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I FLER, Français langue renforcée

l’académie de Paris a tenu à identifier six domaines qui peuvent faire l’objet d’un suivi et d’une évaluation, en plus des expérimentations d'établissement

¾     Langue française renforcée pour les nouveaux arrivants

L’académie de Paris, confrontée à des arrivées nombreuses d’élèves néo-francophones, a mis en place, par son CASNAV, un dispositif d’apprentissage initial de la langue scolaire pour ces élèves, avant de les intégrer dans des établissements, selon leur classe d’âge.

 

Contact :  IA2 adjoint et  Le Gall Marie-Hélène fonction : enseignante et formatrice référente académique pour le dispositif FLER Tél. : 01.44.62.39.81 Mèl :ce.casnav@ac-paris.fr 

 

éléments d'évaluation du dispositif en juin 2008

compléments ( juillet 2009)

Bilan d'étape (juillet 2010)

 

  Le profil des élèves.

       Définition initiale des profils.

       Synthèse des publics 2006-2007.

Les dispositifs :

Volume des effectifs :

Répartition  par origine des élèves.

 

2-Orientations et affectations, parcours.

       Les vœux d’orientation 2006-2007.

       Suivi des cohortes  2004-2005 et 2005-2006.

 

3-L’image du FLER.

       Le point de vue de l’établissement d’implantation.

Document 1 : Avis de M. Tomasi, proviseur du LP Deraisme sur la classe de FLE-R.

Document 2 : Rapport de Mme MARTIN, conseillère principale d’éducation, au lycée Maria Deraisme, chargée du suivi de la classe FLE-R depuis Septembre 2004.

       Le point de vue des professeurs expérimentateurs.

Pierre FERRY, enseignant de français, histoire-géographie et éducation civique de la classe de FLE-R au lycée Maria Deraismes.

 

 

 


RAPPORT D'ETAPE - juin 2008

 

Présentation

Le dispositif de Français Langue Etrangère Renforcé (FLER) a été lancé en novembre 2004 de manière expérimentale, suite à une réflexion initiée par les responsables du Casnav, et poursuivie par un groupe de pilotage composé de formateurs du Casnav et d’enseignants. En effet,  il avait été observé que de plus en plus d’élèves arrivant de pays  historiquement francophones  ne semblaient pas entrer dans le cadre des dispositifs existants et se trouvaient  en situation de difficultés scolaires quand ils étaient affectés directement dans des classes ordinaires. Il a donc été décidé de créer ce dispositif nouveau pour aider à l’intégration de ces élèves particuliers.

 

 Les classes de FLER s’adressent à des jeunes de 14 à 17 ans, au niveau scolaire initial faible, francophones à l’oral mais éprouvant de grandes difficultés à l’écrit. Ils ont déjà été scolarisés dans leur langue maternelle ou en français et ils relèveraient de par leur âge d’une classe de 3e ou de lycée professionnel. Le niveau de mathématiques équivaut à celui des élèves de 6ème.

Par conséquent, pour déterminer quels élèves relèvent de ce dispositif, il est indispensable de procéder à une évaluation fine de leurs compétences langagières et scolaires.

 

L’affectation en classe de FLER répond à un besoin pour ces élèves à profil spécifique : leur permettre d’acquérir un français écrit et scolaire et des compétences fondamentales dans les disciplines générales correspondant au niveau attendu en sortie du collège afin de préparer au mieux l’entrée dans les formations professionnelles.

 

Il n’est pas prévu pour ces élèves une intégration partielle ou totale en cours d’année dans les classes ordinaires. Par contre, on peut envisager, en fonction du projet personnel des élèves, des périodes d’immersion dans ces classes pour qu’ils puissent se familiariser avec les modalités d’enseignement qu’ils rencontreront par la suite.

 

Le cadre institutionnel établi lors de la création de ce dispositif prévoit l’attribution d’une enveloppe hebdomadaire de 27 heures réparties entre certaines disciplines :

-          18 heures pour le français, l’histoire-géographie et l’éducation civique

-          3 heures pour les mathématiques

-          3 heures pour l’anglais

-          3 heures pour les sciences

 

Divers groupes de travail associant formateurs et enseignants ont défini les contenus des enseignements à dispenser dans ces disciplines, en respectant les impératifs liés aux programmes de  collège et aux perspectives d’orientation en lycée professionnel.

 


 

Acquis

 

Le dispositif FLER est en place depuis 2004, il s’est installé dans le paysage des dispositifs académiques comme un outil spécifique aidant à l’intégration des ENA.

La création de dispositifs par le CASNAV étant liée aux variations des flux d’élèves arrivants, on constate une demande croissante de places en FLER, ce qui a conduit à une augmentation du nombre de dispositifs, passant de 3 à 5.

Au niveau de la cellule d’accueil et d’évaluation du CASNAV comme dans les établissements scolaires, la définition des profils d’élèves correspondant aux divers dispositifs permet d’éviter les erreurs d’affectation et donc de limiter les risques d’échec du parcours scolaire d’intégration.

Ce dispositif est désormais identifié clairement par les divers acteurs et partenaires, grâce aux actions d’information et de formation mises en place par le CANAV. Les enseignants des classes d’accueil de collège et de lycée situent plus précisément l’originalité et la spécificité de ce dispositif ; certains d’entre eux souhaitent d’ailleurs pouvoir y enseigner.

A l’extérieur de l’académie, le FLER suscite un intérêt comme réponse possible aux difficultés particulières rencontrées par les élèves peu francophones affectés directement en classe ordinaire et donc très rapidement confrontés aux situations d’échec.

Les résultats des diverses commissions d’orientation et les affectations post-FLER permettent de dresser un bilan relativement satisfaisant en regard des objectifs initiaux fixés : l’accès aux formations professionnelles se fait dans de bonnes conditions, la remise à niveau générale des élèves est effective, le niveau atteint dans les compétences du français écrit est satisfaisant.

 

 

Evolution

 

Les élèves ayant été inscrits en FLER par le CASNAV au cours de l’année scolaire 2007-2008 sont globalement plus jeunes, alors que le critère initial de l’âge était fixé à 15 ans ou plus.

Cette donnée correspond à l’évolution générale du profil des élèves reçus en 2007-2008 par le CASNAV, avec une tendance nette au rajeunissement des publics accueillis et scolarisés.

Cette donnée influe sur les procédures de suivi et sur les affectations ultérieures puisque les orientations vers les sections de lycées professionnels ne peuvent être envisagées pour des élèves ayant moins de 15 ans.

Autre déviation par rapport au profil de recrutement initial : des élèves issus des dispositifs CASNAV ont pu être affectés en FLER alors que ce parcours n’était pas envisagé à l’origine ; ce dispositif est réservé aux élèves nouveaux arrivants.

 

Il est donc probable que le dispositif  FLER évoluera vers une forme tenant compte de ces données si elles se confirment dans un avenir proche, en particulier sur le croisement des critères âge /orientation. Ainsi, il faudrait envisager une sortie de FLER pour des élèves âgés de moins de 15 ans correspondant à une proposition de parcours adapté.

Il conviendra également de travailler sur l’articulation entre le FLER et les classes spécifiques, comme les classes d’accueil de collège ou de lycée et les ENSA, afin de déterminer si ce dispositif peut servir de pallier intermédiaire avant une intégration définitive en classe ordinaire.

 

 


 

Perspectives

 

Maintenir un niveau élevé de vigilance et d’exigence sur le recrutement des élèves, sans céder aux pressions externes de façon à préserver la spécificité du dispositif : le FLER ne peut répondre à toutes les situations d’impasse relevées dans les autres dispositifs.

 

Mettre en place un suivi qualitatif global du dispositif reposant sur le rapport entre espoirs et réalité : du point de vue des élèves, des familles, du CASNAV, des enseignants. Le parcours d’intégration des élèves de FLER doit être particulièrement scruté dans la phase « formation professionnelle > accès au monde du travail ».

 

Poursuivre le travail collaboratif sur la définition des contenus des enseignements en recherchant une forme de validation institutionnelle par les corps d’inspection, ce qui permettrait une dissémination plus aisée.

 

 

 

DESCRIPTION DU PROJET

 

FLER dispositif de français renforcé pour élèves francophones à l’oral  de petit niveau scolaire 

 

Les classes de FLER (français langue étrangère renforcée) s’adressent à des jeunes de 14 à 17 ans, au niveau scolaire initial faible (compétences mathématiques au mieux du niveau  6e), francophones à l’oral mais éprouvant de grandes difficultés à l’écrit. Ils ont déjà été scolarisés dans leur langue maternelle ou en français ; ils relèveraient de par leur âge d’une classe de 3e ou de lycée professionnel.

 

Les classes de FLER ont pour objectif de donner aux élèves un niveau scolaire global suffisant pour poursuivre des études en CAP ou en BEP, sans que ces derniers subissent l’échec scolaire constaté dans de nombreux cas de placement immédiat en classe banale.

 

Cette mise à niveau comprend des enseignements de français, d’histoire, de géographie, de mathématiques, de sciences et d’anglais, réparties sur 27 heures hebdomadaires. Le dispositif étant expérimental, la ligne pédagogique et le contenu des cours ont été définis par le groupe de pilotage.

 

Le dispositif de Langue Française Renforcée (FLER) a été lancé en novembre 2004 de manière expérimentale, suite à une réflexion initiée par les responsables du Casnav, et poursuivie par un groupe de pilotage composé de formateurs du Casnav et d’enseignants. Il a en effet été observé que de plus en plus de nouveaux arrivants ne semblaient pas entrer dans le cadre des dispositifs existants.

Dès novembre 2004, le dispositif a suscité un intérêt croissant de la part de responsables institutionnels, de responsables d’établissement et d’enseignants.

 

 


 

 

MODALITES

 

 

Trois points significatifs qui caractérisent  l’action

 

Cette action résulte d’une analyse fine des profils des élèves nouveaux arrivants (ENA) dans l’académie de Paris et du constat des difficultés voire des échecs rencontrés par ce type d’élèves après affectation dans une classe banale sans avoir bénéficié d‘une évaluation initiale adaptée.

Les familles, les élèves, les équipes éducatives ont fait part de ce besoin de proposer une solution adaptée aux compétences réelles de ces élèves francophones à l’oral mais pas à l’écrit ; les classes de français intensif (FLEI), les classes d’accueil (CLA) et les blocs de consolidation en français langue seconde (SFLS) n’offrant pas à l’évidence une réponse satisfaisante pour une intégration rapide réussie.

 

Cette action s’inscrit dans une réflexion de fond concernant l’intégration scolaire des publics migrants originaires des ex-colonies françaises (Maghreb et Afrique sub-saharienne) ainsi que de pays européens, traditionnels foyers d’émigration vers la France (Portugal, Roumanie). Il ne s’agit pas là d’élèves nouveaux arrivants non-francophones n’ayant aucun lien avec la France. Sans tomber dans le travers de l’ethnicisation ou du communautarisme, il est apparu indispensable de traiter de façon spécifique ces publics scolaires en tenant compte de leurs compétences langagières réelles et des processus d’acculturation qui sont propres aux émigrés de ces pays.

 

Conformément à ses missions, le CASNAV de Paris cherche à améliorer le parcours individuel d’intégration scolaire des ENA dont il a la charge. Soucieux d’optimiser les chances de réussite de ces jeunes, le service a mené un travail important d’amélioration de ses outils d’évaluation et de suivi des élèves.

L’évolution des flux migratoires, la modification des stratégies d’immigration en Europe ont conduit l’académie à adapter ses dispositifs et à revisiter les contenus d’enseignement et les pratiques de classe ; le FLER illustre parfaitement cette volonté politique.

Ce nouveau dispositif a montré en deux années d’expérimentation tout son intérêt et son efficacité pour une intégration rapide et réussie dans les classes ordinaires des lycées professionnels de jeunes élèves migrants qui auraient pu se retrouver rapidement en situation d’échec scolaire, échec programmé dû à une non-reconnaissance de leurs compétences scolaires réelles et à une intégration systématique prématurée en classe ordinaire.

 

 
 

PREMIERES ANALYSES

A l’examen du dossier, et à l’issue des premiers entretiens et/ou visites auprès des acteurs, quelques éléments d’analyse apparaissent intéressants.

___________________________________________________________________________

 

 

3 FLE R  mis en place en septembre ( 2 en collège et 1 en Lycée professionnel)

69 présents en juin 2006  soit  4.53% des élèves nouveaux arrivants affectés dans les dispositifs CASNAV

 

  • un seul départ au cours de l’année

  • pas d’absentéisme signalé.

  • aucun conseil de discipline.

  • une volonté manifeste des enseignants et des établissements de reconduire ce dispositif

 

Répartition  par origine des élèves

                                                                              40.6%  AFRIQUE

                                                                              28.9%  EUROPE OCC/ AMERIQUE DU N

                                                                              20.3%  MAGHREB

                                                                               5.8%   PECO/RUSSIE

                                                                               4.3%   AMERIQUE DU SUD

                                                                               0%      CHINE ET EXTREME ORIENT

                                                                               0%      INDE/PAK/SRI

 

Effectif des 16/18 ans : 43 jeunes soit 62.31% de l’ensemble des inscrits en FLER

(la moyenne de l’ensemble des ENA de plus de 16 ans en juin est de  32%, il était de 28.47% en janvier) :

 

 

 

A ce jour, après PAM 2 les demandes d’affectation CAP- BEP sont satisfaites à 81.48%

 

 

 


 

DISPOSITIF D’EVALUATION

 

 

Ce qui sera observé :

Dans le cadre des Objectifs donnés par l’équipe

Critères significatifs de l’expérimentation

Ce qu’on va observer et niveau visé de performance

Dans des moments et sur des traces  possibles de l’objectif

Comment va-t-on pouvoir observer les évolutions ?

 

Modalités d’observation

Personnels concernés

Interne

----------

Externe

Dans le processus et déroulement de l’action :

Nombre d’élèves intégrés dans le dispositif

 

Processus de raccrochage scolaire

 

 

Nature de la formation dispensée

 

Elèves francophones nouveaux arrivants présentant des difficultés à l’écrit

 

Assiduité scolaire

Pas de signalement de type vie scolaire

 

Pratiques variées de l’oral et de l’écrit en français (langue scolaire) et acquisition de savoirs fondamentaux en math, anglais, sciences humaines et expérimentales

Dossiers d’inscription

 

 

 

Suivi de la vie scolaire dans les établissements concernés

 

 

Travaux d’élèves,

Résultats des évaluations continues

 

 

 

 

Entretiens

 

 

visites

Casnav

 

Inspection EVS

 

Inspection pédagogique

MAIE

A terme : les impacts sur les élèves, sur l’organisation…..

Orientation à l’issue du dispositif

 

Affectation en LP

 

Réussite aux CAP-BEP

Décisions d’affectation

Résultats aux examens

Réunions bilans

 

enquêtes

Casnav

IEN-IO

 

 

Calendrier indicatif

 

¨      Terme prévu de l’expérimentation : 3 ans

¨      Bilan annuel prévu  en juin 2007, juin 2008, juin 2009


 

Préalable

 

Le document de synthèse de l’expérimentation FLER est un abstract du bilan d’étape de ce dispositif élaboré par le CASNAV de Paris en juin 2007 avec les participants au projet ; ce document est consultable au CASNAV, disponible sous une forme papier et en ligne sur le site http://innovalo.scola.ac-paris.fr (courant juillet 2007)

 

La synthèse cherche à répondre aux différents critères d’évaluation du dispositif tels qu’ils ont été définis préalablement, en particulier dans trois domaines :

-          l’identification du public cible

-          les orientations, affectations et parcours post FLER

-          l’image du dispositif, son intégration dans les établissements

 

 Le travail particulier sur l’adaptation des contenus d’enseignement ne figure pas dans cette synthèse, ils seront le centre du travail de validation du groupe FLER pour l’année scolaire 2007/2008 ; à titre indicatif, ils figurent dans le document général « bilan »

 

Claude BEAUDOIN, coordonnateur pédagogique du CASNAV de Paris

 

  Le profil des élèves.

       Définition initiale des profils.

       Synthèse des publics 2006-2007.

Les dispositifs :

Volume des effectifs :

Répartition  par origine des élèves.

 

2-Orientations et affectations, parcours.

       Les vœux d’orientation 2006-2007.

       Suivi des cohortes  2004-2005 et 2005-2006.

 

3-L’image du FLER.

       Le point de vue de l’établissement d’implantation.

Document 1 : Avis de M. Tomasi, proviseur du LP Deraisme sur la classe de FLE-R.

Document 2 : Rapport de Mme MARTIN, conseillère principale d’éducation, au lycée Maria Deraisme, chargée du suivi de la classe FLE-R depuis Septembre 2004.

       Le point de vue des professeurs expérimentateurs.

Pierre FERRY, enseignant de français, histoire-géographie et éducation civique de la classe de FLE-R au lycée Maria Deraismes.

 

 

1.    Le profil des élèves

 

n      Définition initiale des profils

 

Définition du profil telle que figurant dans le document académique de cadrage du dispositif de Français Renforcé (FLER) :

« Les classes de FLER s’adressent à des jeunes de 15 à 17 ans, au niveau scolaire initial faible (compétences mathématiques du niveau de la 6e), francophones à l’oral mais éprouvant de grandes difficultés à l’écrit. Ils ont déjà été scolarisés dans leur langue maternelle ou en français et relèveraient de par leur âge d’une classe de 3e ou de lycée professionnel »

 

Cette définition d’un profil spécifique découle d’un constat fait par les personnels du CASNAV et par les enseignants des classes d’accueil de collège et de lycée : de nombreux élèves nouveaux arrivants présentent un niveau général de compétences en langue française et dans les disciplines scolaires fondamentales ne permettant pas une affectation en classe ordinaire ni en classe d’accueil.

-         Les affectations en classe ordinaire ont conduit fréquemment à des situations d’échec dû en particulier aux exigences d’un niveau élevé de compréhension et de production écrites dans toutes les disciplines d’enseignement.

-         Leur capacité à comprendre des discours scolaires en français et à s’exprimer dans un français oral fluide les distingue nettement des élèves des classes d’accueil en cours d’acquisitions langagières et scolaires.

 

La création de ce dispositif est donc une innovation répondant à une analyse fine des profils des élèves après un diagnostic initial de compétence adapté à la situation des nouveaux-arrivants.

 

n      Synthèse des publics 2006-2007[1]

Les dispositifs :

3 classes de FLE R  ont été mises en place pour la rentrée de septembre 2007 :

§         2 classes en collège (Lucie Faure et Charles Peguy)  

§         1 en lycée professionnel (Maria Deraismes).

 

En cours d’année, un groupe de 19 élèves qui relevaient d’un dispositif FLER ont été affectés dans un dispositif FLEI 18h avec un objectif de travail relevant de celui des FLER ( ils ont été regroupés dans une même classe et suivent pour quelques semaines uniquement des cours de français intensif ; ils seront maintenus en septembre 2007 en classe de FLER)

 

Volume des effectifs :

En 2005-2006, les élèves scolarisés en FLER représentaient 4.53% de l’ensemble des élèves scolarisés au sein des dispositifs CASNAV.

 

En mai 2007, 70 élèves sont présents dans les 3 classes de FER,  soit  5.60% des élèves nouveaux arrivants affectés dans les dispositifs CASNAV.

 

Si l’on ajoute les 19 élèves arrivés tardivement aux 70 effectivement en classe de FLER le pourcentage par rapport à l’ensemble des présents s’élève à 7.13%)

 

On note par conséquent une hausse très significative de ces élèves à profil particulier.

  

Répartition  par origine des élèves

 

-         Les élèves en provenance d’Afrique Sub-Saharienne sont en forte hausse : 74% contre 40.6%  en 2005-2006.

 

-         Les élèves venant du Maghreb indiquent sensiblement le même pourcentage : 22 % pour 20.3% en 2005-2006.

 

-         Ceux en provenance de la C.E.I.  sont moins nombreux 1% en 2007 contre 6% en 2006.

-         Les jeunes en provenance d’Europe occidentale formaient un pourcentage important de 29 %, ils ne représentent plus cette année que 3 %.

                                  

Effectif des « 16/18 ans » :

 

En Mai 2006 : le pourcentage d’élèves de + de 16 ans était de 62.31%

En mai 2007 : 34 jeunes de plus de 16 ans sont inscrits en FLER soit 48.57%

(A titre indicatif, la moyenne de l’ensemble des Elèves Nouveaux Arrivants de plus de 16 ans en mai 2007 dans les dispositifs CASNAV est de  30.20%)

 

On remarque donc un rajeunissement des élèves scolarisés en FLER.

 

Répartition :

Les jeunes filles ne représentent que 25% des élèves de FLER

 

Départs:

3 élèves ont quitté les classes de FLER en cours d’année 


 

 

2-Orientations et affectations, parcours

n      Les vœux d’orientation 2006-2007

 

Pour rappel :

« Les classes de FLER ont pour objectif de donner aux élèves un niveau scolaire global suffisant pour poursuivre des études en CAP ou en BEP, sans que ces derniers subissent l’échec scolaire constaté dans de nombreux cas de placement immédiat en classe banale. »

(document de cadrage du dispositif FLER)

 

Lors des commissions d’orientation qui se déroulent au CASNAV au mois de mai, les vœux d’orientation des élèves de  FLER ont été étudiés.

Les chefs d’établissement et les enseignants ont présenté 70 dossiers qui ont été examinés et validés par les membres de la commission avant d’être présentés aux diverses commissions d’affectation académiques.

 

Résultats généraux des commissions de FLER faisant état des demandes définitives et validées :

 

 

Les décisions des commissions montrent la conformité entre l’objectif cible du parcours d’étude (CAP et BEP) avec un dépassement qualitatif. Les affectations dans les classes banales sont particulièrement proposées dans les FLER installés en collège et les chefs d’établissement souhaitent garder ces élèves dans leurs classes banales, ce qui donne toute crédibilité aux évaluations faites des compétences générales de ces élèves.

 

 

 

n      Suivi des cohortes  2004-2005 et 2005-2006

 

Eléments retenus :

-         Cohorte 2004-2005 : résultats aux diplômes, redoublements, arrêt de scolarité

-         Cohorte 2005-2006 : bulletins du 3ème trimestre, 1er vœu des élèves suite aux commissions de fin d’année

 

2004/2205

2005/2006

LP Deraismes

 

CAP : 7

BEP : 11

BAC PRO 3ans : 1

CAP: 10

BEP: 10

DEPARTS: 3

Collège Peguy

 

 

CAP : 15

CLA LP : 1

REDOUBLEMENT : 1

3ème GENERALE : 1

4ème GENERALE : 1

CFA : 1

Collège Matisse puis collège Lucie Faure

CAP : 5

BEP : 10

REDOUBLEMENT : 2

3ème GENERALE : 4

4ème GENERALE : 1

4ème AS : 3

DEPART : 1

CAP : 5

BEP : 8

REDOUBL. : 1

3ème INSERTION : 2

4ème AS : 4

4ème GENERALE : 1

CFA/CIPA : 3

 

Document récapitulatif CASNAV suite aux commissions de mai 2006 :

 

Les demandes d’affectation CAP- BEP ont été satisfaites  à 81.48% pour la rentrée scolaire 2006-2007.

 


 

3-L’image du FLER 

 

n      Le point de vue de l’établissement d’implantation

 

L’implantation d’un dispositif expérimental dans un établissement scolaire nécessite de la part des acteurs éducatifs un effort de compréhension et d’adaptation : comprendre les objectifs du projet, le public cible, les intentionnalités pédagogiques ; s’adapter aux particularités organisationnelles du dispositif, aux attentes du CASNAV en matière de suivi partagé.

 

Le regard de l’établissement sur le FLER constitue donc un des aspects principaux d’une évaluation partagée, comme peuvent en témoigner les documents suivants : une lettre du Proviseur (document 1) et un rapport de la CPE du LP Maria Deraismes. (document 2)

 

Document 1 : Avis de M. Tomasi, proviseur du LP Deraisme sur la classe de FLE-R

 

1.       La classe de FLE-R fait figure de référence dans l’établissement à plusieurs titres :

Les élèves ont fait montre de diverses qualités qui sembleraient constituer une spécificité de cette classe :

  • Le sens des responsabilités et le goût de l’effort

  • Le désir d’apprendre par une progression régulière de presque tous les élèves inscrits au départ et par leur implication dans les activités annexes de l’établissement (inscription et consultation d’ouvrages au CDI)

  • Le respect de l’institution scolaire qui se traduit par une grande courtoisie à l’égard du chef d’établissement mais aussi du personnel enseignant et qui semblerait être la conséquence d’une éducation fondée sur le sens des valeurs

 

2. En quoi ces élèves contribuent-ils à l’évolution ou l’amélioration du fonctionnement de l’établissement ?

Chaque année, depuis 2004, à peu près 1/3 des élèves de la classe de FLE-R (8 sur 24 ou 25) sont orientés vers les filières proposées par le lycée Maria Deraismes. Ces élèves ont, sans exception, donné l’exemple à travers leur travail, leur sens des responsabilités, leur rigueur et leur étonnante maturité. Ainsi, sur les élèves demandés chaque année par la mairie de Paris pour figurer sur la liste des plus méritants, 2 sur les 5 proposés par le lycée sont issus de la classe de FLE-R. Par la suite, sur les 10 élèves qui obtiennent une bourse au mérite, on trouve toujours au moins un élément issu de cette classe. J’ajouterais qu’en 3 ans, un seul élève de la classe de FLE-R est passé en conseil de discipline avec une décision d’exclusion définitive.

 

3. Ambiance de classe :

La classe de FLE-R est une classe qui apparaît comme solidaire. Cela est du sans doute au fait qu’elle est  dirigée 18 heures par semaine par un seul enseignant (français, histoire- géographie, éducation civique), qui est aussi professeur principal, à coté du professeur de mathématiques, d’anglais (3 heures chacun) et de VSP (1 heure).

 


 

Les aspects négatifs :

 

·        Les aspects négatifs de cette classe ne sont pas à mettre sur le compte de la classe proprement dite mais sur celui de l’orientation des élèves qui la composent. En effet, on ne peut que regretter le fait que les élèves de FLE-R (dont on a par ailleurs vanté l’exemplarité) soient face à l’orientation en position d’infériorité vis-à-vis des élèves sortant de 3ème.

 

·        Concernant les moyens attribués, on déplore l’impossibilité de faire bénéficier ces élèves d’heures d’éducation physique et d’enseignement artistique

Paris, le 29 mai 2007

 

Document 2 : Rapport de Mme MARTIN, conseillère principale d’éducation, au lycée Maria Deraisme, chargée du suivi de la classe FLE-R depuis Septembre 2004

Assiduité et ponctualité

 

2004 – 2005 statistique non disponibles :

Mais à l’ exception de ZIYYAT Mohamed qui était parfois en retard, la classe de FLE-R cette année-là était assidue et les élèves étaient aussi ponctuels.

2005-2006

Classe de FLE-R (taux d’absentéisme par mois sur une année scolaire)

SEPT

2005

OCT

2005

NOV

2005

DEC

2005

JANV

2006

FEVR

2006

MARS

2006

AVRIL

2006

MAI

2006

JUIN

2006

0%

1.04%

1.85%

0.57%

2.59%

1.20%

2.28%

2.38%

3.63%

0%

 

Classe très assidue et élèves ponctuels à deux exceptions : YALINEJAD A. et SISSOKO A.

(A.    BAH )  ayant démissionné le 15/ 12/ 05.

Classe gagnante du challenge de l’assiduité sur deux des quatre périodes.

Pas de note de vie scolaire.

 

Comparaison avec deux autres classes modèles

 1 ERE ANNEE DE BEP 2MDS3 (taux d’absentéisme sur la même année)

SEPT

2005

OCT

2005

NOV

2005

DEC

2005

JANV

2006

FEVR

2006

MARS

2006

AVRIL

2006

MAI

2006

4.55%

2.88%

7.52%

5.72%

11.10%

5.40%

2.53%

16.09%

13.80%

 

1 ERE ANNEE BAC PRO 1A

SEPT

2005

OCT

2005

NOV

2005

DEC

2005

JANV

2006

FEVR

2006

MARS

2006

AVRIL

2006

MAI

2006

6.69%

7.92%

12.23%

8.59%

Période de stage en entreprise

10.96%

13.449%

18.59%

Actes de violence et d’incivilité :

2004 – 2005 Rien à part les inscriptions sur les murs des toilettes le dernier jour de cours en juin 2005.

2005 –2006

§         BAH A. = Oct 05 veut faire du business avec M. FERRY (insolence)

Nov. 05 tentative de bagarre avec Vanessa

1/ 12/ 05 = avertissement oral

8/ 12/ 05 = exclusion temporaire

§        DOUCOURE I. = Mars 06 = mensonge à la CPE

§        KONE I. = Janv. 06 = entre brusquement dans le bureau de la CPE,  sans frapper.

  • MATOMBA V. = Nov. 06 tentative de bagarre avec Alpha.

Févr. 06 = tentative de bagarre avec Mama.

  Févr. 06 = agitée en classe

 

§         SAKO S. = Févr. 06 = jet taille crayon en classe.

§        SISSOKO A. = Janv. 06 avertissement oral, manque de travail.

  • YALINEJAD A. = exclu par le conseil de discipline pour les motifs : Non respect du règlement intérieur.

Non respect des engagements.

Refus d’obtempérer.

Manque de respect et insultes à l’égard du chef de l’établissement .

Auparavant, il avait eu un avertissement le 17/ 11/ 06.

 

D’une manière générale, on peut dire que la classe de FLE-R est un exemple à suivre.

Les élèves font preuve de rigueur. Ils ont le sens des responsabilités et le goût de l’effort.

Les actes de violence et d’incivilité au regard de l’ensemble de l’établissement restent anecdotiques.

Les élèves ont du respect pour l’école qui est un lieu d’apprentissage et d’épanouissement.

Implication des élèves dans la vie de l’établissement :

2004 – 2005 

§         pas de représentant de la classe au conseil d’établissement.

§         pas de représentant de la classe au CVL.

§         pas de FSE au lycée cette année-là.

§         Délégués de la classe cependant très actifs et excellente participation à la formation de délégués.

2005 – 2006

§         pas de représentant de la classe au conseil d’établissement.

§         pas de représentant de la classe au CVL.

§         pas de FSE au lycée cette année-là.

Commentaire particulier relatif aux anciens élèves de FLE-R scolarisés dans l’établissement les années suivantes :

Les élèves qui sont restés au lycée Maria DERAISMES nous donnent pour une très large majorité entière satisfaction.

 

Pour les années scolaires 2005-2006 et 2006-2007 :

9%   ont eu les félicitations du conseil de classe.

44% ont eu les encouragements du conseil de classe.

69% ont eu  soit les encouragements soit « trimestre sérieux. »

78% ont eu  soit les encouragements soit trimestre sérieux soit les félicitations du conseil de classe.

13.4% ont eu «  trimestre décevant ».

5.7%  ont eu « avertissement » du conseil de classe.

1.9%  ont eu « blâme » du conseil de classe.


 

n      Le point de vue des professeurs expérimentateurs

 

Il a été demandé aux trois enseignants en charge de la responsabilité de ce dispositif de produire un écrit personnel, sous la forme choisie par eux, pour témoigner de leur expérience.

Pas un document pédagogique, pas un compte rendu institutionnel puisque ce dossier en est chargé, mais un écrit d’enseignant impliqué dans un projet de travail complexe et  riche comme on le ferait dans le cadre d’une recherche-action ; et ces enseignants ont travaillé tout au long de ces années dans un cadre collaboratif adapté à une expérimentation, avec le CASNAV comme structure institutionnelle de référence.

 

A travers les écrits personnels de ces trois enseignants, on ne peut que les féliciter, les remercier pour le remarquable travail accompli durant ces trois années ; nous souhaitons qu’ils puissent poursuivre cette expérimentation avec l’équipe du CASNAV pour les années à venir.

 

Pierre FERRY, enseignant de français, histoire-géographie et éducation civique de la classe de FLE-R au lycée Maria Deraismes

 

La classe de FLE-R du lycée Maria Deraismes a été mise en place au cours de l’année 2003. Traiter du travail réalisé avec cette classe impose que l’on s’attarde tout d’abord sur le cadre dans lequel elle s’est développée.

 

Un établissement ouvert à l’expérience français langue seconde

 

Cette classe n’aurait pu évoluer convenablement sans le soutien de l’équipe qui dirige le lycée Maria Deraismes. En acceptant d’emblée la mise en place d’une classe pilote dans son établissement, le proviseur M. Tomasi a montré son esprit d’ouverture qui s’était par ailleurs déjà manifesté les années précédentes.

 Ce n’est en effet pas la première fois que cet établissement ouvre ses portes à des dispositifs FLE tels que les ENSA (élèves non scolarisés antérieurement) ou les classes de soutien en français. Disposé à les accueillir, le proviseur a su porter un regard bienveillant sur ces élèves mais aussi une oreille attentive aux demandes les concernant (commandes d’ouvrages, de cartes géographiques mais aussi attribution au fil du temps d’une classe unique), un ensemble de décisions qui ont contribué à faciliter leur intégration dans l’établissement.

Cette attitude a été relayée par la conseillère principale d’éducation, Mme Martins dont le travail rigoureux de suivi au jour le jour des élèves mais aussi la volonté de proposer et développer des projets éducatifs (rencontre anciens et nouveaux élèves en particulier, visites de musées, accès à des activités éducatives extra scolaires, venue d’intervenants extérieurs) sont devenus les compléments essentiels du travail pédagogique mené par l’ensemble de l’équipe.

 

L’unité de l’équipe pédagogique 

 

L’équipe pédagogique se décompose comme suit : un cours de français (12 heures), histoire-géographie, éducation civique (6 heures), mathématiques-sciences physiques (3 heures), anglais (3 heures) et vie sociale et professionnelle (1 heure).

Ce dispositif ne s’est mis que progressivement en place. Ce n’est en effet que lors de la 3ème année d’expérience (2006/2007) qu’une dotation d’horaire globale a été attribuée à la classe de FLE-R donnant ainsi une impulsion considérable à la formation des élèves. Il faut là encore insister sur l’unité de l’ensemble de l’équipe et le plaisir qu’ont les enseignants de travailler ensemble. Chacun contribue à sa manière à la réalisation de ce projet et s’y implique totalement.

Ainsi même la rédaction du bilan du dispositif est à mettre sur le compte de l’ensemble de l’équipe qui a présenté l’ensemble des thèmes et des objectifs développés jusque dans le moindre détail. Là encore, sans la qualité de cette collaboration, la qualité du dispositif n’aurait sans doute pas été aussi solide.

 

La classe de FLE-R 

 

Hétérogénéité des milieux :

 

Les élèves de la classe de FLE-R du lycée Maria Deraismes ont tous entre 14 et 18 ans et sont issus des pays francophones extra-européens. Toutefois, ce principe commun laisse entrevoir des disparités d’ordre familial importantes. Parmi les 25 apprenants du dispositif, il existe toujours une frange d’élèves (20% de la classe) mineurs demandeurs d’asile pris en charge par des éducateurs dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance et hébergés dans des hôtels ou des foyers.

 Pour la plupart, il sont issus de pays en guerre ou instables politiquement tels que le Congo Kinshasa ou la Côte d’Ivoire. Leur statut les rend extrêmement vulnérables et leur suivi suppose une collaboration étroite entre le professeur principal et les responsables légaux des institutions ou des associations.

 On s’aperçoit que ces élèves sont malgré leur détresse souvent volontaires dans leur apprentissage et d’une grande assiduité et rigueur dans leur travail.

Même si cette constatation ne peut constituer en soi une règle, et que le lien entre le statut de réfugié et la qualité du travail ne peut être établi  de façon systématique, j’ai souvent été frappé par le sérieux dont ces éléments faisaient preuve alors que leur situation parfois dramatique pouvait laisser supposer une plus grande instabilité.

 

Hétérogénéité des affectations :

L’affectation dans la classe de FLER se fait en plusieurs étapes. La classe de départ qui se compose d’une moyenne de 16 élèves accueille progressivement une dizaine d’autres élèves en cours d’année. Cette situation est à double tranchant : si elle permet de laisser ouverte la porte aux apprenants quel que soit le moment de leur venue en France, la marge de progression d’élèves arrivés après le 1er trimestre voire au delà du troisième est considérablement affaiblie. Cela crée un décalage dans l’acquisition de leur compétences par rapport au reste de la classe et déstabilise par ailleurs le travail de l’équipe pédagogique.

 

Bilan pédagogique :

 

Le  travail pédagogique s’est établi à partir de points communs à tous les élèves : une expression et une compréhension orale de qualité mais une expression et compréhension écrite lacunaire déterminée à partir de tests d’évaluation réalisés au sein du CASNAV. L’élaboration par les équipes enseignantes et le CASNAV de pré-requis a permis au fil du temps d’affiner ces premiers critères et d’assurer progressivement l’homogénéité du recrutement des élèves. Par ailleurs, si certains élèves qui intègrent cette classe en cours d’année ne relèvent pas des critères définis, des passerelles sont offertes aux enseignants par le CASNAV qui les redirige après analyse de leur profil vers des structures plus appropriées.

 


 

Sur l’ensemble des effectifs avec lesquels j’ai travaillé, des problèmes d’expression écrite récurrents apparaissent chaque année auxquels il faut remédier afin d’assurer au mieux la progression:

 

  • Problèmes morphosyntaxiques : incapacité à structurer des phrases (méconnaissance du placement des éléments dans la phrase) les empêchant de rédiger une phrase complexe et pour les plus bas niveaux une phrase simple. Souvent il existe un grand décalage entre l’expression orale et la transcription écrite.

  • Problèmes grammaticaux : méconnaissance de la nature et de la fonction des éléments grammaticaux

  • Problèmes orthographiques

 

L’ensemble de ces compétences linguistiques mais aussi pragmatiques (savoir rédiger et structurer des récits par exemple) et sociolinguistiques (règles de politesse et de  fonctionnement de l’établissement) doivent être développées et travaillées en complément des savoirs nécessaires à l’entrée dans une classe CAP ou BEP l’année suivante.

L’enjeu de la classe de FLER est donc d’assurer le développement des compétences langagières en parallèle avec les savoirs scolaires. Si les compétences linguistiques de l’expression écrite sont faibles, leur expression et surtout leur compréhension orale facilitent souvent l’assimilation des différents savoirs qu’ils ont à acquérir dans l’ensemble des disciplines.

 

La remédiation :

 

Les points les plus importants et sources d’une attention constante sont :

 

·        la présentation, l’organisation du travail. Pour beaucoup l’utilisation d’un cahier de textes, d’un carnet de liaison sont inconnus. Ils constituent des cadres dont ils ont besoin pour structurer à leur tour le travail et assurer la communication entre les enseignants et leurs parents. Il faut y revenir sans cesse.

La présentation nom, prénom, date, l’utilisation des marges. A la fin de l’année       l’ensemble de ces données ont été assimilées.

 

·        La découverte d’outils de recherche. Tous ne disposent pas et n’ont pas l’habitude de travailler avec un dictionnaire. Trois séquences de présentation sont nécessaires pour que cet outil devienne incontournable.

 

·        L’apprentissage des consignes, pierre d’achoppement constante de l’ensemble des apprenants et difficulté première. A la fin de l’année scolaire, un nombre important d’élèves tendent à se démarquer des consignes malgré l’explication qui en a été faite et la vérification de leur compréhension.

 

·        L’apprentissage progressif de la structure de la phrase simple vers la phrase complexe. Les exercices de compréhension écrite et d’expression écrite à partir de documents soit authentiques (presse, publicité) ou issus de romans ont permis une progression très nette de l’ensemble des élèves. Les questions de compréhension écrite et les réponses écrites respectant une structure imposée permet d’axer le travail à la fois sur les consignes et l’expression. Le même type d’exercice est proposé lors de l’étude des documents d’histoire, de géographie et d’éducation civique.

 

·        Le principe des dictées suivies (repérage des fautes selon des séquences consacrées à une notion précise) a permis de réaliser des progrès très nets en orthographe. C’est d’ailleurs cette compétence qui a connu la progression la plus rapide.

 

 

L’orientation des élèves :

 

Au terme de chaque année scolaire, sur un effectif de 25 élèves en moyenne, une moitié est dirigée vers les classes de CAP et l’autre vers celles de BEP, 2 élèves en bac professionnel 3 ans. Il se peut qu’un élève en raison de la qualité de sa progression mais aussi de son âge puisse accéder à une classe de 4ème générale en collège. Ce cas reste cependant très rare.

 

Il reste toutefois à déplorer que 3 à 4 élèves dont le niveau et les résultats avaient démontré leur aptitude à accéder à des classes de BEP se soient retrouvés deux années de suite relégués à la rentrée scolaire à chercher une place par désistement. Il semblerait que leur orientation ne serait pas placée sur un pied d’égalité avec les élèves issus des classes de troisième. Cette situation est dommageable à la qualité et à la valeur accordée à cette formation. Y mettre fin pourrait lui donner tout le crédit qu’elle mérite.

 


[1] (origine du document: CASNAV de Paris)

 


BILAN D'ETAPE - juillet 2009

 

SYNTHESE BILAN ET PERSPECTIVES DES CLASSES

 

 

Lycée Maria Deraismes

Classe FLER

Enseignant : Pierre FERRY

 

Présentation :

Les élèves âgés entre 15 et 18 ans sont francophones ont une compréhension et une expression écrite difficile. Une intégration en classe banale n’est pas à envisager. L’objectif est alors de travailler la compréhension des consignes écrites, des textes et l’orthographe. Autre objectif concernant l’Histoire et la Géographie : approfondir la connaissance d’un monde mal connu des élèves.

Points essentiels :

Il ya nécessité d’un recrutement homogène au niveau des pré-requis. Le CASNAV a progressivement respecté ce principe en réorientant aussi rapidement que possible les élèves qui relevaient d’une autre structure.

Autre point important : l’orientation. Des rencontres avec les CIO permettent de définir aussi rapidement que possible un parcours (dans lequel l’élève se retrouve) vers le monde extérieur ; Les résultats de l’orientation donne une majorité de sorties vers l’enseignement professionnel et pour les plus jeunes vers une 4ème.

Il s’agissait donc dans le domaine pédagogique d’obtenir des élèves des travaux d’écriture à structure simples puis à structures plus complexes , pour basculer vers les notions propres aux programmes scolaires auxquels ils seront confrontés dans le futur.

1-les points positifs :

Le rôle du CPE qui organise des rencontres entre anciens et nouveaux élèves du dispositif ; les nouveaux sont rassurés quant à l’utilité du dispositif, sachant que les anciens ont obtenu leur diplôme, voire même poursuivi au-delà. En effet, pendant 2 ans , le CPE suit les élèves post FLER ; .

Le rôle de la conseillère d’orientation et de l’assistante sociale, cette dernière éclaircit les élèves en situations d’exclusion et les aide dans leur démarche.

La grande cohésion de l’équipe pédagogique.

La possibilité pour les élèves de FLER de participer à l’épreuve du DNB qui constitue pour eux un diplôme de référence, gage de première réussite et donc sentiment d’appartenance au système scolaire.

2-un point négatif

Pour les élèves de FLER, la transition est parfois brutale entre le lieu d’origine et la France. L’arrivée au-delà du 3ème mois après la rentrée semble préjudiciable car les bases sont trop fragiles. Il faudrait un apprentissage complet pour obtenir une meilleure intégration.

Difficultés rencontrées :

La réception des nouveaux arrivants est difficile pour les élèves déjà en place. Mais cette difficulté est surmontée au bout d’un an dès que les orientations ont permis à certains d’entre eux de connaître une orientation sur place ou dans d’autres cursus.

Les grandes lignes à suivre pour l’année suivante :

-maintien du dispositif qui fait figure d’entrée dans le système scolaire. Les nouveaux arrivants acquièrent des bases indispensables et des repères essentiels à la compréhension.

-sur le plan pédagogique, les repères visuels, les rencontres, les parcours sur sites, les intervenants extérieurs aident à une meilleure compréhension de l’environnement nouveau.

-maintien du lien entre anciens et nouveaux élèves.

 

 

 

Lycée Turquetil

Classe FLER

Enseignant : Martine ROUSSEAU

 

Présentation :

Les élèves sont des adolescents francophones très désireux de s’intégrer à la vie française. Les objectifs poursuivis sont d’améliorer leur niveau de langue afin d’avoir accès à la culture française. Cependant, ces élèves seraient en grande difficulté dans les classes banales.

Points essentiels :

1-les points positifs :

-grande motivation pour le patrimoine culturel français sous toutes ses formes (littéraires, artistiques). Cela passe par la fierté devant les travaux écrits lus en classe, le désir de création poétique.

-volonté de rigueur dans la participation à la vie de l’établissement et de la classe (assiduité, ponctualité, justificatifs d’absences, tenue du cahier et du cahier de texte

-acquisition de l’autonomie par rapport aux différents interlocuteurs du lycée

-richesse de la qualité relationnelle professeurs-élèves (élèves qui font preuve d’une grande curiosité intellectuelle)

-cohésion et solidarité du groupe élèves

-travail fructueux avec le CDI : recherche documentaire, travail sur le dictionnaire, emprunts de romans, demandes d’exposés à l’initiative des élèves etc. ;)

2-les points négatifs :

-l’appropriation d’un lexique de plus en plus riche : il y a souvent un décalage difficile à résoudre entre le niveau des textes littéraires qu’ils ont plaisir à étudier et les difficultés lexicales qu’ils contiennent.

-le travail sur l’orientation est difficile à intégrer aux séquences pédagogiques (cela demande un gros travail de préparation)

Difficultés rencontrées :

L’arrivée progressive de nouveaux élèves dans la classe se fait difficilement pour les anciens.

Le vécu parfois très lourd de certains élèves nécessiterait l’écoute par un professionnel de la psychologie.

La consolidation des progrès en écriture est difficile à obtenir.

Les grandes lignes pour l’année suivante :

La valeur de ce dispositif se résume en deux points :

-possibilité d’une poursuite de parcours scolaires synonyme de réussite

-intégration sociale et professionnelle dans l’avenir

Des besoins existent :

-des cours d’arts appliqués, d’arts plastiques, voire même d’histoire de l’Art pour apporter une meilleure connaissance du patrimoine culturel français

-des cours de VSP (pour faciliter la transition avec le CAP, le bac pro)

-davantage d’heures de mathématiques et de sciences physiques (grosses lacunes en ces domaines pour poursuivre en classes banales)

-présentation du CASNAV à toutes les équipes pédagogiques afin de mieux faire comprendre ce qu’est le FLER

-grande difficulté à travailler en équipe

 

 

 

 

Collège Lucie FAURE

Classe de FLER

Enseignant : Julie LEGRAND

 

Présentation :

La classe se compose de 19 élèves (une jeune fille enceinte  a quitté le dispositif en cours d’année). Les élèves sont âgés entre 14 et 18 ans. Le niveau est hétérogène ( 9 ont un bon niveau oral et écrit ;d’une façon générale, les 10 autres rencontrent des difficultés à l’écrit ; à noter 2 élèves arabophones ayant des difficultés d’expression orale et écrite mais disposant d’un bon bagage scolaire). Les résultats sont les suivants : 1 élève redouble le FLER ; 6 vont en CAP ; 1 en BEP, 6 en BAC PRO ; 1 en 4ème, 1 en 4ème AS, 2 en 3ème et 1 en 3ème d’insertion. L’objectif poursuivi a été l’amélioration de l’expression écrite et du lexique. Au programme, il ya eu l’analyse de texte, l’analyse des personnages, la technique d’écrit théâtral, la construction et le sens polysémiques des mots.

Points essentiels :

1-les points positifs :

Les élèves ont amélioré leur écrit par rapport à leur niveau initial sur des travaux de narration au passé, au présent, de dialogues, de descriptions et d’argumentations. D’autres travaux ont porté leurs fruits : l’analyse de textes, la technique d’écrit théâtral, la construction des mots. Ils apprécient les cours de grammaire, conjugaison, dictées, recherches sur Internet et lecture orale.

Ils ont beaucoup aimé les notions abordées en sciences physiques et, hormis 4 élèves, les notions de base en Anglais.

Ils ont apprécié les rencontres avec des intervenants extérieurs (personne âgée, artiste) car ils ont besoin de rencontrer des Français.

Ils ont passé le test de l’ASSR 2.

L’équipe pédagogique a apprécié leur politesse et leur envie de réussir.

2-les points négatifs :

L’hétérogénéité des niveaux a posé problème en mathématiques.

Les élèves sont habitués au « par cœur » d’où leur difficulté à réfléchir par eux-mêmes sur les documents et à reformuler les notions acquises.

Certains ne disposent pas de moyens pour travailler à la maison.

Il y a un grand manque de culture scientifique et aucune connaissance de l’Histoire de France.

Un élève a été régulièrement absent à partir du 2ème trimestre.

Difficultés rencontrées :

Elles se rencontrent principalement en mathématiques avec l’hétérogénéité des niveaux. Le manque de repères en civilisation française et en culture scientifique pose problème.

Les grandes lignes à suivre pour l’année suivante :

La pratique des activités théâtrales donnera plus de confiance aux élèves.

Il faudrait diviser l’effectif en deux groupes de niveau en mathématiques.

Les sorties dans Paris (recherche sur Internet et visites de monuments permettront de mieux appréhender la ville où ils habitent. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Collège Henri Bergson

Classe de FLER

Enseignant : Marie Hélène LE GALL

 

Présentation :

La classe comporte 25 élèves de niveau hétérogène. Cela va du très bon au très faible. L’orientation prévoit 9 redoublements en FLER.

Points essentiels :

L’ensemble des activités s’est articulé autour de trois axes dominants :

-l’interculturalité : comparaisons, regards, témoignages, débats sur la comparaison entrer société française et celle du pays d’origine ;

-ancrage dans la culture du pays d’accueil avec acquisition d’une culture historique de base ; l’éducation civique a donné lieu à des débats qui ont permis de mesurer ce qu’est la démocratie en  France ;

-la méthodologie avec enseignement de techniques de travail, de la présentation des idées à l’oral sous forme d’exposés et à l’écrit sous forme d’analyses de documents divers.

Il y a eu prise en charge globale des élèves tant sur le plan psychologique et social que sur le plan scolaire.

1-les points positifs

Cet aspect des choses a permis de créer un climat de confiance qui a fait que les élèves ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Ainsi on constate une certaine aisance dans les activités orales (récitation de poésie, mises en scène théâtrales, prise de paroles en continu, prises de paroles individuelles filmées). Les élèves constatent des progrès en expression écrite et en méthodologie. La motivation des élèves a été réelle. La réalisation d’un reportage sur cette classe a témoigné du travail, de la motivation extraordinaire de ces jeunes, de l’espoir dont ils sont porteurs par le regard très positif qu’ils ont sur l’enseignement.

Il y a eu une rencontre fructueuse avec les anciens élèves de FLER : elle a donné de l’espoir aux élèves qui ont pu se projeter dans un parcours de réussite.

2-les points négatifs

Il y a disparité des niveaux ; ce qui n’est pas facile à gérer surtout en mathématiques. Dans cette matière, le niveau atteint est celui de fin de 6ème.

Difficultés rencontrées :

Elles tiennent aux points négatifs évoqués plus haut.

Les grandes lignes à suivre pour l’année suivante :

Un affinage des tests d’évaluation en amont permettraient peut être d’obtenir des classes de niveau plus homogène. En aval, il serait intéressant des compétences de fin de FLER par la mise en place d’un test standard ou intervention d’un professeur extérieur. Le professeur est libre de ses choix de progression, ce qui lui permet de s’ajuster au niveau des élèves. Mais il y a risque de navigation à vue. Alors conviendrait-il d’élaborer un référentiel précis avec une grille d’objectifs clairement définis au départ.

Un autre piste serait d’organiser des rencontres avec des anciens élèves de FLER : les élèves peuvent se projeter dans un parcours de réussite.

Il faudrait renforcer les liens avec les familles, instaurer une relation de confiance par une rencontre en début d’année.

 

 

 

 

 

Collège Charles Péguy

Classe de FLER

Enseignant : Patricia GROS

 

 

Présentation :

23 élèves ont été accueillis en début d’année ; il y a eu un départ pour rapprochement de domicile, une réorientation en classe NSA et une intégration définitive au 3ème trimestre en classe de 4ème. Le niveau est relativement hétérogène comme le montre l’orientation : 6 partent en 3ème DP6, 1 en 3ème de collège, 12 en CAP, 2 sont maintenus en FLER. Pour la plupart des élèves, le Français est une langue de scolarisation voire une langue étrangère.

Points essentiels

1-les points positifs

A l’aide de deux feuilles (emploi du temps fixant aussi les plages de travail à la maison et le temps libre ; feuille « j’anticipe » pour planifier le travail scolaire sur deux semaines), l’attitude et l’ambiance générale se sont améliorées : moins de retards, de bavardages en classe, de disputes. Le règlement est mieux respecté (capuches, téléphones, chewing gum etc.) même si des rappels à l’ordre sont encore nécessaires.

En Français, la priorité a été donnée à la construction et la structuration de l’écrit.

Des progrès en lecture sont notables et les élèves comprennent pourquoi ils sont en échec scolaire.

Les œuvres originales se révélant trop difficiles d’accès, nous avons travaillé sur des éditions en Français facile. Les élèves ont aimé les dialogues de l’Avare et l’étude du tour du monde en 80 jours a permis de faire le lien avec le programme de Géographie.

Un travail important a été effectué en Education civique sur les droits et devoirs des citoyens français et des Etrangers.

Les activités d’EAO/DP occupent une place importante en classe de FLER car les élèves doivent élaborer personnellement leur projet d’orientation. Une conseillère d’orientation a présenté le système éducatif français, les élèves élaborent des CV et des lettres de motivation. Il ya une réelle implication dans ces activités.

Un moment fort a été l’intervention des anciens élèves.

18 élèves sur 19 ont été admis au DELF A2 .

2-les points négatifs

L’hétérogénéité de la classe n’a pas été facile à gérer.

Il y a lenteur dans le travail, la concentration est faible en classe, le travail à la maison très insuffisant voire inexistant. La majorité des élèves n’a pas l’habitude des pratiques scolaires. Il a fallu mettre l’accent sur la rigueur, la présentation, l’organisation du travail, l’apprentissage des consignes et l’importance du sommeil réparateur.

Il faut vaincre une certaine résistance des familles et des élèves concernant cette classe, il leur est difficile d’accepter le décalage entre le niveau scolaire du pays d’origine et celui requis en France au même âge. Ils s’attendent à intégrer le lycée après cette classe.

De plus, le regroupement d’élèves d’origine africaine  a été mal perçu dans cette classe.

4 élèves ont dû rencontrer un psychologue et/ou un orthophoniste (problèmes cognitifs, signes de dyslexie, troubles psychologiques etc.). Convaincre les familles n’a pas été chose aisée car il fallait leur faire admettre que ces difficultés ne relevaient pas de la compétence de l’institution scolaire.

Difficultés rencontrées :

L’hétérogénéité des niveaux, les comportements parfois difficiles de certains élèves, le manque de rigueur dans le travail, la quasi absence de travail à la maison sont les principales difficultés rencontrées. A noter aussi, le fait que les élèves de FLER étaient d’Afrique et que cela pouvait leur paraître un regroupement curieux.

Les grandes lignes à suivre pour l’année suivante :

Il faut mener une réflexion sur les mathématiques et les sciences physiques « partie faible du dispositif » (par exemple, 3 heures de mathématiques, c’est insuffisant).

Il serait judicieux d’organiser des rencontrer des professeurs en FLER avec ceux recevant ces dits élèves.

Il est nécessaire de prêter attention à la diversité du recrutement ( on a rencontré cette année des conflits entre différentes ethnies africaines).

Il est à souhaiter que le nombre d’élèves ne varie pas constamment au cours du premier trimestre.

 

 

 

 

Conclusion

 

D’une manière générale, les effectifs des classes FLER tournent autour de 20 élèves. Leur âge est moins élevé (14-16 ans) quand la classe est implantée en collège, il tourne autour de 16-18 ans quand la classe est implantée en lycée.

Les points positifs essentiels retenus sont la motivation réelle des élèves pour réussir ; ils respectent la discipline. Pour ce qui concerne le travail scolaire proprement dit, on observe une amélioration des résultats à l’écrit même si le niveau de départ est extrêmement faible. Les élèves ont une nette préférence pour les activités à l’oral. Un point vécu extrêmement positivement par les élèves est la visite d’anciens élèves de FLER : la classe perçoit mieux les objectifs et l’utilité d’un passage par une classe FLER.

Mais, on découvre aussi chez ces élèves un manque de rigueur, lié peut être à une structuration de la pensée. Il faut donc insister beaucoup sur les méthodes. Autre problème récurent : l’hétérogénéité des niveaux, cela pose un problème de gestion du travail en classe. Même conséquence lorsqu’il y a arrivée tout au long de l’année de nouveaux élèves.

En conséquence, il serait peut être à envisager un affinage des tests de départ pour constituer des classes de niveau plus homogène. Le manque d’heures est criant particulièrement en mathématiques, d’où la nécessite d’une refonte de la grille horaire. Ce qui suppose aussi la redéfinition d’un référentiel précis afin de proposer en aval un test de fin de FLER pour valider des objectifs précis atteints. Enfin, la classe FLER doit se trouver au cœur du projet d’établissement : elle ne doit pas apparaître comme une classe « ghetto », que ce soit par le niveau des élèves aussi bien que par leur origine étrangère.


 

 

bilan d’étape juin 2010

http://casnav.scola.ac-paris.fr/page.php?espace=enseignants&doc=pfp


 

RELEVE DE CONCLUSIONS

 

Présentation

 

Le dispositif de Français Langue Ecrite Renforcé (FLER) a été lancé en novembre 2004 de manière expérimentale, suite à une réflexion initiée par les responsables du Casnav, et poursuivie par un groupe de pilotage composé de formateurs du Casnav et d’enseignants. En effet,  il avait été observé que de plus en plus d’élèves arrivant de pays  historiquement francophones  ne semblaient pas entrer dans le cadre des dispositifs existant et se trouvaient  en situation de difficultés scolaires quand ils étaient affectés directement dans des classes ordinaires. Il a donc été décidé de créer ce dispositif nouveau pour aider à l’intégration de ces élèves au profil particulier.

 

Les classes de FLER s’adressent à des jeunes de 14 à 17 ans, au niveau scolaire initial faible, francophones à l’oral mais éprouvant de grandes difficultés à l’écrit. Ils ont déjà été scolarisés dans leur langue maternelle ou en français et ils relèveraient de par leur âge d’une classe de 3e ou de lycée professionnel. Le niveau de mathématiques équivaut à celui des élèves de 6ème.

Par conséquent, pour déterminer quels élèves relèvent de ce dispositif, il est indispensable de procéder à une évaluation de leurs compétences langagières et scolaires.

 

L’affectation en classe de FLER répond à un besoin pour ces élèves à profil spécifique : leur permettre d’acquérir un français écrit et scolaire et des compétences fondamentales dans les disciplines générales correspondant au niveau attendu en sortie du collège afin de préparer au mieux l’entrée dans les formations professionnelles.

 

Il n’est pas prévu pour ces élèves une intégration partielle ou totale en cours d’année dans les classes ordinaires. Par contre, on peut envisager, en fonction du projet personnel des élèves, des périodes d’immersion dans ces classes pour qu’ils puissent se familiariser avec les modalités d’enseignement qu’ils rencontreront par la suite.

 

Le cadre institutionnel établi lors de la création de ce dispositif prévoit l’attribution d’une enveloppe hebdomadaire de 27 heures réparties entre certaines disciplines :

-          18 heures pour le français, l’histoire-géographie et l’éducation civique

-          3 heures pour les mathématiques

-          3 heures pour l’anglais

-          3 heures pour les sciences

 

Divers groupes de travail associant formateurs et enseignants ont défini les contenus des enseignements à dispenser dans ces disciplines, en respectant les impératifs liés aux programmes de  collège et aux perspectives d’orientation en lycée professionnel.

 

Acquis

 

La création de dispositifs par le CASNAV étant liée aux variations des flux d’élèves arrivants, on constate une demande croissante de places en FLER, ce qui a conduit à une augmentation du nombre de dispositifs, passant de 3 à 5 en 2009/2010 dans les DHG et 2 ouvertures en cours d’année (BMP)

Ce dispositif est identifié par les divers acteurs et partenaires, grâce aux actions d’information et de formation mises en place par le CANAV. Les enseignants des classes d’accueil de collège et de lycée situent plus précisément la spécificité de ce dispositif ; Il revêt d’ailleurs un caractère très attractif de par le contact privilégié qui s’instaure entre les élèves et l’enseignant.

Point important à souligner :à l’extérieur de l’académie, le FLER suscite un intérêt comme réponse pédagogique possible aux difficultés particulières rencontrées par les ENA francophones à l’oral mais pas à l’écrit affectés directement en classe ordinaire et confrontés aux situations d’échec.

Les résultats des diverses commissions d’orientation et les affectations post-FLER permettent de dresser un bilan satisfaisant au regard des objectifs initiaux fixés : l’accès aux formations professionnelles se fait dans de bonnes conditions, la remise à niveau générale des élèves est effective, le niveau atteint dans les compétences du français écrit est satisfaisant.

 

Evolution

Les élèves ayant été inscrits en FLER par le CASNAV au cours de l’année scolaire 2009-2010 sont globalement plus jeunes, alors que le critère initial de l’âge était fixé à 14 ans ou plus.

Cette donnée correspond à l’évolution générale du profil des élèves reçus en 2009-2010, avec une tendance nette au rajeunissement des publics accueillis et scolarisés. Il a été créé un dispositif FLER pour les plus jeunes qui seront orientés dans des classes de collège.

Cette donnée influe sur les procédures de suivi et sur les affectations ultérieures puisque les orientations vers les sections de lycées professionnels ne peuvent être envisagées pour des élèves ayant moins de 15 ans.

 

Il est donc probable que le dispositif FLER évoluera vers une forme tenant compte de ces données si elles se confirment dans un avenir proche, en particulier sur le croisement des critères âge /orientation. Ainsi, il faudrait envisager une sortie de FLER pour des élèves âgés de moins de 15 ans correspondant à une proposition de parcours adapté.

 

 

Interrogations

Le dispositif FLER destiné à des jeunes issus de pays historiquement francophones au niveau scolaire initial faible, francophones à l’oral mais éprouvant de grandes difficultés à l’écrit doit-elle évoluer et s’ouvrir à des élèves présentant un profil s’éloignant du profil défini initialement ? Nous citerons par exemple le cas de jeunes ayant été scolarisés en primaire en France et rapatriés pour des raisons diverses dans leur pays d’origine qui se représentent au Casnav et sont identifiés comme profil FLER pour la simple et bonne raison que leurs compétences linguistiques ont stagné, voire régressé suite à une mauvaise scolarisation ou scolarisation dans les écoles coraniques. Ces jeunes ayant quitté la France depuis plus de 18 mois sont considérés au regard des textes comme nouveaux arrivants mais, ayant déjà été familiarisés avec le système scolaire français , ils sont ,du point de vue des enseignants, en décalage avec le reste du groupe et nuisent à son hétérogénéité.

 

 

Perspectives

Maintenir un niveau élevé de vigilance et d’exigence sur le recrutement des élèves, sans céder aux pressions externes de façon à préserver la spécificité du dispositif : le FLER ne peut répondre à toutes les situations d’impasse relevées dans les autres dispositifs.

 

Mettre en place un suivi qualitatif global du dispositif reposant sur le rapport entre espoirs et réalité : du point de vue des élèves, du CASNAV, des enseignants les accueillant dans leur classe, des chefs d’établissement qui peuvent attester de leur intégration. Le parcours d’intégration des élèves de FLER doit être particulièrement scruté dans la phase « formation professionnelle/ accès au monde du travail ».

      Poursuivre le travail collaboratif sur la définition des contenus des enseignements en        recherchant une forme de validation institutionnelle par les corps d’inspection, ce qui permettrait une dissémination plus aisée.

 

      Dans le cadre d’un suivi qualitatif des compétences des élèves, il apparait d’une nécessaire de mettre en place une évaluation standard initiale, de mi-parcours et de fin d’année applicable à l’ensemble des élèves du dispositif dans l’objectif suivant :

 

-          suivi qualitatif des progrès des élèves

-          diagnostiquer avec précision les difficultés des apprenants et définir des priorités d’apprentissage. Cela devra aboutir à l’élaboration d’un référentiel précis des contenus des enseignements au regard des priorités à acquérir dans les compétences linguistiques et de celles définies par le socle commun

-          rendre compte de la pertinence du dispositif

 

Enfin, il faudrait faire sortir le dispositif FLER de son isolement et faire connaitre les pratiques pédagogiques différenciées mises en œuvre dans les classes pour faire face aux multiples écueils rencontrés par les enseignants.

 

Le document général « expérimentation 2006-2009: le dispositif « FLER » du CASNAV de Paris » est consultable sur le site du CASNAV > plate-forme pédagogique FLER :

 

http://casnav.scola.ac-paris.fr/page.php?espace=enseignants&doc=pfp


 

ANALYSE DE L’ACTION

Description de l’action

 

Cette action résulte d’une analyse des profils des élèves nouveaux arrivants (ENA) dans l’académie de Paris et du constat des difficultés voire des échecs rencontrés par ce type d’élèves après affectation dans une classe banale sans avoir bénéficié d‘une évaluation initiale adaptée.

Les familles, les élèves, les équipes éducatives ont fait part de ce besoin de proposer une solution adaptée aux compétences réelles de ces élèves francophones à l’oral mais pas à l’écrit ; les classes de français intensif (FLEI), les classes d’accueil (CLA) et les blocs de consolidation en français langue seconde (SFLS) n’offrant pas à l’évidence une réponse satisfaisante pour une intégration rapide réussie.

 

Cette action s’inscrit dans une réflexion de fond concernant l’intégration scolaire des publics migrants originaires des ex-colonies françaises (Maghreb et Afrique sub-saharienne) ainsi que de pays européens, traditionnels foyers d’émigration vers la France (Portugal, Roumanie). Il ne s’agit pas là d’élèves nouveaux arrivants non-francophones n’ayant aucun lien avec la France. Sans tomber dans le travers de l’ethnicisation ou du communautarisme, il est apparu indispensable de traiter de façon spécifique ces publics scolaires en tenant compte de leurs compétences langagières réelles et des processus d’acculturation qui sont propres aux émigrés de ces pays.

 

Conformément à ses missions, le CASNAV de Paris cherche à améliorer le parcours individuel d’intégration scolaire des ENA dont il a la charge. Soucieux d’optimiser les chances de réussite de ces jeunes, le service a mené un travail important d’amélioration de ses outils d’évaluation et de suivi des élèves.

L’évolution des flux migratoires, la modification des stratégies d’immigration en Europe ont conduit l’académie à adapter ses dispositifs et à revisiter les contenus d’enseignement et les pratiques de classe ; le FLER illustre parfaitement cette volonté politique.

Ce nouveau dispositif a montré en deux années d’expérimentation tout son intérêt et son efficacité pour une intégration rapide et réussie dans les classes ordinaires des lycées professionnels de jeunes élèves migrants qui auraient pu se retrouver rapidement en situation d’échec scolaire, échec programmé dû à une non-reconnaissance de leurs compétences scolaires réelles et à une intégration systématique prématurée en classe ordinaire.

 

Le parcours des élèves

Les compétences scolaires initiales :

Les élèves relevant du FLER sont francophones à l’oral mais ils ne maîtrisent pas suffisamment le français écrit pour répondre aux exigences des enseignements en classe ordinaire.

Le niveau de mathématiques équivaut à celui des élèves de 6ème.

Par conséquent, pour déterminer quels élèves relèvent de ce dispositif, il est indispensable de procéder à une évaluation de leurs compétences langagières et scolaires.

 

Les situations d’évaluation:

  1. A leur arrivée en France : tous les élèves nouveaux-arrivants sont reçus au CASNAV pour une évaluation diagnostique initiale portant sur :

-          leur parcours scolaire antérieur dans le pays d’origine

-          leurs compétences en français oral

-          leurs compétences en français écrit

-          leurs compétences en mathématiques (test en langue de scolarisation)

 

  1. En cours de scolarisation : inscrits dans d’autres dispositifs du CASNAV (classes d’accueil) une décision d’affectation en FLER peut être prise en cours d’année par les équipes enseignantes en concertation avec le CASNAV.

 

L’intégration :

La classe de FLER vise à construire un projet personnel d’orientation réaliste et adapté permettant une intégration dans la voix professionnelle. Ce projet construit tout au long de l’année de FLER doit tenir compte :

-          du niveau scolaire atteint en fin de FLER

-          de l’âge de l’élève

-          des vœux des élèves et des familles

-          des possibilités d’affectation offertes dans l’académie.

Il n’est pas prévu pour ces élèves une intégration partielle ou totale en cours d’année dans les classes ordinaires. Par contre, on peut envisager, en fonction du projet personnel des élèves, des périodes d’immersion dans ces classes pour qu’ils puissent se familiariser avec les modalités d’enseignement qu’ils rencontreront par la suite.

 

Les enseignements

Français :

  • Volume : 12h de cours 

  • Cible : compétences langagières, Compréhension et Production écrites de niveau 3ème

  • Moteurs : représentations culturelles et historiques de l’écrit français, confrontations, plaisir du jeu avec la langue, appropriation

  • Didactique : Français Langue Maternelle, Français Langue Seconde, Français Langue de Scolarisation

  • Pratiques de classes : maîtrise de la langue, habitudes d’écriture, déblocage

  • Domaines : à varier dans les champs de la littérature, des TICE, de la lecture de l’image ; genres, types de textes, codes de l’énonciation, formes de discours

  • Outils : multiples et non spécifiques, en lien avec les programmes, manuels de français technique, bureautique

 

Histoire Géo Education Civique :

  • Volume : 6 heures

  • Cible : fondamentaux de l’histoire et de l’espace français et européens

  • Moteurs : méconnaissance, découverte, confrontation des représentations, habitus scolaire

  • Méthodologie : repérage, identification, constitution d’un bagage commun

  • Thèmes : de la Révolution française au 20ème siècle, l’organisation politique, administrative de la France et de l’Europe, les droits et les devoirs des citoyens français et européens, la laïcité aujourd’hui.

 

Mathématiques, Anglais, Sciences :

Les contenus sont élaborés par les enseignants en charge de ces disciplines en collaboration avec les professeurs principaux de la classe et le CASNAV.

 

Evaluation du dispositif

 

Le point de vue du CASNAV :

 

Les flux : en augmentation importante

 

Mai 2006

Mai 2007

Mai 2008

Mai 2009

Mai 2010

69

70

117 soit 5 dispositifs

125 soit 6 dispositifs

148 soit 7 dispositifs (dont 2 BMP)

 

Difficile d’interpréter cette augmentation importante (72,6%) sinon par des variations de flux liées aux modifications générales des profils des élèves et en particulier des origines : le rapport des enquêtes du CASNAV sur les élèves scolarisés note un accroissement des élèves originaires d’Afrique francophone, ce qui est en concordance avec les données propres au dispositif FLER.

 

 

Pistes de travail :

·         Maintenir un niveau élevé de vigilance et d’exigence sur le recrutement des élèves, sans céder aux pressions externes de façon à préserver la spécificité du dispositif : le FLER ne peut répondre à toutes les situations d’impasse relevées dans les autres dispositifs.

·         Poursuivre l’étude du suivi des élèves afin d’évaluer la validité du travail mis en œuvre en FLER.

·         Mettre en place un suivi qualitatif global du dispositif par la mise en place  de test d’évaluation dont la conception fera l’objet de groupes de travail en 2010/2011

·         Poursuivre le travail collaboratif sur la définition des contenus des enseignements en recherchant une forme de validation institutionnelle. L’élaboration d’un référentiel des compétences linguistiques, scolaires et méthodologiques au regard du socle commun et du CECR fera également l’objet d’un groupe de travail en 2009/2010.

 

 


 

Bilan FLER 2009/2010

Le point de vue des enseignants

(Synthèse des écrits consultables dans leur intégralité en annexe)

 

Spécificité du dispositif

·         Ce dispositif est porteur d’un projet : permettre à chacun des élèves de se positionner et d’envisager un parcours scolaire quel que soit son niveau scolaire.

·         L’approche doit être globale tant pédagogique que sociale car certains élèves se trouvent dans des situations si difficiles que l’apprentissage scolaire devient secondaire.

 

Profil général des compétences langagières des apprenants

·         une compréhension et une expression écrite lacunaire. Pour la majorité, les bases du primaire en expression écrite ne sont pas acquises, pas d’écrit construit.

·         une expression orale en continue très peu structurée qui reflètent les lacunes de la langue écrite.

·         un groupe classe aux  compétences langagières très hétérogènes.

·         Pour la plupart des élèves, le français n’est pas une  langue usuelle mais de scolarisation voire même une langue étrangère pour certains.

 

L’AMBIANCE DE LA CLASSE

·         Globalement, les élèves de FLER sont motivés et un terrain fructueux d’apprentissage pour les enseignants. Leur spontanéité permet de mettre en place des activités très créatives.

Points positifs

·         l’accueil de la classe dans les établissements et l’encadrement des élèves par l’ensemble de l’équipe éducative.

·         l’intégration des élèves dans l’établissement :le dispositif leur permet de s’acclimater et d’apparaître très vite à l’aise dans leur environnement.

·          L’Éducation à l’orientation : les élèves doivent élaborer progressivement leur projet personnel d’orientation. Ce travail s’effectue pour certains établissements en relation avec le CIO et la conseillère d’orientation-psychologue qui intervient en classe pour présenter le système éducatif français et l’orientation puis reçoit les élèves en entretien individuel.

Les élèves ont la possibilité d’effectuer  des mini stages en lycées professionnels. Les  retours sont très positifs, les mini stages apportent beaucoup, les élèves s’investissent, ceux qui sont le plus en difficulté dans les matières scolaires se sentent valorisés.

Des visites au salon de l’éducation sont également organisées.

·         Une prise de contact très positive avec les anciens élèves du dispositif: des ex FLER sont venus présenter leur formation, leur établissement et témoigner de leur année en FLER. Ce furent des moments d’échanges très intéressants. Certains ont accueilli des élèves dans leur établissement lors des mini stages.

·          Dans le cadre du partenariat avec le Point d’Accès au Droit du 19e, mise en place cette année de « Parcours citoyen, la citoyenneté en pratique » : visite guidée de la Mairie du 19e, de l’Hôtel-de- Ville, rencontre avec des handicapés, interventions d’avocats sur des thèmes comme les incivilités et les risques judiciaires, Droits et devoirs des citoyens, des étrangers, Droits des enfants, l’organisation de le justice en France.

·         Un retour positif sur le parcours des anciens élèves grâce au suivi réalisé en commun avec la CPE dans certains établissements (jusqu’à 2 ans au minimum après avoir quitté la classe de FLER) .On constate que l’ensemble des  élèves orientés ont obtenu leur diplôme ou même ont poursuivi au –delà.

·         On remarque que un faible taux d’absentéisme dans le dispositif  FLER .

Les écueils

  • L’accent est globalement mis sur le très faible niveau des élèves dans les compétences écrites.

 Le travail à l’écrit (expression et compréhension) révèle la nécessité de revenir sur des outils linguistiques mêmes basiques.

les notions d’analyse de textes – très simplifiées   –  sont difficiles à acquérir, même par les élèves ayant un bon  niveau de production écrite.

  • L’absence de méthodologie due à une mauvaise scolarisation antérieure.

  • L’arrivée d’apprenants au-delà du 3ème mois après la rentrée préjudiciable à une évolution harmonisée du groupe classe.

·         Problèmes rencontrés :

·         - Comme chaque année, réussir à vaincre une certaine résistance de la part des élèves et des familles concernant cette classe, il leur est difficile d’accepter le décalage entre le niveau scolaire du pays d’origine et celui requis en France au même âge et que leur enfant ne pourra pas intégrer une classe de lycée général après cette classe.

·         Aussi un travail important a été effectué en direction des familles en expliquant les objectifs de la classe FLER au regard des évaluations du CASNAV et pour les associer à la scolarité de leur enfant (remises des bulletins, rencontres avec le professeur principal et le CPE).

·         Une présentation écrite officielle de la CLASSE FLER par le CASNAV à remettre aux familles me semble nécessaire.

·         - Lenteur, concentration faible en classe, travail personnel à la maison insuffisant voir inexistant, difficulté de travailler en groupe. (Voir plus haut : La classe de FLER)

·         12 élèves participent à l’accompagnement éducatif : initiation à l’informatique et aide aux devoirs, séances réservées aux élèves FLER pour pallier le manque de travail personnel. Les élèves sont assidus, progressent et travail en groupe sans problème. L’attitude en classe a changé.

 

 

  • La pédagogie différenciée

Face aux multiples lacunes que présentent l’ensemble des élèves, l’enseignant de classe FLER se sent bien souvent face à une montagne de difficultés auxquelles il doit trouver des réponses par la mise en place d’une pédagogie différenciée.

  • L’approche pédagogique proposée par l’ensemble des enseignants  est fondée sur un apprentissage progressif de l’écriture qui contribue à la réalisation et à la compréhension de structures simples pour aboutir à des schémas plus complexes en cours d’année, apprentissage qui assure le basculement sur l’acquisition de notions propres aux programmes scolaires qu’ils auront à appréhender les années suivantes.

 

  • un travail de remise à plat et de consolidation des  connaissances très apprécié par les élèves sous forme d’ exercices de productions écrites qui  servent de trame aux révisions des outils langagier.

  • Si la priorité est donnée à la construction et la structuration de l’écrit, un travail important à l’oral est aussi nécessaire (lecture, exposés, reformulation orale de textes).

  • La majorité des élèves n’ayant jamais eu de réelles habitudes ou pratiques scolaires, un travail particulier est effectué avec l’ensemble des professeurs de la classe dès le 1er trimestre sur : le comportement et l’attitude scolaire ; l’autonomie dans l’établissement ; les méthodes de travail : rigueur, présentation et organisation ; la nécessité du travail personnel « à la maison » ; l’apprentissage des consignes.

  • Globalement l’accent est mis sur l’acquisition ou réacquisition tant orthographique que morphosyntaxique du français mais aussi sur  la compréhension écrite des consignes et des textes.

  • l’apprentissage de l’histoire et de la géographie afin de parfaire la découverte et la compréhension d’un monde que la plupart ne connaissaient que de loin.

  • Les pratiques d’écriture ludiques et créatives sont un outil d’apprentissage très apprécié : exemple de rédaction d’un livre, une expérience qui s’est révélée

            très intéressante et riche pour les élèves. Les histoires imaginaires parlent des problématiques des     élèves. Ils ont transféré dans leurs personnages leurs souffrances et leurs rêves.. les textes et les dessins ont été  envoyés à l’éditrice et un livre sera réalisé avant la fin de l’année scolaire.

  • Le travail sur l’image plait également beaucoup aux élèves. La participation au projet au projet collège au cinéma s’est avérée très fructueuse. liens possibles entre  images et films avec les textes littéraires, notamment les textes fondateurs.

  • Le recours à la poésie et au théâtre pour travailler la diction.

  • Les sorties culturelles nécessaires à l’ancrage dans la culture du pays d’accueil.

 

 

Jalons à poser  pour faire évoluer le dispositif

·         une meilleure communication entre les instances scolaires et les parents : information des parents et des élèves en amont de leur arrivée dans la classe, (par exemple après leur évaluation au Casnav) sur la nature de cette classe et des raisons de leur affectation dans celle-ci./Réunion pour les parents et  les élèves, avec le proviseur en vue d’expliquer objectif du dispositif  et l’élaboration pour chaque élève d’un projet personnel d’orientation.

·         Une réunion d’information en direction des parents et des élèves a été organisée avec la responsable du CIO et des rendez-vous proposé

·         le suivi post FLER

·         évaluation : test initial après les tests de positionnement au Casnav, test de mi-parcours et de fin d’année pour avoir une évaluation qualitative des progrès des élèves

·         être vigilant sur le recrutement des élèves de manière à préserver autant que faire se peut l’homogénéité des groupes.

·         encourager la présentation des élèves à des examens officiels : DNB qui constitue pour eux un diplôme de référence, garantie de leur acceptation comme membres à part entière du système scolaire et éventuel gage de première réussite. DELF A2 scolaire et ASSR .

·         Mener une réflexion concernant les mathématiques et les sciences avec les enseignants de ces disciplines. Augmenter le nombre d’heures de maths de 3h à 5h.Le nombre d'heures semble insuffisant, le niveau des élèves étant très faible à leur arrivée.

 

.

 

Conclusion

Le dispositif FLER est un miroir grossissant des questions soulevées par les lacunes du système éducatif français actuel : une mixité grandissante des origines ethniques au sein des classes placent les enseignants face à des freins dans le suivi de leur programme et entraine une baisse inévitable de leur seuil d’exigence. Ils sont désemparés face au faible niveau  des apprenants en langue française et se voient bien souvent dans l’incapacité d’apporter des réponses efficaces aux lacunes des élèves.

Les réponses apportées par la pédagogie différenciée mise en place dans ce dispositif mériterait attention en tant que solutions de terrain nées du savoir-faire d’enseignants créatifs et investis dans leur mission

 

Les projets de classe

 

  • «  d’une vie à l’autre » : Pierre Ferry

La mise au point en 2010-2011 d’un projet cofinancé par le FSE intitulé « d’une vie à l’autre » qui propose une formation multidisciplinaire consacrée à la réalisation de carnets de voyage où se mêlent graphisme, écriture, théâtre et vidéo. L’ensemble des compétences  des élèves sera ici mise à contribution et leur permettra de mieux comprendre et donner un sens à leur parcours.

  • Bilan de l’atelier bi-disciplinaire » Paris, c’est comme…. » :Marie-Hélène Le Gall et Sylvie Fouilhac, collège Camille Sée

Partant du constat que cette classe était particulièrement hétérogène quant aux origines, niveaux, maturités et vécus des élèves, nous avons souhaité mettre en place un projet où chacun trouverait la possibilité de s’exprimer à la fois dans sa particularité et au sein d’une intention partagée, par le truchement d’un outil accessible à tous.  Globalement, ce projet a donné l’occasion pour l’ensemble des partenaires engagés  de se réunir, d’échanger et de croiser les expériences autour de la présentation des travaux, ce qui paraît essentiel dans le cadre du processus d’intégration de la classe d’accueil.

Ce travail mobilisant d’autres compétences que celles exclusivement linguistiques, parfois vécues comme dévalorisantes par les plus faibles, visait aussi un objectif de construction individuelle   : mettre en confiance, assoir une estime de soi dans un nouveau contexte, s'impliquer de façon personnelle dans un parcours artistique dont chacun devait mener à bien toutes les étapes jusqu’à la présentation publique, ce par la valorisation des  travaux produits. A travers un thème ouvert, à l’aspect ludique, le projet se proposait de maintenir un haut niveau de motivation et d’implication sur l'année.

Etait prévu aussi un prolongement, par le biais de l'informatique, vers le traitement des Images numériques: enregistrement et recadrage ou/et recherche d'effets divers.

Quelques visites d'expositions photo ont permis, dans un autre volet de ce projet, d'aborder l'analyse d'image et la terminologie nécessaire.

 

Le thème choisi :

«  Paris c’est comme… » Reportages photographiques.

 

Atelier hebdomadaire, 2 heures le mercredi matin sur les heures de français,  lier pratique photographique et expression orale. Le cours d’arts plastiques du mardi participait, en complément, à l’exploitation et la mise en forme du travail.

Chaque séance associait une problématique  spécifique de la photographie (prise de vue, cadrage, net / flou, plongée / contre plongée, détails, reflets, portraits et autoportraits…), à  un thème et un lieu choisi en conséquence, sans aucun engagement financier.

Les sorties visaient des parcours, rues et bâtiments hors des chemins touristiques et élus pour leurs capacités à surprendre, à nous transporter ailleurs.

La conception du projet permettait, par son rythme, d’intégrer à tout moment les nouveaux arrivants ainsi que de libérer les futurs « intégrés » sans que la réalisation du projet en soit affectée.

 

L'ensemble du travail produit a été confié à un réalisateur qui est venu voir les élèves en action, les a interviewés et a conçu un montage de toutes ces images et des sons récoltés témoignant de cette activité mais aussi du vécu au quotidien de cette classe. Ce film a été par la suite projeté dans d'autres sections du collège, qui ont ou qui devront accueillir ces élèves, et qui ont pris ainsi connaissance et conscience des difficultés et enthousiasmes de ces enfants venant du monde entier avec des bagages si différents. De riches débats ont fait suite.

 


 

Reportage filmé au collège Bergson : « la classe fleurs » Marie-Hélène Le Gall et Philippe Vallois

  A l’initiative du projet……

Ce projet a été conçu et réalisé au cours de l’année 2009 à l’initiative du professeur de français langue étrangère, Marie-Hélène Le Gall, enseignant au Collège Henri Bergson dans le cadre d’un dispositif du Casnav de Paris, la classe FLER (français langue écrite renforcée).

 

Réalisation du projet……..

La partie technique (réalisation du film et montage) a été prise en charge par le réalisateur Philippe Vallois.

 

Objectifs du projet……

Ce projet répond à la nécessité de prise en charge globale des élèves, pédagogique, affective et sociale : acquisition de compétences scolaires, travail de groupe impliquant  l’acquisition de compétences variées et permettant de remédier aux difficultés spécifiques liées à leurs parcours personnels, aux conditions de la migration et à leurs conditions de vie en France.

Impact psychologique : mise en confiance, estime de soi, s’impliquer personnellement dans un parcours artistique dont ils doivent mener à bien toutes les étapes jusqu’à la présentation publique. Valorisation de leurs travaux personnels. Maintien par l’aspect ludique du projet d’un haut niveau de motivation et d’implication dans  le projet.

 

La classe FLER du collège Henri Bergson…….

Elle est exclusivement constituée de jeunes migrants arrivant de pays d’Afrique subsaharienne âgés de 13 à 15 ans. Ce reportage leur donne la parole. Vous entendrez et verrez chacun d’entre eux prendre tour à tour la parole sur des sujets variés : leur intégration dans le système scolaire français et leur prise en charge par les acteurs du dispositif éducatif, leurs regards sur le système scolaire en France et en Afrique et ses intervenants, des témoignages sur leur culture d’origine, leur vision des Français, des scènes plus intimistes révélant leur perception de la violence, du pardon, leur attachement à la famille et à Dieu ,de l’amour, leurs peurs…Tout cela ponctué de poésies, de chansons, de rythmes, de danse et surtout animé d’une franchise, d’une spontanéité et d’une fraicheur extraordinaire….

 

 


 

Bilan de l’atelier bi-disciplinaire » Paris, c’est comme…. » :Marie-Hélène Le Gall et Sylvie Fouilhac, collège Camille Sée

Partant du constat que cette classe était particulièrement hétérogène quant aux origines, niveaux, maturités et vécus des élèves, nous avons souhaité mettre en place un projet où chacun trouverait la possibilité de s’exprimer à la fois dans sa particularité et au sein d’une intention partagée, par le truchement d’un outil accessible à tous.  Globalement, ce projet a donné l’occasion pour l’ensemble des partenaires engagés  de se réunir, d’échanger et de croiser les expériences autour de la présentation des travaux, ce qui paraît essentiel dans le cadre du processus d’intégration de la classe d’accueil.

Ce travail mobilisant d’autres compétences que celles exclusivement linguistiques, parfois vécues comme dévalorisantes par les plus faibles, visait aussi un objectif de construction individuelle   : mettre en confiance, assoir une estime de soi dans un nouveau contexte, s'impliquer de façon personnelle dans un parcours artistique dont chacun devait mener à bien toutes les étapes jusqu’à la présentation publique, ce par la valorisation des  travaux produits. A travers un thème ouvert, à l’aspect ludique, le projet se proposait de maintenir un haut niveau de motivation et d’implication sur l'année.

Etait prévu aussi un prolongement, par le biais de l'informatique, vers le traitement des Images numériques: enregistrement et recadrage ou/et recherche d'effets divers.

Quelques visites d'expositions photo ont permis, dans un autre volet de ce projet, d'aborder l'analyse d'image et la terminologie nécessaire.

 

Le thème choisi :

«  Paris c’est comme… » Reportages photographiques.

 

Atelier hebdomadaire, 2 heures le mercredi matin sur les heures de français,  lier pratique photographique et expression orale. Le cours d’arts plastiques du mardi participait, en complément, à l’exploitation et la mise en forme du travail.

Chaque séance associait une problématique  spécifique de la photographie (prise de vue, cadrage, net / flou, plongée / contre plongée, détails, reflets, portraits et autoportraits…), à  un thème et un lieu choisi en conséquence, sans aucun engagement financier.

Les sorties visaient des parcours, rues et bâtiments hors des chemins touristiques et élus pour leurs capacités à surprendre, à nous transporter ailleurs.

La conception du projet permettait, par son rythme, d’intégrer à tout moment les nouveaux arrivants ainsi que de libérer les futurs « intégrés » sans que la réalisation du projet en soit affectée.

 

L'ensemble du travail produit a été confié à un réalisateur qui est venu voir les élèves en action, les a interviewés et a conçu un montage de toutes ces images et des sons récoltés témoignant de cette activité mais aussi du vécu au quotidien de cette classe. Ce film a été par la suite projeté dans d'autres sections du collège, qui ont ou qui devront accueillir ces élèves, et qui ont pris ainsi connaissance et conscience des difficultés et enthousiasmes de ces enfants venant du monde entier avec des bagages si différents. De riches débats ont fait suite.

 

 

 

 

Annexes

 

 

 

1.      Données chiffrées 2009-2010 du CASNAV de Paris

2.      Ecrit personnel de Patricia Gros, professeure au collège Charles Peguy

3.      Ecrit personnel de Pierre Ferry, professeur au lycée Maria Deraismes

4.      Ecrit personnel d’Elisabeth Farges, professeure au Collège Louis Armand

5.       Ecrit personnel de Maria-Esther d’Anjou, professeure au collège Bergson

6.      Ecrit personnel de Julie Legrand, professeurs au collège  Lucie Faure

 

Avis des autres enseignants

7.      Ecrit personnel de Marie Duval, professeure de SVT au collège Charles Péguy

8.      Ecrit personnel de Julien Leroux, professeur de maths au collège Charles Péguy

9.      Ecrit personnel d’Aymeric Chevillard, professeur de Sciences physiques au collège Charles Péguy

10. Ecrit personnel de Chantal Bali, professeure d’anglais au collège Charles Péguy


 

 

 

 

 

 

Annexe 1

 

 

 

GRAPHIQUES POUR LE BILAN MAI 2010

Constat :

  1. Des effectifs en augmentation constante

  2. Profil des élèves :

-          une  augmentation des élèves  de moins de 16 ans, d’où la nécessité d’ouvrir un dispositif de « petits FLER »au collège Bergson.

-          une augmentation du nombre de garçons.

-          Une dominance de jeunes en provenance du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne

  1. Orientation des élèves : une orientation massive vers les CAP

 

 

I.                        Effectifs et répartition

 

 

 

 

II.                        Profil des élèves

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III.                        Poursuites de scolarité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe 2

 

COLLÈGE CHARLES PÉGUY - 75019 Paris ANNÉE SCOLAIRE 2009-2010

CLASSE DE FLER

Enseignante : Patricia GROS

 

BILAN D’ÉTAPE EXPÉRIMENTATION FLER JUIN 2010

PRÉSENTATION DU GROUPE CLASSE 2009-2010

• 26 élèves accueillis

3 départs du collège au 1er trimestre (deux départs pour rapprochement de domicile ; une réorientation en CLA LP).

• Effectif : 23 élèves présents toute l’année scolaire ;

1 élève intégré partiellement en classe de 4e pour les mathématiques et les sciences physiques au 2e trimestre.

- 13 filles et 10 garçons.

- Tranches d’âge en septembre : 13 ans ½ : 1 ; 14 ans - 15 ½ ans : 16 ; 16 ans - 16 ans ½ : 6.

- Origine des élèves/familles : Afrique subsaharienne : 19 ; Maghreb : 3 ; Amérique centrale (Haïti) : 1.

Dont 4 élèves de nationalité française.

- Scolarité antérieure :

Pays d’origine (déclaration des familles – correspondance système scolaire français) : CM2 (2) ; 6e (3) ; 5e (4) ; 4e (3) ; 3e (1) ;

1e année LP (1) ; école coranique (1).

Dispositif CASNAV : CLA 6e (4) ; FLER (4).

À noter :

4 élèves nés en France ont suivi une scolarité en primaire puis sont partis à l’étranger.

8 élèves viennent de dispositifs du CASNAV.

 

DISCIPLINES

Français (10h)

Histoire-Géographie-Éducation civique (4h)

Éducation à l’orientation EAO (4h)

Anglais (3h)

Mathématiques (3h)

Sciences : SVT (1h) - Sciences Physiques (2h)

Vie de classe (10h/an)

 

MOYENNES DES NOTES DE LA CLASSE LES PLUS BASSES ET LES PLUS HAUTES

L’importante hétérogénéité de cette classe se retrouve en début comme en fin d’année dans les résultats de chaque matière, on remarque des écarts très importants entre les moyennes des notes les plus basses et les plus hautes.

1er trimestre

Français 02 /18 ; Hist.-Géo-Éduc civ. 08 / 20 ; EAO 10 / 19 ; Anglais 05 / 17 ; Maths 04 / 16 ; SVT 04 / 19 ;

Physique-Chimie 02 / 17,5.

Compliments : 5 ; encouragements : 2 ; avertissement de travail : 1 ; avertissement de conduite : 2.

2e trimestre

Français 03 /1 8 ; Hist.-Géo-Éduc civ. 05 / 19 ; EAO 12 / 18 ; Anglais 06,5 / 16,5 ; Maths 0,5 / 14 ; SVT 03,5 / 16 ;

Physique-Chimie 02 / 17.

Félicitations : 1 ; compliments : 3 ; encouragements : 3 ; avertissement de travail : 1 ; avertissement de conduite : 1.

ORIENTATION POUR LA RENTRÉE 2010

4e : 3

4e Aide et soutien : 2

3e DP6 : 6

Bac pro 3 ans : 1

CAP : 11

TAUX D’ABSENTÉISME (septembre 09 à fin mai 10) FLER 3e7

3e1

3e2

3e3

3e4

3e5

3e6

4,75%

10,16%

5,5%

5,94%

8,35%

9,56%

5,96%

 

 

On remarque que le taux d’absentéisme de la classe FLER est le plus faible comparé à celui de toutes les classes de 3e de l’établissement. C’est une classe assidue et les élèves sont ponctuels. Seuls 2 élèves ont posé problème au 1er et au 2e trimestre concernant l’assiduité et le respect des horaires et une élève est souvent absente pour des raisons de santé.

DELF A2 scolaire et ASSR

Les élèves ont participé aux épreuves du DELF A2 scolaire (résultats non encore connus) et à celles de l’ASSR 1 (tous l’ont obtenue) et ASSR 2 (19 admis / 22 candidats).

 

SPÉCIFICITÉ DE CE DISPOSITIF

Ce dispositif est porteur d’un projet : permettre à chacun des élèves de se positionner et d’envisager un parcours scolaire quel que soit son niveau scolaire.

L’approche doit être globale tant pédagogique que sociale car certains élèves se trouvent dans des situations si difficiles que l’apprentissage scolaire devient secondaire.

Le suivi post-FLER des élèves permettrait de valoriser et valider ce dispositif.

 

LA CLASSE DE FLER

Faible niveau scolaire dans toutes les disciplines, niveau de francophonie (compréhension, expression) très hétérogène ; pour la grande majorité des élèves, en expression écrite les bases du primaire en français n’étaient pas acquises, pas d’écrit construit.

Pour la plupart des élèves, le Français n’est pas la langue usuelle mais de scolarisation et même une langue étrangère. Pour certains.

Si en Français la priorité a été donnée à la construction et la structuration de l’écrit, un travail important à l’oral était aussi nécessaire (lecture, exposés, reformulation orale de textes).

La majorité des élèves n’ayant jamais eu de réelles habitudes ou pratiques scolaires, un travail particulier a été effectué avec l’ensemble des professeurs de la classe dès le 1er trimestre sur : le comportement et l’attitude scolaire ; l’autonomie dans l’établissement ; les méthodes de travail : rigueur, présentation et organisation ; la nécessité du travail personnel « à la maison » ; l’apprentissage des consignes.

 

L’AMBIANCE DE LA CLASSE

Après un 1er trimestre laborieux d’adaptation, la mise au travail en début de séances dans toutes les matières étaient pénibles : intolérance les uns envers les autres, insultes. Le 2e s’est avéré moins difficile, il fallait penser à l’orientation… et le 3e trimestre est serein.

LES POINTS FORTS DE L’ANNÉE

- L’Éducation à l’orientation : les élèves doivent élaborer progressivement leur projet personnel d’orientation.

Ce travail s’effectue en relation avec le CIO du 19e et la conseillère d’orientation-psychologue qui intervient en classe pour présenter le système éducatif français et l’orientation puis reçoit les élèves en entretien individuel.

Les élèves ont effectué entre 2 et 4 mini stages en lycées professionnels, 2 élèves ont fait un stage d’une semaine en boulangerie-pâtisserie. Les retours sont très positifs, les mini stages apportent beaucoup, les élèves se sont bien investis, même ceux qui ne font pas grand-chose en classe et ceux qui sont le plus en difficulté dans les matières scolaires se sentent valorisés.

Ensuite chacun a fait un rapport oral de son expérience puis un compte rendu écrit.

8 ex FLER sont venus présenter leur formation, leur établissement et témoigner de leur année en FLER. Ce furent des moments d’échanges très intéressants. Certains ont accueilli des élèves dans leur établissement lors des mini stages.

Une visite est effectuée chaque année au salon de l’éducation pour apprendre à s’informer sur les formations et les métiers. - Dans le cadre du partenariat avec le Point d’Accès au Droit du 19e, mise en place cette année de « Parcours citoyen, la citoyenneté en pratique » : visite guidée de la Mairie du 19e, de l’Hôtel-de- Ville, rencontre avec des handicapés, interventions d’avocats sur des thèmes comme les incivilités et les risques judiciaires, Droits et devoirs des citoyens, des étrangers, Droits des enfants, l’organisation de le justice en France. Ces échanges très riches participent à l’apprentissage à l’écoute et à la prise de parole chez les élèves à l’extérieur du contexte scolaire.

 

LES DIFFICULTÉS RENCONTRÉES

Problèmes rencontrés :

- Comme chaque année, réussir à vaincre une certaine résistance de la part des élèves et des familles concernant cette classe, il leur est difficile d’accepter le décalage entre le niveau scolaire du pays d’origine et celui requis en France au même âge et que leur enfant ne pourra pas intégrer une classe de lycée général après cette classe.

Aussi un travail important a été effectué en direction des familles en expliquant les objectifs de la classe FLER au regard des évaluations du CASNAV et pour les associer à la scolarité de leur enfant (remises des bulletins, rencontres avec le professeur principal et le CPE).

Une présentation écrite officielle de la CLASSE FLER par le CASNAV à remettre aux familles me semble nécessaire.

- Lenteur, concentration faible en classe, travail personnel à la maison insuffisant voir inexistant, difficulté de travailler en groupe. (Voir plus haut : La classe de FLER)

12 élèves participent à l’accompagnement éducatif : initiation à l’informatique et aide aux devoirs, séances réservées aux élèves FLER pour pallier le manque de travail personnel. Les élèves sont assidus, progressent et travail en groupe sans problème. L’attitude en classe a changé.

 

SUGGESTIONS POUR FAIRE ÉVOLUER LE DISPOSITIF

- Limiter le nombre d’élèves à 20 par classe de FLER

- Ne pas orienter dans ce dispositif des élèves ne maîtrisant pas la lecture.

- Mener une réflexion concernant les mathématiques et les sciences avec les enseignants de ces disciplines.

- Augmenter le nombre d’heures de maths de 3h à 5h.

MATHS, ANGLAIS, SVT voir les bilans des enseignants.

 

 

 

Annexe 3

 

Pierre FERRY

Enseignant au lycée Maria Deraismes depuis 2004

 

  1. Présentation :

 

Nous ne reviendrons pas sur les pré requis ou sur le programme des FLER, il a déjà été établi et porté à votre connaissance lors de l’élaboration de ce projet, il y a 6 ans.

Néanmoins, il me parait important de définir les objectifs de ces élèves pour mieux souligner les points importants, positifs mais aussi les écueils à éviter pour la suite qui lui sera donnée dans le futur.

 

Les élèves qui composent les différentes classes qui m’ont été attribuées ont entre 15 et 18 ans, ont pour point commun d’être francophones mais telle qu’une intégration immédiate en classe banale compromettrait gravement leur parcours scolaire.

Parallèlement, une attention toute particulière était portée à à l’acquisition ou réacquisition tant orthographique que morphosyntaxique du français mais aussi à la compréhension écrite des consignes et des textes.

l’apprentissage de l’histoire et de la géographie afin de parfaire la découverte et la compréhension d’un monde que la plupart ne connaissaient que de loin.

 

 

  1. Les points essentiels :

Les faiblesses du dispositif et les jalons à poser pour faire évoluer le dispositif

Le premier point qui me parait fondamental et duquel il ne faut, à mon avis, pas déroger est le recrutement de ces élèves. Plus les pré requis exigés au moment de leur sélection sont respectés, plus l’enseignant est à même de mener à bien sa mission. L’homogénéité du niveau offre en effet de meilleures garanties de succès. Cela parait une évidence maintes fois évoquée mais elle est d’autant plus nécessaire que l’on a affaire à un travail de remédiation qui constitue souvent « l’ultime » chance de l’élève de s’en sortir.

A ce titre, il est à mettre au crédit du CASNAV d’avoir progressivement respecté ce principe et d’avoir accepté de réorienter aussi rapidement que possible les élèves qui relevaient d’une autre structure après évaluation de l’enseignant. Cette année cependant et pour la première fois, des élèves issus d’autres classes d’accueil ont été placés dans ce dispositif faute de les avoir orientés dans une voie définitive. Une classe d’accueil a pour mission d’assurer la transition entre la classe du pays d’origine et celle du pays d’accueil et de contribuer par la diversité de son enseignement à une adaptation réussie. Laisser cette situation perdurer d’une année sur l’autre me parait constituer une entrave à cette mission du fait qu’elle place l’élève dans une situation de transition continue.

 

Le deuxième point est que les apprenants de cette classe ont besoin de jalons tant du point de vue pédagogique que du point de vue de l’orientation. Il est donc indispensable que le système scolaire et le parcours possible qui leur est offert leur soient présentés en début d’année. Par ailleurs, des rendez- vous réguliers auprès de la conseillère d’orientation en concertation avec le professeur principal sont souvent nécessaires à l’ensemble de l’équipe pédagogique afin de  définir, au fil du temps, un profil qui facilitera leur progression et leur adaptation à un monde qui leur est étranger.

L’approche pédagogique que je propose est fondée sur un apprentissage progressif de l’écriture qui contribue à la réalisation et à la compréhension de structures simples pour aboutir à des schémas plus complexes en cours d’année, apprentissage qui assure le basculement sur l’acquisition de notions propres aux programmes scolaires qu’ils auront à appréhender les années suivantes.

 

 

Compte tenu de l’âge des apprenants et de leurs parcours scolaires respectifs, l’orientation des élèves se fait pour l’essentiel vers des filières professionnelles bac pro, CAP ou BEP (jusqu’en 2008) avec une répartition moyenne de 50/ 50 entre CAP et BEP- Bac Pro. Toutefois l’ouverture peut être élargie à des orientations de type 4ème pour les élèves les plus jeunes (jamais plus de 14 ans) et qui ont réalisé une progression solide durant l’année. Cette dernière possibilité est cependant extrêmement réduite du fait de l’âge plus avancé des élèves dans la structure du lycée Maria Deraismes. Elle montre cependant que l’équipe pédagogique s’est efforcée à chaque fois d’étudier au plus près tous les projets envisageables.

 

Les points positifs :

  • En tout premier lieu, grâce au suivi réalisé en commun avec la CPE  (jusqu’à 2 ans au minimum après avoir quitté la classe de FLER) on constate que l’ensemble des  élèves orientés ont obtenu leur diplôme ou même ont poursuivi au –delà.

            Depuis l’année 2004-2005 il a en effet été décidé en accord avec la CPE d’organiser       chaque année une rencontre entre les anciens et les nouveaux élèves du dispositif.          Cette initiative connaît un grand »succès » et contribue à rassurer les nouveaux   arrivants sur l’utilité et l’efficacité du dispositif.

 

  • Une grande cohésion de l’équipe pédagogique à laquelle s’associent la conseillère d’orientation et l’assistante sociale. Cette dernière est essentielle car elle permet d’éclaircir les difficultés de nombreux élèves en situation d’exclusion et autre et de les aider dans leurs démarches.

 

  • La possibilité  pour les élèves de FLER de participer à l’épreuve du DNB qui constitue pour eux un diplôme de référence, garantie de leur acceptation comme membres à part entière du système scolaire et éventuel gage de première réussite.

Projet de classe

  • La mise au point en 2010-2011 d’un projet cofinancé par le FSE intitulé « d’une vie à l’autre » qui propose une formation multidisciplinaire consacrée à la réalisation de carnets de voyage où se mêlent graphisme, écriture, théâtre et vidéo. L’ensemble des compétences  des élèves sera ici mise à contribution et leur permettra de mieux comprendre et donner un sens à leur parcours.

 

 

 Un point négatif :

A l’image des autres classes d’accueil, les élèves de FLER, en raison de leur parcours et de la transition parfois brutale entre leurs lieux d’origine et la France, ont besoin d’un apprentissage complet qui puisse leur permettre de consolider leurs acquis. L’arrivée d’apprenants au-delà du 3ème mois après la rentrée me parait vraiment préjudiciable surtout si les bases sont fragiles.

 

L’arrivée dans ce dispositif d’élèves issus de classe d’accueil ou d’ENSA (non scolarisés antérieurement) alors que les autres dispositifs ont mission à l’instar des FLER d’assurer la remédiation et l’orientation des élèves au terme d’une année scolaire. Dans le cas contraire, on risque de les laisser ces élèves installés dans une « voie de garage » jusqu’à l’âge limite de scolarisation  et sans perspective de sortie.                                                                                                                                          

                                         

 

  1. Les grandes lignes à suivre pour l’année suivante :

 

    • Maintenir le dispositif qui fait figure d’entrée préparée dans le système scolaire. Il est indispensable à des élèves nouveaux arrivants parce qu’il permet l’acquisition de bases indispensables et leur fournit des repères essentiels à leur compréhension.

 

    • Du point de vue pédagogique, associer à l’enseignement des notions, des repères visuels, des rencontres, des parcours sur site (visites de lieux qui se réfèrent à une thématique), l’accès de la classe à des intervenants extérieurs qui aident à une meilleure compréhension de leur nouvel environnement présent et futur.

 

    • Maintenir un lien entre les anciens et les nouveaux élèves. Il constitue la trame qui donne du sens au dispositif.

 

 

 

 

 

Annexe 4

Elisabeth Farges

Lycée LOUIS ARMAND   Juin 2010

Bilan du travail effectué dans le dispositif de FLE-R

 

Ouverture de la classe : 4 janvier 2010

 

25 élèves affectés

24 se sont présentés

21 présents en mai 2010

Répartition horaire des 27 heures :

Français/HG               18 h      (12 h français + 6 h HG)

Maths                         2 h

Maths/Sc. phys.          2 h

Anglais                       3 h

EPS                           2 h

 

 

IV.                        Contenus de cours, thèmes abordés

 

Principaux supports utilisés :

1. Différents supports de niveau 6e à 4e de collège.

2. Manuels de 3e :         Français 3e « Textocollège. Livre unique », J.J. BESSON et al., Hachette.

                                   Histoire-Géographie 3e, S. COTE et al., Nathan.

 

Français

 

 

V.                        TEXTES

 

Types de textes lus et travaillés (CE) + Productions écrites ou orales en relation (PE, PO) :

  • La narration : conte, nouvelle, roman (nombreux extraits et œuvres intégrales) et PE

  • La description, le portrait : extraits d’œuvres (CE, PE). Sorties scolaires (musée du Louvre, musée des Arts forains) :  description des lieux et des objets, histoire du lieu (PE / PO)

  • L’argumentation (CE + PO) : étude de textes et débat sur le thème

  • Le texte poétique, le lyrisme, la fable : poésies et chansons (cahier de poésie)

  • Le texte de presse : revues de presse hebdomadaires, travail par groupes (avec CE, PE, PO et CO)

 

Texte d’imagination, biographie, autobiographie, roman historique

Récit, description, paroles (paroles rapportées, discours direct et indirect, dialogue)

Texte publicitaire

Lecture de l’image (différents supports et aussi en histoire-géographie)

           

Exemple de textes étudiés (de différents types : conte merveilleux, récit d’aventure, récit d’enfance, œuvres de différentes époques) :

  • Textes de l’Antiquité :   L’Illiade et l’Odyssée (extraits)

  • Conte (œuvre intégrale) :           Le Petit Poucet (C. Perrault)

  • Nouvelle (œuvre intégrale) :       La fin de Robinson (Michel Tournier)

  • Roman (œuvre intégrale) :         L’Enfant noir (Camara Laye)

  • Description, portrait (extraits) :   Notre-Dame de Paris (V. Hugo), Le Rouge et le Noir, (Stendhal)

                                                                       Zola, Maupassant, etc.

  • Poésie/récitation : Rimbaud, Du Bellay (et chanson de Ridan), Hugo, La Fontaine, Apollinaire, etc.

 

Nombreux autres extraits courts comme support des activités de grammaire et d’orthographe (Maupassant, Dahl, Andersen, Clavel, Daeninckx, etc.) : tous les exercices et dictées se font sur des extraits de textes littéraires (avec, au passage, compréhension du texte et acquisition du lexique).

 

VI.                        ORAL

 

Travail régulier de l’oral en CO et PO :

  • exposés, débats

  • revue de presse hebdomadaire (avec présentation orale)

  • lecture et récitation

 

VII.                        ÉTUDE DE LA LANGUE

 


 

AP – Analyse de la phrase

phrase simple

phrase complexe, analyse de la phrase

coordination, juxtaposition, subordination

types de phrase

phrase affirmative, phrase négative

subordonnées conjonctives, relatives

subordonnées circonstancielles (temps, lieu, cause)

 

CM – Classes de mots

nom, déterminants, adjectif qualificatif,

pronoms, verbe

adverbe, formation des adverbes (suffixe –ment)

conjonctions de coordination, de subordination

pronoms relatifs, prépositions

 

polysémie des mots grammaticaux (que...)

 

FC – Fonctions grammaticales

sujet du verbe, CO du verbe (direct, indirect)

CC (de temps, lieu, cause)

épithète, attribut du sujet

complément d’agent

apposition

 

CV – Conjugaisons et valeur des temps

infinitif présent, passé

les trois groupes de verbes

indicatif (temps simples et composés)

présent, imparfait, futur, passé simple

passé composé, plus-que-parfait

impératif

conditionnel présent, passé

participe présent/passé

 

valeur des temps du passé

voix active/passive

verbes transitifs, intransitifs

forme pronominale

analyse du verbe

 

OG – Orthographe grammaticale

accord dans le GN, accord SV

accord du pp avec être et avoir

morphologie du verbe, à tous les temps étudiés

morphologie des verbes irréguliers au présent

pluriels des noms

ponctuation

 

OL – Orthographe lexicale

signes auxiliaires, accents

majuscule / minuscule

 

homonymes, homophones

composition lexicale

préfixes et suffixes d’origine latine et grecque

familles de mots

adverbes en –ment

 

DL – Domaines lexicaux

émotions, sensations, sentiments

valeurs, jugement

genres et registres littéraires (lyrisme, fantastique)

versification et formes poétiques

argumentation

 

NL – Notions lexicales

formation des mots : radical, préfixation, suffixation

composition, dérivation, familles de mots

initiation à l’étymologie

 

synonymie, antonymie

polysémie

sens propre, figuré

figures de style, comparaison, métaphore

 

niveaux/registres de langue


 

Histoire – Géographie – Éducation civique

 

Histoire

1. Repérages : notions de chronologie, frise chronologique, calendriers.

2. Antiquité : Orient ancien, invention de l’écriture, Égypte (sortie scolaire) et Grèce anciennes.

3. Chronologie de l’Histoire de France, de la conquête romaine au Xxe siècle.

4. Xxe siècle : 1ère GM, entre-deux-guerres, 2ème GM.

 

Géographie

1. Repérages et savoir-faire : les points cardinaux, savoir lire une carte de géographie et sa légende, etc.

2. Espace proche : Paris, région Île-de-France, quartier, histoire du quartier de Bercy (sortie scolaire).

3. France administrative : régions (élections régionales), départements, communes.

4. France physique (rapidement) : fleuves, montagnes, villes principales.

5. Peuplement de la terre (répartition, contraintes naturelles, démographie, inégalités).

6. Europe (rapidement) : les 27 pays, la zone euro, la zone Schengen, les institutions.

 

Éducation civique

1. Règlement du lycée, droits et devoirs de chacun.

2. École gratuite, laïque et obligatoire, la laïcité.

3. Vie démocratique et citoyenneté : les libertés, liberté d’expression, élections, etc.

4. Égalité des droits, solidarité, système de sécurité sociale, ONG.

5. Droit du travail (horaires, congés, SMIC, travail des enfants, etc.).

 

Bilan

 

VIII.                        Ce qui a bien fonctionné

 

Cette classe de FLE-R se composait en majorité du public habituel aux dispositifs du CASNAV : élèves primo-arrivants en France, très désireux de s’intégrer dans le pays d’accueil et dans le système scolaire, sérieux, travailleurs, extrèmement motivés et désireux de bien faire, quel que soit leur niveau d’arrivée, même faible, et ayant un véritable projet pour la suite de leurs études.

 

Ces élèves sont également attentifs et actifs en classe, très gentils et bien élevés, tenant compte de chaque remarque qui peut leur être faite dans leur désir d’adopter au plus vite le comportement scolaire et social attendu.

 

Ils se montrent intéressés par pratiquement tout ce qui est fait en classe, en particulier par ce qui concerne la culture et les habitudes du pays d’accueil, la dimension interculturelle, les sorties scolaires et par-dessus tout par les histoires lues ou racontées par le professeur, par la poésie et les textes littéraires en général. Ils aiment beaucoup aussi l’histoire et la géographie.

 

Le lycée a très bien accueilli ce dispositif, nouveau dans l’établissement, et tout a bien fonctionné.

 

II. Ce qui a moins bien fonctionné, et solutions à prévoir

 

Erreur d’orientation de certains élèves (comme cela a été évoqué par l’ensemble des enseignants du dispositif lors des réunions).

 

Sur les 24 élèves inscrits à Louis Armand, 5 élèves ne semblaient pas du tout à l’aise dans le dispositif.

 

Conséquences :

- Leur  malaise s’est exprimé par des perturbations constantes et très gênantes pour les autres élèves.

- Ces élèves n’ont pas réussi à se mettre au travail et n’ont montré aucune motivation.

- Leur absentéisme a été important.

- Leurs progrès sont faibles ou inexistants : 2 avaient déjà un certain niveau de français mais ont peu progressé, 2 autres en sont restés à un niveau très faible, n’ayant fourni aucun travail, 1 élève n’a été présent qu’environ ¼ du temps. Ils n’ont donc retiré aucun bénéfice de leur passage dans le dispositif.

 

À noter :

  1. Ces 5 élèves n’étaient pas des primo-arrivants, contrairement aux autres.

  2. Ce phénomène semble nouveau : je ne l’avais pour ma part jamais observé dans les classes du CASNAV, rejoignant ainsi les remarques des collègues du dispositif lors des réunions.

 

Une hypothèse :

Ayant effectué la plus grande partie de leur parcours scolaire en France, ces élèves ne comprennent pas ce qu’il font dans une classe de primo-arrivants et ne se sentent donc pas à leur place.

Ils ne montrent d’ailleurs pas les mêmes intérêts que les autres (en particulier, évidemment, en ce qui concerne la découverte du pays d’accueil, de sa culture et de son système scolaire, ce qui est compréhensible puisqu’il ne s’agit pas pour eux d’une découverte).

 

La solution : trouver d’autres classes qui pourraient accueillir avec plus de profit ce type d’élèves.

 

IX.                        Points forts de ce dispositif

 

Essentiellement, l’accueil personnalisé que nous pouvons réserver aux élèves primo-arrivants, que ce soit sur le plan académique que sur celui de la vie scolaire ou de l’adaptation au pays d’accueil.

 

Les élèves, en effet, en plus des informations qu’ils reçoivent en classe, font souvent appel à nous pour toutes sortes de questions qui se posent à eux dans leur adaptation au pays et à la société française.

 

Sur le plan scolaire, le dispositif permet de bien cibler leurs besoins et leurs lacunes et ainsi de les préparer le plus efficacement possible à la suite de leur scolarité.


 

 

X.                        Autres remarques

En mathématiques :

  1. Le nombre d’heures semble insuffisant, le niveau des élèves étant très faible à leur arrivée.

  2. Les enseignants de maths auraient souhaité pouvoir dédoubler la classe, étant donné le faible niveau des élèves et aussi les arrivées échelonnées (sur 7 semaines), mais cela n’a pas été possible. Les élèves ont besoin d’une aide personnelle importante, ce qui pose un problème avec 24 ou 25 élèves.

 

En anglais :

Le professeur aurait aimé pouvoir aussi dédoubler la classe car il lui a été impossible de suivre la progesssion qu’elle avait prévue en raison des arrivées échelonnées (sur 7 semaines) et le niveau débutant ou très faible des élèves. Ci-dessous le bilan du professeur d’anglais.

Contenus de cours :

Mise en place des différentes activités langagières et développement des compétences communicatives : établir un contact social, décrire sa personnalité en parlant de ses goûts et habitudes, fournir des renseignements sur une tierce personne, communiquer sur des situations de la vie courante, poser des questions et répondre spontanément lors d’une discussion.

Le niveau A1 du CECRL est atteint pour la plupart des élèves.

Ce qui a bien fonctionné :

La plupart des élèves étaient motivés et désireux d’apprendre ou d’approfondir des connaissances déjà existantes.

 

Ce qui a moins bien fonctionné, et solutions  à prévoir :

L’arrivée des élèves étalée sur un mois et demi a perturbé la progression de la quinzaine d’élèves qui étaient avec nous dès la mise en place du dispositif, nous obligeant à rebrasser plus que nécessaire. Quelques élèves ont eu du mal à s’intégrer au groupe déjà constitué, ce qui a participé à leur manque de motivation.

Il me semble souhaitable de constituer un groupe-classe dès la rentrée afin que la progression de tous soit plus harmonieuse.

 

 

 

Annexe 5

 

Maria-Esther D’Anjou,

Collège Henri Bergson

 

Mon objectif pédagogique pour la classe de FLER

,

Mon objectif pédagogique était de les rendre capables de lire des textes, de les comprendre et les résumer. A la fin de l’année comme résultat de ce travail on écrirai une histoire.

 

J’ai décidé de travailler sur des œuvres intégrales. J’ai choisi ce type de textes parce que nous n’avions pas de livre de classe. Le travail sur des œuvres intégrales a permis aux élèves d’avoir pour certains un livre à eux pour la première fois. Ils ont lu en classe des passages mais la lecture restait à faire à la maison. Pour certaines œuvres cela a été difficile. Ils n’avaient pas de dictionnaire pour s’aider s’ils ne comprennent pas le sens d’un mot. J’ai constaté que les élèves ont un vocabulaire très réduit et que la plupart du temps ne connaissent pas le sens correct du mot. Je pense que je n’ai pas assez approfondi le travail de vocabulaire. Je crois que je peux renouveler mon expérience des lectures intégrales mais en préparant plus les parcours de lecture.

 

La compréhension des textes a bien progressé. Ils sont maintenant capables de lire des textes courts et de répondre pertinemment aux questions. Mais ils ont encore du mal à trouver les sous-entendus du texte. J’ai pu le constater au moment de faire le résumé Ils voulaient tout raconter, avaient du mal à trouver les idées générales et l’organisation du texte. Pour y remédier, nous avons travaillé des textes isolés pour apprendre à repérer l’organisation du document.

 

Depuis la semaine de la presse, les élèves réalisent un journal de bord. Je leur distribue tous les jours un journal gratuit. Ils doivent sélectionner une information, la lire et la résumer en expliquant pourquoi ils l’ont choisie. Cela permet de continuer le travail de compréhension de textes, le résumé et donne une initiation à l’argumentation.

 

Le travail que plus de satisfaction m’a donné est le projet du livre à écrire. Tous les élèves ont bien voulu participer. Le travail a été très intéressant et riche. Les histoires imaginaires parlent des problématiques des élèves. Ils ont transféré dans leurs personnages leurs souffrances et leurs rêves. J’ai été très surprise de voir à quel point un travail sur l’imaginaire reste révélateur de leur vie en France Le seul problème c’est la lenteur. Les élèves ont mis beaucoup de temps à faire les corrections. Nous avons envoyé les textes et les dessins à l’éditrice et nous aurons les livres avant les vacances.

 

Le travail sur l’image a beaucoup plu aux élèves. Nous avons participé au projet collège au cinéma. Nous avons étudié les termes propres au cinéma. Nous avons aussi analysé les histoires en elles-mêmes. La première, par exemple,  (Abouna) nous a permis de parler de l’Afrique et de faire le lien avec l’écriture à travers Saint-Exupéry.

J’ai essayé de faire tous les liens possibles entre  images et films avec les textes littéraires notamment les textes fondateurs.

Nous avons visité le Louvre pour découvrir les dieux grecs et romains dans la peinture et la sculpture. Ils ont bien aimé découvrir les personnages rencontrés dans le livre des Dieux s’amusent. Le travail sur les Métamorphoses d’Ovide nous ont permis d’étudier la peinture : Rembrandt, Brueghel, Dali, Bernini.

 

 

Mon principal problème était d’organiser le travail de façon différenciée. Pour certaines activités j’ai réussi à mettre en route des petites taches bien concrètes. Mais en général j’ai beaucoup travaillé en classe entière. Pour l’année prochaine, je pense que je connais plus le profil des élèves et les enjeux. Le travail différencié est une évidence mais il demande d’avoir une idée d’ensemble.

 

Un autre problème assez important pour moi a été l’orientation des élèves. Comme tu as pu le constater, je ne m’y attendais pas à orienter mes élèves vers un CAP.

Le travail différencié et l’orientation me font penser qu’il faudrait essayer de travailler des aspects transversaux du français pour que tout le monde soit prêt pour la suite. Avant je pensais qu’il fallait s’attaquer au programme de 6e et 5e. Maintenant, je vois que je dois connaître et préparer les élèves au programme de français de CAP !

 

J’ai constaté aussi que les élèves sont très déstructures. Pour certains élèves le travail était beaucoup trop difficile. L’agitation constante et l’envie de jouer étaient au centre. Ils ressemblaient trop aux élèves de classe banale. Ils n’ont pas la fraîcheur des élèves nouvellement arrivés.

 

En conclusion, j’ai bien aimé travailler dans ce dispositif. Je bien compris le profil des élèves et j’ai une vue d’ensemble du travail à accomplir avec eux. Il faudra expérimenter un travail plus différencie et pour ce faire, il faudra connaître le niveau des élèves rapidement. L’idée du test de début d’année me semble capitale pour construire ma progression. J’aimerai reconduire la production d’un texte écrit à publier. Je voudrais aussi aller au théâtre avec la classe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Annexe 6

 

Julie LEGRAND

Professeur principal de la classe F.L.E.R., Collège Lucie Faure

F.LE.R.

 

Chaque année est différente et incite à mettre en place un programme adapté.

Voici le compte rendu de cette année.

 

PROFIL DES ELEVES

Nouveaux arrivés “authentiques”

- 3 élèves ayant un niveau de compréhension et d’expression très bons

- 4 élèves ayant expression écrite confuse, lecture hachée, une expression orale

souvent confuse.

Capacité d’autonomie assez bonne dans toutes les matières.

Nouveaux arrivés provenant d’un dispositif CASNAV

- 11 élèves ayant suivi durant une ou deux années une classe du dispositif

CASNAV (E.N.S.A, CLA), ce sont presque tous de nouveaux apprenants, parmi

ceux-ci trois élèves ne savent pas lire à l’arrivée. Le niveau de mathématiques est

faible.

Allers retours France - Etranger

- 1 élève né en France de père natif français, admis au début de l’année en 5è

générale, arrivé en FLER à la fin du 2è trimestre, ayant subi une scolarisation

très cahotique pour cause de divorce (primaire en France et collège en Suisse

allemande).

- 1 élève d’origine malienne a terminé ses études primaires en France, puis a été

envoyé en famille au Mali pendant quatre ans (il a été renvoyé en janvier pour

problème de comportement)).

- 1 élève ayant fait plusieurs aller-retour entre l’Algérie et la France. A effectué

une année de FLER (2007-2008) puis est repartie un an en Algérie.

Ces trois élèves sont bons lecteurs, ont une bonne expression orale, mais ont des

connaissances lacunaires en grammaire, conjugaison.

Le niveau de mathématiques est très faible pour la moitié des élèves.

Le professeur a décidé de faire une heure groupe entier, deux heures en demi groupe

pour pouvoir faire avancer chaque élève selon son niveau.

Je tiens à dire que c’est la première fois que j’ai autant d’élèves qui ont suivi

auparavant un parcours dans les dispositifs du CASNAV.

CONDITIONS D’HEBERGEMENT

11 vivent dans leur famille

5 sont hébergés par une tante ou un oncle

4 sont en foyer (ASE)

1 vit en famille d’accueil

ASSIDUITE

Les élèves sont assidus en cours, aucun problème d’absentéisme sauf une élève

connaissant de lourds problèmes familiaux et matériels qui s’absente

régulièrement pour problème de santé (psychologique et physique).

ECUEILS

Un grand nombre d’élèves ont un niveau faible en français et en mathématiques

lié à un manque de fréquentation régulière de l’école. Ils n’ont donc pas de bases

scolaires assez solides pour intégrer les connaissances dispensées dans les

disciplines générales.

Leur connaissance du français oral et écrit se réduit au langage quotidien et un

gros problème de vocabulaire les empêche d’avancer, le monde de l’écrit est un

monde inconnu, attirant et répulsif. Il y a beaucoup de nervosité à la distribution

d’un travail à faire ou pour un contrôle. La peur de ne pas réussir ou de ne pas

être à la hauteur crée une demande générale d’aide, de l’impatience, du

découragement. S’habituer à faire un contrôle pendant une heure ou deux sans

parler, sans demander l’aide du professeur s’est révélé impossible au départ,

rares ont été les élèves autonomes. Il faut sans arrêt revenir sur ce que l’on a fait

car ils oublient facilement ce qui a été appris. Ils ont beaucoup de plaisir à

apprendre les règles de grammaire et de conjugaison. Ils aiment apprendre par

cœur des éléments simples, mais ils ont de grosses difficultés à affronter la

construction du mot, familles de mot, synonymes, antonymes, champ sémantique

et lexical, phrases complexes.

Les analyses des extraits de romans ou nouvelles ont été ardues car le

vocabulaire devient vite complexe et l’hétérogénéité des niveaux ne permet pas

d’aller trop loin sans perdre des élèves en route qui perturbent alors la classe.

En mathématiques, il y a tellement de faiblesses que le professeur aurait besoin

d’heures supplémentaires pour combler les lacunes et avancer de façon plus

efficace.

Ce manque d’habitudes scolaires crée des difficultés à comprendre les règles

scolaires qui permettent la possibilité de travailler dans la sérénité : rester assis

sans parler pour écouter est un effort pour beaucoup qui ont tendance à s’énerver

ou à s’endormir, maintenir son attention en cours, ne pas manger, ne pas se lever,

ne pas aller aux toilettes, faire ses devoirs à la maison relève de l’exploit, lever la

main pour parler, s’écouter les uns les autres. Les problèmes affectifs ont

tendance à passer en priorité, avec son corollaire la violence. Difficultés à vivre

ensemble avec les pairs et avec les professeurs (considérés comme un copain, ou

un membre de la famille). Il y a un manque de maturité chez beaucoup.

Certains élèves ont subi l’ascendance d’esprits négatifs, il y a eu beaucoup de

petits problèmes de violence, de rébellion par rapport aux règles du professeur et

de l’établissement. Ils s’interpellent, se fâchent entre eux en plein cours, se

rebellent au rappel à l’ordre.

Deux élèves ont été exclus cette année, c’est la première fois que cela m’arrive.

L’un avait fait sa scolarité en France jusqu’à la fin du cycle primaire, était reparti

au Mali quatre ans et avait été inscrit en FLER à son retour comme

“nouvellement arrivé”. Il était semi délinquant et en opposition totale avec les

adultes. L’autre était en rupture avec le collège au Sénégal car il souhaitait se

consacrer au football en tant que professionnel, il est venu en France pour cette

raison. Il était trop âgé et ne savait pas se comporter comme un “collégien”.

 

POINTS FORTS

Malgré tous ces points négatifs, ils n’ont pas le profil d’élèves en échec scolaire.

La bonne volonté, l’envie de réussir leur permet toujours de progresser et de

comprendre ce que l’adulte leur demande. La chance que nous avons en tant que

professeur de ce dispositif est que nous avons la possibilité de nous adapter à ce

dont ils ont besoin et donc de créer un programme, alors je me mets à leur rythme

en me mettant toujours en état de proposition.

J’ai vite remarqué qu’écouter un professeur trop longtemps pouvait créer un état

de passivité ou de nervosité. Alors j’ai souvent mis en place des séances de

travail en groupe : installés par groupe de deux, trois ou quatre face à une

compréhension ou une production d’écrit, ces élèves s’autodisciplinent, cadrent

leur énergie et communiquent avec calme et intérêt sans que j’aie besoin

d’intervenir. L’année dernière, avec des élèves d’un niveau plus élevé je n’avais

pas pu mettre cela en place car cela ne leur convenait pas.

J’ai fait en sorte de m’adapter à ce qui les intéresse.

Ils aiment lire, se mettre en scène, être filmés, mettre en valeur leur originalité

face aux autres, Le théâtre (petits ateliers en demi-groupe) et la poésie ont

beaucoup plu.

Ils sont romantiques, ils parlent d’amour toute la journée donc pour la Saint-

Valentin nous avons étudié une série de poèmes d’amour très appréciés, supports

de production écrite idéals.

Ils ont un intérêt très fort pour leur origine, leur passé en Afrique qui crée une

volonté de connaître l’histoire de leur continent : nous avons travaillé sur

l’histoire du cacao (lecture filmée), l’esclavage et la colonisation puis la

francophonie.

il y a une grande fraîcheur qui a permis d’aborder ces sujets sans passion ni

revendication.

Quelques exemples de travaux d’écriture :

Ecrire sur le modèle de... :

- autobiographies, narration avec dialogues (romans, B.D.), extraits de pièces de

théâtre), poésies (poésie contemporaine, haïku, acrostiches).

 

LES ADULTES

Les professeurs, les CPE, l’assistante sociale, l’infirmière et la principale se sont

beaucoup investis pour gérer les problèmes de comportement des élèves et les

aider à réussir. Grâce à cela la classe réussit à cadrer ses débordements.

Les parents sont investis en général et participent quand ils sont sollicités à ce

travail d’éducation. En ce qui concerne les orientations, le travail conjoint du

COP, des parents et des élèves se fait sans trop de difficultés. Les élèves ont très

envie d’intégrer un parcours scolaire normal, même s’ils sentent le bienfait de

cette remise à niveau, ils ont un problème de reconnaissance par rapport à leur

profil “différent”. J’ai remarqué que les liens d’amitié entre ces élèves se

prolongent bien après la classe de FLER.

________________

Sorties : musée du Louvre pour les antiquités égyptiennes, la caserne des sapeur-pompier

de Charonne, les arènes de Lutèce. Une sortie cinéma est prévue en fin

d’année.

Interventions :

-L’équipe de personnes âgées Lire et faire Lire est intervenue deux fois par mois,

cela leur a été difficile car les élèves devenaient passifs au bout d’une demi-heure,

ils ne comprenaient pas certains mots et perdaient alors le fil de la lecture. Je

pense qu’ils voulaient lire avant tout, que “ne rien faire” les désintéressait. Cela

n’a pas empêché qu’un lien se crée car ces personnes étaient extrêmement

gentilles et respectueuses des élèves, il y a eu un respect partagé.

- Un médecin a conversé avec les élèves sur les différents aspects de la sexualité

pendant deux heures . Cela a répondu à une forte demande.

 


 

Annexe 7

 

 

 

 COLLÈGE CHARLES PÉGUY

Classe de 3ème FLER. Bilan SVT, année 2009/2010.

Professeur : Marie DUVAL

1) 23 élèves, 1heure hebdomadaire.

2) Contenu de l'enseignement :

Après un chapitre introductif sur le vocabulaire du corps, étude de la reproduction humaine :

• Les modifications liées à la puberté (comportementales, morphologiques et physiologiques)

• L'anatomie des appareils reproducteurs. (structure et fonction)

• Comparaison des cellules reproductrices

• De la fécondation à la naissance (développement intra-utérin « 9 mois pour devenir un bébé », les étapes de l'accouchement).

• Les principales méthodes de contraception.

• Les IST.

 

(Niveau adapté 5ème/ 4ème)

3) Les écueils :

Groupe très hétérogène, en particulier à l'écrit. Absence d'apprentissage des leçons à la maison.

 
 

Annexe 8

 

 COLLÈGE CHARLES PÉGUY

CLASSE FLER - MATHÉMATIQUES

Le Roux Julien Paris, le 26 mai 2010

Objet : Bilan d'étape expérimentation FLER 2010 pour le cours de mathématiques.

1) Le groupe élève compte 23 élèves cette année pour un volume horaire hebdomadaire de trois heures en classe entière.

2) Nous avons abordé essentiellement des notions du programme de sixième : écritures des nombres, notion et calcul fractionnaire (sans la division), définition des divers objets géométriques (droite, segment etc.) avec les propriétés sur le parallélisme, le cercle et le disque, aire et volume, les triangles particuliers, angles

 

Concernant les parties du programme de cinquième : priorité de calcul, nombres relatifs, repérage.

3) Les difficultés rencontrées concernent surtout la gestion du groupe, trop nombreux et trop hétérogène. La mise en place de groupes de niveaux sur certains temps de cours a aidé un peu.

4) Les cours les plus réussis étaient ceux où tout le monde découvrait une nouvelle notion, suffisamment simple pour que personne ne soit perdu.

5) Les résultats de la classe étaient plutôt corrects. Cependant les élèves sont peu rapides pour faire une évaluation et le travail à la maison bien que rare est rarement fait.

6) Je vois quelques points susceptibles de s’améliorer :

 

-Proposer une formation aux enseignants de FLER pour apprendre à gérer l'hétérogénéité.

-Les tests du CASNAV doivent permettre à l'enseignant de se rendre compte de ce que l'élève sait faire. La majorité des dossiers que j'ai vus, l'élève avait une note très basse qui ne permettait de rendre compte de rien. Il faudrait que l'élève réussisse à obtenir la moyenne à un test afin de pouvoir évaluer son niveau.

-Il faut essayer d'avoir un groupe plus restreint, plus de 20 élèves rend difficile tout travail un peu personnalisé.

-Enfin fixer des objectifs d'apprentissages. Il semble primordial au moment ou l'évaluation par compétence se met en place que les professeurs aient des objectifs clairs à atteindre. Et pas le programme du collège comme seul support, car celui-ci n'est pas transposable tel quel à une classe de FLER.

 

 

 

Annexe 9

 

 COLLÈGE CHARLES PÉGUY

Professeur Aymeric CHEVILLARD

Bilan en Sciences Physiques de la classe de FLER 2010.

Ce bilan reprend dans l’ordre les critères évoqués dans le document distribué aux professeurs :

1. La classe de 3ème FLER est composée de 23 élèves. Ils sont répartis en deux groupes pendant les cours de sciences physiques : 1 groupe de 11 élèves et un groupe de 12. Chaque groupe est vu 1 fois 1 heure par semaine.

2. Nous avons abordé cette année le programme de 5ème en électricité et en chimie. Soit :

I. Les circuits électriques en courant continu :

- Qu’est-ce qu’un circuit électrique ? (dipôles, schématisation et court-circuit)

- Circuit électrique en boucle simple (sens du courant, DEL,

conducteurs/isolants, Danger du courant, Influence du nombre et de l’ordre des dipôles)

- Circuits électrique comportant des dérivations.

II. Chimie :

 


 

- Matériel et consignes de sécurité.

- Volume (définition, unités, conversions et mesure)

- Masse (définition, unités, conversions et mesure)

- Relation masse/volume pour l’eau

 

3. L’hétérogénéité des élèves n’a pas été simple à gérer au début. Pour certains le passage a l’écrit a été très difficile. Mais la possibilité de faire deux groupes de niveau a permis de cibler plus facilement les difficultés de certains.

4. Pour la plupart des élèves, les manipulations en classe ont été appréciées et se sont bien passées. Leurs évaluations ont d’ailleurs toujours été satisfaisantes.

5. Deux moyennes très proches au premier et au deuxième trimestre : 8,4 et 8,3.

6. La possibilité de faire des groupes en sciences physiques au collège Charles Péguy est vraiment un point très positif. L’évaluation plus rapide des élèves présents au début de l’année ainsi que ceux arrivant en cours d’année permettrait de mettre en place beaucoup plus tôt les groupes de niveau.

 

Annexe 10

 COLLÈGE CHARLES PÉGUY

Chantal BALI

ANGLAIS

1. Nombre d'élèves : 23 élèves, 3 heures par semaine

2. Programme : -savoir se présenter (âge, nationalité,...)

- parler de ses goûts

- parler de ses habitudes et de celles d'un camarade

– savoir compter, donner l'heure

– éléments de phonétique (sons de l'anglais, alphabet)

– une chanson est en préparation

 

3. Difficultés : - manque d'échanges entre les élèves étant donné le nombre trop élevé et le fait qu'il faille d'abord les « socialiser » avant qu'ils puissent communiquer sans s'agresser ou se moquer les uns des autres. Le groupe ne commence à bien fonctionner qu'au cours du deuxième trimestre, lorsque la classe est au complet (cf. arrivage au « compte- gouttes »)

- niveaux très différents selon que les élèves ont déjà fait de l'anglais ou très peu, voire pas du tout. Des exercices sont proposés (avec fiches d'auto-correction) aux élèves qui ont un niveau plus avancé mais le travail supplémentaire est rarement rendu.

4. Points forts : - les élèves ont bien réagi à l'introduction à la phonétique pourtant pas toujours très abordable.

- ils se sont entraînés à prendre la parole devant leurs camarades et même les plus timides ont joué le jeu.

5. Résultats : peu d'évolution concernant les résultats écrits mais de très bons efforts à l'oral.

6. Suggestions :- une heure dédoublée.

- les élèves ont besoin d'un manuel

 

 

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