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Autour du DSA du CLG UTRILLO
Quelques
contributions écrites – juin 2007
Type
d’établissement :
Ambition réussite
Date
de création du
DSA : rentrée 2005
Type
de DSA :
fermé
Niveau
concerné :
5 ème
Modalités de recrutement des enseignants :
sur la base du volontariat (condition essentielle).
Modalités de recrutement des élèves :
pré-repérage mené avec l’aide des professeurs principaux de
6ème; choix opéré en concertation avec les
professeurs principaux de 5ème. Rencontre entre
l’élève pressenti et son futur tuteur, avec établissement
d’une fiche de compétences utilisée comme document
initial destiné à permettre la comparaison avec le document
final – voir ci-dessous. Rencontre entre le tuteur, l’élève
et sa famille.
Organisation des sessions :
3 sessions de 5 semaines concernant chacune 6 élèves, soit
un total de 18 élèves.
Ateliers et volume horaire hebdomadaire :
Civilisation anglo-saxonne (2 h)
Percussions (1,5 h)
Cinéma (2
h)
Coup de
pouce mathématiques (3 h)
Atelier
philosophie (2 h)
Atelier
mathématiques (2 h)
Mythématiques (3 h)
Equitation (3 h) (en 2006-2007)
Lettres
et théâtre (7 h) (dont, sur une session, 12 h dans un
théâtre)
Autres :
Concertation (1 h hebdomadaire sur l’ensemble de l’année
scolaire)
Vie de
classe (1 h)
Suivi
individualisé : 2 h sont affectées au suivi individualisé
des élèves par une assistante pédagogique (élèves de l’année
en cours et élèves de l’année précédente).
Organisation pratique :
salle affectée au DSA, avec casiers à la disposition des
élèves.
Rituels : ce sont des temps forts du DSA. Au début de chaque
session un « Rituel d’entrée » est organisé le samedi
matin, au cours duquel élèves et professeurs se présentent.
Un « blason » est élaboré à partir des contributions
des élèves ; il est porteur d’une devise choisie par
les élèves. Le dernier vendredi après-midi a lieu un « Rituel
de sortie » au cours duquel les élèves présentent leurs
acquis et réalisations à leurs familles et à des élèves
invités par eux.
Evaluation : à l’issue de chaque atelier, une évaluation
simplifiée (4 items) est portée sur le carnet de DSA des
élèves.
En cours
de session, lors de chaque concertation, le bilan de la
semaine est établi pour chaque élève et un objectif
concret pour la semaine suivante est déterminé et
inscrit sur le carnet.
En fin de
session, établissement d’un document final mettant l’accent
sur les acquis et points d’appui pour le retour en classe ;
ce document, joint au bulletin trimestriel, est présenté en
conseil de classe.
Par
ailleurs, en fin d’année, tous les professeurs des classes
des élèves concernés sont consultés par écrit de façon à
cerner au mieux les répercussions du passage des élèves en
DSA. Un document de synthèse est établi pour chaque élève à
partir de ces contributions.
ATELIER
CINEMA EN DSA.
ATELIER
CIVILISATION BRITANNIQUE.
Atelier
plein air / équitation.
Atelier
lettres et théâtre.
Atelier
LITTERATURE : autour du portrait
Atelier
Mythématiques.
atelier
percussion.
Atelier
philosophie, DSA année 2006-2007.
Atelier
Coup de Pouce Maths.
Argument :
l’élève, en devant réaliser un court-métrage, découvre un
nouveau mode de communication qui doit lui permettre de
pouvoir s’exprimer autrement.
5 séances
de 2 heures consécutives + 4 heures un mercredi après-midi.
·
Séance 1 : 1 demi-heure « découverte débat » sur les
métiers du cinéma.
1 heure et
demie « choix débat » sur le scénario.
·
Séance 2 : 1 heure et demie / écriture du scénario.
1
demi-heure / découverte raccords et taille des plans.
·
Séance 3 : 2 heures / préparation tournage (rôles
respectifs, feuilles de script, découpage avec story-board…)
·
Mercredi après-midi : 4 heures / tournage.
·
Séance 4 : 2 heures / tournage.
·
Séance 5 : 2 heures / tournage.
A travers
le cinéma, il y a :
- Découvrir
des différents métiers et facettes propres au cinéma.
- Ecrire un
scénario, différent des autres genres littéraires par
l’écriture et le style.
- Découper
une histoire en plans : nouveau mode de communication.
- Apprendre
à se servir de la caméra et du logiciel de montage.
- Raconter
une histoire non avec des mots mais surtout avec des images
(donner du
sens :
travail de sensibilisation).
- Réfléchir
autour du point de vue (objectivité/subjectivité) et du
sous-entendu. On peut raconter une histoire de diverses
manières selon l’effet attendu sur le spectateur.
- Découvrir
l’importance de l’ellipse.
- Apprendre
à respecter la parole de l’autre ; savoir prendre la parole,
avoir un avis,
savoir le
donner (importance de l’écoute, du partage, du collectif, du
dialogue…).
- Accepter
la critique de l’autre et être capable d’autocritique
(argumentation).
- Place et
rôle indispensable de chacun au sein du groupe.
Il s’agit
d’un atelier axé sur les mythes celtes et la civilisation
anglo-saxonne ( repères géographiques, historiques et sociaux
)
Descriptif
La séance
hebdomadadaire d’une durée de deux heures se déroule en deux
parties . ( Une heure de préparation et de découverte du sujet
traîté en salle de classe , suivie d’une seconde heure
d’application, effectuée en salle informatique . Les outils
privilégiés sont la parole ( l’échange ) puis l’utilisation d’internet
.
Les thèmes
proposés sont discutés par les élèves et enrichis par leurs
apports respectifs ( connaîssance ou vécu ) . Après ce travail
de découverte , les élèves munis d’un questionnaire doivent
effectuer un travail de recherche sur internet à partir d’une
liste de sites qui leur est proposée. Ils agissent alors en
semi- autonomie . Une des questions laisse toujours une place
importante à une recherche plus personnelle et requiert de
faire des choix de thème de travail dictée par l’envie et la
motivation générée par le sujet .
-
Séance
1 : Initiation aux mythes ( ceux connus et sensibilisation
aux mythes celtes )
-
Séance
2 : Civilisation anglo – saxonne de sa naissance jusqu’à
aujourd’hui ( origines, évolution , place du mythe )
-
Séance
3 : Les légendes arthuriennes
-
Séance
4 : Mise en commun des acquis , reflection sur l’élaboration
d’un personnage de mythe ( origine, charactéristiques ,
pouvoirs, savoirs …)
-
Séance
5 : Bilan et création d’un « personnage de mythe »
-
Partir de
notions et de thèmes parfois inconnus pour se les
approprier et les reinvestir dans l’élaboration individuelle
d’un personnage
-
Le rêve
et le réalité
-
Mise en
autonomie progressive
-
Stimulation de la créativité
-
Gestion
de la parole, écoute de l’autre , échanges
-
Developper la solidarité entre élève face à la difficulté
.
Il s’agit
de proposer une découverte du monde du cheval. Au delà de la
pratique, nous souhaitons que les élèves découvrent les
métiers représentés dans un haras.
·
créer un engouement en proposant une activité nouvelle
attrayante dans ‘‘un cadre vert’’ (le parc de la Courneuve)
·
développer un vécu commun dans cette activité nouvelle où tous
les élèves sont à priori au même niveau.
·
favoriser un mode de communication allant vers plus de
‘‘douceur’’ (le cheval impose cela).
Deux
sessions de cinq heures sont proposées. L’ensemble des dix
heures se décompose en six heures de pratique et quatre heures
de transport. La pratique correspond à
-
un temps de visite et de découverte du haras (les différents
métiers, les différentes races de chevaux, l’alimentation…)
-
un temps d’équipement des chevaux (montage / démontage)
-
un temps de familiarisation et d’apprentissage au travers
d’exercices.
L’expérience est très positive (transformation réelle de
l’élève dans son mode de communication, développement d’une
cohésion au sein du groupe au regard d’un vécu commun…) mais
également perfectible. La notion de temps est fondamentale :
dix heures suffisent pour que l’élève fasse connaissance avec
le cheval mais sont insuffisantes pour observer des
apprentissages moteurs significatifs. Des pistes doivent par
conséquent être explorées pour améliorer le projet…
Par
exemple : douze heures en trois fois quatre heures. Cette
formule pourrait s’accompagner d’une autre activité qui
permettrait aux enfants de rester toute la journée dans le
parc de la Courneuve (pourquoi pas un thème ‘‘découverte de la
nature’’ proposé par un enseignant de SVT ou un amateur de la
faune et de la flore ?...). trois ‘‘journées nature’’ seraient
proposées aux élèves d’une session DSA (dans chaque journée,
il y aurait l’équitation et la découverte du milieu naturel…
Intervenants « Tremplin Théâtre » et un professeur de français
L’atelier
repose sur un va-et-vient constant entre la prise de
conscience corporelle, l’oralité et la compréhension de
textes.
Emploi du temps et volume horaire
Les lundis
au théâtre : 3 heures
Les
mercredis et vendredis au collège Utrillo : 2 heures à chaque
fois
Soit 7
heures par semaine, 35 heures par session et 105 heures durant
l’année scolaire.
Cadre de la séance
Les
élèves entrent dans la salle et la quittent sur une musique,
toujours la même, en
saluant chaque intervenant de façon dynamique.
-
Trois
intervenants du Tremplin théâtre sont présents à chaque
séance (un pour la vidéo, un pour l’animation, un pour
prendre des notes). Le professeur intervient les lundis,
plus spécialement pour les textes.
-
Dans
chaque séance alternent :
des
exercices de prise de conscience corporelle,
des
improvisations,
des
propositions de textes.
-
Développer l’action créatrice par un apprentissage des
moyens d’expression.
-
Aider les
jeunes à reprendre confiance en eux.
-
Améliorer
leur rapport à l’autre.
-
Redécouvrir que l’école peut apporter du plaisir.
Les
rituels de début et de fin de séance ont
pour but :
·
de permettre aux élèves de s’approprier les séances de
travail,
·
de «socialiser» les rapports avec les intervenants et ainsi et
de leur faire comprendre que tout enseignant est partenaire de
leur réussite.
Le
travail en groupe ou en solo permet :
·
d’affronter le regard d’autrui,
·
de rencontrer les autres,
·
d’accepter les différences,
·
de communiquer,
·
de reprendre confiance en soi,
·
de savoir mener à terme un projet.
Le
théâtre corporel fait appel à différents moyens
d’expression.
Il permet
aux jeunes :
·
de canaliser leur énergie,
·
d’affiner leur maintien, leurs réponses corporelles.
Les
improvisations, activité créatrice,
créations spontanées, mettent en éveil, sollicitent les
facultés mentales (mémoire, raison, réflexion, affectivité,
imaginaire). C’est un acte de vie, un acte de liberté qui
amène prise conscience de soi, des autres, de l’environnement.
Les thèmes
des improvisations peuvent avoir pour sujet des thèmes venant
des élèves ou des intervenants.
Le
travail sur des textes
Ce travail
sur les textes permet :
de
découvrir des auteurs,
d’éveiller
la curiosité pour des écrits.
-
Premier
temps : découverte du texte (lecture)
-
Deuxième
temps : compréhension des mots et du sens général
-
Troisième
temps : début d’interprétation
-
Quatrième
temps : mémorisation du texte
-
Cinquième
temps : créations élaborées. Mise en scène du texte
par les élèves.
Le rythme des
séances
est assez rapide afin que les jeunes aient leur attention
toujours en alerte.
La
vidéo
·
Leur permet de regarder avec objectivité leurs créations.
·
Elle permet leur propre analyse critique de leurs prestations.
·
Le DVD remis à chaque élève en fin de session sera pour eux un
témoignage des capacités qui sont les leurs pour réussir.
A travers
la découverte d’un corpus de courts portraits littéraires,
amener l’élève à prendre conscience des différentes manières
de se présenter et de jouer avec sa propre image.
Cinq
séances de deux heures consécutives.
·
Séance 1 :
Le portrait spontané
Les élèves
écrivent une courte présentation d’eux-mêmes, sans modèle.
Mise en
commun des différentes productions : prise de conscience des
ressemblances et différences entre les textes. Début
d’élaboration de la notion de portrait.
Les élèves
écrivent un deuxième portrait, mais d’un camarade.
·
Séance 2 :
Le portrait littéraire
Lecture de
portraits littéraires brefs. A travers une étude lexicale,
dégagement des principaux enjeux de chaque portrait.
·
Séance 3 :
L’organisation du portrait
Quelques
éléments théoriques et lexicaux pour élaborer un portrait
littéraire. Découverte d’un nouveau corpus de portraits afin
de déterminer la composition de chacun.
·
Séance 4 :
Le portrait pictural
Travail à
partir de quatre portraits picturaux. Vocabulaire d’étude de
l’image, analyse de la composition et des buts de chaque
portrait. Réinvestissement des notions acquises sur le
portrait littéraire.
·
Séance 5 :
Rédaction d’un portrait littéraire
A partir
des notions littéraires et picturales vues au cours des
ateliers, les élèves rédigent un autoportrait fictif à la
troisième personne.
Au début de
l’atelier littérature, l’élève prend conscience que la
présentation qu’il fait de lui à l’écrit est limitée. Il se
rend compte, à la lecture de sa production et de celles de ses
camarades, que son autoportrait ressemble trop à celui des
autres.
La lecture
de courts portraits littéraires permet à l’élève de constater
qu’il existe des manières variées et originales de se
présenter, mais qu’elles obéissent à une composition stricte.
L’atelier
littérature, consacré au thème du portrait, donne ainsi à
l’élève les quelques bases théoriques et lexicales lui
permettant d’organiser un portrait fictif de lui, à la
troisième personne. Ce recours à l’autoportrait fictif permet
à l’élève de prendre la distance nécessaire par rapport à
lui-même, et de manipuler ainsi sa propre image.
Tout au
long de l’atelier, une importance toute particulière est
accordée à la prise de cours (brève trace écrite théorique) et
à l’écriture de portraits intermédiaires destinés à préparer
le portrait final. Cette place importante de l’écrit permet à
l’élève de se concentrer sur son travail, tout en améliorant
le soin accordé à sa prise de notes.
Amener les
élèves dans des processus de représentations mathématiques
(principalement graphiques) en partant de représentations
mythologiques plaçant l’atelier dans un contexte porteur.
Cinq
ateliers de trois heures consécutives, avec une récréation de
15 mn à l’issue des deux premières heures.
·
Récit oral d’un épisode mythologique concernant un héros
(Achille, Ulysse, Thésée, etc.) pendant environ 20 mn, puis
synthèse collective et prise de note.
·
Lecture par les élèves à voix haute de la suite du récit, sur
des textes de difficulté croissante, pendant environ 20 mn.
·
Travail sur des figures géométriques à reproduire à partir
d’alignements, et quelques points de repère, les élèves
avancent à leur rythme, dès qu’une figure est achevée, ils
passent à
la
suivante. Durée : 50 mn.
·
Travail sur informatique, réalisation de figures de plus en
plus complexes à partir d’instructions élémentaires (Logo) :
avance, tourne, répète. Durée : 50 mn.
Dans la
première partie, notamment orale, l’élève se trouve plongé
dans un univers où la violence est symbolisée à travers le
récit, sans être cachée. S. Boismare a mis en évidence l’effet
positif sur les élèves d’une telle confrontation à des
représentations évoquant de manière acceptable les pulsions
qui les traversent et les détournent des apprentissges. Les
mythes retenus permettent des transpositions avec l’expérience
du DSA (e.g. la fleur de Lotos qui rend fou en empêchant de
revenir chez soi, ou bien le fort Achille déguisé en fille
pour échapper à la guerre, etc.)
La prise de
note vise à fixer quelques aide-mémoire permettant de
reprendre le récit la séance suivante.
La lecture
du texte écrit vise les mêmes objectifs, mais l’élève est
confronté au mythe à travers ce qu’il lit, ce qui fait passer
d’un mode d’acquisition oral à une étape visuelle.
Les figures
géométriques permettent de susciter l’intérêt pictural et
décoratif, tout en recelant un aspect de défi. La
progressivité est rapide et tangible. Elle permet d’amener
l’élève sur des questions de complexité croissante, à son
rythme, indépendamment de toutes connaissances cumulatives
préalables. L’observation rigoureuse de la figure apparaît
comme une nécessité pour une reproduction fiable, et l’élève
peut immédiatement se rendre compte de la réalité et de
l’exactitude de son travail. De plus, les stratégies peuvent
varier, et l’élève ne se trouve pas enfermé dans une démarche
répétitive ou imitative. (La banque d’exercices provient de l’Irem
Paris-Nord).
La mise en
image sur ordinateur vise également à rendre l’élève acteur de
sa production, ce qui l’amène nécessairement à s’imposer des
repères, et à maîtriser les instructions élémentaires. Le fait
de pouvoir programmer des figures compliquées à partir de
quelques procédures, elles-mêmes issues de trois ou quatre
instructions, incite à prendre conscience de l’importance des
apprentissages de bases et des opérations élémentaires. Là
encore, les exercices ne supposent aucun prérequis, et
permettent aux élèves de progresser à leur rythme.
L’atelier a
eu lieu à raison de 5 séances d’une heure et demie par
semaine. Le travail s’est fait autour du DJEMBE, instrument à
percussion de l’Afrique de l’Ouest et l’élaboration d’une
séquence jouée à l’occasion du rituel de sortie.
Présentation de l’instrument (description, famille,
fonctionnement, pays et continent)
Pratique
instrumentale (position de l’instrumentiste, découverte des
différentes frappes
(doum, pa ,
ke, fla ), travail collectif sur la pulsation et des rythmes
simples, binaires)
Révision
des acquis de la 1ére semaine. Travail collectif et individuel
sur un 1er rythme
Maracatou :
Apprentissage vocal par onomatopées, apprentissage du geste
instrumental
Travail en
question – réponse.
Travail sur
l’intensité (piano , forte, crescendo )
Révision.
Travail
identique à la 1ère semaine avec apprentissage d’un
second rythme Maracatou.
Travail
d’enchaînement sur ces deux formules.
Selon la
capacité des élèves, solos et improvisation à partir de la
pulsation.
Début
d’élaboration de la séquence finale :
Apprentissage d’une troisième et quatrième formule ( Gua,
Soliba )
Enchaînements et révision.
Ajout d’un
chant, d’une improvisation ou d’un solo.
Répétition
générale avant le rituel de sortie.
L’atelier
percussion a permis de travailler autour de plusieurs
notions :
·
Apprentissages de rythmes simples
·
Acquisition du geste musical
·
Ecoute et respect mutuel par le travail collectif
·
Elaboration en commun d’une courte séquence
·
La notion d’improvisation.
·
Confiance en soi et valorisation du travail personnel et
collectif au cours du rituel de sortie.
Marion
GABORIT
Dans le
cadre de leur scolarité, les élèves de DSA n’aborderont au
mieux la philosophie qu’en classe de Terminale, avant de
sortir du Lycée. Or il apparaît que ces élèves ont l’envie et
le besoin de s’exprimer sur des sujets variés qui les
concernent tous. Ils ont des choses à dire. Il parait donc
essentiel de les faire parler, de les écouter, de les faire
discuter entre eux au sein d’une séance faite pour cela.
Dans le
cadre du collège, les élèves n’ont pratiquement jamais la
possibilité de s’exprimer sur un sujet qui les intéresse, qui
les concerne. Ils peuvent prendre la parole dans le cadre du
cours, mais rarement sur un sujet « de la vie ».
L’atelier a
lieu pendant cinq semaines, deux heures durant, soit un total
de 10 heures.
-
Les élèves sont installés demi cercle, ils se
voient tous. Ils se mettent d’accord sur un thème, une
question qui va être discuté pendant les deux heures.
-
La question est notée au tableau, chaque élève
prend la parole et donne son avis, sous forme d’affirmation
ou sous forme d’une nouvelle question. Le vocabulaire même
de la question est étudié à l’aide d’un dictionnaire ou par
les apports personnels des élèves.
-
Le professeur est là pour distribuer la parole,
faire préciser une notion utilisée par l’un des élèves,
établir une trace écrite au tableau, trace à laquelle chacun
peut se référer s’il le souhaite.
-
Quiconque prend la parole est obligé de respecter
le groupe, à savoir, attendre son tour, utiliser un
vocabulaire correct, ne pas couper la parole, essayer de
faire progresser la discussion en avançant des idées
nouvelles. Il doit argumenter, expliquer son choix, son
intervention.
-
A la fin de la séance, une mise au point, un
bilan est réalisé. Tous se décident sur les phrases, les
notions qu’ils ont dégagées et sur lesquelles ils sont
tombés d’accord. Si le temps le permet, une affiche dite de
« synthèse » est réalisée et est affichée lors du rituel de
sortie, à la fin de la session.
-
il s’agit tout d’abord d’apprendre à respecter la
parole de l’autre, de le laisser parler afin qu’il
s’exprime,
-
les élèves réapprennent les règle de la prise de
parole déjà vues depuis l’école primaire, bien que dans un
groupe de 6 élèves celles-ci soient plus faciles à faire
respecter que dans un groupe de 25.
-
Les élèves apprennent à donner leur avis. Et ceci
autrement qu’en hurlant ou qu’en insultant comme ils le font
régulièrement.
-
Ils doivent savoir donner leur avis et surtout
expliquer pourquoi ils ont cet avis là. Argumenter leur
parait d’abord difficile, mais tous s’y mettent.
-
Ils apprennent aussi à accepter que leur avis
premier puisse évoluer au cours de la discussion, sans
penser qu’il s’agit d’une faiblesse de leur part. Ils n’ont
pas reculé, ils ont réfléchi.
-
Cet atelier permet aux élèves d’aborder les
questions les plus variées (le racisme, la religion,
l’égalité fille-garçon, l’autorité, la loi et le règlement,
l’utilité de l’école …)
Faire
prendre conscience aux élèves qu’ils sont tout à fait capables
de résoudre des problèmes de Mathématiques, parfois
compliqués, en trouvant eux-mêmes des stratégies, des méthodes
personnelles de résolutions.
Cinq
ateliers de trois heures consécutives, avec une récréation de
15 mn.
Phase 1
(environ 1h15)
·
Distribution de 3 énigmes différentes à 3 groupes de 2 élèves
·
Résolution par groupe
·
Un groupe vient au tableau présenter son énigme aux 2 autres
groupes
·
Résolution orale par les autres groupes dirigée par le groupe
au tableau
Phase 2
(environ 45min)
·
Une ou plusieurs énigmes sont soumises à tous les élèves pour
une recherche individuelle
Phase 3
(environ 1h)
·
Les énigmes et leurs solutions sont écrites avec le logiciel
Word et liées entre elles par des liens hypertexte.
Faire
prendre conscience aux élèves :
-
qu’un problème mathématique n’est pas systématiquement relié à
une technique donnée (parachutée) par le professeur
-
qu’ils possèdent beaucoup de ressources sous estimées (par les
autres mais surtout par eux-mêmes)
-
qu’ils peuvent résoudre un problème même si la première
approche est déroutante (il est fréquent que les élèves
abandonnent s’ils ne comprennent pas immédiatement la
consigne, voir avant même toute lecture si celle-ci leur
semble compliquée.)
Contraindre
les élèves :
-
à
conjecturer, expérimenter, modéliser, contrôler un résultat,
mettre en forme la solution
-
à
formuler clairement leur pensée (ils ont compris le problème
lorsqu’ils passent au tableau et doivent le faire comprendre
aux autres)
-
à évaluer la validité d’une réponse (celles des autres
groupes)
-
à
argumenter (pour justifier qu’une réponse est bonne ou non)
oralement, par des calculs, par des schémas, etc.
-
à
s’exprimer devant d’autres élèves
Faire
produire aux élèves un travail de qualité présentable à
quelqu’un d’extérieur au D.S.A. (rôle du travail sur
informatique)
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