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Le Lycée de
la Solidarité Internationale
Une structure expérimentale au Lycée Jean Lurçat, 13ème
arrondissement
Première description du LSI
Le Lycée de la solidarité Internationale, un
parcours initiatique.
I -Pousser ou repousser la porte de l’Ecole,
première épreuve du parcours initiatique.
A- Le premier degré la Réunion d’accueil
B- L’entretien individuel est un deuxième degré
vers l’école.
C- La pré-rentrée,
II Le début de l’année.
A -Essai de définition autour de l’idée d’une
Parentalité au sens large, ne se résumant pas au biologique ou
au judiciaire.
B- L’équipe.
C- La classe.
D- « Les raccrocheurs » en action :
à
partir de l'étude du dispositif expérimental du
LYCEE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE (LP
Ponticellil), 13ème arr. (janvier
2010)
ANNEXES.
Quelques définitions pour se comprendre :
De l’engagement de chacun au sein du Lycée de la
Solidarité Internationale.
Présentation statistiques des élèves du LSI en
2006-2007.
L’inscription volontaire au
Lycée
de la
Solidarité
Internationale
montre la résolution de l’élève de renouer avec
un projet de formation scolaire, nécessitant une présence
régulière dans les activités pédagogiques dispensées et une
participation active dans l’élaboration de son projet
personnelle d’orientation et de formation .
Elle implique la prise en charge d’activités
collectives internes et impose un comportement fondé sur le
respect d’autrui et des règles de fonctionnement du
groupe :« Les capacités d’un groupe sont plus importantes que la
somme des compétences de chacun de ses membres ».
Cette assertion est une perspective éducative qui
organisera la vie des élèves de manière à ce que non seulement
chacun épanouisse ses dispositions propres mais, qu’au-delà, la
dynamique de groupe créée suscite un sentiment d’appartenance à
un collectif.
LES ELEVES
Le Lycée de la Solidarité Internationale se propose d’accueillir des élèves volontaires qui,
sans toujours avoir rencontrés des problèmes scolaires
irrémédiables, ont été confrontés à des difficultés sévères dans
les dernières années de collèges ou en début de lycée. La
scolarité proposée par le Lycée de
la Solidarité
Internationale se déroule sur deux années dont les
progressions pédagogiques sont étudiées pour des collégiens
ayant un besoin de remise à niveaux (3e/2nde)
pour ceux de la 1ére année ( LSI 1), ou pour des élèves qu’il
faut accompagné dans leur projet de formation spécifiques (LSI
2).
RECRUTEMENT
La classe du Lycée de la Solidarité
Internationale accueille des élèves volontaire après un
entretien préalable avec des membres de l’équipe pédagogique.
CURSUS DANS L’ACTION
Dans le Lycée de la Solidarité International, les
études s’organisent comme un va et vient entre les acquisitions
scolaires au lycée Jean Lurçat, des actions en associations
humanitaires, et, la concrétisation d’un projet de terrain lié
aux droits de l’homme (au sens très large) : santé, éducation,
développement, culture, nouvelles technologies…
La première année (LSI 1) est consacrée
principalement aux activités pédagogiques et de remise à niveau
scolaire ( 3e /2nde) et d’élaboration du
projet personnel de formation et d’orientation.
Le cursus des élèves de la deuxième année du LSI,
est tournée vers deux objectifs :l’élaboration, la construction,
d’un projet individuel ou collectif de solidarité internationale
et la mise en œuvre d’un projet de formation.
DEBOUCHES
Le Lycée de la Solidarité Internationale prépare ses élèves à une entrée en
classe de seconde. Le Lycée Jean Lurçat, établissement public
local d’enseignement, étant le support pédagogique et
administratif, offrira ses propres filières : ES et STT, Lycée
Intégral, Lycée du Temps choisi ou les filières du lycée
professionnelle. Les élèves peuvent réintégrer la carte
scolaire et les bassins de formations de leur lieu de résidence.
Pour les élèves du LSI 2 les débouchés sont la
concrétisation de leur projet de formation préparé durant
l’année : inscription en école spécialisée ou à l’Université,
les métiers ou la poursuite de formation dans les carrières de
l ‘animation, les formation au nouvelles technologies…
ORGANISATION PEDAGOGIQUE MODULAIRE
LSI 1
Les actions concrètes de solidarité constituent
le fil conducteur de la scolarité ; cependant, 70% du temps sera
consacré aux acquisitions scolaires habituelles. Cette
répartition du temps peut permettre aux élèves qui quitteraient
le L.S.I. en fin de première année d’avoir évolué suffisamment
en enseignement général pour intégrer, sans difficulté, une
classe supérieure de Lycée ou une autre formation scolaire.
(1)
Module disciplinaire : lettres / langue 1 /
sciences / sciences humaines (13 h)
(2)
Module de formation spécifique : AFPS, formation
TICE (2h) et 2 stages de 3 semaines.
(3)
Module de citoyenneté et d’éducation au
développement : gestion collective, construction d’un projet de
solidarité et éducation au développement. (6 h)
(4)
Module de suivi et d’orientation : tutorat,
orientation, suivi de stage (variable), aide aux devoirs et DST
(3 h)
LSI 2
Les actions concrètes de solidarité constituent
le fil conducteur de la scolarité 50% du temps y sera consacré,
l’autre moitié du temps sera dévolue aux acquisitions
pratiques, théoriques ou scolaires pour répondre au projet
individuel de formation :
(1)
Module de formation personnelle en fonction du
projet (10 h)
Aide aux travaux personnels et renforcement
disciplinaire pour la préparation des examens,
(2)
Elaboration, construction, recherche de
financement pour un projet individuel ou collectif de
Solidarité internationale, comprenant un stage de deux mois à
l’étranger.
(3)
Module de suivi et d’orientation : tutorat,
orientation, suivi de stage (variable),
L’EVALUATION
L’évaluation est individualisée, diversifiée et
liée au projet de formation de l’élève.
4
Le tutorat
L’élève met en place et peut réactualiser, avec
son tuteur, son programme de formation personnelle pour préparer
son orientation. Le tuteur suit le parcours de l’élève dans les
différentes activités proposées et assure le suivi du stage. Le
tuteur est aussi l’interlocuteur privilégié des responsables
légaux de l’élève.
4
En stage
L’élève dispose d’un livret de stage composé de
deux parties : la première est réservée à l’évaluation du stage
par des personnes ressources, la seconde permet au stagiaire de
préparer son rapport de stage, qui sera évalué par les
enseignants et par le groupe.
4
Les intervenants pour les formations spécifiques
4
Le conseil de progrès
Quatre fois par an le groupe classe et l’équipe
éducative se réunissent pour faire la synthèse des résultats
obtenus dans les différentes activités pédagogiques.
(Le conseil de classe ? à discuter)
LES DIFFERENTS ACTEURS
L’équipe éducative :
elle est constituée de 3 enseignants permanents
et d’enseignants du Lycée Intégral qui s’intègrent au projet sur
des compétences spécifiques. Tous les membres de cette équipe
sont volontaires et accomplissent des tâches d’enseignement,
d’animation d’activités, de tutorat, d’encadrement ainsi que
d’évaluation.
Les personnes ressources :
membres et responsables d’Associations de solidarité qui
accueillent nos élèves en stage, elles participent à la
construction du projet de l’élève.
Les intervenants extérieurs à compétences
techniques ou intellectuelles spécifiques complétant celles de
l’équipe éducative.
Les parents :
L’équipe éducative attache une grande importance, à
l’implication des parents dans le projet scolaire de leur enfant
car elle participe à la reprise scolaire. Ils sont, dès les
premières démarches, associés à l’engagement scolaire de leur
enfant et seront régulièrement réunis pour prendre connaissance
des progrès, des réussites et des échecs de ce dernier.
MODALITES D’INSCRIPTION
i.
Etre intéressé par le monde et vouloir le
comprendre.
ii.
Avoir envie de donner du temps aux autres.
iii.
Posséder un niveau scolaire fin de 4ème
/ 3ème.
iv.
Avoir 16 ans
Le retour
vers les apprentissages et l’école, est pour des décrocheurs un
parcours semé d’embûches administratives, d’une difficulté
d’accéder à l’information, la faiblesse des réponses
institutionnelles adaptées pour ces jeunes de 16 ans et plus »
en déshérence scolaire ». Cette réalité décourage bon de nombre
de candidats à la reprise d’une formation ou d’une scolarité. Ce
chemin doit être encadré par des membres de la parentalité au
sens large, des acteurs socio-éducatifs, seul « le décrocheur »
à peu de chance de réintégrer un cursus de formation.
Pourquoi comparer le cursus du Lycée de la Solidarité
Internationale à un parcours initiatique ?
Pendant
une ou deux années nous proposons aux élèves accueillis par le
LSI, d’emprunter un parcours pédagogique, initiatique, jalonné
, organisé par des étapes ? des épreuves ? chacune divisée en
phase et en degré qui doivent permettre une reconstruction
individuelle progressive et une nouvelle inscription dans la
Cité en tant qu’élève et citoyen.
Ce
parcours de formation peut être comparé à un parcours
initiatique, au sens « etbnologique « du terme, c’est à dire
« une série d’épreuves morales ou physiques suivies par un jeune
homme ou une jeune femme qui doit leur apporter une plus grande
maturité ».
Pour
comprendre le cheminement de cette comparaison, il est
nécessaire de remonter à la genèse du projet de création de
cette structure pour décrocheurs scolaire.
Genèse
du projet du Lycée de la Solidarité :
( à complèter) Cette création est le résultat d’un long
cheminement pédagogique qui a débuté l lors de l’année scolaire
1994 /95, à la création d’un groupe appelé « terminale
alternative » au Lycée Autogéré de Paris
La
création de ce groupe, au sein du LAP, se voulait être une
réponse pédagogique, pour des élèves inscrits au LAP depuis au
moins un an, mais qui ne trouvaient pas parmi les propositions
pédagogiques de l’Equipe une voie de formation interne. En
revanche, ces élèves étaient très impliqués dans la gestion
collective de l’établissement. Le cahier des charges pédagogique
de ce groupe peut se résumer ainsi : 3 professeurs volontaires
pour assurer 16 h par semaine, l’encadrement du groupe de moins
de 20 élèves volontaires pour l’expérience, avec comme support
l’équipe et la logistique du LAP.
Les
contenus pédagogiques étaient définis en commun, le cursus
s’organisait déjà en un va et vient entre le LAP et l’extérieur.
Après
quelques semaines le désir unanime du groupe est « d’aider et de
quitter » ! C’est la naissance du projet « Seinégal ». 4 mois
plus tard c’était le premier séjour au village de Diara,
partenariat qui continue toujours. C’est la première rencontre
entre l’Afrique et un groupe d’adolescents français dans ce
petit village de brousse.
Dés ce
premier séjour les enseignants ont pu mesurer, l’impact
physique, psychologique, émotionnel sur chaque individu, un
chemin différent avait été parcouru.
Fort de
cette expérience qui s’est répétée chaque année pendant 6 ans au
LAP, et d’ou l’on pouvait tirer les mêmes constats malgré la
diversité et l’hétérogénéité des groupes : pour les individus il
y avait réellement un avant et un après voyage au
Sénégal.
Lentement a mûri le projet d’utiliser cette expérience
fondatrice dans la vie des êtres qui l’a partage, comme le nœud
gordien d’un cursus de formation, de remise à niveau, mais avant
tout « de remise en confiance de soi »
Le
décrochage scolaire
, cette expression couramment utilisée dans le milieu éducatif
français, est un terme emprunté au Ministère de l’éducation du
Québec. L’on ne doit pas assimiler le « décrochage scolaire « à
« l’échec scolaire », mêmes si beaucoup de thématiques sont
communes. Le décrochage scolaire est ultime étape de l’échec
scolaire, puisqu’il s’agit de la sortie d’un cursus, d’une
formation avant l’obtention d’un diplôme de niveau V ou IV. En
France c’est une réalité pour environ 120 000 à 160 000 jeunes
par an, qui quittent le système scolaire sans diplôme
sanctionnant un niveau, une spécialité. La décision prise par un
élève d’arrêter l’école est le résultat d’un long processus
incluant des facteurs multidimensionnels d’ordre scolaires,
relationnelles, sociales, familiales, médicaux, personnels. Les
décrocheurs disent qu’ils ont arrêté l’école et pas
abandonné l’école, comme souvent nous pouvons le lire. C’est
important parce q’un arrêt laisse à penser qu’il peut y avoir
une reprise, alors qu’un abandon risque d’être plus définitif.
Pour un
élève en rupture de ban avec la scolarité, l’idée de passer la
porte d’un établissement est une première épreuve. Souvent, la
prise des renseignements pour une inscription éventuelle au LSI,
sont le fait des parents, de personnel de l’éducation nationale
( Proviseurs, Principaux,CPE, CIO, COpsy, ) l) des acteurs
sociaux ( éducateur, assistante sociale) ainsi que du monde
associatif, beaucoup plus rarement par le jeune.
Cette
première prise de contact téléphonique, se termine par une
invitation à assister à une réunion d’accueil ( portes ouvertes
). Deux heures durant lesquelles, des membres de l’équipe font
une présentation des dispositifs innovants du Lycée J Lurçat .
Nous
insistons sur le fait que l’enfant, l’élève, le jeune viennent
accompagner d’un membre de la parentalité, pour entendre à deux,
les propositions de cursus. Cette séance de présentation se
renouvelle, une fois toute les 6 semaines
L’ambiance est souvent lourde. Assemblée hétéroclite composée
des membres de la parentalité large, de jeunes, parfois de
journaliste, de personnel de l’éducation nationale. Ambiance
pesante car pour les parents et les enfants, ils attendent,
pragmatiquement, une solution à leur problème de décrochage.
C’est souvent la énième journée portes ouvertes, depuis parfois
quelques semaines, quelques mois et même quelques années. Lourde
ambiance pour l’équipe du pôle, investie par l’assemblée, de
donner une solution aux décrochages scolaires des adolescents
présents. C’est une épreuve pour tout le monde.
Pour ceux
qui seront nos futurs élèves, c’est la première épreuve, étape,
rencontre pour un retour vers l’école et les apprentissages,
symboliser à la fin de la réunion par l’inscription de son nom,
son prénom, son adresse,…..sur un registre, qui permettra à
l ‘équipe de rappeler et de prendre rendez vous.
Le
parcours débute par ce premier engagement, qui se poursuivra par
un entretien individuel avec un membre de l’équipe du LSI.
Une
partie des élèves contactés pour le rendez vous se désiste pour
diverses raisons, pour la grande majorité un rendez vous est
pris avec un enseignant.
Cette
deuxième rencontre se déroule comme un face à face entre un ados
décrocheur et un prof, pas comme les autres, car « il s’occupe
de décrocheur », mais, tout de même d’abord un professeur et un
adulte.
L’on peut
imaginer, comment l’adolescent a-il pu se raconter les
scénarios ( à reprendre) de cet entretien
Le
premier objectif du prof est d’arrondir l’entretien, c’est à
dire de mettre le plus possible de confiance, de sérénité entre
lui et son interlocuteur. C’est indispensable, pour que le
jeune puisse se présenter, montrer sa motivation pour la
reprise d’un cursus scolaire, ces compétences scolaires et
extra - scolaire, sa volonté de vouloir participer avec
d’autres, à des projets de solidarité ici et là bas.
Combien
de parents désirent assister à l’entretien pour défendre leur
enfant, beaucoup de maman disent « il (elle) ne sera pas vous
montrer sa motivation, il ne réussira pas l’entretien, il (elle)
trop timide, trop bourrue, trop en révolte ! ».
Ces
inquiétudes maternelles, sont encore une preuve de
« l’angoisse » que draine le « décrochage scolaire » dans
l’entourage du décrocheur. C’est donc une nécessité de
travailler en collaboration avec la parentalité, pour apaiser
tout le monde.
L’entretien se poursuit par un travail écrit sur des documents
proches des domaines de la sociologie et de l’éducation au
développement. L’équipe à besoin d’avoir une première idée du
niveau scolaire « du futur nouveaux ». L’entretien se termine
inévitablement par « La réponse dans le milieu du mois de
juin ». C’est une phase terrible pour les adolescents les plus
déterminés, car 1 ou 2 mois d’attente pour des ados c’est une
éternité.
Lors des
séances de synthèse où l’on fait notre douloureux choix,
l’ensemble des personnalités scolaires et personnelles,
permettent de faire un choix
L’évaluation des « maux » du décrochage et de la période de
décrochage avérée ou larvée ( les élèves présents/absent en
classe) sont étudiés en profondeur pour évaluer les besoins en
écoute, en école, en aide au projet personnel, en accompagnement
dans le collectif.
Après ce
premier éclaircissement, nous corrélons les besoins aux moyens
humains et matériels dont nous disposons. Cette corrélation est
la clef pour constituer le groupe d’élèves. Notre choix est un
pari pédagogique et humain.
Les
élèves choisis sont ceux pour qui nous prétendons pouvoir
apporter des éclaircissements dans leur volonté de formation et
de les aider à construire leur projet personnel. L’objectif
étant de déboucher pour chacun sur une orientation positive.
.
Le
dernier degré de la manifestation de désir de repousser la porte
de l’école est le stage de pré rentrée lors de la première
semaine de juillet durant 4 demie journée.
Ces 2
jours permettent de présenter plus en profondeur les contenus
pédagogiques du cursus, à travers la mise en activités
collective autour d’un
Thème de
société ou d’éducation au développement. De permettre à tous les
acteurs de se présenter en utilisant les méthodes actives pour
faciliter la communication.
Une
partie symbolique à cette pré rentrée,le remplissage des
documents administratifs la fiche GEP, les photos, les
enveloppes…. . « Ca y est » le retour vers l’école est
officielle ! Précisément, l’école au LSI, car après la lecture
de l’engagement, les élèves le valide et rédige un texte de leur
engagement de participer aux différentes étapes du cursus de 1ère
ou de 2ème année du LSI.
( Annexe
Engagement 1)
La
première matérialisation de cette engagement est la recherche
d’un stage en association pour la rentrée. Une séance courte en
salle informatique, pour des recherches sur Internet permet à
l’équipe d’avoir un aperçu en NTIC du groupe, ainsi que de voir
fonctionner les élèves en petits groupes.
Ces 2
jours se terminent par une séance de bilan oral, pas toujours
très significatif, permettant tout de même, d’apporter des
précisions, de se souhaiter de bonnes vacances et de se donner
rendez vous à la rentrée.
La
première étape est achevée. L’ancien « sans bahut », revient
vers l’école, il s’engage à revenir vers les apprentissages, le
parcours débute là.
En
septembre les élèves et les enseignants se retrouvent, pour une
année de travail et de projets individuel et collectif. Dans les
deux premières semaines nous rentrons en contact avec les
parents. L’équipe du pôle accentue depuis plusieurs années les
relations avec la parentalité. L’expertise acquise au cours des
années a montré la nécessité d’impliquer la parentalité dans le
projet de formation de nos élèves. Comment définir la
parentalité ?
La
parentalité large est au départ de l’histoire des jeunes dans
nos structures.
Ce sont
les adultes qui souvent ont accompagné les jeunes lors de la
commission accueil. Ce peut être simplement les parents, un
autre membre de la famille, un grand frère une grande sœur.
C’est aussi des acteurs de sa vie sociale : travailleur social,
personnel de l’EN.
Le
représentant de la parentalité pour le jeune, est celui qu’il a
choisi, la personne avec qui il à créer du lien pour ce projet
de revenir à l’école. Pour un grand nombre de nos élèves cette
parentalité est double et se partage entre la famille et les
acteurs sociaux. Cette analyse est la conséquence de la
structure mono parentale fortement majoritaire parmi nos élèves
( 70 % en moyenne par an ). La mère assumant généralement la
garde des enfants. Le complément à cette parentalité biologique
est un acteur social ou médical, qui suit depuis longtemps
l’élève. Ces deux « parents » seront nos interlocuteurs
privilégiés, durant le parcours du jeune au LSI.
Quelle place à la parentalité dans la
construction du parcours individuel de l’élève ?
Nous
pensons que le raccrochage est multifactoriel, comme l’est le
décrochage. Alors pour multiplier les chances de réussites ils
faut diversifier les intervenants. Nous avons coutume de diviser
en 3 groupes distincts, ces intervenants, avec chacun une
mission : la parentalité, le jeune, l’équipe. Chaque acteur est
le sommet d’un triangle au milieu duquel il y a le projet
personnel de l’élève : c’est le triangle de la réussite. Que
demande-t-on nous, à la parentalité ? De la présence, de la
confiance et de la patience.
Il faut
que la parentalité soit présente, mais pas trop ! Présente pour
la relance quotidienne des objectifs, se lever à l’heure….bref
le boulot de parents d’élèves. Mais pas trop, car il faut que le
dosage permette au jeune de retrouver « son projet personnel »,
qui va tout au long du parcours changer et encore changer. Rien
n’est jamais vraiment acquis avant le voyage solidaire de la 3e
séquence.
Ce dosage
est très complexe à trouver, car une caractéristique des
adolescents, est cette attitude paradoxale d’attraction /
répulsion qu’ils ont face au monde qui les entourent. L’équipe
entretient une relation très ouverte avec la parentalité à
travers les activités d’évaluation de l’élève, le conseil de
progrès ( 4 fois par an), les réunions de préparation du séjour
solidaire ( 3 par an ) ainsi que les entretiens personnels ou
téléphoniques avec le tuteur de l’élève, en fonction de la
demande chacun des parties.
L’ensemble de ces contacts favorisent l’accompagnement. Bien que
cela paraisse anecdotique, la rencontre entre parents de
décrocheurs, lors d’un conseil de progrès ou d’une manifestation
plus festive ( La Semaine de la Solidarité Internationale) est
parfois une éclaircie dans « la vie scolaire de ces parents » .
« Je ne
suis pas tout seul, à vivre le décrochage d’un enfant ». Des
relations se tissent au fur et à mesure du temps.
L’implication des parents dans la vie du LSI s’exprime par la
participation aux différents rendez vous institués, leur
application à proposer pour les autres des ressources ( stages,
petits boulots, matériels…),de se mobiliser pour participer à la
logistique du voyage, de manifestations de présentation des
projets d’élèves…
Parfois
cette implication nouvelle dans l’école de ces parents de
décrocheurs, les réconcilient eux mêmes avec l’institution
scolaire publique. L’effet le plus notoire pour nous est de
ressentir et surtout d’ entendre des parents nous dirent, que
« l’atmosphère s’apaise au foyer « , « …qu’il ( elle) est
content(e) de venir à l’école…mais je ne le vois jamais faire
des devoirs ? vous ne leur donnez pas de travail à la
maison ? ». Lorsque nous entendons cette remarque c’est que déjà
des étapes ont été franchies !
L’équipe
est depuis la création composée de 3 adultes enseignants ou CPE,
nous sommes tous volontaire pour travailler sur le LSI et de
manière plus générale, d’intervenir dans les activités du pôle.
Depuis la mutualisation des moyens en 2004, les enseignants du
LI de la LVPE, sont amenés à rencontrer dans des activités
pédagogiques les élèves du LSI . Ainsi les élèves du LSI sont
confrontés à différents adultes, différentes manière
d’enseigner, d’évaluer et ne sont plus cloisonnés avec 3
enseignants/référents comme les 2 premières années du LSI.
Cela à
permis d’ouvrir une deuxième année de LSI à moyens constants en
rééquilibrant au sein du pôle, les moyens humains et
disciplinaires.
A ce
noyau, s’ajoute une partie des enseignants du pôle, nous
mutualisons les compétences humaines et d’enseignements depuis
la rentrée 2004,.
Ainsi,
les élèves croisent durant leur parcours de première année 8
enseignants, donc 8 personnalités, des méthodes différentes.
Cette diversité voulue, est un des piliers de la socialisation
des élèves. Reconstruire des liens avec les adultes est pour
certains le début du parcours. Plus de 60 % de nos élèves sont
issus de familles monoparentales
Les
membres de l’équipe sont tous polyvalents et interviennent tous
en vie scolaire, ils sont tous tuteurs d’élèves et sont aussi
responsables de tâches administratives sur le pôle. Toute les
semaines une réunion d’équipe est organisée.
Cette
polyvalence de l’équipe provient des parcours atypiques de ces
membres, qui venant de l ‘EN, du monde l’Education Populaire ou
de l’Université, avaient abordé sous différentes formes les
problématiques pédagogiques et la question du raccrochage
scolaire. La rencontre de différentes pratiques, plus classique,
plus accès sur les nouvelles technologies ou sur la pédagogie de
projet ou du faire, permettent de diversifier les outils et les
supports d’enseignement.
Le
militantisme pédagogique a pour ciment le droit à l’éducation
pour tous ici et là bas et de concevoir le développement de
manière solidaire et durable.
Le début
d’année c’est pour tous les élèves le retour vers « les
cours », avec tout ce que cela porte comme symbole !
L’objet
n’étant pas de rentrer dans l’intimité didactique des
apprentissages, voyons les axes qui nous rassemblent quelques
soient les activités pédagogiques menées.
¾
La socialisation des individus dans le groupe (
respect, prise de paroles de tous, vocabulaire …),
¾
Partir de leur référence, favoriser la
méthodologie à l’oral et à l’écrit ( analyse, argumentation),
¾
Favoriser les activités collectives en petit
groupe.
¾
Respecter l’équilibre entre individuel et
collectif,
¾
Mise en place de groupes de besoins dans les
apprentissages linguistiques, des sciences et des
mathématiques.
¾
Diversifier les supports pédagogiques avec
l’utilisation régulière des NTICE,
¾
Développer la culture générale à travers les
Unités de formation thématique,
¾
Favoriser l’ouverture sur le monde et les
découvertes culturelles, par le cinéma, théâtre, expositions,
événements,
¾
Permettre d’accéder a des premières
qualification( B 2II, BAFA,AFPS…).
L’observation de l’attitude des élèves face à ces axes
pédagogiques. Leurs attitudes nous renseignent sur leurs
capacités, leurs appétences, les points à renforcer, les
difficultés. Ces observations sont retravaillées en équipe et
en tutorat.
Le
tutorat :
c’est le travail d’accompagnement de l’élève pris en charge par
un membre de l’équipe pédagogique. Cet accompagnement est à
l’origine, principalement dirigé vers « le scolaire » et
l’orientation choisie de l’élève.
En
réalité, comme il a été défini dans « le décrochage
scolaire »,les facteurs multidimensionnels du décrochage,
nécessite d’explorer des terrains plus ou moins éloignés
de la scolarité. Cette relation permet d’être « l’interface
école » avec les services sociaux institutionnels, associatifs,
médicaux – psychologiques.
Remobilisation est le mot clé de ce début d’année. En effet,
d’avoir repoussé volontairement la porte de l’école n’a pas
transformé les décrocheurs en élève studieux. Il faut donc
mettre en œuvre la machine pour permettre de réduire
l’absentéisme et le retard qui est un des maux du décrochage.
Dans les
activités pédagogiques, c’est d’abord redonner les codes et les
normes de la posture scolaire d’un élève de lycée.
La
posture scolaire :
c’est la
faculté pour un élève d’être impliqué dans son métier d’élève,
c’est à dire d’avoir son matériel, ses cours, de faire les
devoirs, d’être à l’heure, de tenir un agenda à jour, de
participer aux apprentissages.
C’est
aussi d’accepter l’institution scolaire avec ses règles et
coutumes objectives et subjectives.
Pour les
enseignants, l’acquisition de la posture scolaire est un
élément essentiel de l’évaluation d’un élève pour un
accompagnement vers une reprise de scolarité classique.
Les deux
premières semaines d’activités sont consacrées à la recherche de
stage, à l’accompagnement vers les premiers lieux de stages,
c’est la mise en acte du désir d’engagement mis en avant lors
de l’entretien et de la pré-rentrée.
L’engagement, le stage, nouvelle étape du
parcours.
L’engagement :
Les
élèves sont volontaires pour s’inscrire au LSI, ce qui signifie
qu’ils doivent être acteurs de leur projet de formation, qu’ils
doivent s’impliquer dans le parcours en respectant le cadre et
les étapes pédagogiques qui le jalonnent.
L’engagement personnel dans le cadre collectif du groupe est
indispensable à la réussite individuelle et collective du chemin
à parcourir.
Le
stage en association
est une première mise à l’épreuve de ce désir d’aider les
autres, de participer bénévolement à des actions menées par des
associations franciliennes dans les domaines de la solidarité et
de l’éducation au développement.
Cette
engagement dans le stage représente une série d’épreuves
auxquels l’élève va être confronter. Elle est une nouvelle étape
dans son parcours initiatique. C’est un pas vers d’autres
adultes, d’autres quartiers, d ‘autres arrondissements. Pour
certains élèves il est difficile de changer d’arrondissement !
C’est à dire d’effectuer un stage en dehors du « quartier ». On
ne sait jamais ! Pour d’autres c’est se confronter à un trajet
plus ou moins long en métro. C’est aussi, les élèves, qui vont
rencontrer d’autres adultes, qui veuillent se mettre en position
d’apprentissage.
Pour les
membres de l’équipe, l’implication dans le stage ( la recherche,
dans l’action et dans le compte rendu), sont des points fort
pour l’évaluation de l’implication, de l’autonomie, de
l’engagement volontaire. Le même processus doit se mettre en
œuvre dans la reprise des apprentissages et dans « la
couture » du projet personnel.
Les
réunions hebdomadaire sur le suivi et la conduite des stages
permet de recaler, de réajuster l’équilibre entre la demande et
l’offre du stagiaire.
L’ensemble de l’activité « stage » au LSI, permet aux élèves de
toucher du doigt quelques problématiques de l’aide généreuse,
bénévole, désintéressé !
Tout
d’abord, il n’est pas facile d’aider ! Contrairement à ce que
l’on pourrait croire, les associations du secteur de la
solidarité, sont de plus en plus pointilleuses sur le
recrutement de bonnes âmes pour les seconder ( horaires, jours
de la semaine, longueur du stage…). De plus, l’accueil
téléphonique n’est pas souvent des plus chaleureux. Pour
certains élèves, c’est pas facile à encaisser, ils se sentent
incompris. En effet, comment comprendre qu’il soit si difficile
de trouver un espace ou l’on veut exprimer sa solidarité
citoyenne, alors que les médias nous abondent d’exemples de
précarité, de misère et d’inégalités ?
« Les
bénéficiaires ne sont pas content d’être aidés ». Cette phrase
résume, l’ambiance à laquelle peuvent être confronter, les
stagiaires lors de distribution gratuite. C’est un choc pour
beaucoup. Le dialogue collectif permet de donner des pistes pour
comprendre ce que peut ressentir « un bénéficiaire » de venir
chercher son « colis ». En creux, combien de témoignages
montrant des attitudes contraires, où se font des rencontres
avec des « bénéficiaires » chaleureux.
Avant de
partir en vacances de Toussaint, nous organisons le premier
conseil de progrès en interne, c’est à dire l’équipe et les
élèves, sans les parents. Nous considérons qu’une part des
élèves n’est pas encore prêt à affronter un grand conseil de
progrès. C’est la première séquence de remobilisation.
Parcours initiatique :
c’est à dire « une série d’épreuves morales ou physiques suivie
par un jeune homme ou une jeune femme qui doive leur apporter
une plus grande maturité ».
Le
décrochage scolaire
, cette expression couramment utilisé dans le milieu éducatif
français, est un terme emprunté au Ministère de l’éducation du
Québec. L’on ne doit pas assimiler le « décrochage scolaire « à
« l’échec scolaire », mêmes si beaucoup de thématiques sont
communes. Le décrochage scolaire est ultime étape de l’échec
scolaire, puisqu’il s’agit de la sortie d’un cursus, d’une
formation avant l’obtention d’un diplôme de niveau V ou IV. En
France c’est une réalité pour environ 120 000 à 160 000 jeunes
par an, qui quittent le système scolaire sans diplôme
sanctionnant un niveau, une spécialité.
La
décision prise par un élève d’arrêter l’école est le résultat
d’un long processus incluant des facteurs multidimensionnels
d’ordre scolaires, relationnelles, sociales, familiales,
médicales, personnels. Les décrocheurs disent qu’ils ont
arrêter l’école et pas abandonner l’école, comme
souvent nous pouvons le lire. C’est important parce q’un arrêt
laisse à penser qu’il peut y avoir une reprise, alors qu’un
abandon risque d’être plus définitif.
L’engagement :
Les
élèves sont volontaires pour s’inscrire au LSI, ce qui signifie
qu’ils doivent être acteur de leur projet de formation, qu’ils
doivent s’impliquer dans le parcours en respectant le cadre et
les étapes pédagogiques qui le jalonne.
L’engagement personnel dans le cadre collectif du groupe est
indispensable à la réussite individuelle et collective du chemin
à parcourir.
Le
projet personnel :
c’est
l’idée que se fait l’élève de son avenir à la fin du parcours,
lorsqu’il s’engage au LSI. C’est le « là » le « vers » où il
veut aller, les moyens qu’il se donne pour réussir son projet,
le transformer, l’affiner ou l’abandonner. En début d’année la
typologie des projets personnels peut se décliner en 3 axes :
reprendre de l’école, faire une nouvelle tentative scolaire pour
réfléchir à autre chose que de l’école, plus d’école et partir
découvrir le monde.
La
posture scolaire :
c’est la
faculté pour un élève d’être impliquer dans son métier d’élève,
c’est à dire d’avoir son matériel, ses cours, de faire les
devoirs, d’être à l’heure, de tenir un agenda à jour, de
participer aux apprentissages.
C’est
aussi d’accepter l’institution scolaire avec ses règles et
coutumes objectives et subjectives. Pour des décrocheurs
l’acquisition de la posture scolaire un élément essentiel
d’évaluation pour l’accompagnement vers une reprise de scolarité
classique.
Le
tutorat :
c’est le travail d’accompagnement de l’élève pris en charge par
un membre de l’équipe pédagogique. Cette accompagnement est à
l’origine, principalement dirigé vers « le scolaire » et
l’orientation choisie de l’élève.
En
réalité, comme il a été défini dans « le décrochage
scolaire »,les facteurs multidimensionnels du décrochage,
nécessite d’explorer des terrains plus ou moins éloignés
de la scolarité.
La
solidarité :
ce terme de plus en plus à la mode et souvent utiliser à tord.
Au LSI la solidarité se définie par cette assertion « Les
capacités d’un groupe sont plus importantes que la somme des
compétences de chacun de ses membres ». Dans notre cadre, nous
essayons que chacun est le désir de participer à la réussite des
autres et donc à la sienne.
Socialisation :
Théoriquement la socialisation peut se définir comme l’ensemble
des interactions par lesquels se construit l’identité sociale
d’un individu dans la société dans laquelle il vît. C’est à dire
l’intériorisation, l’acceptation d’un certains nombre de
valeurs, de normes acceptés par le groupe social .Pour les
élèves décrocheurs cette socialisation passe par l’acceptation
de l’institution, les attitudes attendues, qu’ils doivent avoir
dans l’école, avec leurs pairs et les adultes.
Les
adultes
Le noyau,
depuis la création en 2002, a connu des évolutions des
transformations engendrait par les modifications, l’adaptation
du projet de départ. Elle compte au sens strict 3 membres qui se
divisent l ‘essentielle des tâches pédagogiques, de suivi des
élèves. A ce noyau, s’ajoute une partie des enseignants du pôle,
nous mutualisons les compétences humaines et d’enseignements
depuis la rentrée 2004,.
Ainsi,
les élèves croisent durant leur parcours de première année 8
enseignants, donc 8 personnalités, des méthodes différentes.
Cette diversité voulue, est un des piliers de la socialisation
des élèves. Reconstruire des liens avec les adultes est pour
certains le début du parcours. Plus de 70 % de nos élèves sont
issus de familles monoparentales
L'inscription dans la formation proposée au Lycée
de la Solidarité Internationale est volontaire, elle induit des droits
et des devoirs détaillés dans le règlement intérieur.
Le Lycée
de la solidarité Internationale a été conçu pour permettre à des
élèves de poursuivre une scolarité de niveau 3ème/ 2nde
afin d'entrer, à l'issue de 1 ou deux années de formation en
classe de Lycée générale, technologique ou professionnelle, ou
d’en d’autre voies de formations choisies..
L’inscription dans cet établissement doit se faire en accord
avec les parents (ou le représentant légal) de l’élève.
L’Équipe
éducative attache une grande importance à l’implication des
parents dans le projet scolaire de leur enfant, elle participe à
la reprise scolaire.
Le contrat pédagogique.
Renouer
avec un projet scolaire nécessite une présence régulière dans
les activités pédagogiques dispensées. Le parcours de l’élève
passe par une inscription volontaire et une implication active
dans son projet de formation scolaire personnelle.
S’engager dans un stage fait partie du contrat
pédagogique. Une expérience de 15 jours se déroulera en début
d’année en milieu associatif et fera l’objet d’un rapport écrit.
Chaque élève s’impliquera alors une demie journée par semaine
sur un an au sein d’une action de solidarité encadrée et
participera à un voyage de solidarité dans un pays en
développement.
La vie collective :
L'inscription volontaire au Lycée de la Solidarité
Internationale, implique la prise en charges d'activités
collectives internes, impose un comportement fondé sur le
respect d'autrui et des règles de fonctionnement du groupe.
Chaque semaine le groupe et l'Équipe éducative se retrouvent en
conseil de vie de classe pour gérer en commun la vie du groupe
dans l’établissement.
"Les
capacités d'un groupe sont plus importantes que la somme des
compétences de chacun de ses membres." Cette assertion est une
perspective éducative qui organisera la vie des élèves de
manière à ce que, non seulement, chacun épanouisse ses
dispositions propres mais qu'au-delà, la dynamique de groupe
créée, suscite un sentiment d'appartenance à un collectif.
L'assiduité moteur de la formation au Lycée de la
Solidarité Internationale.
La
présence aux activités proposées par l'Équipe du Lycée de la
Solidarité Internationale doit être régulière. Toute absence
doit être signalée à un membre de l'Équipe éducative.
Une présence aux activités qui ne s’inscrirait
pas dans la régularité handicaperait la bonne marche du groupe
et pourrait remettre en cause une partie des objectifs fixés par
celui-ci.
La
régularité d'une présence active permet à l'Équipe éducative de
suivre, d'évaluer les réussites comme les échecs et permet de
faire progresser l'élève pour qu'il atteigne ses objectifs de
formation.
La
présence erratique est une forme d'irrespect envers le groupe et
remet en cause les efforts de l'élève et le suivi mis en place
par l'Équipe éducative.
Cette étude de la population scolaire du LSI 1 et
LSI 2, repose sur les renseignements portés sur les fiches
administratives de renseignements rentrées dans la base SCONET
du rectorat de Paris.

A la rentrée 2006 l’âge de naissances des élèves
est compris entre 22 ans et 16 ans. La forte majorité est
comprise entre 16 et 18 ans.

Les élèves sont majoritairement parisiens (65 %)
, les autres proviennent de l’Ile de France et de manière
marginale d’Ile et Vilaine.

Les situations familiales sont
majoritairement monoparentales, 62 % des élèves vivent avec un
des deux parents et surtout leur mère.
72 % des élèves ont commencé un cursus scolaire
en 2005, 28 % sont déjà hors l’école. Outre les élèves du LSI 1
( 21 %), pour les autres la situation scolaire s’est dégradée
pour se transformer en une perte de lien avec leur établissement
s’accompagnant d’absentéisme , de retards chroniques et /ou
d’une démission ou d’une exclusion.
La répartition des Professions et
Catégories Socio professionnelles des chefs de famille est
représentative de la nomenclature générale des PCS d’Ile de
France.
« Avec 42 % de bacheliers dans la population
adulte et 43 % d’enfants de cadres en 1999, l’Ile de France se
distingue toujours de la province. ».Avec 37 % de chefs de
famille cadre, le LSI se situe en dessous de la moyenne d’Ile de
France, une lecture plus approfondie montre une sur
représentation des professions des arts et du spectacle ( la
moitié).
Conclusion
La synthèse de ces statistiques, montre que les
élèves entrant au LSI ont une ou deux années de retard, 37 % ont
plus de 2 années de retard à leur entrée au LSI. Ils sont
majoritairement parisien (62 %) ou d’Ile de France. 62 % des
élèves vivent dans un cadre monoparentale, dont 54 % avec leur
mère uniquement.
Pour 72 % des élèves le décrochage de l’école
s’est affirmé l’année dernière, plus de ¼ n’était déjà plus
dans l ‘école en 2005.
Une mixité sociale plus prononcée que la moyenne
parisienne, 37 % des élèves sont fils de cadres et 25 % de
professions intermédiaires. Le nombre de chef de famille sans
emploi
(17 %) est très élevé par rapport à la moyenne
nationale 9,8% ou d’Ile de France 11, 8 % 2.
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