Un héritage « historique »
de l’expérimentation pédagogique
A Paris, il existe historiquement une seule
« structure expérimentale », le Lycée auto-géré de Paris,
créé en 1982 ; et quelques micro-structures expérimentales,
sises au lycée Lurçat, depuis les années 2000.
Le lycée autogéré de Paris a déjà plus de 25
ans d’existence et connaît pourtant des problèmes de
fonctionnement au quotidien, du fait même que les cadres
réglementaires et institutionnels de l’Ecole mais aussi de
la France ont évolué en vingt ans.
Les micro-structures expérimentales du lycée
Lurçat ont développé une expertise reconnue en matière de
raccrochage scolaire depuis plusieurs années, dans des
conditions statutaires et matérielles pourtant précaires. La
restructuration du lycée a été une occasion de reprendre les
projets.
Des évolutions nécessaires
et intéressantes pour le système
Depuis quatre ans, la MAIE a été chargée
d’instruire l’évaluation de ces dispositifs, et de les
inclure depuis 2006 dans le dispositif de l’article 34.
C’est une opportunité institutionnelle d’importance pour ces
structures qui trouvent là une modalité de s’ancrer
durablement dans le paysage académique : nous travaillons à
un document contractuel pour le LAP qui devrait entériner
enfin les aspects dérogatoires, statutaires et
institutionnels, qui n’avaient jamais été véritablement
réglés.
Dans le même temps, les micro-structures
sont repositionnées entre le lycée Ponticielli (lycée
intégral, lycée de la solidarité internationale) et le lycée
Lurçat (lycée du temps choisi, la Ville pour Ecole) ; c’est
l’occasion de refonder leur projet et stabiliser leurs
assises (personnels, moyens).
Elles connaissent les mêmes évolutions
ci-dessous que les expérimentations, moins structurelles,
apparues depuis 2006.
Ces équipes ont développé une expertise
reconnue nationalement en matière d’individualisation des
apprentissages et de raccrochage.
