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I RECOLE, dispositif de "retour à l'Ecole"

Six domaines d’expérimentation académique à Paris

l’académie de Paris a tenu à identifier six domaines qui peuvent faire l’objet d’un suivi et d’une évaluation, en plus des expérimentations d'établissement

¾     Dispositif RECOL (retour à l’Ecole) dans le 1er degré

Composé d’enseignants spécialisés et d’AVSco (assistants vie scolaire), chargés d’intervenir en urgence dans les écoles ayant un élève avec des troubles très importants du comportement. Le dispositif RECOL oriente son action autour de l’écoute, le bilan, l’aide à la construction de projets, l’organisation de séjours de rupture, en partenariat avec la DASS et des associations

 

Contact : IA 1er degré

 

DESCRIPTION DU PROJET

R’ECOLE

 

SERVICE DE MEDIATION SCOLAIRE

 

Le service de médiation scolaire, nommé R ‘ECOLE,  s’adresse à des élèves en situation de crise qui mettent l’école en difficulté, quand la situation s’inscrit depuis déjà un moment, et alors que des choses ont été mises en place mais n’ont pas fonctionné  Il permet la prise de recul et fournit le temps nécessaire à l’élaboration de réponses.

 

Il répond à la double obligation que connaît l’Ecole, à savoir accueillir tous les enfants et en même te préserver son espace interne. Il arrive cependant que certains élèves mettent en cause, voire rendent impossible la vie et le service de l’Ecole.

 

 


 

MODALITES

 

Trois points significatifs qui caractérisent  l’action

 

-Traitement significatif des comportements d’élèves en situation de « crise »,

 

-Médiations à trois niveaux :

* élèves entre pairs

* enseignants et familles

* cadre scolaires (projet d’école, structure pédagogique).

 

-Mise en réseau des écoles et des structures sanitaires et médico-sociales.   

 

Le dispositif R’Ecole est un service extérieur d’urgence qui s’étend sur six semaines, il essaie de soulager les classes et les écoles où des élèves en souffrance présentent des troubles graves du comportement et qui par leur incivilité, leurs débordements mettent en difficulté l’établissement entier. Souvent ces élèves ont des compétences scolaires reconnues; mais les lacunes apparaissent après quelques refus renouvelés de travailler. Ils doivent pouvoir s’apaiser, se remettre au travail, se socialiser, montrer une autre image d’eux-mêmes.

 

Le signalement est fait par l’école, en passant par l’IEN de circonscription (le cadre institutionnel doit être respecté) sous forme d’une fiche de demande d’aide. Il peut s’agir d’enfants signalés handicapés ou pas, (se situe uniquement dans un but éducatif)

 

Le dispositif R’Ecole s’appuie sur une équipe intercatégorielle comprenant :

-          Une référente de service (D.F)

-          Deux enseignantes spécialisées (MC.DR et AM.L)

-          Sept EVS

-          Une psychologue (à dater du 1.09.06)

Le cadre de l’intervention est défini au préalable, ainsi que le moment où elle va s’arrêter : elle relève de l’exception et toutes les responsabilités des acteurs sur le terrain doivent être maintenues.

 

n       La référente :

Formation, gestion et suivi des EVS.

Accueil de ceux-ci depuis le 5 décembre, après qu’ils aient signé leur PV d’installation auprès du directeur de l’école de la rue de l’Arbre Sec, à laquelle ils sont affectés. Etablissement d’un contrat de stage (car c’est un personnel de droit privé) Suivi durant leur stage initial, visite sur le terrain au moins une fois, demande d’un compte-rendu (environ deux pages) puis entretien final.

Coordination de leurs interventions et animation de réunions de régulation et d’information, suivi de leur projet personnel.

 

n       Les MAS :

 Evaluation : Premier contact avec l’enseignant et le directeur : exposé des faits et événements marquants, ainsi que relais et aménagements tentés.

 

Observation de l’élève dans la classe.  à Rédaction d’un compte-rendu  puis propositions :

 

1- Intervention d’une demi-journée avec mise en place d’un projet d’accueil provisoire, réalisation d’un contrat éducatif, travail de tutorat avec tel ou tel enseignant d’une classe …

 

2- Désignation d’un EVS qui accompagne l’enfant sur le principe des AVSi pour aider à la résolution des conflits, apaiser les tensions et éventuellement resocialiser l’enfant dans l’école si nécessaire. Celui-ci peut prendre l’enfant en charge seul ou en petit groupe, mais en tous cas à titre provisoire, le temps de trouver une solution (contrat éducatif dans l’école, ou dans une autre école, mise en place d’un PPS, orientation …)

à Travail sur le temps, sur l’espace et sur des contenus apportés par l’élève, l’enseignant et l’EVS.

 

.3-Ecouter l’enfant en tant que personne dans le cadre d’une relation humaine : Permettre à l’enfant de dire « Je », de devenir acteur de son projet.

 

4- Travailler sur la verbalisation de ses conduites et le rapport au cadre : qu’est-ce qui s’est passé, pourquoi, comment, et en quoi c’est en contradiction avec la loi ; donner du sens à celle-ci.

NB. Pas d’interprétations (le médiateur n’est pas thérapeute, même si son action peut avoir des effets thérapeutiques)

 

5-       Repositionner l’enfant en tant qu’élève dans les sous systèmes où il fonctionne (petits groupes, PVP …) : se demander, non pas ce qui manque à l’élève, mais ce qui fonctionne, même a minima ; ne pas traiter le déficit mais multiplier les occasions de réussite. S’appuyer sur ce qui marche (ex. Si l’élève se comporte bien seulement en musique, augmenter le temps de musique …) En quelque sorte, voir ce qui se fait dans l’école qui pourrait maintenir ou ramener l’élève dans les apprentissages.

 

.6- Il y a aussi tout un travail au niveau du groupe d’enfants et non pas seulement autour de celui qui pose problème.

 

.7- Travail parallèle avec l’équipe (et notamment le RASED) afin que cette médiation ponctuelle puisse se poursuivre au-delà de celle-ci.

 

.8- Fin du suivi : Il a été déterminé à une période entre deux vacances pour fixer un terme et éviter qu’il n’y ait une décharge de responsabilités, et garder l’équipe éducative mobilisée sur une recherche de solutions.

à On se rend compte bien souvent que le simple fait qu’une personne extérieure porte un autre regard permet de dénouer bien des situations. Maintenant, il ne s’agit pas non plus d’un remède miracle. Mais cela permet de « faire du tiers » au niveau de l’école, ce qui n’est pas toujours possible pour le RASED qui est très impliqué dans celle-ci. La principale fonction de ce dispositif est d’apaiser afin de pouvoir élaborer autre chose.

 

n       Les EVS :

Formation initiale :

Environ quatre semaines (deux semaines avant Noël, deux semaines après) dans les écoles de directeurs spécialisés.

à Faire connaissance avec l’institution.

à Animer de petits groupes en responsabilité directe (cf. BCD, cour de récréation, salle informatique …) : mise en place d’activités médiationnelles.

Outils : logiciels, littérature de jeunesse, jeux d’intérieur ou d’extérieur …

 

Formation continue :

Rattachés à une école où ils peuvent aller quand ils n’ont pas d’intervention.

 

Réunion de supervision :

Le médiateur doit être dans un côte à côte avec l’enfant (et non dans un face à face) : dans « accompagnement », il y a « compagnon ». Cela comporte le risque d’être dans une situation fusionnelle. Difficulté de cette position de tiers, où l’on doit éviter le rejet mais aussi parfois la fusion (de l’enfant, des adultes …), où le but est en fait de faire en sorte qu’on puisse se passer de nous. Il y a un côté frustrant pour l’EVS de devoir partir sans voir l’aboutissement de ce qu’il a entrepris (sentiment de perte), mais ce qui est important, c’est ce qu’il a semé : en somme, il faut qu’il parte pour que cela marche vraiment. Il lui faut prévoir des rituels de séparation (confectionner un gâteau, écrire une lettre …)

Des groupes de supervision ont été mis en place pour les EVS, à raison d’une fois toutes les trois semaines environ. Ils sont animés par une psychologue extérieure pour l’instant. Les EVS peuvent par ailleurs la contacter de manière individuelle quand ils en ont besoin.

 

n       Le psychologue :

Poste obtenu pour la rentrée prochaine dans le cadre du suivi des EVS en supervision.

Il ne se consacrera pas seulement au service de médiation scolaire, mais aussi dans le cadre d’un service d’aide aux victimes de catastrophes (cf. Immeubles incendiés d’enfants d’une école, suicides d’élève, effondrement d’un collège …)

 

Etude de cas 

 

Elève de CM2 dans le XIXème : préadolescente intelligente, mais qui a déserté la classe et s’est mise dans une situation d’errance dans les couloirs de l’école. Attitude très provocatrice, menaçante, crises de nerfs … Ne va même plus aux cours des PVP. Le seul lien maintenu est celui qu’elle a avec le directeur dont le bureau est devenu son refuge.

 

Une AEMO a été prononcée envers la famille ; l’élève est revenue d’un internat qui a été fermé en 2004. Elle est suivie par un CMP, mais il n’y a pas d’intervention du réseau de l’école et plus de contact avec la famille.

 

Objectifs de R’école : lui faire vivre des situations de réussite, l’engager dans des relations positives, lui faire retrouver une identité d’élève et la resituer au niveau des règles.

 

Ce qui a été mis en place :

. Accompagnement par un EVS qui intervient comme médiateur.

. Aménagement des lieux : installation dans la bibliothèque ou la salle d’informatique avec son EVS (pour éviter les errances dans les couloirs)

Dans un premier temps, travail sur certains contenus en relation avec ce qui est fait dans sa classe et qui l’intéressent (calligraphie proposée par le professeur d’Arts plastiques …)

Les productions faites ainsi à l’extérieur sont ensuite rapportées en classe (affichage des dessins dans le couloir qui jouxte celle-ci pour commencer …) : lorsque le lien est défait, il est nécessaire de faire revenir un contenu dans la classe.

Animation par la suite d’un atelier avec quelques autres élèves de sa classe, par l’AVS et dans la bibliothèque. (pour essayer de briser l’isolement)

. Aménagement des horaires : participe par exemple à un cours d’EPS pour les CE1 où elle est responsabilisée (s’occupe du matériel, joue le rôle d’arbitre …)

 

à Pour l’instant, ses errances ont cessé et elle a pu réinvestir un espace,  Elle parvient à participer à certaines activités dans le cadre de petits groupes.    Un projet d’internat est envisagé …


 

PREMIERES ANALYSES

A l’examen du dossier, et à l’issue des premiers entretiens et/ou visites auprès des acteurs, quelques éléments d’analyse apparaissent intéressants.

________________________________________________________________________

 

Aucune référence actuelle à l’échelle académique quelques expériences de « médiations » ente pairs,  plutôt dans les collèges.

 

Le dispositif R’Ecole a répondu à vingt-et-un signalements en école élémentaire, du mois de janvier au mois de juin, la moitié se concentrant sur une période d’un mois et demi. Les écoles se situent  dans les 19e, 20e, 18e, 14e arrondissements.

Parmi ces élèves signalés, sept sont scolarisés au CM2, sept au CM1, trois au CE2, un au CE1, deux au CP, un en CLIS. Une majorité se détache dans le cycle des approfondissements; les garçons sont plus nombreux. Sur ces vingt-et-un élèves signalés, onze ont bénéficié du travail d’un EVS, trois ont été déscolarisés avant toute intervention, quatre cas feront l’objet d’une nouvelle analyse à la rentrée scolaire de septembre.

Deux écoles ont préféré écarter la mise en place du dispositif après la première réunion, des dispositions internes ayant été alors prises. La dernière école attend des conseils, une analyse des évènements pour la mise en place d’ici les vacances, d’une prise en charge particulière, plus adaptée pour un élève admis en internat éducatif à la rentrée.

 

Les MAS de l’équipe analysent avec les enseignants quelles seraient les conditions d’une  meilleure résistance à la violence dans l’établissement par un travail d’équipe fortement régulé, dans une gestion des conflits entre élèves par exemple. Il faut mesurer les persistances, la constance, la fréquence, l’intensité des troubles de la conduite pour juger de l’opportunité de faire intervenir le dispositif, une observation en classe s’impose.

Il s’agit grâce à  un regard extérieur d’inciter les équipes à se mobiliser face aux difficultés présentes. Sur décision collective prise en réunion, un EVS du dispositif R’Ecole intervient dans un rôle de médiateur auprès de l’élève signalé.

Le projet  individualisé précise la mise en place d’une pédagogie de la réussite, il s’agira de valoriser les compétences de l’élève, de le faire travailler dans des classes ressources, dans des salles particulières, par un aménagement des offres pédagogiques par disciplines, par thèmes ou par projets.

L’échange avec l’enseignant porte sur les stratégies d’intervention dans la classe (donner du temps, faire de l’ignorance intentionnelle, utiliser aussi la communication non-verbale, donner des conséquences sans exagérer, éviter la lutte de pouvoir). Quand un EVS intervient, l’équipe détermine les objectifs, les contenus, les lieux particuliers dont il disposera dans ce temps de médiation, et réaménage l’emploi du temps. Des ateliers peuvent être mis en place pendant les récréations, à l’interclasse, à l’étude. L’enseignant et le directeur collaborent à ce travail. Ils participent également aux moments de régulation qui  permettent aux EVS et  à chacun des professionnels concernés  d’ajuster l’intervention, d’ébaucher à mi-parcours un premier bilan.

Un deuxième bilan est fait en fin de mission, pour que le dispositif soit relayé dans les meilleures conditions par les spécialistes du RASED. Les soutiens ne peuvent pas être seulement éducatifs et pédagogiques. Pour éviter une aggravation des troubles, une stigmatisation de l’élève, l’isolement de l’enseignant, pour retarder ou éviter une éventuelle déscolarisation, il faut accélérer la mobilisation des moyens internes à l’école, le réseau est sollicité. L’équipe veille à une meilleure mise en relation de toutes les  informations entre les centres spécialisés extérieurs et les écoles.

 

 Le dispositif R’Ecole a un effet apaisant dès la première réunion, sur les écoles, même s’il est jugé parfois insuffisant. Aucune difficulté n’est apparue dans l’organisation des réunions, lieu d’une véritable réflexion  sur les enfants, d’échanges fructueux pour la mise en place du projet. Le problème posé par un élève dans une classe devient souvent par notre intervention  l’affaire d’un plus grand nombre. Les enseignants sont  écoutés ; ils sortent de leur isolement. Certains reprennent confiance  dans leurs compétences professionnelles. Les spécialistes du réseau  échangent davantage, semble-t-il en notre présence avec leur collègue. Notre position de tiers permet une meilleure collaboration, comme elle met très vite en évidence les dysfonctionnements. Les Réseaux ont accepté, le plus souvent d’intervenir ou de renforcer les prises en charge dans un travail d’équipe efficace.

Quelques élèves se sont remis au travail, aidés par les EVS, malgré une agitation persistante.

Si le dispositif R’Ecole ne suffit pas, l’avenir scolaire et éducatif doit être réétudié. Des dossiers d’orientation ou de placement en internat ont été réactivés dans cette période de six semaines pour trois élèves. Huit autres sont passés en classe supérieure.

Les EVS ont travaillé avec beaucoup de conviction, de sérieux ; s’ils ont vécu des moments difficiles, ils les ont surmontés ; presque tous ont su s’intégrer dans les écoles.

Dans certains cas on a constaté que les relations école, famille évoluaient favorablement.

 

 Mais les enseignants ont parfois du mal à proposer ou à accepter une autre organisation de travail, un contenu médiateur différent; ils craignent surtout que l’élève ne fasse pas tout le programme, ne réussisse pas les évaluations. Changer les habitudes, les attitudes reste laborieux. Tout aurait déjà été essayé pour faire face à la situation difficile,  mais dans une analyse plus approfondie, on s’aperçoit que des aménagements restent à éprouver, que les essais manquent parfois de supports ou de rigueur. Il faut savoir apporter des idées complémentaires sans brusquer, justifier ou défendre l’idée de service d’urgence à durée limitée. Malgré une présentation détaillée du dispositif R’Ecole, et du rôle des EVS, il arrive qu’apparaissent des interprétations étonnantes qui gênent le déroulement du projet.

 

L’absence de spécialistes dans certains Réseaux reste une difficulté majeure.

Souvent le déficit éducatif  des familles est préoccupant. Rendant l’institution scolaire responsable des difficultés de leur enfant, elles coupent tout contact avec celle-ci.

Des enfants  n’ont pas retrouvé une attitude d’élève, le maintien des aménagements s’impose, il faut du temps pour que les soutiens spécialisés donnent des résultats.

Les services médicaux extérieurs ne conçoivent pas facilement un véritable partenariat avec les écoles. Trop souvent les suivis thérapeutiques sont interrompus, trop souvent ils sont abandonnés. Les besoins d’aide ont été plus nombreux en CM1, CM2 ce qui n’a pas permis une réelle répartition du travail entre les deux MAS du dispositif.

La planification des missions des EVS a été délicate puisque les courriers des écoles se concentraient sur une  période courte et  qu’il n’y avait que six EVS à ce moment là sur le dispositif pour répondre aux urgences

 

L’apport d’ EVS supplémentaires dans le dispositif devrait faciliter le roulement des interventions. En fin de mission, les EVS nommés dans les circonscriptions, pourraient prendre le relais après une préparation. Une nouvelle répartition du travail entre les deux MAS du dispositif est à étudier. Il faudra dater et augmenter les réunions avec les EVS sur le lieu d’intervention pour les sortir de l’isolement ressenti cette année.

Le rôle de chaque professionnel du dispositif R’Ecole doit être clairement définis.                               

 


Bilan de l’année 2008-2009

 

 

L’équipe inter catégorielle du dispositif est composée de :

 

n  Deux enseignantes spécialisées

n  Une psychologue à mi-temps

n  Douze médiateurs (EVS)

n  Une coordinatrice, par ailleurs CPC ASH

 

La coordinatrice du dispositif :

 

o      Gestion administrative (demandes d’interventions des écoles, suivi des EVS, comptes-rendus)

o      Suivi des médiateurs (relations avec l’ANPE, recrutement, formation, gestion)

           Recherche d’un lieu de stage, visites sur le terrain, aide à la rédaction d’un compte-rendu,   

           entretien final, suivi de leur projet personnel.

o      Animation de réunions d’équipe hebdomadaires et de réunions institutionnelles trimestrielles.

o      Présentation du dispositif à l’extérieur.

o      Préparation de la mise en place du deuxième niveau pour la rentrée prochaine.

 

Les enseignantes spécialisées du dispositif :

 

o      Evaluation de la mission :

-     Premier contact avec l’équipe (exposé de la situation, relais et aménagements tentés)

-     Observation de l’élève dans la classe.

-      Analyse et propositions. 

o      Elaboration d’un projet adapté avec l’équipe éducative :

-      Aménagement d’un emploi du temps (temps, espace)

-      Aménagement des contenus : repositionnement de  l’enfant en tant qu’élève dans les sous

systèmes où il fonctionne (petits groupes, PVP…) ; en se demandant, non pas ce qui lui manque, mais ce qui fonctionne, même à minima et en s’appuyant sur ce qui marche.                 

-      Tutorat de l’enseignant.

-      Désignation éventuelle d’un médiateur (EVS de circonscription ou médiateur R’école selon les cas) pour accompagner l’enfant seul, en groupe ou dans la classe.

o      Suivi de la mission : visites du médiateur (à la fin de la première semaine et  avant le départ de celui-ci) et réunions de coordination avec les membres de l’école.

o      Participation aux réunions hebdomadaires et trimestrielles. 

o      Recrutement des médiateurs.

 

 

La psychologue :

 

o      Participation aux réunions hebdomadaires et trimestrielles. 

o      Recrutement des médiateurs.

o      Formation des médiateurs :

Supervisions hebdomadaires et accompagnement individuel à la demande.

 

 

Les médiateurs :

 

o      Formation initiale :

Stage de six semaines dans une école.

-      Connaissance de l’institution

-      Animation de petits groupes en responsabilité directe (cf. BCD, informatique …) 

-      Participation aux activités de chacun des trois différents Professeurs de la Ville de Paris

-      Participation à des projets de classe et d’école limités dans le temps.

-      Mise en situation sur des moments d’interclasse (récréation, cantine, aide aux devoirs)

-      A terme, intervention auprès d’élèves présentant des problèmes de comportement

(à l’initiative du directeur et avec l’ accord de l’enseignant de l’élève concerné)

à Un rapport de stage est rédigé à l’issue de celui-ci.

o      Formation continue :

-      Réunion hebdomadaire de supervision, animée par la psychologue du dispositif  

que les médiateurs peuvent par ailleurs  rencontrer individuellement si besoin.

-     Jeux de rôles, 3 séances dans l’année.

 

n     Traitement des dossiers :

Nombre d’élèves suivis : 79 (soit 20 % d’augmentation par rapport à l’année précédente), donc 10 filles (soit  12,7 %)

 

Nombre d’élèves

7

32

40

Niveau

Cycle 1

Cycle 2

Cycle 3

 

Localisation

XIX

  XVIII

 XX

   XVII   

 XV        

XIV       

XIII       

 XII           

X           

III     

Nombre d’élèves

19

   18

 12

     9   

   5      

  5         

  5      

  3       

2          

1           

à Les XVIIIème et XIXème correspondent à 46, 8 % des demandes, soit près de la moitié.

 

Résultats :   

Pour certains élèves, le repositionnement dans la classe est positif. Pour d’autres, il a fallu réfléchir et travailler avec l’équipe à un changement d’école, au placement dans une structure plus adaptée (internat, Segpa), voire à une orientation (MDPH). C’est la réflexion amorcée et enrichie par l’équipe R’école qui permet ensuite à l’école de prendre une décision quant au devenir scolaire de l’élève.

Souvent, la re-mobilisation de l’équipe a fonctionné, mais il est difficile d’évaluer précisément le résultat des actions du dispositif. L’essentiel est que l’élève aille mieux, que l’équipe se sente soutenue, et que le travail de systémie ait fonctionné afin que la situation conflictuelle soit dédramatisée.

Il est à noter que, suite à l’ouverture de l’Espace Relais en janvier dernier, cinq de ces élèves ont été pris en charge par celui-ci :

Trois CP, un CE2 et un CM2, originaires des XIIIème, XVIIème, XVIIIème (pour deux d’entre eux) et XIXème arrondissements.

 

n     Analyse

 

o      Difficultés rencontrées :

-      Au niveau de l’école :

Manque de connaissance du dispositif pour quelques écoles encore.

Demande non adaptée (élève en situation de handicap)

Ambivalence de la demande (ce qui est réellement en jeu dans celle-ci)

Démobilisation de certaines équipes à l’arrivée de R’école.

Manque de rigueur et de cadre.

Absence de remise en question dans certains cas.

Multiplicité ou succession d’enseignants sur (2 mi-temps et un stage filé sur une même classe, 7ème remplaçant sur une autre …)

Insuffisance de mobilisation ou d’utilisation des spécialistes (médecin, CMPP, Réseau, AS) Difficultés d’articulation avec ces derniers.

 

-      Au niveau R’école :

Médiateurs qui auraient tendance à s’accrocher à des interventions stéréotypées ou à s’écarter du projet  défini par l’enseignante spécialisée.

Difficulté de positionnement de certains médiateurs, auprès de l’enfant ou l’enseignant.

Médiateurs non remplacés sur des absences longue durée (2 congés maternité cette année)

Différences de traitement dans les contrats cette année (certains signaient pour 4 mois d’autres pour 6, à quelques jours d’intervalle ; certains étaient à 20 h, d’autres à 24, voire 26).

Problèmes de paiement pour deux médiateurs qui ont dû attendre deux à trois mois pour être réglés, ce qui les a mis dans des situations problématiques que nous avons dû gérer.

Manque de rigueur dans le maintien et le contenu des réunions institutionnelles.

Manque de temps pour la coordinatrice par ailleurs CPC ASH.

Manque de moyens (matériel) et d’outils de communication (téléphones portables)

Manque de précision au départ quant à la place des membres de l’équipe du niveau 1 par rapport à l’Espace Relais.

 

-      Au niveau des familles :

Familles très carencées ou démunies pour certaines.

Résistance de beaucoup aux propositions d’aides spécialisées extérieures à l’école.

 

o      Points positifs :

 

-     Meilleure connaissance des écoles du dispositif grâce à la multiplication de la présentation de celui-ci (stages de formation, réunions de circonscription …)

-    Recrutement des médiateurs mieux ciblé grâce à la collaboration avec l’ANPE.

Bonne implication de ceux-ci.

-     Meilleur accueil des médiateurs dans les écoles de stage, et amélioration des contenus de ceux-ci, grâce à l’implication des directeurs d’accueil et au travail de la coordinatrice.

-    Amélioration de l’accueil des médiateurs sur leurs lieux de mission.

-    Supervision hebdomadaire poursuivie :

Permet aux nouveaux médiateurs qui sont en stage de prendre progressivement conscience de ce que seront leurs missions.

Permet de fédérer le groupe, de donner à chacun une identité professionnelle, malgré les différences, d’âge, de formation, et d’intérêts personnels et de passés professionnels.

Permet d’échanger les pratiques, expériences, difficultés rencontrées et émotions ressenties.

Permet aux écoles de fonctionner une demi-journée par semaine sans leur médiateur, et par là même, de se préparer à leur départ.

-    Meilleur aménagement de la programmation des 3 séances de psychodrame et bon retour

-     Importance de la réunion hebdomadaire qui permet de renforcer la cohésion de l’équipe et d’enrichir les réflexions en s’appuyant sur les compétences spécifiques de chacun.

-     Communication sur le dispositif lors de stages (journées académiques, stages de la formation continue, stages école, stages CAPASH/N-1, stages de formation des PVP), réunions d’information (Handiscol, itinérants, inter secteur de pédopsychiatrie), presse …

Création d’une adresse e-mail spécifique au dispositif et ajustement de la fiche de demande de médiation du site.

 

n      Perspectives

 

o      Formation des médiateurs :

-     Stage initial dans une école : rédaction d’un protocole d’accueil destiné aux directeurs.

-     Communication : impression d’une plaquette R’école.

-      Enrichissement des ouvrages et jeux mis à disposition, et mise en ligne du fond  

documentaire sur le site.

 

o      Réflexion sur l’articulation des niveaux 1 et 2 (Médiation d’urgence et Espace Relais)

- Stage de 15 jours à la rentrée  de septembre avec les deux équipes :

Apports théoriques, pédagogiques, techniques et  d’un point de vue social ; amélioration des outils (contrat école/R’école, projets, bilans de mission …) ; études de cas ; résolution de situations problèmes ; organisation de l’Espace-Relais …

 

                                                                                        

 

 


 

 

n       L’équipe inter catégorielle du dispositif s’est étoffée et a été en partie renouvelée :

 

§         Deux enseignantes spécialisées

§         Une psychologue à mi-temps

§         Douze médiateurs (EVS)

§         Une coordinatrice, par ailleurs CPC de circonscription

 

La coordinatrice du dispositif :

 

Gestion administrative (demandes d’interventions des écoles,suivi des EVS, comptes-rendus)

Suivi des médiateurs (recrutement, formation, gestion)

Durant leur stage initial, visite sur le terrain (une à deux fois), aide à la rédaction d’un compte-rendu, entretien final, suivi de leur projet personnel.

Animation de réunions d’équipe hebdomadaires et de réunions institutionnelles trimestrielles.

 

Les enseignantes spécialisées du dispositif :

 

Evaluation de la mission :

 

-     Premier contact avec l’enseignant et le directeur : exposé des faits et événements marquants, ainsi que relais et aménagements tentés.

-     Observation de l’élève dans la classe.

-      Analyse et propositions. 

 

Elaboration d’un projet adapté avec l’équipe éducative :

 

-      Aménagement d’un emploi du temps (temps, espace)

-      Aménagement des contenus : repositionner l’enfant en tant qu’élève dans les sous

systèmes où il fonctionne (petits groupes, PVP…).

 

Se demander, non pas ce qui lui manque mais ce qui fonctionne, même à minima.

S’appuyer sur ce qui marche (ex. Si l’élève se comporte bien seulement en musique, augmenter le temps de musique…). En quelque sorte, voir ce qui se fait dans l’école qui pourrait maintenir ou ramener l’élève dans les apprentissages.

-      Tutorat de l’enseignant.

-      Désignation éventuelle d’un médiateur pour l’élève (EVS de circonscription ou                 médiateur R’école, suivant les cas) qui peut accompagner l’enfant seul, en petit groupe ou dans la classe selon les cas.

 

Suivi de la mission : visites du médiateur (à la fin de la première semaine et  avant le départ de celui-ci) et réunions de coordination avec les membres de l’école.

 

Participation aux réunions hebdomadaires et trimestrielles. 

 

Recrutement des médiateurs.

 

La psychologue :

Participation aux réunions hebdomadaires et trimestrielles. 

Recrutement des médiateurs.

Formation des médiateurs :

Supervisions hebdomadaires et accompagnement individuel à la demande.

Les médiateurs :

 

Formation initiale :

Stage de six semaines dans une école dont le directeur est spécialisé.

-      Connaissance de l’institution

-      Animation de petits groupes en responsabilité directe (cf. BCD, informatique …) 

-      Participation aux activités de chacun des trois différents Professeurs de la Ville de Paris

-      Participation à des projets de classe et d’école limités dans le temps

-      Mise en situation sur des moments d’interclasse (récréation, cantine, aide aux devoirs)

-      A terme, intervention auprès d’élèves présentant des problèmes de comportement

(à l’initiative du directeur et avec l’ accord de l’enseignant de l’élève concerné).

à Un rapport de stage est rédigé à l’issue de celui-ci.

 

Formation continue :

-      Poursuivie dans leur école de stage, entre deux missions.

-      Réunion hebdomadaire de supervision, animée par la psychologue du dispositif  

 que les médiateurs peuvent par ailleurs la rencontrer de manière individuelle lorsqu’ils le     

 souhaitent.

 

 

n       Traitement des dossiers :

Nombre de dossiers traités : 50

 

Nombre d’élèves

3

5

3

6

4

15

3

11

Niveau

PS

MS

GS

CP

CE1

CE2

CM1

CM2

 

Localisation

XIX

XX

XV

XVIII

XVII

X

XVI

XII

Nombre d’élèves

14

10

10

9

3

2

1

1

 

Résultats :   

 

Pour certains élèves, le repositionnement dans la classe est positif. Pour d’autres, il a fallu réfléchir et travailler avec l’équipe à un changement d’école, au placement dans une structure plus adaptée (internat, Segpa), voire à une orientation (MDPH).

Souvent, la re-mobilisation de l’équipe a fonctionné, mais il est difficile de quantifier précisément le résultats des actions R’école, la décision du devenir scolaire de l’élève appartenant à l’école : il est donc difficile de préciser quelle influence a eu le dispositif dans cette prise de décision. L’important est que l’élève aille mieux, et que le travail de systémie ait fonctionné afin que la situation conflictuelle soit dédramatisée.

Certaines écoles ont fait deux demandes successives ; le bouche à oreille a fonctionné …     Ce qui tendrait à penser que le dispositif a satisfait nombre d’équipes.


 

 

n          Analyse

 

Difficultés rencontrées :

  Au niveau de l’école :

Ambiguïté de la demande.

Manque de mobilisation réelle de l’équipe.

Manque de cadre.

Manque de remise en question.

Insuffisance de la mobilisation ou de l’utilisation des spécialistes (médecin, CMPP, Réseau, Assistante sociale …)

 

  Au niveau R’école :

Enseignant spécialisé ne correspondant pas au profil du poste, qui a dû être déchargé de ses missions et remplacé par un autre enseignant spécialisé : un recrutement par commission spécialisée parait indispensable compte tenu de la spécificité de ce poste (comme celles qui sont mises en place pour les itinérants ou les coordinateurs SAPAD et AVSi)

Médiateurs manquant de rigueur.

Démissions de médiateurs ayant trouvé un travail plus lucratif.

NB. Le recrutement de ces derniers est particulièrement délicat…

 

  Au niveau des familles :

Parents peu coopérants ou dans le déni.

 

 

Points positifs :

 

Mise en place de la réunion hebdomadaire qui a permis de créer une véritable équipe et

d’enrichir la réflexion en s’appuyant sur les compétences spécifiques de chacun.

Elle a aussi favorisé la prise de décisions collégiales.

 

Mise en place de la réunion institutionnelle permettant la circulation des informations et une réflexion commune.

Cependant, il convient d’améliorer ses contenus pour passer de la description de faits concrets à une véritable analyse. Nous l’avons tenté cette année, en les incitant à parler de leurs difficultés et de leurs réussites, mais peut-être serait-il préférable de proposer à chaque fois un thème plus général qu’ils pourraient illustrer par leurs expériences de terrain :

Les relations avec les enseignants, avec les parents, la déontologie, l’importance du cadre …

 

Mise en place d’une supervision hebdomadaire et donc très régulière :

Permet aux nouveaux médiateurs qui sont en stage de prendre progressivement conscience de ce que seront leurs missions.

Permet de fédérer le groupe, de donner à chacun une identité professionnelle, malgré les différences, d’âge, de formation, et d’intérêts personnels et professionnels.

 

Mise en place d’un fond documentaire :

Livres sur la médiation, albums de jeunesse, jeux de coopération …

 

Communication sur le dispositif lors de journées académiques, réunions d’information spécifiques…

 


 

n           Perspectives

 

 

Formation des médiateurs :

 

Stage initial dans une école : mise en place d’un protocole d’accueil, actuellement en

cours d’élaboration, qui sera remis aux directeurs spécialisés afin de préciser les contenus

du stage.

Par ailleurs, il convient de prévoir une semaine complète en maternelle, une demi- journée ou

une journée entière ne permettant pas d’en prendre réellement la mesure.

 

Jeux de rôles : mise en place d’ateliers sur quatre demi-journées, animés par un 

animateur spécialisé et la psychologue du dispositif R’école, durant le stage.

A partir de la rentrée prochaine.

 

Enrichissement des ouvrages et jeux mis à disposition, et mise en ligne du fond  

documentaire sur le site.

 

Echange et réflexion, travail en lien avec un dispositif similaire et inspiré de R’école, sur le second degré.

 

Communication : demande d’impression par les services techniques du Rectorat d’une plaquette R’école.

 

 

Travail en relation avec les itinérants.

 

DISPOSITIF D’EVALUATION

 

 

 

Ce qui sera observé :

Dans le cadre des Objectifs donnés par l’équipe

Critères significatifs de l’expérimentation

Ce qu’on va observer et niveau visé de performance

Dans des moments et sur des traces  possibles de l’objectif

Comment va-t-on pouvoir observer les évolutions ?

 

Modalités d’observation

Personnels concernés

Interne

----------

Externe

Dans le processus et déroulement de l’action :

Diminuer les tensions dans les écoles dues aux violences induites par les comportements de certains élèves ;

 

 

- nombre d’élèves suivis

-bilans individuels remis par les  enseignants  spécialisés

 

 

3 réunions bilans (2 trimestrielles + 1 annuelle).

 

 

Entretiens

Comptes-rendus écrits

Communication

Réunion bilan

Pilote

 

MAIE

 

 

A terme : les impacts sur les élèves, sur l’organisation…..

Articuler le réseau des écoles et celui des établissements et services sanitaires et médico-sociaux charger de traiter les troubles du comportement.

 

résultats

comptes-rendus des écoles

avis des Inspecteurs de l’Education Nationale.

 

Inspection

 

 

Calendrier indicatif

¨      Terme prévu de l’expérimentation :

¨      Bilan annuel prévu

 

 

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