L’académie, comme
d’autres en France, a choisi de faire jouer l’article 34 sur
deux registres : d’une part des expérimentations issues des
équipes de terrain, d’autre part, des expérimentations
d’initiative académique.Les actions portées
par l’établissement engagent la responsabilité des acteurs :
l’exigence de l’écrit régulier et le croisement des regards
ont été bénéfiques en tous points. La logique d’autonomie de
l’EPLE est active, l’expérimentation l’incarne parfaitement.
Dans le cas d’initiatives académiques, le
bilan s’avère plus mitigé. Des réussites certaines quand les
équipes de terrain se sont approprié localement le
dispositif (les DSA par exemple) et entérinent le cadre de
l’expérimentation. De bons résultats quand il s’agit de
structures « hors établissement », concernant des services
académiques (Casnav par exemple). Des dossiers non aboutis,
quand finalement les équipes (soit direction, soit équipes,
parfois les deux) ne s’y retrouvent pas.
Il conviendra donc dans ce domaine de mieux
faire la part entre ces deux familles et de ne réserver au «
label » académique que des dispositifs hors EPLE à
proprement parler.
Le suivi différencié des équipes sur trois
ans nous permet de passer au crible l’accompagnement afin
d’en proposer un graphe de la manière suivante :


Une réflexion collective et formative à
engager sur l’accompagnement des équipes
L’accompagnement doit être assurément
développé, nous y participons au niveau académique, comme au
niveau national, en pensant son articulation avec l’aide, le
conseil et l’évaluation, dans des modes et des temps qui
leur sont propres et non confondus. L’aide se veut
technique, le conseil plus prospectif, l’accompagnement plus
réflexif, ces trois éléments sont efficaces s’ils sont
demandés.
Nous pourrions proposer un tableau
comparatif des spécificités de chacune des instances
sollicitées dans ce domaine, en l’état actuel des
répartitions des charges, des missions et de l’organisation
des services, par exemple :

Direction et équipes enseignantes engagées
dans les actions expérimentales saisissent tout à fait
l’intérêt pour les élèves et pour leur établissement de
cette réflexion ouverte, partagée et accompagnée ; c’est une
occasion rare, faite d’exigences, de confiance et de
communications réciproques. Nos collègues anglo-saxons ont
développé un terme pour ce type de positionnement : « the
critical friend » : l’ami critique.