Documents en annexe
Bilan des sorties 2008
LA listes des propositions de sorties et spectacles
Des emplois du temps (couleurs, évaluation)
Photo des locaux
Bilan Quebec
Liste des interventions 2008/2010
Présentation des nouveaux projets
Sortie
de cohortes 2001 2006
Bilan statistiques des élèves du LSI 1 et LSI 2 08 / 09.
Pour établir ce bilan nous avons utilisé les fiches
administratives GEP, renseignées par les élèves et leurs familles
des groupes du LSI 1 et du LSI 2 soit 25 élèves. Concernant les
catégorie sociales nous avons pris pour référence la CSP du tuteur
légale, qui se trouve être la mère dans de la plupart des
situations familiales.
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Répartition
par genre |
Année de
naissance |
Catégories sociales* |
Département de résidence |
Date du décrochage avéré |
Dernière classe fréquentée avant le LSI |
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10 filles
15 garçons
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1988 : 4 %
1989 : 16 %
1990 : 24 %
1991 : 36 %
1992 : 20 % |
Favorisé :
32 %
Moyennes :
28 %
Populaires :
20 %
Chomage / Rmiste :
20 %
Orphelins de mère :
8 % |
Paris : 48 %
78 : 4 %
92 : 12 %
93 : 16 %
94 : 16 %
95 : 4 % |
2004 /05 :
8 %
2005/06 :
4 %
2006 /07 :
60 %
2007 /08 :
28 %
|
Niveau 3e
:
48 %
dont
CNED :
12 %
3e DP6 :
8 %
Seconde G
:
12 %
Première G
:
8%
1ere BEP
:
8 %
Tle BEP
:
8 %
CAP 1ere
:
4 %
CIPPA
:
4 %
BPA :
4 % |
*Selon la CSP de la mère.
Nos élèves sont tous franciliens à part égale entre Paris et les
départements de l'Ile de France, sauf le département de l'Essonne
qui n'est pas représenté. Les départements d'un arc est,sud, ouest
sont réparties à part égale, alors que les départements des
Yvelines et du Val d'Oise sont sous représentés.
48 % de nos élèves ont fréquenté comme dernière classe une 3e, 20
% d'une seconde ou première générale, 24 % du Lycée professionnel
ou agricole et 4 % d'une CIPPA.
20 % de nos élèves ont une année de retard pour une entrée en post
collège. 80 % ont 17 ans et plus à leur entrée au LSI et
« accusent » 2 à 4 ans sans une scolarité suivie. Ces années sans
scolarité ce sont soldées pour 20 % par un passage à la vie
active, 12 % par un ou plusieurs séjours en institutions
psychiatriques. Pour la majorité, l'abandon de la scolarité est
lié à une orientation non désirée et / ou à de très lourd
accident de la vie. Nous constatons que 36 % de nos élèves vivent
avec leurs 2 parents biologiques.
Concernant les catégories sociales représentées, l'on peut dire
qu'il y a une surreprésentation des familles en situation de
grandes difficultés sociales et de la catégorie « favorisé ».
Mais il faut nuancé ce premier constat en indiquant que pour une
part les femmes sont seule chef, avec un ou plusieurs enfants. La
majorité de nos élèves provient des classes populaires ou
moyennes, si l'on y ajoute les élèves orphelins de mère.
Bilan statistique juin 2008 du Lycée intégral sur 5 cohortes
(2001/2002 à 2005/2006)
La période étudiée s’arrête pour les élèves ayant quitté le LI en
2006, car nous ne disposons pas encore d’une vision globale pour
la cohorte 2007 et 2008.
Durant ces 5 années, le LI a accueilli 280 élèves (56 par an en
moyenne).
120 élèves ont obtenu un diplôme dans la voie choisie chez
nous.(43%)
A cela, il faut rajouter 6 accès à l’université par le DEAU
(2,1%).
45,1 % des jeunes accueillis ont donc obtenus un diplôme ou un
accès à l’université.
12 élèves sont inscrits en terminale et leurs résultats ne sont
pas encore connus, mais nous pouvons raisonnablement penser qu’ils
vont venir augmenter le taux de réussite aux diplômes ( 10 %).
Les formations qualifiantes et les insertions professionnelles
réussies suite à un projet élaboré au LI représentent 11%
21% de ceux qui ont été inscrits chez nous n’ont pas abouti leur
projet scolaire accompagné au LI :
-
soit car ils n’ont pas terminé leur année chez nous,
-
soit parce que leur projet l’année suivante n’a pas été achevé
(échec en cours d’année).
-
Soit qu' ils ont été jusqu'à l'examen visé ( Bacpro, BEP, CAP )
mais ne l'ont pas encore obtenu en 2006.
Enfin, nous n’avons aucune nouvelle de 19% des élèves, ce qui ne
veut pas nécessairement dire qu'ils n'ont pas réussit.
Tableau statistiques des sorties aprés 1 année passé au
Lycée Intégral
Cohortes (2001 à 2006 ).
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Insertion professionnelle
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Baccalauréat Tech et Général
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LE CONSEIL DE PROGRES
DANS LE PÔLE INNOVANT DU LYCEE J.LURCAT
Au lycée Jean Lurçat, des structures spécifiques accueillent des
jeunes en rupture avec le système scolaire qui, après un passage à
vide, souhaitent reprendre un cursus.
Dans ce pôle innovant qui comprend La Ville pour l’Ecole, le Lycée
de la Solidarité Internationale et le Lycée intégral, les
enseignants ont renoncé aux conseils de classe.
Sensibles au poids des actes, plus qu’à l’impact des mots, les
professeurs du pôle innovant n’organisent pas des conseils de
classe mais des conseils de progrès. Comme leur nom l’indique, ces
conseils servent à mettre en valeur les acquis et les avancées des
élèves, à leur permettre d’utiliser ces progrès comme points
d’appui pour continuer. Il n’y a donc que des grilles d’évaluation
individualisées. Sont bannies les notations chiffrées, les
moyennes par discipline et tous les outils de mesure
traditionnels.
De même, il n’existe ni grands ni petits progrès en soi. Chaque
élève mène son propre cheminement à son rythme. Ces conseils ne
sont pas des instances de remise de prix ou de sanctions. L’élève
doit en sortir conforté ou réconforté. Il peut lui arriver d’être
confronté à une difficulté. Jamais, en aucun cas, il n’est cassé !
Cet objectif implique un dispositif structuré et ne peut reposer
uniquement sur le bon vouloir des enseignants.
Première modification substantielle par rapport à un conseil de
classe : tous les élèves de la classe y participent. Plus de
délégation hasardeuse : les profs, les jeunes et leurs parents
sont tous participants, rassemblés sur un pied d’égalité. C’est
ainsi que le conseil devient un lieu où les regards, les paroles,
les avis se croisent et du même coup s’équilibrent, parant
automatiquement aux abus éventuels d’autorité. Qui plus est, la
réunion se déroule toujours en présence d’une personne que l’on
appelle un « grand témoin ». Celle-ci est extérieure au pôle; son
métier ou son statut n’a pas d’importance, le seul préalable exigé
est un engagement pour les jeunes en difficulté. A titre
d’exemple, ces grands témoins ont pu être d’anciens parents
d’élèves, des enseignants d’autres structures de raccrochage ou de
classes relais, des éducateurs, des professionnels comme des
maîtres de stage…
Deuxième changement clé : dans nos conseils de progrès, ce ne sont
pas les professeurs mais les élèves qui prennent la parole,
présentent eux-mêmes leur bilan, tel qu’ils l’ont préparé
soigneusement dans la semaine précédant la réunion.
Troisièmement, les conseils n’ont pas lieu tous les trimestres
mais à la fin de chaque séquence, c’est-à-dire avant chaque
vacance. Ils interviennent donc en moyenne toutes les six ou sept
semaines. Pourquoi ces trois changements ?D’abord pour les élèves
du pôle innovant, et à cause d’eux. Ils ont en commun d’être
décrocheurs du système scolaire Ils ont donc tous un passé avec
l’Ecole plus douloureux et humiliant que glorieux. Conseil
s’associe dans leur esprit au mot tribunal. Il rime parfois avec
avertissement et a été suivi d’un conseil de discipline. Pour
d’autres, il a été le lieu d’une orientation imposée et décidée en
leur absence. Pour quasiment tous, c’est l’endroit où se profèrent
des litanies de « peut mieux faire », «capable mais ne travaille
pas assez », « ne sera jamais au niveau », etc, - tous ces mots
clés qui sont au fondement de leur méfiance voire de leur
défiance. Le conseil de progrès est donc l’un des éléments - et
l’un seulement – qui permet à l’élève de se recentrer sur
lui-même, de s’approprier sa scolarité ses objectifs et son
évaluation. Cette prise en main est la clé de son succès, il faut
qu’il arrive à échapper aux regards de juges extérieurs à sa vie.
Voilà pourquoi un élève en conseil de progrès ne dresse pas son
bilan au regard des attendus de chaque discipline, mais au regard
de son propre projet. Dans nos structures, la première séquence
est intitulée « temps de remobilisation ».
A la fin des six ou sept premières semaines, chacun doit évaluer
son retour dans l’école, le travail qu’il a fourni, son degré de
fréquentation des cours. Ce bilan est un travail à lui seul, il
nécessite une perception construite du temps et de soi-même. Et
quand l’élève n’y est pas prêt, ce bilan peut l’aider à
reconstruire ces bases-là. Dans les séquences suivantes, le jeune
précise son choix d’orientation scolaire (filière, niveau auquel
il souhaite accéder). C’est donc sur la base de ses annonces qu’il
s’évalue : est-il ou non-engagé dans cette voie ?Bref, la grille
d’évaluation dans nos conseils de progrès est d’abord personnelle,
ce qui ne veut pas dire confidentielle. Le bilan est en effet
énoncé devant tout le monde, Il y a donc les parents. Souvent
silencieux, ils sont apparemment en retrait, n’osant trop se
manifester, même s’ils sont invités à parler après leur enfant. La
plupart du temps, quand ils s’expriment c’est pour confier leur
soulagement de voir le jeune sorti d’une passe conflictuelle ou
apathique. Ces conseils de progrès peuvent donc renouer des liens
entre parents et enfants aux yeux de tous. Cette reconstruction du
cadre familial, même si elle peut ne pas être définitive, est
essentielle, l’apaisement dans le champ privé, intime permettant
toujours à un élève d’être plus disponible pour sa reprise
d’étude. Le bilan se fait aussi devant tous les autres élèves,
parce que l’autre objectif de nos conseils est de montrer que
chacun d’entre nous apprend d’abord des autres, de tous les
autres, qu’ils soient des pairs ou non. Une réunion de ce type
exige donc de l’écoute, du respect. Cet entraînement à l’écoute
est bien sûr permanent et objet de notre attention dans chaque
cours, C’est le moyen de faire sortir chaque jeune de lui-même, de
créer aussi des solidarités. Et puis plus simplement encore, le
parcours de l’un peut donner une idée à un autre et ainsi de
suite…Cela dit, les élèves peuvent refuser cette prestation
publique, tous savent, bien avant l’échéance, qu’ils peuvent
réclamer un huis clos. La réunion rassemble alors les professeurs,
l’élève et un accompagnateur de son choix – cette solution est
assez rarement retenue par les jeunes qui intuitivement la
perçoivent comme un pis-aller, un échec. Le fruit d’un travail au
long cours.
Pour autant les conseils de progrès ne sont pas des instances
paradisiaques ni sereines. Il arrive que des élèves s’y effondrent
en larmes, ou crient à la mascarade et laissent exploser leur
colère. Le conseil de progrès de toute façon n’atteint son but,
pour chaque élève, que si certaines conditions sont respectées.La
première est que le conseil est préparé en fait tout au long des
semaines qui le précèdent : le va et vient entre l’élève et ses
enseignants est permanent. Il peut se faire avec tous les
professeurs, mais il est de toute façon formalisé et très cadré :
chaque élève a un tuteur.
Outre la prise en charge de ces cours, chaque professeur doit en
effet rencontrer une dizaine d’élèves, au minimum une fois par
semaine afin de faire le point sur ce qui va et ne va pas
(présence, ponctualité, concentration, facilité au travail sur
place, à la maison etc…)C’est aussi ce tuteur qui aide l’élève à
trouver les moyens à mettre en œuvre pour atteindre son but et à
revoir ses objectifs le cas échéant. Bref le conseil de progrès
n’est qu’un élément de ce puzzle complexe qu’est un dispositif de
raccrochage et de l’évaluation qu’il exige. Et il ne servirait à
rien de changer le nom d’une instance, si, derrière, n’était pas
mis en place tout un bouleversement des pratiques pédagogiques et
même administratives de l’établissement.
Septembre 2005 Anne Contant
Enseignante au Lycée Intégral (J.Lurçat 75013)
Bilan du stage de Solidarité Internationale d
u groupe animation du Lycée de la Solidarité Internationale
(LSI2 ).
Lycée de la Solidarité Internationale
Anne Contant, Benoît CORNET, Philippe TABURET.
94, rue Barrault
75013 Paris
L’Association DIIARA
Antoine Zajdela au Sénégal
26 rue du moulin Joly 75011 PARIS
Structure : association DIIARA.
Téléphone : 01 44 06 77 63
Fax : 01 44 06 77 63
E-mail :
diara.asso@gmail.com
-
Partenaires en
France :
Alice Coat de la Ligue de l’Enseignement – Fédération de Paris.
Christiane Alinc de l’association Réunion Dagana.
-
Pays concerné et
zone d’intervention géographique :
Sénégal : Dakar, Dagana (région de St Louis) et Diara (région du
Fouta).
-
Partenaires au
Sénégal :
Antoine Zajdela, chef de mission et responsable de la logistique
pour l’association DIIARA.
Mustafa Diaw, staffeur et accompagnateur local.
Jonas Djian, LSI 3 et responsable du projet Edubasket à Yeumbeul
(banlieue de Dakar).
Pape Meïssa Hanne, directeur de l’école Célestin Freinet – Dagana
6 et du centre Morgane Grosmann.
Genèse du projet :
En France : recherche de financements (Paris Jeune Aventure,
CAF…), recherche de matériel, recherche de partenaires, formations
(à la pédagogie Célestin Freinet lors d’un stage au sein de
l’école de Vitruve, Paris 20eme et au technique de la menuiserie
au sein de l’entreprise Alliance-Art-Métal sous la tutelle de M.
Rachid Achka). Echange avec les divers partenaires ici et là bas.
-
Publics concernés dans le
pays :
Enfants scolarisés de 5 à 15 ans.
Rappel des Objectifs de l’action :
-
Dakar :
intervenir dans une école primaire des Parcelles Assainies
(banlieue de Dakar) en mettant en place des groupes de paroles sur
la contraception et les MST et proposer des activités
extra-scolaires.
-
Dagana :
proposer des activités extra-scolaires, apporter un soutien à
l’effectif encadrant pour diverses activités (EPS, sortie
scolaire, commissions, événements…) et mettre en place un chantier
de réfection du matériel pédagogique.
-
Diara :
mettre en place un chantier de réfection de matériel pédagogique,
participer au chantier de jeunes et proposer des activités type
centre de loisirs en dehors du temps scolaire.
Activités
effectivement mises en œuvre et résultats :
-Dakar : La première version du projet prévoyait notre séjour en 3
parties : Dakar, Dagana et Diara. Il était prévu d’intervenir à
Dakar dans une école des Parcelles Assainies (banlieue de Dakar)
et de mettre en place des groupes de parole autour de la sexualité
et de la contraception et de proposer des activés en dehors du
temps scolaire. Mais du fait d’un manque de préparation en amont
et d’un manque de temps sur place, nous avons estimé plus
enrichissant et plus logique de rejoindre des volontaires du
Progrès en troisième année de LSI* pour participer et apporter une
aide en animation dans leur projet Edubasket.
Nous nous sommes rendus à l’école de Yeumbeul 1 sur le projet
Edubasket de Cécile et Jonas afin d’avoir un premier contact en
animation ici au Sénégal. Une journée d’animation à l’école de
Yeumbeul 1 se déroule généralement de la façon suivante : 8h -11h
activités intérieures, 11h30 – 13h jeux en extérieur/ grands jeux
au terrain (situé à environs 200m de l’école, le trajet se fait
généralement en chanson), une pause de 13h à 15h et la journée se
finit par des grands jeux dans la cour de l’école jusqu’aux
alentours de 18h. Chaque temps d’animation se clôt par un retour
au calme géré par les animateurs. C’est sur ce schéma que se sont
calquées nos 3 journées d’animation.
Le premier jour nous sommes arrivés à 8h, un peu fatigués mais
motivés, pour une première journée d’observation. La classe de CE
2 est séparée en deux, les deux Jonas et Ablaye se dirigent vers
le CEDEPS où ils commencent la séance avec un petit échauffement
de la voix, puis un jeu rythmique avec les mains. Ce petit
échauffement fut suivi par une partie de « Chef d’Orchestre » puis
du « Facteur n’est pas passé » et « 1, 2,3 soleil ». Pour clôturer
la séance, les enfants ont chacun leur tour raconté une petite
histoire pour un bon retour au calme. De leur coté, Ariane et
Lucie étaient dans la bibliothèque de l’école. La séance a
commencé par quelques chansons, on a ensuite essayé d’introduire
un jeu rythmique avec les mains qui n’a pas eu le succès espéré,
après cette séance de chants, il y a eu une tentative de 1,2,3
soleil en intérieur qui s’est soldée par un pietinage du plus
petit mais qui s’est néanmoins relativement bien passé. On s’est
ensuite dirigé tous ensemble sur le terrain où on a assisté à
quelques jeux en plein air. Même chose l’après midi, on participe
un peu plus activement aux jeux, on se familiarise avec l’équipe
d’animateurs et les enfants. Quotidiennement, les animateurs
bénévoles ont une séance de débriefing sur le déroulement de la
journée et discutent des prévisions du lendemain. Nous sommes de
nouveau présentés à l’équipe presque au complet et sommes informés
qu’a partir du lendemain, nous prenons les commandes des
opérations. Cette journée fut très intéressante car elle nous a
permis de découvrir une manière de travailler différente de celle
que nous connaissions, de plus nous avons été très impressionnés
par le fait que tous ces animateurs travaillent bénévolement et de
façon aussi efficace.
Le lendemain dès 8h, les deux Jonas, Moussa, Ahmed et le classe
de CE 1 se dirigent à nouveau vers le CEDEPS où le petit Jonas
propose ses animations. Il propose d’abord une variante du jeu
« l’épervier » qui s’appelle « la chasse aux brebis », le jeu a
commencé doucement mais au fur et à mesure les enfants se sont mis
dedans avec l’aide efficace de Moussa, ensuite le petit Jonas a
opté pour un jeu de rythme dur en compréhension étant donné que
les enfants étaient nombreux ; les quatre animateurs ont chacun
pris un petit groupe d’enfants et le jeu de rythme a finalement
fonctionné, enfin une redescente au calme des enfants très
efficace a été établie par Moussa, Ahmed et le grand Jonas.
Pendant ce temps, à la bibliothèque, Ariane et Lucie, tentent de
mettre en place une activité bande dessinée : le résultat final
n’était pas l’objectif de départ, néanmoins la séance fut très
agréable et les enfants satisfaits de leur travail. Apres la pause
de 11h, la classe se dirige au complet et en chanson vers le
terrain où se déroulent des jeux tels que la « balle au
prisonnier », l’ « épervier », le « Facteur n’est pas passé » ou
encore la « Tomate ». Le soleil étant un peu agressif, et les
animateurs toubab un peu fatigués, la séance de l’après midi
durant laquelle un grand jeu a été organisé s’est déroulée sans
Lucie, mais en présence de la quasi-totalité de l’équipe
d’animateurs et en guest - animateur, Antoine Zajdela. Cette
séance de « Homme – Poisson – Moustique » a été une réelle
réussite, tous les animateurs et tous les enfants présents se sont
clairement pris au jeu et semblent avoir apprécié ce moment.
Le dernier jour, la séance du matin a été réservée à la bande
dessinée,organisée cette fois ci avec plus de directive pour les
enfants, le résultat ne s’est pas fait attendre et les petite
planches furent remplies sans aucun problème. L’après midi a été
tournée vers un match de football enfants – animateurs – toubab. A
la fin de cette journée, il y eu un grand débriefing pour revenir
sur ces 3 jours d’action.
L’efficacité de cette équipe d’animateurs réside dans le fait
qu’ils se retrouvent quotidiennement après les animations afin
d’apprécier ensemble les points positifs et négatifs de la
journée, ce suivi régulier leur permet d’apprendre de leur erreurs
et d’être tous les jours plus efficaces. Au terme de ce mini
séjour (qui nous a servi en quelque sorte de tremplin pour la
suite de nos aventures), l’ensemble des participants a semblé
satisfaits. Pour notre part, cette entrée en la matière fut plus
que gratifiante, en plus de nous donner un aperçu de ce qui nous
attendait pour la suite, nous avons été plus qu’impressionnés par
l’efficacité et l’investissement de cette équipe d’animateurs
bénévoles (pour la plupart étudiants ou lycéens). Nous avons
quitté Yeumbeul le 24 janvier en nous promettant d’y repasser à
notre retour.
* LSI : Lycée de la Solidarité Internationale, structure scolaire
alternative pour décrocheurs scolaires qui se caractérise par un
emploi du temps aménagé autour de la solidarité internationale et
de l’éducation au Développement. Des enseignements qui se
concrétisent en première année par un voyage solidaire de 3
semaines au village de Diara (participation à un « Chantier
Jeunes » et mise en place de projets personnels), avec possibilité
de repartir sur des projets plus longs et plus personnels les
années suivantes.
-
Dagana :
Premier séjour :
L’arrivée à Dagana s’est faite le 26 janvier au matin. Apres un
peu de repos, nous commençons par une deuxième rencontre avec
l’équipe pédagogique : Mme Diba, Mme Kane, M Gaye, M Mbaye Fall, M
Iba Fall et M Seck ainsi de Pape Meïssa Hanne directeur de l’école
Célestin Freinet à Dagana. Il s’organisa par la suite une réunion
pour définir ensemble le déroulement de cette semaine
d’ « observation », après avoir passé en revue l’organisation de
cette école, sa pédagogie et le rôle de chaque commission, nous
avons établi un planning qui permettait d’avoir une vision
d’ensemble de toutes les activités de l’école. De activités
variées allant de l’EPS au renforcement en lecture/écriture, des
rencontres avec les différentes commissions et des animations en
dehors du temps scolaire.
Nous commencions tranquillement à prendre nos marques
et le rythme lors de l’arrivée du groupe de LSI 1 le 27 janvier
dans la soirée. En vue de leur présence de seulement 2 jours, nous
avons profité de la première soirée pour les retrouvailles et
avons mis en place le lendemain une matinée de grandes animations
pour exploiter au maximum et utiliser à bon escient la forte
concentration de toubabs du moment. Le bilan de cette journée fut
plus que positif malgré les éclats de voix d’une LSI 2 un peu
impatiente : en effet le manque de préparation, d’expérience des
LSI 1 et du manque global de coordination ont aboutis à une
situation gênante et anti-pédagogique devant les enfants. Malgré
tout, l’ensemble des protagonistes et des enfants prirent plaisir
à participer à cette matinée d’animation. Le lendemain la totalité
des toubabs accompagnèrent la quasi-totalité des enfants en sortie
pour visiter les locaux d’une nouvelle radio locale. Certains
d’entre eux ont même dorénavant leur voix en jingle de la
station ; à la suite de cette fatigante journée vint l’heure de la
soirée d’au revoir. Après le départ du groupe, de nos professeurs
et même de nos encadrants, nous nous sommes d’une certaine façon
retrouvés livrés à nous-mêmes, malgré notre désarroi et notre
solitude mais n’écoutant que notre courage. Nous avons néanmoins
tenté (et plutôt bien réussi) de maintenir une certaine régularité
dans nos activités. Pas troublés pour deux sous par la présence
d’autres toubabs au centre Morgane, nous avons fini notre semaine
avec une certaine impatience du fait de notre départ imminent pour
Diara.
Le bilan global de cette semaine fut pour notre part
plus que positif : du fait de la préparation de notre venue, nous
nous sentions d’autant plus investis car c’était le début de la
concrétisation de notre projet. D’autre part, le cadre de vie,
l’équipe pédagogique ainsi que Pape Meïssa et sa famille nous ont
tout de suite baignés dans un climat presque familier, ce qui nous
a permis de nous sentir intégrés, légitimes et à l’aise dès les
premiers jours. Le seul point qualifiable de négatif était au
niveau de la rédaction de l’emploi du temps et de la gestion de ce
temps en elle-même : nous n’avions pas pris en compte plusieurs
paramètres (récréation, digestion…) qui ont un peu faussé notre
organisation. Outre cette parenthèse, nous sommes plus que
satisfaits de ce premier séjour.
Deuxième séjour :
Retrouvaille de notre lieu de « prédilection », le 16 février
comme prévu.
Nous commençons par une réunion avec l’équipe pédagogique à son
grand complet, qu’il nous tardait de revoir. Après un partage de
notre expérience dans le Fouta, nous débutons la réunion ; on
profita de l’occasion pour donner le matériel de jardinage (
requête de la commission jardinage) et pour exposer les divers
lots destinés à la kermesse et à la compétition sportive. Après la
partie « bling-bling », on passa aux choses sérieuses :
-
planification des temps consacrés à la kermesse : création des
lots (épaulé par Oumar Seck) le mercredi et le vendredi de
16h00 à 18h00. Opération kermesse présidé par le
directeur et M. Seck (organisations et répartitions avec les
divers commissions concernées) le vendredi de 11h30 à 13h00 .Réunion
logistique (Enseignants -LSI 2)le mardi et jeudi de 11h30 à
13h00
-
planification des temps destinés à l’EPS : De 8h00 à 9h00 tout les
jours, sauf le jeudi et vendredi de 8h00 à 10h00 (lundi : CM1,
mardi : CM2, mercredi : CE2, jeudi : CE1-CP, vendredi : CIA-CIB)
-
planification des temps consacrés à l’entretien de la
bibliothèque : Le lundi , mardi et mercredi, de 10h00 à 11h00.
-
Planification des temps consacrés : à l’entraînement pour la
compétition (qui s’avérera footballistique au final), initiation
au basket et la primo expérience en roller ; le mardi et jeudi de
17h00 à 18h00.
La réunion clôturée, nous partons rejoindre la famille Hanne pour
savourer les délicieux plats de Kadia.
L’après midi fût consacrée à la préparation des séances d’EPS, où
aucune difficultés ne fut rencontrée sur la globalité des séances,
hormis certains petits problèmes de compréhension avec les CI. De
ce fait on adapta vite des jeux assez simples mais tout autant
énergiques qui leur permirent de se dépenser et d’y prendre
beaucoup de plaisir. En ce qui concerne les autres classes, avec
lesquelles la compréhension et l’investissement ne posèrent aucuns
soucis, on engagea une séance d’initiation à l’athlétisme (saut en
longueur, saut en hauteur et 100m) pour chacune des classes : pas
rassasiés pour un sous ils demandèrent des séances
supplémentaires. On continua également les activités proposées
lors de notre premier passage de façon évoluée cette fois-ci (le
« parcours relais » devint le « parcours de la mort » avec
beaucoup plus d’obstacles faisant appel à plus de concentration et
de souplesse) : l’esprit compétitif fut d’autant plus au
rendez-vous. Sans oublier l’incontournable balle au prisonnier :
un mini tournois fut même organisé, départager les équipe releva
du casse tête chinois, les enfants s’étaient tellement pris au jeu
et a l’esprit d’équipe que des larmes coulèrent.
Pour rester dans la catégorie sportive, sur leur demande on
chaperonna une séance d’initiation au roller. Ariane et Jonas
maniant avec une certaine allégresse ce sport furent les
instructeurs à proprement dit de cette séance, Lucie avec l’aide
de M. Seck et Antoine, veilla à la sécurité des enfants
(harnachement de protections en bonne et due forme et roller
adaptés) et immortalisa nos casse-cou qui entreprirent un concours
de chutes incongrues. Nous étions également attendus sur
l’entraînement de basket, mais faute de connaissance et de
coordination, on laissa les soins à M. Dieng de donner un
apprentissage digne de ce nom. Ce créneau horaire nous servis de
ce fait aux divers préparatifs de la kermesse longs et minutieux :
création de boules pour le chamboule tout et confection de la
banderole publicitaire, travail compliqué à faire faire à des
enfants. Pour les autres activités, telles que la réalisation des
lots, en d’autres termes création de collier et de bracelets en
perles de bois (qui remportèrent un franc succès), les enfants
nous firent dont de leur créativité sans oublier M. Seck qui
participa activement à cet atelier. La concrétisation de toute
cette préparation fut bien évidemment la kermesse qui eu lieu à
l’occasion du week end culturel du 27 février au 1er
mars. Outre cette Kermesse, les enfant avaient préparé bien avant
notre arrivée une pièce de théâtre (sur les thèmes de la famille,
de l’immigration clandestine et du paludisme sous les direction de
M. Doudou Ndiaye) et une représentation de danse qui eurent lieu
le premier jour de ce week end, le lendemain la finale de la
compétions de foot se déroula en fin d’après midi avec remise de
trophée et de lots pour l’équipe gagnante (accompagnée d’une
distribution de stylo pour l’ensemble des participants) ; et le
samedi eut enfin lieu cette kermesse tant attendue pour laquelle
nous avions travaillé durant 2 semaines. La préparation s’était
organisée de la façon suivante :
- choix des activités et des enfants responsables desdites
activités lors des réunion avec le bureau de la Coopérative de
l’école.
- liste du matériel nécessaire (récupération,
fabrication, stockage…)
- désignations des adultes et encadrants responsables
des activités.
-organisation des stands dans l’espace.
-gestion logistique (choix des prix, fabrication des
billets…)
-campagne de communication (banderole, affichage, circuit
publicitaire à travers la ville orchestré par les enfants sous
notre surveillance accompagné de slogans et de djembés).
-responsabilisation de la commission surveillance chargée de gérer
les entrées et sorties le jour J.
-répartition des lots et gros lots sur les différents stands.
Après tous ces préparatifs, le jour de la Kermesse
arrivé enfin, elle se déroula de 15h à 19h, sans interruption.
Pour l’occasion, l’école avait loué les services d’un animateur –
DJ chargé d’apporter une touche musicale supplémentaire à
l’ambiance déjà plus que festive. Ariane qui avait été nommée
responsable de la course en sac gérait d’une main de maître les
hordes d’enfants motivés à l’idée de gagner des stylos, des
cahiers ou autres voiturettes et brosse à dent ; pendant ce temps
là Jonas tentait d’éviter les balles perdues du Chamboule Tout qui
malgré la difficulté due à l’espace de tir remporta un franc
succès, alors que de son coté Lucie transformée en supporter d’un
jour encourageait de vive voix tous les concurrents du penalty.
Les autres activités proposée tels que le Lancer de tongs*, les
Yeux Bandés**, le Lancer de Cercle, la Pêche à la bouteille
(variante Sénégalaise de la pêche à la Ligne), le jeu des
Enveloppes Surprise et le jeu des Bougies*** remportèrent
également le succès qui leur était du, notons que toutes ces
activités étaient gérées par des professeurs et élèves
responsabilisés pour l’occasion. Quand il n’était pas occupé
filmer, Antoine animait de son côté un tournois de jeux vidéo (les
participants avaient pour la plus part été initié le samedi
précédent au pratiques informatiques).
En plus des la bonne humeur constante de cette journée
et du fait que l’ensemble des participants de cette Kermesse
furent amplement satisfait, la conclusion de cette journée fut un
bénéfice de 38000 f CFA, un total entièrement reversé à l’école.
Ce butin grandiose leur permettra certainement de réorganiser des
événements semblables et de combler les besoins des différentes
commissions de l’école. Malgré cette heureuse conclusion pour ce
week end culturel, les esprits étaient déjà occupé par le grand
match du lendemain ; en effet à la veille de notre départ pour St
Louis, le grand match Elèves VS Professeurs avec en invités les
Toubabs aux coté des enfants eu enfin lieu. Le manque de technique
des enfants (malgré « l’active » participation des Toubabs) leur
valut une défaite de 7 à 2 (score du à l’injustice flagrante en
vuz la différence d’age et d’expérience), ce fut néanmoins une
joyeuse façon de clôturer ce séjour exceptionnel.
La préparation de ces évènements ne nous a
malheureusement pas permis d’être autant investis sur la réfection
du matériel pédagogique que nous l’avions été à Diara, tous les
honneurs et les félicitations à ce propos reviennent sans aucuns
doutes à M. Mustafa Diaw qui à lui tout seul a assumée la
quasi-totalité de ce travail (nous avons néanmoins participé de
façon ponctuelle à la conception des pupitres).
Le Lundi au matin, il fut malgré tout l’heure des
adieux, beaucoup de larmes coulèrent mais un sentiment de
satisfaction, d’achèvement et de travail accomplis prenait enfin
place dans notre cœur.
*Lancer de Tongs : concept Sénégalais qui consiste à envoyer une
tong encore chaussée le plus loin possible en jetant son pied en
avant.
**Les Yeux Bandés : l’enfant a les yeux bandés, une paire de
ciseaux en main et doit se diriger sans aide extérieure vers un
fils où sont accrochés divers lots retenus par une ficelle.
***Le jeu des Bougie : le participant n’a le droit qu’a une seule
allumette à l’aide de laquelle il doit allumer 7 bougies disposées
en ligne sur la table.
- Diara : Pour tous les élèves du LSI, ainsi que la
majeure partie des personnes qui passent dans ce village, il est
d’une certaine façon inenvisageable de revenir au Sénégal sans
refaire un passage, même bref dans le Fouta. Notre séjour là bas a
duré 11 jours dont une bonne semaine en compagnie des élèves du
Lycée de la Solidarité, de nos professeurs et des accompagnateurs
locaux. Il était initialement prévu que nous arrivions sur place
avant la première année du LSI afin de mettre en place une
organisation qui nous était propre et qui nous aurait permis de
gérer l’animation et la réfection du mobilier pédagogique. Suite à
des changements de plannings (dû à la réalité de terrain), les LSI
1, arrivés quelques jours avant nous avaient mis en place une
gestion du temps adapté à leur type de séjour mais pas assez
souple pour nous permettre de faire les choses à notre façon, ce
facteur ajouté à celui de la fatigue, nous avons fait le choix de
nous consacrer uniquement à la restauration du matériel
pédagogique. Comme toujours, la réalité de terrain diffère des
choses prévue lors de la rédaction d’un projet, et malgré la
formation en amont au niveau de la menuiserie, il a fallut
s’adapter à une façon de faire plus sénégalaise : ce temps
d’apprentissage nous à fait prendre un peu de retard. Malgré nos
horaires quotidiennes relativement prenantes : 9h -12h et 16h -19h
(sous le soleil et la chaleur foutankaise) nous n’avons put finir
en temps et en heure toutes les tables bancs avant notre départ
(non reportable) sur Dagana. Nous avons donc laissé en toute
confiance à Mustafa Diaw la mission de terminer ce travail presque
achevé. Tache qu’il a bien évidement accomplis à merveille, ce qui
nous a permis de quitter le village en toute tranquillité et lui
de nous rejoindre quelques jours plus tard à Dagana.
Moyens humains effectivement engagés dans l’action :
Benoît Cornet et Philipe Taburet, professeurs au Lycée de la
Solidarité Internationale.
Antoine Zajdela, chef de mission et responsable de la logistique
pour l’association DIIARA.
Pape Meïssa Hanne, directeur de l’école Célestin Freinet et du
centre Morgane Grosmann à Dagana ainsi que toute l’équipe
enseignante de cette école : Mme Awa Diba, Mme Kane, M. Iba Gaye,
M. Mbaye Fall, M. Malick Dieng, M. Oumar Seck et M. Iba Fall.
M. Mustafa Diaw, staffeur de formation et accompagnateur local.
Toute l’équipe enseignante de l’école de Diara Walo.
Les 3 porteurs de projet : Ariane Ottavy-Adair, Jonas Raffet et
Lucie Mbengue.
Moyens matériels et techniques mis en œuvre pour la réalisation de
l’action :
En France : recherche de financements (Paris Jeune Aventure,
CAF…), recherche de matériel, recherche de partenaires, formations
(à la pédagogie Célestin Freinet lors d’un stage au sein de
l’école de Vitruve, Paris 20eme et au technique de la menuiserie
au sein de l’entreprise Alliance-Art-Métal sous la tutelle de M.
Rachid Achka). Echange avec les divers partenaires ici et là bas.
Au Sénégal : recherche du matériel, formations aux techniques
« locales » de menuiserie sous la tutelle de M. Mustafa Diaw.
Durée effective de l’action :
2 mois.
Chronologie :
Septembre 2008
Arrivée à Dakar le 16 janvier.
Arrivée à Yeumbeul le 20
janvier, retour le 24.
Départ pour Dagana le 26
janvier.
Départ pour Diara le 4 février,
retour sur Dagana le 15 février.
Départ sur St Louis le 2 mars.
Retour sur Dakar le 4 mars.
Départ sur Yeumbeul (deuxième
séjour) le 5 mars, retour le 6.
Retour le 14 mars sur Paris.
-
Remarques générales :
Ce fut une expérience sans précédent. Nous avons beaucoup appris
des enseignements apportés et reçus, au terme de ce séjour, nous
ressentons enfin une satisfaction totale par rapport aux actions
menées au Sénégal. Malgré des changements de programme, notamment
à Dakar ou le projet initial était la création du groupe de parole
qui s’est transformé en séances d’animations sur Yeumbeul, nous
avons globalement rempli les objectifs que nous nous étions
fixés : le matériel pédagogique endommagé que nous nous étions
engagé a restaurer l’a été, nous avons participé aux
manifestations culturelles de l’école de Dagana et avons entrepris
un réel échange culturel et nous nous sommes débarrassés du
sentiment de frustration que nous avions ressenti au retour de
notre premier séjour. Ces 2 mois au Sénégal, nous on permis, en
plus de mener à bien notre projet, de vivre au jour le jour dans
un quotidien différent du notre.

Objectifs du séjour :
-
Découverte d'un pays et d'une population de culture différente,
-
Réalisation d'un chantier de Solidarité internationale au village
de Diarra,
-
Réalisation d'animations socio culturelles avec les enfants du
village de Diarra,
-
Interventions sur la case de santé de Diarra,
-
Participation à la vie collective dans les concessions ( tâches
incontournables).
Groupe concerné :
12 élèves du LSI 1 et 3 élèves du LSI 2 et 3 enseignants, un
encadrant de l'association DIIARA Sénégal et 2 intervenants de
l'association KAFO Sénégal.
Durée :
du 23 janvier au 14 février 2009
Adaptation et premières rencontres avec le Sénégal
La première partie du séjour est consacrée à la prise de contact
avec le continent africain. Parmi les élèves, il en est toujours
qui appréhendent l’arrivée : crainte de la pauvreté et du
sous-équipement, tels qu’ils ont pu les voir à la télévision, ou
plus simplement anxiété liée au changement de repères. Le voyage
vers le village, en milieu rural sahélien, doit donc se faire par
étapes.
a) L’arrivée à Dakar
La découverte de l'inter culturalité débute dès l'arrivée à
l'aéroport Léopold Sedar Senghor. L'accueil est effet un peu
« chaud » aux dires des élèves, qui se retrouvent entourés par
des dizaines de jeunes gens. Les uns se saisissent des chariots à
bagages pour les pousser dans l’espoir d’une pièce, d’autres
proposent du change, ou réclament directement de l’argent. Bref
une vraie tension : la phrase « toubab cadeau ! Cadeau toubab »
reviendra souvent aux oreilles des élèves durant le séjour. Pour
l’heure, elle les choque, les déstabilise. Ce n’est qu’au cours
des jours suivants, en discutant avec des adultes sénégalais,
qu’ils vont mieux percevoir la situation économique du pays et
réaliser que le tourisme apporte souvent ce type de rapport
utilitaire et ce genre de situation quel que soit le pays.
Les 4 premiers jours, nous restons dans la capitale, dans un
hébergement confortable (Espace Thially). La relative fraîcheur
des températures, (autour de 18° degrés le soir) et le vent
n’empêchent pas d’aller à la plage, les uns pour une baignade
rapide, les autres pour une partie de foot improvisée avec des
jeunes Sénégalais. Tous ont un premier contact avec des vendeurs
de souvenirs, une occasion de découvrir les plaisirs et les aléas
du marchandage.
Le second jour, nous grimpons sur les Mamelles, les collines qui
surplombent Dakar, une promenade tranquille qui permet de réaliser
que nous sommes bien à la pointe occidentale de l'Afrique. Le
lendemain, la visite de l'esclaverie sur l'Ile de Gorée est un
moment fort ; l'histoire tragique de ces millions de vies brisées
par les chaînes de l'esclavage devient palpable dans cette maison
où femmes, hommes et enfants étaient déjà séparés en attendant le
bateau pour les plantations antillaises.
Cette période d'adaptation urbaine est enfin l'occasion de
rencontrer nos partenaires sénégalais, les Diarrankés immigrés à
Dakar. Les discussions permettent à quelques élèves de mieux
visualiser le projet qui nous attend au village.
b) La montée dans le Fouta. Deuxième étape : la ville de Dagana
Dagana est une ville moyenne à environ 400 km au nord est de
Dakar ; elle relève de la région de Saint-Louis. Nous démarrons
vers 10 heures, avec le mini car. Aidé de quelques élèves, le
chauffeur Samba (qui va nous accompagner durant tout le séjour)
charge les bagages sur le toit et jette un filet par-dessus pour
tout fixer. La route va être longue, trouée d’ornières surtout
après Saint Louis, Samba va souvent zigzaguer pour éviter les
trous. On espère arriver à Dagana vers 17 heures. Ce sera 21
heures - des contrôles routiers, et une panne en ayant décidé
autrement.
À Dagana, nous rejoignons 3 élèves du LSI 2. Ces derniers sont
déjà depuis 15 jours au Sénégal. Ils interviennent dans l'Ecole
Freinet de Dagana en appui aux enseignants, sur des activités
d'animation. Ils réhabilitent aussi le matériel scolaire
défectueux de l’école primaire, grâce à des financements qu’ils
ont obtenus en France.
Ils assument spontanément un rôle de médiateur auprès les élèves
du LSI 1, en les entraînant dans l’encadrement des animations
qu’ils ont conçus pour les élèves de Dagana. Premiers échanges
avec les enfants, les instituteurs, ce mini séjour est aussi
l’occasion de visiter la radio locale, avec les élèves de l’école,
Radio Wallo (radio des champs) qui vient juste d’ouvrir ses
studios.
L’adaptation au pays se poursuit donc en douceur, le cadre reste
confortable, même si désormais il n’y a plus d’eau chaude…
c)
L’arrivée au village de Diarra
Le village de Diarra est situé à 8 km du « du goudron »,
c’est-à-dire de la route qui file de Dakar jusqu’à la frontière
malienne. On y accède par une piste, cahots garantis et
interdiction de laisser son bras traîner par la fenêtre (sinon
gare aux griffures des prosopis, arbustes particulièrement
piquants).
Loin du « goudron », le village n’est donc pas raccordé au réseau
électrique. Il compte 80 familles environ 850 personnes réparties
sur 2 sites Diarra Dieri et Diarra Wallo, c’est dans ce dernier
que nous allons être accueillis. Et quel accueil !
Quand le camion se glisse entre les premières maisons, le village
semble désert. Soudain au détour d’une maison en banco, nous
apercevons la place : tout le monde est rassemblé au son des
Tamas. Les enfants crient et sautent de joie. Aussitôt descendus
du camion, nous voilà installés sur des chaises autour d’une natte
où sont assis le chef du village Baba Dieng,l’imam, ainsi que
d’autres notables de Diarra. Tout autour encore, les femmes, les
enfants, les quelques hommes qui ne sont pas au champ se tiennent
debout. C’est un moment extrêmement fort. « Ils nous ont déroulé
le tapis rouge ! », commentent déjà certains élèves du LSI qui
n’ont pas l’habitude d’être traités avec tant d’égard et de
cérémonie.
Ce moment où s'échangent les salutations de bienvenue, mais aussi
la joie de se retrouver est l’occasion d’annoncer les actions de
développement pour le village auxquelles le LSI va participer.
Le chantier de solidarité internationale
Cette année, l'axe principal du partenariat et de notre séjour est
la construction des fondations de 2 salles de classes
supplémentaires
a) Le
projet d'agrandissement de l'école de Diarra
Le projet
d 'agrandissement de l'école de Diarra s’inscrit dans la
continuité des projets menés depuis 1996 avec le village. À cette
époque, seuls 7 élèves étaient scolarisés à N'Dioum. Aujourd'hui
123 enfants vont à l'école du village dont 68 filles et 55
garçons. Deux salles de classes sont bâties en dur et fermées. Une
troisième en dur est ouverte au vent. Une quatrième salle est en
fait un abri en paille et en palmes.
La croissance
régulière du nombre d’élèves est le résultat d'une politique
éducative volontariste de la part des chefs de famille et du
soutien des partenaires associatifs (équipement de l'école en
éclairage solaire QEP 2004). Une cantine scolaire a été organisée
par les villageois avec l’aide de l’ONG Counterpart et le soutien
de l’association DIIARA. Cette cantine a été un élément clé dans
la croissance et la stabilisation des effectifs pendant l'année
scolaire.
Lors de notre
séjour, la majorité des hommes étaient aux champs du Wallo pour
surveiller les parcelles de mil et de niebe (haricots). Cette
période entraîne généralement un fort absentéisme des enfants, car
ils accompagnent leurs parents pour chasser les oiseaux et
préserver la récolte. Cette année, les enseignants ont confirmé le
faible absentéisme observé. Ce constat est une pierre de plus à
mettre au crédit de la place centrale de l'école dans les familles
et dans le village.
L'association
des parents d'élèves compte renforcer sa mobilisation, afin
d'obtenir l'affectation d'un nouvel enseignant et permettre ainsi
d'éviter les classes multigrades.
b)
Objectifs du
projet
Notre projet vise donc au final à permettre de
- Scolariser
plus d’enfants
- Favoriser
une scolarisation plus précoce donc plus efficace en Cours
d'initiation.
- Mettre les
enfants et les enseignants dans des conditions de scolarisation
dignes.
c) La
réalisation du chantier avec le groupe (11 jours)
• Les préparatifs
Dés Dakar,
nous avons commencé les achats de façon à démarrer le chantier dès
notre arrivée au village. Ces achats des fers, des outils, du
ciment, la réservation des camions de sable et de gravier à N'Dioum
se sont faits par l'intermédiaire de Demba Diop, membre de
l'association KAFO. Nous avons ensuite utilisé nos propres
camions pour transporter le matériel et ciment, afin d'abaisser
les coûts.
Le deuxième
axe de travail a été de réévaluer l'ampleur du chantier. En effet,
l’association DIIARA avait présenté plusieurs dossiers de
subventions, mais seule la QEP a été obtenue et était disponible
avec les fonds propres de DIIARA. Les partenaires étaient prévenus
de cette situation depuis le mois de novembre 2008. Nous devions
cependant en rediscuter et nous mettre d’accord sur ce qu’il
convenait de réaliser, pour gérer au mieux les fonds récupérés.
C’est ainsi
qu’il a été décidé de réaliser le creusement des fondations, le
chaînage, pour un bâtiment de 18 m de long sur 7,20 m de large
susceptible d’abriter les 2 classes. Le devis décidé compte aussi
le moulage des briques en banco/ciment et le transport de l'eau
depuis le fleuve.
• Les
travaux
La première
étape consiste à creuser les tranchées de fondations (0,50 x 0,50)
et des 12 trous de poteaux (1m x 1m x 0,70), avec pour seuls
outils, pelles, pioches, barre à mine et le courage, dans une
terre très dure (l'hivernage a été très peu pluvieux). Cette étape
requiert trois jours de travail.
Dés le
deuxième jour, des élèves et des professeurs apprennent à
fabriquer les chaînages avec des fers de 6 et de 10. C’est
l'occasion de très beaux moments d'échanges humains et de
savoir-faire techniques. Le troisième jour, les mouleurs de
commencent leur travail, aidé par des élèves : 740 briques
moulées en 5 jours, sans compter les allers-retours au fleuve pour
chercher l'eau, afin de ne pas entamer les réserves de la nappe
phréatique.
La deuxième
étape consiste à aider les maçons à monter les premières briques
dans les tranchées et à creuser les tranchées perpendiculaires
(7,20 m), fondations des futurs murs et cloisons de séparation des
2 classes. Les élèves font des brouettes de béton pour fixer les
briques et commencer les coffrages des 12 piliers des 2 classes.
La tâche la
plus fastidieuse du travail est la construction et l’assemblage
des différentes pièces métalliques afin de former et monter les
chaînages de 6 x 7,20 m et de 2 x 18,30 m. Les chaînages finis
sont ensuite ajustés sur les briques de fondations et coffrés,
avec quelques brouettes supplémentaires de béton.
Quand la fin
de notre séjour approche, le dernier travail consiste à remplir de
sable, de terre et de gravats sur une hauteur de 3 parpaings le
sol des 2 classes avant de faire la dalle.
• Les moyens humains
Les
parents d’élèves sont venus donner un coup de main le matin ou en
fin de journée. Les deux maçons du village et un manœuvre étaient
en permanence sur le chantier. Le groupe des jeunes du LSI et des
3 encadrants ont travaillé tous les jours aidés par les quelques
adolescents du village qui n’étaient pas aux champs.
En moyenne 8
élèves sur 12 se sont ainsi retrouvés chaque jour sur le chantier,
pendant que 2 étaient responsables des tâches collectives. 2
autres ont consacré 8 jours à la case santé du village pour
l'inventaire des médicaments reçus en dons et pour aider
l'infirmier lors des consultations.
Le travail
sur le chantier débutait vers 8 h / 8 H 30 pour se terminer entre
12 h et 13 h. L'après-midi, la majorité des jeunes du LSI étaient
dans les activités d'animations avec les enfants de l'école. 2 ou
3 courageux cependant venaient aider au chantier de 17 h jusqu'à
la prière de 19 h.
• Les
moyens matériels et techniques
Ciment – fers
de 6 et 10 – béton – sable – fil de fer –
d)
Problèmes à résoudre après la fin du chantier (2009)
Il nous faut
finaliser les travaux dans les délais les plus brefs, afin de
supprimer les abris provisoires. Pour cela nous devons trouver les
financements nécessaires (8 000 €) pour terminer et débuter
l'équipement des classes.
Il faut aussi
renforcer l'équipement en énergie solaire de l'école afin de
développer les études du soir et mettre en place un ordinateur
fixe.
Diarra, la case santé
Deux élèves
du LSI avait passé les mois précédents notre séjour à rassembler
des dons de médicaments de base (antiseptiques et pansements,
antalgiques divers, etc.). Elles ont remis sont ces cartons à
l’infirmier qui depuis septembre 2008 se rend quotidiennement à la
case santé. Défrayé grâce à la solidarité des villageois et de
l’association DIIARA, cet infirmier accueille en moyenne une
vingtaine de personnes par jour.
La situation
de l’infirmier reste précaire, aussi les représentants du village
et du LSI ont-ils poursuivi ensemble les démarches entamées l’an
dernier pour que l’affectation d’un infirmier à Diarra soit
officielle, prise en charge par l’Etat et donc définitive.
Un courrier
de demande de création de poste a donc été rédigé, et signé -
suite à la mobilisation des villageois - par le chef de la
communauté rurale dont dépend Diarra, par le sous-préfet et par le
médecin chef du district de Podor. Une élève du LSI a eu la chance
de contribuer à ces démarches découvrant ainsi les difficultés et
les luttes à mener dans un pays où les dépenses publiques sont
très limitées.
Diarra, La découverte d’un « autre monde »
Les rencontres interculturelles se déroulent lors de l'immersion
des 2 semaines au village de Diarra. L’espace est circonscrit et
réduit ; notre groupe vit en vase clos avec les villageois. Les
élèves nouent alors des liens spécifiques, et différents pour
chacun d’eux du fait de la grande variété de tempéraments, mais
aussi d’habitudes sociales et culturelles qui se côtoient au LSI.
À Diarra, les
enfants de l’école sont disponibles à partir de 16h 30 (sauf ceux
de CM2 qui travaillent jusqu’à 18h 30 pour préparer leur entrée
en 6e au collège de N’Dioum). Pour les plus petits, les
élèves du LSI s’étaient donc engagés à préparer des animations
diverses : tournois de foot pour les 9 -11 ans ; initiation au
foot pour les 5/6 ans ; danse, et activités plus studieuses comme
l'origami. Chaque animateur avait apporté le matériel nécessaire
pour réaliser son activité, ballons, papiers, ou se chargeait de
le récupérer sur place ( ce qui n’a pas toujours été facile, par
exemple, les piles du magnétophone utilisé pendant les séances de
danse s’usaient plus vite que prévu).
Ces activités
qui ont été l’occasion de fortes rencontres entre les élèves du
LSI et ceux de l’école. Une fois l’école fermée, ces échanges se
prolongeaient. Tel soir, les fillettes ne voulaient plus lâcher
leur prof et la danse continuait dans les rues sableuses du
village. Un autre soir, l’animateur de foot faisait le tour de la
place, avec des joueurs de 5 ans hurlant en soninké : "on a
gagné" !
La joie des
petits étant communicative, beaucoup de concessions ouvraient
leurs portes dans la foulée. Plusieurs élèves ont ainsi été
invités dans les maisons du village à dîner ou à savourer les 3
thés du soir.
Les échanges
avec les adultes pouvaient se passer aussi lors de la préparation
du repas. Elèves et encadrants du LSI prennent leur repas dans la
concession du chef où habitent 7 adultes et 4 enfants, le nombre
de repas à servir pendant notre séjour est donc multiplié par plus
de 2. Donner un coup de main pour éplucher et laver les légumes
est impératif ! Des élèves du LSI se sont donc retrouvés à pleurer
en pelant les oignons, et à rire en blaguant avec les cuisinières
autour des marmites. La lessive au fleuve était une autre occasion
de contact. Les « toubabs » étant plus habitués à appuyer sur le
bouton de la machine à laver qu’à frotter un vêtement, les femmes
du village les chambraient avant de donner un coup de main rapide
et salvateur !
Enfin 4
élèves ont été invités par Demba Diop, l’un des agriculteurs du
village et membre de l’association KAFO, à aller aux champs, aux
wallo. Les champs de mil sont situés à 8 km (à pied) du village. À
l’époque des cultures de décembre à mars, la journée démarre donc
par une longue marche pour les villageois. Les 4 élèves ont ainsi
découvert la dureté du travail. Ils ont récolté un peu de mil, en
endurant les démangeaisons provoquées par les graines. Ils ont
étalé les épis en prévision des opérations de battage au fléau,
puis essayé de chasser les oiseaux à coups de fronde. Ils ont
goûté la purée de haricots au sucre - le plat que les Diarrankés
emportent au champ - et partagé leur pain et leur fromage.
L’âpreté de
la vie au village a été perçu par tous, et même éprouvée par le
plus grand nombre. En même temps les onze journées passées sur le
chantier, les nuits sombres mais tranquilles et conviviales
laissent des souvenirs difficiles à oublier. Le jour du départ,
les séparations ont été difficiles : le jour n’était pas encore
levé quand le camion a démarré, mais on voyait bien les larmes
d’émotion dans l’obscurité.
Partenaires en France
Lycée
Lazare Ponticelli (13e)
Lycée de la
solidarité Internationale (13e)
Ligue de
l’enseignement-fédération de Paris
Région Ile de
France
Pays
concerné(s) et zone(s) d’intervention géographique (région,
ville-village) :
Sénégal -
Village de DIARRA – Région de St Louis – Département de Podor –
Arrondissement de Gamadji Saré.
Partenaire(s) dans le pays concerné (associations, organisations
internationales, institutions…)
Association
Kafo
IDEN de Podor
Association
des parents d’élèves de Diarra
Association
des ressortissants de Diarra à l'étranger
Coordonnées du principal partenaire sur place :
Nom – Prénom
de la personne responsable du projet : Mr SY- directeur de l’école
de DIARRA
Adresse :
Ecole de DIARRA - BP03- N’DIOUM- département de PODOR - SENEGAL.
Compte rendu de la mission Québec de janvier 2009 – MLS / PIL
Le cadre général de l'échange
Cet échange s’est effectué dans le cadre général de la
collaboration entre la région Ile de France et la région Québec.
Celle-ci a pour objet la lutte contre le décrochage scolaire, et
plus généralement, le développement de la persévérance scolaire
qui prend en compte tant la lutte contre le décrochage que le
travail de raccrochage et l’amélioration de l’offre éducative.
Dans le cadre de cette politique d’échanges engagée en 2006, on
peut pointer les actions suivantes : visite d’une semaine d’une
délégation québécoise et rencontre avec des équipes en janvier
2006, la participation d’une délégation française (dont un membre
du PIL) à un colloque et à un voyage d’étude en juin 2006 au
Québec, réception d’une équipe québécoise au PIL en octobre 2008,
rencontre avec des équipes et approfondissement des dispositifs de
lutte contre l’échec scolaire au Québec par deux enseignants du
Micro Lycée de Sénart et du PIL en janvier 2009. D’autres projets
de collaboration approfondie sont actuellement à l’étude.
-
Ce qui nous a interpellés
?
A)
La prévention et le traitement du décrochage : un travail en amont
Une structure située dans la région du lac Saint Jean se préoccupe
de prévenir le décrochage scolaire : le Centre Ressource
Multidisciplinaire (CRM) de Jonquière.
Raisons d’être du CRM :
-
Prévenir le décrochage scolaire
-
Répondre aux besoins de scolarisation et de réadaptation aux
jeunes présentant des difficultés d’ordre comportemental dépassant
temporairement le soutien disponible a l’école
-
S’inscrire dans une perspective de partenariat et de
complémentarité de services offerts par le réseau de la santé, des
services sociaux et des autres organisations locales
Buts
-
Fournir aide et soutien aux élèves pour poursuivre les
apprentissages
-
Soutenir les enseignants dans leurs interventions visant à
maintenir les élèves en difficulté comportementale dans leur école
d’origine
-
Soutenir les parents pour qu’ils puissent accompagner leur enfant
dans son cheminement au centre et sa démarche de réintégration à
son école d’origine
-
Définir des modalités de collaboration entre les établissements,
services sociaux et de santé concernés
C’est un modèle d’intervention à court terme (entre 6 à 8
semaines de prise en charge), gradué en étapes, pour des élèves
vivant des difficultés majeures de fonctionnement et qui vise une
démarche de réintégration scolaire. Le public concerné est
constitué de jeunes de 12 à 16 ans repérés pour des difficultés
comportementales dans leur établissement et volontaires dans la
démarche proposée.
Il offre des services éducatifs et des services de réadaptations
intégrés dans un plan d’intervention. Ce plan, élaboré avec la
participation du jeune, des parents, des personnels du centre, et
des intervenants extérieurs fixent des objectifs pédagogiques et
comportementaux.
Des rencontres bilans ont lieu toutes les semaines avec les
intervenants du Centre et le suivi du jeune est communiqué aux
parents par le biais d’un carnet de route.
A la fin du processus, si les objectifs sont atteints, le CRM
recommande des modalités de réintégration à partir d’un plan
d’action. Dans le cas contraire le jeune est orienté vers un autre
service
Un intervenant est alors identifié par l’école d’origine pour
s’assurer de la mise en place des mécanismes d’accueil et de suivi
auprès du jeune
Ce centre ressource utilise les compétences d’une psychoéducatrice,
d’enseignants dans des disciplines littéraires et scientifiques et
travaille en partenariat avec :
§
Le Centre Jeunesse
§
Le Carrefour Santé
§
Un centre spécialisé dans des problématiques de sante mentale
§
La Ville de Saguenay (policier - éducateur)
§
Les services de Justice
Cela signifierait pour nous
…
Sur chaque district (ou autre unité administrative regroupant des
établissements proches géographiquement), il nous semblerait
intéressant de réunir une équipe comprenant des enseignants mais
aussi des COP, psychologue, CPE, partenaires de la politique dans
la ville etc. et de monter une structure s’occupant pour une
période déterminée d’élèves susceptibles de décrocher à un niveau
3ème - 2nde. Ce travail pourrait s’articuler
avec celui mené par les GAIN et les classes relais existant déjà
et/ou les structures expérimentales existantes ou faire l’objet
d’une entité autonome, rattachée à un lycée support, qui offrirait
ses services à un groupe d’établissements scolaires. Dans ce
cadre, les établissements adhérents pourraient mutualiser des
moyens humains pour nourrir ce projet à vocation locale.
B)
la mobilisation de tous
Le CRÉPAS a pour mission de prévenir l'abandon des études
chez les jeunes (collégiens, lycées et étudiants) par des actions
concertées tant au plan local que régional. Depuis 1996, le CRÉPAS
intervient dans la collectivité régionale et, au besoin dans les
collectivités locales dans le but de susciter la mobilisation des
forces vives du milieu et leur participation à un processus de
changement social lié à la prévention de l'abandon scolaire. Plus
de 60 volontaires issus de différents domaines s'impliquent au
sein des divers comités du CRÉPAS, mettant à profit leurs
ressources, leurs connaissances et leur expérience. L'équipe de
professionnels chevronnés du CRÉPAS détient une large expertise en
intervention collective, en communication, en recherche-action, en
animation et en concertation. .Son activité s’exerce sur quatre
fronts :
-
Mobilisation et coordinations de volontaires issus de différents
milieux pour concevoir un plan d’action global
-
Recherche et transfert de connaissance par la publication
d’articles :indicateurs régionaux de persévérance , de
diagnostics dans des milieux à risque, par des interventions dans
la formation des maîtres
-
Intervention et accompagnement de démarches de concertations
auprès des entreprises susceptibles d’employer des jeunes tout en
conciliant étude et travail, accompagnement des comités locaux
pour implanter un programme d’aide à l’éveil à la lecture
,promotion de stages …
-
Promotion et sensibilisation par l’organisation d’une campagne
annuelle dans les media pour sensibiliser les parents à
l’accompagnement scolaire de leurs enfants, animation d’un site
internet sur ce thème
Voir sur leur site (http://www.crepas.qc.ca/),
« l’ABC de la persévérance »
Il est à noter qu’au Québec chaque région comporte une instance
de concertation sur la persévérance et la réussite éducative .Le
bilan fait par le CREPAS sur la région Saguenay-Le Lac St Jean
est un recul de l’abandon scolaire mesuré par une augmentation du
taux de diplômes obtenus par rapport à l’effectif d’une classe
d’âge.
Cela signifierait pour nous ... :
Une instance comparable au CREPAS peut se mettre en place au
niveau de la Région Ile de France dans le cadre des projets
« Ambition-Réussite pour tous ». Cette structure permettrait de
mettre en réseau toutes les équipes travaillant sur le décrochage
et de faciliter l’émergence de projets nouveaux. Elle répondrait
à une logique avant tout territoriale et s’intègrerait dans
les objectifs de la politique de la ville, définies depuis
juin 2008.
C)
Le travail d'étude et d'évaluation
Les zones scolaires visitées ont un lien très fort avec la
recherche, autour du phénomène du décrochage, tant en amont, avec
des études fines par quartiers, origines sociales, structures
familiales....qu'en aval avec un travail d'analyse et d'évaluation
des dispositifs proposés dans une logique de coopération et
d'implication des acteurs de terrain, et pas seulement
d'évaluation-sanction. Les équipes sont donc partie prenantes du
processus d'évaluation. Les moyens mis à disposition des équipes
chargées de ce travail sont considérables et garantis sur 5 ans.
Cela signifierait pour nous…
Cela signifierait chez nous que des équipes universitaires
travaillent avec l'ensemble des acteurs et des décideurs sur du
moyen terme à la mise en place d'un repérage fin du décrochage,
tant sur le plan qualitatif que quantitatif, en croisant les
données sociales, économiques, familiales. Ces équipes de
recherche devraient pouvoir impliquer les écoles, les collèges et
les lycées afin de faire progresser les pratiques.
D)
Une approche globale de l'élève
Les causes de décrochage scolaires sont multiples et complexes. Il
est inutile de chercher à dégager la responsabilité d'un acteur
unique. Le traitement doit donc prendre en compte l'ensemble des
paramètres qui ont amené un jeune soit à rompre avec l'école, soit
à provoquer une situation telle qu'il s'est fait exclure. Or, si
des soutiens sur tous les plans (sociaux, médicaux,
psychologiques, pédagogiques...) sont possibles, leur coordination
et leur concertation restent souvent problématiques. La logique de
guichets successifs disparaît au profit d'une prise en charge
globale, avec un lieu de référence.
Cela signifierait pour nous…
Cela signifierait que les services puissent travailler dans une
réelle proximité sur tous les plans, avec un travail de mise en
cohérence des actions, chacun tenant compte des aspects pris en
charge par les autres. Dans un même espace, des intervenants se
connaissant et ayant l'habitude de travailler ensemble devraient
pouvoir agir de concert et non successivement ou en parallèle.
E)Passerelle et parcours et mixité des publics
Centre d’éducation pour adultes (CEA) de Shawinigan
Au Québec, la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans. A partir
de 16 ans, le jeune rentre dans le groupe des « adultes ». Tout
adulte a le droit de retourner à l’école et obtenir des diplômes.
Les groupes rencontrés sont composés d’adultes de 17 à 40 ans et
plus. Ces adultes poursuivent des études dans le cadre de la
formation initiale ou continue. Dans ce deuxième cas, leur cursus
est complètement individualisé et ils trouvent au CEA les
enseignements dont ils ont besoin pour valider des niveaux dans
les disciplines sélectionnées, en vue de construire pas à pas un
projet de formation souvent professionnelle et de faciliter leur
insertion. Le projet est mené avec les services sociaux et
de l’emploi.
La structure accueille des personnes ayant d’autres parcours
spécifiques (centre accueillant des personnes handicapées en
particulier)
A titre d’exemple de l’aide au retour à l’école, une crèche est
ouverte dans l’école aux enfants des élèves (mais aussi des
usagers de la ville).
Cela signifierait pour nous …
Accueillir des jeunes et adultes inscrits dans un processus de
préparation du baccalauréat en autonomie, en particulier pour
toute personne scolarisée au CNED. Cette plateforme d’accueil
pourrait prendre en charge des apprenants de la formation initiale
comme de la formation continue. Un partenariat avec les missions
locales pourrait être mise en place pour permettre à ce dispositif
de voir le jour.
Proposer un encadrement pédagogique disponible dans la structure
d’accueil dans les enseignements fondamentaux, sous forme d’un
point ressource. Ce projet nécessite une étroite collaboration
avec le CNED pour deux raisons. D’une part, elle permet d’avoir
une connaissance précise de la répartition de la population sur le
territoire susceptible d’être accompagnée par un tel dispositif.
D’autre part, elle permet d’utiliser le réseau de communication
dont il a la maîtrise.
E)
Le métier d'enseignant et les métiers de l'éducation
Les enseignants ne sont pas cantonnés à des taches d'enseignement.
Leur service, décliné en « A, B, C, D », inclut : l'enseignement
(A), le suivi des élèves et le tutorat (B), la concertation (C),
et le travail de préparation de cours sur place (D). Cette
présence plus importante sur place et cet engagement sur d'autres
tâches permettent une meilleure portance des projets, une plus
grande cohésion des équipes, un travail entre les différents
acteurs simplifié et une prise en charge plus personnelle des
jeunes. De même, la vie dans l'établissement est en partie apaisée
par cette plus grande présence physique d'adultes dans l'école.
Cela signifierait pour nous…
Cela signifierait pour nous de repenser le métier de l'enseignant.
La question ne se posant pas seulement en terme quantitatif
(combien d'heures de travail), mais en terme qualitatif: qu'est-ce
que je gagne à sortir d'un simple rôle de transmetteur de savoir,
qu'est-ce que je gagne à une meilleure connaissance des élèves,
qu'est-ce que je gagne à ne plus travailler seul, qu'est-ce que je
gagne à intégrer réellement d'autres acteurs dans mon champs
professionnel.
-
Des propositions opérationnelles
1)
Dans nos structures
Des pratiques différentes possibles pour le projet personnel.
Le projet personnel a toujours été au centre du travail de
raccrochage que nous engageons avec les élèves. Nous avons pu voir
dans les écoles québécoises, dans le cadre d’une approche très
proche de la notre, le développement d’outils qui nous ont semblés
particulièrement adaptés et qui pourraient facilement être
transposés.
Des logiques de travail individualisé.
Les élèves qui rentrent dans un processus de raccrochage ont des
difficultés à s’inscrire dans la régularité. Cela a d’ailleurs
donné lieu à des propositions de scolarités aménagées, entre temps
individuels et collectifs d’apprentissage. Nous avons pu observer
au Québec une grande richesse d’outils
adaptés permettant aux élèves, dans un cadre collectif, de
progresser à leur rythme. Nous pensons que ce genre de
propositions, permettant d’alterner le dedans et le dehors, le
collectif et l’individuel, le travail autonome et en interaction,
pourraient faciliter le retour progressif dans un parcours de
formation.
Des possibilités d'organisations différentes des temps scolaires
Le temps de travail des enseignants québécois, tel qu’il est
défini plus haut, nous a permis de mieux formaliser notre propre
organisation du temps de travail, en précisant davantage les
missions de chacun dans nos structures et d’alimenter ainsi la
réflexion actuelle sur le métier d’enseignant.
Dans le cadre de notre établissement de rattachement.
Un projet d’échange avec le Québec concernant la partie
professionnelle du lycée L Ponticelli est née de nos rencontres
avec les équipes du CFP de Shawinigam. Ce projet est pris en
charge par la direction du lycée.
2)
Des nouveaux projets
Un dispositif d’accueil d’élèves exclus temporairement
Les élèves exclus temporairement de leur établissement sont des
jeunes dont les « habiletés sociales » sont en inadéquation avec
les attentes de l’école et dans le contexte dans lequel ces jeunes
évoluent ne favorisent pas la réussite scolaire. Exclure ces
jeunes de leur école pour des raisons disciplinaires doit pouvoir
être accompagné d’un dispositif leur permettant de ne pas être en
rupture avec celle-ci.
Objectif : ne pas interrompre le lien scolaire
Un dispositif d’accueil permettrait à ces jeunes d’interroger leur
posture scolaire, le sens de leur scolarité, leur projet personnel
de façon à pouvoir réintégrer leur établissement dans de
meilleures conditions. Intégrer un tel dispositif leur de ne pas
être en rupture avec les apprentissages dans les enseignements
fondamentaux (français, math, anglais) et de poursuivre des
activités socialisantes (sports collectifs, arts).
Le public serait constitué d’élèves exclus temporairement, entre 1
et 3 jours.
Dans le cadre de la liaison collège – lycée, ce dispositif
« lycée » pourrait intégrer les élèves de 3ème.
1)
Structures visitées, personnes rencontrées
Centre d'éducation des adultes du ST Maurice commission scolaire
de la Mauricie
- Conseiller pédagogique : Tommy Champagne
- Directrice adjointe du centre
- Orthopédagogue
- Conseillère en formation
- Enseignant français, math, langue en situations différentes
(coopératif, individualisé, atelier de sciences)
- Responsable de la vie collective de l'établissement
- Directeur de la formation professionnelle de la commission
scolaire de l'énergie
Centre Ressource Multidisciplinaire Jonquière
- Le directeur responsable du projet
- Psycho éducatrice
- Technicienne en éducation spécialisée
- Enseignante Français/Sciences Humaines
Crépas
-Responsable du Crepas (Conseil REgional de Prévention de
l'Abandon Scolaire)
- Visite de la polyvalente Kénogami et rencontre avec une
conseillère en orientation
Centre de formation générale des adultes
Responsable/animatrice du SARCA (Service d'accueil, de référence
et d'accompagnement)
Centre de formation professionnelle de Jonquière
- directeur
- Responsable liaison école/entreprise
Vice présidente de la commission scolaire de Jonquière
Table de concertation du SARCA et
*AFA : Assocation des Familles et des Amis du MLS
|
Bilan financier de l'AFA* - Mission Québec PIL/MLS janvier
2009 |
|
Dépenses |
Recettes |
|
|
transport (avion, location de véhicule, carburant) |
3 523,16 |
Subvention CRIF |
2 000,00 |
|
hébergement |
2 236,85 |
Subvention SAN Sénart |
2 000,00 |
|
repas |
905,77 |
Subvention Pôle Innovant Lycéens |
1 671,68 |
|
frais de change |
56,72 |
Subvention Micro-lycée de Sénart |
1 000,00 |
|
Reste subventions |
|
Subvention AFA MLS |
50,82 |
|
Total |
6 722,50 |
Total |
6 722,50 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Intervention, diffusion et formation du PIL 2008/2009
-
Intervention dans le cadre du Master CITS de Paris X ; thème : la
mise en place de projets.
-
Accueil d'une équipe québécoise dans le cadre des échanges Région
Ile de France/Québec.
-
Intervention lors des journées de formation sur site de la MAIE
Paris autour du thème du décrochage.
-
Journée de formation pour l'académie d'Amiens sur le thème de
l'aide individualisée. Formation (formation de formateurs) co-encadrée
avec M. A. Hugon, professeur à Parix X.
-
Encadrement de 2 stages de 2 jours « agir contre le décrochage
scolaire » pour l'IUFM de Versailles, co-encadré avec F. Quinchez,
CPE à Athis Mons.
-
Intervention d'une demi- journée dans un stage « agir contre le
décrochage » organisé par le CIO de Noisy-le-sec.
-
Accueil d'une équipe du CFA des Douets (tours) pour une réflexion
autour du thème de l'évaluation
-
Présentation du bilan des échanges avec le Québec lors de la
journée réussite pour tous
-
Intervention SCEREN de Lille autour du thème de l'éducation au
développement et de la solidarité internationale.
-
Participation aux rencontres académiques sur les dispositifs MGI.
-
Prise en charge d'un atelier de réflexion autour du thème du
travail en équipe aux journées pédagogiques du CRAP (PIL/FESPI).
-
Participation à un temps de formation dans le cadre de la mise en
place du projet d'établissement du Lycée L Ponticelli.
-
Participation au travail d'écriture sur les pratiques innovantes
de l'académie de Paris (5 rendez-vous de travail).
-
Participation à 2 séminaires de mise en place d'un réseau de
partenaires par la Maison des adolescents
-
Co-encadrement avec M. A. Hugon, professeur à Paris X d'une
journée de formation autour du thème du décrochage pour l'académie
d'Amiens.
-
Participation à une journée inter-académiques sur le thème des
ruptures de scolarités (Paris, Créteil, Versailles).
-
Participation à une journée de réflexion sur l'expérimentation
pédagogique pour l'Université de Bourgogne avec M. H. Hugon,
Professeur à Paris X.
-
Intervention lors de journée de formation de la USEN-CGT sur le
thème de l'égalité des chances (PIL/FESPI).
-
Accueil d'éducateurs dans le cadre de leur formation.
-
Édition d'un DVD de témoignages d'anciens élèves décrocheurs
pouvant servir de support lors de formations.
-
Participation au comité de pilotage du Master CITS de Paris X et
participation au jury de Master 2.
Perspectives :
-
Intervention avec M A Hugon (ParisX) auprès de l’académie de
Versailles dans le cadre d’une journée de réflexion sur les
classes relais
-
Un projet d’accompagnement de l’équipe du lycée Bachelard
-
Une collaboration dans le cadre de mise en place de la veille
éducative de Colombes
-
Un article en collaboration avec l’équipe médicale de la maison
des adolescents
Emploi du temps des 1ère STG au LI en 3e séquence
(rentrée de janvier ).

Emploi du temps MD 3e séquence – LI – 2008
/ 2009.

Modules de détermination du Lycée Intégral (Sept-déc ).

