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I Collège Louise MICHEL, Un dispositif de socialisation et d'apprentissage

COLLEGE LOUISE MICHEL

11 RUE Jean POULMARCH, 75010 PARIS

Tel : 01 42 08 93 99 -Fax : 01 42 08 77 10

Mèl : ce.0752251p@ac-paris.fr

coordonnateur: Philippe Lormeau

Il nous a semblé indispensable de créer, au sein de notre établissement, un dispositif permettant d’accueillir ces élèves pour pouvoir les réintégrer dans le social et dans le scolaire afin qu’ils puissent se réconcilier avec l’institution et envisager un projet d’avenir avec l’espoir d’obtenir, fin 3ème, une orientation adéquate

voir l'équipe et les partenaires

le dispositif DSA cette année (organisation, emploi du temps....)

les indicateurs de suivi du DSA - le dispositif d'évaluation du DSA

Les difficultés rencontrées dans le dispositif

BIlan pédagogique en juillet 2007

 

une convergence de projets pédagogiques

un outillage méthodologique développé par l'équipe

  Innover

   Expérimenter

    l'expérimentation   académique DSA

  Accompagner

  Évaluer

  Former



Séminaire du 20 nov.2007 consacré à l'analyse du DSA:

 "Peut-on expérimenter dans un cadre traditionnel ?

1- introduction sur l'expérimentation académique des DSA (voir ici )

2-  Le Diaporama est inclus dans cette page

3- Lancer le PODCAST ici - Le script est ci-dessous

.

PODCAST (mp3)

(augmentez le son pour écouter  !)

1e PARTIE : Aux origines du DSA

Laurent

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippe 

Laurent

Le collège : présentation

= diapo

. ZEP, pop très hétérogène : surtout des CSP très favorisées et CSP défavorisées, peu de CSP moyennes

. équipe de professeurs stable

. une localisation enviable, mais des résultats au Brevet qui le sont moins...

 

Avant, 5e de consolidation, pilotée par Philippe et une collègue d’Anglais, Marie-Thérèse Vaysse.

 

= Philippe : c’était une classe à petit effectif (10 à 15 élèves), autour d’un thème transversal, professeurs volontaires, travaillant à 2 à chaque heure.

 

Puis structure fermée par le Rectorat en 2004. Le DSA s’est donc inscrit dans la continuité de ce dispositif, avec en partie la même équipe.

Piloté par Philippe et Marie-Th. Vaysse, puis elle a pris sa retraite après la 1e année du DSA, et depuis Philippe s’est retrouvé seul à en assumer la gestion et l’organisation administrative et pédagogique.

Philippe est aussi le représentant du collège dans l’Equipe de réussite éducative pour le 10e arrdt.

 

Principes différents de la 5e de consolidation :

. groupe d’élèves de 6 à 8

. durée de 4 à 6 semaines

. élèves sortis de leur classe d’origine

. emploi du temps spécifique (nous y reviendrons)

 

Philippe va vous expliquer les objectifs et le déroulement des sessions.

2e PARTIE : Déroulement, Objectifs

Philippe

 

 

 

. Aspects financiers :

HSA du Rectorat

HSE

Depuis 2 ans, financement + important par le GIP-Fonds Social Européen, qui paie aussi les intervenants extérieurs.

 

. dispositif fermé (= un groupe déterminé pour une durée déterminée), et non un dispositif ouvert (= les élèves y passent tout au long de l’année une durée variable)

 

. choix des élèves : en liaison avec les profs principaux, d’après résultats aux évaluations (6e) et étude du dossier de l’élève. Accord des parents et de l’élève : certains sont très volontaires, d’autres refusent.

Critères : soit problèmes d’attitude face au travail, soit de compréhension ou de méthode ; mais nous refusons de prendre en charge les non-francophones.

 

. volonté de prendre en compte l’individu, et pas seulement l’élève

. => deux types d’intervenants : internes (professeurs) et externes (associations)

= voir diapo emplois du temps :

. professeurs : ils seront évoqués un peu plus tard

. intervenants extérieurs : présenter les associations

Aremedia

Arcréation

APCEJ

AJAM

AFEV

Anciens de L. Michel

Comédienne

 

Nous allons donner la parole à deux associations qui interviennent avec les élèves, avant d’évoquer l’action des professeurs.

3e PARTIE A : Intervenants Exterieurs

Gérard

Romain, Hanane

AJAM :Comment concilier l’action de rue hors du collège et la présence dans le cadre du collège pour des élèves qu’ils connaissent déjà par ailleurs 

EPCEJ :Quel apport des procès reconstitués pour les élèves ? comment s’emparent-ils de cet espace et de ces rôles ?

3e PARTIE B :  Professeurs

Laurent

. profs de l’équipe volontaires ; selon leurs disponibilités, car c’est en plus de leur service hebdomadaire.

. 1e année : travail en binôme ; puis manque de financements => retour à une pratique + traditionnelle

. fluctuations dans l’équipe : prof d’EPS = intervention 1ers secours, puis nous a quitté sans être remplacée ; pas de CPE volontaire (sauf une stagiaire, une année), ce qui pose problème.

 

. parfois 2 profs par matière : alternance selon les sessions ou bien, sur une même session, action complémentaire

 

. thème transversal : mis en place l’an dernier, puis perfectionné cette année (la ville).

 

. limites :

- équipe aux contours mouvants

- temps de concertation trop limité : à l’heure du déjeuner => difficile de concevoir une pédagogie réellement globale.

- c’est donc en grande partie du bricolage pédagogique, malgré des moyens matériels ++ conséquents.

4e PARTIE :  Bilan et Evaluation

Philippe / Gérard

Bilan quantitatif :

En 4 ans, 57 élèves concernés

Seulement 2 redoublements

14 élèves appartiennent aux mêmes fratries

 

Bilen qualitatif :

Des élèves mieux intégrés, mieux disposés à l’égard du travail et des professeurs = climat de confiance.

Mais des difficultés scolaires persistantes.

Une orientation + mûrie ?

 

Réflexion en cours sur des critères d’évaluation pertinents.

Désormais, un suivi de cohorte devient possible vu l’ancienneté du dispositif.

 

Mais l’absence d’informatisation des bulletins jusque cette année a empêché des analyses plus fines sur les résultats.

 

Le tableau en organigramme est ci-dessous interactif. Chaque catégorie renvoie à un article écrit 

 

 

 

 

 

 

 Présentation globale du dispositif DSA 2006-2007

 

1)      PRESENTATION DU CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE

 

 

Le collège Louise Michel est situé en zone d’éducation prioritaire, dépendant du réseau d’éducation prioritaire n°3, sur un territoire en politique de la ville.

Durant ces dernières années dans le cadre du Contrat de réussite et du Projet éducatif local, le collège a développé un certain nombre de partenariats avec des associations, les collectivités territoriales, un club de prévention et des centres d’animation du quartier.

 

 

L’équipe pédagogique s’est rendue compte qu’une certaine population scolaire présentait des comportements problématiques par rapport à ce que sous-entend la demande de l’institution « collège ».

 

 

Depuis quelques années, l’absentéisme a augmenté brusquement et de manière très inquiétante. On assiste à un absentéisme soit total, soit ponctuel (quelques jours dans la semaine), soit « perlé » (quelques heures dans la journée).

Ce phénomène touche particulièrement les élèves de 4ème et de 3ème. Ces élèves, une fois présents, posent de réels problèmes de comportement suite à un décrochage scolaire récurrent. On en arrive bien souvent à des conseils de disciplines, qui ne sont pas une solution pour ces élèves. Il est à noter que d’autres structures existent comme l’atelier relais ou la classe relais mais celles-ci nécessitent l’établissement d’un dossier long et fastidieux, et la prise en charge de l’élève n’est pas forcément acquise (manque de places dans l’académie de Paris).

 

 

Notre établissement accueille néanmoins des élèves assidus mais dont le comportement entraîne un décrochage scolaire ou inversement. Pour nous, il est intéressant de déterminer la cause réelle pour pouvoir aborder l’élève d’une manière plus pertinente.

 

 

Une troisième catégorie d’élèves peut intégrer notre dispositif. Il s’agit d’élèves en « pur » décrochage scolaire ne posant aucun problème de comportement sinon une passivité totale vis-à-vis du contenu des cours (des élèves de 6ème sont plus concernés par ce dispositif).

 

 

Il nous a donc semblé indispensable de créer, au sein de notre établissement, un dispositif permettant d’accueillir ces élèves pour pouvoir les réintégrer dans le social et dans le scolaire afin qu’ils puissent se réconcilier avec l’institution et envisager un projet d’avenir avec l’espoir d’obtenir, fin 3ème, une orientation adéquate.

Il est à noter encore, qu’il existe, fin 4ème un palier d’orientation mais nous nous apercevons depuis quelques années, vu les nombreux dossiers que nous avons établis, que les élèves en question intègrent rarement les filières désirées.

 

 

En ce qui concerne les différents cas d’élèves déjà envisagés, ce dispositif accueille autant de filles que de garçons et touche une population d’élèves venant d’origines sociales et géographiques des plus diverses.

 


 

 

2) MISE EN ŒUVRE

 

 

a)      Objectifs principaux

 

Nous pensons qu’il est indispensable de s’attacher à :

1)      prévenir le décrochage scolaire par une pédagogie adaptée à l’élève en voie de déscolarisation

2)      recréer les repères nécessaires à la vie scolaire et sociale pour l’élève en rupture avec l’institution

3)      rétablir le lien entre l’élève et l’école

 

 

b) Equipe pédagogique au sein du collège

 

Une équipe pédagogique s’est constituée et met en place, au sein du collège, ce dispositif de socialisation et d’apprentissage.

 

L’équipe comporte :

- huit enseignants :

2 professeurs de SVT

1 professeur d’anglais

1 professeur d’espagnol

2 professeurs de mathématiques

1 professeur d’histoire géographie

1 professeur de français

 

            - la documentaliste

            - une conseillère principale d’éducation

            - l’infirmière

            - le médecin scolaire

            - la conseillère d’orientation psychologue

 

 

c) Bénéficiaires, durée et dates des sessions

 

Le dispositif prévoit, pour l’année 2006/2007, une session de cinq semaines, hors la classe d’origine (classe fermée), accueillant huit élèves niveau 4ème.

Une autre session de six semaines sera réservée avec la même structure à  huit élèves niveau 6ème, en milieu d’année, avec un emploi du temps différent et une participation  autre des intervenants extérieurs.

 

 

Les dates des sessions sont les suivantes :

-       du 16 octobre au 24 novembre 2006 pour les 4ème  

-         du 19 mars au 11 mai 2007  pour les 6ème.

 

d) Conditions de réussite

 

L’axe principal de notre dispositif est la prise en charge individuelle.

A partir d’un bilan personnalisé, nous souhaitons concevoir un plan de remédiation afin de remotiver l’élève, de créer de nouvelles perspectives d’avenir, de lui permettre de reprendre confiance en lui-même et en sa capacité à progresser. Cela sous-entend des entretiens réguliers avec l’élève, une étroite collaboration avec le professeur principal de la classe d’origine, et l’implication de la famille (avec l’aide parfois de certaines associations du quartier).

 

Le projet comporte un important volet sur le retour en classe à l’issue de la session et un travail avec l’ensemble des enseignants de la classe d’origine de l’élève. Il s’agit de garder le lien avec l’élève en instaurant un système de tutorat (enseignant du DSA) pour le restant de l’année. Il est à noter  que les étudiants de l’AFEV continueront à aider ces élèves après session et cela jusqu’à la fin de l’année scolaire.

 

 

e) Activités programmées

 

Nous avons établi un emploi du temps hebdomadaire qui comprend à la fois des cours des matières traditionnelles avec un contenu pédagogique différencié et l’intervention de partenaires extérieurs ayant chacun des objectifs spécifiques liés à ceux du DSA (de nombreuses réunions sont organisées entre les responsables de ces organisations, la direction du collège et l’équipe enseignante du DSA, avant chaque session, pour établir un projet cohérent. Une réunion de bilan est effectuée et un rapport écrit leur est demandé à la fin du dispositif.).

 

En ce qui concerne ces partenaires, nous avons la collaboration pour l’année 2006/2007 de :

 

-         L’AJAM (club de prévention du quartier) qui propose un travail d’écriture à partir d’un support pictural (fresque).

 

-         AREMEDIA (prévention des conduites à risque/ prévention santé) qui aborde ces thèmes avec les adolescents du niveau 4ème.

 

-         La police de proximité du Xème arrondissement qui travaille sur la notion de règlement et loi au sein des institutions et à l’extérieur de celles-ci.

 

-         L’APCEJ (association pour la promotion de la citoyenneté des enfants et des jeunes) de Bobigny qui, dans un but de la prévention de la délinquance et de promotion de la citoyenneté, organise des simulations de procès en matière pénale. Cette intervention se fait avec la présence et la collaboration du mari de Madame la principale, retraité du Ministère de l’Intérieur,  

 

-         L’AFEV qui prend en charge l’aide aux devoirs (intervention de trois étudiants bénévoles)

 

-         Une comédienne avec un projet théâtral en adéquation avec les difficultés des élèves.

 

-         Une chorégraphe danseuse pour l’expression corporelle en rapport avec le thème prédéfini de la session du DSA.

 

-         « Les anciens de Louise Michel », association créée en septembre 2006 pour un tutorat de nos élèves de DSA.

 

(Consulter les fiches détaillées des projets de chaque partenaire en documents annexes qui montrent la corrélation  qui doit exister entre le but pédagogique de leurs actions et celui que nous désirons du DSA).

 

Voici l’emploi du temps établi pour les élèves issus de classes de 4ème /année 2006-2007 :

 

 

LUNDI

MARDI

MERCREDI

JEUDI

VENDREDI

 

08h00-09h00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

09h00-10h00

 

 

 

 

Atelier théâtre

 

 

Maths

 

Espagnol

 

10h00-11h00

 

APCEJ

 

Hist/Géo/E.C

 

Atelier théâtre

 

 

Anglais

 

 APCEJ

 

11h00-12h00

 

Hist/Géo/E.C

 

SVT

 

Espagnol

 

 

 

 APCEJ

 

 

 

 

Film scientifique

 

 

 

13h30-14h30

 

CDI

méthodologie

SVT (jusqu’à 14h)

Expression corporelle (à partir de 14h)

 

 

CDI

méthodologie

 

Français (sem B)

 

14h30-15h30

 

Maths

 

Expression corporelle

 

 

Maths

 

Français

 

15h30-16h30

 

AJAM

 

AFEV

 

 

Anglais

 

Français

 

16h30-17h30

 

AJAM

 

 

AFEV

 

 

AFEV

 

Bilan hebdomadaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour résumer, discipline par discipline, les élèves auront par semaine :

 

-2h30/Français/P.Chevaleyre,

-3h/Mathématiques/N.Sainsily

-2h/Histoire/Géographie/Education Civique/L.Wajnberg,

-2h/Anglais/C.Bordat,

-2h/Espagnol/H.El Fakri,

-1h30/S.V.T/B.Jezequel,

-2h/Méthodologie/M.Herfeuille,

-1h/Etude film scientifique/P.Lormeau

 

 

 

Avec les partenaires extérieurs :

 

-2h/AJAM ,

-1h30/Expression corporelle,

-3h/AFEV

-3h/APCEJ

-2h/Atelier théâtre.

 

 

Emploi du temps pour la session 6ème /année 2006-2007 :

 

 

 

LUNDI

MARDI

MERCREDI

JEUDI

VENDREDI

 

08h00-09h00

 

 

 

 

 

 

Français

 

 

 

09h00-10h00

 

 

Atelier théâtre

 

Hist/Géo/E.C

 

Français

 

APCEJ

 

10h00-11h00

 

 

 

Atelier théâtre

 

Maths

 

Maths

 

 APCEJ

 

11h00-12h00

 

Hist/Géo/E.C

 

Maths

 

Atelier Vidéo

 

 

SVT

APCEJ (semA)

Français (sem

B)

 

 

 

Bilan hebdomadaire

 

 

 

 

13h30-14h30

 

Expression corporelle

CDI

méthodologie

 

 

CDI

méthodologie

Natation

6°A et C

13h/15h

 

14h30-15h30

 

Expression corporelle

 

Anglais

 

 

CDI

méthodologie

Natation

6°B et D

14h/16h

 

15h30-16h30

 

AJAM

 

AFEV

 

 

Anglais

 

Natation

 

 

16h30-17h30

 

AJAM

 

 

AFEV

 

 

« les anciens de L.Michel »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour résumer, discipline par discipline, les élèves auront par semaine 

 

-2h30/Français/P.Chevaleyre,

-3h/Mathématiques/A.M.Charlet

-2h/Histoire/Géographie/Education Civique/L.Wajnberg,

-2h/Anglais/C.Bordat,

-1h/S.V.T/B.Jezequel,

-3h/Méthodologie/M.Herfeuille,

-1h/Atelier vidéo/P.Lormeau

-2h/Natation/Professeurs d’EPS.

 

 

 

Avec les partenaires extérieurs :

 

-2h/AJAM ,

-2h/Expression corporelle,

-3h/AFEV et”Les anciens de L.Michel”

-2h30/APCEJ

-2h/Atelier théâtre.

 

Les cours se déroulent en salle DSA en principe.

 

Remarques :

- Un enseignant est présent à chaque heure des activités des partenaires extérieurs.

- Une salle est donc mise à la disposition des élèves du DSA.

- Un adulte de l’établissement est présent lors des sorties pour les activités AJAM et APCEJ.

 

 

Pour ce qui est du contenu pédagogique des cours, celui-ci ne sera élaboré qu’à partir de l’étude spécifique des difficultés de l’élève (utilisation du logiciel « EVAL 2 », dossier de l’élève, fiche de renseignements établie par le professeur principal…), et sera centré sur les apprentissages, l’apprentissage étant lui-même une forme de socialisation.

 

Un axe sur la prise en compte de la santé de l’élève et de la prévention sera fortement travaillé au sein de ce dispositif par l’équipe médicale du collège (l’élève devra prendre rendez-vous avec l’équipe médicale pendant la session).

 

 

Une sensibilisation à un réel projet d’avenir sera mise en place grâce à l’intervention de la Conseillère d’Orientation Psychologue (l’élève consultera la COP durant la session).

 

 

 

f) Le suivi post DSA

 

A l’issue de chaque session, un bilan très précis du parcours de chaque élève sera établi afin de le suivre dans la reprise de ses activités au sein de la classe d’origine .Une fiche hebdomadaire de contrat avec des objectifs (travail et comportement) à atteindre est donnée à chaque élève. Celui-ci doit la présenter à la fin des cours à chaque professeur qui met une appréciation relative aux objectifs fixés. Un bilan en fin de semaine avec le tuteur est établi à partir de l’étude de cette fiche de suivi (voir fiche jointe en document annexe).

 

 

 

Un partenariat très étroit est donc à construire entre l’équipe des professeurs de la classe en question, l’équipe du DSA, l’élève, sa famille, l’étudiant de l’AFEV et son tuteur. Les progrès réalisés et les résultats obtenus pendant et après le DSA de l’élève seront portés sur le bulletin trimestriel suivant par son tuteur (professeur du DSA).

 

Il est à noter que depuis l’année scolaire 2005/2006, l’élève sortant du DSA obtient un bulletin officiel DSA où tout intervenant interne et externe le renseigne. Nous avons décidé de «noter» sous forme de lettre (A, B, C, D, E) et de donner surtout une appréciation écrite élaborée .Une copie de ce bulletin est donnée aux parents lors de notre dernière entrevue (avant et pendant la session, nous les voyons d’ailleurs, pour une mise au point, 2 à 3 fois). L’original est mis dans le dossier de l’élève.

 

 

 

 

4)      ACTIONS DES INTERVENANTS : rôle et financement

 

 

 

Il est à noter qu’un financement par le Fonds Social Européen nous a permis la mise en œuvre de certaines activités et leur financement  sur les années 2005 et 2006(APCEJ, atelier théâtre, l’expression corporelle…) et le paiement d’intervenants internes.

L’Education Nationale nous donne 12 HSA et un financement de 500 euros pour une année scolaire.

 

Nous sommes donc dans l’attente d’un dossier d’aide par le FSE pour une prise en charge de septembre 2007 à l ‘année 2013.

D’autres intervenants sont  déjà financés par la politique de la ville et sont sur le secteur du 10ème   arrondissement.

 

-         Action 1 : participation de l’APCEJ (Bobigny). Grâce à des procès reconstitués, émanant    d’affaires réelles jugées par le Tribunal pour Enfants de Bobigny, cela permet de faire connaître l’institution judiciaire française aux mineurs afin de les préparer à leur vie future de citoyens (élèves du DSA/4ème).

-         Action 2 : une intervention de l’association « Arcréation ». Association composée de psychologues qui organisent des groupes de paroles avec les élèves (séparés en deux groupes distincts : filles/garçons), leurs parents et l’équipe d’adultes du DSA. (Il est à prévoir pour les élèves 2 séquences de 2 heures par session, pour les parents 1 rencontre de 2 heures par session et pour les adultes du DSA 1 rencontre de 1 heure avant, pendant et après session.).

-         Action 3 : formation à la citoyenneté, vie de groupe... (élèves du DSA/6ème). Notion de règlement, de loi et de droit.

-         Action 4 : entretiens avec la COP et l’assistante sociale. Sensibilisation à l’élaboration d’un projet d’avenir/Aide sociale si nécessaire

-         Action 5 : sensibilisation aux problèmes de santé, d’hygiène, de puberté, avec l’équipe médicale du collège.

-         Action 6 : suivi des élèves du DSA, par le professeur/tuteur. Après leur passage au sein du DSA, un entretien/bilan d’une demi heure par semaine pour chacun d’eux, jusqu’à la fin de l’année scolaire.

-         Action 7 : réunions de l’équipe. Importance de la fréquence des réunions concernant le choix des élèves, l’évaluation de leurs difficultés en concertation avec le professeur principal de leur classe d’origine, la concertation entre les différents partenaires de l’équipe du DSA, les bilans à effectuer pendant et après ce dispositif.

-         Action 8 : intervention de la comédienne.

-         Action 9 : intervention de la chorégraphe danseuse.

-         Action 10 : intervention de « La croix rouge ». En 2005/2006 les cours d’EPS comportaient (pour les 4ème) une pédagogie basée sur la notion de citoyenneté, en particulier sur l’assistance aux personnes en danger (secourisme). A la fin de la session, un formateur de «  la Croix-Rouge » se déplaçait, vérifiait les connaissances (théorie et pratique) des élèves et leur délivrait un brevet de formation aux premiers secours  (IPS) en cas de réussite aux épreuves. Fierté et valorisation de l’adolescent en découlaient.

-         Action 11 : interventions de l’AFEV et  de l’association «les anciens de Louise Michel» pour une aide aux devoirs et un suivi post DSA.

-         Action 12 : intervention de l’AJAM. Atelier pictural mené par des éducateurs responsables du quartier et qui nous assurent un suivi social et éducatif de ces élèves hors collège par la suite lorsque la situation se présente…

-         Action 13 : intervention d’ « Aremédia ». Association utilisée en 2005/2006 pour les DSA niveau 4ème. Notion de conduites à risques

 

 

 

5)      SYNTHESE DU PROJET

 

 

Cette mise en œuvre réfléchie, pendant trois années scolaires, d’un dispositif de socialisation et d’apprentissage, a permis à des élèves en voie de déscolarisation, pendant une session de 4 voire 6 semaines, par des actions pédagogiques et éducatives particulières et surtout en adéquation avec l’évaluation de leurs difficultés personnelles, de s’engager dans un processus de modification de l’image qu’ils peuvent avoir d’eux-mêmes, de prendre confiance en eux

et de rétablir le lien avec l’institution scolaire.

 

Il ne s’agit pas de remise à niveau mais bien de remédiation, de remotivation, de mise à jour de compétences ajustées autant que possible aux notions abordées dans la classe d’origine.

Nous travaillons sur les compétences transversales et interdisciplinaires.

             

Le projet a une double ambition :

                        -faire évoluer les comportements des élèves entre eux et avec l’équipe éducative

-rompre avec l’échec en leur permettant au travers de situations nouvelles d’identifier

 et de mettre en œuvre les facteurs de la réussite, en particulier scolaire.

 

Ce dispositif repose sur des structures d’apprentissage complémentaires et plurielles en terme de temps, de lieux, de médiations pédagogiques, humaines et technologiques, et de ressources – intervention de partenaires divers et utilisation d’ « EVAL 2 » - . Il prend en compte la diversité des personnes dans leurs dimensions individuelles et collectives.

 

A la sortie du dispositif, il semble indispensable d’accompagner les élèves. Le retour dans la classe d’origine est, sans aucun doute, la partie la plus délicate du projet.

 

Malgré l’engagement d’une équipe fortement motivée, le projet risque de ne pas avoir l’impact attendu faute de pouvoir s’inscrire dans une durée suffisante, si le financement par le FSE dans l’avenir n’est pas reconduit.

 

 

 

 

Les  difficultés   rencontrées   lors  du  DSA .

 

Les difficultés que nous avons pu rencontrer lors du DSA ont été d’ordres différents : tout d’abord et de toute évidence, il subsiste des cas irréductibles d’élèves ; pendant la première année en particulier,  le choix des élèves était différent, notre DSA étant alors ouvert à des jeunes présentant de graves problèmes de comportement outre leurs difficultés scolaires. Force a été de constater que la disponibilité, l’énergie qui leur ont été consacrées dans une petite structure de ce type où ils tendaient à focaliser notre attention, le furent au détriment des autres élèves, plus en retrait mais tout aussi demandeurs et dignes d’intérêt. Nos critères de choix ont donc évolué par la suite : nous avons préféré nous consacrer à un profil d’élèves en grande difficulté mais motivés et capables de profiter du DSA sans en gêner le déroulement. L’identification puis la  prise en compte des difficultés de chacun, dans son histoire scolaire nous demandent suffisamment d’investissement sans avoir à se laisser « distraire » par d’éventuelles perturbations.

 

Ensuite certaines  difficultés sont professionnelles : par sa structure même, notre DSA étant assuré par 12 HSA, attribuées hors DHG, il doit être pris en charge par les enseignants en plus de leur emploi du temps habituel. La charge supplémentaire de 2 à 4 heures de cours entièrement « originaux », puisqu’il s’agit d’expérimenter à chaque fois de nouvelles stratégies adaptées à chaque groupe voire à chaque  thème, ainsi que les réunions de concertation indispensables à tout travail d’équipe, alourdissent considérablement les semaines.

 

Les motivations de chacun sont d’ailleurs souvent très différentes : les équipes peuvent réunir des enseignants essentiellement motivés par une amélioration de leurs revenus aussi bien que  de fervents pédagogues convaincus de l’urgence d’agir, quand il ne s’agit pas des deux à la fois !

 De plus notre DSA étant une structure « fermée » - les élèves y sont retirés pendant 5 à 6 semaines de leur classe d’origine – certains collègues sceptiques, particulièrement les premières années, acceptaient difficilement de se séparer de leurs élèves pour une période aussi longue.  Au sein même de l’établissement  l’image du DSA a évolué avec le temps, mais a d’abord souffert tant chez les élèves que chez certains  professeurs d’un déficit réel. Pour certains élèves, participer au DSA  c’était être stigmatisé comme très mauvais, pour certains professeurs confrontés à un retour en classe difficile des élèves sélectionnés, le DSA pouvait paraître inefficace. Cette image s’est plutôt inversée au fil du temps  puisque nous avons actuellement une demande croissante des parents comme des jeunes, à laquelle il n’est pas toujours possible de répondre. Les moyens mis à notre disposition ont aussi considérablement évolué, en matériel comme en espace, contribuant par là même à changer notre image aux yeux de tous.

 

 Le travail des associations, si riche d’enseignements pour l’équipe du DSA, a parfois été rejeté par certains collègues acceptant difficilement que des  adultes différents exercent autrement une activité  si proche de la leur. Une association de psychologues, outrepassant parfois ses droits, nous a aussi remis face aux réalités des difficultés de l’institution scolaire à s’ouvrir à l’extérieur, chaque action envisagée devant bien sûr impérativement recevoir l’aval du rectorat.

 

Le travail d’équipe et les prises de rôles sont également sources de problèmes dans un milieu où l’enseignant est encore très généralement seul face à sa classe : il n’est pas simple de fonctionner à plusieurs, de négocier systématiquement, de surmonter les conflits d’autorité qui peuvent se faire jour. La composition de l’équipe a d’ailleurs sensiblement évolué au fil du temps, certains préferant quitter le DSA quand d’autres au contraire nous rejoignaient.

 

Seul le rôle de coordinateur a toujours été assumé par la même personne – Philippe Lormeau -  ces 3 années, tant le poids de l’administratif et l’ampleur de la charge ont vaincu par avance toute  velleité de le remplacer. De fait, Philippe paraît réellement  irremplaçable, le DSA ne pouvant que disparaître s’il cessait son action au sein de celui-ci.

 

La décentration par rapport à la discipline, peut aussi être source d’inquiétude : comment peut/doit-on se situer par rapport à sa propre discipline, au sein du DSA ? Notre travail  étant ciblé sur les niveaux 6ème et 4ème, la problématique y est assez différente : en 6ème on s’attache à reprendre les bases autrement alors qu’en 4ème il est  profitable de tenter un travail plus créatif pour rompre avec la lassitude et  le sentiment d’échec et  ainsi de réamorcer  la (re-)socialisation de l’élève.

Enfin, nous avons connu des problèmes d’ordre institutionnel au sein de l’établissement : la vie scolaire, qui par définition aurait dû être partie prenante au sein du DSA, n’a jamais pu ni voulu collaborer à notre action. Une tentative de travail commun, immédiatement avortée, nous a laissé totalement dépourvus de tout appui de la CPE. Seule la disponibilité de certain bénévole nous a permis de mener à bien une action essentielle avec l’ACPEJ et le tribunal de Bobigny.

 

D’un point de vue financier, le Fond Social Européen nous a permis en partie de financer le projet dans sa globalité, qui reste un projet  onéreux, pris en charge à l’avenir par le GIP.

 

Pour finir, nous avons par contre bénéficié  de l’entière confiance de notre chef d’établissement et d’une liberté d’action très confortable pour mener à bien ce qui nous semblait le plus juste.

 

 

Le dispositif d'évaluation dans le DSA/  MODALITES D’ EVALUATION

 

 

Que signifie « évaluer » ?

 

Evaluer au sein du DSA, c’est :

 

- évaluer l’élève dans son travail, c’est-à-dire diagnostiquer ses besoins, mesurer ses progrès et le 

   réinvestissement de ses acquis afin qu’il puisse repérer ses erreurs,les analyser ,les comprendre et  les corriger.

 -évaluer l’élève en tant que personne, c'est-à-dire apprécier son comportement par rapport au groupe, aux   adultes, à l’ image qu’il se renvoie pour qu’il prenne confiance en lui.

 

Il est fondamental de distinguer l’élève de son travail car celui s’identifie le plus souvent à ce qu’il a  réalisé et ressent les remarques sur ce dernier comme une atteinte personnelle.

 

 

Evaluation par les associations

 

Les associations s’intéressent aux élèves plutôt comme sujet social.En effet, ce dernier est vierge de tout passé et leurs critères d’évaluation portent plus volontiers sur ses comportements individuels et au sein du groupe.

Le bilan détaillé et individuel par rapport aux critères définis en accord avec eux lors d’une réunion de concertation (voir document annexe  sur la citoyenneté et  document AJAM) est fait à la fin de chaque semaine.

 

 

Evaluation par les enseignants

 

Ceux –ci tentent d’apprécier pour chaque élève :

 

1)  Le niveau d’investissement dans les différentes activités proposées.

    L’élève «  subit-il » ces  activités ou au contraire est-il actif et intéressé dans leur déroulement ?

2) Le rendu

    Il peut prendre diverses formes suivant le type d’activités et les disciplines enseignées.

3) L’attitude globale de l’élève

    Prend-il confiance en lui au fil des séances ? A t-il une image plus positive de lui-même ?

    Se montre t-il désireux de réussir ? Est-il respectueux des individus qui l’entourent (camarades et   enseignants).

4) La mesure de leurs  progrès dans les apprentissages

    Tiret-il profit de ce qu’il a réalisé ?

    Se rend-il compte de ce qu’il a su faire, des causes de sa réussite et de la démarche utilisée pour y   arriver ?

 

 

Evaluation au cours des séances

 

Elle a pour support une fiche sur laquelle les enseignants à la fin de chaque semaine établissent un bilan portant sur le travail réalisé par chacun des élèves et sur son comportement en fonction des objectifs qui leur sont fixés.

 

 

Ces bilans hebdomadaires sont ensuite analysés par deux enseignants à la fin de la semaine.

 

- Quels sont les points positifs ?

- Quels sont les points négatifs ?

- Quels sont les objectifs de méthode et de comportement entrain d’être acquis ou non ?

- Quels objectifs faut-il fixer à l’élève pour la semaine suivante ?

 

Ce bilan est noté dans le carnet de correspondance DSA de l’élève, commenté avec lui.

L’élève fait ensuite signer ce carnet par ses parents ou tuteurs.Les enseignants du DSA et les parents ou tuteurs se rencontrent si nécessaire.

 

 

Evaluation sur le bulletin DSA

 

Les bilans de fin de session de DSA (synthèse des bilans hebdomadaires) sont inscrits sur un bulletin où figurent les différentes matières proposées aux élèves.

 

Ces bulletins sont lus lors du conseil de clase et font partie intégrante de l’évaluation trimestrielle.

Une copie est jointe au dossier scolaire de l’élève.

 

L’appréciation portée en bas du bulletin s’attache à mettre en valeur les points positifs du passage de

l élève en DSA .Il n’est reporté aucune note mais des lettres à coté de bilans écrits pertinents.

 

Les élèves sont demandeurs de notes. Mais les enseignants pensent q’ une évaluation quantitative sur

4 à 6 semaines n’est pas pertinente .Les élèves sont toujours en situation d’apprentissage au cours de la session de DSA.Seule une évaluation formative peut les aider à atteindre les objectifs de méthode et de comportement qui leur sont fixés.

 

S’il s’avère que la note est très importante pour eux, faut-il établir une grille d’évaluation en attribuant un nombre de points à chaque critère d’évaluation ?

 

 

Fiche d’évaluation du premier DSA

 

La fiche du premier DSA comporte 7 à 8 critères d’ évaluation portant sur le comportement et le travail de l’ élève.Cette fiche moins synthétique nous semble plus satisfaisante mais nécessite pour chaque séance

d’avoir du temps pour la compléter «  à chaud ».

 

Cette évaluation était plus facilement réalisable lorsque nous fonctionnions en binôme lors des deux premiers DSA.

 

Un enseignant pouvait noter le bilan élève lors des séances tandis que l’autre enseignant continuait de

s’occuper des élèves.

 

 

Evaluation lors du retour en classe

 

Les  connaissances et les savoir-faire acquis ou en train d’être acquis par les élèves  lors du DSA  sont –ils toujours aussi facilement évaluables lors du retour des élèves classe entière ?

 

Le DSA est un dispositif au sein duquel  les élèves reprennent confiance en eux  et  s’ouvrent aux apprentissages.

 

 

 

Comment poursuivre ce travail dans les classes afin de continuer à les aider sans les stigmatiser ?

Il faut un travail de longue haleine et un travail en équipe avec mise en commun des résultats, des progrès même les plus modestes des élèves pour être dans des conditions de réussite, pratiquer entre enseignants le travail en équipe interdisciplinaire afin de donner un cadre de travail régulier et commun aux différentes disciplines.

 

 

Bilan pédagogique en juillet 2007

 

 

Sur le groupe :

 

 

Malgré les handicaps et/ou difficultés évoqués ci-dessous, le groupe s’est approprié une part du contenu des notions de droits et de devoirs et a mis en scène les instances de sanction des manquements à la loi. Sensibilisés aux incivilités, certains ont su présenter avec humour des excuses publiques pour « de réelles incivilités » à l’intervenant puis à leurs camarades. Ils ont approché les disparités de la condition des enfants dans le monde et, pour quelques uns, entrevus la richesse du statut des enfants dans les pays appliquant les dispositions de la Convention Internationale du Droits des Enfants. Globalement ce groupe qui a quelque peu progressé dans les connaissances s’est surtout amélioré dans les comportements individuels et collectifs.

 

Un groupe très hétérogène dont le travail individuel et collectif souffre de grandes inégalités. Très motivés durant la première séances, les élèves dévoilent au fil des semaines une moindre assiduité (quelques retards ou des absences injustifiables) Le manque de concentration est la carence endémique. Quelques manquements à la discipline sollicitent un recadrage.

            La productivité du groupe a été décevante. Les travaux à la maison ont été mal ou pas faits. Le travail écrit en classe a révélé des lacunes lourdes en orthographe et/ou grammaire. Les tentatives de mobilisation des connaissances les plus élémentaires en histoire ou géographie ont conforté le sentiment de carences graves dans la maîtrise des fondamentaux pour la plupart. de ces élèves. Ainsi, l’un d’eux émigré de peu s’exprimait correctement dans notre langue, mais comprenait difficilement l’intervenant ou ses camarades et éprouvait de grandes difficultés à l’écrit.

            A la décharge des élèves, l’intervenant précise qu’ignorant totalement le niveau de la population qui lui était confiée il a sans doute mis la barre très au-delà des capacités effectives d’un public préadolescent. Les recentrages et les adaptations pédagogiques ont été laborieux pour lui-même et le groupe qui a manifestement ressenti ce hiatus. Une pédagogie mobilisant les capacités d’expression « face à leurs pairs » des élèves a tiré vers le haut la productivité globale. Ainsi, le travail collectif sur le règlement intérieur, les sanctions ou les instances disciplinaires ont donné lieu à des séances riches de sens au travers de la « mise en scène » d’élèves acteurs de leur travail.

            Ce groupe a sollicité un accompagnement individualisé pour trois élèves en quête de repères : relationnel difficile avec autrui, recherche d’un avenir professionnel et accès à la maîtrise écrite et orale de la langue française.

            Ainsi que cela semble devoir être la norme, le groupe a montré la même capacité d’autorégulation observée lors d’autres DSA.

 

 

            Sur les améliorations :

 

 

            Le volume horaire affecté (quinze heures) pourrait être redistribué plus utilement en séquences d’une heure voire de deux (coupés par la récréation de 10h 00).

            Le travail à la maison peu positif sera néanmoins reconduit sous forme de quiz, recherche de vocabulaire dans des documents normalisés. Un contrôle intermédiaire a révélé un niveau correct d’adhésion au processus mis en place et de maîtrise des connaissances. Ce contrôle sera reconduit.

            La reformulation des acquis de séances « face aux pairs » à la fin de l’heure pourrait devenir une norme de travail.

 


 

 

 

 

Faire du français en DSA, Patrick Chevaleyre    en DSA 4ème  Première session du 30 janvier  au 10 mars 2006

 

  1. Profils des élèves

  2. Séances

  3. Matériel

  4. Contenu des séquences

  5. Objectifs de la session

  6. Bilan pédagogique et évaluation

  7. Remarques sur le DSA niveau 4ème

  8. Annexe 1 : productions écrites des élèves

  9. Annexe 2 : autres exemples de travaux d’élèves (session d’automne  2006)

 

Profils des élèves (établis par les professeurs principaux)

 

- L.Gamma (4A) 09/09/1991 

Elève en décrochage total depuis quelque temps. Problèmes de compréhension des textes, difficultés à passer de l’oral à l’écrit. A besoin d’être encouragé. Ponctualité à surveiller. Des problèmes relationnels avec certains enseignants. Suivi par l’AJAM. Ex élève de 5C (5ème de consolidation).

- A.Serkan (4B) 29/01/1991 

En manque de structure. Problèmes d’écoute. Difficile à cerner intellectuellement. Ponctualité à surveiller. Très entouré familialement. Ex élève de 5C.

- M.Naminata 06/09/1991

Depuis la 6ème refuse de travailler et caractère fluctuant. Image très négative de son corps.

- F.Najib (4C) 11/05/1990

Non francophone (Afghanistan). Non scolarisé en Afghanistan. A appris à lire et à écrire grâce à son grand-père. Des notions d’anglais, de russe, d’hindi. Bonne participation mais difficile à canaliser. Habite en banlieue, d’où de nombreux retards. Peu de travail à la maison. Comportement à surveiller.

- V.Emir 31/07/1990

Non francophone (ex-Yougoslavie), arrivé en France en 2003. Non scolarisé durant un an en Bosnie. Une année en classe d’accueil. Des difficultés d’élocution. Elève très volontaire. Comportement à surveiller. Le référent familial est la grande sœur.

- G.Paula (4D) 03/10/1992

Problèmes de compréhension et de concentration. Bavarde et paresseuse. Très peu sûre d’elle.

- M.Namisata (4E) 08/06/1991

Demi-sœur de Naminata (même père) Décrochage total. Manque de confiance en elle. Peu de travail. Peu concernée par sa scolarité.

 

Séances

Trois heures par semaine (lundi 16h30/17h30 – mardi 13h30/15h30)

 

Matériel

- Fiches orthographe / grammaire/ vocabulaire / expression écrite

- Presse : "Métro" – "Le Sport"

"Petits carnets d’écriture" – Gallimard Education (conservés par les élèves à la fin du DSA)

1- Embarquement immédiat : se lancer dans l’écriture

 

Contenu des séquences

 

Semaine 1

 

Séquence n°1 : lundi 30 janvier (16h30/17h30)

Prise de contact.

Questionnaire.

Exercice 1 : appliquer une consigne.

Exercice 2 : utiliser le dictionnaire (1)

 

Séquence n°2 : mardi 31 janvier (13h30/16h30)

Exercice 2 (2)

Exercices d’expression écrite : Embarquement immédiat. Les lieux où j’ai dormi.

Sept phrases à rédiger. Poser des questions oralement aux autres pour améliorer ses phrases en ajoutant des compléments circonstanciels et des expansions de phrases. Reformuler correctement des phrases interrogatives (échanges de questions / réponses.)

→ pour lundi 20/02/06 : finir les phrases en utilisant le dictionnaire et en appliquant les consignes (indiquer les mots interrogatifs)

→ exercice 3 : ponctuer des phrases : exercices 3, 4, 6, 7 (recopier le texte pour chaque exercice)

 

Semaine 2

 

Séquence n°3 : lundi 20 février (16h30/17h30)

Corrigé exercices 3, 4, 6, 7.

Distinguer récit et discours. Mise en page d’un dialogue (ponctuation, temps, personnes, phrases incises, phrases interrogatives.)

 

Séquence n°4 : mardi 21 février (13h30/16h30)

Les reprises pronominales. Les substituts du groupe nominal. Comment éviter les répétitions ?

→ pour lundi 27 février (aide AFEV) exercices d’application n° 9, 10, 11, 12.

Exercices d’expression écrite :

  1. mise au propre des phrases Les lieux où j’ai dormi sur l’ordinateur (utilisation du correcteur d’orthographe / identification des fautes d’orthographe)

  2. rédiger cinq phrases Quelques repas mémorables commençant par Je me souviens (avoir mangé…/ que j’ai mangé…)

→ pour le 28 février : terminer les phrases au brouillon / autocorrection en utilisant les substituts du nom et en insérant le plus possible de compléments circonstanciels (poser les questions à partir du verbe). Vérifier la ponctuation. Soigner la présentation et l’écriture dans le Carnet d’écriture.

Semaine 3

 

Séquence n°5 : lundi 27 février (16h30/17h30)

Correction des exercices 9, 10, 11, 12.

Révision : genre et nombre / accord des adjectifs.

→ pour mardi 7 mars (aide AFEV) exercices d’application n°16, 17, 18, 19, 21, 22.

Lecture à haute voix des phrases. Poser des questions à l’oral. Tenir compte des remarques orales pour améliorer son écrit.

 

Séquence n°6 : mardi 28 février (13h30/15h30)

Mise au propre des phrases sur l’ordinateur.

Exercice d’expression écrite : rédiger plusieurs phrases Des repas fantastiques (travail d’imagination). Mise au propre sur l’ordinateur. Utiliser le logiciel Word.

Lecture à haute voix (travail sur l’intonation)

 

Semaine 4

 

Séquence n°7 : mardi 7 mars (9h00/10/00)

Corrigé des exercices et vérification des points de grammaire abordés durant le DSA.

Interrogation totale et interrogation partielle, les mots interrogatifs, formuler une question à l’écrit et à l’oral. Les niveaux de langue.

Accord des adjectifs.

Ecrire des chiffres et des nombres, écrire une date, écrire sa date de naissance.

 

Séquence n°8 : mardi 7 mars (13h30/16h30)

Travail sur la presse (Métro, 20 minutes)

Repérage des rubriques, de la mise en page, lecture et choix d’un article.

Expression écrite :

  1. choisir deux articles et deux illustrations.

  2. répondre à un questionnaire (titre, chapeau, page, rubrique, une, brève, auteur, type d’illustration).

  3. résumer les deux articles et justifier leur intérêt (une phrase).

  4. participer à un débat, expliquer et justifier son choix, argumenter, s’écouter, soigner son expression orale.

Lecture à haute voix des phrases mises au propre sur l’ordinateur.

 

 

Bilan du DSA 4ème

Première session 2006

 

Objectifs

 

- Améliorer l’expression écrite en insistant d’une part sur les capacités, l’imagination et les ressources individuelle (utiliser son propre vécu, préciser ses intentions, se relire, se corriger) et d’autre part sur l’écoute réciproque à l’intérieur du groupe (écouter attentivement les textes des autres élèves, formuler des remarques critiques justifiées et constructives, répondre en argumentant et tenir compte des remarques pour améliorer son écrit).

- S’exprimer oralement en respectant les normes syntaxiques, repérer et varier les niveaux de langue et s’efforcer de lire d’une manière audible et expressive.

- Reprendre des notions grammaticales de base en les intégrant au travail d’expression, tant écrite qu’orale, afin de l’enrichir et de le rendre plus personnel. (comprendre des consignes, ponctuer une phrase, rédiger des phrases interrogatives, rédiger et ponctuer un dialogue, appréhender les notions de récit et de discours, repérer les compléments d’objet et les compléments circonstanciels et les placer correctement dans la phrase, employer des substituts du nom, des connecteurs spatiaux et des connecteurs temporels, accorder les groupes nominaux, écrire des chiffres).

- S’initier à l’informatique et à la mise en page d’un texte en recopiant les phrases produites à l’aide du logiciel Word et utiliser le correcteur d’orthographe et le dictionnaire. Comparer les phrases de départ et les phrases rédigées au propre et noter les améliorations.

- Prendre connaissance d’un journal, se repérer dans les rubriques, choisir un article (une illustration), le lire, le résumer, expliquer son choix oralement et entamer une discussion en avançant des arguments construits.

- Apporter du soin à la présentation écrite (mise au propre des exercices dans Les petits carnets d’écriture).

 

Bilan de la session / Évaluation

           

            Le groupe, plutôt agréable et studieux, à l’exception parfois d’Émir et de Najib, s’est dans l’ensemble bien investi dans le travail demandé et s’est même montré, après un départ laborieux dû aux blocages, au manque de confiance ou à la lenteur de certains (Naminata, Paula, Émir), particulièrement intéressé par les activités d’expression (atelier d’écriture, utilisation de Word, travail sur la presse). Le travail donné a été fait correctement, avec l’aide des étudiants de l’AFEV.

            Deux élèves ont manifesté une implication, une motivation et un sérieux grandissant et notable tout au long du DSA (Naminata, Namisata).

            Ne disposant que d’un ordinateur pour tout le groupe, cet aspect n’a pu être que superficiellement exploité.

 

L.Gamma : beaucoup de sérieux et d’application

A.Serkan : bonne participation orale malgré des difficultés de compréhension

M.Naminata : très concernée et très impliquée, constante dans ses efforts

F.Najib : grande implication à l’oral, malheureusement souvent confuse, des difficultés de compréhension et de concentration

V.Emir : peu d’implication et peu concerné

G.Paula : peu d’efforts, a besoin d’être sans cesse motivée

M.Namisata : excellente participation, très sérieuse et très volontaire

 

Analyse  sur le français en DSA (niveau 4ème)

           

Plus généralement, et après trois sessions du DSA au niveau 4ème, on peut s’interroger sur cet enseignement spécifique du français. La durée limitée de quatre semaines – soit douze heures de cours – ne permet évidemment pas de combler toutes les lacunes et les objectifs doivent être limités et ciblés pour être efficaces. L’expérience montre qu’on ne peut en aucun cas se contenter de reprendre des points du programme abordés en classe. Il est d’ailleurs intéressant, au début de la session, de demander aux élèves ce qu’ils attendent du DSA en français, puis lors de la dernière séance ce qu’ils pensent en avoir retiré. 

            Ce qu’ils en attendent avant tout ce sont des progrès rapides et plus précisément une remise à niveau rapide en orthographe, en grammaire et en conjugaison. À aucun moment leurs difficultés criantes d’expression, tant à l’oral et qu’à l’écrit, ne sont évoquées. Ils en perçoivent mal en effet l’utilité, tant ils sont persuadés qu’ils maîtrisent globalement et naturellement leur expression puisqu’ils communiquent facilement entre eux. Ils ont ainsi beaucoup de mal à comprendre les bénéfices concrets ni l’intérêt pratique d’une expression écrite, mais également orale, mieux dominées. Ils ont tendance à segmenter leur appréhension de la langue en plusieurs "sous-matières" – reprenant en cela les découpages traditionnels en différentes sections des manuels scolaires – et leurs difficultés en français se circonscrit dès lors à de simples difficultés en grammaire, en orthographe et en conjugaison, difficultés qu’il leur suffirait de surmonter magiquement puis d’additionner mécaniquement pour s’exprimer correctement en français. En fait, si l’étude des outils de la langue permet une évaluation objective et rassurante à travers des exercices bien définis et des réponses claires – vraies ou fausses – un travail sur l’expression remet davantage en cause leur identité et leur imaginaire, dont l’expression spontanée est souvent pauvre, stéréotypée, répétitive et limitée par leur manque de potentialités linguistiques, de confiance en eux, leur grande difficulté à entendre et à lire ce qu’ils écrivent, leur méconnaissance du vocabulaire et la pressions normatives, sociales et culturelles, du groupe.  

            D’où leurs réticences et parfois leurs blocages devant des exercices d’écriture et d’expression dont ils ont au début du moins beaucoup de mal à percevoir l’utilité – les notions de vrai et de faux n’y étant plus pertinentes et étant remplacées par les critères d’évaluation plus subjectifs et plus flous de précision, de concision, de cohérence interne et d’originalité – puisque après tout "ils savent parler et écrire en français". Toute remarque critique sur ce qu’ils ont écrit, en particulier lorsqu’elle provient d’un de leurs camarades, est donc souvent perçue comme une remise en cause personnelle, voire une agression et donc à force "inhibante". Pour eux, seul le contenu compte – même si ce contenu leur échappe rapidement – la forme, pour employer une différenciation discutable et réductrice mais qui a le mérite d’être accessible, reste extérieure et accessoire et ils complètent souvent oralement les déficiences de leurs phrases, comme si ce qu’ils voulaient dire allait de soi et se comprenait sans difficultés. Très souvent, par exemple, ils commencent par lire à l’ensemble du groupe ce qu’ils ont écrit puis passent progressivement de l’écrit à l’oral, improvisant maladroitement à haute voix et finissant leur intervention dans un silence balbutiant, lourd de frustration et d’échec. Le recours quasi systématique à l’oral les rassure spontanément, dans la mesure où ils croient souvent à tort se faire plus facilement comprendre et cette compréhension incomplète et dévalorisante, liée à une communication verbale minimum,  leur semble suffisante et ne pas devoir être remise en cause par un travail plus approfondi sur la langue.

            Il est également facile de constater la grande difficulté qu’ils ont à se relire et à se corriger, ne serait-ce qu’en utilisant un dictionnaire, tant ils manquent du recul nécessaire et des capacités à objectiver ce qu’ils écrivent. À cet égard la mise au propre informatique des phrases qu’ils produisent, si elle est souvent fastidieuse et lente par manque de pratique des logiciels de traitement de texte et par maladresse dans l’emploi du clavier d’ordinateur, s’avère rapidement bénéfique et source d’une satisfaction progressive et motivante.

            Une des pistes possibles est dès lors de se limiter à l’étude simple et concrète de quelques points de grammaire et de syntaxe et de mettre en pratique ces acquis en leur demandant d’abord de produire des phrases construites – liées dans un premier temps à leur vécu le plus quotidien puis dans un second temps à une thématique plus libre et plus ludique – puis de les enrichir progressivement par un travail de relecture et d’autocorrection systématiques (cf. Annexe 1). La communication immédiate de ces phrases aux autres élèves permet en outre de croiser systématiquement l’oral et l’écrit, par un échange de questions et de réponses – portant par exemple à l’écrit sur les niveaux de langue, les compléments circonstanciels, les indicateurs spatio-temporels et les substituts du groupe nominal et à l’oral sur les différentes formulations d’une phrase interrogative – et d’améliorer tant que faire ce peut celui-ci par celui-là. Un travail similaire, mais plus orienté sur l’actualité et sur leurs préoccupations extrascolaires, incluant en outre un rapide décryptage des images, peut également s’avérer fructueux à travers l’étude de la presse quotidienne (gratuite en l’occurrence pour des raisons pratiques et budgétaires compréhensibles). Ces exercices visent avant tout à leur redonner un début de confiance dans leurs capacités expressives – sans pour autant se leurrer sur les illusions véhiculées par ce terme – et à leur monter que le recours à l’écrit nécessite un travail spécifique et minutieux qui ne se réduit pas à la simple communication immédiate d’une information. Ils leur permettent enfin de visualiser facilement l’écart entre les phrases spontanément produites et le résultat obtenu après ces différentes étapes et donc de leur faire apprécier concrètement leur amélioration et les progrès effectués. Malgré sa durée limitée à quatre semaines, ce type de travail est le plus souvent source d’une satisfaction fructueuse – les réactions des élèves en fin de DSA et le bilan qu’ils en tirent semblent en tout cas en témoigner – et mériterait d’être prolongé sous différentes formes qui restent à définir.

 

 

 

 

Annexe 1

 

Productions écrites des élèves

 

1/ Les lieux où j’ai dormi…

 

L’année dernière, fin juin, j’ai dormi à Villard de Lans dans un chalet où il y avait ma bande de copains parce qu’on voulait s’amuser un peu là-bas. (Gamma)

 

En juillet, j’ai dormi quinze jours à trente kilomètres de Grenoble, dans un hôtel appelé La Soleillette, avec ma sœur et des amis du collège car on était en vacances. (Namisata)

 

Il y a un an, j’ai dormi chez ma tante à Paris car il était tard et je ne pouvais pas rentrer chez moi parce qu’il n’y avait plus de bus. (Najib)

 

L’été dernier, pendant les vacances, je suis allé chez ma tante en Angleterre ; il faisait nuit et je me suis endormi dans le train parce que le trajet était trop long et que j’étais fatigué. (Serkan)

 

Il y a deux ans, un après midi, j’ai dormi en Espagne sur un bateau avec mon chien Tob parce que j’avais mal à la tête. (Émir)

 

La semaine dernière, j’ai dormi pendant le cours de français, de huit heures à neuf heures, avec Aminata, car la veille on s’était couché tard et, pendant l’heure du cours, on était très fatigué. (Paula)

 

Hier après-midi, j’ai dormi sur mon plateau au Mac Donald de République avec mon amie Marie. (Naminata)

 

mardi 21 février 2006

 

 

2/ Quelques repas mémorables

 

Je me souviens qu’ il y trois ans, un soir d’été, à Nantes, j’ai mangé du couscous avec des merguez .Je m’en souviens encore car il était  succulent. (Namisata)

 

Il y a un an je me souviens avoir mangé un grand gâteau au chocolat à la maison pour le dix-huitième anniversaire de ma sœur Jenny. J’ai encore le goût du chocolat dans la bouche !   (Émir)

 

Je me souviens que cet été, je suis allé manger au restaurant Le Nouveau Siècle une bonne pizza  jambon fromage avec quatre de mes copines. Je m’en souviens encore car c’était ma dernière soirée de vacances. (Paula)

 

Je me souviens avoir mangé de l’aloco, un plat traditionnel ivoirien composé de bananes trempées dans de l’huile, avec du poisson grillé. C’était  il y a trois mois avec mes tantes, mes cousines et toute ma famille lors du mariage de ma tante Désirée à l’Eglise de Pantin. (Gamma)

 

Je me souviens avoir mangé un poulet rôti chez ma grand mère en Afghanistan il y a dix ans car une semaine après je suis tombé dans les escaliers. (Najib)

 

Je me souviens avoir mangé du porc à la cantine il y a trois mois alors que je n’en ai pas le droit  parce que je suis musulmane. (Naminata)

 

Il y a un an je me souviens avoir mangé du couscous, du miche ville, des merguez, du poulet, des côtes d’agneau et des brochettes avec mes parents : je m’en rappelle parce que j’avais trop mangé et j’ai cru que j’allais exploser. (Serkan)

 

mardi 28 février 2006   

3/ Des repas fantastiques

 

Je me souviens avoir mangé un cafard avec Namisata dans une forêt où nous faisions du camping. Ça avait un très léger goût de poulet mais quelques minutes plus tard nous sommes tombées malades. (Paula)

 

Je me souviens avoir mangé avec Serkan un sanglier turc, que nous avions tué dans une forêt près d’Ankara. (Gamma)

 

Je me souviens avoir mangé une cuisse de dinosaure en Chine car elle venait juste d’être décongelée. (Aminata)

 

Je me souviens avoir mangé chez mon beau-frère Ahmed une choucroute au fromage avec des cuisses de grenouille qui dataient d’une semaine. Je m’en souviens car j’ai été malade pendant quinze jours. (Namisata)

 

Je me souviens avoir mangé des rats vivants et des singes poilus avec mon ami Émir dans la jungle en Afrique car nous mourrions de faim et nous n’avions plus rien à manger. (Najib)

 

Je me souviens qu’avec Gamma nous sommes allés dans la forêt amazonienne où nous avons mangé de la poitrine de zèbre. Ce n’était pas vraiment très bon ! (Serkan)

 

Je me souviens avoir mangé des chauves-souris séchées. (Émir)

 

 

mardi 28 février / lundi 6 mars 2006

 

 

Annexe 2

 Ce document regroupe d’autres exemples de phrases écrites par des élèves du DSA 4ème qui, après les avoir rédigées - individuellement et en groupe de discussion - les ont intégralement saisies sur ordinateur, mises en page et améliorées à l'aide des correcteurs d'orthographe.

 

– 1 –

"Je me souviens des lieux où j’ai dormi…"

 

 

Consignes : Rédigez dix phrases décrivant des lieux originaux où vous vous souvenez avoir  dormi. Employez des compléments circonstanciels de lieu et de temps pour être le plus précis possible. Soyez attentifs à la ponctuation et à l’emploi des temps des verbes. Commencez vos phrases par : « Je me souviens avoir dormi… » ou « Je me souviens que j’ai dormi… » Utilisez le dictionnaire et le Bescherelle pour vous corriger.

 

Sophia (4B)

1 – Je me souviens avoir dormi chez Malika. C’est très bien décoré chez elle et on s’est bien amusées.

2 – Je me souviens avoir dormi dans la voiture de mon beau-père en allant sur la Côte d’Azur.

3 – Je me souviens d’avoir dormi dans la voiture de mon grand-père en allant au Maroc ; il faisait trop chaud !

4 – Je me souviens avoir dormi chez une copine : nous avons trop déliré ensemble et c’était super !

 

Mohamed (4B)

1 – J’ai dormi chez un copain sur un matelas par terre à Bagnolet.

2 – J’ai dormi dans un car lors d’un voyage à Villard de Lans avec Adil.

3 – Je me souviens avoir dormi dans l’avion lors de mon voyage au Sénégal.

4 – Je me souviens avoir dormi dans une salle des fêtes.

5 – Je me souviens avoir dormi sur un banc dans le parc Sarah Bernhard.

6 – Je me souviens avoir dormi sur ma table dans la salle 14 du collège Louise Michel.

7 – J’ai dormi au bord du Canal Saint Martin.

8 – J’ai dormi sur un toboggan.

9 – J’ai dormi sur le fauteuil d’une inconnue.

10 – J’ai dormi à la belle étoile.

 

 

Yamina (4C)

1 – J’ai dormi chez ma grand-mère pendant les vacances d’été car sa chambre était climatisée.

2 – Je me souviens que je me suis endormie dans l’avion parce que c’était la nuit quand je suis partie en vacances avec mes parents.

3 – Je me souviens avoir dormi avec ma cousine dans le même lit et on avait peur parce qu’on entendait des bruits.

4 – Je me souviens que j’ai dormi debout parce que j’étais fatiguée car je m’étais levée tôt.

5 – Je me souviens avoir dormi à côté de la fenêtre ouverte parce qu’il faisait 36 °.

6 – J’ai dormi à la belle étoile dans un sac de couchage.

7 – Je me souviens avoir dormi sur le canapé parce qu’il n’y avait plus de place pour dormir dans l’appartement.

8 – Je me souviens que je me suis endormie dans le métro sur la ligne 5 car je n’étais pas bien réveillée.

9 – Je me souviens d’avoir dormi sous une tente pendant qu’on faisait du camping.

10 – Je me souviens que je me suis endormie chez mon oncle en Angleterre.

 

Allan (4C)

1 – J’ai dormi dehors dans mon lit en toile en juillet en colonie dans les Landes.

2 – J’ai dormi dans la voiture de mon père parce que les hôtels étaient pleins en hiver aux Ménuires.

3 – J’ai dormi chez un copain à Chelles sur le canapé au mois d’août.

4 – J’ai dormi chez mon père sur un canapé un samedi soir.

5 – J’ai dormi chez moi dans le lit de ma mère car un copain était venu dormir.

 

Ibrahim (4D)

1 – J’ai dormi dans l’avion lorsque je suis parti en Turquie.

2 – Je me souviens que j’ai dormi dans la voiture quand j’étais en vacances en Turquie.

3 – J’ai dormi dans un hôtel en Grèce sur un drap bleu. J’ai regardé la télévision.

4 – Je me souviens que j’ai dormi sur un bateau en Italie.

5 – J’ai dormi dans le désert avec un chameau gris.

6 – J’ai dormi avec mon chien sur de la paille.

7 – J’ai dormi chez ma tante avec mon cousin.

8 – J’ai dormi avec mon oncle en Turquie.

 

Mariam (4D)

1 – Je me souviens d’avoir dormi chez ma copine Malika et sa mère m’a fait dormir dans la baignoire.

2 – Je me souviens avoir dormi chez ma tante en Italie. Je me suis endormie à trois heures du matin.

3 – J’ai dormi avec ma sœur dans un hôtel.

4 – Je me souviens avoir dormi chez mon père en Allemagne pendant les vacances de Noël.

5 – J’ai dormi chez Sophia quand ma mère était partie en Angleterre

6 – Un matin, à 9h30, je me suis endormie dans le bus 36.

7 – Je me souviens avoir dormi chez ma copine Nadia pendant quatre jours quand j’étais malade.

8 – J’ai dormi par terre quand j’étais allée chez Mourad à 4 heures du matin pour la fête de l’Aïd.

9 – Je me souviens avoir dormi en cours de musique un jeudi à 15 heures.

10 – Je me souviens avoir dormi dans les bras de mon oncle pendant les vacances de Pâques.

 

Malika (4D)

1 – Je me souviens avoir dormi lundi soir chez Sophia. C’est très bien décoré chez elle. Nous avons regardé un film d’horreur, "l’Exorciste", jusqu’à trois heures du matin.

2 – J’ai dormi dans la voiture de mon père l’été dernier avec toute la famille car le trajet était long. J’étais très fatiguée. On était en route pour le Maroc. C’était une voiture noire.

3 – Je me souviens avoir dormi dans un hôtel cinq étoiles pendant Noël avec mes amis d’école qui sont bien sympathiques avec moi. On a bien rigolés !

4 – J’ai dormi chez Mariam la semaine dernière pour faire mes devoirs avec elle. Je me suis endormie à deux heures du matin sur le lit de son père et de sa mère. On a fait dormir Mariam dans les escaliers avec le lapin.

5 – Je me souviens avoir dormi en hiver dans un avion qui allait tout droit à Strasbourg. Une fois arrivée, je me suis endormie dans la douche car j’avais un gros mal de tête.

6 – J’ai dormi chez moi lundi dernier en regardant la télé avec mon lapin Bugsi. On s’est endormis sur le canapé.

7 – Je me souviens avoir fait une nuit blanche "ratée" chez Sofia un samedi. On a dormi dans la salle de bains à côté de la cuisine. On était vraiment fatiguées.

8 – J’ai dormi chez ma tante le jour de mon anniversaire et je me suis bien amusée chez elle. J’ai dormi dans un grand lit rose, très confortable.

9 – Je me souviens avoir dormi dans le Grand Palace de ma copine Sabrina un jeudi pendant l’été. C’était grand et beau. Je me suis bien amusée. J’ai dormi dans une grande chambre très belle, c’était vraiment très confortable.

10 – J’ai dormi un vendredi 13 dans un grand hôtel fantastique avec des copains et des copines. À dix heures du matin, j’étais crevée mais mon lit était très confortable.

 

 

***

– 2 –

"Des repas mémorables…"

 

Consignes : Rédigez dix phrases décrivant des repas originaux, réels ou imaginaires et les souvenirs, bons ou mauvais, que vous en avez gardés. Employez des adjectifs qualificatifs (attention aux accords) et des compléments circonstanciels de lieu et de temps pour être le plus précis possible. Evitez les répétitions en employant des synonymes et des pronoms personnels. Soyez attentifs à la ponctuation. Utilisez le dictionnaire et le Bescherelle pour vous corriger.

 

Sophia (4B)

1 – Je me souviens avoir mangé avec mon copain au restaurant. Les plats étaient délicieux. On a mangé des fruits de mer. C’était une soirée inoubliable.

2 – Je me souviens avoir passé une soirée chez une copine. Nous avons mangé des bonbons en regardant la télévision. On s’est bien régalées !

3 – Je me souviens qu’un après-midi, chez moi, avec Malika, nous avons fait une bataille de Nutella. C’était trop marrant ! Il y en avait partout dans la maison.

4 – Je me souviens avoir mangé des sauterelles farcies aux choux de Bruxelles avec une tête de mouton crue : c’était exquis.

5 – Je me souviens qu’un un soir, chez moi, j’ai mangé du saumon. Il y avait un truc noir bizarre qui bougeait : c’était horrible ! Depuis je ne peux plus manger de saumon.

6 – Je me souviens avoir mangé des cafards et des souris qui avaient un goût de fromage C’était vraiment immonde.

 

Mohamed (4B)

1 – Je me souviens avoir mangé une brochette de poulet sur un banc en face du Canal Saint Martin cet été avec Gilmar.

2 – Je me souviens avoir mangé dans un restaurant brésilien pendant une soirée dansante avec Gilmar et ses parents. Ensuite, nous avons dansé la samba.

3 – Je me souviens avoir mangé dans un restaurant turc mais ce n’était pas bon et il y avait un morceau de bois très dur dans le sandwich. C’était peut-être un os.

4 – Je me souviens avoir mangé au Mac Donald’s pour le goûter d’anniversaire de ma petite sœur Kadi avec ses copines. Elle avait huit ans.

5 – Je me souviens avoir mangé les délicieuses pâtes au fromage que ma mère me cuisine avant de venir en cours au  collège Louise Michel l’après midi.

6 – Je me souviens avoir mangé du foie de canard dans une ferme quand je suis allé avec ma classe de CM1 en Corrèze avec mon professeur Pascal Quilio.

7 – Je me souviens avoir mangé pour la première fois un nem au poulet avec mon copain Bakari dans un restaurant chinois, rue Lucien Sampaix.

8 – Je me souviens avoir mangé des moules et des huîtres qu’on avait péchées quand la  marée était basse, mes camarades et moi, pendant la classe de mer, mais je n’ai pas aimé ça.

9 – Je me souviens avoir mangé des saucisses de porc avec du thon à la catalane mais j’ai cru que c’était des saucisses de volaille et j’ai vomi parce que ça m’a fait mal au ventre.

10 – Je me souviens avoir mangé de la bûche glacée l’année dernière à notre grand repas de Noël, avec toute ma famille.

 

Yamina (4C)

1 – Je me souviens avoir mangé de la viande crue pendant les vacances d’été car mon cousin m’avait dit que c’était très bon et il avait bien raison.

2 – J’ai mangé un couscous avec des légumes pour fêter la naissance de mon frère avec toute ma famille : c’était très bon.

3 – L’année dernière au restaurant, j’ai mangé une cuisse de lapin avec des frites puis, au dessert, j’ai pris une salade de fruits. C’était très bon.

4 – Je me souviens avoir mangé une araignée grillée avec des pattes toutes velues quand je suis allée en Chine. C’était dégoûtant !

5 – Je me souviens avoir mangé de la cervelle de singe avec des frites trop cuites. C’était assez bon.

6 – Je me souviens avoir mangé des fourmis grillées dans un sac en plastique avec des copines en 5ème  au collège : c’était délicieux !

 

Allan (4C)

1 – J’ai mangé des moules frites chez Léon à la Bastille.

2 – J’ai mangé un steak frites au restaurant Buffalo Grill un dimanche soir avec ma mère. C’était très bon.

3 – Un soir, j’ai mangé un menu Best of chez Mac Donald’s à Paris.

4 – J’ai mangé des nems chez un traiteur chinois dans la rue des Vinaigriers un soir avec ma mère.

5 – J’ai mangé un steak haché et des frites dans un café à Chelles.

6 – Je me souviens avoir gobé les yeux d’un requin cet été à Lacanau. C’était très bon.

7 – Je me souviens avoir mangé un homme entier dans la montagne en hiver car j’avais très faim. C’était pas mauvais.

 

 

Ibrahim (4D)

1 – Je me souviens avoir mangé chez mon oncle en Turquie de la dinde avec des frites. C’était succulent !

2 – Quand j’ai mangé du chou fleur pour la première fois, j’ai vomi dans mon plat.

3 – Je me souviens avoir mangé du mouton pendant la fête de l’Aïd : c’était délicieux !

4 – Je me souviens avoir mangé, pendant d’une sortie au Château de Versailles avec Monsieur Wanjberg, du poulet rôti avec des frites.

5 – J’ai mangé du chou de Bruxelles à Bruxelles. J’ai tout vomi dans mon plat.

6 – Un jour, au restaurant, j’ai mangé un steak saignant avec des patates et une glace au dessert.

7 – J’ai mangé du blé avec des brochettes de veau à Amsterdam avec ma tante dans un restaurant oriental.

8 – Je me souviens avoir mangé du serpent cru et de la langue de grenouille avec du ketchup pourri en Grèce : c’était dégoûtant !

 

Mariam (4D)

1 – Je me souviens avoir mangé un couscous poulet l’année dernière chez Sophia : c’était très bon !

2 – Je me souviens avoir mangé des pâtes qui étaient très bonnes chez ma tante en Allemagne.

3 – Je me souviens avoir mangé un gâteau au chocolat chez mon oncle et ma tante pour l’anniversaire de ma tante.

4 – Je me souviens avoir mangé du rat chez Malika car sa mère ne sait pas cuisiner.

 

Malika (4D)

1 – Un soir, en hiver, j’ai mangé un grand couscous aux merguez cuisiné par ma mère. Il était tard mais je ne voulais pas rater ce merveilleux couscous. C’était tellement bon que j’en raffole encore.

2 – Je me souviens avoir mangé plein de bonbons un vendredi après-midi au bord du canal Saint Martin avec ma copine Sophia. On s’est régalées !

3 – J’ai été invitée par la reine d’Angleterre dans son château à Londres un soir. Nous avons mangé plein de gâteaux au caramel, au chocolat et à la fraise. Je me suis bien régalée avec elle et nous sommes devenues amies.

4 – Un soir j’ai mangé chez ma copine Mariam, à Berlin en Allemagne. Il y avait plein de friandises, de bonbons et de sucettes sur la table mais, ensuite, on a eu une indigestion.

5 – Je me souviens avoir mangé chez ma copine Mariam des pâtes à l’ail et de la viande toute rouge qui n’était pas assez cuite, un vendredi après-midi, dans sa cuisine.

6 – Je me souviens avoir mangé un plat très bon avec du chocolat dessus un lundi soir chez ma sœur. Puis on a mangé une part de gâteau, mais après j’ai vomi car il y avait des cafards morts, de la cervelle de singe et du sang mélangés au chocolat ! J’ai cru que ce serait le dernier jour de ma vie !

7 – Je me souviens avoir mangé un grand gâteau chez mon oncle qui était délicieux et moelleux. C’était en plein été dans la maison de ma grand-mère au Maroc et je n’oublierai jamais ce jour-là !

 

 

"Mes objets préférés…"

 

Consignes : Rédigez un court texte où vous ferez la liste de vos objets intimes et préférés et où vous expliquerez la raison de votre attachement à ces objets "fétiches". Soyez attentifs à la ponctuation et à l’accord des participes passés. Utilisez le dictionnaire et le Bescherelle pour vous corriger.

 

Sophia (4B)

Les objets dont je ne voudrais jamais me séparer sont :

- une bague en or de ma mère, qu’elle m’avait offerte le jour de mon anniversaire.

- mon portable car il y a trop de choses personnelles auxquelles je tiens beaucoup.

- la photo de mon petit copain : il est assis sur son lit, il porte une casquette de travers, des lunettes de soleil un peu baissées vers le nez ; il a une cicatrice sur le sourcil gauche et les deux oreilles percées.

- la peluche que ma tante m’a offerte : elle est très belle et très douce.

- mon journal intime que je tiens depuis l’âge de cinq ans et mon cahier de poèmes.

 

Mohamed (4B)

 Les objets dont je ne voudrais jamais me séparer sont :

- la photo de mon grand-père.

- mon poster de Ronaldinho.

- la clef de chez moi.

- le dictionnaire que mon professeur de 6ème m’a offert.

 

Yamina  (4C)

Les objets dont je ne voudrais jamais me séparer sont :

- la photo de mon copain parce que je l’aime bien.

- ma pièce de un centime d’euro car elle me porte bonheur.

- le bracelet que mon cousin m’a offert pour mon anniversaire.

- mon coffret Diddle parce qu’il est trop beau.

- la bague en argent que m’a offerte ma grand-mère.

- la cuillère en argent que j’ai depuis l’âge de huit ans.

- mes dessins de l’école maternelle.

 

Allan (4C)

Les objets dont je ne voudrais jamais me séparer sont :

- mon ordinateur.

- ma trottinette à moteur.

- ma collection de soldats de plomb.

 

Ibrahim (4D)

Les objets dont je ne voudrais jamais me séparer sont :

- la première médaille que j’ai gagnée lors de mon premier tournoi de football.

- la montre que mon grand-père m’a offerte.

- une chaîne en or que ma grand-mère décédée m’a donnée.

 

Mariam (4D)

Les objets dont je ne voudrais jamais me séparer sont :

- mes habits et en particulier mon pantalon.

- les photos de mon anniversaire.

- mon portable.

- mes boucles d’oreilles.

- le collier en or que ma tante m’a offert.

- mon journal intime que j’ai acheté au Salon du Livre avec ma classe et dans lequel j’écris tous les soirs.

- ma classe de 4ème D.

 

Malika (4D)

Les objets dont je ne voudrais jamais me séparer sont :

- le chapeau que ma grand-mère m’a offert à un mariage à Agadir au Maroc. Je le garderai toute ma vie.

- une pièce très rare et très ancienne que j’ai trouvée au bord de la mer sous un coquillage. Depuis, cette pièce m’a porté bonheur et je l’ai toujours gardée dans ma poche.

- un porte-clefs vraiment très beau que ma mère m’a donné à cinq ans. C’était la seule chose que j’avais de magnifique. Ca fait neuf ans, et je l’ai encore en ce moment précisément. Personne ne pourra me le prendre.

- un très beau petit chat en plastique que j’ai trouvé sur le terrain de foot du parc Villemin. Depuis ma vie a bien changé et je l’ai toujours sur moi.

- une très belle veste que mon grand père m’a donnée avant de mourir et que je mets presque tout le temps.

- une photo de mon grand-père et de moi que j’ai trouvée hier soir en regardant la télé. Elle est un petit peu abîmée mais ça m’a quand même fait plaisir. Cette photo restera toujours près de moi.

 

 

Module « citoyenneté »

en partenariat avec l’APCEJ

Association pour la Promotion de la Citoyenneté des Enfants et des Jeunes

 

  L’APCEJ est une association totalement engagée dans la prévention de la délinquance et la protection des jeunes au travers de nombreuses actions locales, régionales et nationales. Une direction collégiale aux multiples compétences socioprofessionnelles, un leader emblématique Jean Pierre Rosenczveig, magistrat au TGI de Bobigny.

 

Contenus du module citoyenneté :

 

Le module « citoyenneté » mobilise deux modes d’intervention au service des mêmes objectifs, réintégrer des élèves en déshérence scolaire dans le dispositif institutionnel en leur faisant découvrir des ressources et des compétences personnelles ignorées, en les initiant à d’autres moyens d’apprendre, en les confortant dans la connaissance de leurs droits tout en insistant de manière constante sur les devoirs qui s’attachent à leur condition.(Voir annexe : projet pédagogique 4ème).

 

A destination des élèves de 4ème l’intervenant membre de l’association utilise le support des « procès reconstitués » mis en place et gérés par l’APCEJ pour initier les élèves aux différentes manifestations de la citoyenneté, de la civilité, des incivilités, des droits et devoirs des mineurs(Voir annexe : document APCEJ).

 

Pour les DSA 6ème, l’intervenant adossé à la Convention Internationale des Droits des Enfants (CIDE) met les élèves en situation de prendre conscience, réfléchir, discuter et s’approprier les contenus de leur condition de mineurs ainsi qu’aux droits et devoirs qui s’attachent à cet état.

 

Pour le monde scolaire, le règlement intérieur est lu, discuté et commenté. Un conseil de discipline est organisé et les élèves sont invités à jouer un rôle dans ce dispositif.

 

Pour l’extérieur de l’établissement, l’évocation des différents codes, route, impôts, voies fluviales (canal Saint Martin), la législation sur le séjour des étrangers sont  mises à profit pour de courtes séquences de recherche d’exemples concrets et des discussions cursives. Plus généralement, les séances sont l’occasion d’arrêts, de retour en arrière et/ou de prospective sur l’histoire de la condition des mineurs, sur l’ici et maintenant, sur la diversité des statuts hors des frontières.

 

La fin de la séance voit l’ensemble des élèves venir évoquer à leur tour face à leurs camarades ce qu’ils ont retenu des séquences. Un suivi hebdomadaire individualisé est mis en place pour évaluer l’impact de l’exercice (voir annexe : deux documents) et une évaluation finale témoigne des évolutions.( Voir annexe : bilan DSA 6ème) Elle prévoit les ajustements utiles et formule des propositions d’amélioration.

 

 

Les statuts individuels et la communication :

 

A notre époque, l’enseignement par l’école ne peut remplacer et/ou se substituer à l’apprentissage des règles sociales ou politiques par le cadre de vie et l’exemple familial et social.

 

Force est de constater que seule l’imprégnation, longue et silencieuse, et l’osmose, par essence interactive, avec l’environnement sont réellement efficaces et il est une évidence : le système éducatif ne s’adresse pas à des individus vierges ou moulés dans une cire qu’il suffirait de marquer au sceau de l’obéissance au maître, la soumission aux impératifs du groupe, l’acceptation des possibles et des souhaitables ainsi que des interdits.

           

Les liens entre l’élève, le groupe et l’intervenant ne naissent donc pas ex abrupto de la première rencontre mais sont déjà tissés de longue date par les modes de socialisation, les milieux dans lesquels ils ont respectivement et antérieurement baigné.

           

Ce n’est pas donc pas par le contenu du discours, car, la phraséologie ne légitime pas le locuteur, que l’intervenant s’impose mais parce qu’il n’aliène rien à la position dissymétrique et supérieure qu’il adopte spontanément devant son auditoire.

           

Au demeurant comme nous l’indiquent la théorie des jeux et les situations de coopération, les décisions rationnelles touchant au relationnel de la classe ne seront prises que si les parties sont elles-mêmes rationnelles et si elles négocient. La négociation en vue de bénéfices mutuels n’est positive que si chacune des parties prête à l’autre une rationalité semblable à la sienne.

 

 

Aussi, les relations interpersonnelles et les modalités d’apprentissage : élèves/élèves et élèves/intervenant sont-elles réglées par la « négociations de la première heure du DSA ». Mise en place du vouvoiement, tutoiement, usage des prénoms. Un vote permet de décider de la notation (ou non) des travaux (maison ou en classe). Des normes collectives sont dégagées et l’intervenant mais aussi les élèves se doivent de rappeler au fil des séquences ultérieures quelles sont les décisions initiales, consensuelles ou majoritaires, qui ne sont plus respectées. Le « fautif » se prête alors, et sans gène, à déplorer le manquement aux règles communes et s’en excuse. Le stade « prier le groupe de bien vouloir excuser ……» n’est pas recherché.

 

 

La pratique :

 

L’intervenant sollicite constamment le groupe dans un souci de productivité collective qui s’enrichit de la somme des apports individuels. Les résultats sont reformulés par lui-même et/ou les élèves.

La créativité est également sollicitée et passée au crible des critiques du groupe qui s’autorégule assez rapidement en gommant les excès d’agressivité et/ou en facilitant les expressions individuelles originales.

Globalement, chaque élève se retrouve plusieurs fois durant une séquence en situation centrale par rapport aux autres et durant le même temps en situation d’observateur.

 

Le climat :

 

Malgré la durée des séquences (deux ou trois heures) le climat de la classe normalement empreint d’un aimable, mais ordonné, désordre ne dégénère jamais. Ces élèves dont le manque de concentration est sans doute le principal trait de comportement suivent les différents actes de la séquence en discontinu mais parviennent par le compte rendu final du groupe à en restituer la globalité.

 

 

L’évaluation :

 

En interne DSA : l’évaluation de la pertinence des choix pédagogiques, des supports de travail pourra être conduite dans le cadre du dispositif global d’évaluation en cours d’élaboration.

 

En externe : point de vue de l’APCEJ

 

Dans le cadre des actions d’accès au droit menées par l’APCEJ dans un but de prévention de la délinquance et de promotion de la citoyenneté, l’association coopère depuis trois ans avec l’équipe pédagogique de l’établissement dans le cadre d’un partenariat DSA, proposant des simulations de procès en matière pénale adossées aux programmes d’éducation à la citoyenneté. Elles permettent de rapprocher les jeunes de la justice en leur permettant d’en être de véritables acteurs dans les salles d’audience du palais de justice de Bobigny.

 

Les procès reconstitués émanent d’affaires qui ont été jugées par le Tribunal pour Enfants de Bobigny mais dont les noms des protagonistes ont été modifiés eu égard au principe de non publicité des audiences des juridictions ayant à juger des mineurs.

 

Cette activité permet tout d’abord de faire connaître l’institution judiciaire française aux mineurs afin de les préparer à leur vie future de citoyens. On constate fréquemment que les adolescents – au même titre que les adultes d’ailleurs – ne connaissent pas bien l’organisation et le fonctionnement de la justice en France ; ils font souvent référence à la justice américaine quand on les interroge sur ce sujet. Il s’agit donc de leur présenter l’organisation de la justice française des mineurs en insistant sur ses spécificités et sur les grands principes énoncés par l’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante. Il convient à cet égard d’expliquer le rôle de chacun des protagonistes du procès pénal des mineurs : le juge des enfants, le parquet des mineurs, les avocats de la défense et de la partie civile, les éducateurs…

 

 

Les procès reconstitués ont également une fonction éminemment normative dans la mesure où les personnes qui jouent le rôle du procureur ou du juge ont le devoir d’appliquer la loi ; de même, la victime qui se constituent partie civile vient se plaindre d’une transgression de la loi : violence, atteinte aux biens…

 

Cette expérience permet de faire prendre conscience aux jeunes de l’importance d’une institution judiciaire dans une démocratie et suscite parfois des vocations dans les métiers du droit.


 

 

                                                                                                                      novembre 2006

 

Les procès reconstitués

Beaucoup connaissent sans doute déjà Jean-Pierre Rosenczveig, le président du tribunal pour enfants de Bobigny dont on connaît également l’engagement en faveur des enfants défavorisés.

Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'il a fondé l'Association pour la Promotion de la Citoyenneté des Enfants et des Jeunes (APCEJ), structure associative qui organise, entre autres, des procès reconstitués auxquels participent depuis trois ans  les élèves du DSA (Dispositif de Socialisation et d’Apprentissage) du collège Louise Michel.

Imaginez : une vraie salle d'audience, des juges, un procureur, des avocats, des témoins, des policiers, des experts psychiatriques... Jusque-là rien d'anormal... sauf que tout ce joli  monde  cache des  « culottes courtes » sous  ses  apparats de justice. Tous, à  l'exception  du président et d’un ou deux autres adultes, sont  des adolescents. Le président est chargé de distribuer la parole et de faire régner le calme. C’est un véritable juge du tribunal de Bobigny.

Ces vrais-faux procès élaborés par JP Rosenczveig et l’association ont pour objectif de faire connaître aux jeunes la justice des mineurs.

 

Plusieurs scénarios ont été retenus: une affaire d’agression sexuelle, un recel, extorsion de fond (ou racket), non-assistance à personne en danger, violence dans une école....Le point  commun à toutes ces affaires, c'est  qu'elles ne sont pas fictives. Elles ont toutes réellement eu lieu, et ont toutes été jugées à Bobigny,

La reconstitution des procès dans le cadre du DSA se déroule en quatre séquences. En premier lieu, les élèves choisissent en classe un des délits proposés par l’association et décident du rôle qu’ils souhaitent tenir dans le scénario. Là, on rencontre régulièrement le même problème : ils veulent toujours jouer l'avocat ou les juges, mais très rarement le prévenu. Dans un second temps, un(e)  représentant(e) de l'APCEJ vient dans l’établissement  pour leur expliquer, en deux heures, les rudiments de la justice des mineurs, l'ordonnance de 1945, les obligations particulières des magistrats face aux enfants... Il leur est dressé un tableau général, plus ou moins fouillé selon l’intérêt manifesté. Ensuite, à partir du scénario qu’ils ont préalablement étudié, on explique, chaque fois que c'est nécessaire et dans des termes simples et vulgarisés, les particularités et les acteurs de la justice.

Qu'est-ce qu'une garde-à-vue ? un procureur, un juge d'instruction, une mise en examen, une détention provisoire, à quoi sert une expertise psychiatrique ..

Ensuite, la troisième séquence, toujours au collège, permet d’expliquer plus en détail le rôle de chacun, d’aider à élaborer les stratégies, préparer les débats et plus particulièrement les questions de l’audience, décider des réquisitions du procureur et du contenu des plaidoiries des avocats (défense et partie civile) C'est là qu'on entre directement dans le vif du sujet.

Pour la dernière séquence,  rendez-vous est pris au tribunal de Bobigny, où là, plus question de rigoler. Il s'agit d'entrer dans la peau de son personnage. Il faut s'impliquer et bien comprendre qu'on va jouer une histoire vraie, un vrai procès déjà jugé au tribunal de Bobigny. Et alors il apparaît que les ados font des justiciers/justiciables plus vrais que nature. Et aussi, plus intransigeants. Ils refont intégralement le procès où chacun doit jouer son rôle en se posant et en posant  les bonnes questions.

Le prévenu, par exemple, doit essayer de trouver des justifications à ses actes. Son avocat s'appuiera sur son passé, sa famille, pour le faire bénéficier de circonstances atténuantes.

L'avocat  de  la  partie  civile,  celui  de la  victime  donc,  cherchera,  au contraire,  à se servir  de   la psychologie du prévenu pour le charger davantage…....    Bref, on n'est pas là pour jouer mais bien pour juger.

L'expert   psychiatrique   tâchera  d'expliquer  en quoi  la  psychologie  et  le  passé  du prévenu ont influé sur les  faits, pour déterminer  son degré  de responsabilité,  une notion très importante en justice qu'il faut bien faire comprendre aux jeunes.


 A la fin des auditions, la cour se retire et délibère pour de vrai. Le juge et ses assesseurs  ne connaissent pas le verdict qui a réellement été rendu dans cette affaire. Mais , en règle générale, les élèves concluent de façon bien plus dure que les adultes et s’ils  n'étaient pas cadrés par les lois et conseillés par le président ils seraient capables de condamner très lourdement pour un simple vol.

 En tout état de cause, ce ne sont pas vraiment les peines prononcées qui comptent mais  les cheminements personnels  des acteurs et la démarche collective suivie pour y arriver.

Le premier objectif des procès reconstitués est  d'expliquer aux adolescents que la loi n'est pas liberticide. Bien au contraire, avoir des notions de droit et de procédure ainsi qu’une approche de « l’esprit des lois »  permet aux gens d'être bien dans leurs droits, donc droits dans leur tête.

 

APCEJ,   21 rue Hoche - 93 500 Pantin
Tél. : 01.48.30.81.98 - Fax : 01.48.32.88.73
contact@apcej.com

Le site de l’APCEJ : http://www.apcej.com

 

De manière plus générale si vous vous intéressez aux droits des enfants, à la justice des mineurs, à la prévention de la délinquance ou à l’actualité du traitement politique  de ces problématiques, nous vous recommandons la fréquentation du blog de Jean Pierre Rosenczveig :

http://jprosen.blog.lemonde.fr/jprosen 

 

 

Le module "éducation à la citoyenneté" niveau 4ème

 

Session du DSA élèves de niveau 4ème Module : éducation à la citoyenneté

 

Co-animation avec l’APCEJ (Association pour la Promotion de la Citoyenneté des Enfants et des Jeunes)

 

 

Constat ProblématiqueObjectif pédagogique

 

 

Certains des élèves de l’établissement ne comprennent pas le sens de la scolarité qu’ils connaissent au quotidien. Ils ne participent pas à la classe, s’ennuient et/ou s’agitent. Ils sont menacés de déscolarisation.

 

Comment faire comprendre à ces élèves la nécessité de l’apprentissage des fondamentaux  dans tous les domaines de leur vie et les motiver vers la réussite par la découverte de champs nouveaux où ils exerceront des compétences qu’ils ne se connaissent pas.

 

Motiver par une approche individualisée des élèves qui se refusent aux apprentissages traditionnels.

Leur faire approcher d’autres manières d’apprendre.

Redonner du sens à l’enseignement par une production collective.

           

L’objectif est de proposer une nouvelle chance à des élèves en difficulté en leur redonnant confiance par une approche différente des enseignements.

 

 

Démarche

Les élèves choisis par leurs professeurs reconstituent, avec l’aide d’intervenants extérieurs à l’établissement, un procès qui sera jugé en fin de session dans les locaux du Tribunal pour enfants de Bobigny sous la présidence effective d’un des juges de cette instance. Les élèves tiendront un ou plusieurs rôles des procès ; assesseurs, procureur, avocats, accusé, témoin…..

            Les circonstances  des infractions commises sont réelles et seuls les lieux et les identités ont été modifiés.

 

            Sur une durée de huit heures en plusieurs séquences, les élèves sont mis en situation active d’apprentissage de formes nouvelles de relations sociales dans un environnement sociétal  très ritualisé garant de la pertinence des décisions qui ne doivent léser aucune des parties présentes au procès.

            Une intervention est consacrée à la présentation de l’institution  judiciaire, statut, rôle, actions, acteurs, résultats….

            Les élèves s’engagent dans leur rôle. Ils valident eux-mêmes les éléments de scénario  choisis et les exposent publiquement créant ainsi des situations déclenchantes.

  Un suivi hebdomadaire individualisé est mis en place pour évaluer l’impact de l’exercice et une évaluation finale témoigne des évolutions. Elle prévoit les ajustements  utiles et formule des propositions d’amélioration.

 

            Un bilan final sert  de boîte à outil pour l’analyse des résultats immédiatement significatifs du présent module.

Jeu de rôles au tribunal de Bobigny

parties: 1 - 2 - 3 - 4

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PROJET PEDAGOGIQUE - LES PROCES RECONSTITUES

Module : éducation à la citoyenneté

Co-animation avec l’APCEJ

(Association pour la Promotion de la Citoyenneté des Enfants et des Jeunes)

 

Constat – Problématique – Objectif pédagogique

 

Certains des élèves de l’établissement ne comprennent pas le sens de la scolarité qu’ils connaissent au quotidien. Ils ne participent pas à la classe, s’ennuient et/ou s’agitent. Ils sont menacés de déscolarisation.

 

Comment faire comprendre à ces élèves la nécessité de l’apprentissage des fondamentaux  dans tous les domaines de leur vie et les motiver vers la réussite par la découverte de champs nouveaux où ils exerceront des compétences qu’ils ne se connaissent pas.

 

Motiver par une approche individualisée des élèves qui se refusent aux apprentissages traditionnels.

Leur faire approcher d’autres manières d’apprendre.

Redonner du sens à l’enseignement par une production collective.

           

L’objectif est de proposer une nouvelle chance à des élèves en difficulté en leur redonnant confiance par une approche différente des enseignements.

 

Démarche

 

Les élèves choisis par leurs professeurs reconstituent, avec l’aide d’intervenants extérieurs à l’établissement, un procès qui sera jugé en fin de session dans les locaux du Tribunal pour enfants de Bobigny sous la présidence effective d’un des juges de cette instance. Les élèves tiendront un ou plusieurs rôles des procès ; assesseurs, procureur, avocats, accusé, témoin…..

Les circonstances  des infractions commises sont réelles et seuls les lieux et les identités ont été modifiés.

 

            Sur une durée de huit heures en plusieurs séquences, les élèves sont mis en situation active d’apprentissage de formes nouvelles de relations sociales dans un environnement sociétal  très ritualisé garant de la pertinence des décisions qui ne doivent léser aucune des parties présentes au procès.

            Une intervention est consacrée à la présentation de l’institution  judiciaire, statut, rôle, actions, acteurs, résultats….

            Les élèves s’engagent dans leur rôle. Ils valident eux-mêmes les éléments de scénario  choisis et les exposent publiquement créant ainsi des situations déclenchantes.

 

            Un suivi hebdomadaire individualisé est mis en place pour évaluer l’impact de l’exercice et une évaluation finale témoigne des évolutions. Elle prévoit les ajustements  utiles et formule des propositions d’amélioration.

 

 

            Un bilan final sert  de boîte à outil pour l’analyse des résultats immédiatement significatifs du présent module. 


 

ANNEXE                    Evaluation hebdomadaire niveau 4ème

 

Acteur

 

Entregent

Ecoute intervenant

 

Ecoute autres élèves

 

Apprentissage

 

Créativité

Activités en relation avec les objectifs

 

Observations

A

XX

XX

XX

XX

XXX

XXX

Très (trop ?) présent. Se met volontiers en avant et occupe le terrain. Manque de pertinence  sur certaines interventions.

B

XX

XXX

XXX

XX

XXX

XXX

Sa taille ne lui interdit pas d’occuper le terrain avec un bon sens solide. Parfois naïf (nativus) se montre constructif.

C

XXX

XXX

XXX

XXX

XXX

XXX

Présente, active, volontaire finit par se disperser et perd le  « fil ». Potentiels à développer et valoriser.

C

XXX

XXX

XX

XXX

XXX

XXX

Handicapée par la lecture, s’est donnée les moyens d’avancer. Sollicite (comme son frère) beaucoup l’intervenant.

D

XX

XX

XX

XX

XX

XX

. Peu actif et distrait. Choisit des positions intenables. Semble attendre la reconnaissance du groupe. Se veut asocial ?

E

XXX

XX

XX

XXX

XXX

XX

Participation intéressante. A fait le choix d’un rôle difficile à tenir. Réussira dans l’exercice. Créative.

F

XX

XXX

XXX

XXX

XXX

XXX

Peu prolixe, semble cependant intéressée par l’exercice et a fourni le travail demandé + un travail personnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires de l’intervenant sur le groupe :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux sessions durant la semaine ont suffi à créer une relation riche entre les élèves et l’intervenant. Relation faite de « paternalisme  bonasse » mais exigeant d’un côté et dilettantisme chez les plus motivées et attentisme prudent pour les « passagers » ( les élèves invités au DSA).     

Une fois encore les filles se montrent les plus positives et constructives, les garçons minoritaires en nombre jouent volontiers les esprits forts mais laissent poindre un début d’intérêt pour l’exercice. A noter que ce sont les filles qui ont choisi le thème de l’agression sexuelle. A cet égard aucun garçon n’a souhaité choisir le rôle d’accusé : une des filles et l’intervenant ont suppléé cette carence virile.

Peu d’esprit de groupe mais des sentiments d’appartenance pas identifiés à ce jour. Au demeurant le groupe ne pose pas de problème particulier de discipline quand bien même faut-il dissuader quelques uns d’intervenir à tous propos.

 L’écoute est moyenne, la concentration inégale et la productivité, pour l’instant peu ou pas sollicitée, est marginale. Il existe cependant des potentiels importants à exploiter.


 

Annexe   Evaluation spécifique du procès à Bobigny - Procès - Audience le 18 novembre 2006

 

 

Acteur

 

Présentation

 

Présence

 

Ecoute

 

Elocution

 

Argumentation

 

Cohérence

 

Résistance*

 

Observations

A

 

XX

 

XX

 

XXX

 

XX

 

XXX

 

XXX

 

XX

Prestation moyenne par manque de travail de préparation

B

 

XXX

 

XXXX

 

XXXX

 

XX

 

XXXX

 

XXXX

 

XXXX

Prestation brillante. Travail de préparation très sérieux

C

 

XX

 

XXX

 

XXX

 

XX

 

XXX

 

XXX

 

XXX

Prestation moyenne. Travail préparatoire insuffisant.

C

 

XX

 

XXXX

 

XXX

 

XXX

 

XXXX

 

XXXXX

 

XXXXX

Prestation brillante. A probablement fourni un travail préalable très efficace.

D

 

XX

 

XXXX

 

XXXX

 

XXX

 

XXXX

 

XXXX

 

XXX

Prestation de grande qualité. Travail sérieux et efficace

E

 

XXX

 

XXXX

 

XXXX

 

XXXX

 

XXXX

 

XXXX

 

XXXXX

Prestation de grande qualité. Travail sérieux et efficace. S’est montrée sous son meilleur jour.

F

 

XXX

 

XXX

 

XXX

 

XXXX

 

XXXXX

 

XXXX

 

XXXX

Prestation brillante. A “bluffé” les juges. Travail particulièrement sérieux et redoutablement efficace

G

 

XXX

 

XXXX

 

XXX

 

XXX

 

XXX

 

XXX

 

XXX

Prestation de qualité. Travail préalable sérieux.

*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce paramètre est relatif à la capacité de l’acteur à accepter et/ou dépasser la contradiction et/ou l’expression de doutes quant à la véracité de ses propos, voire aux accusations de mensonges .

Commentaires :

 

A l’occasion d’un exercice atypique dans l’institution scolaire le groupe dont certains membres avaient revêtu les habits spécifiques aux gens de la Justice s’est retrouvé dans un espace solennel qu’il a investi dans un désordre mesuré.

 

Durant 2h 30, ce groupe a montré des capacités insoupçonnées mais bien réelles de

 

-         discipline collective

-         concentration individuelle

-         d’écoute

-         prise de parole pertinente

-         usage d’un vocabulaire adéquat.

 

A cet égard, ils ont reçu du représentant de l’APCEJ des félicitations sincères pour leur comportement durant l’audience et la très bonne, voire excellente, qualité de leurs prestations.

 

A l’issue, les élèves ont déchargé avec bonne humeur et sans débordements le trop plein de cette sagesse qui les avait animés durant 150 minute

Une matinée de qualité

 

 

Projet de vie scolaire pour le DSA

 

I/ Objectifs généraux des différentes séances :

 

1/ Amener les élèves à réfléchir sur trois axes différents :

-         l’intérêt d’aller à l’Ecole,

-         vivre avec les autres (les interactions entre élèves au collège), la nécessité des règles de vie.

-         les représentations du « bon » et du « mauvais » élève, les attentes des professeurs à leur égard.

2/ Axer les séances sur une participation orale des élèves tout en veillant à ce qu’ils fassent preuve d’un esprit coopératif entre eux.

3/ Effectuer un pré bilan hebdomadaire avec les élèves sur leur vécu au DSA, répondre à leurs préoccupations.

 

II/ Présentation des différentes actions.

 

1/ Organisation matérielle :

-         Utilisation du tableau comme aide-mémoire pendant chaque séance. Ce qui permettra aux élèves d’écrire à tour de rôle les paroles de leurs camarades.

-         A chaque début de séance, un compte-rendu, écrit et détaillé, sera fourni aux élèves.

 

2/ Organisation du temps :

Chaque séance, d’une durée de  deux heures, sera partagée en deux moments distincts :

-         Premier temps, un bilan de la semaine, suivi d’un résumé de la séance précédente (support papier),

-         Deuxième temps, poursuite des objectifs visés.

Cela permettra de maintenir un fil conducteur entre les différentes séances et d’évaluer la pertinence du projet avec les élèves.

 

3/ Objectifs éducatifs :

 Mettre en place et respecter certaines règles favorisant un esprit coopératif :

-         Le droit à l’erreur.

-         Ne pas se juger, essayer de comprendre l’autre.

-         S’écouter.

-         Garder des traces écrites de ce qui est dit.

 

4/ Présentation de l’intention pédagogique :

 

- S’approprier des règles coopératives :

            - Travail sur le mot « coopératif ».

- Mise en place de certaines règles.

- Réflexion sur l’intérêt de ces règles.

 

 

- S’exprimer dans un langage clair et approprié à partir de l’étude de situations scolaires exposées par les élèves :

- Elaboration par les élèves d’une liste de thèmes se rapportant à des situations scolaires fictives, mettant en scène « un enseignant, un bon élève, un élève qui pose problème ».

- Description de chacun des thèmes selon le point de vue des différents protagonistes.

- Réflexion portant sur l’écart entre ce qui est fait, ce qui est dit et ce que l’on pense.

 

- Savoir argumenter à propos d’un sujet, écouter les autres et se positionner en tant qu’élève :

- Suggérer des débats sur la réussite et l’échec scolaire.

- Elaborer des items se rapportant aux représentations du « bon et mauvais élève ».

- Travailler sur l’image de soi  renvoyée aux enseignants et aux pairs.

-  Définir les attentes des enseignants à l’égard des élèves.

 

- Accompagner le retour en classe :

- Se positionner en tant qu’élève : Quel élève suis-je ? Quelle image je renvoie ?

- Se fixer des objectifs : Si je veux modifier mon comportement et mon attitude, que dois-je faire ? Quels sont les aspects positifs que je suis capable de mener à bien en tant qu’élève ?

 

 

 

L'activité danse avec des élèves de 6ème

 

Projet  Danse de Sophie Meary

à raison de 2 h./semaine pendant six semaines

avec 8 enfants de classe de 6 ème

 

 

Sophie Meary:danseuse chorégraphe, professeur, formatrice et intervenante/danse en milieu scolaire.

 

 

Projet: " Voyage "

 

 

Voyage , partage, parcours , trajets , tracés;

Explorer , transmettre , créer ;

Trouver sa place , construire son identité ;

Développer sa sensibilité artistique ;

Se familiariser avec un univers chorégraphique .

 

 

" Chacun peut trouver sa place sans couper les ailes de l'autre "