles ; mais on a un sentiment de
continuité." (Propos extraits du verbatim de la première
rencontre : 30 avril 2007)
La formation suivie est citée comme un des éléments renforçant
l'équipe.
Le croisement de différents points de vue sur l'élève est mentionné
à la fois comme difficulté, à la fois comme enrichissement pour
chaque enseignant.
La réunion entre partenaires, les échanges sur les objectifs et, là
encore, les points de vue différents sont considérés par les uns et
les autres comme un enrichissement.
Le DSA repose sur un travail transversal et des objectifs communs.
"Nous sommes obligés de nous réunir pour travailler
ensemble : nous avons une pression liée à l'organisation et à la
structure elle-même ; et c'est justement cette structure mise en
place qui donne la possibilité de mener ce travail du début à la
fin ; dans les autres classes, ça n'est pas aussi formalisé."
(Propos extraits du verbatim de la première rencontre : 30
avril 2007)
L'équipe est constituée de sorte à y représenter presque toutes les
disciplines et les enseignants sont affectés au DSA selon une
logique non pas seulement de volontariat mais de disponibilité en
charges de services.
Points sensibles :
Il y a eu des tentatives de modalités communes pour l'évaluation
mais ça n'a pas pu être vraiment mis en place et les enseignants
sont revenus à l'évaluation par discipline.
Tant en ce qui concerne les échanges avec les membres du collège
que les échanges avec les partenaires externes, toutes les personnes
engagées dans le DSA disent que le manque de temps représente une
limite sérieuse à la réussite du dispositif. Ce manque de temps
correspond à un manque de possibilité d'insérer les rencontres
nécessaires au travail de l'équipe dans les emplois du temps.
LES PRATIQUES PÉDAGOGIQUES
Le DSA c'est, pour les enseignants, "se permettre de voir les
élèves sous un autre angle"
L'utilisation des nouvelles technologies et de l'internet change la
relation de l'élève avec l'enseignant : "l'utilisation des nouvelles
technologies et de l'internet a permis une approche plus sereine."
Moins dépendante de la relation interpersonnelle.
Le choix a été fait de privilégier la remédiation.
Points d'analyse :
Comment le dispositif a-t-il fait évoluer la pédagogie des uns et
des autres ?
Quelles sont ses répercussions sur le travail dans les classes
classiques ?
Points sensibles
Les méthodes acquises par les élèves en DSA ne sont pas transférées
dans d'autres contextes.
La garantie d'exigence dans le dispositif : garder l'idée clé de
"travail" contre facilité ludique et sur-cote du niveau de l'élève.
L'accompagnement s'arrête aux bornes du DSA ou plutôt de la
présence de l'enseignant (au sens large) : "Il est difficile
d'accompagner même lorsque nous ne sommes pas là".
"Au bout de la troisième semaine, le comportement des élèves
change : il y a quelque chose qui ne fonctionne plus de la même
façon.
Ce qui est intéressant, c'est de se demander pourquoi, dans
certains cours, au bout de trois semaines, il se passe quelque chose
en positif ou en négatif." (Propos extraits du verbatim de la
première rencontre : 30 avril 2007)
L'ÉVALUATION
Des outils spécifiques ont été élaborés :
- Le bulletin spécifique
- La feuille de route
- La fiche de profil
- Le mini-conseil de classe. C'est en réalité un maxi-conseil de
classe puisqu'on y consacre, à chaque élève, plus de temps qu'en
conseil courant. Ce conseil est d'abord un temps avec les
enseignants puis un temps différent avec l'équipe des psychologues
de l'atelier d'expression.
Points d'analyse : Ce serait intéressant de réfléchir aux spécificités du
mini-conseil de classe, d'analyser ses effets.
Point sensible : Mini-conseil : la question se pose de la communication entre les
deux équipes. Est-elle souhaitable ?
TRAVAIL AVEC LES ÉLÈVES
Le terme récurrent est la confiance.
Point d'analyse : "Une confiance est établie" entre l'enfant et l'adulte.
Point sensible : La confiance dans l'adulte est restaurée mais dans certains cas
limitée au cadre DSA ; elle s'effondre au retour en classe.
Points d'analyse, points sensibles
Un gros travail porte, au cours du DSA, sur les représentations de
l'élève :
- ce que signifie "travailler" au collège ?
- ce qui permet à l'élève de changer sa représentation du travail
scolaire
- de changer l'image du bon élève
- de voir autrement le conflit de loyauté entre élèves et
professeurs
L'effet révélateur du DSA : le DSA déstabilise en rendant visibles
les difficultés cachées.
TRAVAIL AVEC LES FAMILLES
On retrouve les points notés pour les élèves : le changement de
représentations et la confiance.
Points d'analyse, points sensibles
Le travail mis en place, l'implication des familles dans le
dispositif.
Un travail à développer. Comment ?
LES ENTRETIENS
Plusieurs phases du dispositif consistent en des entretiens avec
l'élève et sa famille.
Comment se déroulent-ils ? Ce serait intéressant d'analyser la
conduite de ces entretiens.
LE SUIVI POST-DSA
Point sensible
Le suivi est difficile à mettre en place :
- On constate un faible investissement des adultes et des élèves
concernés.
- Le retour en classe passe par une crise : la classe a changé de
modalités de fonctionnement, l'élève ne retrouve plus sa place, ne
parvient pas toujours à changer d'image et d'attitude, ne choisit
pas toujours le travail.
Une remarque, une proportion importante d'élèves de la session de
5èmes DSA demande à poursuivre leur parcours en 4ème AS (Aide
Soutien). Ça dénote une relation de confiance entre les élèves et
les enseignants qui sont souvent les mêmes dans les deux
dispositifs.
Mais
ça pose la question du "désétayage". On met en place des dispositifs
d'étayage mais il faudrait permettre aux élèves de se renforcer et
de dépasser une relation avec l'enseignant.
À L'ORIGINE
Ce qui a rendu possible la mise en place
du DSA au collège Fontaine au Roi : "la volonté d'une équipe de
direction élargie et d'enseignants de tenter une expérience pour
permettre à des élèves de reprendre pied, de se raccrocher à leur
scolarité"
Le
contexte
Situé dans le quartier de Belleville, le collège compte 37
nationalités avec un fort pourcentage d’enfants d’Afrique du Nord,
d’Afrique, de Chine.
Le choix des enseignants depuis plusieurs années a été de faire des
classes hétérogènes :
3 classes spécifiques sont en place :
4ème d’aide et soutien
3ème d’insertion
3ème de découverte professionnelle : DP3
Le
problème
Le DSA prend son origine dans la problématique de l’enseignant
face à l’hétérogénéité des élèves d’une même classe.
Hétérogénéité de niveaux, d’intérêt par rapport à l’apprentissage
« la peur d’apprendre », de capacité d’attention, de moyens qu’a
l’élève d’être soutenu par sa famille dans sa scolarité, de sa
compréhension de la langue française.
Les cours ne se déroulent pas toujours correctement. Les
conséquences de grosses lacunes scolaires, entraînent une
démotivation, une démobilisation, des comportements parfois
agressifs et irrespectueux.
Ou bien les comportements sont « trop discrets » dénonçant les
mêmes causes.
Certains élèves sont en voie de déscolarisation (absentéisme,
problème de comportement, manque de travail scolaire…), s’auto
excluent de cours ou perturbent gravement les cours au point d’être
exclus (1500 à 1600 exclusions de cours l’année 2002 – 2003). Il est
important de trouver une réponse à ces comportements afin de
permettre à chaque élève de construire sa scolarité au sein du
collège Fontaine au Roi. Ce dispositif est destiné aux enfants pour
lesquels on a déjà tenté des opérations qui n’ont pas marché.
Les
références :
Réflexion à partir d'autres expériences de type « SAS », vécues dans
d'autres établissements.
L'initiative :
A la
fin de l’année scolaire 2002-2003, un dispositif DSA est proposé
pour aider nos élèves de la 6ème à la 4ème. Les initiatrices de ce
projet, Madame Ferrand - notre Principale Adjoint - qui connaissait
le principe de la classe SAS et Madame Colcanap - notre CPE -
multiplient les informations formelles et informelles ainsi que les
encouragements, sur une courte période, pour former une équipe
d'enseignants candidats mus par des objectifs communs mais surtout
pour travailler différemment avec six élèves, retirés de leur classe
respective, lors d’une session de six semaines et surtout de créer
une application nouvelle à l’image de notre collège si atypique à
Paris, dans le XIème arrondissement.
La formation :
Pour
passer de l’idée à la réalisation : elle aura pour but de souder
encore plus cette équipe, de partager nos expériences et nous
permettra aussi d’affronter d’éventuels problèmes. Cette formation a
pour objectif de donner un cadre général d’organisation. Notre
projet s’est forgé au fur et à mesure avec la personnalité de
chacun et les particularismes de notre collège et une dynamique de
groupe est apparue.
La prise en charge :
Dans notre collège de 340 élèves, les enseignants ont des
responsabilités multiples (professeur principal, suivi d’orientation
des élèves, médiation des élèves).
Le suivi d’un tel projet demande une disponibilité très importante.
Le travail des Mesdames Tripodi (Principale du collège), Ferrand,
Colcanap ont permis la mise en place du projet en Mars 2003 pour une
première session, en octobre (année scolaire 2003-2004) avec la
recherche et l’obtention d’heures d’enseignements (12h attribuées au
DSA), puis d'un financement complémentaire de différentes actions
par le Fonds Social Européen jusqu’en décembre 2006.
D'après les textes de B. Champion, M. Paraud et P. Colcanap.
Notes
prises en réunion générale fin juin 2003 par Anne Ferrand,
principale adjointe
Structure (classe) « sas » pour accueillir des exclusions internées
Nombre d’élèves ? profil ?
Horaire ?
Interventions ?
Équipe ?
Salle ?
Durée ?
Partenaires extérieurs associatifs
Stage
de formation pour affiner le dispositif
Objectifs : remotivation, resocialisation, permettre aux autres
(élèves), d’apprendre en paix, reprise de confiance et d’identité,
acceptation de soi, sortir d’un rôle
4 ou
5 professeurs déjà volontaires
chaque professeur de l’équipe serait aussi tuteur
Puis
information donnée au conseil d’administration de novembre 2003:
ouverture d’un dispositif « sas » de remotivation, pour 8 à 10
élèves, ciblant plutôt le cycle central (5è et 4è)
Extraits du dossier de candidature au
Fonds Social Européen (août 2004)
Ce dispositif est pour les adolescents pour lesquels on a déjà
tenté des opérations qui n’ont pas été pertinentes. En effet, un
certain nombre d’élève semble dépassé par le travail scolaire se
sent irrémédiablement incompétent. Ce dispositif de socialisation et
d’apprentissages tente par une pédagogie individualisée de
remettre au travail les élèves en leur apprenant à apprendre, à
construire la notion de travail personnel et non une conception
magique de leur présence à l’école (je vais à l’école donc je
réussis, même sans travailler).
Au cours de leur passage au sein du DSA, les élèves apprennent à se
projeter dans l’avenir : très proche dans un premier temps (que vais
je choisir l’année prochaine ? classe supérieure, options, voie
d’orientation), puis plus lointaine (quel métier, quelle vie
aurais-je plus tard ?) afin de présenter, aux filles comme aux
garçons, la variété des formations professionnelles présentées
au sein de notre académie. Il s’agit également de contribuer à
restaurer la confiance mutuelle entre enseignants et apprenants en
voie de déscolarisation, en aidant chacun de ceux-ci à se re-motiver
pour un projet personnel et social et à se re-mobiliser pour
apprendre (sens et désir) les savoir faire et les savoirs, en
s’enrichissant de l’environnement multiculturel (avec l’appui des
éducateurs de la fondation « Feu Vert »), en progressant vers
l’autonomie et la responsabilité individuelle.
Des activités sportives, rarement pratiquées, sont proposées au
sein du DSA. Elles permettent aux adolescents d’acquérir une
meilleur maîtrise d’eux même et surtout de leurs émotions. Reprendre
confiance en soi, comprendre la notion d’entraide, de confiance en
l’autre, apprendre à évaluer ses compétences et les risques encourus
sont des objectifs transversaux à toutes les disciplines qui se
retrouvent parfaitement dans la pratique de l’Aïkido et de
l’escalade.
A ces objectifs individuels s’associent des objectifs plus
collectifs. En effet le passage au sein du DSA permet au groupe de
rétablir et individualiser les fondements de la relation enseignant
– enseigné (sécurité affective, confiance mutuelle, respect). Ce
dispositif permet aussi aux autres élèves de l’établissement
d’apprécier l’investissement des adultes de l’établissement pour
leur réussite scolaire. Le climat général s’en voit amélioré, les
élèves de tout l’établissement sont plus confiants.
L’accueil spécifique et temporaire des élèves au sein du DSA permet
également d’aider les classes à se démarquer d’élèves se
marginalisant par leur comportement ou leurs absences. Les classes
évoluent dans le sens de la réussite scolaire et de permettre, au
retour des participants au DSA, de les accueillir au sein d’un
groupe plus positif ayant changé ses « références d’élève modèle ».
Les élèves accueillis au sein du DSA ont un profil particulier, une
attitude face au travail très spécifique. Chaque groupe est très
hétérogène. Des actions de formation ont été nécessaire pour les
enseignants afin de faire évoluer les pratiques pédagogiques (au
sein du DSA et hors DSA) et d’adapter au mieux leur enseignement aux
difficultés des élèves. L’utilisation des nouvelles technologies
et de l’Internet a permis une approche plus sereine avec des
élèves ayant pour beaucoup d’entre eux renoncé à faire des progrès,
voire à se croire capable d’en faire.
Mise en œuvre
Nombre de session : 4, nombre d’élèves concernés : 24
Classes de 4e :
du lundi 4 octobre 2004 au vendredi 19 novembre 2004 : élèves dont
l’avenir scolaire est incertain et qui n’ont pas de projet
professionnel. Objectif principal : choix de son orientation en fin
de 4e , construction d’un projet professionnel, bilan de compétences
Classes de 5e
: du lundi 6 décembre 2004 au vendredi 28 janvier 2005 : élèves au
comportement difficile. Objectif principal se réconcilier avec
l’école, adapter son comportement à la vie en collectivité
Classes de 5e :
du lundi 14 février au vendredi 8 avril 2005: élèves décrocheurs
(absentéistes ou présentistes…) Objectif principal : remotivation au
travail scolaire, travail sur l’absentéisme
Classes de 6e :
du lundi 9 mai au vendredi 27 mai 2005 : élèves de 6ème ne pouvant
redoubler ayant de grande difficulté. Objectif principal :
organisation du travail scolaire
Quinze jours sont prévus entre chaque session, afin de pouvoir
prendre le temps de rencontrer les familles pour leur expliquer ce
qu’est un DSA et avoir leur accord.
Organisation de la semaine
L’emploi du temps de la classe prévoit 26 h dont 15h de cours
devant professeurs, 10h avec les autre personnels participant au
projet. (voir annexe, emploi du temps provisoire en cas
d’acceptation du financement).
Équipe impliquée
Personnels internes à l’établissement : 8 professeurs, la CPE,
l’assistante sociale, l’infirmière, un aide éducateur et,
ponctuellement, une surveillante.
Personnels externes : Association feu vert, Ceccof
conditions de réussite :
adhésion de l’élève et de ses parents
bilan et valorisation de toutes les compétences de chaque élève
pendant la session,
emploi du temps et de l’espace proche de l’ordinaire, pour
faciliter le retour en classe,
suivi post DSA avec tuteur, jusqu’à la fin de l’année scolaire.
Les réunions de concertation
Les réunions auront lieu tous les 15 jours un midi par semaine de
13 h 15 à 13 h. La commission d’affectation aura lieu quinze jours
avant chaque session.
Le suivi post DSA
Chaque professeur aura un ou deux élèves en suivi personnalisé. Il
devra le rencontrer jusqu’à la fin de l’année, une fois par semaine
pendant ? heure afin de faire le point avec lui sur ses difficultés
ou ses problèmes de comportement. Ces heures seront faites soit sous
forme d’entretien soit sous forme de moment de remédiation.
Le dialogue pédagogique
Les matières sont toujours enseignées sur le mode de la remédiation,
afin de partir de ce sait faire l’élève, suite à un bilan, et de
l’amener petit à petit au niveau que l’on attends de lui. Les
disciplines sont un support, un outil pour apprendre autre chose,
autrement. Il est très important de croiser les compétences et les
connaissances ouvertement, pour que chaque élève puisse s’approprier
ce que l’on lui propose. Les élèves arrivent assez rapidement à
s’approprier le cadre dans lequel on souhaite qu’ils agissent. Ils
arrivent alors à comprendre ce que l’on attend d’eux. La famille est
un véritable atout, elle devrait sûrement être plus impliquée dans
le cheminement de l’élève.
TOTAL
HORAIRE DE COORDINATION Date Année 2004 Nombre
d’heures : 15 h 30
25/08 2 31/08
1 9/09 1
10/09 1 14/09
2 27/09 1
29/09 1 1/10
1 12/10 1
19/10 ? 9/11
1 16/11 1
29/11 1 6/12
1
Date Année 2005 Nombre d’heures : 28 h
00
4/01 2
? 18/01 1?
25/01 1 1/02
2 15/02 1
17/02 2 8/03 1
25/03 2 29/03
1 1/04 2
12/04 2 20/04 1
2/05 2 31/05
2 20/06 4
Mme
COLCANAP, CPE, coordinatrice du DSA
Dès
les premières réunions il a été prévu de garder la plus grande
souplesse dans l’organisation tant du point de vue du recrutement
des élèves que du travail des différents intervenants, cela pour
pouvoir adapter plus facilement les actions.
Organisation, du côté de l’équipe éducative.
Rôle
très important des deux coordonnateurs Mmes Ferrand, principal
adjoint, et Colcanap CPE, au début puis actuellement Mme Drocheiner
professeur d’arts plastiques.
Moyens.
- Heures sur la DHG (12h), puis FSE pour les
enseignants.
Temps
donné par la CPE , la Principal Adjoint., l’Infirmière, la COP, les
Aides éducateurs, l’Assistante sociale, la Documentaliste.
Les
intervenants extérieurs : CECCOF, association FEU VERT, Sportifs.
Utilisation des moyens.
Toutes les disciplines sont proposées, à l’exception de l’éducation
musicale.
Régularité des rendez-vous qui structure l’action dans le temps.
Référent permanent qui cadre et organise le planning, l’ordre du
jour, les échéances.
Les
réunions sont prévues dans l’emploi du temps des enseignants, tous
les intervenants sont conviés.
Conseil bilan de fin de session en présence des parents.
Utilisation des moyens, un exemple : en mathématiques.
Sur la dotation horaire globale il a été prévu 2h par semaine.
Sur l’année cela donne 72h pour 36 semaines.
En 2005-2006 les sessions duraient 6 semaines, il y avait 3h
de maths par semaine, il y a eu 4 sessions donc 4x6x3h = 72h. Les
moyens attribués aux maths étaient consacrés au temps en présence
des élèves. Les heures de concertation ont été rémunérées par les
crédits du FSE.
Cette année, 2006-2007, les sessions ont duré 5 semaines ,
donc sur la même base horaire la DHG a contribué aux 60h de cours et
à 12h pour les réunions.
Durée des sessions.
Les
trois premières années, 6 semaines ; cette année, 2006-2007 , 5
semaines.
Chaque année 4 groupes de 6 élèves : cela en relation avec les
moyens disponibles, car les services étaient annualisés et il
fallait du temps en présence des élèves et du temps pour les
réunions.
Contenu des réunions.
Les
réunions ont permis de décider du choix des élèves, de réguler
ou d’harmoniser l’action des enseignants, de construire des
outils d’évaluation, de résoudre certains problèmes liés à
l’organisation elle-même.
Forte
implication de l’ensemble de l’équipe qui a permis d’homogénéiser
les décisions et de rendre cohérente l’action. Toutes les décisions
prises sont l’objet d’une présentation et d’une éventuelle
discussion collective.
Les
familles sont informées et associées au projet.
Choix
des profils des élèves pour une session.
Les
professeurs principaux des classes concernées sont consultés pour la
proposition et la sélection des élèves candidats à passer par le
dispositif.
En
cours de session des réunions bilan d’étapes pour essayer d’adapter
les diverses interventions.
Proposition pour la désignation d’un tuteur pour chaque enfant lors
de son retour en classe.
Relations avec les classes d’origine.
Un
casier est mis à disposition dans la salle des professeurs où sont
rangés des
classeurs qui devaient contenir les diverses progressions dans les
classes
d’origine. (Cela n’a pas bien fonctionné).
Liaison avec les enseignants dans une matière précise pour ne pas
perdre de
vue l’avancement du programme dans une
classe donnée.
Bilan de fin de session.
-
Chaque intervenant prépare (et corrige) un sujet d’une dizaine de
minutes qui est
intégré à une épreuve commune de 2h en fin de
session.
- Chaque intervenant rédige un bilan de son action
selon un canevas précis proposé
par les coordinateurs et destiné à être intégré
au bilan général diffusé à chacun.
- Bulletins originaux remis aux enfants en présence
de leurs parents.
Organisation, du côté des élèves
Les groupes
- 6 élèves
- Les élèves sont sortis de leurs classes
d’origine, le choix a été fait dès le début de maintenir des
groupes de même niveau. (6ème , 5ème , 4ème ).
-
Les élèves peuvent venir de toutes les classes d’un même niveau ou
bien il peut arriver qu’il y ait plusieurs enfants d’une même
classe et qu’une classe ne soit pas représentée.
-
Parfois la parité garçon fille est parfaite, parfois non : ça n’a
jamais été un critère.
-
Les élèves sont élus en concertation avec les professeurs
principaux.
Emploi du temps.
L’emploi du temps est préparé en début d’année.(27h par semaine)
Il
recoupe l’ensemble des matières enseignées dans les classes à
l’exception de l’éducation musicale et de l’allemand.
Des
éléments nouveaux y sont intégrés : atelier d’expression avec le
CECCOF, de la méthodologie, des activités éducatives de découverte
et d’aide aux devoirs avec les assistants d’éducation, de
l’initiation à l’escalade ou à l’aïkido, cours de secourisme avec
l’infirmière.
Travail des enfants
- Chaque élève est tenu de participer à chacune des
activités, il signe une feuille de présence à chaque heure.
- A chaque élève est confiée une responsabilité : tenue
du classeur témoin, tenue du cahier de textes agenda, tenue de la
feuille d’appel, suivi de sorties …
- Chaque élève signe un engagement de faire des
efforts dans un domaine précis.
Bilan de fin de session
- Un contrôle de fin de session permet de
ponctuer la fin du passage en DSA, ainsi qu’un bulletin où figurent
des notes et des appréciations sous formes diverses quiont évolué
depuis le début.
Réception et entretien de l’enfant et de ses parents par l’équipe de
l’atelier d’expression.
- Suivi et tutorat individualisé.
C’est la somme des travaux de chacun des intervenants de l’équipe
qui est très importante. Un seul ne sert à rien.
Retour rapide :
A la
fin de ces 4 années,
j’estime ne pas avoir suffisamment suivi la mise en place
accompagnée du dispositif (03-04), puis avoir consacré énormément de
temps à cette action,
avoir
affronté et dépassé d’importantes difficultés, avec l’appui de la
cellule technique du GIP Formation Continue de l’Académie de Paris,
m’être passionnée aussi dans ce travail d’équipe, au cœur du projet
d’établissement, soutenue par la confiance que m’a toujours accordée
Madame Tripodi, chef d’établissement, mais avoir manqué de temps et
peut-être aussi de méthode, pour diffuser davantage les fruits de
cette expérience à l’ensemble de l’équipe pédagogique. J’ai beaucoup
apprécié, au cours de cette année scolaire 2006-2007, de participer
aux entretiens d’accueil avec les élèves choisis.
A
Ferrand, principale adjointe, 19 juin 2007
Ma
volonté de m’engager
Étant
déjà engagée dans le projet de 4ème AS, avec une équipe soudée et
ayant déjà participé à un projet similaire d’aide aux élèves en
difficulté dans l’Académie de Versailles (classes de 6ème et de 5ème
PREMICE, au collège François Truffaut de Gonesse), je me porte
volontaire pour le futur dispositif et intégrer la formation pour
confronter nos projets respectifs.
Très
rapidement, j’envisage une méthode de travail et des sujets en
fonction des niveaux sans oublier les contraintes liées à un
dispositif tout neuf (élèves retirés de leur classe, la remise à
niveau de ces élèves et leur retour parmi leurs camarades). Sans
oublier d’évaluer le pour et le contre d’un tel dispositif. En
septembre, nous participions au stage, nous nous sommes retrouvés
devant les élèves beaucoup plus tard, c’était le début de l’action,
enfin …
M.
Paraud
LES
PRATIQUES PÉDAGOGIQUES — résumés
Une petite classe provisoire qui devait se former puis se défaire
en peu de temps,
JP Luciani
Au début pour être en cohérence avec le nom du dispositif on a
choisi des enfants qui cumulaient des comportements perturbateurs et
des difficultés scolaires. Avec un effectif de 6 élèves le problème
de l’agitation a pu être maîtrisé mais celui de l’apprentissage ?
Cela parce que j’étais assis entre deux chaises avec des enfants
issus de classes différentes : leur redonner confiance pour qu’ils
puissent se mettre en situation d’apprendre, de prendre confiance en
eux et confiance dans ce qu’on allait faire pour qu’ils ne soient
pas coupés de l’avenir quand ils retourneront dans leurs classes, ce
qui veut donc dire introduire aussi de nouvelles notions en fonction
des progressions des collègues.
Au
début de chaque session, pour que les enfants prennent confiance et
que je puisse faire leur connaissance, on discute, chacun parle de
ce qu’il fait à l’école, de ses difficultés, de ce qu’il attend, de
la classe où il est, de son attitude en classe, de ce qui fait qu’il
ne réussit pas bien en maths…
La
relation avec les parents qui ont accepté que leurs enfants fassent
partie du dispositif est marquée par la perception qu’ils ont qu’on
fait un effort pour leur venir en aide.
Bilan séances avec les élèves (collectives et individuelles)
2003 - 2006, P. Colcanap
Je trouve que c’est en DSA que l’on peut se permettre de voir les
élèves sous un autre angle, de leur permettre de dépasser les
barrières qu’ils se donnent ou qu’on leur donne. J’ai préparé un
plan de formation avec des méthodes très diverses.
Pas de travail sur la citoyenneté à proprement parler. Les élèves
étaient très loin de la notion d’effort, de devoirs, d’organisation
scolaire, il m’a semblé plus urgent de travailler sur le « sens » de
leur présence au collège.
En séacnes individuelles, on parlait de leur rapport au savoir, à
l’école. C’est un sujet que je n’aborde que très peu en entretien
pour les élèves de l’établissement.
Parfois, j’ai fait intervenir d’autres élèves, le copain qui bosse
sans le dire aux autres et qui fait croire qu’il est juste « trop
fort », pour qu’il dise le secret de sa réussite… Des témoignages
d’enfants pour permettre à celui qui était devant moi de comprendre
qu’il ne se retrouverait pas en conflit de loyauté entre les élèves
et les professeurs.
Les pratiques pédagogiques au cours du DSA et leur impact sur la
classe,
C. Ritaly
Est apparue la nécessité de mettre l’accent sur l’apprentissage des
leçons et certaines méthodes transversales comme la saisie
d’informations à partir de supports variés (documents vidéo,
internet, maquettes, etc.) et la réalisation de schémas bilans, ou
propres aux Sciences de la Vie et de la Terre comme l’utilisation de
matériel d’observation (loupe, microscope) et la fabrication de
modèles scientifiques (maquette de bras ou de volcan). Pour ce
faire, j’ai fourni ou construit avec les élèves des fiches de
méthode, les mêmes que je donne déjà à mes classes hors DSA ou des
fiches conçues spécialement pour eux et transposables aux autres.
Comme il ne peut y avoir d’apprentissage satisfaisant si le cahier
est mal tenu, ou incomplet, il m’est arrivé de proposer aux élèves
une analyse critique comparée de leurs cahiers de SVT et d’établir à
partir de leurs remarques des règles communes à tous (fiche de
méthode) à soumettre à leur prof de SVT pour en faire profiter les
autres élèves.
Il n’a jamais été question de revenir sur des notions censément
acquises (pas de remise à niveau) mais de réactiver quand c’était
possible des compétences déjà exercées.
Le plus souvent, dans la mesure où les conditions le permettaient
(effectif réduit), j’ai cherché à mettre en place des activités
pratiques.
Contrairement à mes habitudes et compte tenu de leurs difficultés
particulières notamment en français pour la plupart, je les incite
systématiquement à apprendre par cœur la leçon et le vocabulaire et
à mettre en œuvre pour cela les conseils et les stratégies mises au
point pendant les séances de méthodologie.
J’ai constitué une petite bibliothèque scientifique dans ma salle,
à destination principalement des élèves du DSA, et proposé aux 6ème
d’emprunter un livre et de rédiger une fiche de lecture. J’ai pensé
renouveler cette proposition à d’autres et rassembler ces fiches
dans un classeur à mettre à disposition des autres élèves, comme un
témoignage de leur passage au DSA.
DSA Collège Fontaine au roi du point de vue des éducateurs,
MC Ripoll
Nous
revoyons les jeunes en dehors du collège : nous leur proposons des
sorties ludiques et pouvons ainsi continuer le travail éducatif.
« Un petit pas de côté » :
DSA
Collège Fontaine au roi du point de vue des psychologues,
B de BÉRAIL, J GUETTA
Dans les ateliers, si nous évoquons avec les enfants les
apprentissages, nous ne leur transmettons pas de connaissances
scolaires. Ce qui se passe dans les moments de parole en ateliers
est plus une réflexion sur ce qu’ils sont en train d’apprendre par
ailleurs, avec les enseignants, ce qui leur demande une prise de
distance vis-à-vis de leur expérience subjective, et d’accepter
d’échanger leurs points de vue avec les autres enfants qui sont avec
eux dans le DSA ainsi qu’avec nous, adultes mais non-enseignantes.
Par la médiation de ces groupes, nous cherchons à encourager chez
eux un certain « décentrage » de leurs manières de se percevoir dans
le milieu scolaire, de percevoir leurs capacités et leurs modes de
relations.
Ce pas de côté nécessaire, les adolescents le font en
expérimentant la nature des activités qu’ils font dans les
ateliers. L’absence de devoirs, de notes, de transmission d’un
savoir ou de compétences fixées à l’avance, etc… les aide à se
dégager petit à petit du sentiment d’être jugé, très fort pour
beaucoup d’entre eux. Certains peuvent penser que tout jugement sur
eux ne peut être que négatif.
La
notion d’evaluation en aïkido,
A Ducouret
Une
personne peut avoir l’impression de s’engager sans pour autant le
faire. La technique est le moyen pour concrétiser cet engagement. La
relation aux autres donne un sens plus global à cette pratique.
LES
PRATIQUES PÉDAGOGIQUES — témoignages
Quelques réflexions personnelles. Il est très difficile de parler
de soi dans l’analyse d’une situation car on a du mal à être
objectif et même si on choisit d’avoir telle pratique on ne se voit
pas pratiquer. Ne pas se surestimer et ne pas se sous-estimer.
DSA : Dispositif de Sociabilisation et d’apprentissages ou
Dispositif de Socialisation et d’apprentissages !
Je ne
sais pas encore quelle est la bonne formulation.
La socialisation est l’adaptation d’un individu à un groupe
social, et particulièrement d’un enfant à la vie de groupe.
Ce qui est drôle c’est que le mot sociabilisation ne figure pas
dans le grand Larousse de la langue française.
Les enfants qui viennent au collège sont sociables, même s’il y
en a qui sont plus sociables que les autres, ce ne sont pas des
enfants sauvages ! Ils sont adaptés à leur vie de groupe, ce serait
plutôt nous qui ne sommes pas adaptés à cette vie !
Pourtant ils ont des problèmes devant les apprentissages que le
système a mis en place au cours du temps. Ce système est-il adapté à
tous les enfants ? A-t-il évolué en même temps que la société pour
être adapté aux enfants d’aujourd’hui ? Ou bien faut-il formater les
enfants pour qu’ils rentrent dans le système ? Pour qu’ils puissent
être dans de bonnes dispositions devant l’apprentissage.
Alors on met en place un dispositif dont on sait dès le début
qu’il ne pourra résoudre les grands problèmes posés par l’inégalité
dans l’école mais dont on espère qu’il apportera une petite aide à
ceux qui auront pu saisir cette main qu’on leur tend à un moment de
leur scolarité.
Au début pour être en cohérence avec le nom du dispositif on a
choisi des enfants qui cumulaient des comportements perturbateurs et
des difficultés scolaires. Avec un effectif de 6 élèves le problème
de l’agitation a pu être maîtrisé mais celui de l’apprentissage ?
Cela parce que j’étais assis entre deux chaises avec des enfants
issus de classes différentes : leur redonner confiance pour qu’ils
puissent se mettre en situation d’apprendre, de prendre confiance en
eux et confiance dans ce qu’on allait faire pour qu’ils ne soient
pas coupés de l’avenir quand ils retourneront dans leurs classes ce
qui veut donc dire introduire aussi de nouvelles notions en fonction
des progressions des collègues.
Il y a très longtemps que je sévis dans ce collège et les élèves
ont un préjugé favorable quand je suis leur enseignant. Dans le
premier groupe du dispositif il y avait un élève, Choukri,
qui fonctionnait beaucoup à l’affectif. Je l’avais eu comme élève en
6ème et il m’aimait bien malgré ses difficultés d’attention et de
travail. Il était tellement content de participer qu’il a été un
élément moteur pour tout le dispositif, se répandant dans la cour
auprès des camarades en propos élogieux sur les intervenants.
Beaucoup d’élèves ont désiré faire comme lui.
L’année suivante toujours avec un groupe de 5ème , nous
avions choisi, entre autres, un élève Mahamoud que j’avais
déjà en classe et qui était en grandes difficultés. Il n’a pas
progressé, n’a pas changé. Je lui ai proposé d’être son tuteur
puisque j’allais le retrouver en cours. Il a accepté sur le moment
mais a toujours refusé que nous puissions nous voir en dehors des
heures de cours. L’année suivante après un passage dans un atelier
relais, il a fini par être exclu en conseil de discipline.
Cette année, 2006-2007, dans le premier groupe de 6ème il
y avait deux enfants en grandes difficultés scolaires, Abdul et
Rakia, dont j’étais le prof de maths. En classe ils étaient très
renfermés, Abdul pouvait être violent avec ses camarades. Je
connaissais son père et après un entretien auquel il a assisté il a
changé d’attitude vis à vis de moi, il a compris que je pouvais
l’aider. Tous les deux ont participé activement au dispositif,
apprenant leurs leçons, allant au tableau, m’adressant la parole, en
classe je n’avais pas entendu le son de leurs voix. Un matin alors
que j’arrivais au collège, Rakia qui était en avance s’est
précipitée vers moi, elle m’a sauté au cou pour me dire bonjour !
Je l’ai retenue, mais c’était un signe de reconnaissance pour ce que
l’on faisait pour elle, elle se sentait plus à l’aise. Au bout d’un
certain temps à leur retour en classe les difficultés sont revenues
même si le comportement avait changé.
Trois exemples qui peuvent être multipliés. Mais moi dans cette
histoire ?
J’ai accepté de faire partie de l’équipe quand Mme Tripodi me l’a
proposé parce que j’avais une longue pratique du soutien scolaire et
que cela permettait de compléter mon service.
C’était quand même différent des séances de soutien habituelles
dans la mesure où c’était une petite classe provisoire qui devait se
former puis se défaire en peu de temps. En plus dans ce collège ce
n’était pas la seule classe qui demandait beaucoup d’attention. Déjà
ce n’est pas simple quand on vient de quitter une classe de
troisième de se retrouver devant des sixièmes pour faire des maths
alors qu’ils sortent d’un autre cours et qu’on voudrait qu’ils
soient tout ouïes pour ce qu’on va leur dire. Cette année par
exemple, les séances de maths avaient lieu le lundi et le mardi de
10h30 à 11h30 après la récréation et le jeudi de 8h30 à 9h30. Donc
chaque fois il y avait une coupure avec les cours précédents et le
jeudi , il fallait attendre qu’ils soient bien réveillés quand ils
étaient tous là. Car il y a toujours un temps avant que l’on puisse
rentrer dans le vif du sujet et il faut qu’ils soient assez
rapidement en activité pour qu’ils ne s’interpellent pas. Faire en
sorte qu’ils se respectent, qu’ils se sentent à l’aise pour revoir
ce qu’ils n’avaient pas compris, pour les questionner, pour essayer
de progresser, pour faire des petites évaluations qui leur donnent
du courage.
Au début de chaque session, pour que les enfants
prennent confiance et que je puisse faire leur connaissance, on
discute, chacun parle de ce qu’il fait à l’école, de ses
difficultés, de ce qu’il attend, de la classe où il est, de son
attitude en classe, de ce qui fait qu’il ne réussit pas bien en
maths…
Les élèves sont assis à des places séparées et doivent s’écouter
les uns les autres. C’est très bien au début mais il faut être
vigilant, ça peut se dégrader très vite. Ils vont au tableau à tour
de rôle pour faire des exercices directs ou pour proposer des
solutions à des exercices sur lesquels ils ont travaillé seuls un
moment. Je peux m’asseoir à côté de chacun d’eux puisqu’il y a de
la place tout en surveillant les autres, ce qui est difficile à
faire avec une classe complète. Cette aide individualisée est très
appréciée en particulier quand on fait de la géométrie. Cela me
permet d’essayer de comprendre pourquoi tel enfant bute sur telle
difficulté mais en même temps il faut calmer un autre qui lui n’a
pas eu de problèmes sur ce sujet et aurait tendance à ‘’charrier’’
celui qui ne comprend pas. Il faut aussi veiller à ce que chacun
travaille.
Quand ils ont le sentiment que je leur ai apporté quelque
chose, c’est important mais il ne faut pas s’arrêter alors qu’eux
pensent que c’est suffisant. Par exemple, cette année en 6ème ,
Imène ne savait pas faire les soustractions ; tranquillement on a
tout repris et elle était très fière d’aller au tableau faire ces
opérations. Un jour où elle ne voulait pas travailler, je lui ai
fait part de mon mécontentement face à son attitude après les
efforts consentis par l’institution pour leur venir en aide. Elle
m’a répondu : « c’est pas vrai, je travaille, je sais faire les
soustractions ! ». Et voilà l’enchaînement des actions ne leur
convient pas forcément, d’autant plus que tous n’ont pas les mêmes
attentes. Dans ces petits groupes chacun a l’impression d’exister
puisqu’ils sont sans cesse sollicités, cependant il y en a qui sont
rebelles pour diverses raisons : il faut parfois réagir pour
remettre de l’ordre. Tout est toujours très fragile !
La relation avec les parents qui ont accepté que leurs
enfants fassent partie du dispositif est marquée par la perception
qu’ils ont qu’on fait un effort pour leur venir en aide. Il faut
voir quand ils viennent en conseil de classe ! Puisque c’est surtout
là que je les rencontre. Après une journée bien remplie ils
arrivent, écoutent, sermonnent, sont fiers, nous remercient avec
leurs mots, leurs regards, leurs sourires…
Parfois c’est spécial : dans le groupe de 4ème de cette année,
Wajdi refusait de travailler, il dormait et disait qu’il était
malade. Comme il ne tenait pas compte de mes incitations à un peu
d’attention, j’en ai eu marre et, avec mon téléphone portable, j’ai
appelé sa mère à qui j’ai fait part, en direct, de l’attitude de son
fils. Elle a voulu lui parler, il était très embêté devant ces
camarades car au début elle l’excusait prétextant sa maladie. Comme
je lui avais fait remarquer que le collège n’était pas un hôpital,
qu’elle aurait dû le garder à la maison, que le dispositif mis en
place avait un coût et qu’on ne pouvait pas se permettre de payer
des enseignants pour regarder des enfants dormir, elle a grondé son
fils assez fort pour qu’il change de comportement. Il n’est pas
devenu parfait tout d’un coup mais s’est mis au travail pendant un
temps.
Comme dans toute action du collège, il ne faut jamais se sentir
seul !
D’où l’importance des réunions avec les collègues.
Grâce à la formation que nous avons suivie au début de la mise en
place du dispositif nous avons pris l’habitude de parler franchement
entre nous. C’était plus une formation concrète à s’écouter entre
adultes qu’une formation qui donnait des solutions aux problèmes que
nous soulevions. Cela a continué dans le temps et a permis entre
autres d’avoir beaucoup de souplesse dans la gestion de nos
interventions. Par contre il n’y a pas eu de travail en commun entre
disciplines différentes sur des thèmes précis d’apprentissage.
Ce qui est très important c’est la somme du travail de chacun
des intervenants de l’équipe. Un seul ne sert à rien, mais, malgré
le travail admirable des coordonnateurs, le temps, la disponibilité
manquent pour que l’on puisse prendre en compte tout ce qui a été
fait. Par exemple, lire les bilans de chaque intervenant qui sont
diffusés régulièrement à tous. Et puis on s’interroge sur un groupe,
alors qu’il y en a un autre qui arrive et que ce n’est pas
exactement la même chose : il faut sans cesse recommencer, être
attentif, se soutenir, se concerter, et l’année passe….
JP Luciani
Les objectifs étaient alors :
Prendre conscience de ses possibilités d’apprentissage
Apprendre à apprendre
Prendre conscience de la nécessité de faire des efforts, de
s’impliquer dans l’apprentissage
Déroulement des séances collectives
Les séances se déroulaient dans mon bureau, autour de la table
ronde. Le lieu était petit, chaleureux, informel… Tout en restant le
bureau de la CPE. Déplacer la nature des lieux, pendant un cours
instant est une chose intéressante, pour que les enfants se
permettent de faire un pas de côté, d’accepter de devenir, durant 45
minutes, des élèves, et des bons !
Je me souviens de grands moments. Le plus marquant est celui de
Mamadou. Il était décrit comme un élève peu capable de logique,
n’ayant que peu de capacité à comprendre les figures géométriques et
à voir dans l’espace. L’exercice de la séance était construit pour
permettre aux enfants de comprendre ce que j’appelle le 2 temps : la
nouvelle notion à apprendre en 4e qui consiste à devoir faire une
démonstration intermédiaire pour démontrer quelque chose. Je leur
avais donné un plan de métro de paris, avec comme consigne « vous
devez aller acheter votre matériel de rentrée au supermarché Auchan,
porte de Bagnolet, aller récupérer votre carte d’identité à la
préfecture, aller chercher un certificat de scolarité au collège, et
aller chercher votre petite sœur à l’école ». Chacun a construit son
parcours, jouant le jeu. Sauf Mamadou, yeux rivés sur le plan, qui
n’écrivait rien. Lorsque tout le monde eu fini, j’ai demandé à s’il
était prêt, il m’a alors répondu que oui. Tout le monde a répondu,
plus ou moins logiquement à la consigne, mais ils ont réussis
l’exercice, et surtout de l’écrire. Au tour de Mamadou, je me
retourne vers lui. « et toi ? ». Il nous alors « scotché » comme ils
disent ! « Ben moi, je vais d’abord à la préfecture, car il y a
toujours de l’attente, puis, je vais chercher ma sœur, je vais au
collège pour le certificat, et on va ensemble porte de Bagnolet, le
supermarché ferme tard, le collège peut donner des certificat
jusqu’à 18h, Mme Colcanap est là, et ma sœur sort à 16h30. ». Tout
cela accompagné, à l’oral de la description précise de son trajet en
métro, des changements, des lignes à prendre… et de l’économie du
nombre de ticket. Il avait ajouté des paramètres à mes contraintes,
résolu le problème, lu dans l’espace et fait preuve d’une logique
implacable…
Je trouve que c’est en DSA que l’on peut se permettre de voir les
élèves sous un autre angle, de leur permettre de dépasser les
barrières qu’ils se donnent ou que l’on leur donne. J’ai alors
préparé un plan de formation avec des méthodes très diverses et des
exercices très variés permettant à chacun de s’exercer.
1ère séance : explication des différentes manières d’apprendre
(visuel, auditif…)
2ème séance : exercice du dictionnaire, travail sur les
fiches-résumé de cours
3ème séance : exercice de mémoire auditive, exercice de
mémorisation individuel, le deux temps
4ème séance : s’organiser dans son travail, pourquoi venir à
l’école
5ème séance : que serai-je dans 15 ans, dans l’idéal, réellement
6ème séance : préparation du retour, mise à jour de la liste des
choses à faire avant de retourner en classe
Pas de travail sur la citoyenneté à proprement parler. Les élèves
étaient très loin de la notion d’effort, de travail, de devoirs,
d’organisation scolaire, d’objectif à long terme, il m’a semblé plus
urgent de travailler sur le « sens » de leur présence au collège, le
travail sur le comportement se faisait plus en dehors des cours, en
permanence ou bien en entretien individuel.
Les groupes ont été difficiles à mettre au travail. Chacun d’entre
eux, individuellement, était capable de s’investir dans un travail,
de se mettre à faire des efforts. Toutefois, une fois les premiers
efforts fait, chacun se prenait au jeu et travaillait sans regarder
sa montre ni même regarder ce que faisait le voisin. Le cours ne
durait que 45 minutes, l’attention était atteinte au bout de 10 à 15
minutes pour chacun d’entre eux. La dernière demi heure était riche.
Aucun d’entre eux n’a de raison à proprement scolaire de venir à
l’école. Ils viennent pour certains d’entre eux pour « faire plaisir
à leur parents »… Les d’autres pour « obtenir un beau métier »…
La notion de travail est très floue dans leur esprit, pour eux
travailler c’est faire un exercice, et uniquement cela. Apprendre
une leçon, réfléchir, tenter de comprendre des choses, expliquer à
quelqu’un, faire une fiche, comprendre un concept, ce n’est pas
travailler, c’est faire du zèle ! Plusieurs exercices les ont mis
dans des situations d’apprentissage différentes de ce qu’il font
d’habitude. A chaque fois ils se sont pliés à l’exercice, surpris de
leur différents résultats. Pourtant aucun n’a appliqué ces méthodes
à d’autres moment, ils n’arrivaient pas à faire le lien. Sans doute
6 semaines était ce trop court pour envisager de comprendre la
notion de transfert !
Déroulement des séances individuelles
Les séances individuelles ont été fréquentes, mais trop courtes en
durée pour chacune d’entre elles. Les élèves n’étaient pas
réticents, ils me connaissaient déjà, souvent nous avions déjà eu
des entretiens avant leur entrée dans le DSA.
Pourtant, ces séances étaient différentes, on parlait de leur
rapport au savoir, à l’école. C’est un sujet que je n’aborde que
très peu en entretien pour les élèves de l’établissement. C’est un
rôle pédagogique que je laisse , peut-être à tord aux professeurs.
Les élèves comprennent vite l’objet de ces questions, ils ont des
réponses toutes faites, pour bien répondre. Il est alors très
difficile de discuter avec eux sur ce qu’ils pensent vraiment de
leur devenir d’élève. Certains ont osé dire qu’ils ne voulaient pas
être des bouffons, d’autres ont dit qu’ils n’y croyaient pas… ou que
leur famille n’y croyait plus.
Les entretiens avec les parents sont toujours riches, ils sont très
demandeurs de « méthodes » pour aider à la maison… Tout en ayant du
mal à accepter de ne faire que vérifier que le travail est fait,
l’élève étant le seul à devoir réellement faire ses devoirs ! J’ai
beaucoup appris sur les élèves en regardant les rapports qu’ils
entretiennent avec leurs enfants lorsque l’on parle de devoirs, de
leçons, de travail scolaire.
Parfois, j’ai fait intervenir d’autres élèves, le copain qui bosse
sans le dire aux autres et qui fait croire qu’il est juste « trop
fort », pour qu’il dise le secret de sa réussite, le très bon qui
décrit son labeur incessant, mais court chaque jour… Des témoignages
d’enfant pour permettre à celui qui était devant moi de comprendre
qu’il ne se retrouverait pas en conflit de loyauté entre les élèves
et les professeurs… et en ZEP c’est souvent très important le statut
que l’on a dans une classe.
Après il faut amener à parler des évaluations, du retour en classe,
du statut dans la classe, du regard des copains, des professeurs… et
il est difficile de les accompagner même lorsque nous ne sommes pas
là. Je finis souvent mes entretiens par une lecture de « graines de
crapules » de Fernand Deligny, pour qu’ils me la commentent… ou une
citation, comme celle de Beckett « se donner du mal pour les petites
choses c’est parvenir aux grandes avec le temps »
P. Colcanap
RITALY Catherine - S. V. T.
Juin
2007
1. rappel des objectifs
objectifs généraux : faire acquérir des comportements sociaux et des connaissances
scolaires
et donc : (re)motiver, revaloriser (mise à jour de compétences),
redynamiser, mettre en situation de réussite (rompre avec l’échec)
et de plaisir dans l’acte d’apprendre, restaurer l’image de soi et
l’auto confiance, inciter à l’autonomie et au positionnement
réflexif, mettre en perspective, faire de la (re)médiation et pas de
la remise à niveau ( impossible compte tenu de l’importance des
lacunes).
objectifs particuliers variables en fonction des niveaux ciblés, des profils des groupes
constitués, variables aussi au cours du temps (horaire imparti aux
SVT diminué la dernière année) :
public visé : élèves absentéistes, passifs, repliés sur eux-mêmes, dans
l’autodépréciation systématique ou le refus de tout investissement
réel et durable (le critère disciplinaire a été rapidement écarté du
dispositif FAR)
2 . méthodes mises en œuvre
des orientations :
établir un dialogue pédagogique entre les enseignants et les élèves
(réflexion sur le pourquoi et le comment, mise en perspective)
fixer des objectifs avant d’entreprendre le travail (mise en
perspective)
surprendre les élèves (redynamisation, plaisir d’apprendre)
travailler sur du complexe (valorisation) mais avec des fiches
d’aide (situation de réussite)
démarrer à partir des acquis (mise en confiance) et des
représentations des élèves (donner du sens, motiver)
prévoir des productions pour rendre compte aux autres membres de la
communauté éducative (valorisation)
faire systématiquement retour sur le travail et les acquis
(métacognition, mise en confiance)
favoriser le concret dans les situations d’apprentissage
(redynamisation, plaisir d’apprendre)
prévoir des exercices et des activités simples, des situations
d’évaluation proches de celles vues en cours (situation de réussite)
des limites :
ne pas rendre le dispositif trop attirant
ne pas se braquer sur le contenu
ne pas tomber dans la facilité et le ludique à tout prix
ne pas tromper l’élève sur son niveau en boostant les notes
ne pas le décourager non plus avec des notes trop faibles
3 . pratiques en situations : analyse et évolution
Lors de la première session de DSA destinée aux élèves de 4ème
j’ai souhaité mesurer avec eux leur niveau de compétences (fiche à
renseigner – doc.1) en SVT pour les amener à se poser des questions
sur leurs résultats, leurs réussites, leurs intérêts, leurs goûts,
ainsi que leurs attentes, partant du principe qu’ils se sont
réellement engagés à participer à ce dispositif et pour les
aider à se fixer des objectifs.
A supposer qu’ils se soient montrés sincères dans ce travail de
réflexion et d’auto appréciation, cela devait en même temps me
permettre de cibler les activités proposées au groupe
constitué d’élèves inconnus de moi.
J’ai cherché aussi à les faire réfléchir sur les débouchés
de la discipline dans le monde professionnel, et l’utilité d’une
culture scientifique de base pour devenir un citoyen libre et
responsable (même fiche – doc.1).
Par la suite, pas tout à fait convaincue de l’impact de la
réflexion menée avec eux à cette occasion (question de temps et
contrainte du programme, implication limitée des élèves ou
incapacité de ma part à exploiter de façon efficace les résultats du
questionnaire, autre difficulté non mise à jour ?), je n’ai pas
renouvelé l’exercice avec les autres sessions de DSA, ou en tout cas
pas sous la même forme (discussion moins formelle).
Il a été remplacé par un questionnaire (doc.2) concernant leur
participation au DSA (pourquoi ? pour quoi faire ? comment ?) qui a
donné lieu à l’élaboration collective de règles de travail,
sorte de contrat de confiance établi par le groupe.
Finalement, par souci de ne pas être redondante par rapport à une
approche relevant plutôt du discours général préludant à l’adhésion
au dispositif, j’ai abandonné aussi cette pratique.
Dans un second temps, j’ai fourni une liste de compétences à
acquérir en SVT au collège, pour leur donner des repères et
servir de grille d’évaluation au fur et à mesure des séances
(doc.3). Ce document devait permettre de mettre en évidence les
progrès accomplis ou restant à accomplir, pendant le DSA et même
au-delà si on reproduit la fiche autant que nécessaire.
Là encore, l’outil mis en place, trop long, trop spécifique, trop
complexe aussi peut-être pour que les élèves puissent se
l’approprier, n’aura pas pu être exploité de façon réellement
satisfaisante. C’est la raison pour laquelle, à la session suivante
j’ai proposé aux élèves de construire eux-mêmes leur « projet
scolaire » à partir d’une liste plus courte d’ « objectifs simples
et réalisables » choisis par chacun en fonction de ses difficultés
personnelles (doc.4). J’ai cru sentir alors de leur part un certain
intérêt mais n’ai pas pu toujours vérifier la pertinence des
objectifs qu’ils s’étaient fixés, même si je me suis autorisée
parfois à un petit réajustement en fonction de ce que j’avais déjà
perçu de leurs qualités et de leurs faiblesses. D’autre part,
certains de ces objectifs tels que « rattraper ses cours quand on a
été absent » n’ont pas pu faire l’objet d’une évaluation
significative au cours de la session.
Par souci de simplification, d’harmonisation et d’objectivité, j’ai
encore modifié la démarche en proposant à tous les mêmes objectifs
généraux communs aussi à toutes les disciplines (transversalité des
exigences), et en recherchant avec eux, sous la forme d’une fiche à
conserver et à consulter régulièrement (doc.5), les méthodes pour y
parvenir.
La nouvelle grille d’évaluation (doc.6) qui en a résulté a connu
une dernière évolution suite à la mise en place du « bulletin de DSA »
avec un nombre restreint de critères, explicités et adaptés à mes
propres méthodes de travail. J’ai profité aussi de ce nouvel outil
pour proposer aux élèves une auto évaluation de leur travail
en SVT (doc.7) et cela s’est avéré très intéressant au moment de
faire le bilan du travail accompli puisque j’ai utilisé ces mêmes
fiches remplies par eux et validées par moi pour compléter le
bulletin de fin de DSA, les rendant ainsi acteurs de leur réussite.
Les élèves ont en effet bien joué le jeu de l’auto évaluation et,
la plupart du temps, ils se sont d’ailleurs montrés plutôt lucides
quant aux efforts fournis sans pratiquement jamais remettre en
question les résultats obtenus, même si on peut regretter qu’ils ne
se servent pas vraiment de cet outil pour réajuster leur façon de
faire d’une séance à l’autre.
Cependant, la durée d’une session de DSA (6 ou 5 semaines) peut
sembler trop courte pour pouvoir réellement noter une évolution
significative des comportements et des résultats, d’où l’intérêt
d’un suivi post-DSA qui fixerait de nouveaux objectifs en fonction
de ceux qui ont ou non été atteints par l’élève et réinvestirait
systématiquement les outils fabriqués. Elle ne laisse pas le temps
non plus à un dialogue systématique avec l’élève dans le but de
l’inciter à accentuer ses efforts dans les domaines où les
difficultés persistent.
Pour ce qui est des objectifs disciplinaires, quand elle
était concernée (classes de 4ème et de 5ème ) j’ai interrogé ma
collègue de SVT sur les acquis supposés et réels de ses élèves, et
ses besoins. L’absence de moment prévu à l’emploi du temps pour la
concertation n’a pas permis d’affiner au plus juste ce
dialogue. Malgré tout est apparue la nécessité de mettre l’accent
sur l’apprentissage des leçons et certaines méthodes transversales
comme la saisie d’informations à partir de supports variés
(documents vidéo, internet, maquettes, etc.) et la réalisation de
schémas bilans, ou propres aux Sciences de la Vie et de la Terre
comme l’utilisation de matériel d’observation (loupe, microscope) et
la fabrication de modèles scientifiques (maquette de bras ou de
volcan). Pour ce faire, j’ai fourni ou construit avec les élèves des
fiches de méthode, les mêmes que je donne déjà à mes classes
hors DSA ou des fiches conçues spécialement pour eux et
transposables aux autres.
Ainsi, comme il ne peut y avoir d’apprentissage satisfaisant si le
cahier est mal tenu, ou incomplet, il m’est arrivé de proposer aux
élèves une analyse critique comparée de leurs cahiers de SVT et
d’établir à partir de leurs remarques des règles communes à tous
(fiche de méthode) à soumettre à leur prof de SVT pour en faire
profiter les autres élèves. On peut peut-être regretter ici que ce
projet n’ai pas été repris à son compte par la collègue de SVT qui a
préféré laisser à ses élèves une certaine autonomie plutôt que de
les contraindre dans ce domaine.
Mais, si les élèves participent activement, quant ils en ont
l’occasion, à l’élaboration des fiches de méthode et semblent en
comprendre l’intérêt, ils ne réalisent pas le plus souvent qu’ils
peuvent les réutiliser quand ils se trouvent à nouveau confrontés à
la même situation.
Avec les différents documents mis au point j’ai suggéré aux élèves
de se constituer un dossier SVT-DSA à adjoindre à leur cahier de SVT
et à présenter à leurs camarades de classe (classe d’origine).
J’ai pu constater par ailleurs que ma collègue de SVT avait adopté
cette année le système de fiches de méthode que peut-être maintenant
nous pourrions retravailler ensemble dans un souci de cohérence et
d’efficacité renforcée.
Il n’a jamais été question de revenir sur des notions (ex. : nom
des membres et des articulations du corps humain en 6ème ) censément
acquises (pas de remise à niveau) mais de réactiver quand c’était
possible des compétences déjà exercées (ex. : observer) et de faire
jaillir aussi les pré requis(ex. : différents types de
mouvement et organes du mouvement) et les représentations
initiales des élèves (ex. : les os ne sont pas reliés les uns
aux autres) comme point de départ de tout raisonnement (rôle des os,
des muscles et des articulations).
Par contre, je me suis montrée inflexible (interrogations) quant à
l’utilisation d’un vocabulaire scientifique précis,
parfaitement compris (définitions), orthographié et utilisé à bon
escient, vocabulaire souvent déroutant pour eux parce que parfois
complexe ou connu uniquement sous son sens courant (ex. : le sol où
on marche différent du sol support et réserve nutritive pour les
végétaux).
Le plus souvent, dans la mesure où les conditions le permettaient
(effectif réduit), j’ai cherché à mettre en place des activités
pratiques (ex. : fabriquer une maquette de bras pour montrer que
ce sont les muscles qui sont les organes actifs du mouvement),
s’inscrivant logiquement dans la démarche entreprise visant à
apporter une réponse fiable à un problème scientifique (ex. :
comment l’articulation permet-elle le mouvement ?), mais pas
nécessairement les mêmes activités que leurs camarades de classe
pour leur permettre d’en parler avec eux et de faire valoir leur
expérience DSA.
Ils se sont pratiquement à chaque fois montrés plutôt enthousiastes
lorsqu’il s’est agi de manipuler, mais souvent aussi maladroits
faute de suivre rigoureusement et/ou de comprendre les consignes
(lecture superficielle des énoncés). Par peur de l’échec ou
simplement manque d’autonomie, ils attendent la plupart du temps
qu’on fasse avec eux ou pour eux plutôt que de prendre des
initiatives (ex. : au microscope « madame je vois rien » alors
qu’ils n’ont pas encore pris la peine de faire la mise au point). Il
convient donc de lire, d’expliquer (fiche de méthode) mais aussi de
montrer, avant de les engager à faire.
Au lieu de leur faire recopier les bilans, comme je le fais
avec mes classes pour gagner du temps, et comme je l’ai fait avec
les premières sessions de DSA, je leur propose parfois d’élaborer
eux-mêmes le résumé à partir d’une trame et en s’aidant
éventuellement du livre. L’exercice vise à les aider à s’approprier
les connaissances nouvelles et à s’interroger sur le sens.
Contrairement à mes habitudes encore, et compte tenu de leurs
difficultés particulières notamment en français pour la plupart, je
les incite ensuite systématiquement à apprendre par cœur la leçon et
le vocabulaire et à mettre en œuvre pour cela les conseils et les
stratégies mises au point pendant les séances de méthodologie.
Pour chaque séance ils ont au moins en principe une leçon
(définitions, résumé) à apprendre et/ou un travail à réaliser
(exercice, recherche d’informations, lecture, questionnaire, etc.).
L’intention est de leur faire acquérir des habitudes et un rythme
de travail soutenu, même si à chaque fois, le temps nécessaire
aux devoirs est volontairement limité pour éviter le découragement.
Malheureusement, c’est là la difficulté essentielle à laquelle on se
trouve confronté avec ces élèves rebutés par le travail personnel à
la maison et en particulier l’apprentissage des leçons, et malgré
les heures d’études encadrées prévues à l’emploi du temps, soit que
les conditions ne sont pas propices au travail, soit par manque
d’habitude, soit qu’ils considèrent que le travail scolaire se fait
à l’école. Ce qui m’amène à me demander si à trop les assister
on n’obtient pas finalement l’effet inverse de celui qu’on
recherche : l’impression souvent de les porter à bout de bras.
C’est pourquoi aussi j’ai renoncé plusieurs fois à faire figurer
les notes sur le bulletin du DSA : trop faibles elles ne reflétaient
pas la bonne volonté manifestée pendant les cours et uniquement
l’insuffisance du travail à la maison.
Plusieurs fois j’ai tenté de mener avec des collègues de l’équipe
DSA un travail transdisciplinaire :
- travail sur le vocabulaire des consignes avec le prof de
français
fabrication d’un jeu scientifique avec la prof de techno
préparation d’une sortie à la cité des sciences avec un éducateur
de l’association Feu Vert
réalisation de panneaux d’affichage avec la prof d’arts plastiques
et une aide éducatrice
Il s’avère que malgré l’intérêt pédagogique certain de ce type
d’activité, il est toujours difficile d’arriver à finaliser ce genre
de projet qui exige des plages horaires devant élèves communes aux
disciplines concernées et du temps aussi pour la concertation.
Le travail sur le vocabulaire des consignes s’est ainsi trouvé
limité à un échange verbal avec le collègue de lettres. C’est la
prof de techno qui a du terminer seule avec eux le quiz
scientifique. Et c’est l’aide éducatrice qui a supervisé la mise en
forme des affiches.
Malgré tout, il est possible que je retente l’expérience,
convaincue que les élèves en tirent forcément un certain bénéfice,
ne serait-ce que de constater qu’on peut établir des ponts entre les
matières et ainsi donner plus de sens à leur travail, et que le DSA
est un travail d’équipe, qui mobilise autour d’eux beaucoup
d’énergies.
Par ailleurs, pour sortir un peu des programmes officiels, j’ai
constitué une petite bibliothèque scientifique dans ma salle, à
destination principalement des élèves du DSA, et proposé aux 6ème
d’emprunter un livre et de rédiger une fiche de lecture. J’ai pensé
renouveler cette proposition à d’autres et rassembler ces fiches
dans un classeur à mettre à disposition des autres élèves, comme un
témoignage de leur passage au DSA.
En conclusion, je reviendrai sur la nécessité d’aménager
du temps pour une indispensable concertation, en dehors des
réunions générales de l’équipe, souvent chargées et peu propices aux
échanges interdisciplinaires. C’est plus de temps aussi peut-être
avec les élèves qu’il faudrait prévoir pour la mise en place d’un
dialogue pédagogique plus riche et d’une vraie pédagogie
différenciée dans les limites du programme, à moins de décider de
recentrer le DSA sur les apprentissages fondamentaux, comme ça se
fait dans d’autres établissements, et d’utiliser les heures
dégagées par les disciplines « secondaires » pour permettre par
exemple, à plusieurs, de préparer et d’exploiter les sorties
pédagogiques ou de rattraper au fur et à mesure les cours de leurs
classes d’origine, ou encore d’entreprendre un travail plus
individualisé avec les élèves et leurs familles. Pourquoi pas
d’ailleurs impliquer d’avantage les familles en les invitant à
participer aux diverses activités, notamment extra scolaires.
Quoiqu’il en soit, même si à court terme il est difficile de
mesurer vraiment les effets du travail réalisé pendant les 5 ou 6
semaines qu’a duré le dispositif, on peut espérer tout de même au
moins éviter le décrochage scolaire chez des élèves qui avaient
perdu le sens et le goût du travail scolaire, et peut-être même
relancer les mécanismes d’apprentissage.
Malgré un travail conséquent pour tous les adultes qui
encadrent le dispositif, l’expérience menée aura sûrement été riche
tant sur le plan des relations avec les jeunes qui nous montrent à
leur façon une certaine reconnaissance, que d’un point de vue
strictement pédagogique dans la mesure où il s’agit de se
questionner, de trouver des réponses, de tester des solutions
nouvelles, avec la possibilité de réinvestir le fruit de nos
efforts dans notre pratique quotidienne.
document 1
Dispositif
de Soutien et d’Apprentissage en classe de …ème
Bilan de compétences en S. V. T.
_____________________________________________________________________________________
Nom : Prénom :
Classe :
_____________________________________________________________________________________
Complète le document ci-dessous en cochant la ou les cases qui
conviennent ou en rédigeant des phrases.
En S. V. T. 1) mes résultats sont :
- très mauvais (- de
6) ? - moyens (entre
11 et 13) ?
- mauvais (entre 6 et 8)
? - bons (entre 13 et 15) ?
- justes (entre 8 et
11) ? - très bons (+
de15) ?
2) ce que je réussis le mieux c’est :
- me
concentrer
?
- tenir correctement mon cahier
?
- apprendre par cœur le
vocabulaire
?
- utiliser mes connaissances pour
faire des exercices différents du cours ?
- faire des dessins
d’observation
?
- faire des graphiques et/ou les
interpréter
?
- autre (à préciser)
?
3) ce qui m’intéresse c’est :
- étudier les
animaux
?
- étudier les
végétaux
?
- comprendre le fonctionnement du
corps
humain
?
- apprendre comment on devient malade
et comment rester en bonne santé ?
- connaître les origines de
l’Homme
?
- comprendre pourquoi la terre
tremble et ce que sont les
volcans ?
- étudier les roches et leur
utilisation possible par l’Homme
?
- autre (à préciser)
……………………………………………………………..
?
4) ce que je n’aime pas c’est :
- apprendre mes
leçons ?
- faire des dessins
d’observation ?
- faire des
dissections ?
- faire des
expériences ?
- faire mes exercices à la
maison ?
- autre (à préciser) …………………
? ………………………………………
5) ce que je dois améliorer c’est :
- la tenue de mon cahier ?
- mon attention en
cours ?
- mon travail à la
maison ?
- autre (à préciser) …………………
? ………………………………………
Cite des métiers qui d’après toi se rapportent de près ou de loin
aux S. V. T. (biologie ou géologie) et explique :
Quel est celui que tu aimerais bien faire (s’il y en a un) ?
Pourquoi ? ……………………………………
Quel est celui que tu n’aimerais pas du tout faire ? Pourquoi ?
...............................
Dans la vie de tous les jours, à quoi d’après toi, peut servir
l’enseignement des S. V. T. ?
…………………………………
En général, es-tu intéressé(e) par cette matière ? Pourquoi ?
…………………………………
Qu’attends-tu de ton passage en D. S. A. ?
document 2
Dispositif
de Soutien et d’Apprentissage en classe de ….ème
Nom :
Prénom : Classe :
I – Vous avez eu la chance d’être proposés pour participer
au D.S.A. et vous avez accepté d’entrer dans le dispositif.
Répondez aux questions suivantes :
le D.S.A. pourquoi moi ?
le D.S.A. pourquoi faire ?
qu’est-ce que j’attends des cours de S.V.T. du D.S.A. ?
II – Pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés en
acceptant de participer au D.S.A. vous devrez vous conformer à
certaines règles de travail que nous allons établir ensemble.
Dans la colonne de droite (tableau ci-dessous), expliquez comment
vous devez faire pour remplir les conditions énoncées dans la
colonne de gauche (1, 2, …) :
Pour travailler dans de bonnes conditions ……………….
Je dois ….. Pour cela …..
1.Etre assidu
2. Etre ponctuel
3. Etre prêt à travailler
4. Etre actif en classe
5. Etre attentif
6. Etre à jour dans mon travail personnel
1.
2.
3.
4.
5.
6.
III - Vous avez passé un trimestre dans votre classe d’origine.
Faites le point du travail déjà réalisé en répondant aux questions
suivantes :
1) Qu’est-ce que j’ai étudié en S.V.T. ?
2) Où j’en suis en S.V.T. ?
3) Qu’est ce que je n’ai pas compris et que je voudrai comprendre ?
document 3
Nom :
Prénom : Classe :
A la fin du collège, je dois être capable de
……
Savoir- faire S’informer
Saisir des informations dans un texte
Saisir des informations dans un tableau
Saisir des informations dans un schéma
Saisir des informations dans un graphique
Saisir des informations dans une photo
Lire et interpréter une consigne
Communiquer et réaliser Faire des phrases
courtes avec un vocabulaire adapté
Ordonner ses connaissances
Justifier une réponse
Réaliser un dessin
Réaliser un schéma
Rédiger un texte explicatif
Réaliser un graphique
Réaliser un tableau
Réaliser une préparation microscopique
Utiliser un microscope
Calculer et utiliser une échelle
Raisonner Poser un problème à
partir d’une observation
Formuler une hypothèse
Interpréter des résultats d’expérience
Formuler une conclusion
Savoir-être Respecter les
personnes et le matériel
Apporter son matériel pour le cours
Avoir envie de connaître et d’apprendre
Numéro de la
séance
document 4
Dispositif
de Soutien et d’Apprentissage en classe de …ème
Mon projet scolaire en S. V. T.
____________________________________________________________________________________
Nom : Prénom :
Classe :
_____________________________________________________________________________________
Vous avez eu la chance d’être sélectionnés pour participer au D. S.
A. parce que vous montrez des difficultés à vous comporter comme on
l’attend de vous à l’école, ou parce que vous manifestez une
certaine démotivation pour les activités scolaires.
Pendant ces quelques semaines de travail en petit groupe et avec des
adultes motivés, vous allez avoir la possibilité de vous interroger
sur le pourquoi de cet état des lieux et de comprendre l’intérêt
pour vous de reprendre votre place d’élève avec confiance en vous
fixant des objectifs simples et réalisables.
Le document suivant propose dans un premier temps de faire avec vous
la liste de quelques uns de ces objectifs parmi lesquels vous allez
établir ensuite vos priorités.
Pour cela, vous numéroterez de 1 à 5 (5 objectifs de comportement
et 5 objectifs de travail) et dans l’ordre que vous avez choisi (du
plus important au moins important) ceux qui feront partie de votre
projet scolaire pour ces quelques semaines d’abord et pour votre
retour en classe ensuite.
COMPORTEMENT
n°
TRAVAIL
n°
Dispositif
de Soutien et d’Apprentissage en classe de …..ème
Fiche d’évaluation de S.V.T.
Nom : Prénom :
Classe :
I - comportement
1
2
3
4
5
|