(origine du document: CASNAV de Paris)
SYNTHESE BILAN ET PERSPECTIVES DES CLASSES
Lycée Maria Deraismes
Classe FLER
Enseignant : Pierre FERRY
Présentation :
Les élèves âgés entre 15 et 18 ans sont francophones ont une
compréhension et une expression écrite difficile. Une
intégration en classe banale n’est pas à envisager.
L’objectif est alors de travailler la compréhension des
consignes écrites, des textes et l’orthographe. Autre
objectif concernant l’Histoire et la Géographie :
approfondir la connaissance d’un monde mal connu des élèves.
Points essentiels :
Il ya nécessité d’un recrutement homogène au niveau des
pré-requis. Le CASNAV a progressivement respecté ce principe
en réorientant aussi rapidement que possible les élèves qui
relevaient d’une autre structure.
Autre point important : l’orientation. Des rencontres avec
les CIO permettent de définir aussi rapidement que possible
un parcours (dans lequel l’élève se retrouve) vers le monde
extérieur ; Les résultats de l’orientation donne une
majorité de sorties vers l’enseignement professionnel et
pour les plus jeunes vers une 4ème.
Il s’agissait donc dans le domaine pédagogique d’obtenir des
élèves des travaux d’écriture à structure simples puis à
structures plus complexes , pour basculer vers les notions
propres aux programmes scolaires auxquels ils seront
confrontés dans le futur.
1-les points positifs :
Le rôle du CPE qui organise des rencontres entre anciens et
nouveaux élèves du dispositif ; les nouveaux sont rassurés
quant à l’utilité du dispositif, sachant que les anciens ont
obtenu leur diplôme, voire même poursuivi au-delà. En effet,
pendant 2 ans , le CPE suit les élèves post FLER ; .
Le rôle de la conseillère d’orientation et de l’assistante
sociale, cette dernière éclaircit les élèves en situations
d’exclusion et les aide dans leur démarche.
La grande cohésion de l’équipe pédagogique.
La possibilité pour les élèves de FLER de participer à
l’épreuve du DNB qui constitue pour eux un diplôme de
référence, gage de première réussite et donc sentiment
d’appartenance au système scolaire.
2-un point négatif
Pour les élèves de FLER, la transition est parfois brutale
entre le lieu d’origine et la France. L’arrivée au-delà du 3ème
mois après la rentrée semble préjudiciable car les bases
sont trop fragiles. Il faudrait un apprentissage complet
pour obtenir une meilleure intégration.
Difficultés rencontrées :
La réception des nouveaux arrivants est difficile pour les
élèves déjà en place. Mais cette difficulté est surmontée au
bout d’un an dès que les orientations ont permis à certains
d’entre eux de connaître une orientation sur place ou dans
d’autres cursus.
Les grandes lignes à suivre pour l’année suivante :
-maintien du dispositif qui fait figure d’entrée dans le
système scolaire. Les nouveaux arrivants acquièrent des
bases indispensables et des repères essentiels à la
compréhension.
-sur le plan pédagogique, les repères visuels, les
rencontres, les parcours sur sites, les intervenants
extérieurs aident à une meilleure compréhension de
l’environnement nouveau.
-maintien du lien entre anciens et nouveaux élèves.
Lycée Turquetil
Classe FLER
Enseignant : Martine ROUSSEAU
Présentation :
Les élèves sont des adolescents francophones très désireux
de s’intégrer à la vie française. Les objectifs poursuivis
sont d’améliorer leur niveau de langue afin d’avoir accès à
la culture française. Cependant, ces élèves seraient en
grande difficulté dans les classes banales.
Points essentiels :
1-les points positifs :
-grande motivation pour le patrimoine culturel français sous
toutes ses formes (littéraires, artistiques). Cela passe par
la fierté devant les travaux écrits lus en classe, le désir
de création poétique.
-volonté de rigueur dans la participation à la vie de
l’établissement et de la classe (assiduité, ponctualité,
justificatifs d’absences, tenue du cahier et du cahier de
texte
-acquisition de l’autonomie par rapport aux différents
interlocuteurs du lycée
-richesse de la qualité relationnelle professeurs-élèves
(élèves qui font preuve d’une grande curiosité
intellectuelle)
-cohésion et solidarité du groupe élèves
-travail fructueux avec le CDI : recherche documentaire,
travail sur le dictionnaire, emprunts de romans, demandes
d’exposés à l’initiative des élèves etc. ;)
2-les points négatifs :
-l’appropriation d’un lexique de plus en plus riche : il y a
souvent un décalage difficile à résoudre entre le niveau des
textes littéraires qu’ils ont plaisir à étudier et les
difficultés lexicales qu’ils contiennent.
-le travail sur l’orientation est difficile à intégrer aux
séquences pédagogiques (cela demande un gros travail de
préparation)
Difficultés rencontrées :
L’arrivée progressive de nouveaux élèves dans la classe se
fait difficilement pour les anciens.
Le vécu parfois très lourd de certains élèves nécessiterait
l’écoute par un professionnel de la psychologie.
La consolidation des progrès en écriture est difficile à
obtenir.
Les grandes lignes pour l’année suivante :
La valeur de ce dispositif se résume en deux points :
-possibilité d’une poursuite de parcours scolaires synonyme
de réussite
-intégration sociale et professionnelle dans l’avenir
Des besoins existent :
-des cours d’arts appliqués, d’arts plastiques, voire même
d’histoire de l’Art pour apporter une meilleure connaissance
du patrimoine culturel français
-des cours de VSP (pour faciliter la transition avec le CAP,
le bac pro)
-davantage d’heures de mathématiques et de sciences
physiques (grosses lacunes en ces domaines pour poursuivre
en classes banales)
-présentation du CASNAV à toutes les équipes pédagogiques
afin de mieux faire comprendre ce qu’est le FLER
-grande difficulté à travailler en équipe
Collège Lucie FAURE
Classe de FLER
Enseignant : Julie LEGRAND
Présentation :
La classe se compose de 19 élèves (une jeune fille enceinte
a quitté le dispositif en cours d’année). Les élèves sont
âgés entre 14 et 18 ans. Le niveau est hétérogène ( 9 ont un
bon niveau oral et écrit ;d’une façon générale, les 10
autres rencontrent des difficultés à l’écrit ; à noter 2
élèves arabophones ayant des difficultés d’expression orale
et écrite mais disposant d’un bon bagage scolaire). Les
résultats sont les suivants : 1 élève redouble le FLER ; 6
vont en CAP ; 1 en BEP, 6 en BAC PRO ; 1 en 4ème,
1 en 4ème AS, 2 en 3ème et 1 en 3ème
d’insertion. L’objectif poursuivi a été l’amélioration de
l’expression écrite et du lexique. Au programme, il ya eu
l’analyse de texte, l’analyse des personnages, la technique
d’écrit théâtral, la construction et le sens polysémiques
des mots.
Points essentiels :
1-les points positifs :
Les élèves ont amélioré leur écrit par rapport à leur niveau
initial sur des travaux de narration au passé, au présent,
de dialogues, de descriptions et d’argumentations. D’autres
travaux ont porté leurs fruits : l’analyse de textes, la
technique d’écrit théâtral, la construction des mots. Ils
apprécient les cours de grammaire, conjugaison, dictées,
recherches sur Internet et lecture orale.
Ils ont beaucoup aimé les notions abordées en sciences
physiques et, hormis 4 élèves, les notions de base en
Anglais.
Ils ont apprécié les rencontres avec des intervenants
extérieurs (personne âgée, artiste) car ils ont besoin de
rencontrer des Français.
Ils ont passé le test de l’ASSR 2.
L’équipe pédagogique a apprécié leur politesse et leur envie
de réussir.
2-les points négatifs :
L’hétérogénéité des niveaux a posé problème en
mathématiques.
Les élèves sont habitués au « par cœur » d’où leur
difficulté à réfléchir par eux-mêmes sur les documents et à
reformuler les notions acquises.
Certains ne disposent pas de moyens pour travailler à la
maison.
Il y a un grand manque de culture scientifique et aucune
connaissance de l’Histoire de France.
Un élève a été régulièrement absent à partir du 2ème
trimestre.
Difficultés rencontrées :
Elles se rencontrent principalement en mathématiques avec
l’hétérogénéité des niveaux. Le manque de repères en
civilisation française et en culture scientifique pose
problème.
Les grandes lignes à suivre pour l’année suivante :
La pratique des activités théâtrales donnera plus de
confiance aux élèves.
Il faudrait diviser l’effectif en deux groupes de niveau en
mathématiques.
Les sorties dans Paris (recherche sur Internet et visites de
monuments permettront de mieux appréhender la ville où ils
habitent.
Collège Henri Bergson
Classe de FLER
Enseignant : Marie Hélène LE GALL
Présentation :
La classe comporte 25 élèves de niveau hétérogène. Cela va
du très bon au très faible. L’orientation prévoit 9
redoublements en FLER.
Points essentiels :
L’ensemble des activités s’est articulé autour de trois axes
dominants :
-l’interculturalité : comparaisons, regards, témoignages,
débats sur la comparaison entrer société française et celle
du pays d’origine ;
-ancrage dans la culture du pays d’accueil avec acquisition
d’une culture historique de base ; l’éducation civique a
donné lieu à des débats qui ont permis de mesurer ce qu’est
la démocratie en France ;
-la méthodologie avec enseignement de techniques de travail,
de la présentation des idées à l’oral sous forme d’exposés
et à l’écrit sous forme d’analyses de documents divers.
Il y a eu prise en charge globale des élèves tant sur le
plan psychologique et social que sur le plan scolaire.
1-les points positifs
Cet aspect des choses a permis de créer un climat de
confiance qui a fait que les élèves ont donné le meilleur
d’eux-mêmes. Ainsi on constate une certaine aisance dans les
activités orales (récitation de poésie, mises en scène
théâtrales, prise de paroles en continu, prises de paroles
individuelles filmées). Les élèves constatent des progrès en
expression écrite et en méthodologie. La motivation des
élèves a été réelle. La réalisation d’un reportage sur cette
classe a témoigné du travail, de la motivation
extraordinaire de ces jeunes, de l’espoir dont ils sont
porteurs par le regard très positif qu’ils ont sur
l’enseignement.
Il y a eu une rencontre fructueuse avec les anciens élèves
de FLER : elle a donné de l’espoir aux élèves qui ont pu se
projeter dans un parcours de réussite.
2-les points négatifs
Il y a disparité des niveaux ; ce qui n’est pas facile à
gérer surtout en mathématiques. Dans cette matière, le
niveau atteint est celui de fin de 6ème.
Difficultés rencontrées :
Elles tiennent aux points négatifs évoqués plus haut.
Les grandes lignes à suivre pour l’année suivante :
Un affinage des tests d’évaluation en amont permettraient
peut être d’obtenir des classes de niveau plus homogène. En
aval, il serait intéressant des compétences de fin de FLER
par la mise en place d’un test standard ou intervention d’un
professeur extérieur. Le professeur est libre de ses choix
de progression, ce qui lui permet de s’ajuster au niveau des
élèves. Mais il y a risque de navigation à vue. Alors
conviendrait-il d’élaborer un référentiel précis avec une
grille d’objectifs clairement définis au départ.
Un autre piste serait d’organiser des rencontres avec des
anciens élèves de FLER : les élèves peuvent se projeter dans
un parcours de réussite.
Il faudrait renforcer les liens avec les familles, instaurer
une relation de confiance par une rencontre en début
d’année.
Collège Charles
Péguy
Classe de FLER
Enseignant :
Patricia GROS
Présentation :
23 élèves ont été
accueillis en début d’année ; il y a eu un départ pour
rapprochement de domicile, une réorientation en classe NSA
et une intégration définitive au 3ème trimestre
en classe de 4ème. Le niveau est relativement
hétérogène comme le montre l’orientation : 6 partent en 3ème
DP6, 1 en 3ème de collège, 12 en CAP, 2 sont
maintenus en FLER. Pour la plupart des élèves, le Français
est une langue de scolarisation voire une langue étrangère.
Points essentiels
1-les points positifs
A l’aide de deux feuilles
(emploi du temps fixant aussi les plages de travail à la
maison et le temps libre ; feuille « j’anticipe » pour
planifier le travail scolaire sur deux semaines), l’attitude
et l’ambiance générale se sont améliorées : moins de
retards, de bavardages en classe, de disputes. Le règlement
est mieux respecté (capuches, téléphones, chewing gum etc.)
même si des rappels à l’ordre sont encore nécessaires.
En Français, la priorité a
été donnée à la construction et la structuration de l’écrit.
Des progrès en lecture
sont notables et les élèves comprennent pourquoi ils sont en
échec scolaire.
Les œuvres originales se
révélant trop difficiles d’accès, nous avons travaillé sur
des éditions en Français facile. Les élèves ont aimé les
dialogues de l’Avare et l’étude du tour du monde en 80 jours
a permis de faire le lien avec le programme de Géographie.
Un travail important a été
effectué en Education civique sur les droits et devoirs des
citoyens français et des Etrangers.
Les activités d’EAO/DP
occupent une place importante en classe de FLER car les
élèves doivent élaborer personnellement leur projet
d’orientation. Une conseillère d’orientation a présenté le
système éducatif français, les élèves élaborent des CV et
des lettres de motivation. Il ya une réelle implication dans
ces activités.
Un moment fort a été
l’intervention des anciens élèves.
18 élèves sur 19 ont été
admis au DELF A2 .
2-les points négatifs
L’hétérogénéité de la
classe n’a pas été facile à gérer.
Il y a lenteur dans le
travail, la concentration est faible en classe, le travail à
la maison très insuffisant voire inexistant. La majorité des
élèves n’a pas l’habitude des pratiques scolaires. Il a
fallu mettre l’accent sur la rigueur, la présentation,
l’organisation du travail, l’apprentissage des consignes et
l’importance du sommeil réparateur.
Il faut vaincre une
certaine résistance des familles et des élèves concernant
cette classe, il leur est difficile d’accepter le décalage
entre le niveau scolaire du pays d’origine et celui requis
en France au même âge. Ils s’attendent à intégrer le lycée
après cette classe.
De plus, le regroupement
d’élèves d’origine africaine a été mal perçu dans cette
classe.
4 élèves ont dû rencontrer
un psychologue et/ou un orthophoniste (problèmes cognitifs,
signes de dyslexie, troubles psychologiques etc.).
Convaincre les familles n’a pas été chose aisée car il
fallait leur faire admettre que ces difficultés ne
relevaient pas de la compétence de l’institution scolaire.
Difficultés rencontrées :
L’hétérogénéité des
niveaux, les comportements parfois difficiles de certains
élèves, le manque de rigueur dans le travail, la quasi
absence de travail à la maison sont les principales
difficultés rencontrées. A noter aussi, le fait que les
élèves de FLER étaient d’Afrique et que cela pouvait leur
paraître un regroupement curieux.
Les grandes lignes à suivre pour l’année suivante :
Il faut mener une
réflexion sur les mathématiques et les sciences physiques
« partie faible du dispositif » (par exemple, 3 heures de
mathématiques, c’est insuffisant).
Il serait judicieux
d’organiser des rencontrer des professeurs en FLER avec ceux
recevant ces dits élèves.
Il est nécessaire de
prêter attention à la diversité du recrutement ( on a
rencontré cette année des conflits entre différentes ethnies
africaines).
Il est à souhaiter que le nombre d’élèves ne varie pas
constamment au cours du premier trimestre.
Conclusion
D’une manière générale, les effectifs des classes FLER
tournent autour de 20 élèves. Leur âge est moins élevé
(14-16 ans) quand la classe est implantée en collège, il
tourne autour de 16-18 ans quand la classe est implantée en
lycée.
Les points positifs essentiels retenus sont la motivation
réelle des élèves pour réussir ; ils respectent la
discipline. Pour ce qui concerne le travail scolaire
proprement dit, on observe une amélioration des résultats à
l’écrit même si le niveau de départ est extrêmement faible.
Les élèves ont une nette préférence pour les activités à
l’oral. Un point vécu extrêmement positivement par les
élèves est la visite d’anciens élèves de FLER : la classe
perçoit mieux les objectifs et l’utilité d’un passage par
une classe FLER.
Mais, on découvre aussi chez ces élèves un manque de
rigueur, lié peut être à une structuration de la pensée. Il
faut donc insister beaucoup sur les méthodes. Autre problème
récurent : l’hétérogénéité des niveaux, cela pose un
problème de gestion du travail en classe. Même conséquence
lorsqu’il y a arrivée tout au long de l’année de nouveaux
élèves.
En conséquence, il serait peut être à envisager un affinage
des tests de départ pour constituer des classes de niveau
plus homogène. Le manque d’heures est criant
particulièrement en mathématiques, d’où la nécessite d’une
refonte de la grille horaire. Ce qui suppose aussi la
redéfinition d’un référentiel précis afin de proposer en
aval un test de fin de FLER pour valider des objectifs
précis atteints. Enfin, la classe FLER doit se trouver au
cœur du projet d’établissement : elle ne doit pas apparaître
comme une classe « ghetto », que ce soit par le niveau des
élèves aussi bien que par leur origine étrangère.
bilan d’étape juin 2010
http://casnav.scola.ac-paris.fr/page.php?espace=enseignants&doc=pfp
RELEVE DE CONCLUSIONS
Présentation
Le
dispositif de Français Langue Ecrite Renforcé (FLER) a été
lancé en novembre 2004 de manière expérimentale, suite à
une réflexion initiée par les responsables du Casnav, et
poursuivie par un groupe de pilotage composé de formateurs
du Casnav et d’enseignants. En effet, il avait été
observé que de plus en plus d’élèves arrivant de pays
historiquement francophones ne semblaient pas entrer dans
le cadre des dispositifs existant et se trouvaient en
situation de difficultés scolaires quand ils étaient
affectés directement dans des classes ordinaires. Il a
donc été décidé de créer ce dispositif nouveau pour aider
à l’intégration de ces élèves au profil particulier.
Les
classes de FLER s’adressent à des jeunes de 14 à 17 ans,
au niveau scolaire initial faible, francophones à l’oral
mais éprouvant de grandes difficultés à l’écrit. Ils ont
déjà été scolarisés dans leur langue maternelle ou en
français et ils relèveraient de par leur âge d’une classe
de 3e ou de lycée professionnel. Le niveau de
mathématiques équivaut à celui des élèves de 6ème.
Par
conséquent, pour déterminer quels élèves relèvent de ce
dispositif, il est indispensable de procéder à une
évaluation de leurs compétences langagières et scolaires.
L’affectation en classe de FLER répond à un besoin pour
ces élèves à profil spécifique : leur permettre d’acquérir
un français écrit et scolaire et des compétences
fondamentales dans les disciplines générales correspondant
au niveau attendu en sortie du collège afin de préparer au
mieux l’entrée dans les formations professionnelles.
Il
n’est pas prévu pour ces élèves une intégration partielle
ou totale en cours d’année dans les classes ordinaires.
Par contre, on peut envisager, en fonction du projet
personnel des élèves, des périodes d’immersion dans ces
classes pour qu’ils puissent se familiariser avec les
modalités d’enseignement qu’ils rencontreront par la
suite.
Le
cadre institutionnel établi lors de la création de ce
dispositif prévoit l’attribution d’une enveloppe
hebdomadaire de 27 heures réparties entre certaines
disciplines :
-
18 heures pour le français,
l’histoire-géographie et l’éducation civique
-
3 heures pour les mathématiques
-
3 heures pour l’anglais
-
3 heures pour les sciences
Divers groupes de travail associant formateurs et
enseignants ont défini les contenus des enseignements à
dispenser dans ces disciplines, en respectant les
impératifs liés aux programmes de collège et aux
perspectives d’orientation en lycée professionnel.
Acquis
La
création de dispositifs par le CASNAV étant liée aux
variations des flux d’élèves arrivants, on constate une
demande croissante de places en FLER, ce qui a conduit à
une augmentation du nombre de dispositifs, passant de 3 à
5 en 2009/2010 dans les DHG et 2 ouvertures en cours
d’année (BMP)
Ce
dispositif est identifié par les divers acteurs et
partenaires, grâce aux actions d’information et de
formation mises en place par le CANAV. Les enseignants des
classes d’accueil de collège et de lycée situent plus
précisément la spécificité de ce dispositif ; Il revêt
d’ailleurs un caractère très attractif de par le contact
privilégié qui s’instaure entre les élèves et
l’enseignant.
Point important à souligner :à l’extérieur de l’académie,
le FLER suscite un intérêt comme réponse pédagogique
possible aux difficultés particulières rencontrées par les
ENA francophones à l’oral mais pas à l’écrit affectés
directement en classe ordinaire et confrontés aux
situations d’échec.
Les
résultats des diverses commissions d’orientation et les
affectations post-FLER permettent de dresser un bilan
satisfaisant au regard des objectifs initiaux fixés :
l’accès aux formations professionnelles se fait dans de
bonnes conditions, la remise à niveau générale des élèves
est effective, le niveau atteint dans les compétences du
français écrit est satisfaisant.
Evolution
Les
élèves ayant été inscrits en FLER par le CASNAV au cours
de l’année scolaire 2009-2010 sont globalement plus
jeunes, alors que le critère initial de l’âge était fixé à
14 ans ou plus.
Cette donnée correspond à l’évolution générale du profil
des élèves reçus en 2009-2010, avec une tendance nette au
rajeunissement des publics accueillis et scolarisés. Il a
été créé un dispositif FLER pour les plus jeunes qui
seront orientés dans des classes de collège.
Cette donnée influe sur les procédures de suivi et sur les
affectations ultérieures puisque les orientations vers les
sections de lycées professionnels ne peuvent être
envisagées pour des élèves ayant moins de 15 ans.
Il
est donc probable que le dispositif FLER évoluera vers une
forme tenant compte de ces données si elles se confirment
dans un avenir proche, en particulier sur le croisement
des critères âge /orientation. Ainsi, il faudrait
envisager une sortie de FLER pour des élèves âgés de moins
de 15 ans correspondant à une proposition de parcours
adapté.
Interrogations
Le
dispositif FLER destiné à des jeunes issus de pays
historiquement francophones au niveau scolaire initial
faible, francophones à l’oral mais éprouvant de grandes
difficultés à l’écrit doit-elle évoluer et s’ouvrir à des
élèves présentant un profil s’éloignant du profil défini
initialement ? Nous citerons par exemple le cas de jeunes
ayant été scolarisés en primaire en France et rapatriés
pour des raisons diverses dans leur pays d’origine qui se
représentent au Casnav et sont identifiés comme profil
FLER pour la simple et bonne raison que leurs compétences
linguistiques ont stagné, voire régressé suite à une
mauvaise scolarisation ou scolarisation dans les écoles
coraniques. Ces jeunes ayant quitté la France depuis plus
de 18 mois sont considérés au regard des textes comme
nouveaux arrivants mais, ayant déjà été familiarisés avec
le système scolaire français , ils sont ,du point de vue
des enseignants, en décalage avec le reste du groupe et
nuisent à son hétérogénéité.
Perspectives
Maintenir un niveau élevé de vigilance et d’exigence sur
le recrutement des élèves, sans céder aux pressions
externes de façon à préserver la spécificité du
dispositif : le FLER ne peut répondre à toutes les
situations d’impasse relevées dans les autres dispositifs.
Mettre en place un suivi qualitatif global du dispositif
reposant sur le rapport entre espoirs et réalité : du
point de vue des élèves, du CASNAV, des enseignants les
accueillant dans leur classe, des chefs d’établissement
qui peuvent attester de leur intégration. Le parcours
d’intégration des élèves de FLER doit être
particulièrement scruté dans la phase « formation
professionnelle/ accès au monde du travail ».
Poursuivre le travail collaboratif sur la définition
des contenus des enseignements en recherchant une
forme de validation institutionnelle par les corps
d’inspection, ce qui permettrait une dissémination plus
aisée.
Dans le cadre d’un suivi qualitatif des compétences
des élèves, il apparait d’une nécessaire de mettre en
place une évaluation standard initiale, de mi-parcours et
de fin d’année applicable à l’ensemble des élèves du
dispositif dans l’objectif suivant :
-
suivi qualitatif des progrès des élèves
-
diagnostiquer avec précision les
difficultés des apprenants et définir des priorités
d’apprentissage. Cela devra aboutir à l’élaboration d’un
référentiel précis des contenus des enseignements au
regard des priorités à acquérir dans les compétences
linguistiques et de celles définies par le socle commun
-
rendre compte de la pertinence du
dispositif
Enfin, il faudrait faire sortir le dispositif FLER de son
isolement et faire connaitre les pratiques pédagogiques
différenciées mises en œuvre dans les classes pour faire
face aux multiples écueils rencontrés par les enseignants.
Le document général « expérimentation 2006-2009: le
dispositif « FLER » du CASNAV de Paris » est consultable
sur le site du CASNAV > plate-forme pédagogique FLER :
http://casnav.scola.ac-paris.fr/page.php?espace=enseignants&doc=pfp
ANALYSE DE L’ACTION
Description de l’action
Cette action résulte d’une analyse des profils des élèves
nouveaux arrivants (ENA) dans l’académie de Paris et du
constat des difficultés voire des échecs rencontrés par ce
type d’élèves après affectation dans une classe banale
sans avoir bénéficié d‘une évaluation initiale adaptée.
Les
familles, les élèves, les équipes éducatives ont fait part
de ce besoin de proposer une solution adaptée aux
compétences réelles de ces élèves francophones à l’oral
mais pas à l’écrit ; les classes de français intensif (FLEI),
les classes d’accueil (CLA) et les blocs de consolidation
en français langue seconde (SFLS) n’offrant pas à
l’évidence une réponse satisfaisante pour une intégration
rapide réussie.
Cette action s’inscrit dans une réflexion de fond
concernant l’intégration scolaire des publics migrants
originaires des ex-colonies françaises (Maghreb et Afrique
sub-saharienne) ainsi que de pays européens, traditionnels
foyers d’émigration vers la France (Portugal, Roumanie).
Il ne s’agit pas là d’élèves nouveaux arrivants
non-francophones n’ayant aucun lien avec la France. Sans
tomber dans le travers de l’ethnicisation ou du
communautarisme, il est apparu indispensable de traiter de
façon spécifique ces publics scolaires en tenant compte de
leurs compétences langagières réelles et des processus
d’acculturation qui sont propres aux émigrés de ces pays.
Conformément à ses missions, le CASNAV de Paris cherche à
améliorer le parcours individuel d’intégration scolaire
des ENA dont il a la charge. Soucieux d’optimiser les
chances de réussite de ces jeunes, le service a mené un
travail important d’amélioration de ses outils
d’évaluation et de suivi des élèves.
L’évolution des flux migratoires, la modification des
stratégies d’immigration en Europe ont conduit l’académie
à adapter ses dispositifs et à revisiter les contenus
d’enseignement et les pratiques de classe ; le FLER
illustre parfaitement cette volonté politique.
Ce
nouveau dispositif a montré en deux années
d’expérimentation tout son intérêt et son efficacité pour
une intégration rapide et réussie dans les classes
ordinaires des lycées professionnels de jeunes élèves
migrants qui auraient pu se retrouver rapidement en
situation d’échec scolaire, échec programmé dû à une
non-reconnaissance de leurs compétences scolaires réelles
et à une intégration systématique prématurée en classe
ordinaire.
Le parcours des élèves
Les compétences scolaires initiales :
Les
élèves relevant du FLER sont francophones à l’oral mais
ils ne maîtrisent pas suffisamment le français écrit pour
répondre aux exigences des enseignements en classe
ordinaire.
Le
niveau de mathématiques équivaut à celui des élèves de 6ème.
Par
conséquent, pour déterminer quels élèves relèvent de ce
dispositif, il est indispensable de procéder à une
évaluation de leurs compétences langagières et scolaires.
Les situations d’évaluation:
-
A leur arrivée
en France :
tous les élèves nouveaux-arrivants sont reçus au CASNAV
pour une évaluation diagnostique initiale portant sur :
-
leur parcours scolaire antérieur dans le
pays d’origine
-
leurs compétences en français oral
-
leurs compétences en français écrit
-
leurs compétences en mathématiques (test en
langue de scolarisation)
-
En cours de
scolarisation :
inscrits dans d’autres dispositifs du CASNAV (classes
d’accueil) une décision d’affectation en FLER peut être
prise en cours d’année par les équipes enseignantes en
concertation avec le CASNAV.
L’intégration :
La
classe de FLER vise à construire un projet personnel
d’orientation réaliste et adapté permettant une
intégration dans la voix professionnelle. Ce projet
construit tout au long de l’année de FLER doit tenir
compte :
-
du niveau scolaire atteint en fin de FLER
-
de l’âge de l’élève
-
des vœux des élèves et des familles
-
des possibilités d’affectation offertes
dans l’académie.
Il
n’est pas prévu pour ces élèves une intégration partielle
ou totale en cours d’année dans les classes ordinaires.
Par contre, on peut envisager, en fonction du projet
personnel des élèves, des périodes d’immersion dans ces
classes pour qu’ils puissent se familiariser avec les
modalités d’enseignement qu’ils rencontreront par la
suite.
Les enseignements
Français :
-
Volume : 12h de
cours
-
Cible :
compétences langagières, Compréhension et Production
écrites de niveau 3ème
-
Moteurs :
représentations culturelles et historiques de l’écrit
français, confrontations, plaisir du jeu avec la langue,
appropriation
-
Didactique :
Français Langue Maternelle, Français Langue Seconde,
Français Langue de Scolarisation
-
Pratiques de
classes : maîtrise de la langue, habitudes d’écriture,
déblocage
-
Domaines : à
varier dans les champs de la littérature, des TICE, de
la lecture de l’image ; genres, types de textes, codes
de l’énonciation, formes de discours
-
Outils :
multiples et non spécifiques, en lien avec les
programmes, manuels de français technique, bureautique
Histoire Géo Education Civique :
-
Cible :
fondamentaux de l’histoire et de l’espace français et
européens
-
Moteurs :
méconnaissance, découverte, confrontation des
représentations, habitus scolaire
-
Méthodologie :
repérage, identification, constitution d’un bagage
commun
-
Thèmes : de la
Révolution française au 20ème siècle,
l’organisation politique, administrative de la France et
de l’Europe, les droits et les devoirs des citoyens
français et européens, la laïcité aujourd’hui.
Mathématiques, Anglais, Sciences :
Les
contenus sont élaborés par les enseignants en charge de
ces disciplines en collaboration avec les professeurs
principaux de la classe et le CASNAV.
Evaluation du dispositif
Le point de vue du CASNAV :
Les flux :
en augmentation importante
|
Mai 2006 |
Mai 2007 |
Mai 2008 |
Mai 2009 |
Mai 2010 |
|
69 |
70 |
117 soit 5 dispositifs |
125 soit 6 dispositifs |
148 soit 7 dispositifs (dont 2 BMP) |
Difficile d’interpréter cette augmentation importante
(72,6%) sinon par des variations de flux liées aux
modifications générales des profils des élèves et en
particulier des origines : le rapport des enquêtes du
CASNAV sur les élèves scolarisés note un accroissement des
élèves originaires d’Afrique francophone, ce qui est en
concordance avec les données propres au dispositif FLER.
Pistes de travail :
·
Maintenir un niveau élevé de vigilance et
d’exigence sur le recrutement des élèves, sans céder aux
pressions externes de façon à préserver la spécificité du
dispositif : le FLER ne peut répondre à toutes les
situations d’impasse relevées dans les autres dispositifs.
·
Poursuivre l’étude du suivi des élèves afin
d’évaluer la validité du travail mis en œuvre en FLER.
·
Mettre en place un suivi qualitatif global
du dispositif par la mise en place de test d’évaluation
dont la conception fera l’objet de groupes de travail en
2010/2011
·
Poursuivre le travail collaboratif sur la
définition des contenus des enseignements en recherchant
une forme de validation institutionnelle. L’élaboration
d’un référentiel des compétences linguistiques, scolaires
et méthodologiques au regard du socle commun et du CECR
fera également l’objet d’un groupe de travail en
2009/2010.
Bilan FLER 2009/2010
Le point de vue des
enseignants
(Synthèse des écrits consultables dans leur intégralité en
annexe)
Spécificité du dispositif
·
Ce dispositif est porteur d’un projet :
permettre à chacun des élèves de se positionner et
d’envisager un parcours scolaire quel que soit son niveau
scolaire.
·
L’approche doit être globale tant
pédagogique que sociale car certains élèves se trouvent
dans des situations si difficiles que l’apprentissage
scolaire devient secondaire.
Profil général des compétences langagières des apprenants
·
une compréhension et une expression écrite
lacunaire. Pour la majorité, les bases du primaire en
expression écrite ne sont pas acquises, pas d’écrit
construit.
·
une expression orale en continue très peu
structurée qui reflètent les lacunes de la langue écrite.
·
un groupe classe aux compétences
langagières très hétérogènes.
·
Pour la plupart des élèves, le français
n’est pas une langue usuelle mais de scolarisation voire
même une langue étrangère pour certains.
L’AMBIANCE DE LA CLASSE
·
Globalement, les élèves de FLER sont
motivés et un terrain fructueux d’apprentissage pour les
enseignants. Leur spontanéité permet de mettre en place
des activités très créatives.
Points positifs
·
l’accueil
de la classe dans les établissements et l’encadrement des
élèves par l’ensemble de l’équipe éducative.
·
l’intégration des élèves dans
l’établissement :le
dispositif leur permet de s’acclimater et d’apparaître
très vite à l’aise dans leur environnement.
·
L’Éducation à l’orientation : les
élèves doivent élaborer progressivement leur projet
personnel d’orientation. Ce travail s’effectue pour
certains établissements en relation avec le CIO et la
conseillère d’orientation-psychologue qui intervient en
classe pour présenter le système éducatif français et
l’orientation puis reçoit les élèves en entretien
individuel.
Les
élèves ont la possibilité d’effectuer des mini stages en
lycées professionnels. Les retours sont très positifs,
les mini stages apportent beaucoup, les élèves
s’investissent, ceux qui sont le plus en difficulté dans
les matières scolaires se sentent valorisés.
Des
visites au salon de l’éducation sont également organisées.
·
Une prise de contact très positive avec les
anciens élèves du dispositif:
des ex FLER sont venus présenter leur formation, leur
établissement et témoigner de leur année en FLER. Ce
furent des moments d’échanges très intéressants. Certains
ont accueilli des élèves dans leur établissement lors des
mini stages.
·
Dans le cadre du partenariat avec le
Point d’Accès au Droit du 19e, mise en place cette
année de « Parcours citoyen, la citoyenneté en pratique »
: visite guidée de la Mairie du 19e, de l’Hôtel-de- Ville,
rencontre avec des handicapés, interventions d’avocats sur
des thèmes comme les incivilités et les risques
judiciaires, Droits et devoirs des citoyens, des
étrangers, Droits des enfants, l’organisation de le
justice en France.
·
Un retour positif sur le parcours des
anciens élèves
grâce au suivi réalisé en commun avec la CPE dans certains
établissements (jusqu’à 2 ans au minimum après avoir
quitté la classe de FLER) .On constate que l’ensemble des
élèves orientés ont obtenu leur diplôme ou même ont
poursuivi au –delà.
·
On remarque que un faible taux
d’absentéisme dans le dispositif FLER .
Les écueils
Le
travail à l’écrit (expression et compréhension) révèle la
nécessité de revenir sur des outils linguistiques mêmes
basiques.
les
notions d’analyse de textes – très simplifiées – sont
difficiles à acquérir, même par les élèves ayant un bon
niveau de production écrite.
·
Problèmes rencontrés :
·
- Comme chaque année, réussir à vaincre une
certaine résistance de la part des élèves et des familles
concernant cette classe, il leur est difficile d’accepter
le décalage entre le niveau scolaire du pays d’origine et
celui requis en France au même âge et que leur enfant ne
pourra pas intégrer une classe de lycée général après
cette classe.
·
Aussi un travail important a été effectué
en direction des familles en expliquant les objectifs de
la classe FLER au regard des évaluations du CASNAV et pour
les associer à la scolarité de leur enfant (remises des
bulletins, rencontres avec le professeur principal et le
CPE).
·
Une présentation écrite officielle de la
CLASSE FLER par le CASNAV à remettre aux familles me
semble nécessaire.
·
- Lenteur, concentration faible en classe,
travail personnel à la maison insuffisant voir inexistant,
difficulté de travailler en groupe. (Voir plus haut : La
classe de FLER)
·
12 élèves participent à l’accompagnement éducatif :
initiation à l’informatique et aide aux devoirs, séances
réservées aux élèves FLER pour pallier le manque de
travail personnel. Les élèves sont assidus, progressent et
travail en groupe sans problème.
L’attitude en classe a changé.
Face aux multiples lacunes que présentent l’ensemble des
élèves, l’enseignant de classe FLER se sent bien souvent
face à une montagne de difficultés auxquelles il doit
trouver des réponses par la mise en place d’une pédagogie
différenciée.
-
L’approche
pédagogique proposée par l’ensemble des enseignants est
fondée sur un apprentissage progressif de l’écriture qui
contribue à la réalisation et à la compréhension de
structures simples pour aboutir à des schémas plus
complexes en cours d’année, apprentissage qui assure le
basculement sur l’acquisition de notions propres aux
programmes scolaires qu’ils auront à appréhender les
années suivantes.
-
un travail de
remise à plat et de consolidation des connaissances
très apprécié par les élèves sous forme d’ exercices de
productions écrites qui servent de trame aux révisions
des outils langagier.
-
Si la priorité
est donnée à la construction et la structuration de
l’écrit, un travail important à l’oral est aussi
nécessaire (lecture, exposés, reformulation orale de
textes).
-
La majorité des
élèves n’ayant jamais eu de réelles habitudes ou
pratiques scolaires, un travail particulier est effectué
avec l’ensemble des professeurs de la classe dès le 1er
trimestre sur : le comportement et l’attitude scolaire ;
l’autonomie dans l’établissement ; les méthodes de
travail : rigueur, présentation et organisation ; la
nécessité du travail personnel « à la maison » ;
l’apprentissage des consignes.
-
Globalement
l’accent est mis sur l’acquisition ou réacquisition tant
orthographique que morphosyntaxique du français mais
aussi sur la compréhension écrite des consignes et des
textes.
-
l’apprentissage
de l’histoire et de la géographie afin de parfaire la
découverte et la compréhension d’un monde que la plupart
ne connaissaient que de loin.
-
Les pratiques
d’écriture ludiques et créatives sont un outil
d’apprentissage très apprécié : exemple de rédaction
d’un livre, une expérience qui s’est révélée
très intéressante et riche pour les élèves.
Les histoires imaginaires parlent des problématiques des
élèves. Ils ont transféré dans leurs personnages leurs
souffrances et leurs rêves.. les textes et les dessins ont
été envoyés à l’éditrice et un livre sera réalisé avant
la fin de l’année scolaire.
-
Le travail sur
l’image plait également beaucoup aux élèves. La
participation au projet au projet collège au cinéma
s’est avérée très fructueuse. liens possibles entre
images et films avec les textes littéraires, notamment
les textes fondateurs.
-
Le recours à la
poésie et au théâtre pour travailler la diction.
-
Les sorties
culturelles nécessaires à l’ancrage dans la culture du
pays d’accueil.
Jalons à poser pour faire évoluer le dispositif
·
une meilleure communication entre les instances scolaires
et les parents : information des parents et des élèves en
amont de leur arrivée dans la classe, (par exemple après
leur évaluation au Casnav) sur la nature de cette classe
et des raisons de leur affectation dans celle-ci./Réunion
pour les parents et les élèves, avec le proviseur en vue
d’expliquer objectif du dispositif et l’élaboration pour
chaque élève d’un projet personnel d’orientation.
·
Une réunion d’information en direction des parents et des
élèves a été organisée avec la responsable du CIO et des
rendez-vous proposé
·
le
suivi
post FLER
·
évaluation : test initial après les tests de
positionnement au Casnav, test de mi-parcours et de fin
d’année pour avoir une évaluation qualitative des progrès
des élèves
·
être vigilant sur le recrutement des élèves de manière à
préserver autant que faire se peut l’homogénéité des
groupes.
·
encourager la présentation des élèves à des examens
officiels : DNB qui constitue pour eux un diplôme de
référence, garantie de leur acceptation comme membres à
part entière du système scolaire et éventuel gage de
première réussite. DELF A2 scolaire et ASSR .
·
Mener une réflexion concernant les mathématiques et les
sciences avec les enseignants de ces disciplines.
Augmenter le nombre d’heures de maths de 3h à 5h.Le
nombre d'heures semble insuffisant, le niveau des élèves
étant très faible à leur arrivée.
.
Conclusion
Le dispositif FLER est un miroir grossissant des questions
soulevées par les lacunes du système éducatif français
actuel : une mixité grandissante des origines ethniques au
sein des classes placent les enseignants face à des freins
dans le suivi de leur programme et entraine une baisse
inévitable de leur seuil d’exigence. Ils sont désemparés
face au faible niveau des apprenants en langue française
et se voient bien souvent dans l’incapacité d’apporter des
réponses efficaces aux lacunes des élèves.
Les réponses apportées par la pédagogie différenciée mise
en place dans ce dispositif mériterait attention en tant
que solutions de terrain nées du savoir-faire
d’enseignants créatifs et investis dans leur mission
Les projets de classe
La
mise au point en 2010-2011 d’un projet cofinancé par le
FSE intitulé « d’une vie à l’autre » qui propose une
formation multidisciplinaire consacrée à la réalisation de
carnets de voyage où se mêlent graphisme, écriture,
théâtre et vidéo. L’ensemble des compétences des élèves
sera ici mise à contribution et leur permettra de mieux
comprendre et donner un sens à leur parcours.
Partant du constat que cette classe était particulièrement
hétérogène quant aux origines, niveaux, maturités et vécus
des élèves, nous avons souhaité mettre en place un projet
où chacun trouverait la possibilité de s’exprimer à la
fois dans sa particularité et au sein d’une intention
partagée, par le truchement d’un outil accessible à tous.
Globalement, ce projet a donné l’occasion pour l’ensemble
des partenaires engagés de se réunir, d’échanger et de
croiser les expériences autour de la présentation des
travaux, ce qui paraît essentiel dans le cadre du
processus d’intégration de la classe d’accueil.
Ce
travail mobilisant d’autres compétences que celles
exclusivement linguistiques, parfois vécues comme
dévalorisantes par les plus faibles, visait aussi un
objectif de construction individuelle : mettre en
confiance, assoir une estime de soi dans un nouveau
contexte, s'impliquer de façon personnelle dans un
parcours artistique dont chacun devait mener à bien toutes
les étapes jusqu’à la présentation publique, ce par la
valorisation des travaux produits. A travers un thème
ouvert, à l’aspect ludique, le projet se proposait de
maintenir un haut niveau de motivation et d’implication
sur l'année.
Etait prévu aussi un prolongement, par le biais de
l'informatique, vers le traitement des Images numériques:
enregistrement et recadrage ou/et recherche d'effets
divers.
Quelques visites d'expositions photo ont permis, dans un
autre volet de ce projet, d'aborder l'analyse d'image et
la terminologie nécessaire.
Le
thème choisi :
«
Paris c’est comme… » Reportages photographiques.
Atelier hebdomadaire, 2 heures le mercredi matin sur les
heures de français, lier pratique photographique et
expression orale. Le cours d’arts plastiques du mardi
participait, en complément, à l’exploitation et la mise en
forme du travail.
Chaque séance associait une problématique spécifique de
la photographie (prise de vue, cadrage, net / flou,
plongée / contre plongée, détails, reflets, portraits et
autoportraits…), à un thème et un lieu choisi en
conséquence, sans aucun engagement financier.
Les
sorties visaient des parcours, rues et bâtiments hors des
chemins touristiques et élus pour leurs capacités à
surprendre, à nous transporter ailleurs.
La
conception du projet permettait, par son rythme,
d’intégrer à tout moment les nouveaux arrivants ainsi que
de libérer les futurs « intégrés » sans que la réalisation
du projet en soit affectée.
L'ensemble du travail produit a été confié à un
réalisateur qui est venu voir les élèves en action, les a
interviewés et a conçu un montage de toutes ces images et
des sons récoltés témoignant de cette activité mais aussi
du vécu au quotidien de cette classe. Ce film a été par la
suite projeté dans d'autres sections du collège, qui ont
ou qui devront accueillir ces élèves, et qui ont pris
ainsi connaissance et conscience des difficultés et
enthousiasmes de ces enfants venant du monde entier avec
des bagages si différents. De riches débats ont fait
suite.
Reportage filmé au
collège Bergson : « la classe fleurs » Marie-Hélène Le
Gall et Philippe Vallois
A l’initiative du projet……
Ce
projet a été conçu et réalisé au cours de l’année 2009 à
l’initiative du professeur de français langue étrangère,
Marie-Hélène Le Gall, enseignant au Collège Henri Bergson
dans le cadre d’un dispositif du Casnav de Paris, la
classe FLER (français langue écrite renforcée).
Réalisation du projet……..
La
partie technique (réalisation du film et montage) a été
prise en charge par le réalisateur Philippe Vallois.
Objectifs du projet……
Ce
projet répond à la nécessité de prise en charge globale
des élèves, pédagogique, affective et sociale :
acquisition de compétences scolaires, travail de groupe
impliquant l’acquisition de compétences variées et
permettant de remédier aux difficultés spécifiques liées à
leurs parcours personnels, aux conditions de la migration
et à leurs conditions de vie en France.
Impact psychologique : mise en confiance, estime de soi,
s’impliquer personnellement dans un parcours artistique
dont ils doivent mener à bien toutes les étapes jusqu’à la
présentation publique. Valorisation de leurs travaux
personnels. Maintien par l’aspect ludique du projet d’un
haut niveau de motivation et d’implication dans le
projet.
La classe FLER du collège Henri Bergson…….
Elle est exclusivement constituée de jeunes migrants
arrivant de pays d’Afrique subsaharienne âgés de 13 à 15
ans. Ce reportage leur donne la parole. Vous entendrez et
verrez chacun d’entre eux prendre tour à tour la parole
sur des sujets variés : leur intégration dans le système
scolaire français et leur prise en charge par les acteurs
du dispositif éducatif, leurs regards sur le système
scolaire en France et en Afrique et ses intervenants, des
témoignages sur leur culture d’origine, leur vision des
Français, des scènes plus intimistes révélant leur
perception de la violence, du pardon, leur attachement à
la famille et à Dieu ,de l’amour, leurs peurs…Tout cela
ponctué de poésies, de chansons, de rythmes, de danse et
surtout animé d’une franchise, d’une spontanéité et d’une
fraicheur extraordinaire….
Bilan de l’atelier
bi-disciplinaire » Paris, c’est comme…. » :Marie-Hélène Le
Gall et Sylvie Fouilhac, collège Camille Sée
Partant du constat que cette classe était particulièrement
hétérogène quant aux origines, niveaux, maturités et vécus
des élèves, nous avons souhaité mettre en place un projet
où chacun trouverait la possibilité de s’exprimer à la
fois dans sa particularité et au sein d’une intention
partagée, par le truchement d’un outil accessible à tous.
Globalement, ce projet a donné l’occasion pour l’ensemble
des partenaires engagés de se réunir, d’échanger et de
croiser les expériences autour de la présentation des
travaux, ce qui paraît essentiel dans le cadre du
processus d’intégration de la classe d’accueil.
Ce
travail mobilisant d’autres compétences que celles
exclusivement linguistiques, parfois vécues comme
dévalorisantes par les plus faibles, visait aussi un
objectif de construction individuelle : mettre en
confiance, assoir une estime de soi dans un nouveau
contexte, s'impliquer de façon personnelle dans un
parcours artistique dont chacun devait mener à bien toutes
les étapes jusqu’à la présentation publique, ce par la
valorisation des travaux produits. A travers un thème
ouvert, à l’aspect ludique, le projet se proposait de
maintenir un haut niveau de motivation et d’implication
sur l'année.
Etait prévu aussi un prolongement, par le biais de
l'informatique, vers le traitement des Images numériques:
enregistrement et recadrage ou/et recherche d'effets
divers.
Quelques visites d'expositions photo ont permis, dans un
autre volet de ce projet, d'aborder l'analyse d'image et
la terminologie nécessaire.
Le
thème choisi :
«
Paris c’est comme… » Reportages photographiques.
Atelier hebdomadaire, 2 heures le mercredi matin sur les
heures de français, lier pratique photographique et
expression orale. Le cours d’arts plastiques du mardi
participait, en complément, à l’exploitation et la mise en
forme du travail.
Chaque séance associait une problématique spécifique de
la photographie (prise de vue, cadrage, net / flou,
plongée / contre plongée, détails, reflets, portraits et
autoportraits…), à un thème et un lieu choisi en
conséquence, sans aucun engagement financier.
Les
sorties visaient des parcours, rues et bâtiments hors des
chemins touristiques et élus pour leurs capacités à
surprendre, à nous transporter ailleurs.
La
conception du projet permettait, par son rythme,
d’intégrer à tout moment les nouveaux arrivants ainsi que
de libérer les futurs « intégrés » sans que la réalisation
du projet en soit affectée.
L'ensemble du travail produit a été confié à un
réalisateur qui est venu voir les élèves en action, les a
interviewés et a conçu un montage de toutes ces images et
des sons récoltés témoignant de cette activité mais aussi
du vécu au quotidien de cette classe. Ce film a été par la
suite projeté dans d'autres sections du collège, qui ont
ou qui devront accueillir ces élèves, et qui ont pris
ainsi connaissance et conscience des difficultés et
enthousiasmes de ces enfants venant du monde entier avec
des bagages si différents. De riches débats ont fait
suite.
Annexes
1.
Données chiffrées 2009-2010 du CASNAV de
Paris
2.
Ecrit personnel de Patricia Gros,
professeure au collège Charles Peguy
3.
Ecrit personnel de Pierre Ferry, professeur
au lycée Maria Deraismes
4.
Ecrit personnel d’Elisabeth Farges,
professeure au Collège Louis Armand
5.
Ecrit personnel de Maria-Esther d’Anjou,
professeure au collège Bergson
6.
Ecrit personnel de Julie Legrand,
professeurs au collège Lucie Faure
Avis des autres enseignants
7.
Ecrit personnel de Marie Duval, professeure
de SVT au collège Charles Péguy
8.
Ecrit personnel de Julien Leroux,
professeur de maths au collège Charles Péguy
9.
Ecrit personnel d’Aymeric Chevillard,
professeur de Sciences physiques au collège Charles Péguy
10.
Ecrit personnel de Chantal Bali,
professeure d’anglais au collège Charles Péguy
Annexe 1
GRAPHIQUES POUR LE BILAN MAI 2010
Constat :
-
Des effectifs en
augmentation constante
-
Profil des
élèves :
-
une augmentation des élèves de moins de
16 ans, d’où la nécessité d’ouvrir un dispositif de
« petits FLER »au collège Bergson.
-
une augmentation du nombre de garçons.
-
Une dominance de jeunes en provenance du
Maghreb, d’Afrique sub-saharienne
-
Orientation des
élèves : une orientation massive vers les CAP
I.
Effectifs et répartition


II.
Profil des élèves




III.
Poursuites de scolarité


Annexe 2
COLLÈGE CHARLES PÉGUY - 75019 Paris ANNÉE
SCOLAIRE 2009-2010
CLASSE DE FLER
Enseignante : Patricia GROS
BILAN D’ÉTAPE EXPÉRIMENTATION FLER JUIN 2010
PRÉSENTATION DU GROUPE CLASSE 2009-2010
• 26 élèves accueillis
3
départs du collège au 1er trimestre (deux départs pour
rapprochement de domicile ; une réorientation en CLA LP).
• Effectif : 23 élèves présents toute l’année scolaire ;
1 élève intégré partiellement en classe de 4e pour les
mathématiques et les sciences physiques au 2e trimestre.
-
13 filles et 10 garçons.
-
Tranches d’âge en septembre : 13 ans ½ : 1 ; 14 ans - 15 ½
ans : 16 ; 16 ans - 16 ans ½ : 6.
-
Origine des élèves/familles : Afrique subsaharienne : 19 ;
Maghreb : 3 ; Amérique centrale (Haïti) : 1.
Dont 4 élèves de nationalité française.
-
Scolarité antérieure :
Pays d’origine (déclaration des familles – correspondance
système scolaire français) : CM2 (2) ; 6e (3) ; 5e (4) ;
4e (3) ; 3e (1) ;
1e
année LP (1) ; école coranique (1).
Dispositif CASNAV : CLA 6e (4) ; FLER (4).
À noter :
4 élèves nés en France ont suivi une scolarité en primaire
puis sont partis à l’étranger.
8 élèves viennent de dispositifs du CASNAV.
DISCIPLINES
Français (10h)
Histoire-Géographie-Éducation civique (4h)
Éducation à l’orientation EAO (4h)
Anglais (3h)
Mathématiques (3h)
Sciences : SVT (1h) - Sciences Physiques (2h)
Vie
de classe (10h/an)
MOYENNES DES NOTES DE LA CLASSE LES PLUS BASSES ET LES
PLUS HAUTES
L’importante hétérogénéité de cette classe se retrouve en
début comme en fin d’année dans les résultats de chaque
matière, on remarque des écarts très importants entre les
moyennes des notes les plus basses et les plus hautes.
1er trimestre
Français 02 /18 ; Hist.-Géo-Éduc civ. 08 / 20 ; EAO 10 /
19 ; Anglais 05 / 17 ; Maths 04 / 16 ; SVT 04 / 19 ;
Physique-Chimie 02 / 17,5.
Compliments : 5 ; encouragements : 2 ; avertissement de
travail : 1 ; avertissement de conduite : 2.
2e trimestre
Français 03 /1 8 ; Hist.-Géo-Éduc civ. 05 / 19 ; EAO 12 /
18 ; Anglais 06,5 / 16,5 ; Maths 0,5 / 14 ; SVT 03,5 / 16
;
Physique-Chimie 02 / 17.
Félicitations : 1 ; compliments : 3 ; encouragements : 3 ;
avertissement de travail : 1 ; avertissement de conduite :
1.
ORIENTATION POUR LA RENTRÉE 2010
4e
: 3
4e
Aide et soutien : 2
3e
DP6 : 6
Bac
pro 3 ans : 1
CAP
: 11
|
TAUX D’ABSENTÉISME (septembre 09 à fin
mai 10) FLER 3e7
|
3e1 |
3e2 |
3e3 |
3e4 |
3e5 |
3e6 |
|
4,75% |
10,16% |
5,5% |
5,94% |
8,35% |
9,56% |
5,96% |
On
remarque que le taux d’absentéisme de la classe FLER est
le plus faible comparé à celui de toutes les classes de 3e
de l’établissement. C’est une classe assidue et les élèves
sont ponctuels. Seuls 2 élèves ont posé problème au 1er et
au 2e trimestre concernant l’assiduité et le respect des
horaires et une élève est souvent absente pour des raisons
de santé.
DELF A2 scolaire et ASSR
Les
élèves ont participé aux épreuves du DELF A2 scolaire
(résultats non encore connus) et à celles de l’ASSR 1
(tous l’ont obtenue) et ASSR 2 (19 admis / 22 candidats).
SPÉCIFICITÉ DE CE DISPOSITIF
Ce
dispositif est porteur d’un projet : permettre à chacun
des élèves de se positionner et d’envisager un parcours
scolaire quel que soit son niveau scolaire.
L’approche doit être globale tant pédagogique que sociale
car certains élèves se trouvent dans des situations si
difficiles que l’apprentissage scolaire devient
secondaire.
Le
suivi post-FLER des élèves permettrait de valoriser et
valider ce dispositif.
LA CLASSE DE FLER
Faible niveau scolaire dans toutes les disciplines, niveau
de francophonie (compréhension, expression) très
hétérogène ; pour la grande majorité des élèves, en
expression écrite les bases du primaire en français
n’étaient pas acquises, pas d’écrit construit.
Pour la plupart des élèves, le Français n’est pas la
langue usuelle mais de scolarisation et même une langue
étrangère. Pour certains.
Si
en Français la priorité a été donnée à la construction et
la structuration de l’écrit, un travail important à l’oral
était aussi nécessaire (lecture, exposés, reformulation
orale de textes).
La
majorité des élèves n’ayant jamais eu de réelles habitudes
ou pratiques scolaires, un travail particulier a été
effectué avec l’ensemble des professeurs de la classe dès
le 1er trimestre sur : le comportement et l’attitude
scolaire ; l’autonomie dans l’établissement ; les méthodes
de travail : rigueur, présentation et organisation ; la
nécessité du travail personnel « à la maison » ;
l’apprentissage des consignes.
L’AMBIANCE DE LA CLASSE
Après un 1er trimestre laborieux d’adaptation, la mise au
travail en début de séances dans toutes les matières
étaient pénibles : intolérance les uns envers les autres,
insultes. Le 2e s’est avéré moins difficile, il fallait
penser à l’orientation… et le 3e trimestre est serein.
LES POINTS FORTS DE L’ANNÉE
-
L’Éducation à l’orientation : les élèves doivent élaborer
progressivement leur projet personnel d’orientation.
Ce
travail s’effectue en relation avec le CIO du 19e et la
conseillère d’orientation-psychologue qui intervient en
classe pour présenter le système éducatif français et
l’orientation puis reçoit les élèves en entretien
individuel.
Les
élèves ont effectué entre 2 et 4 mini stages en lycées
professionnels, 2 élèves ont fait un stage d’une semaine
en boulangerie-pâtisserie. Les retours sont très positifs,
les mini stages apportent beaucoup, les élèves se sont
bien investis, même ceux qui ne font pas grand-chose en
classe et ceux qui sont le plus en difficulté dans les
matières scolaires se sentent valorisés.
Ensuite chacun a fait un rapport oral de son expérience
puis un compte rendu écrit.
8
ex FLER sont venus présenter leur formation, leur
établissement et témoigner de leur année en FLER. Ce
furent des moments d’échanges très intéressants. Certains
ont accueilli des élèves dans leur établissement lors des
mini stages.
Une
visite est effectuée chaque année au salon de l’éducation
pour apprendre à s’informer sur les formations et les
métiers. - Dans le cadre du partenariat avec le Point
d’Accès au Droit du 19e, mise en place cette année de «
Parcours citoyen, la citoyenneté en pratique » : visite
guidée de la Mairie du 19e, de l’Hôtel-de- Ville,
rencontre avec des handicapés, interventions d’avocats sur
des thèmes comme les incivilités et les risques
judiciaires, Droits et devoirs des citoyens, des
étrangers, Droits des enfants, l’organisation de le
justice en France. Ces échanges très riches participent à
l’apprentissage à l’écoute et à la prise de parole chez
les élèves à l’extérieur du contexte scolaire.
LES DIFFICULTÉS RENCONTRÉES
Problèmes rencontrés :
-
Comme chaque année, réussir à vaincre une certaine
résistance de la part des élèves et des familles
concernant cette classe, il leur est difficile d’accepter
le décalage entre le niveau scolaire du pays d’origine et
celui requis en France au même âge et que leur enfant ne
pourra pas intégrer une classe de lycée général après
cette classe.
Aussi un travail important a été effectué en direction des
familles en expliquant les objectifs de la classe FLER au
regard des évaluations du CASNAV et pour les associer à la
scolarité de leur enfant (remises des bulletins,
rencontres avec le professeur principal et le CPE).
Une
présentation écrite officielle de la CLASSE FLER par le
CASNAV à remettre aux familles me semble nécessaire.
-
Lenteur, concentration faible en classe, travail personnel
à la maison insuffisant voir inexistant, difficulté de
travailler en groupe. (Voir plus haut : La classe de FLER)
12
élèves participent à l’accompagnement éducatif :
initiation à l’informatique et aide aux devoirs, séances
réservées aux élèves FLER pour pallier le manque de
travail personnel. Les élèves sont assidus, progressent et
travail en groupe sans problème. L’attitude en classe a
changé.
SUGGESTIONS POUR FAIRE ÉVOLUER LE DISPOSITIF
-
Limiter le nombre d’élèves à 20 par classe de FLER
-
Ne pas orienter dans ce dispositif des élèves ne
maîtrisant pas la lecture.
-
Mener une réflexion concernant les mathématiques et les
sciences avec les enseignants de ces disciplines.
-
Augmenter le nombre d’heures de maths de 3h à 5h.
MATHS, ANGLAIS, SVT
voir les bilans des enseignants.
Annexe 3
Pierre FERRY
Enseignant au lycée Maria Deraismes depuis
2004
-
Présentation :
Nous ne reviendrons pas sur les pré requis ou sur le
programme des FLER, il a déjà été établi et porté à votre
connaissance lors de l’élaboration de ce projet, il y a 6
ans.
Néanmoins, il me parait important de définir les objectifs
de ces élèves pour mieux souligner les points importants,
positifs mais aussi les écueils à éviter pour la suite qui
lui sera donnée dans le futur.
Les
élèves qui composent les différentes classes qui m’ont été
attribuées ont entre 15 et 18 ans, ont pour point commun
d’être francophones mais telle qu’une intégration
immédiate en classe banale compromettrait gravement leur
parcours scolaire.
Parallèlement, une attention toute particulière était
portée à à l’acquisition ou réacquisition tant
orthographique que morphosyntaxique du français mais aussi
à la compréhension écrite des consignes et des textes.
l’apprentissage de l’histoire et de la géographie afin de
parfaire la découverte et la compréhension d’un monde que
la plupart ne connaissaient que de loin.
-
Les points
essentiels :
Les faiblesses du dispositif et les jalons à poser pour
faire évoluer le dispositif
Le
premier point qui me parait fondamental et duquel il ne
faut, à mon avis, pas déroger est le recrutement de ces
élèves. Plus les pré requis exigés au moment de leur
sélection sont respectés, plus l’enseignant est à même de
mener à bien sa mission. L’homogénéité du niveau offre en
effet de meilleures garanties de succès. Cela parait une
évidence maintes fois évoquée mais elle est d’autant plus
nécessaire que l’on a affaire à un travail de remédiation
qui constitue souvent « l’ultime » chance de l’élève de
s’en sortir.
A
ce titre, il est à mettre au crédit du CASNAV d’avoir
progressivement respecté ce principe et d’avoir accepté de
réorienter aussi rapidement que possible les élèves qui
relevaient d’une autre structure après évaluation de
l’enseignant. Cette année
cependant et pour la première fois, des élèves issus
d’autres classes d’accueil ont été placés dans ce
dispositif faute de les avoir orientés dans une voie
définitive. Une classe d’accueil a pour mission d’assurer
la transition entre la classe du pays d’origine et celle
du pays d’accueil et de contribuer par la diversité de son
enseignement à une adaptation réussie. Laisser cette
situation perdurer d’une année sur l’autre me parait
constituer une entrave à cette mission du fait qu’elle
place l’élève dans une situation de transition continue.
Le
deuxième point est que les apprenants de cette classe ont
besoin de jalons tant du point de vue pédagogique que du
point de vue de l’orientation. Il est donc indispensable
que le système scolaire et le parcours possible qui leur
est offert leur soient présentés en début d’année. Par
ailleurs, des rendez- vous réguliers auprès de la
conseillère d’orientation en concertation avec le
professeur principal sont souvent nécessaires à l’ensemble
de l’équipe pédagogique afin de définir, au fil du temps,
un profil qui facilitera leur progression et leur
adaptation à un monde qui leur est étranger.
L’approche pédagogique que je propose est fondée sur un
apprentissage progressif de l’écriture qui contribue à la
réalisation et à la compréhension de structures simples
pour aboutir à des schémas plus complexes en cours
d’année, apprentissage qui assure le basculement sur
l’acquisition de notions propres aux programmes scolaires
qu’ils auront à appréhender les années suivantes.
Compte tenu de l’âge des apprenants et de leurs parcours
scolaires respectifs, l’orientation des élèves se fait
pour l’essentiel vers des filières professionnelles bac
pro, CAP ou BEP (jusqu’en 2008) avec une répartition
moyenne de 50/ 50 entre CAP et BEP- Bac Pro. Toutefois
l’ouverture peut être élargie à des orientations de type 4ème
pour les élèves les plus jeunes (jamais plus de 14 ans) et
qui ont réalisé une progression solide durant l’année.
Cette dernière possibilité est cependant extrêmement
réduite du fait de l’âge plus avancé des élèves dans la
structure du lycée Maria Deraismes. Elle montre cependant
que l’équipe pédagogique s’est efforcée à chaque fois
d’étudier au plus près tous les projets envisageables.
Les points positifs :
Depuis l’année 2004-2005 il a en effet été
décidé en accord avec la CPE d’organiser chaque
année une rencontre entre les anciens et les
nouveaux élèves du dispositif. Cette
initiative connaît un grand »succès » et contribue à
rassurer les nouveaux arrivants sur l’utilité et
l’efficacité du dispositif.
Projet de classe
-
La mise au point
en 2010-2011 d’un projet cofinancé par le FSE intitulé
« d’une vie à l’autre » qui propose une formation
multidisciplinaire consacrée à la réalisation de carnets
de voyage où se mêlent graphisme, écriture, théâtre et
vidéo. L’ensemble des compétences des élèves sera ici
mise à contribution et leur permettra de mieux
comprendre et donner un sens à leur parcours.
Un point négatif :
A
l’image des autres classes d’accueil, les élèves de FLER,
en raison de leur parcours et de la transition parfois
brutale entre leurs lieux d’origine et la France, ont
besoin d’un apprentissage complet qui puisse leur
permettre de consolider leurs acquis. L’arrivée
d’apprenants au-delà du 3ème mois après la
rentrée me parait vraiment préjudiciable surtout si les
bases sont fragiles.
L’arrivée dans ce dispositif d’élèves issus
de classe d’accueil ou d’ENSA (non scolarisés
antérieurement) alors que les autres dispositifs ont
mission à l’instar des FLER d’assurer la remédiation et
l’orientation des élèves au terme d’une année scolaire.
Dans le cas contraire, on risque de les laisser ces élèves
installés dans une « voie de garage » jusqu’à l’âge limite
de scolarisation et sans perspective de
sortie.
-
Les grandes
lignes à suivre pour l’année suivante :
-
Du point de
vue pédagogique, associer à l’enseignement des
notions, des repères visuels, des rencontres, des
parcours sur site (visites de lieux qui se réfèrent à
une thématique), l’accès de la classe à des
intervenants extérieurs qui aident à une meilleure
compréhension de leur nouvel environnement présent et
futur.
Annexe 4
Elisabeth Farges
Lycée LOUIS ARMAND
Juin 2010
Bilan du travail
effectué dans le dispositif de FLE-R
|
Ouverture de la classe : 4 janvier 2010
25 élèves affectés
24 se sont présentés
21 présents en mai 2010
|
Répartition horaire des 27 heures :
Français/HG 18 h (12
h français + 6 h HG)
Maths 2 h
Maths/Sc. phys. 2 h
Anglais 3 h
EPS 2 h |
IV.
Contenus de cours, thèmes abordés
Principaux supports utilisés :
1.
Différents supports de niveau 6e à 4e
de collège.
2.
Manuels de 3e : Français 3e
« Textocollège. Livre unique », J.J. BESSON et al.,
Hachette.
Histoire-Géographie 3e,
S. COTE et al., Nathan.
V.
TEXTES
Types de textes lus et travaillés (CE) + Productions
écrites ou orales en relation (PE, PO) :
-
La narration :
conte, nouvelle, roman (nombreux extraits et œuvres
intégrales) et PE
-
La description,
le portrait : extraits d’œuvres (CE, PE). Sorties
scolaires (musée du Louvre, musée des Arts forains) :
description des lieux et des objets, histoire du lieu
(PE / PO)
-
L’argumentation
(CE + PO) : étude de textes et débat sur le thème
-
Le texte
poétique, le lyrisme, la fable : poésies et chansons
(cahier de poésie)
-
Le texte de
presse : revues de presse hebdomadaires, travail par
groupes (avec CE, PE, PO et CO)
Texte d’imagination, biographie, autobiographie, roman
historique
Récit, description, paroles (paroles rapportées, discours
direct et indirect, dialogue)
Texte publicitaire
Lecture de l’image (différents supports et aussi en
histoire-géographie)
Exemple de textes étudiés
(de
différents types : conte merveilleux, récit d’aventure,
récit d’enfance, œuvres de différentes époques) :
-
Textes de
l’Antiquité : L’Illiade et l’Odyssée (extraits)
-
Conte (œuvre
intégrale) : Le Petit Poucet (C. Perrault)
-
Nouvelle (œuvre
intégrale) : La fin de Robinson (Michel Tournier)
-
Roman (œuvre
intégrale) : L’Enfant noir (Camara Laye)
-
Description,
portrait (extraits) : Notre-Dame de Paris (V. Hugo),
Le Rouge et le Noir, (Stendhal)
Zola, Maupassant, etc.
-
Poésie/récitation : Rimbaud, Du Bellay (et chanson de
Ridan), Hugo, La Fontaine, Apollinaire, etc.
Nombreux autres extraits courts comme support des
activités de grammaire et d’orthographe (Maupassant, Dahl,
Andersen, Clavel, Daeninckx, etc.) : tous les exercices et
dictées se font sur des extraits de textes littéraires
(avec, au passage, compréhension du texte et acquisition
du lexique).
VI.
ORAL
Travail régulier de l’oral en CO et PO :
VII.
ÉTUDE DE LA LANGUE
AP – Analyse de la phrase
phrase simple
phrase complexe, analyse de la phrase
coordination, juxtaposition, subordination
types de phrase
phrase affirmative, phrase négative
subordonnées conjonctives, relatives
subordonnées circonstancielles (temps, lieu, cause)
CM – Classes de mots
nom, déterminants, adjectif qualificatif,
pronoms, verbe
adverbe, formation des adverbes (suffixe –ment)
conjonctions de coordination, de subordination
pronoms relatifs, prépositions
polysémie des mots grammaticaux (que...)
FC – Fonctions grammaticales
sujet du verbe, CO du verbe (direct, indirect)
CC
(de temps, lieu, cause)
épithète, attribut du sujet
complément d’agent
apposition
CV – Conjugaisons et valeur des temps
infinitif
présent, passé
les
trois groupes de verbes
indicatif
(temps simples et composés)
présent, imparfait, futur, passé simple
passé composé, plus-que-parfait
impératif
conditionnel
présent, passé
participe
présent/passé
valeur des temps du passé
voix active/passive
verbes transitifs, intransitifs
forme pronominale
analyse du verbe
OG – Orthographe grammaticale
accord dans le GN, accord SV
accord du pp avec être et avoir
morphologie du verbe, à tous les temps étudiés
morphologie des verbes irréguliers au présent
pluriels des noms
ponctuation
OL – Orthographe lexicale
signes auxiliaires, accents
majuscule / minuscule
homonymes, homophones
composition lexicale
préfixes et suffixes d’origine latine et grecque
familles de mots
adverbes en –ment
DL – Domaines lexicaux
émotions, sensations, sentiments
valeurs, jugement
genres et registres littéraires (lyrisme, fantastique)
versification et formes poétiques
argumentation
NL – Notions lexicales
formation des mots : radical, préfixation, suffixation
composition, dérivation, familles de mots
initiation à l’étymologie
synonymie, antonymie
polysémie
sens propre, figuré
figures de style, comparaison, métaphore
niveaux/registres de langue
Histoire – Géographie – Éducation civique
Histoire
1.
Repérages : notions de chronologie, frise chronologique,
calendriers.
2.
Antiquité : Orient ancien, invention de l’écriture, Égypte
(sortie scolaire) et Grèce anciennes.
3.
Chronologie de l’Histoire de France, de la conquête
romaine au Xxe siècle.
4.
Xxe siècle : 1ère GM, entre-deux-guerres, 2ème
GM.
Géographie
1.
Repérages et savoir-faire : les points cardinaux, savoir
lire une carte de géographie et sa légende, etc.
2.
Espace proche : Paris, région Île-de-France, quartier,
histoire du quartier de Bercy (sortie scolaire).
3.
France administrative : régions (élections régionales),
départements, communes.
4.
France physique (rapidement) : fleuves, montagnes, villes
principales.
5.
Peuplement de la terre (répartition, contraintes
naturelles, démographie, inégalités).
6.
Europe (rapidement) : les 27 pays, la zone euro, la zone
Schengen, les institutions.
Éducation civique
1.
Règlement du lycée, droits et devoirs de chacun.
2.
École gratuite, laïque et obligatoire, la laïcité.
3.
Vie démocratique et citoyenneté : les libertés, liberté
d’expression, élections, etc.
4.
Égalité des droits, solidarité, système de sécurité
sociale, ONG.
5.
Droit du travail (horaires, congés, SMIC, travail des
enfants, etc.).
VIII.
Ce qui a bien fonctionné
Cette classe de FLE-R se composait en majorité du public
habituel aux dispositifs du CASNAV : élèves
primo-arrivants en France, très désireux de s’intégrer
dans le pays d’accueil et dans le système scolaire,
sérieux, travailleurs, extrèmement motivés et désireux de
bien faire, quel que soit leur niveau d’arrivée, même
faible, et ayant un véritable projet pour la suite de
leurs études.
Ces
élèves sont également attentifs et actifs en classe, très
gentils et bien élevés, tenant compte de chaque remarque
qui peut leur être faite dans leur désir d’adopter au plus
vite le comportement scolaire et social attendu.
Ils
se montrent intéressés par pratiquement tout ce qui est
fait en classe, en particulier par ce qui concerne la
culture et les habitudes du pays d’accueil, la dimension
interculturelle, les sorties scolaires et par-dessus tout
par les histoires lues ou racontées par le professeur, par
la poésie et les textes littéraires en général. Ils aiment
beaucoup aussi l’histoire et la géographie.
Le
lycée a très bien accueilli ce dispositif, nouveau dans
l’établissement, et tout a bien fonctionné.
II. Ce qui a moins bien fonctionné, et
solutions à prévoir
Erreur d’orientation de certains élèves
(comme cela a été évoqué par l’ensemble des enseignants du
dispositif lors des réunions).
Sur
les 24 élèves inscrits à Louis Armand, 5 élèves ne
semblaient pas du tout à l’aise dans le dispositif.
Conséquences :
-
Leur malaise s’est exprimé par des
perturbations constantes et très gênantes
pour les autres élèves.
-
Ces élèves n’ont pas réussi à se mettre au travail et
n’ont montré aucune motivation.
-
Leur absentéisme a été important.
-
Leurs progrès sont faibles ou inexistants : 2 avaient déjà
un certain niveau de français mais ont peu progressé, 2
autres en sont restés à un niveau très faible, n’ayant
fourni aucun travail, 1 élève n’a été présent qu’environ ¼
du temps. Ils n’ont donc retiré aucun bénéfice de leur
passage dans le dispositif.
À
noter :
-
Ces 5 élèves
n’étaient pas des primo-arrivants,
contrairement aux autres.
-
Ce phénomène
semble nouveau : je ne l’avais pour ma part jamais
observé dans les classes du CASNAV, rejoignant ainsi les
remarques des collègues du dispositif lors des réunions.
Une
hypothèse :
Ayant effectué la plus grande partie de leur parcours
scolaire en France, ces élèves ne comprennent pas ce qu’il
font dans une classe de primo-arrivants et ne se sentent
donc pas à leur place.
Ils
ne montrent d’ailleurs pas les mêmes intérêts que les
autres (en particulier, évidemment, en ce qui concerne la
découverte du pays d’accueil, de sa culture et de son
système scolaire, ce qui est compréhensible puisqu’il ne
s’agit pas pour eux d’une découverte).
La solution :
trouver d’autres classes qui pourraient accueillir avec
plus de profit ce type d’élèves.
IX.
Points forts de ce dispositif
Essentiellement, l’accueil personnalisé que nous pouvons
réserver aux élèves primo-arrivants, que ce soit sur le
plan académique que sur celui de la vie scolaire ou de
l’adaptation au pays d’accueil.
Les
élèves, en effet, en plus des informations qu’ils
reçoivent en classe, font souvent appel à nous pour toutes
sortes de questions qui se posent à eux dans leur
adaptation au pays et à la société française.
Sur
le plan scolaire, le dispositif permet de bien cibler
leurs besoins et leurs lacunes et ainsi de les préparer le
plus efficacement possible à la suite de leur scolarité.
X.
Autres remarques
En mathématiques :
-
Le nombre
d’heures semble insuffisant,
le niveau des élèves étant très faible à leur arrivée.
-
Les enseignants
de maths auraient souhaité pouvoir dédoubler la
classe, étant donné le faible niveau des élèves et
aussi les arrivées échelonnées (sur 7 semaines), mais
cela n’a pas été possible. Les élèves ont besoin d’une
aide personnelle importante, ce qui pose un problème
avec 24 ou 25 élèves.
En anglais :
Le
professeur aurait aimé pouvoir aussi dédoubler la
classe car il lui a été impossible de suivre la
progesssion qu’elle avait prévue en raison des arrivées
échelonnées (sur 7 semaines) et le niveau débutant ou très
faible des élèves. Ci-dessous le bilan du professeur
d’anglais.
Contenus de cours :
Mise en place des différentes activités langagières et
développement des compétences communicatives : établir un
contact social, décrire sa personnalité en parlant de ses
goûts et habitudes, fournir des renseignements sur une
tierce personne, communiquer sur des situations de la vie
courante, poser des questions et répondre spontanément
lors d’une discussion.
Le
niveau A1 du CECRL est atteint pour la plupart des élèves.
Ce qui a bien fonctionné :
La
plupart des élèves étaient motivés et désireux d’apprendre
ou d’approfondir des connaissances déjà existantes.
Ce qui a moins bien fonctionné, et
solutions à prévoir :
L’arrivée des élèves étalée sur un mois et demi a perturbé
la progression de la quinzaine d’élèves qui étaient avec
nous dès la mise en place du dispositif, nous obligeant à
rebrasser plus que nécessaire. Quelques élèves ont eu du
mal à s’intégrer au groupe déjà constitué, ce qui a
participé à leur manque de motivation.
Il
me semble souhaitable de constituer un groupe-classe dès
la rentrée afin que la progression de tous soit plus
harmonieuse.
Annexe 5
Maria-Esther D’Anjou,
Collège Henri Bergson
Mon objectif pédagogique pour la classe de FLER
,
Mon
objectif pédagogique était de les rendre capables de lire
des textes, de les comprendre et les résumer. A la fin de
l’année comme résultat de ce travail on écrirai une
histoire.
J’ai décidé de travailler sur des œuvres intégrales. J’ai
choisi ce type de textes parce que nous n’avions pas de
livre de classe. Le travail sur des œuvres intégrales a
permis aux élèves d’avoir pour certains un livre à eux
pour la première fois. Ils ont lu en classe des passages
mais la lecture restait à faire à la maison. Pour
certaines œuvres cela a été difficile. Ils n’avaient pas
de dictionnaire pour s’aider s’ils ne comprennent pas le
sens d’un mot. J’ai constaté que les élèves ont un
vocabulaire très réduit et que la plupart du temps ne
connaissent pas le sens correct du mot. Je pense que je
n’ai pas assez approfondi le travail de vocabulaire. Je
crois que je peux renouveler mon expérience des lectures
intégrales mais en préparant plus les parcours de lecture.
La compréhension des textes a bien progressé. Ils sont
maintenant capables de lire des textes courts et de
répondre pertinemment aux questions. Mais ils ont encore
du mal à trouver les sous-entendus du texte. J’ai pu le
constater au moment de faire le résumé Ils voulaient tout
raconter, avaient du mal à trouver les idées générales et
l’organisation du texte. Pour y remédier, nous avons
travaillé des textes isolés pour apprendre à repérer
l’organisation du document.
Depuis la semaine de la presse, les élèves réalisent un
journal de bord. Je leur distribue tous les jours un
journal gratuit. Ils doivent sélectionner une information,
la lire et la résumer en expliquant pourquoi ils l’ont
choisie. Cela permet de continuer le travail de
compréhension de textes, le résumé et donne une initiation
à l’argumentation.
Le
travail que plus de satisfaction m’a donné est le projet
du livre à écrire. Tous les élèves ont bien voulu
participer. Le travail a été très intéressant et riche.
Les histoires imaginaires parlent des problématiques des
élèves. Ils ont transféré dans leurs personnages leurs
souffrances et leurs rêves. J’ai été très surprise de voir
à quel point un travail sur l’imaginaire reste révélateur
de leur vie en France Le seul problème c’est la lenteur.
Les élèves ont mis beaucoup de temps à faire les
corrections. Nous avons envoyé les textes et les dessins à
l’éditrice et nous aurons les livres avant les vacances.
Le
travail sur l’image a beaucoup plu aux élèves. Nous avons
participé au projet collège au cinéma. Nous avons étudié
les termes propres au cinéma. Nous avons aussi analysé les
histoires en elles-mêmes. La première, par exemple,
(Abouna) nous a permis de parler de l’Afrique et de faire
le lien avec l’écriture à travers Saint-Exupéry.
J’ai essayé de faire tous les liens possibles entre
images et films avec les textes littéraires notamment les
textes fondateurs.
Nous avons visité le Louvre pour découvrir les dieux grecs
et romains dans la peinture et la sculpture. Ils ont bien
aimé découvrir les personnages rencontrés dans le livre
des Dieux s’amusent. Le travail sur les Métamorphoses
d’Ovide nous ont permis d’étudier la peinture : Rembrandt,
Brueghel, Dali, Bernini.
Mon
principal problème était d’organiser le travail de façon
différenciée. Pour certaines activités j’ai réussi à
mettre en route des petites taches bien concrètes. Mais en
général j’ai beaucoup travaillé en classe entière. Pour
l’année prochaine, je pense que je connais plus le profil
des élèves et les enjeux. Le travail différencié est une
évidence mais il demande d’avoir une idée d’ensemble.
Un
autre problème assez important pour moi a été
l’orientation des élèves. Comme tu as pu le constater, je
ne m’y attendais pas à orienter mes élèves vers un CAP.
Le
travail différencié et l’orientation me font penser qu’il
faudrait essayer de travailler des aspects transversaux du
français pour que tout le monde soit prêt pour la suite.
Avant je pensais qu’il fallait s’attaquer au programme de
6e et 5e. Maintenant, je vois que je
dois connaître et préparer les élèves au programme de
français de CAP !
J’ai constaté aussi que les élèves sont très déstructures.
Pour certains élèves le travail était beaucoup trop
difficile. L’agitation constante et l’envie de jouer
étaient au centre. Ils ressemblaient trop aux élèves de
classe banale. Ils n’ont pas la fraîcheur des élèves
nouvellement arrivés.
En conclusion, j’ai bien aimé travailler dans ce
dispositif. Je bien compris le profil des élèves et j’ai
une vue d’ensemble du travail à accomplir avec eux. Il
faudra expérimenter un travail plus différencie et pour ce
faire, il faudra connaître le niveau des élèves
rapidement. L’idée du test de début d’année me semble
capitale pour construire ma progression. J’aimerai
reconduire la production d’un texte écrit à publier. Je
voudrais aussi aller au théâtre avec la classe.
Annexe 6
Julie LEGRAND
Professeur principal de la classe F.L.E.R., Collège Lucie
Faure
F.LE.R.
Chaque année est différente et incite à mettre en place un
programme adapté.
Voici le compte rendu de cette année.
PROFIL DES ELEVES
Nouveaux arrivés “authentiques”
- 3
élèves ayant un niveau de compréhension et d’expression
très bons
- 4
élèves ayant expression écrite confuse, lecture hachée,
une expression orale
souvent confuse.
Capacité d’autonomie assez bonne dans toutes les matières.
Nouveaux arrivés provenant d’un dispositif CASNAV
-
11 élèves ayant suivi durant une ou deux années une classe
du dispositif
CASNAV (E.N.S.A, CLA), ce sont presque tous de nouveaux
apprenants, parmi
ceux-ci trois élèves ne savent pas lire à l’arrivée. Le
niveau de mathématiques est
faible.
Allers retours France - Etranger
- 1
élève né en France de père natif français, admis au début
de l’année en 5è
générale, arrivé en FLER à la fin du 2è trimestre, ayant
subi une scolarisation
très cahotique pour cause de divorce (primaire en France
et collège en Suisse
allemande).
- 1
élève d’origine malienne a terminé ses études primaires en
France, puis a été
envoyé en famille au Mali pendant quatre ans (il a été
renvoyé en janvier pour
problème de comportement)).
- 1
élève ayant fait plusieurs aller-retour entre l’Algérie et
la France. A effectué
une
année de FLER (2007-2008) puis est repartie un an en
Algérie.
Ces
trois élèves sont bons lecteurs, ont une bonne expression
orale, mais ont des
connaissances lacunaires en grammaire, conjugaison.
Le
niveau de mathématiques est très faible pour la moitié des
élèves.
Le
professeur a décidé de faire une heure groupe entier, deux
heures en demi groupe
pour pouvoir faire avancer chaque élève selon son niveau.
Je
tiens à dire que c’est la première fois que j’ai autant
d’élèves qui ont suivi
auparavant un parcours dans les dispositifs du CASNAV.
CONDITIONS D’HEBERGEMENT
11
vivent dans leur famille
5
sont hébergés par une tante ou un oncle
4
sont en foyer (ASE)
1
vit en famille d’accueil
ASSIDUITE
Les
élèves sont assidus en cours, aucun problème d’absentéisme
sauf une élève
connaissant de lourds problèmes familiaux et matériels qui
s’absente
régulièrement pour problème de santé (psychologique et
physique).
ECUEILS
Un
grand nombre d’élèves ont un niveau faible en français et
en mathématiques
lié
à un manque de fréquentation régulière de l’école. Ils
n’ont donc pas de bases
scolaires assez solides pour intégrer les connaissances
dispensées dans les
disciplines générales.
Leur connaissance du français oral et écrit se réduit au
langage quotidien et un
gros problème de vocabulaire les empêche d’avancer, le
monde de l’écrit est un
monde inconnu, attirant et répulsif. Il y a beaucoup de
nervosité à la distribution
d’un travail à faire ou pour un contrôle. La peur de ne
pas réussir ou de ne pas
être à la hauteur crée une demande générale d’aide, de
l’impatience, du
découragement. S’habituer à faire un contrôle pendant une
heure ou deux sans
parler, sans demander l’aide du professeur s’est révélé
impossible au départ,
rares ont été les élèves autonomes. Il faut sans arrêt
revenir sur ce que l’on a fait
car
ils oublient facilement ce qui a été appris. Ils ont
beaucoup de plaisir à
apprendre les règles de grammaire et de conjugaison. Ils
aiment apprendre par
cœur des éléments simples, mais ils ont de grosses
difficultés à affronter la
construction du mot, familles de mot, synonymes,
antonymes, champ sémantique
et
lexical, phrases complexes.
Les
analyses des extraits de romans ou nouvelles ont été
ardues car le
vocabulaire devient vite complexe et l’hétérogénéité des
niveaux ne permet pas
d’aller trop loin sans perdre des élèves en route qui
perturbent alors la classe.
En
mathématiques, il y a tellement de faiblesses que le
professeur aurait besoin
d’heures supplémentaires pour combler les lacunes et
avancer de façon plus
efficace.
Ce
manque d’habitudes scolaires crée des difficultés à
comprendre les règles
scolaires qui permettent la possibilité de travailler dans
la sérénité : rester assis
sans parler pour écouter est un effort pour beaucoup qui
ont tendance à s’énerver
ou
à s’endormir, maintenir son attention en cours, ne pas
manger, ne pas se lever,
ne
pas aller aux toilettes, faire ses devoirs à la maison
relève de l’exploit, lever la
main pour parler, s’écouter les uns les autres. Les
problèmes affectifs ont
tendance à passer en priorité, avec son corollaire la
violence. Difficultés à vivre
ensemble avec les pairs et avec les professeurs
(considérés comme un copain, ou
un
membre de la famille). Il y a un manque de maturité chez
beaucoup.
Certains élèves ont subi l’ascendance d’esprits négatifs,
il y a eu beaucoup de
petits problèmes de violence, de rébellion par rapport aux
règles du professeur et
de
l’établissement. Ils s’interpellent, se fâchent entre eux
en plein cours, se
rebellent au rappel à l’ordre.
Deux élèves ont été exclus cette année, c’est la première
fois que cela m’arrive.
L’un avait fait sa scolarité en France jusqu’à la fin du
cycle primaire, était reparti
au
Mali quatre ans et avait été inscrit en FLER à son retour
comme
“nouvellement arrivé”. Il était semi délinquant et en
opposition totale avec les
adultes. L’autre était en rupture avec le collège au
Sénégal car il souhaitait se
consacrer au football en tant que professionnel, il est
venu en France pour cette
raison. Il était trop âgé et ne savait pas se comporter
comme un “collégien”.
POINTS FORTS
Malgré tous ces points négatifs, ils n’ont pas le profil
d’élèves en échec scolaire.
La
bonne volonté, l’envie de réussir leur permet toujours de
progresser et de
comprendre ce que l’adulte leur demande. La chance que
nous avons en tant que
professeur de ce dispositif est que nous avons la
possibilité de nous adapter à ce
dont ils ont besoin et donc de créer un programme, alors
je me mets à leur rythme
en
me mettant toujours en état de proposition.
J’ai vite remarqué qu’écouter un professeur trop longtemps
pouvait créer un état
de
passivité ou de nervosité. Alors j’ai souvent mis en place
des séances de
travail en groupe : installés par groupe de deux, trois ou
quatre face à une
compréhension ou une production d’écrit, ces élèves s’autodisciplinent,
cadrent
leur énergie et communiquent avec calme et intérêt sans
que j’aie besoin
d’intervenir. L’année dernière, avec des élèves d’un
niveau plus élevé je n’avais
pas
pu mettre cela en place car cela ne leur convenait pas.
J’ai fait en sorte de m’adapter à ce qui les intéresse.
Ils
aiment lire, se mettre en scène, être filmés, mettre en
valeur leur originalité
face aux autres, Le théâtre (petits ateliers en
demi-groupe) et la poésie ont
beaucoup plu.
Ils
sont romantiques, ils parlent d’amour toute la journée
donc pour la Saint-
Valentin nous avons étudié une série de poèmes d’amour
très appréciés, supports
de
production écrite idéals.
Ils
ont un intérêt très fort pour leur origine, leur passé en
Afrique qui crée une
volonté de connaître l’histoire de leur continent : nous
avons travaillé sur
l’histoire du cacao (lecture filmée), l’esclavage et la
colonisation puis la
francophonie.
il
y a une grande fraîcheur qui a permis d’aborder ces sujets
sans passion ni
revendication.
Quelques exemples de travaux d’écriture :
Ecrire sur le modèle de... :
-
autobiographies, narration avec dialogues (romans, B.D.),
extraits de pièces de
théâtre), poésies (poésie contemporaine, haïku,
acrostiches).
LES
ADULTES
Les
professeurs, les CPE, l’assistante sociale, l’infirmière
et la principale se sont
beaucoup investis pour gérer les problèmes de comportement
des élèves et les
aider à réussir. Grâce à cela la classe réussit à cadrer
ses débordements.
Les
parents sont investis en général et participent quand ils
sont sollicités à ce
travail d’éducation. En ce qui concerne les orientations,
le travail conjoint du
COP, des parents et des élèves se fait sans trop de
difficultés. Les élèves ont très
envie d’intégrer un parcours scolaire normal, même s’ils
sentent le bienfait de
cette remise à niveau, ils ont un problème de
reconnaissance par rapport à leur
profil “différent”. J’ai remarqué que les liens d’amitié
entre ces élèves se
prolongent bien après la classe de FLER.
________________
Sorties : musée du Louvre pour les antiquités égyptiennes,
la caserne des sapeur-pompier
de
Charonne, les arènes de Lutèce. Une sortie cinéma est
prévue en fin
d’année.
Interventions :
-L’équipe de personnes âgées Lire et faire Lire est
intervenue deux fois par mois,
cela leur a été difficile car les élèves devenaient
passifs au bout d’une demi-heure,
ils
ne comprenaient pas certains mots et perdaient alors le
fil de la lecture. Je
pense qu’ils voulaient lire avant tout, que “ne rien
faire” les désintéressait. Cela
n’a
pas empêché qu’un lien se crée car ces personnes étaient
extrêmement
gentilles et respectueuses des élèves, il y a eu un
respect partagé.
-
Un médecin a conversé avec les élèves sur les différents
aspects de la sexualité
pendant deux heures . Cela a répondu à une forte demande.
Annexe 7
COLLÈGE
CHARLES PÉGUY
Classe de 3ème FLER. Bilan SVT, année
2009/2010.
Professeur : Marie DUVAL
1) 23 élèves, 1heure hebdomadaire.
2) Contenu de l'enseignement :
Après un chapitre introductif sur le
vocabulaire du corps, étude de la reproduction humaine :
• Les modifications liées à la puberté
(comportementales, morphologiques et physiologiques)
• L'anatomie des appareils reproducteurs.
(structure et fonction)
• Comparaison des cellules reproductrices
• De la fécondation à la naissance
(développement intra-utérin « 9 mois pour devenir un bébé
», les étapes de l'accouchement).
• Les principales méthodes de
contraception.
• Les IST.
(Niveau adapté 5ème/ 4ème)
3) Les écueils :
Groupe très hétérogène, en particulier à
l'écrit. Absence d'apprentissage des leçons à la maison.
Annexe 8
COLLÈGE
CHARLES PÉGUY
CLASSE FLER - MATHÉMATIQUES
Le Roux Julien Paris, le 26 mai 2010
Objet :
Bilan d'étape expérimentation FLER 2010 pour le cours de mathématiques.
1)
Le groupe élève compte 23 élèves cette année pour un volume horaire
hebdomadaire de trois heures en classe entière.
2)
Nous avons abordé essentiellement des notions du programme de
sixième : écritures des nombres, notion et calcul
fractionnaire (sans la division), définition des divers
objets géométriques (droite, segment etc.) avec les
propriétés sur le parallélisme, le cercle et le disque,
aire et volume, les triangles particuliers, angles
Concernant les parties du programme de cinquième : priorité
de calcul, nombres relatifs, repérage.
3)
Les difficultés rencontrées concernent surtout la gestion du
groupe, trop nombreux et trop hétérogène. La mise en place
de groupes de niveaux sur certains temps de cours a aidé
un peu.
4)
Les cours les plus réussis étaient ceux où tout le monde découvrait
une nouvelle notion, suffisamment simple pour que personne
ne soit perdu.
5)
Les résultats de la classe étaient plutôt corrects. Cependant les
élèves sont peu rapides pour faire une évaluation et le
travail à la maison bien que rare est rarement fait.
6)
Je vois quelques points susceptibles de s’améliorer :
-Proposer une formation aux enseignants de FLER pour apprendre à
gérer l'hétérogénéité.
-Les tests du CASNAV doivent permettre à l'enseignant de se rendre
compte de ce que l'élève sait faire. La majorité des
dossiers que j'ai vus, l'élève avait une note très basse
qui ne permettait de rendre compte de rien. Il faudrait
que l'élève réussisse à obtenir la moyenne à un test afin
de pouvoir évaluer son niveau.
-Il faut essayer d'avoir un groupe plus restreint, plus de 20
élèves rend difficile tout travail un peu personnalisé.
-Enfin fixer des objectifs d'apprentissages. Il semble
primordial au moment ou l'évaluation par compétence se met
en place que les professeurs aient des objectifs clairs à
atteindre. Et pas le programme du collège comme seul
support, car celui-ci n'est pas transposable tel quel à
une classe de FLER.
Annexe 9
COLLÈGE
CHARLES PÉGUY
Professeur Aymeric CHEVILLARD
Bilan en Sciences Physiques de la classe de FLER 2010.
Ce bilan reprend dans l’ordre les critères évoqués dans le document
distribué aux professeurs :
1. La classe de 3ème
FLER est composée de 23 élèves. Ils sont répartis en deux
groupes pendant les cours de sciences physiques : 1 groupe
de 11 élèves et un groupe de 12. Chaque groupe est vu 1
fois 1 heure par semaine.
2. Nous avons abordé cette année le programme de 5ème
en électricité et en chimie. Soit :
I. Les circuits électriques en courant continu :
- Qu’est-ce qu’un circuit électrique ? (dipôles, schématisation et
court-circuit)
- Circuit électrique en boucle simple (sens du courant, DEL,
conducteurs/isolants, Danger du courant, Influence du nombre et de
l’ordre des dipôles)
- Circuits électrique comportant des dérivations.
II. Chimie :
- Matériel et consignes de sécurité.
- Volume (définition, unités, conversions et mesure)
- Masse (définition, unités, conversions et mesure)
- Relation masse/volume pour l’eau
3. L’hétérogénéité des élèves n’a pas été simple à gérer
au début. Pour certains le passage a l’écrit a été très
difficile. Mais la possibilité de faire deux groupes de
niveau a permis de cibler plus facilement les difficultés
de certains.
4. Pour la plupart des élèves, les manipulations en classe
ont été appréciées et se sont bien passées. Leurs
évaluations ont d’ailleurs toujours été satisfaisantes.
5. Deux moyennes très proches au premier et au deuxième
trimestre : 8,4 et 8,3.
6. La possibilité
de faire des groupes en sciences physiques au collège
Charles Péguy est vraiment un point très positif.
L’évaluation plus rapide des élèves présents au début de
l’année ainsi que ceux arrivant en cours d’année
permettrait de mettre en place beaucoup plus tôt les
groupes de niveau.
Annexe 10
COLLÈGE
CHARLES PÉGUY
Chantal BALI
ANGLAIS
1. Nombre d'élèves : 23 élèves, 3 heures par semaine
2. Programme : -savoir se présenter (âge, nationalité,...)
- parler de ses goûts
- parler de ses habitudes et de celles d'un camarade
– savoir compter, donner l'heure
– éléments de phonétique (sons de l'anglais, alphabet)
– une chanson est en préparation
3. Difficultés : - manque d'échanges entre les élèves étant
donné le nombre trop élevé et le fait qu'il faille d'abord
les « socialiser » avant qu'ils puissent communiquer sans
s'agresser ou se moquer les uns des autres. Le groupe ne
commence à bien fonctionner qu'au cours du deuxième
trimestre, lorsque la classe est au complet (cf. arrivage au
« compte- gouttes »)
- niveaux très différents selon que les élèves ont déjà fait
de l'anglais ou très peu, voire pas du tout. Des exercices
sont proposés (avec fiches d'auto-correction) aux élèves qui
ont un niveau plus avancé mais le travail supplémentaire est
rarement rendu.
4. Points forts : - les élèves ont bien réagi à
l'introduction à la phonétique pourtant pas toujours très
abordable.
- ils se sont entraînés à prendre la parole devant leurs
camarades et même les plus timides ont joué le jeu.
5. Résultats : peu d'évolution concernant les résultats
écrits mais de très bons efforts à l'oral.
6. Suggestions :- une heure dédoublée.
- les élèves ont besoin d'un manuel