|
Collège Michelet - EXPERIMENTATION DSA
audio
du collège
Michelet (au titre de l'expérimentation
DSA): le dispositif a su évoluer avec rigueur et grande
souplesse à présent; l'attention se porte sur l'évaluation à la fois
des compétences en jeu, la valorisation des acquis pour la suite, et
l'évaluation du dispositif lui-même.(février 2009)
Bilan d'étape - juin 2008:
suivi des élèves -
organisation en pôles -
questionnaire-élève
Bilan d’étape (sept. 2007)

I EVALUATION
1.
SUIVI DES ELEVES
Sur les 55 élèves passés en DSA depuis 2004 :
-
8 ont redoublé au collège
-
4 ont été exclus du collège
sur conseil de discipline
-
7 ont quitté le collège après
la 3ème pour un BEP
-
10 ont obtenu une classe
spécifique l’année qui a suivi le DSA (4ème AES ou 3ème
ins ou CFA ou 3ème pro)
-
2 ont été orientés en SEGPA
-
2 ont quitté le collège pour
un internat (proposition travaillée avec l’AS)
-
1 a changé d’établissement
pour de raisons familiales (rapprochement de fratrie)
-
22 sont passés en 4ème
ou 3ème générale
La majorité des élèves accueillis dans le
dispositif reste scolarisé au collège dans une filière générale (22)
ou en lycée professionnel (7).
Pour 14 élèves, le passage en DSA a permis de
réfléchir à une structure qui soit la mieux adaptée possible aux
difficultés et aux compétences de chacun car, dans le cas d’élève en
grande souffrance au collège, le DSA est un catalyseur révélant
l’inadaptation des réponses apportées au sein de la classe
traditionnelle. Le professeur principal, en concertation avec
l’équipe DSA (enrichie des éclairages des partenaires extérieurs, de
l’équipe médico-sociale, de la conseillère d’orientation
psychologue), a alors pu proposer à ces élèves et à leur famille, en
accord avec eux, la structure la mieux adaptée aux besoins de
l’élève (4ème AES, 3ème ins, 3ème
pro, CFA, internat, SEGPA).
On constate aussi un nombre de redoublants
important (8 élèves) qui semble montrer que l’équipe enseignante
croit ces élèves capables de meilleurs résultats, mais ne trouve pas
d’autre réponse au sein de l’institution que le redoublement dont on
sait pourtant qu’il est rarement efficace.
Le travail sur le projet personnel de l’élève est un élément majeur
pendant et après le DSA car il permet un travail fin sur
l’orientation la mieux adaptée aux difficultés rencontrées, qu’elles
soient cognitives, familiales ou sociales. En revanche, le collège
ne trouve pas de solution autre que l’exclusion pour les élèves pour
qui les difficultés de comportement priment. Le travail doit encore
être affiné pour trouver une réponse individualisée à chacun de ces
élèves en échec au collège.
2.
ORGANISATION EN POLES
L’emploi du temps du DSA a été organisé pour la 4ème
année consécutive en pôles de 1 à 3 heures :
-
Pôle langages
-
Pôle aventure
-
Pôle musiques
-
Pôle sciencifique
-
Pôle expressions
-
Pôle langue et culture anglosaxone
-
Pôle arts et cultures
-
Pôle explorateurs
-
Atelier de philosophie
Le socle commun et ses grilles de référence par pilier nous ont
incités à confronter nos objectifs et contenus de pôles à ceux-ci.
Il s’est avéré que même dans des pôles qui pouvaient paraître très
éloignés des savoirs scolaires, tels que le théâtre forum par
exemple, plusieurs compétences relatives au socle étaient
travaillées. L’enjeu a donc été, dans chaque pôle, de rendre
visibles ces compétences, de les travailler explicitement avec les
élèves de manière à leur faire prendre conscience des progrès
réalisés pendant la session et afin de leur permettre de réintégrer
leur classe en sachant ce qu’ils avaient appris.
L’équipe n’est pas parvenue à formaliser les compétences acquises
dans tous les pôles à la fin de la session. Ce travail est donc à
poursuivre l’an prochain afin qu’il serve aussi à créer du lien avec
les professeurs de la classe d’origine.
ANNEXE :
QUESTIONNAIRE ELEVES
QUESTIONNAIRE ELEVE DSA 2007/2008
Entretien de 30
minutes avec Christopher B., 5ème 6, 5 mois après son
retour en classe
-
Comment as-tu vécu le moment où
ton professeur principal/ ton CPE t’a proposé le DSA ?
J’étais d’accord car je voulais
changer, voir comment on pouvait travailler autrement.
-
Es-tu entré dans le DSA
volontairement ?
Au début, j’ai
cru que c’était nul, puis on m’a expliqué comment ça se passait.
J’étais d’accord parce que je savais qu’on serait 7-8 élèves.
-
As-tu eu peur avant de t’engager,
avant d’y entrer ?
Je me suis dit,
je sais pas comment je vais faire, je savais où je devais aller mais
j’avais peur d’être en retard. Le matin, j’étais pressé d’aller en
DSA, pas comme pour aller dans ma classe de 5ème.
-
A quoi t’attendais-tu avant d’y
entrer ?
J’ai cru que
c’était comme le centre Patay, qu’on écrirait toute la journée,
qu’on ferait que travailler.
-
Comment as-tu trouvé le temps de
la session ?
→ qu’as-tu aimé faire ? ne pas
faire ?
→ qu’as-tu appris ?
→ de quoi es-tu particulièrement
content, fier ?
J’ai pas aimé
les masques. J’ai aimé les maths, l’escalade, le théâtre, la
musique. Ce que j’ai le plus aimé, c’est le saxo. En photo, au début
c’était nul, on faisait rien, puis c’était bien on a pris des photos
dans le quartier.
Le tutorat ça
m’a appris à travailler.
En théâtre,
j’ai appris à m’exprimer mieux, j’ai appris à mieux interpréter les
images avec les jeux des statues.
Ce dont je suis
fier, c’est en escalade : le défi de monter plus haut.
-
Qu’as-tu pensé de l’emploi du
temps (durée des pôles, contenus, durée de la session) ? Penses-tu
qu’être en totale rupture avec la classe est important ? ou
préfères-tu y rester un peu ?
J’ai aimé être
complètement en DSA car on était pas nombreux. On faisait plus de
choses, on était plus souvent interrogé. En DSA, on me disait c’est
bien, ça me faisait plaisir et dans ma classe jamais on dit que
c’est bien. 6 semaines c’est trop court.
-
As-tu rencontré des difficultés ?
Lesquelles ?
Atelier masques
j’ai pas aimé, ça m’a fait des boutons, ça sert à rien. Avec M.Colas,
j’ai rien compris.
-
Dans quel état d’esprit es-tu
reparti dans ta classe ?
C’était
bizarre, il y avait plus de monde. J’étais qd même content, j’ai été
bien accueilli par mes camarades, pas trop par certains profs.
L’accueil idéal, ce serait que ce soit comme en DSA, que les profs
me posent des questions sur comment ça s’est passé, qu’on dise que
j’avais fait des progrès. Il n’y a que ma prof principale et Mme
Bouvry qui me l’ont dit.
-
Comment cela se passe-t-il
maintenant dans ta classe d’origine?
Ca se passe
bien, mes profs sont plus gentils qu’avant. Je me suis calmé, donc
c’est pour ça qu’ils sont plus gentils. J’ai appris en DSA que je
pouvais être plus travailleur.
-
Conseillerais-tu le DSA à un
élève ? Pour quel type d’élève penses-tu que le DSA serait
adapté ?
Oui, pour les
élèves qui ont des problèmes de travail.
Bilan d’étape (sept. 2007)
L'actualité du dispositif (2006-2007)

DESCRIPTIF.
Objectifs généraux.
Recrutement
Equipe encadrante et partenaires.
Partenariats.
Fonctionnement
II ANALYSE.
1. Organisation en pôles.
2. Le travail en équipe : une nécessité.
3. Rituels.
Analyse.
4- Dispositifs d’évaluation.
III PERSPECTIVES.
1-Analyse des difficultés.
FSE.
2-Intégration dans le projet d’établissement
Les projets :
3-La structure de l’établissement :
Pour conclure :
Bilan qualitatif de trois années
de fonctionnement (2004-2006)
But de l’action
L’objectif du DSA est de permettre à l’élève déscolarisé ou en
risque de marginalisation scolaire de réintégrer un cursus scolaire
et d’en tirer le maximum de bénéfices dans le cadre du retour dans
sa classe d’origine au collège.
Il s’agit de
remotiver l’élève, de le remobiliser sur des savoirs scolaires tout
en lui redonnant des normes de comportement grâce à une pédagogie de
projet interdisciplinaire et différenciée et de restaurer sa propre
image. L’objectif de ces activités est d’amener l’élève à se
constituer et/ou se réapproprier le système de repères nécessaire à
sa propre construction grâce à un questionnement suscité et encadré
par l’accompagnateur. L’élève accède ainsi à une meilleure
adaptation au système scolaire proposé, et à la vie extra-scolaire,
tout en s’affiliant au monde des savoirs.
Public
concerné
Les élèves sont
recrutés par une équipe relais élargie en concertation avec l’équipe
DSA, en fonction des repérages qui auront été faits dans les classes
de 5ème, 4ème par les professeurs. Sont
concernés en priorité les absents « de l’intérieur » ; les élèves en
grandes difficultés scolaires et anormalement passifs ; les élèves
qui avaient déjà des difficultés au collège et dont le comportement
se dégrade subitement, montrant un risque de rupture avec l’école ;
les élèves absentéistes.
Deux sessions de
six semaines (de 7 à 9 élèves) ont lieu, l’une après les vacances de
novembre, l’autre après les vacances de printemps.
Le recrutement
des élèves est un élément déterminant dans la réussite d’une
session. Il ne peut être réussi qu’avec la collaboration de
l’ensemble de l’équipe éducative de l’établissement. Une bonne
communication concernant les objectifs du DSA et le profil des
élèves est donc indispensable. Le projet rédigé est communiqué à
tous les membres de la communauté scolaire ainsi que la fiche de
recrutement (Annexe 1). Une réunion est organisée par l’équipe de
direction et l’équipe DSA au moins trois semaines avant chaque
session à destination des professeurs principaux et des CPE des
niveaux concernés. A cette occasion, il est important d’insister sur
l’analyse du profil de l’élève car le DSA ne sera pertinent que si
les besoins de l’élève correspondent aux objectifs fixés. Le
coordonnateur DSA propose aux pp les élèves qui ont été pré-repérés
par l’équipe relais. Suite à cette réunion le protocole de
recrutement est le suivant:
-
L’équipe DSA
valide la candidature proposée lors de la concertation du
jeudi matin en retournant dans le casier du pp cette fiche
avec l’accord.
-
Si la
candidature est validée, le pp propose aux parents de l’élève un
entretien afin d’obtenir leur accord pour l’intégration de l’élève
en DSA. Un membre de l’équipe DSA assiste à tout ou partie de
l’entretien pour exposer le projet. L’élève doit être volontaire.
Dans le même temps, le pp essaie d’obtenir l’adhésion de l’élève.
-
Les parents et
l’élève doivent donner leur accord verbal et/ou écrit au
professeur principal.
-
Le professeur
principal remet à l’élève une lettre émanant de l’équipe DSA qui
précise les dates de la session et les objectifs généraux, ainsi
que l’emploi du temps. Cette lettre sera signée par les parents.
Le partenariat
interne et externe est fondateur du projet : chacun ne peut jouer
son rôle auprès de ces élèves en souffrance que s’il intervient dans
le champ qui est le sien tout en sachant qu’il peut passer le relais
si des difficultés sont repérées qui ne relèvent pas de ses
compétences. L’élève peut alors identifier le rôle de chacun sans
risque de confusion.
Equipe DSA :
le Principal adjoint, l’assistante sociale, l’infirmière, la
conseillère d’orientation psychologue, un conseiller principal
d’éducation, les documentalistes, sept professeurs.
·
Le fonds Social Européen est un partenaire privilégié car il permet
au dispositif, grâce au financement accordé, d’intégrer des
partenariats qui enrichissent le projet.
· Suite à l’aide de l’Equipe de développement local
en 2004/05, le partenariat avec le CAPP est à redéfinir.
·
Au sein
du pôle expressions, le partenariat avec l’association Arc
en Ciel Théâtre (financé par le FSE) autour du théâtre forum est
reconduit pour la première session : l’élève doit à la fois inventer
une fable, l’improviser, la jouer, la rejouer pour en infléchir le
cours et la retravailler pour en faire une production écrite et
publiée. Lors de la seconde session, un écrivain, Sigrid Baffert,
est invité à conduire un atelier d’écriture avec le professeur. Une
convention entre la charte des écrivains et le collège est signée.
·
Dans le
cadre du pôle aventure, l’activité escalade se poursuit : les élèves
du DSA ayant très souvent des caractéristiques motrices de bon
niveau mais mal maîtrisées, les activités seront notamment axées sur
les dominantes énergétiques et socialisantes. A ce titre, l’escalade
(sur la structure artificielle Mur Mur (financé par le FSE)
à Pantin) est un bon moyen pour aller vers une plus grande maîtrise
de soi, de ses émotions et de l’entre-aide (avec l’élève dit
« assureur » du grimpeur).
·
L’association Arcréation (non financé par le FSE) intervient,
selon les sessions, dans le cadre d’un atelier masques, une heure
avec les filles, une heure avec les garçons par semaine. Cette
intervention permet aux élèves de faire un retour sur eux-mêmes par
le détour du masque avec une psychologue dans un cadre de stricte
confidentialité. Seul un bilan final et global a lieu à la fin de la
session entre l’intervenante et l’équipe DSA.
·
Deux
partenaires aident à la prise en charge des élèves pendant et après
le DSA en dehors du temps scolaire :
-
Action Collégiens
(Julien Massas) prend en charge l’ensemble du groupe DSA une heure
par semaine selon les modalités du contrat spécifique à ce
dispositif, l’objectif étant que cet accompagnement se poursuive
au-delà de la session.
-
La Maison des Copains de la Villette (MCV) reste un
partenaire privilégié pour les élèves qui ont besoin d’un suivi
scolaire et/ou éducatif dont la prise en charge se fait à
l’extérieur du collège dans les locaux de la MCV (16-18 rue de
Cambrai). Un nouveau protocole est à définir pour la rentrée
2006/07.
L’ensemble des
moyens mis à la disposition du DSA est annualisé (14 heures) et
réparti en 2 sessions de 6 semaines avec un tutorat renforcé de 3
heures en septième semaine et un tutorat hebdomadaire dans les
semaines ultérieures. La grille hebdomadaire de l’emploi du temps de
l’élève comprend 7 pôles de 3 heures avec les professeurs et 2 de 2
heures.
Démarches
Le fonctionnement
en pôles non disciplinaires a été décidé lors de la naissance du
projet car il permet de faire éclater l’emploi du temps traditionnel
pour obliger les professeurs à travailler autrement sur un temps
différent, plus long (3 heures). Il permet de mettre en œuvre des
pédagogies différentes, telles que la pédagogie du détour, la
pédagogie de projet (méthode inductive à partir de productions
personnelles et collectives), les pédagogies actives, la pédagogie
différenciée. Il permet aussi aux élèves de s’installer dans
l’activité, de prendre le temps de se plonger dans la tâche. Nous
nous efforçons de travailler sur les stratégies d’apprentissage de
l’élève au travers de la mémorisation (gestion mentale), du travail
sur le statut de l’erreur, du rôle du langage intérieur, de la
technique de l’élaboration progressive, de l’observation
(déconstruction, reconstruction).
Elèves et
enseignant peuvent ainsi prendre le temps de faire retour sur la
séance écoulée, ce temps réflexif permet une prise de distance et de
conscience sur les points positifs et/ou négatifs de la séance. Il
contribue à l’élaboration de repères, à une autonomie plus grande
dans les processus d’apprentissage en jeu.
Outils et
supports
Ces démarches pédagogiques
s’appuient sur des supports spécifiques : grille de compétences
transversales, fiches d’auto-évaluation, fiches de métacognition,
procédure d’accueil (rituel d’entrée et de sortie), technique du
blason, test d’attention, fiches de ressenti / pensée, outils
informatiques collaboratifs.
Lien entre
« apprentissages » et « socialisation »
Ce lien a été
travaillé dans la mise en place du travail sur les pôles : les
activités au sein de chaque pôle sont interdisciplinaires et ne
peuvent fonctionner sans la coopération de l’ensemble du groupe
(théâtre forum, escalade, protocole science, atelier de
philosophie…).
Chaque acteur
travaille spécifiquement au sein de son atelier les points
suivants :
-
Travail sur les règles, les rôles, les responsabilités
-
Retour d’expérience, productions et présentation de productions
-
Travail sur les représentations, sur l’argumentation.
Evolution
des pôles sur les 3 ans
Structure
Depuis la
naissance du DSA (année 2004/05), 8 pôles ont toujours existé : 6 de
3 heures et 2 de 2 heures pour 2004/06, 5 de 3 heures et 3 de 3
heures pour 2006/07 avec des invariants :
la présence des
2 documentalistes,
de 2 professeurs
de lettres,
d’un professeur
d’arts plastiques,
d’un professeur
d’EPS,
d’un professeur
de mathématiques.
En 2004/05, un
professeur d’anglais faisait partie de l’équipe. Suite à sa mutation
c’est un professeur d’histoire-géographie qui a été coopté par
l’équipe pour le remplacer.
Contenu
Dans le contenu
des pôles, trois invariants : l’escalade dans le pôle EPS (intitulé
« santé », puis « aventures ») et l’AFPS (dispensé par l’infirmière
en 2004/05, puis par un professeur d’EPS quand l’infirmière a obtenu
sa mutation),un atelier masques de 2 heures animé par une
psychologue faisant partie de l’association « Artcréation ». C’est
un espace qui lui appartient ainsi qu’aux élèves, il permet de
s’interroger sur soi-même grâce à un maquillage que les élèves
s’appliquent sur leur propre visage.
Le contenu des
autres pôles a varié en fonction du public accueilli et des
objectifs fixés avec des dominantes :
-
Le pôle arts et cultures (professeur d’arts plastiques) a toujours
eu pour objectif de développer les compétences artistiques des
élèves grâce à la découverte de matériaux ou d’univers, de
civilisations que les professeurs d’arts plastiques n’ont pas le
temps de faire découvrir en classe traditionnelle.
-
Le pôle des documentalistes a toujours articulé le travail sur le
projet personnel de l’élève avec l’aide de la COP et la découverte
des ressources propres au CDI.
Lors des sessions
à dominante « Travail sur le projet personnel » (sessions 4ème,
3ème), le pôle s’intitulait « Connaissance de soi » et
s’articulait avec le travail du professeur d’anglais qui travaillait
au sein d’un pôle du même nom.
En 2006/07, il
s’intitulait « Recherches » et s’est articulé sur une des 2 sessions
avec le pôle langages.
-
Le pôle d’un des professeurs de lettres s’est successivement
intitulé « remédiation », « écritures », « langages ». le pôle « remédiation »
s’inscrivait dans le travail sur le projet personnel. Il avait pour
objectifs de réfléchir sur soi pour retrouver du sens à l’école,
l’écriture permettant la formalisation. Les pôles « écritures » et
« langages » se sont davantage focalisés sur la maîtrise de la
langue (respect des règles et des phénomènes formels de la langue)
afin de permettre la construction d’une pensée structurée et
cohérente. La création du 104, futur grand lieu culturel parisien, a
donné l’opportunité de travailler lors de la 2ème session
2006/07 avec un écrivain résident offrant la proposition d’une autre
forme d’accès à l’écrit par la réalisation d’une production
collective (récit d’un voyage imaginaire) faisant appel à des
contributions personnalisées.
-
Le pôle de l’autre professeur de lettres, successivement intitulé
« remobilisation scolaire » (de 04 à 06) puis « expressions » a
toujours eu comme invariant l’atelier d’écritures, c’est-à-dire
offrir la possibilité aux élèves pour qui l’écrit est si difficile
un accès différent et facilitant à l’expression écrite grâce à des
« facilitateurs d’écriture » qui stimulent la création. Ce projet
s’est fait à 3 reprises en partenariat avec des comédiens pratiquant
le théâtre forum, les scènes jouées servant d’inspiration à
l’écriture et une fois en 2007 avec une écrivain de littérature de
jeunesse qui animait l’atelier d’écriture.
-
Le pôle scientifique a été pris en charge de 2004 à 2006 par le même
professeur en partenariat avec une association « Les petits
débrouillards ». la démarche était expérimentale, le travail sur la
réalité de l’air d’un point de vue théorique et technique permettant
la création d’un objet volant. En 2006/07, un nouveau professeur de
mathématiques a pris en charge ce pôle autour de la construction de
figures géométriques complexes. La durée est passée de 3 à 2 heures.
-
Le professeur d’histoire-géographie qui a remplacé le professeur
d’anglais a pris en charge un pôle « explorateurs ». L’objectif est
double : faire acquérir aux élèves les grands repères chronologiques
fondateurs de notre civilisation et rédiger un récit de voyage se
situant à la Renaissance en l’illustrant avec des document cherchés
sur internet ou au CDI.
Conclusion
Les pôles ont
évolué en fonction des sessions, des élèves recrutés, des objectifs
fixés, mais aussi en fonction des enseignants et des opportunités de
travail en partenariat, créant à chaque fois une dynamique et une
richesse nouvelles.
L’heure de
concertation hebdomadaire est un lieu d’échange, de réflexion, de
formation indispensable au bon fonctionnement et à la réussite du
dispositif. Elle réunit tous les acteurs du DSA (professeurs du
dispositif, principal adjoint, C.P.E, et à chaque fois que c’est
possible, assistante sociale, conseillère d’orientation, partenaires
associatifs). L’équipe se réunit tout au long de l’année scolaire,
même en dehors des sessions où le dispositif accueille les élèves,
en amont du travail pédagogique proprement dit et pendant le temps
de bilan.
En amont,
l’objectif de la concertation est :
- de
structurer le déroulement de la session (emploi du temps et
thématique commune au pôle),
-
d’en affiner le contenu pédagogique en cohérence avec les objectifs
du projet,
- de
définir le profil des élèves à accueillir,
-de
mettre en place les outils qui permettront aux professeurs
principaux et à leur équipe pédagogique de repérer les élèves qui
pourraient tirer profit de ce « stage » pour renouer avec le désir
d’école
-de
rencontrer les familles et de passer un contrat avec l’élève
-d’organiser les rituels d’accueil et de sortie des élèves recrutés
dans le dispositif.
Pendant la
session, la concertation est un temps de régulation et d’échange sur
les réussites et les difficultés des élèves mais aussi des
enseignants. La confrontation avec la réalité pédagogique peut être
parfois douloureuse et ce temps d’échange est absolument nécessaire
pour permettre à chaque intervenant de prendre du recul face aux
difficultés qu’il a rencontrées et de les dépasser. Des
réajustements peuvent être opérés. C’est aussi pendant ce moment que
le tutorat est mis en place. Chaque élève choisit un professeur
tuteur qui l’accompagne pendant la session, et après la session dans
son retour dans la classe d’origine.
Après la session,
le temps de concertation est un temps de bilan :
- des
élèves, qui reçoivent un « bulletin » évaluant leurs progrès dans
l’assiduité, le comportement, la motivation et la mise au travail.
- du
projet (recrutement, objectifs, méthodes) qui est corrigé, amendé,
pour tenir compte des besoins de l’établissement et de ceux des
élèves en difficulté recrutés dans le dispositif.
- du
suivi des élèves dans leur retour en classe et si possible tout au
long de l’année.
C’est aussi
pendant cette heure que la formation a sa place. Les différentes
rencontres avec le psychologue du CMPP ont permis à l’équipe
d’affiner leur connaissance des difficultés des jeunes du quartier
(sociales, affectives, scolaires). D’autre part la réflexion sur les
pratiques pédagogiques, l’apport de savoirs théoriques (par exemple
sur la métacognition ou l’évaluation) sont indispensables pour
corriger un projet en perpétuel devenir et renforcer la cohésion de
l’équipe. Rien ne peut être figé dans un dispositif qui s’adresse à
des élèves en difficulté, ni la structure, ni les objectifs, ni les
contenus.
Rituels
d’accueil
Avant le début de chaque session du DSA, les élèves
qui y sont inscrits participent à une séance d’accueil et de
présentation du travail (2 heures dans la salle de cours qui sera la
leur pendant 6 semaines)
Les objectifs
·
Rencontrer l’équipe pédagogique au complet
·
Recueillir les attentes des élèves
·
Définir
les objectifs de la session
·
Présenter l’emploi du temps et le travail dans chaque pôle
Les déroulements
Le déroulement de
ces séances d’accueil a évolué au fur et à mesure des sessions .
Dans les
premières séances d’accueil, adultes et élèves apprenaient à se
connaître sous forme de jeux d’expression (théâtre forum)
Cette forme
ludique a été abandonnée au profit d’un recentrage sur des objectifs
de travail de la session et un rappel aux règles du DSA
indissociables de celles du collège. La présence de la
PrincipaleAdjointe du Collège et de leur CPE référente est
importante pour définir ce cadre.
De même,
l’activité consistant à demander aux élèves et à l’équipe de faire
part à l’écrit de leurs compétences et leurs manques( ce que je sais
faire, ce que je ne sais pas faire) a été remplacé par un
photo-langage plus propice à l’émergence des attentes des élèves
concernant le DSA .
Intérêts et
limites du rituel d’accueil
Ce rituel nous
semble indispensable pour définir le cadre, les objectifs du DSA et
rendre les élèves acteurs du projet. Cependant les objectifs et les
règles définis sont parfois perdus de vue par certains élèves au
cours de la session. Peut-être serait-il judicieux de faire un
retour sur les objectifs inscrits à la fin de ce rituel dans le
journal de bord des élèves(cahier de travail pour le DSA) plus
fréquemment lors de la session .
Rituels de
sortie
Pour clore chaque
session du DSA, l’équipe pédagogique a décidé de mettre en place un
rituel de sortie qui répond au rituel d’entrée. Le vendredi
après-midi de la dernière semaine est consacré à ce temps fort.
Les objectifs :
Ce rituel de
sortie doit à la fois apporter une conclusion à la session, mais
aussi faire le lien avec le retour en classe. Trois objectifs sont
poursuivis à ce moment là :
-
Montrer le
chemin parcouru et les productions réalisées
-
Partager ce
retour avec toute l’équipe DSA
-
Montrer une
nouvelle image de soi à ses camarades
Il s’agit pour
les élèves de partir avec un bagage de connaissance bien défini, des
acquis dont ils peuvent être sûrs.
Pendant le rituel
de sortie, les élèves laisse, mais aussi garde une trace de leur
passage en DSA.
Le déroulement :
Durant la
dernière semaine, chaque élève de la session a la possibilité
d’inviter deux camarades de se classe d’origine. Il leur remet un
carton d’invitation nominatif estampillé par le chef
d’établissement. L’équipe tient à ces « invitations officielles »,
qui facilite la gestion des élèves (justification des absences pour
les invités, entrées dans le CDI contrôlées) et qui ajoute de
l’importance à l’évènement.
Le vendredi
après-midi, les élèves du DSA, leurs invités, tous les intervenants,
l’équipe DSA (CPE, enseignants…) et l’équipe de direction se
retrouvent au CDI. Tout le monde est installé sur des chaises face
aux expositions qui ont été mises en place par les intervenants du
DSA.
Dans un premier
temps, la coordinatrice fait un bilan de l’ensemble de la session :
travail, ambiance, gestion du groupe…
Ensuite, en
suivant l’emploi du temps de la semaine DSA, chaque intervenant
explique les objectifs qui était poursuivis dans son pôle, la
démarche qui a été utilisée et les résultats qui ont été atteints.
La présentation des productions se fait sous différentes formes :
-
Textes lus pas les élèves (ou les enseignants)
-
Expositions de figures géométriques géantes
-
Présentation de scène de théâtre, de situations de secourisme
-
Projection de film (pôle aventure)
-
Expositions d’objets créés par les élèves dans le pôle art
(sculpture en terre, tapisserie, peinture sur porcelaine…)
-
Expositions de textes, illustrés ou non.
Les enseignants
profitent de cette intervention pour distribuer les productions que
les élèves vont conserver (carnet de voyage…) ou les attestations
qu’ils ont obtenus (AFPS…).
Ensuite, la
coordinatrice et l’équipe de direction remettent les bulletins DSA.
Puis l’équipe de
direction clôt la session par un petit discours sur les compétences
et les acquis que le DSA a mis en valeur chez les participants à la
session et la nécessité qu’il y a de les réutiliser lors de leur
retour en classe. L’accent est mis sur la chance qu’ils ont eu de
participer à une telle aventure et sur la nécessité de poursuivre
les efforts fournis pendant ces six semaines.
Pour terminer,
les invités et les acteurs du DSA disposent d’un temps libre pour
profiter des expositions et échanger sur la fin de cette session
autour d’un goûter.
Lors de la
dernière session, le rituel de sortie a eu lieu le vendredi matin et
s’est prolongé par un pique-nique dans la cour du Palais Royal avant
de prendre les bus de découverte pour faire une visite de Paris.
Analyse :
1.
L’intérêt de ce rituel de sortie :
Le DSA du collège
Michelet fonctionnant en module fermé, il est nécessaire de faire un
bilan de ce qui a été fait pendant la durée de la session.
La présentation
des productions des élèves leur montre « matériellement » de quoi
ils sont capables et tout ce qu’ils peuvent faire en seulement six
semaines. L’intérêt que porte l’ensemble des participants à ce
rituel de sortie (écoute, applaudissements…) met en valeur la
qualité de leur travail.
Ce moment partagé
par toute l’équipe est fertile pour l’accompagnement des élèves
présents, mais aussi pour les sessions futures. Chacun s’instruit
des différents supports utilisés, des compétences et capacités des
élèves. Ceci peut orienter la façon d’accompagner les élèves
présents pendant le tutorat. La comparaison des résultats obtenus
lors de la session est l’occasion pour tous les enseignants du DSA
d’avoir une vue d’ensemble de leur travail et d’affiner le travail
d’équipe pour les sessions suivantes.
La présentation
du travail réalisé à leurs camarades est toujours un moment délicat
pour les élèves. C’est une mise en valeur dont ils n’ont pas
l’habitude. Cela renvoie une nouvelle image d’eux-mêmes et pour la
première fois ils sont confrontés à leur évolution à travers les
yeux de leurs pairs. C’est le premier pas du retour en classe avec
un repositionnement des élèves par rapport à l’image qu’ils avaient
laissé à leurs camarades.
Ce retour en
classe est aussi marqué par la remise des bulletins. Elle marque la
fin de la session, mais aussi l’entrée dans une aire nouvelle. Ils
reçoivent des bulletins souvent encourageants, qui mettent en avant
leurs capacités. Ils sont accompagnés lors de la remise de ces
bulletins (les enseignants, CPE et la direction peuvent leur
apporter des explications) et seront accompagnés par la suite par le
tuteur qu’ils ont choisi.
Suite à ce rituel
de sortie, les élèves doivent avoir construit une nouvelle l’image
d’eux-mêmes et l’avoir dévoilée aux personnes qu’ils auront
choisies.
2.
Les
limites de ce rituel de sortie
Le déroulement du
rituel de sortie engage pleinement les élèves devant un public. Même
si les participants ont été choisis, la prise de risque est
importante. Parfois la difficulté à se dévoiler est telle qu’elle
aboutit à une non présentation du travail, ou à un détournement de
ce qui été fait. Si les élèves ne présentent pas leur travail, les
enseignants peuvent le faire. Par contre, si les élèves détournent
ce qui est demandé, il ne faut pas rentrer dans leur jeu et montrer
une image d’élève déviant au public, car l’objectif de ce rituel est
justement de montrer les évolutions et les faire valider par un
public élargi. Il est donc important de contrôler le déroulement de
ce rituel et particulièrement le comportement des élèves.
Lors du rituel
d’entrée dans la session, suite à une activité (photo langage,
ballon…), les élèves fixent des objectifs tel que : travailler et y
prendre du plaisir, s’entraider, demander, poser des questions,
arriver à l’heure, être présent, être sérieux… Or, lors du rituel de
sortie, la coordinatrice fait effectivement un bilan sur la session,
mais sans utiliser ce qui a été produit six semaines plus tôt. Il
pourrait être intéressant de s’appuyer sur ce qui avait été fixé
pour voir si les engagements ont été tenus et montrer que grâce à
ces engagements, le travail fourni a été important et de qualité.
Ces engagements pourraient être reconduits pour le retour en classe,
après avoir été testés en DSA.
Les perspectives :
Pour les
prochains rituels de sortie, il peut être intéressant de réutiliser
les objectifs construits ensemble en début de session et de les
prendre pour point d’appui pour le tutorat.
On peut envisager
d’aller plus loin et de terminer le rituel de sortie par l’annonce
d’un engagement écrit de chaque participant à la session sur un ou
deux points très précis. L’équipe mais aussi les camarades seraient
alors observateurs de cet engagement. Il faut toutefois émettre des
réserves sur cet engagement qui peut aussi devenir la limite à
franchir pour montrer que rien n’a changé.
Ce rituel de
sortie peut aussi être l’occasion de faire le point sur ce qui a été
mis à jour sur le projet de l’élève.
Les familles ne
sont pas associées à ce moment. Cela peut-il être intéressant ?
Lors de la
dernière session, le rituel de sortie s’est tenu le vendredi de
10h30 à12h30 et s’est poursuivi par un pique-nique et une visite de
Paris en bus (pour les participants à la session uniquement). Nous
devons en faire le bilan, pour savoir si cette démarche a été
intéressante.
DESCRIPTIF
→ L’évaluation de
l’élève et du groupe
-
Chaque atelier
se termine par un temps de métacognition : l’élève fait retour sur
ce qu’il a appris et comment il a appris, sur ce qu’il a ressenti,
sur son comportement, son attention, sur ce qui lui a posé
problème, ce qui l’a intéressé. Il prend conscience de ses
processus d’apprentissage, de ses difficultés, de ses capacités de
manière à pouvoir ensuite les transférer dans d’autres
circonstances. Ce retour individuel est complété par une
confrontation collective qui permet au groupe de faire le point
sur sa cohésion, ses difficultés, les différences de chacun.
-
L’évaluation de
chaque élève fait l’objet d’une fiche de suivi comprenant les
objectifs individuels fixés en début de session. A la fin de
chaque semaine, l’élève et son tuteur font une évaluation orale et
écrite des objectifs atteints, non atteints ou en voie
d’acquisition.
A la fin de la
session, cette évaluation fait l’objet d’un bilan écrit à
l’attention de l’équipe pédagogique de la classe d’origine de
l’élève.
-
A la fin de la
session, un bulletin individuel d’évaluation par pôle est remis à
la famille de l’élève et au professeur principal de sa classe
d’origine. Cette évaluation par pôle apprécie les progrès
effectués par l’élève entre le début et la fin de la session. Les
notes obtenues sont prises en compte dans le bulletin du trimestre
en cours. Ces bulletins sont aussi remis aux élèves lors d’un
mini-conseil de classe. Le professeur d’EPS délivre l’Attestation
de Formation aux Premiers Secours.
→ L’évaluation de
la session
Chaque session
est évaluée par pôle et globalement selon les critères suivants :
- impact sur la
socialisation (confiance en soi, en l’autre, respect des règles, des
autres, des objectifs fixés, des rendez-vous avec le tuteur…)
- mise au travail
(adhésion au projet, efforts fournis, progrès, attention, passage à
l’écrit, productions écrites, orales, en public…).
→ L’évaluation du
dispositif
-
Le dispositif
est évalué chaque semaine dans le cadre de la séance de
concertation qui réunit l’ensemble des membres de l’équipe. Cela
permet un pilotage rigoureux et une régulation du projet.
-
Le dispositif
est évalué à la fin de l’année scolaire selon des critères
quantitatifs et qualitatifs.
CE QUE L’ON A PU
OBSERVER
→ L’évaluation de
l’élève et du groupe
Nous remarquons
que le temps de métacognition prévu à la fin de chaque atelier n’est
pas souvent mis en place. Les raisons suivantes sont avancées :
- le manque de
temps
- difficulté du
retour « à chaud »
→ L’évaluation en
cours de session :
Rassurés par la
petite taille du groupe, les élèves adhèrent majoritairement au
projet.
Les bilans de
session font régulièrement état d’une bonne participation des élèves
aux différents pôles.
Des efforts sont
fournis et l’équipe remarque des progrès et une amélioration du
temps de concentration.
Les points
négatifs le plus souvent cités sont
- la difficulté à
se mettre au travail au début de chaque séance
- la difficulté
du passage à l’écrit
Il est remarqué
une amélioration de la présence chez les élèves absentéistes dans
leur classe d’origine. Durant la session, les élèves respectent les
rendez-vous avec le tuteur.
Nous notons
l’établissement d’une relation de confiance élève/enseignant.
Constamment
sollicités et épaulés par l’équipe enseignante, les élèves prennent
peu à peu confiance
en eux.
La ponctualité
n’est pas toujours respectée à la lettre surtout lors de la reprise
de l’atelier après la récréation.
→ Après la
session :
Lors du retour
dans sa classe d’origine, l’élève montre souvent un comportement
différent.
Dans l’ensemble
son rapport à l’adulte est apaisé.
Il semble avoir
meilleure confiance en lui mais ne le manifeste pas toujours à bon
escient.
L’équipe
pédagogique de la classe d’origine ne note pas souvent de transfert
mesurable immédiatement, des capacités que l’élève a développées
durant son passage au DSA.
Les rendez vous
avec le tuteur ne sont plus toujours respectés.
Le passage de
l’élève au DSA peut parfois déclencher une prise en charge externe
plus adaptée
( erea, segpa,
atelier relais…).
→ L’évaluation du
dispositif
Ces réunions
permettent à l’équipe de faire régulièrement le point sur le travail
réalisé dans chaque atelier.
Le tuteur prend
ainsi connaissance des progrès effectués ou des problèmes rencontrés
par son élève.
Si, en début de
session, un élève n’adhère pas au projet ou ne respecte pas les
règles et gêne
ses camarades par
son attitude, la séance de concertation permet à l’équipe de trouver
rapidement
une solution
adaptée.
Lorsqu’un groupe
ne répond pas comme attendu aux objectifs d’un atelier ou du
dispositif,
la concertation
permet la régulation du projet.
En fin d’année
scolaire, un retour sur l’action menée en cours de l’année permet à
l’équipe d’affiner le dispositif.
REGULATION ET
EVOLUTION DU PROJET
La réflexion
constante de l’équipe sur l’action qu’elle mène depuis maintenant
trois ans a permis l’évolution du projet.
-
destination du
dispositif aux élèves du cycle central
-
allongement de
la session qui est passé de 5 à 6 semaines
-
passage de 3 à
2 sessions annuelles permettant la mise en place d’un suivi post
DSA par le tuteur de l’élève de manière à faciliter le retour dans
la classe d’origine ( aide aux devoirs, entretiens, aide au projet
de l’élève)
-
élargissement
de l’équipe ( création d’un pôle arts et cultures, intégration
d’un CPE )
-
intervention de
partenaires extérieurs ( écrivain )
-
amélioration de
la communication à destination des professeurs principaux des
classes du collège pour permettre un recrutement plus large et
mieux ciblé des élèves
Un
partenariat privilégié avec le Fonds Social Européen a été mis en
œuvre depuis la création du DSA en septembre 2004 ; il permet un
co-financement du DSA à hauteur de 50% des fonds investis par
l’Education Nationale. Il nous a permis de rémunérer les
intervenants extérieurs, de payer les sorties, la papeterie, les
livres dont le dispositif a besoin pour fonctionner sans prendre sur
les finances propres de l’établissement (hormis les 2 HSA prises sur
la DHG et les 72 HSE). Une convention a été signée jusqu’en juin
2006 avec la possibilité de redéposer un dossier en septembre 2006
pour l’année scolaire 06-07, ce que nous avons fait. Mais en
septembre 2006, la convention n’a pas été renouvelée car le FSE
était en fin d’exercice budgétaire et n’avait plus les moyens
d’honorer les dossiers déposés. Nous avons dû renoncer à
l’intervention de comédiens dans le cadre du théâtre forum ainsi
qu’à l’achat de fournitures scolaires et à l’intervention d’un
moniteur diplômé dans le cadre de l’activité escalade. Cette
activité a pu être maintenue sur la structure de Mur Mur grâce à
l’accompagnement bénévole d’une professeur d’EPS en plus de la
professeur chargée d’encadrer le groupe et grâce aux fonds propres
du collège. Les sorties et l’atelier d’écriture avec un écrivain de
littérature jeunesse ont pu être maintenus grâce au financement du
collège et d’une subvention du REP.
Le projet a
donc pu se poursuivre car nous savions que c’était une année
charnière, mais l’esprit du projet ne sera réellement maintenu que
si le co-financement du FSE est à nouveau possible car le
partenariat, l’apport de compétences autres que celles de
l’Education Nationale est une pierre angulaire du DSA.
Un bref constat :
Le secteur de recrutement du
collège Michelet :
Le collège est
adossé à la cité Michelet où les enfants sont majoritairement
scolarisés à l’école Curial. Depuis quelques années, la
paupérisation du quartier s’accroît ainsi que les difficultés
scolaires des élèves accueillis au collège. De plus le collège
Michelet au même titre que l’ensemble du territoire national, est
traversé par le repli des différentes communautés sur elles-mêmes ;
par conséquent l’homogénéisation du profil de recrutement des élèves
ne favorise pas le brassage nécessaire aux adolescents pour qu’ils
acceptent pleinement l’ouverture sur le monde qui leur est proposé
au collège.
Le taux de
réussite aux évaluations au examens des élèves du collège :
Les résultas du
collège Michelet aux évaluations à l’entrée en 6ème
sont nettement inférieurs aux résultats nationaux, mais ils
correspondent à peu près aux valeurs du REP.
Le premier cycle
du collège doit à la fois consolider les acquis du primaire mais
également permettre à ces élèves en difficulté d’acquérir les
compétences nécessaires à la poursuite d’études au collège. La
liaison CM/6ème est un des axes majeurs de ce suivi et de cet
accompagnement adapté à chacun, engagé par le projet
d’établissement.
Depuis juin 2004,
le taux de réussite au Diplôme national du Brevet est
redescendu à 60% soit le taux attendu alors qu’il était à 70% les
années précédentes. Certes le profil des élèves recrutés a joué un
rôle mais un des objectifs de l’établissement est de redynamiser les
équipes pour améliorer ce résultat.
Après la
classe de troisième,
les élèves de Michelet sont orientés « généreusement » en 2nd
ceci afin de promouvoir les élèves tangents et qu’ils se confrontent
à leur projet de formation et à la réalité des exigences du lycée
même si certains feront aussi l’expérience du redoublement en lycée.
Par contre les
élèves de Michelet ayant choisi la voie professionnelle y demeurent.
Le projet
d’établissement
a permis de démarrer un nouveau cycle au sein du collège depuis
2006. Un série d’actions intéressantes et profitables aux élèves a
toujours existé à Michelet mais la démarche collective du projet a
permis de définir les grands objectifs et de rassembler les énergies
sur trois grands axes.
Axe 1 :
ouvrir le collège sur l’extérieur :
Le collège
Michelet, situé au pied des grandes tours de la cité Curial et aux
abords du périphérique accueille des familles de différentes
communautés qui vivent dans des conditions économiques de plus en
plus difficiles et précaires. Les conséquences de cette
homogénéisation sont un repli communautariste de plus en plus
visible et un enfermement sur le quartier. Mais les familles et les
élèves expriment le désir de sortir du quartier ; ainsi les élèves
de 3ème choisissent de préférence les lycées attractifs
mais ils éprouvent de la peur à s’affronter des territoires
ressentis comme étrangers ou à s’approprier les offres culturelles
nombreuses et accessibles dans Paris. De même les élèves de 3ème
rencontrent des difficultés à trouver un stage d’observation
professionnelle par méconnaissance des entreprises susceptibles de
les accueillir.
Au sein du
collège, cette ouverture sur l’extérieur se concrétise dans des
actions diversifiées à tous les niveaux de la scolarité : classes de
6ème et de 5ème à projets (Louvre,
informatique, scientifique, théâtre, etc.) ; classes bilangues,
classes de 3ème à option découverte professionnelle,
liaison et projets communs avec les écoles du secteur dans le cadre
du REP 14.ainsi que le DSA.
Selon les
sessions les élèves sont invités à sortir de l’établissement pour
les pôles Aventure ou Art et culture mais des intervenants
extérieurs invités dans les pôles Langages ou Expressions ou à
l’Atelier masques représentent aussi une ouverture vers un autre
univers que celui du collège puisque y sont accueillis des artistes
plasticiens, des écrivains etc.
L’objectif des
équipes pédagogiques est d’opérer un renversement de l’image du
collège en diversifiant les offres scolaires mais également de
démocratiser l’accès à la culture, de développer la connaissance de
l’environnement professionnel et économique et de rencontrer
d’autres adultes afin de changer de regard et de briser les
préjugés.
Axe 2 : Accueillir les
élèves, les familles et les personnels :
1- La
collaboration et l’interaction école famille étant une clé de
la réussite, le projet d’établissement s’attache à redynamiser cette
relation. Beaucoup de familles souhaitent suivre la scolarité de
leurs enfants mais les difficultés sont nombreuses (sociales,
culturelles, linguistiques etc.). Cependant les familles doivent
devenir de membres de la communauté éducative et bien connaître les
enjeux de la scolarité des enfants.
Trois temps forts
marquent ce lien :
- Rencontre en
début d’année scolaire avec les fédérations de parents.
- Rencontre
trimestrielle parents professeurs
- Concertations
liées au projet d’établissement.
Dans le cadre du
DSA les parents sont rencontrés par le professeur principal
puis par le coordinateur DSA avant l’inscription de l’élève
pour une session. En effet l’entrée en DSA d’un élève se fait en
accord avec l’élève et ses parents.
D’autres
rencontres ont lieu par la suite notamment avec le tuteur pour
préparer la suite quand un projet d’orientation positive a été perçu
par le tuteur par exemple, ou pour éclaircir certains points du
parcours scolaires de l’enfant. Le tuteur peut alors devenir et ce
pour toute l’année DSAl’intermédiaire privilégié entre la
famille et l’équipe pédagogique du DSA ou de la classe
d’origine.
2- Le travail
d’équipe mené en DSA, notamment lors des heures
hebdomadaires de concertation permet aux enseignants une meilleur
connaissance globale de l’élèves, des classes, des équipes
pédagogiques, des programmes des autres disciplines ainsi que des
filières d’orientation ;
En cela l’équipe
DSA peut être considérée comme une structure d’accueil
appréciable pour un enseignant nouveau à l’établissement ou pour un
enseignant débutant. L’interdisciplinarité, l’écoute et les échanges
avec d’autres membres de la communauté éducative tel le CPE, le
coordinateur REP, le principal adjoint, le formateur IUFM, les
intervenants extérieurs etc. permettent un vrai travail de réflexion
sur les pratiques de chacun. Les heures de concertation prévues de
façon systématique et obligatoire se faisant rares dans les emplois
du temps, celle-ci est fortement appréciée par l’équipe comme un
moment de pose, d’écoute, de réconfort parfois mais aussi
d’apprentissage. On a le temps d’y poser toutes les questions
permettant de connaître tous les dispositifs existants pour faire
face aux différents situations que l’équipe est emmenée à
rencontrer,que ce soit pour un élève de DSA mais aussi pour
tout autre élève d’une autre classe.
La régularité de
ces moments de parole permet de « prendre la température » du
collège tout au long de l’année, le DSA se révélant un petit
miroir des difficultés rencontrées également dans les autres
classes.
Axe 3 : prendre en
charge l’élève de manière globale :
Ce diagnostic
étant fait, il est clair que le projet d’établissement doit emmener
le collège à prendre la mesure des difficultés rencontrées par les
élèves et surtout y leur apporter des prises en charge et des
remédiassions adaptées aux besoins de chacun.
Tout élève
scolarisé au collège doit pouvoir acquérir le socle commun de
connaissances et s’intégrer au collège dans une perspective de
réussite.
Cette prise en
charge doit être éducative dans le cadre scolaire et périscolaire
mais aussi médico-social, notamment en matière de prévention.
Les équipes
éducatives ont pour mission d’orienter les élèves, après un
diagnostic élaboré avec l’équipe relais différentes structures de
prise en charge des élèves en difficulté dont le DSA
existent :
La classe de 6ème
de consolidation suivie en 5ème
La classe de 4ème
Aide et Soutien
La 3ème
d’Insertion
Dans le cadre de
la loi d’orientation et de programme de l’avenir de l’école (23
avril 2005), le collège propose un Programme Personnalisé
de Réussite Educative pour les élèves de 6ème
portant sur les savoirs fondamentaux.
Le DSA
recrute essentiellement en cycle central.
Pour les élèves
de 3ème, des « ateliers brevet » sont proposés.
Toutes ces
actions dont le DSA, ont pour but de prévenir le décrochage
scolaire des élèves en difficulté, en mettant un accent particulier
sur les élèves de 6ème (ateliers Français Maths 6ème :
AFM6 ; encadrement des étudiants de l’AFEV et Action Collégiens )
Pour les autres
élèves qui ne rencontrent pas de difficultés majeures, le taux
d’accès à une seconde générale et technologique est de 60%, celui
d’accès à une seconde professionnelle de 30%.
Où situer le
DSA Par rapport aux grands axes du projet académique ?
Ces axes sont :
1-
Favoriser la continuité et la réussite des parcours scolaires pour
conduire l’ensemble des élèves aux niveaux de compétences attendues
en fin de scolarité et à l’obtention des diplômes correspondants
2-
Prendre
en compte la diversité des élèves et notamment des élèves à besoins
éducatifs particuliers.
3-
Promouvoir une politique éducative de la vie de l’élève qui favorise
l’initiative et l’engagement des jeunes, prévienne les ruptures et
garantisse la protection.
4-
Favoriser l’apprentissage des langues vivantes et renforcer
l’ouverture internationale.
5-
Développer les technologies de l’information et de la communication,
afin de mettre à la disposition de tous les outils de l’avenir et
de leur donner les meilleures chances de réussite.
Il va de soi qu’à
Michelet le DSA se situe dans l’axe 2 du projet académique.
En ce qui
concerne le projet d’établissement il est surtout ancré sur l’axe 3,
les axes étant :
1-
Ouvrir
le collège sur l’extérieur
2-
Accueillir les élèves, les familles et les personnels
3-
Prendre
en charge l’élève de manière globale.
Enfin rappelons
la structure de l’établissement bien qu’elle soit fluctuante et
s’adapte chaque année aux nouveaux effectifs.
Les chiffres de
la rentrées 2006/2007 sont :
6ème :
150 élèves répartis sur 6 classes dont 4 à projet (Lecture de
l’histoire, Média, Louvre, Scientifique), une classe de
consolidation, une classe bilangue Ang-All
Présence des PPRE,
AFM, AFEV.
5ème : 150 élèves répartis sur 6 classes dont 4 à projet
(Sport, Média, Culturelle, Informatique), une classe de
consolidation, une bilangue.
4ème : 175 élèves répartis sur 7 classes dont 5 générales,
une Européenne Allemand, une Européenne Anglais.
4ème
AES :
une classe de 18 élèves.
3ème :
200 élèves répartis sur 8 classes dont six générales, une Européenne
Allemand, une Européenne Anglais. L’atelier brevet.
3ème
Ins :
une classe de 18 élèves.
DSA:
deux sessions de 2 semaines d’une dizaine d’élèves chacune, pris
surtout au niveau du cycle central sauf classes de consolidation et
Aes.
Sur une
population globale de 709 élèves on peut conclure que le DSA
s’adresse à environ 3% des élèves du collège.
Il est patent que
le projet de DSA au collège Michelet vise à répondre au
projet de prise en charge globale et personnalisé de l’élève en
grande difficulté scolaire.
Au sein d’un
établissement de grande taille où il côtoie beaucoup d’autres élèves
et d’enseignants
(57) , l’élève
accueilli en DSA trouve une structure plus petite, où il est
pris en charge sur un autre rythme scolaire et où l’équipe éducative
a plus de temps à lui consacrer pour essayer de comprendre ses
difficultés et d’y apporter des réponses.
D’autres part le
groupe d’élèves de DSA est amené à faire de nombreuses
sorties et de rencontrer d’autres adultes ceci dans un esprit
d’ouverture également présent dans les deux projets.
Enfin il est
clair que l’objectif visé par l’équipe et de faire évoluer de
manière positive l’image de ses jeunes en les remotivant et en leur
ouvrant un nouveau regard sur le monde extérieur et leurs
perspectives d’avenir.
Evaluation et suivi des élèves
Il pourrait
sembler facile d’évaluer les élèves à l’issue de la session qu’ils
ont suivie. Les objectifs, les compétences à développer ont été
précisément définis les productions finales, l’assiduité, le
comportement permettent de vérifier que certains objectifs ont (ou
n’ont pas) été atteints.
Un bulletin,
propre au DSA, est édité pour chaque élève en fin de session. Une
note et une appréciation (bilan, progrès, conseils) par pôle y
figurent. Le bilan reprend les compétences pour chaque pôle et
évalue ce qui est atteint. Le bulletin est remis individuellement à
la fin de la session au moment du retour en classe.
Pourtant cette
évaluation, si elle rassure les élèves et les parents n’est pas
complètement satisfaisante, car elle n’évalue la situation, les
compétences, le comportement de l’élève qu’à l’instant où il quitte
le dispositif, et ce n’est toujours à ce moment-là que l’élève est
dans le mieux-être. Souvent le DSA a été un moment de bouleversement
pour lui. Il a pris la parole, alors qu’il était muet, il a pris des
initiatives, alors qu’il était passif, il a pu devenir contestataire
par rapport à l’institution alors qu’il était résigné et dans une
dévalorisation de lui-même. Et six semaines ne sont pas toujours
suffisantes pour mesurer les progrès ou les acquis.
Par conséquent le
retour en classe est parfois difficile et le ressenti des équipes
pédagogiques est souvent négatif : le DSA a rendu « insupportables »
des élèves certes en difficulté mais qu’on n’entendait pas, qui
était absentéiste.
D’autre part, le
bénéfice d’une session DSA pour l’élève ne se mesure peut-être pas
immédiatement après. Le temps joue un rôle essentiel dans la
« reconstruction » du jeune, et l’élaboration d’un projet scolaire,
par exemple, ou l’apaisement peut venir quelques mois après la
session. Il est donc important de suivre le devenir des élèves les
années suivantes, en 4ème et en 3ème.
L’équipe
pédagogique du DSA, consciente de la difficulté de l’évaluation et
du suivi des élèves a mis en place plusieurs outils et dispositifs
A la fin de
chaque session, un bilan DSA complète le bulletin. Il comporte deux
volets : un bilan pédagogique qui interroge chaque enseignant sur
les compétences qui ont été développées, les productions réalisées,
la participation aux activités proposées, le comportement au sein du
groupe. Le deuxième volet porte sur le suivi proposé à l’issue du
DSA, tutorat, entretiens avec la COP pour élaborer un projet
personnel qui s’amorce, suivi scolaire avec des partenaires
associatifs, assistante sociale. Ce document est mis à la
disposition des professeurs de la classe de l’élève concerné.
Le deuxième
dispositif consiste dans le suivi des élèves. Il prend de plus en
plus d’importance car de la qualité de l’accompagnement des élèves
dépend un retour réussi dans la classe d’origine.
L’élève choisit
son professeur tuteur.
Le professeur
tuteur est une pièce maîtresse du dispositif d’évaluation. Il est à
la fois un conseiller, un soutien, (il aide le jeune à trouver la
personne ou la structure qui peut l’aider en cas de difficulté), un
accompagnateur pour des démarches d’aide aux devoirs par exemple à
l’extérieur du collège, mais aussi un référent pour le travail
scolaire (aide méthodologique, rattrapage scolaire).
Au départ du
projet, le tutorat consistait en un accompagnement pendant la
session uniquement et le professeur tuteur avait un rôle de
conseiller et de soutien.
Puis le tutorat
s’est prolongé au-delà de la session à raison d’une heure par
semaine, prise sur un temps libre commun avec le professeur tuteur.
Son objectif était d’apporter une aide scolaire et méthodologique à
l’élève, pendant le temps si délicat pour lui où il revient dans sa
classe d’origine après six semaines. Mais les élèves se sont vite
« émancipés » de cette contrainte. Il est difficile de revenir ou de
rester au collège quand les camarades de classe n’y sont plus. Le
tutorat est donc devenu obligatoire et assuré sur de heures de cours
en accord avec l’enseignant de la classe. Cette pratique n’est pas
non plus satisfaisante. L’élève est présent mais il vit mal le fait
d’être « exclu » d’un cours.
L’accompagnement
du retour en classe et l’élaboration d’un livret de compétences sont
un des chantiers de l’équipe pédagogique pour l’année 2007/2008.
L’objectif
du DSA est de permettre à l’élève déscolarisé ou en risque de
marginalisation scolaire de réintégrer un cursus scolaire et d’en
tirer le maximum de bénéfices dans le cadre du retour dans sa classe
d’origine au collège.
OBJECTIFS GENERAUX
Il s’agit donc de remotiver l’élève, de le
remobiliser sur des savoirs scolaires tout en lui redonnant des
normes de comportement grâce à une pédagogie de projet
interdisciplinaire et différenciée et de restaurer sa propre image.
L’objectif de ces activités est d’amener l’élève à se constituer
et/ou se réapproprier le système de repères nécessaire à sa propre
construction grâce à un questionnement suscité et encadré par
l’accompagnateur. L’élève accède ainsi à une meilleure adaptation au
système scolaire proposé, et à la vie extra-scolaire, tout en
s’affiliant au monde des savoirs.
PUBLIC CONCERNE
Les élèves seront recrutés par une équipe
relais élargie en concertation avec l’équipe DSA, en fonction des
repérages qui auront été faits dans les classes de 5ème,
4ème par les professeurs. Sont concernés en priorité les
absents « de l’intérieur » ; les élèves en grandes difficultés
scolaires et anormalement passifs ; les élèves qui avaient déjà des
difficultés au collège et dont le comportement se dégrade
subitement, montrant un risque de rupture avec l’école ; les élèves
absentéistes.
Deux sessions de six semaines (de 7 à 9
élèves) auront lieu, la première du 13 novembre 06 au 22 décembre
06, la seconde après les vacances de février.
RECRUTEMENT
Le recrutement des élèves est un élément
déterminant dans la réussite d’une session. Il ne peut être réussi
qu’avec la collaboration de l’ensemble de l’équipe éducative de
l’établissement. Une bonne communication concernant les objectifs du
DSA et le profil des élèves est donc indispensable. Le projet rédigé
est communiqué à tous les membres de la communauté scolaire ainsi
que la fiche de recrutement (Annexe 1). Une réunion est organisée
par l’équipe de direction et l’équipe DSA au moins trois semaines
avant chaque session à destination des professeurs principaux et des
CPE des niveaux concernés. A cette occasion, il est important
d’insister sur l’analyse du profil de l’élève car le DSA ne sera
pertinent que si les besoins de l’élève correspondent aux objectifs
fixés. Le coordonnateur DSA propose aux pp les élèves qui ont
été pré-repérés par l’équipe relais. Suite à cette réunion
le protocole de recrutement est le suivant:
-
L’équipe DSA valide la candidature
proposée lors de la concertation du jeudi matin en
retournant dans le casier du pp cette fiche avec l’accord.
-
Si la candidature est validée, le pp
propose aux parents de l’élève un entretien afin d’obtenir leur
accord pour l’intégration de l’élève en DSA. Un membre de l’équipe
DSA assiste à tout ou partie de l’entretien pour exposer le
projet. L’élève doit être volontaire. Dans le même temps, le pp
essaie d’obtenir l’adhésion de l’élève.
-
Les parents et l’élève doivent donner
leur accord verbal et/ou écrit au professeur principal.
-
Le professeur principal remet à l’élève
une lettre émanant de l’équipe DSA qui précise les dates de la
session et les objectifs généraux, ainsi que l’emploi du temps.
Cette lettre sera signée par les parents.
EQUIPE ENCADRANTE ET PARTENAIRES
Le partenariat interne et externe est
fondateur du projet : chacun ne peut jouer son rôle auprès de ces
élèves en souffrance que s’il intervient dans le champ qui est le
sien tout en sachant qu’il peut passer le relais si des difficultés
sont repérées qui ne relèvent pas de ses compétences. L’élève peut
alors identifier le rôle de chacun sans risque de confusion.
Equipe DSA : le Principal
adjoint, l’assistante sociale, l’infirmière, la conseillère
d’orientation psychologue, un conseiller principal d’éducation, les
documentalistes, sept professeurs.
Partenariats
·
Le fonds Social Européen est un partenaire privilégié car il permet
au dispositif, grâce au financement accordé, d’intégrer des
partenariats qui enrichissent le projet.
·
Suite à l’aide de l’Equipe de développement local en 2004/05,
le partenariat avec le CAPP est à redéfinir.
·
Au sein du pôle
expressions, le partenariat avec l’association Arc en Ciel
Théâtre (financé par le FSE) autour du théâtre forum est
reconduit pour la première session : l’élève doit à la fois inventer
une fable, l’improviser, la jouer, la rejouer pour en infléchir le
cours et la retravailler pour en faire une production écrite et
publiée. Lors de la seconde session, un écrivain, Sigrid Baffert,
est invité à conduire un atelier d’écriture avec le professeur. Une
convention entre la charte des écrivains et le collège est signée.
·
Dans le cadre du
pôle aventure, l’activité escalade se poursuit : les élèves du DSA
ayant très souvent des caractéristiques motrices de bon niveau mais
mal maîtrisées, les activités seront notamment axées sur les
dominantes énergétiques et socialisantes. A ce titre, l’escalade
(sur la structure artificielle Mur Mur (financé par le FSE)
à Pantin) est un bon moyen pour aller vers une plus grande maîtrise
de soi, de ses émotions et de l’entre-aide (avec l’élève dit
« assureur » du grimpeur).
·
L’association
Arcréation (non financé par le FSE) intervient, selon les
sessions, dans le cadre d’un atelier masques, une heure avec les
filles, une heure avec les garçons par semaine. Cette intervention
permet aux élèves de faire un retour sur eux-mêmes par le détour du
masque avec une psychologue dans un cadre de stricte
confidentialité. Seul un bilan final et global a lieu à la fin de la
session entre l’intervenante et l’équipe DSA.
·
Deux partenaires
aident à la prise en charge des élèves pendant et après le DSA en
dehors du temps scolaire :
-
Action
Collégiens (Julien Massas) prend en charge l’ensemble du groupe
DSA une heure par semaine selon les modalités du contrat spécifique
à ce dispositif, l’objectif étant que cet accompagnement se
poursuive au-delà de la session.
-
La Maison des
Copains de la Villette (MCV) reste un partenaire privilégié pour
les élèves qui ont besoin d’un suivi scolaire et/ou éducatif dont la
prise en charge se fait à l’extérieur du collège dans les locaux de
la MCV (16-18 rue de Cambrai). Un nouveau protocole est à définir
pour la rentrée 2006/07.
FONCTIONNEMENT
L’ensemble des moyens mis à la disposition
du DSA est annualisé (14 heures) et réparti en 3 sessions de 5
semaines. La grille hebdomadaire de l’emploi du temps de l’élève)
comprend 7 interventions de 3 heures avec les professeurs et de 2
heures avec les documentalistes, accompagnés ou non d’intervenants
extérieurs qui s’articulent autour des pôles suivants :
-
Pôle langages
-
Pôle aventure
-
Pôle recherches
-
Pôle science
-
Pôle expressions
-
Pôle santé
-
Pôle artistique
-
Pôle explorateurs
CHOIX PEDAGOGIQUES
-
Démarches
Le fonctionnement en pôles non disciplinaires permet de mettre en
œuvre la pédagogie du détour, la pédagogie de projet (méthode
inductive à partir de productions personnelles et collectives), les
pédagogies actives, la pédagogie différenciée.
Les stratégies
d’apprentissage de l’élève sont travaillées au travers de la
mémorisation (gestion mentale), de la métacognition (retour réflexif
sur les démarches), du travail sur le statut de l’erreur, du rôle du
langage intérieur, de la technique de l’élaboration progressive, de
l’observation (déconstruction, reconstruction) et de l’aide à
l’élaboration de repères.
-
Outils et supports
Ces démarches pédagogiques s’appuient sur
des supports spécifiques : grille de compétences transversales,
fiches d’auto-évaluation, fiches de métacognition, procédure
d’accueil (rituel d’entrée et de sortie), technique du blason, test
d’attention, fiches de ressenti / pensée, outils informatiques
collaboratifs.
-
Lien entre « apprentissages » et
« socialisation »
Ce lien a été travaillé dans la mise en place du travail sur les
pôles : les activités au sein de chaque pôle sont
interdisciplinaires et ne peuvent fonctionner sans la coopération de
l’ensemble du groupe (théâtre forum, escalade, protocole science,
atelier de philosophie…).
Chaque acteur travaille spécifiquement au sein de son atelier les
points suivants :
-
Travail sur les règles, les rôles, les responsabilités
-
Retour d’expérience, productions et présentation de productions
-
Travail sur les représentations, sur l’argumentation
-
Lien avec la classe, retour en
classe, suivi post-DSA
-
réunion de
présentation du projet de la session avec les professeurs
principaux
-
fiche de repérage
élèves
-
rencontre p.p. + un
membre de l’équipe DSA + parents
o Pendant :
-
lien tuteur (membre
de l’équipe DSA) / p.p. pour le rattrapage des cours
-
rencontre avec les
parents
-
Evaluations
·
Evaluation de l’élève et du groupe:
-
Chaque atelier se
termine par un temps de métacognition : l’élève fait retour
sur ce qu’il a appris et comment, sur ce qu’il a ressenti, sur son
comportement, son attention, sur ce qui lui a posé problème, sur ce
qui l’a intéressé. L’élève prend conscience de ses processus
d’apprentissage, de ses difficultés, de ses capacités de manière à
pouvoir ensuite les transférer dans d’autres circonstances. Ce
retour individuel écrit et/ou oral ( fiches de métacognition, d’auto-évaluation)
est complété par une confrontation collective qui permet au groupe
de faire un retour sur sa cohésion, ses difficultés, les différences
de chacun. Les points positifs et négatifs sont pointés et peuvent
constituer autant d’objectifs.
-
Le tuteur fait un
bilan individuel hebdomadaire avec son tutoré en s’aidant des
fiches de métacognition et d’auto-évaluation afin de rédiger un
bilan final à l’attention de l’équipe pédagogique de la classe
d’origine.
-
Un bulletin de
session par pôles (à remplir dans l’ENT) est remis à la famille
et au professeur principal de l’élève. Ces bulletins sont
remis aussi aux élèves lors d’un mini-conseil de classe.
·
Evaluation de la session :
Chaque session est évaluée par pôle et
globalement selon les critères suivants : impact sur la
socialisation (confiance en soi, en l’autre, respect des règles, des
autres, des objectifs fixés, des rendez-vous avec le tuteur…) et la
mise au travail (adhésion au projet, efforts fournis, progrès,
attention, passage à l’écrit, productions écrites, orales, en
public…).
·
Evaluation du dispositif :
Le dispositif est évalué à la fin de
l’année scolaire selon les critères suivants :
-
critères
quantitatifs : nombre d’élèves accueillis, nombre et durée des
sessions, nombre de membres encadrants (éducation nationale,
partenaires extérieurs et financeurs).
-
critères
qualitatifs :
®
bilan élève en termes de socialisation, de mise au travail, de vie
scolaire
®
impact sur l’équipe
®
impact sur l’établissement
®
relations avec les partenaires
| |
|
Bilan qualitatif
Impact sur les élèves DSA
Après six sessions de fonctionnement, le bilan global est
positif. Le profil des élèves s’est affiné pour se concentrer
sur les élèves du cycle central : ce sont des élèves déjà
intégrés dans le collège, mais qui n’ont pas su trouver leur
place de collégien et ils ont encore le temps de la trouver.
Les sessions qui concernaient les élèves du cycle central ont
permis une véritable prise en charge des élèves mêlant
socialisation et apprentissages : ils ont été réceptifs à l’aide
qui leur était proposée car leur décrochage n’était que partiel.
Ils ont vécu la session comme un stage de remotivation
qui leur a permis retrouver confiance en des adultes leur
offrant un cadre éducatif dans lequel pouvaient se manifester
des compétences, des savoirs, des savoir-faire qu’ils ne
pouvaient ou n’osaient montrer en classe entière. Leur image
d’eux-mêmes a positivement évolué au cours de la session. Des
élèves qui étaient absentéistes dans leur classe d’origine
étaient présents en DSA, des élèves, passifs dans leur classe,
ont pris en charge des projets collectifs dans la perspective de
l’exposition finale. Ces élèves, qui ont 4 ou 5 de moyenne
générale dans leur classe, ont pu être valorisés grâce aux
productions de textes, de dessins, de schémas qu’ils ont eu le
temps d’élaborer car ils étaient en confiance, dans un petit
groupe, le plus souvent bienveillant. A 14 ou 15 ans, en pleine
période adolescente de questionnement, cette valorisation,
qu’ils ne trouvaient plus dans leur classe, est capitale dans
leur construction. Le temps de la session est donc très
constructif.
Les rituels d’entée ont toujours été des moments forts pour la
constitution du groupe : beaucoup de choses se jouent lors de
cette première matinée où les élèves voient tous les adultes
investis dans le dispositif, ils y répondent comme en miroir.
Les rituels de sortie ont permis de montrer le chemin parcouru
et les productions réalisées.
Le retour en classe reste un moment délicat car les élèves qui
étaient passifs au fond de la classe avant le DSA y retournent
avec une nouvelle image d’eux-mêmes. Ils ont donc souvent un peu
de mal à se repositionner : ils se mettent à parler, à réagir de
façon souvent inappropriée au départ. Les professeurs ont
parfois un peu de mal à tolérer ce changement, il est pourtant
le signe d’une vitalité retrouvée, il faut laisser à ces élèves
un peu de temps pour s’adapter à cette nouvelle image car, après
ce temps de flottement, dans la plupart des cas, l’élève réussit
à renouer avec ses enseignants et le travail. Ce point sera
particulièrement travaillé lors de l’année solaire 06/07 grâce à
un tutorat pédagogique renforcé et obligatoire une heure minimum
par semaine et par élève.
Devenir des élèves : DSA+1 (Annexes 1 et 2)
Sur les 39 élèves accueillis :
-
8 ont quitté
l’établissement pour intégrer une structure de leur choix
adaptée à leurs compétences (CFA, 3ème pro, Lycée
professionnel, internat, SEGPA) ;
-
5 ont obtenu
après la 3ème un BEP ;
-
12 sont passés en
4ème ou 3ème générale ;
-
2 ont redoublé en
4eme ;
-
3 ont redoublé en
3eme ;
-
4 ont été admis
en 4ème AES ;
-
1 a été admis en
3ème d’insertion ;
-
2 ont refusé leur
admission (en IMPro et 4ème AES) après un court
passage dans ces structures ;
-
2 ont été exclus
du collège ;
La majorité des élèves accueillis dans le dispositif (22) reste
scolarisé au collège dans une filière générale (17) ou
spécifique (5).
Les 2 élèves pour qui le temps de la session avait été le moins
profitable ont fini par être exclus sur conseil de discipline
l’année de leur passage en DSA.
Pour 8 élèves, le passage en DSA a permis de réfléchir à une
structure qui soit la mieux adaptée possible aux difficultés et
aux compétences de chacun car, dans le cas d’élève en grande
souffrance au collège, le DSA est un catalyseur révélant
l’inadaptation des réponses apportées au sein de la classe
traditionnelle. Le professeur principal, en concertation
avec l’équipe DSA (enrichie des éclairages des partenaires
extérieurs, de l’équipe médico-sociale, de la conseillère
d’orientation psychologue), a alors pu proposer à ces élèves et
à leur famille, en accord avec eux, la structure la mieux
adaptée aux besoins de l’élève (3ème pro, CFA,
internat, SEGPA).
Pour 2 élèves, le refus d’une structure adaptée, malgré une
courte période d’essai, montre que le travail avec les familles
doit être encore approfondi pour mieux faire comprendre la
nécessité de ces prises en charge spécifiques dans l’intérêt de
l’enfant.
On constate aussi un nombre de redoublants important (5 élèves)
qui semble montrer que l’équipe enseignante croit ces élèves
capables de meilleurs résultats, mais ne trouve pas d’autre
réponse au sein de l’institution que le redoublement dont on
sait pourtant qu’il est rarement efficace.
Le travail sur le projet de l’élève est un élément majeur
pendant et après le DSA car il permet un travail fin sur
l’orientation la mieux adaptée à l’élève. Ce travail doit encore
être affiné pour un suivi optimal de ces élèves en difficulté.
3. Impact sur l’équipe
La prise en charge de ces élèves en difficulté permet un
véritable rayonnement de l’équipe. Cette prise en charge, à la
fois collective et individuelle, peut se faire grâce au relais
qui s’opère entre les membres des différentes catégories de
l’équipe (professeurs, direction, CPE, COP, assistante sociale,
infirmière, médecin scolaire, action collégien, association de
quartier). Les regards croisés sur les élèves, notamment lors
des concertations hebdomadaires et des formations ont permis une
richesse des échanges, une réactivité, un dynamisme et une
solidarité qui ont rendu le dispositif plus opérationnel. Les
objectifs ont ainsi pu être affinés tout au long du projet. Les
difficultés rencontrées ont aussi obligé à des remises en cause,
des régulations, des innovations, tant dans la relation avec les
élèves et les autres adultes de l’établissement, que dans les
modalités et les contenus enseignés. Les enseignants sont
eux-mêmes valorisés par cet engagement.
Le dispositif tient une place importante dans le nouveau
projet d’établissement. Le travail de concertation a permis
de réfléchir et de mettre à plat la prise en charge de tous les
élèves en difficulté du collège dans les différents niveaux. Une
équipe relais élargie (composée de la direction, de la
coordonnatrice REP, des professeurs principaux concernés par
l’ordre du jour, des professeurs des écoles concernés par
l’ordre du jour, de la coordonnatrice DSA/PPRE, des CPE, de la
COP, de l’assistante sociale, du médecin scolaire, et de
l’infirmière) a ainsi pu voir le jour grâce à la philosophie de
la prise en charge des élèves instaurée par le DSA.
4.
Impact sur l’établissement
L’image du DSA a évolué positivement auprès des autres élèves,
en partie grâce au rituel de sortie où chaque élève peut inviter
deux élèves de sa classe pour une exposition des productions et
un goûter de fin de session. Les liens avec les autres membres
de la communauté éducative sont renforcés, notamment grâce aux
réunions avec les professeurs principaux, mais aussi lors de
moments informels pour parler d’un élève pendant ou après une
session. Un gros travail de communication est indispensable pour
que les collègues comprennent l’intérêt du dispositif.
L’engagement de la direction y contribue, il a permis une
meilleure lisibilité du dispositif et un meilleur rayonnement
dans l’établissement. Ce travail est encore à renforcer pour
l’année scolaire 2006/07, avec notamment le renouvellement d’une
partie de la vie scolaire et l’arrivée d’un nouveau principal
adjoint.
5.
Relations avec les partenaires,
plus-value de leur intervention
Les interventions d’Arc-en-Ciel théâtre et des Petits
Débrouillards (financées par le FSE), en co-animation avec des
professeurs, ont été très positives. Elles ont permis une
complémentarité d’apports dans les contenus dispensés, mais
aussi de regards sur les élèves. C’est cette richesse de points
de vue qui permet une meilleure compréhension de l’élève et de
ses aptitudes.
L’activité escalade a été possible grâce à l’utilisation des
murs de la structure Mur-Mur à Pantin (financé par le FSE). Elle
permet à nos élèves d’éprouver leurs capacités physiques mais
aussi leur confiance en eux et en celui qui les assure. Elle
contribue à l’instauration d’une dynamique de groupe positive et
solidaire.
L’intervention d’une plasticienne (financé par le FSE), Madame
BENYAHIA Samta, Sociétaire de la Maison des Artistes, dans le
cadre de l’Atelier d’Arts Plastiques, a permis aux élèves de
découvrir les processus de création d’une œuvre et d’appréhender
les pratiques artistiques contemporaines.
Le pass-Villette (financé par le FSE) offert à tous les élèves
DSA dans le cadre de l’atelier recherches avec les
documentalistes a permis à nos élèves de découvrir les richesses
culturelles de leur propre quartier, leur offrant ainsi une
ouverture sur l’extérieur qui est un des axes forts de notre
nouveau projet d’établissement.
L’intervention d’Arcréation (non financé par le
FSE) dans le cadre d’un atelier masques est aussi très riche,
car elle offre aux élèves un lieu de libre expression pour faire
retour sur eux-mêmes, en dehors de tout adulte du collège. Un
bilan de fin de session a lieu entre l’intervenante et l’équipe
DSA, il enrichit le bilan de l’équipe.
Action collégien (non financé par le FSE), qui
prend en charge les élèves une heure par semaine, est un lien
précieux : les élèves ont ensuite la possibilité de s’adresser à
l’animateur pour faire le travail à la maison, mais aussi pour
participer à des activités extra-scolaires. Une prise en charge
du même type est aussi possible, mais en dehors des murs du
collège, grâce au partenariat avec la MCV.
Conclusion
L’engagement d’une équipe pluri-catégorielle, soudée et
volontaire permet la prise en charge d’élèves en grande
difficulté, ce que ne permettent pas les structures
traditionnelles du collège. Le DSA réinstaure l’élève dans sa
personne, il permet aux familles de retrouver un peu d’espoir en
l’école pour leur enfant, il renforce l’équipe dans son identité
professionnelle.
Il trouve une place renforcée dans le nouveau projet
d’établissement car il est au cœur du dispositif d’aide aux
élèves en difficulté pour le cycle central. L’enjeu et donc de
taille et il peut être relevé, dans sa richesse et sa diversité,
si le Fonds Social Européen continue à apporter un soutien
financier indispensable au fonctionnement du dispositif.
En effet, le FSE permet l’accueil de partenaires extérieurs que
les fonds propres d’un l’EPLE ne peuvent prendre en charge.
Le statut professionnel des intervenants extérieurs permet la
mise en place de partenariat qui prend appui sur des contrats ou
convention clairement établis qui engagent à la fois le Collège
et les intervenants.
Sans l’appui du FSE, le DSA 2004/06 du Collège Michelet n’aurait
pu prendre la dimension qui est la sienne actuellement.
| |